Archives pour la catégorie Terrorisme

Fusillade dans un tram et « en plusieurs endroits » à Utrecht: 3 personnes décédées, 9 autres blessées, l’acte « potentiellement terroriste »

Fusillade dans un tram et « en plusieurs endroits » à Utrecht: 3 personnes décédées, 9 autres blessées, l’acte « potentiellement terroriste »

RÉDACTION (AVEC AFP & BELGA) Publié le – Mis à jour le 

4014
INTERNATIONALUne fusillade a eu lieu ce lundi matin « en plusieurs endroits » à Utrecht, aux Pays-Bas, faisant au moins trois morts et neuf blessés, selon le bougmestre. Le tireur est en fuite. La police conseille aux habitants de rester chez eux car « de nouveaux incidents ne sont pas à exclure ». L’acte est « potentiellement terroriste ».Le tireur a ouvert le feu dans un tram avant de prendre la fuite, « probablement en voiture » selon le porte-parole de la police. Un témoin a évoqué au micro de la chaîne régionale RTV Utrecht que quatre hommes avaient tiré sur une femme dans le tram.

Selon d’autres sources, la police rechercherait une voiture rouge.

Les victimes ont été sorties du tram et emmenées à l’hôpital.

Selon le bourgmestre de la ville, il y aurait au moins 3 morts et 9 blessés.

La police lance un avis de recherche

La police néerlandaise a rendu publique lundi la photo d’un homme originaire de Turquie.

« La police recherche Gokmen Tanis, 37 ans (né en Turquie) en lien avec l’incident de ce matin », affirme la police d’Utrecht sur Twitter, enjoignant au public de « ne pas l’approcher ». Une image d’une caméra de vidéosurveillance montrant un homme vêtu d’un blouson bleu dans le tramway accompagnait le tweet.

Selon la châine NOS, la police lance un assaut dans la Beneluxlaan, à Utrecht.

Politie Utrecht

@PolitieUtrecht

Correctie: de juiste spelling van de naam van deze persoon is Gökmen Tanis.

Politie Utrecht

@PolitieUtrecht

De politie vraagt u uit te kijken naar de 37-jarige Gökman Tanis (geboren in Turkije) in verband met het incident vanmorgen aan het #24oktoberplein in Utrecht.
Benader hem niet zelf maar bel direct de opsporingstiplijn 0800-6070

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La section anti-terrorisme ainsi que les secours sont sur place. Trois hélicoptères survolent la zone et la police recherche activement le suspect.

« Fusillade sur la place du 24 octobre (NDLR: ainsi nommée en écho à la date de la création de l’Organisation des Nations Unies, le 24 octobre 1945). Plusieurs blessés signalés. Une opération de secours est en cours », a déclaré la police dans un tweet, précisant qu’il s’agissait « d’une fusillade dans un tramway » et que plusieurs hélicoptères médicaux ont été déployés.

La police a affirmé dans un tweet qu’elle étudiait une potentielle piste terroriste. L’agence nationale pour la sécurité et la lutte contre le terrorisme (NCTV) a également indiqué sur Twitter qu’un « motif terroriste (n’était) pas exclu ».

Des unités spéciales de la police néerlandaise sont en action dans la Trumanlaan, à Utrecht, à quelques 500m de la Place du 24 Octobre. Des journalistes ayant pris place à la hauteur d’un bâtiment de 4 étages dans les environs de la Van Heuven Goedhartlaan ont été chassés.

Le croisement avec cette avenue a été ceinturé au moyen d’un cordon de police. Des policiers à cheval veillent à ce que personne n’entre dans la rue.

Sur les médias sociaux, on peut voir des images d' »un énorme déploiement de police » aux alentours de la Churchillaan, au coin avec la Beneluxlaan.

Le niveau d’alerte dans la province d’Utrecht (Pays-Bas) a été placé, pour la première fois, au plus haut possible, lundi, à la suite d’une fusillade dans un tram. La sécurité a été renforcée dans les aéroports et les bâtiments clés du pays.

L’Université d’Utrecht est fermée. Tous les étudiants sont confinés à l’intérieur des bâtiments.

Charles Michel

@CharlesMichel

Onze gedachten zijn bij onze Nederlandse vrienden. Onze diensten zijn waakzaam en volgen de situatie in op de voet. We staan paraat om te helpen waar we kunnen.

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© AFP
Rédaction (avec AFP & Belga)
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La vidéo de la tuerie de Christchurch supprimée 1,5 million de fois : Facebook dans la tourmente ?

La vidéo de la tuerie de Christchurch supprimée 1,5 million de fois : Facebook dans la tourmente ?

La vidéo de la tuerie de Christchurch supprimée 1,5 million de fois : Facebook dans la tourmente ?© Jorge Silva Source: Reuters
Un officier de police devant la mosquée de Masjid Al Noor à Christchurch (image d’illustration).

D’abord diffusée sur Facebook, la vidéo du massacre de Christchurch a été visionnée par un grand nombre d’internautes. Le Premier ministre néo-zélandais a demandé aux réseaux sociaux de faciliter le retrait des images.

Pendant qu’il perpétrait son carnage, l’auteur de l’attaque terroriste dans une mosquée de Christchurch, Brenton Tarrant, portait une caméra corporelle et diffusait les images en direct sur les réseaux sociaux. Avant qu’elle ne soit supprimée par Facebook, la vidéo a été partagée des millions de fois sur plusieurs réseaux sociaux. Ainsi, ce 17 mars, le Premier ministre néo-zélandais Jacinda Ardern a expliqué attendre des explications de Facebook et d’autres réseaux sociaux.

«Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour retirer ou obtenir que soient retirées certaines des images qui ont circulé dans la foulée de cette attaque terroriste […] Mais au final, c’est à ces plateformes qu’il appartient de faciliter ces retraits» a déclaré le chef du gouvernement, précisant être entrée en contact avec la directrice des opérations de Facebook, Sheryl Sandberg.

Dans un communiqué, Mia Garlick, une responsable de Facebook en Nouvelle-Zélande, s’est engagée le même jour à «travailler 24 heures sur 24 pour retirer les contenus en infraction».

«Au cours des 24 premières heures, nous avons retiré dans le monde 1,5 million de vidéos de l’attaque, dont plus de 1,2 million bloquées lors de leur téléchargement», a expliqué réseau social américain dans une série de tweets.

Facebook Newsroom

@fbnewsroom

Update from Mia Garlick, Facebook New Zealand: « We continue to work around the clock to remove violating content using a combination of technology and people…

Facebook Newsroom

@fbnewsroom

In the first 24 hours we removed 1.5 million videos of the attack globally, of which over 1.2 million were blocked at upload…

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De son côté, le Premier ministre australien Scott Morrison a fait part de ses doutes quant à l’efficacité des législations en la matière et des possibilités actuelles. «Je dois malheureusement dire que l’aptitude réelle à aider du côté de ces entreprises technologiques est très limitée» a-t-il déclaré.

Un massacre viral, prémédité de longue date

Selon l’analyse du site d’information The Verge, le mode opératoire de Brenton Tarrant était destiné à engranger le maximum de vues sur internet. En plus de l’allusion au compte Pewdiepie, probablement afin d’attirer l’attention des internautes, le tueur a posté sa vidéo sur Facebook, YouTube, Twitter et Instagram. Par ailleurs, il avait posté sur la plateforme 8chan plusieurs liens, dont un renvoyant vers une page Facebook censé diffuser la vidéo de l’attaque et un autre renvoyant vers son manifeste de 74 pages, intitulé Le Grand remplacement. Facebook a supprimé cette page, mais la vidéo avait déjà été téléchargée ailleurs.

Lire aussi : Tuerie de Christchurch : que sait-on de l’assaillant australien Brenton Tarrant ?

https://francais.rt.com/international/60126-video-tuerie-christchurch-supprimee-1-5-million-de-fois

Quatorze djihadistes français entendus par la justice irakienne

Quatorze djihadistes français entendus par la justice irakienne

REUTERS15/03/2019 à 17:58
    BAGDAD, 15 mars (Reuters) - Quatorze djihadistes français du
groupe Etat islamique (EI), capturés en Syrie et transférés le
mois dernier en Irak, ont comparu le 6 mars devant un juge du
tribunal antiterroriste de Bagdad, a-t-on appris vendredi de
sources judiciaires.
    Tous ont reconnu devant le juge s'être rendus dans la ville
irakienne de Mossoul, alors sous le contrôle de l'EI, entre 2014
et 2017, a-t-on précisé de mêmes sources.
    S'ils sont jugés en Irak et reconnus coupables de crimes
contre l'Irak et le peuple irakien, ils risquent la peine de
mort.
    Le président irakien Barham Salih a récemment confirmé que
les combattants étrangers jugés en Irak et reconnus coupables
pourraient subir la peine capitale.
    Les services de renseignement irakien (INS) accusent ces
djihadistes français d'avoir commis des "actes terroristes" à
Mossoul, à 350 km au nord de Bagdad, et de s'être occupés de
certaines affaires financières du "califat".
    Le ministère français des Affaires étrangères n'a fait aucun
commentaire, soulignant qu'il s'agissait d'un dossier judicaire
irakien.
    Les 14 Français faisaient partie d'un groupe de 280
prisonniers irakiens et étrangers remis le mois dernier à l'Irak
par les Forces démocratiques syriennes (FDS), une milice
arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis.
    Des sources officielles irakiennes ont fait savoir que les
détenus étrangers pourraient soit être renvoyés dans leur pays
d'origine, soit être jugés en Irak s'ils ont commis des crimes
dans le pays.
    L'un des détenus français, dans sa déposition que Reuters a
pu consulter, précise qu'il est d'origine tunisienne et qu'il a
servi dans l'armée française entre 2000 et 2010, notamment en
Afghanistan en 2009.
    Il ajoute qu'il a décidé de rejoindre les djihadistes en
Syrie après avoir vu de nombreuses vidéos du Front Al Nosra. Il
précise avoir participé à la bataille de Mossoul.
    Un autre prisonnier, Français d'origine algérienne, a quitté
la France pour la Syrie via la Turquie en 2013, lui aussi après
avoir vu des vidéos islamistes sur internet. Il a ensuite
rejoint l'EI à Mossoul.
    Selon Hicham al Hachimi, expert en questions de sécurité et
conseiller du gouvernement irakien, il est peu probable que ces
Français aient détenu des positions importantes au sein de l'EI.

 (Ahmed Rasheed avec John Irish à Paris; Guy Kerivel pour le
service français)

Christchurch, les nations malades de l’identité

Christchurch, les nations malades de l’identité

La passion identitaire qui anime certains de nos contemporains est le nouveau collectivisme qui menace le fondement libéral de nos institutions.

Par Frédéric Mas.

Un attentat terroriste dans deux mosquées a fait au moins 49 morts vendredi en Nouvelle-Zélande. Son auteur est un Australien de 28 ans professant des idées radicales comparables à celles du tristement célèbre Anders Behring Breivik. Plus marquant encore, l’auteur du carnage justifie son geste par des propos familiers pour nous, Français : l’angoisse du « Grand remplacement », la transformation de la population opérée par l’immigration en France, l’aurait poussé à commettre l’irréparable.

Ce massacre est une nouvelle scène de la désastreuse pièce de théâtre identitaire qui se joue actuellement en Occident depuis quelques décennies. Elle est en train d’éroder la confiance nécessaire au bon fonctionnement de nos sociétés libérales en participant à la brutalisation des rapports sociaux. Le repli culturel identitaire n’est pas seulement lié à la montée des fondamentalismes religieux, car les religions elles-mêmes en sont aussi les victimes. Il est une forme plus générale de collectivisme qui est en train de contaminer toutes les franges de la société, la plongeant dans une défiance qui pourrait se révéler mortifère à terme.

L’IDENTITÉ, NOUVELLE SOURCE DE CONFLITS

Pour Samuel Huntington, la question de l’identité est devenue après la guerre froide la source majeure des conflits dans le monde, avant ceux guidés par les intérêts nationaux ou économiques.

Les années 90 ont vu survenir une crise d’identité globale. Presque partout, on s’interroge : « Qui sommes-nous ? Avec qui sommes-nous ? De qui nous distinguons-nous ? » Ces questions sont essentielles non seulement pour ceux qui tentent de forger des États-nations nouveaux, comme dans l’ex-Yougoslavie, mais aussi de manière générale. (…) Face à cette crise d’identité, ce qui compte, ce sont les liens de sang et les croyances, la foi et la famille. On se rallie à ceux qui ont des ancêtres, une religion, une langue, des valeurs et des institutions similaires, et on prend ses distances vis-à-vis de ceux qui en sont différents1.

La quête pour se trouver ou se retrouver une identité va de pair avec celle pour se désigner de nouveaux ennemis. Tracer la ligne entre ce que nous sommes et ce qui nous différencie suppose aussi de célébrer le groupe au détriment de ce qui est extérieur à lui.

Dans son livre de 1996 Le Choc des civilisations, Huntington désignait essentiellement les mouvements culturels et civilisationnels qui se développaient en réaction à l’universalisme occidental : la demande d’identité, de racines ou de groupisme ethnique était essentiellement réactive, et s’affirmait contre le supposé relativisme moral des Occidentaux.

Huntington insistait en particulier sur le réveil des fondamentalismes religieux, notamment au sein de l’Islam, qui apparaissaient comme le lieu le plus naturel pour fédérer toutes les passions identitaires du moment. Il n’avait pas anticipé que ce réveil des identités allait également toucher de plein fouet la civilisation occidentale elle-même deux décennies plus tard, portant le clivage en son sein entre le peuple et ses élites2. Derrière la célébration abstraite du progrès, du droit et de la science, le monde occidental a également eu son réveil culturaliste.

Le Parisien

@le_Parisien

[Interview] Pour l’historien Nicolas Lebourg, l’attentat islamophobe de s’inscrit dans une radicalisation de la mouvance d’extrême droite, qui fait des migrants et de l’Orient ses cibles prioritaires > http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentat-de-christchurch-une-montee-de-la-violence-d-extreme-droite-15-03-2019-8032479.php 

Attentat de Christchurch : «Une montée de la violence d’extrême droite»

Pour l’historien Nicolas Lebourg, l’attentat islamophobe en Nouvelle-Zélande s’inscrit dans une radicalisation de la mouvance d’extrême droite, qui fait des migrants et de l’Orient ses cibles…

leparisien.fr

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CONTAMINATION POLITIQUE IDENTITAIRE

En Occident, l’aiguillon identitaire s’est développé durant la seconde décennie du XXIe siècle. Le clivage entre droite et gauche s’est d’ailleurs réinventé en fonction de ses impératifs de reconnaissance, comme le décrit Francis Fukuyama dans son livre récent IdentityContemporary Identity Politics and the Struggle for Recognition (2018). Hillary Clinton fait campagne en se faisant la porte-parole des minorités culturelles longtemps marginalisées, tandis que Donald Trump se présente lui-même comme le défenseur des classes populaires blanches économiquement en voie de disparition. En France, la classe politique française suit le même mouvement.

La gauche a ainsi abandonné l’exigence morale d’égalité économique qui a longtemps été sa raison d’être, tandis que la droite devient protectionniste et réaffirme son attachement à l’identité nationale, quand ce n’est pas à l’identité ethnique ou à la religion majoritaire. Ce qui a changé, c’est que le bien vendu par les formations politiques n’est plus économique, mais statutaire : la politique identitaire vend de la dignité à des groupes sociaux qui demandent à être reconnus en tant que tels.

Cette demande de reconnaissance peut n’être que symbolique, mais elle peut grossir pour se traduire en demandes d’avantages politiques ou, ce qui est encore plus inquiétant, en demande de punition ou de pénalisation des autres groupes désignés comme néfastes, voire comme ennemis. Sa généralisation à l’ensemble de la société défait la confiance, ce ciment moral nécessaire à la coopération individuelle.

Que ce soit en politique, sur les campus ou dans les relations d’affaires, l’aiguillon identitaire divise et recompose le monde social à l’aune des passions les moins avouables. Comme l’observait Pierre Hassner, l’humiliation, le ressentiment et la honte sont des moteurs puissants pour alimenter les passions identitaires, c’est-à-dire pour s’en rendre esclaves jusqu’à en perdre la raison, c’est-à-dire le sens de ses propres intérêts.

LE NOUVEAU COLLECTIVISME

La passion identitaire qui anime certains de nos contemporains, qui peut être meurtrière comme c’est le cas à Christchurch, qui peut parler le langage du fondamentalisme religieux, tout comme elle peut au contraire encourager à la persécution des religions et des croyances, est le nouveau collectivisme qui menace le fondement libéral de nos institutions.

En minant la coopération sociale et banalisant la violence, elle assèche le capital social nécessaire au bon fonctionnement de notre monde commun. Jouant sur les réflexes tribaux les plus archaïques de l’esprit humain, elle la menace d’éteindre l’esprit des Lumières. Comment contenir les passions identitaires ? Comment juguler leur déploiement meurtrier ? Celui qui trouvera la réponse sauvera la liberté en Occident comme dans le reste du monde.

Attentat de Strasbourg : les défis structurels du terrorisme

Attentat de Strasbourg : les défis structurels du terrorisme

Par Cyrille BRET, Pierre VERLUISE, le 12 décembre 2018  Imprimer l'article  lecture optimisée  Télécharger l'article au format PDF

Cyrille Bret, ancien élève de l’école normale supérieure et de l’école nationale d’administration, agrégé et docteur en philosophie, enseigne la philosophie à l’institut d’études politiques de Paris (sciences po). Il vient de publier Cyrille Bret, « Qu’est-ce que le terrorisme ? », Paris, édition Vrin, 2018. Pierre Verluise, docteur en géopolitique, est le fondateur du Diploweb.com.

Du 23 novembre 2015 au 11 décembre 2018. De Paris à Strasbourg. Encore une fois les populations civiles sont frappées par une attaque terroriste. Le lieu est hautement symbolique : le marché de Noël de Strasbourg jouit dune réputation internationale qui assure aux meurtres une visibilité au-delà de nos frontières. Le moment est minutieusement choisi : pendant la crise des gilets jaunes, au moment où la communauté nationale semble désunie. Et juste avant les fêtes de fin d’année où les familles ont coutume de se rassembler.

Tous les éléments convergent pour propager dans les populations civiles un sentiment de panique et de vulnérabilité généralisée. Alors que les opérations de police sont en cours et que les procédures judiciaires sont lancées, il est nécessaire de revenir sur les caractéristiques fondamentales du terrorisme : pour lutter contre l’horreur, un sursaut intellectuel et un travail d’analyse rationnel est indispensable. A cette fin, Cyrille Bret, auteur de « Qu’est-ce que le terrorisme ? » (éd. Vrin) répond aux questions de Pierre Verluise, fondateur du Diploweb.

Introduction

Le terrorisme et la lutte contre le terrorisme sont devenus un thème central pour les relations internationales. Considérée par tous les États et les organisations internationales comme un des principaux dangers sur la scène globale, la menace terroriste retient l’attention des opinions publiques et concentre l’attention des autorités politiques.

Pour éclairer les débats actuellement en cours, il convient toutefois de réaliser un retour critique sur les catégories fondamentales mobilisées par les acteurs et les analystes des relations internationales. Premièrement, la définition du terrorisme est un enjeu de puissance à tel point qu’on en vient à douter de la possibilité de cerner le phénomène de façon objective. Deuxièmement, les politiques de lutte contre le terrorisme sont entrées dans l’ère du soupçon : chaque opération anti-terroriste est en butte à l’accusation de « terrorisme d’Etat » de la part des terroristes eux-mêmes mais également de la part de défenseurs des droits de l’homme. Troisièmement, il convient de réinterroger la place du terrorisme dans la géopolitique contemporaine : sommes-nous entrés dans un « âge de la terreur » comme plusieurs spécialistes de relations internationales le soutiennent ? Enfin, doit-on considérer que le terrorisme est devenu la figure contemporaine de la guerre ?

Sur ces quatre questions hautement conceptuelles et terriblement concrètes, il est nécessaire de reprendre la réflexion afin d’éviter raccourcis et amalgames qui obscurcissent l’analyse rationnelle des relations internationales.

« Le terrorisme a une nouvelle fois frappé notre territoire à Strasbourg » a déclaré le Procureur de la République de Paris, Rémy Heitz (12 décembre 2018)

Entretien

Pierre Verluise (P. V. ) : Définir le terrorisme est-il un enjeu des relations internationales ?

Cyrille Bret (C. B. ) : Sur la scène internationale, celui qui définit la réalité gagne un ascendant sur ses rivaux. Définir est un enjeu de puissance. Puissance symbolique, puissance juridique et puissance politique. Dire ce qu’est le terrorisme – et dire ce qu’il n’est pas – c’est en effet désigner l’ennemi. C’est dire qui est terroriste et qui ne l’est pas. Pour mesurer l’importance de cette confrontation conceptuelle et politique, il n’est besoin que de revenir à la dernière Assemblée Générale des Nations-Unies.

Lors de cet événement annuel, le président de la République Islamique d’Iran, Hassan Rohani, a publiquement accusé les États-Unis de terrorisme, dans la presse et à la tribune. Quels étaient les motifs invoqués ? d’une part, il imputait aux États-Unis un soutien logistique à l’attentat perpétré à Ahvaz sur le territoire iranien, le 22 septembre 2018, qui avait fait 22 morts lors d’un défilé militaire. Et d’autre part, il attribuait à l’administration Trump un « terrorisme économique » en raison de son retrait le 8 mai 2018 du traité sur le nucléaire signé en juillet 2015 et des sanctions prises contre l’économie iranienne.

En retour, les États-Unis ont accusé l’Iran de fomenter de nouveau des attentats dans le monde. L’Iran avait en effet eu pour pratique, au début des années 1980, durant la guerre Iran-Irak de faire organiser par leurs services extérieurs des attentats contre les soutiens de l’Irak de Saddam Hussein. Les Français se souviennent de l’attentat de la rue de Rennes le 17 septembre 1986 que le Hezbollah libanais avec commandité (7 morts, 55 blessés). L’accusation de « State sponsored terrorism » ou « diplomatie coercitive » selon l’expression de Gérard Chaliand contre le « terrorisme économique ». Voilà la confrontation exposée aux yeux de tous.

On le voit dans ces exemples comme dans bien d’autres, la notion « terrorisme » est utilisée sur la scène internationales comme une invective symétrique et relative : le « terrorisme », c’est la violence de mon ennemi, quelle que soit cette violence, ses modes d’action et surtout quel que soit mon ennemi. Le vague entretenu délibérément sur ce concept conduit à un relativisme complet où l’organisation Etat islamique peut se présenter comme une armée de résistants et qualifier ses ennemis de « terroristes ».

C’est la première raison pour laquelle il est essentiel de produire une véritable définition du terrorisme : mettre fin aux amalgames qui placent sur un même plan le résistant et le terroriste et faire cesser cette spirale où le terrorisme n’est plus nulle part à force d’être dénoncé partout. Pour lutter contre cette inflation verbale politiquement instrumentalisée, le Conseil de sécurité des Nations-Unies a essayé de clarifier la notion et ses contours à travers une dizaine de résolutions. Mais, à chaque fois, les rivalités de puissance entre les membres permanents, ont bloqué les travaux. Ainsi, la République Populaire de Chine et la Fédération de Russie cherchent avant tout à faire désigner comme terroristes les organisations violentes opposées à l’Etat. Elles souhaitent exclure toute accusation de terrorisme contre les États eux-mêmes.

C’est pour éviter que le groupe Manouchian, actif durant l’occupation allemande, et Breivik, coupable des attentats d’Oslo et d’Utoya soient rangés dans la même catégorie qu’il est essentiel de proposer une définition du terrorisme. Pour sortir du relativisme, je propose de mettre en évidence plusieurs caractéristiques distinctives. D’une part, la caractérisation des victimes : le terroriste se distingue de l’assassin politique et du guérillero par le fait qu’il vise les populations civiles, les passants, de façon indifférenciée. Le guérillero ou le partisan, selon l’expression utilisée par Carl Schmitt dans sa « Théorie du partisan », vise les dépositaires de la force publique armée ou police. Le soldat en uniforme et en arme qui constitue l’incarnation de la souveraineté étatique. Cette absence de discrimination dans les cibles est une violation du principe fondamental de la guerre de respecter la distinction entre combattants et non-combattants. C’est sous cet angle que le groupe Manouchian, assassinant le général allemand Julius Ritter le 28 septembre 1943 en France, est bien différent de Breivik assassinant des membres des jeunesses travailliste sur l’ile d’Utoya le 22 juillet 2011 en Norvège.

D’autre part, le deuxième élément distinctif du terrorisme concerne ses effets : le but est de propager par ces actions une panique généralisée et indéfinie : en tuant plus de 3000 personnes à New York et Washington, le 11 septembre 2001, Al-Qaida n’a ni cherché une victoire militaire par confrontation directe avec les forces armées américaines, ni cherché à distinguer entre dépositaires de la force, musulmans présents sur place et citoyens ordinaires. En frappant indifféremment toutes les personnes présentes dans les avions détournés et les bâtiments détruits, l’organisation a cherché à faire en sorte que, par le biais de l’identification aux passants, chaque résident aux Etats-Unis se sentent potentiellement menacé. « N’importe qui peut être frappé n’importe quand et n’importe où par n’importe quel moyen » voilà le message spécifique de la violence terroriste. C’est un sentiment de terreur, c’est-à-dire de « vulnérabilité généralisée ».

Pour que l’usage de la notion de « terroriste » ne renforce pas la domination du puissant qui impose sa division du monde entre terroristes et non-terroriste, il est nécessaire de poser cette définition objective par les victimes et les effets.

P. V. : Peut-on parler d’un terrorisme d’État actuellement à l’œuvre ?

C. B. : L’accusation est récurrente depuis les débuts du terrorisme moderne, au XIXème siècle : dans sa lutte contre le terrorisme, l’Etat est systématiquement soupçonné de recourir lui-même au terrorisme. Qu’il soit autoritaire comme la Russie tsariste ou qu’il soit démocratique comme la Suède contemporaine, à chaque fois l’accusation de terrorisme d’Etat resurgit aussi bien chez les avocats des droits fondamentaux que parmi les réseaux terroristes eux-mêmes selon un paradoxe douloureux pour les premiers.

Qu’on examine par exemple les réactions du public et des intellectuels face à la « Global War on Terror » déclarée par le président Bush suite aux attentats du 11 septembre 2001. Les opérations militaires comme l’intervention en Afghanistan et l’invasion de l’Irak, les activités de surveillance de masse à l’intérieur comme à l’extérieur du territoire national et la mise en place de législations dérogatoires comme les PATRIOT Acts I et II ont été souvent dénoncées comme du « terrorisme d’Etat ». On retrouve là encore la symétrie entre terroristes et leurs ennemis. L’anti-terrorisme est depuis longtemps entrée dans l’ère du soupçon.

Les porte-paroles les mieux identifiés de cette remise en cause de l’anti-terrorisme sont le linguiste et essayiste américain Noam Chomsky et le philosophe italien Giorgio Agamben sur le plan intellectuel. Pour le premier, le terrorisme est loin d’être l’arme du pauvre. Les actions terroristes des groupes comme Al-Qaida et Daech mais aussi les mouvements de lutte anti-coloniale, comme le Vietcong, sont des réactions au terrorisme premier et fondamental. Pour Chomsky, le premier terrorisme est celui des Etats-Unis. Pour ce penseur radical, le terrorisme est d’abord et avant tout une arme du fort et du dominant. Rien n’est moins fortuit que sa genèse dans le vocabulaire politique entre les années 1793 et 1798 (date de son entrée dans le Dictionnaire de l’Académie française). Le terrorisme a été inventé par les Etats pour dominer les populations. Et les Etats-Unis l’ont porté à un point de généralisation mondial.

Le procès en terrorisme est également intenté aux démocraties en général par Giorgio Agamben dans Homo Sacer II. En effet, face aux paniques des populations civiles et face aux défis à la souveraineté que le terrorisme suscite, les Etats démocratiques s’engagent dans des législations dérogatoires : état d’urgence et législation anti-terroriste accoutument les pouvoirs publics et les populations à ne plus s’astreindre à un respect scrupuleux des principes de protection de la vie privée, de liberté de croyance et d’expression et de liberté de mouvement. Avec l’anti-terrorisme, les démocraties seraient prises sur une pente glissante qui conduit de l’état d’urgence à l’Etat d’exception permanent. Au nom de la sécurité, les démocraties anciennes, comme le Royaume-Uni suite aux attentats de 2005 et la France suite aux attentats de 2015, adoptent des législations et des pratiques policières dérogatoires et potentiellement funestes à leurs propres principes.

Ces accusations sont graves car elles rendent indiscernables le terrorisme et l’anti-terrorisme, les attaques perpétrées contre les populations civiles et les programmes d’actions destinés à les protéger. Ces accusations sont graves car elles placent sur le même plan les démocraties aux prises avec le terrorisme et les régimes autoritaires qui terrorisent leurs populations. Mais elles doivent être prises en compte pour analyser les relations internationales. Elles mettent en évidence le sentiment d’injustice et la méfiance des populations face aux campagnes anti-terroristes. Il est ainsi essentiel de bien identifier quand l’anti-terrorisme bascule dans le terrorisme d’Etat.

Qu’on examine la Terreur robespierriste théorisée par le discours du 5 février 1794 (18 Pluviôse an II) devant la Convention. Et qu’on examine également les campagnes de bombardement chimiques perpétrées depuis le début de la guerre en Syrie par le régime d’Al-Assad notamment dans la Ghouta en avril 2018. On constatera effectivement que les techniques terroristes ne sont pas l’apanage de groupes non-étatiques, clandestins révolutionnaires ou islamistes. Dans les deux cas, on note la même indifférence à la distinction entre combattants et non combattants. Et on relève la même volonté d’instiller une panique généralisée à toute une population et indéfinie dans le temps. Robespierre et le Comité de Salut Public suspendent les tribunaux ordinaires, violent le principe du contradictoire, récusent les droits de la défense et font exécuter sommairement sur simple dénonciation des opposants politiques souhaitant faire trembler tous les ennemis de la révolution. Bachar Al-Assad utilise quant à lui des armes qui rendent impossible par construction le ciblage sur les combattants, créent un effet d’épouvante sur les populations civiles et visent ainsi le rétablissement de sa domination. En effet, une arme chimique ne distingue pas entre les soldats et les civils. De plus, sa propagation rapide crée un traumatisme collectif massif. C’est bien un effet de terreur qui est visé. Que le régime Al-Assad ne soit pas le seul des protagonistes du conflit syrien à utiliser ces armes ne change rien à l’affaire : dans le cas du Comité de Salut Public comme dans celui de Bachar Al-Assad, les pouvoirs publics utilisent une violence indiscriminée pour établir une domination par la panique générale.

Contrairement à ce que soutiennent Agamben et Chomsky, tous les Etats ne se valent pas dans la lutte contre le terrorisme, notamment islamiste. Entre un Etat qui sombre dans la surveillance de masse et l’autorisation de la torture et un Etat qui soumet son anti-terrorisme au contrôle des parlementaires, du juge et de l’opinion publique, il y a toute la différence qui sépare un État autoritaire d’un Etat démocratique.

Le terrorisme d’Etat n’est donc ni la vérité de l’Etat ni une illusion dangereuse. Oui, certains pouvoirs publics recourent à la terreur méthodique. Ce fut le cas de l’Etat stalinien durant les années 1930 et des gouvernements sud-américains appuyés par l’opération Condor de la CIA durant les années 1970 Mais tous les Etats ne sont pas structurellement terroristes.

P. V. : Le terrorisme ouvre-t-il une nouvelle époque des relations internationales ?

C. B. : Dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001, plusieurs géopoliticiens de renom ont considéré que le monde avait basculé dans une nouvelle ère : l’âge de la Terreur. Ces attentats marqueraient l’irruption de « l’hyperterrorisme » dans les relations internationales pour reprendre l’expression de François Heisbourg.

Plusieurs éléments nouveaux apparaissent, en effet, à l’occasion des attentats du 11 septembre sur la scène mondiale. D’une part, le caractère massif des meurtres qui font près de 3000 victimes. D’autre part, le statut mondial de cet événement, ciblé sur des symboles internationalement connus et retransmis immédiatement à travers la planète. Avec cet événement, les relations internationales auraient basculé. Le terrorisme serait devenu un des principales menaces à la paix internationale au même titre que la prolifération nucléaire par exemple.

Si le terrorisme a acquis un statut central dans les débats internationaux, il est important d’apporter plusieurs limites et nuances à cette thèse. Premièrement, le terrorisme mondialement médiatisé n’est pas une nouveauté. L’histoire du terrorisme fait corps avec celle des médias industriels. Les attentats anarchistes de la deuxième partie du XIXème siècle culminant dans l’assassinat de Sadi Carnot par Caserio en 1894 et dans les explosions organisées par Ravachol à Paris font corps avec le développement de la presse illustrée de masse. De même, les détournements d’avion et les prises d’otage sanglantes, comme durant les Jeux Olympiques de Munich en 1972, peuvent terrifier parce qu’ils s’appuient sur la généralisation de la télévision dans les foyers partout dans le monde. La première nuance à l’idée d’un âge de la terreur est que le terrorisme a été au centre de l’attention à plusieurs reprises durant les deux derniers siècles.

La deuxième limite tient à la nature du terrorisme. Bien souvent, le terrorisme marque non pas la puissance de ceux qui l’utilisent mais au contraire leur faiblesse. Si un mouvement clandestin violent avait la capacité de remporter une victoire sur ses ennemis (Etats-Unis, France, etc.), il ne recourrait pas à des attentats mais à des stratégies militaires. La parenté entre guerre et terrorisme ne doit pas faire illusion.

P. V. : Le terrorisme est-il la nouvelle forme de la guerre à l’heure de la mondialisation ?

C. B. : Dans le sillage des attentats du 13 novembre 2015 en France, plusieurs voix se sont élevées pour défendre l’idée que le terrorisme constituait la nouvelle forme paradigmatique de la conflictualité internationale. Reprenant les idées lancées par Jürgen Habermas après le 11 septembre 2001, l’historien Pascal Ory a en effet affirmé que le terrorisme était la nouvelle forme de la guerre. Là encore, un examen critique est nécessaire.

Le terrorisme contemporain notamment islamiste essaie d’installer dans les opinions que la ligne de front passe aujourd’hui au milieu des villes et peut s’aviver au cœur même de la paix civile des grandes cités : Bombay, Paris, Madrid, Londres, Berlin, etc. On l’a vu en novembre 2015 : les terroristes des attentats du stade de France, les massacres du Bataclan et du 10ème arrondissement ont été perpétrés de façon à installer l’idée d’attaques militaires. Les équipes adoptaient la tenue et les modes d’organisation des opérations clandestines de forces spéciales, les armes utilisées étaient des armes de guerre, etc. Tout est fait pour que les terroristes puissent, comme à l’accoutumée, revendiquer le statut de « combattants », de « soldats » ou de « guerriers ». D’où la réaction des pouvoirs publics : puisque Al-Qaida puis l’organisation Etat islamique mènent des batailles au cœur des métropoles, il convient de déclarer la guerre en retour à ces organisations. Ainsi, le président F. Hollande déclara en 2015 qu’il n’avait pas d’état d’âme à considérer le terrorisme comme une guerre et les opérations anti-terroristes comme des batailles. En somme, les terroristes et leurs cibles semblent aujourd’hui convenir d’un terrain d’affrontement commun : le terrorisme serait la continuation de la guerre par les moyens de la mondialisation : usage intensif des médias mondiaux en direct, tactique du choc maximal par l’utilisation d’armes traumatisante (armes blanches, armes de guerre, armes de destruction massive).

Si les actions anti-terroristes peuvent comprendre des actions de nature militaire, faut-il accepter la confusion des catégories fondamentales des relations internationales que tentent de réaliser les terroristes pour se draper dans le statut de « soldat » ? Assimiler le terrorisme à des actes de guerre entretient pourtant plusieurs illusions dangereuses. D’une part, elle fait croire que l’action militaire peut consister à massacrer des civils alors qu’il s’agit là de crimes de guerre qui n’ont plus rien de commun avec une campagne militaire. D’autre part, elle confère aux terroristes le statut militaire qu’ils revendiquent pour échapper à l’opprobre de celui de criminels. Enfin et surtout, il diffuse l’idée selon laquelle les terroristes sont engagés dans une confrontation militaire pour obtenir la victoire contre leurs ennemis. C’est là que réside le point le plus problématique de cette assimilation.

Si on examine précisément les tactiques terroristes, on voit qu’elles ne sont pas faites, comme les opérations militaires ou les guérillas, pour obtenir la victoire sous la forme d’une conquête d’un territoire, d’une reddition d’une armée ou d’une soumission des autorités politiques à d’autres autorités. Les victoires que recherchent les terroristes sont plus limitées matériellement mais plus ambitieuses psychologiquement. Remporter la victoire sur le terrain importe moins que d’établir une panique indéfinie et une abdication psychologique.

Par exemple, le 13 novembre 2015, l’organisation Etat islamique n’était précisément pas en mesure de faire plier militairement la France dans une confrontation militaire et ne recherchait pas cet objectif autrement qu’en parole. Le terrorisme n’est pas la nouvelle forme de la guerre. C’est la volonté de se faire passer pour une guerre. Le terrorisme est une guerre qui se nie elle-même car son usage rend la victoire impossible. C’est tout l’objet de l’article préliminaire n°6 du Projet de Paix Perpétuelle que Kant écrit en 1795 précisément au moment où le terrorisme se répand en Europe notamment suite à la Terreur robespierriste. L’usage de techniques terroristes rend par construction la victoire impossible. Les infiltrations clandestines, les massacres en temps de paix, les attaques contre des civils, l’usage d’armes de destruction massive par empoisonnement, etc. sont des moyens qui sape la possibilité même d’une paix par cessez-le-feu, armistice, traité de paix ou soumission. En effet, ces procédés instillent une méfiance insurmontable entre les parties opposées de sorte que jamais ces actes marquant la fin des hostilités ne sera possible.

Voilà à mon sens un passage visionnaire de l’œuvre de Kant sur le terrorisme : de même que le terroriste vise à instaurer une guerre perpétuelle car une violence indéfinie, de même l’anti-terrorisme doit renoncer à se présenter lui-même comme une campagne militaire.

Décembre 2018-Bret-Verluise/Diploweb.com

https://www.diploweb.com/Le-defi-du-terrorisme.html

Attentat de Strasbourg : Chérif Chekatt a été abattu par la police après 48 heures de cavale

Attentat de Strasbourg : Chérif Chekatt a été abattu par la police après 48 heures de cavale

L’auteur de l’attaque meurtrière a été neutralisé jeudi soir.

Ce qu’il faut savoir>> Ce direct est désormais terminé. Suivez ici les dernières informations sur la mort de Cherif Chekatt, abattu jeudi soir par la police

Cherif Chekatt a été abattu par la police jeudi 13 décembre au soir, à Strasbourg. Le suspect de l’attaque de Strasbourg de mardi soir, en plein centre-ville, s’était réfugié dans un entrepôt situé dans la Plaine des bouchers, dans le quartier de la Meinau, non loin du Neudorf, le secteur où il a été vu pour la dernière fois après l’attentat. Plus de 700 policiers étaient mobilisés pour la traque du terroriste. Un peu plus tôt dans la journée, une vaste opération de police s’était déroulée dans le quartier du Neudorf pour des levées de doute.

Le marché de Noël réouvert. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé la réouverture du marché de Noël pour vendredi. Le « dispositif de sécurité » sera « adapté », avec une  « réduction du nombre de points d’entrée », la présence renforcée de policiers nationaux, d’agents de sécurité privée et de sentinelle et des horaires modifiés, a précisé le ministre. Objectif : « Ne pas céder devant la peur, parce que la vie, la fête, notre culture, la joie, dont ce marché de Noël est un symbole, doivent l’emporter », a-t-il déclaré.

« La solidarité de la nation tout entière ». Emmanuel Macron a tenu ces propos à l’égard « des victimes et des familles touchées par l’attaque de Strasbourg », lors du sommet européen à Bruxelles. Il a ajouté que le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner retournait en « fin de journée » à Strasbourg à sa « demande ».

Retrouvez ici l’intégralité de notre live #STRASBOURG

21h30 : Rappelons que l’attentat de Strasbourg a fait trois morts, et que trois blessés sont « entre la vie et la mort », expliquait tout à l’heure Christophe Castaner. Nous avons fait le portrait des victimes dans cet article.

21h27 : Un peu plus tôt aujourd’hui, une vaste opération de police avait eu lieu dans le quartier de Neudorf, pour une levée de doutes.

21h25 : L’incertitude n’aura pas duré longtemps : Cherif Chekatt a bien été tué.

21h22 : Cherif Chekatt a été abattu lors de l’opération des forces de l’ordre, confirment plusieurs sources policières à franceinfo.

21h22 : Non, cela veut dire que nous ne savons pas encore si Cherif Chekatt a été tué ou interpellé vivant, mais seulement qu’il a été « neutralisé ».

21h22 : Bravo aux forces de l’ordre. « Neutralisé », ça veut dire qu’il a été abattu ?

21h21 : Selon les informations recueillies par franceinfo de source proche du dossier, Cherif Chekatt s’était réfugié dans un entrepôt situé à la plaine des Bouchers, dans le quartier de la Meinau non loin de Neudorf, le quartier où il avait été vu pour la dernière fois mardi.

21h17 : Cherif Chekatt, le suspect de l’attentat de Strasbourg, a été neutralisé par la police, à Strasbourg, selon plusieurs sources policières.

21h15 : « Le terroriste sera arrêté. (…) Ne pas ouvrir le marché de Noël serait céder à l’obscurantisme de ceux qui détestent notre mode de vie et notre liberté, leur céder ne serait pas la France. »

Christophe Castaner a conclu son intervention en rappelant son attachement à la réouverture du marché de Noël.

21h12 : Hier, Edouard Philippe avait déjà annoncé que 1 300 militaires supplémentaires allaient renforcer les effectifs de l’opération Sentinelle.

21h08 : Le dispositif de sécurité autour du marché de Noël sera « adapté« , explique Christophe Castaner. Le nombre de points d’entrée au sein du périmètre sécurisé où il se trouve sera réduit, de 19 à 15, et des policiers nationaux y accompagneront les agents de sécurité privée. Les horaires seront modifiés, de même que « le dispositif de desserte du tram ».

21h07 : Le marché de Noël, où s’est produit l’attentat mardi soir, était fermé depuis. Christophe Castaner explique que cette réouverture a été décidée « pour ne pas céder devant la peur ».

21h05 : Le marché de Noël de Strasbourg rouvrira demain, annonce Christophe Castaner.

21h02 : « 280 enquêteurs sont actuellement à pied d’œuvre », explique le ministre de l’Intérieur, qui se trouvait à la préfecture depuis 19h30 pour un point sur la situation.

21h02 : Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner prend la parole à la préfecture de Strasbourg. Regardez-le en direct.

20h27 : Une opération de police à eu lieu à Kehl, et une partie de la traque de Cherif Chekatt se déroule en Allemagne. Dans cet article, on vous explique quelles sont les raisons de penser que le principal suspect de l’attentat a pu fuir dans le pays voisin.

(SEBASTIAN GOLLNOW / DPA / AFP)

20h05 : Selon des sources proches de l’enquête citées par France 2, la cinquième personne placée en garde à vue dans le cadre de l’enquête, aujourd’hui, est un ami de Cherif Chekatt, et a hébergé le suspect la veille de l’attaque. Il a été placé en garde à vue à Strasbourg, en fin de matinée.

20h05 : Déjà condamné 27 fois dans des affaires de droit commun, Cherif Chekatt, le principal suspect de l’attentat de Strasbourg, a passé plusieurs années en prison. Est-ce là qu’il s’est radicalisé ? Margaux Duguet fait le point dans cet article.

(DR)

19h38 : France 3 Grand Est fait le portrait de Kamal Naghchband, la troisième victime de l’attentat de Strasbourg, dont la mort a été confirmée aujourd’hui. « Il avait quitté l’Afghanistan il y a vingt ans pour fuir la guerre et trouver en France la sécurité, et il meurt comme ça. C’est atroce« , se désole le cousin de ce garagiste de 45 ans.

18h48 : Le suspect de l’attentat de Strasbourg, Cherif Chekatt, est désormais l’homme le plus recherché de France. Aujourd’hui, 750 membres des forces de l’ordre étaient mobilisés pour le retrouver. De l’identification d’éventuels complices à la mise en place de contrôles sur la voie publique, la traque d’un ennemi public numéro 1 implique un certain nombre de mesures qu’Anne Brigaudeau vous détaille dans cet article.

(CHRISTOPH SCHMIDT / AFP)

17h59 : Une cérémonie d’hommage aux victimes va avoir lieu à 18 heures dans la cathédrale de Strasbourg. D’après un journaliste de Pélerin sur place, les cloches sonnent « à toute volée ».

17h33 : Je m’excuse, mais que désigne exactement ladite « motion de censure » ?? Merci 🙂

17h22 : Des perquisitions ont eu lieu cet après-midi en région parisienne chez des proches de Cherif Chekatt, selon les informations de France 3. Les opérations sont terminées. Il n’y a pas eu d’interpellation.

17h05 : Nous pouvons maintenant vous donner des précisions : les policiers ont fouillé plusieurs maisons situées entre le numéro 3 et le numéro 7 de la rue d’Epinal, comme l’a constaté un journaliste de franceinfo sur place. Un drone a aussi survolé la rue. Il s’agissait d’une opération de vérification de domicile.

17h33 : Bonjour cher @anonyme. L’opération de police, qui était en cours dans le quartier de Neudorf vient de se terminer. Nous avions fait le choix de ne pas donner de détails pendant que l’intervention était en cours, pour ne pas entraver le travail des enquêteurs.

17h05 : L’opération du Raid pour interpeller l’islamiste est-elle toujours en cours ?

16h56 : Il s’agit d’un membre de l’entourage de Cherif Chekatt, qui a été interpellé à Strasbourg, précise une source judiciaire. Les quatre autres – ses deux parents et deux de ses frères – sont toujours en garde à vue.

16h56 : Une cinquième personne a été placée en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’attentat de Strasbourg, annonce le parquet de Paris.

16h06 : Le RCSA rendra hommage aux victimes de l’attentat du marché de Noël. Pour leur match face à Reims, lors de la 18e journée de Ligue 1, les joueurs de Strasbourg porteront un maillot spécial, vierge de toute publicité.

16h02 : Sur Twitter, la police nationale du Bas-Rhin rappelle que la diffusion d’images ou de vidéos de l’opération de police « peut mettre en péril l’intervention ».

15h47 : Depuis Bruxelles, Emmanuel Macron a affirmé « la solidarité de la nation tout entière » à l’égard « des victimes et des familles » touchées par l’attaque de Strasbourg. Il a aussi affirmé que le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner allait retourner à Strasbourg à sa « demande ».

15h41 : Bonjour @anonyme. Nous disposons de peu d’informations pour le moment sur la nature de cette opération policière. Il est par ailleurs important de ne pas entraver le déroulé de l’enquête. Un élément qui mérite d’être souligné cependant : le Neudorf est le quartier où Cherif Chekatt a été déposé par un chauffeur de taxi après l’attentat, mardi soir.

15h38 : Opération en cours à Strasbourg ?

15h37 : Une opération de police est en cours à Neudorf, un quartier du sud de Strasbourg.

15h20 : « C’est la France, mais également une grande ville européenne qui a été touchée. »

Emmanuel Macron s’exprime depuis Bruxelles, où il doit assister à un sommet européen sur le Brexit.

15h16 : « C’était un garçon très sympathique, très occidental dans sa façon de penser, faisant des blagues à tout le monde. Je ne peux pas dire qu’il était radicalisé. »

15h13 : La dangerosité de Cherif Chekatt n’avait pas été détectée en Allemagne, lorsqu’il a purgé une peine de prison entre 2016 et 2017. C’est ce qu’a affirmé l’avocat allemand qui l’avait défendu à l’époque, Thomas Röder, interrogé par franceinfo. Selon lui, l’auteur présumé de l’attentat n’était « pas ce qu’on peut appeler un garçon radicalisé », même s’il pense désormais qu’il a « caché son jeu à cette époque ».

15h19 : Les parents et les deux frères de Cherif Chekatt sont toujours en garde à vue, vient d’indiquer France 3. Comme nous vous le disions tout à l’heure, les enquêteurs sont convaincus, après les interrogatoires, que ces derniers n’étaient pas au courant du projet criminel du suspect. La police recherche toujours le frère aîné de l’auteur présumé, qui est lui aussi fiché « S ».

13h24 : « Cette enquête a été ouverte en raison de l’importance particulière de l’affaire. Par ailleurs, des ressortissants allemands se trouvaient sur les lieux lors de l’attaque, mais ils n’ont pas été blessés », explique une porte-parole du parquet fédéral, citée par la presse allemande.

13h23 : Le parquet fédéral allemand ouvre une enquête pour « meurtres » et « tentatives de meurtres » après l’attentat du marché de Strasbourg.

13h11 : Selon les informations de France 2, les enquêteurs ont la conviction que les proches de Cherif Chekatt n’étaient pas au courant de ses intentions. Quatre de ses proches – ses parents et deux de ses frères – étaient hier soir en garde à vue.

12h44 : Nous savons cependant qu’une opération de police a été menée dans le cadre de l’enquête à Kehl, en Allemagne, près de la frontière. Les recherches de police n’ont pas permis de le retrouver.

12h43 : Bonjour cher . Les autorités ne communiquent pas avec précision sur le périmètre des recherches menées pour retrouver l’auteur de l’attentat de Strasbourg. Cela pourrait l’aider dans sa cavale. Nous savons seulement que des recherches sont en cours, en France évidemment, mais aussi en Allemagne et en Suisse, des pays limitrophes où Cherif Chekatt a pu se rendre.

12h41 : Où se concentre pour le moment les recherches de Cherif Chekatt?

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/fusillade-a-strasbourg/direct-attentat-strasbourg-fusillade-marche-de-noel-cherif-chekatt-police-appel-a-temoins-morts_3098323.html

Le tireur de Strasbourg était un « soldat » de l’Etat islamique (agence de propagande)

Le tireur de Strasbourg était un « soldat » de l’Etat islamique (agence de propagande)

Washington – L’auteur de l’attentat au marché de Noël de Strasbourg (est de la France), qui a fait trois morts et treize blessés mardi soir, est un « soldat » du groupe Etat islamique (EI), a annoncé jeudi son média de propagande Amaq.

Selon ce communiqué, cité par le groupe de surveillance des réseaux extrémistes SITE, Chérif Chekatt « faisait partie des soldats de l’Etat islamique et il a mené cette opération en réponse à l’appel à viser les citoyens (des pays) de la coalition internationale » qui combat l’EI en Syrie et en Irak.

Le groupe EI lance des appels réguliers à viser les pays, dont la France, qui sont membres de cette coalition dominée par les Etats-Unis.

Cherif Chekatt a été localisé et tué jeudi par la police française après deux jours de traque.

Mardi soir, cet ancien détenu au passé judiciaire lourd, signalé pour sa radicalisation islamiste en prison, avait pénétré dans le centre historique de Strasbourg au milieu du marché de Noël.

Criant « Allah Akbar » (Dieu est le plus grand, en arabe) selon des témoins, il avait ouvert le feu à plusieurs reprises sur les passants, en frappant d’autres à coups de couteau.

Après des échanges de tirs avec des militaires, qui l’ont blessé au bras, il avait réussi à s’enfuir en prenant un taxi pour se rendre dans un quartier proche, le Neudorf, où a eu lieu un nouvel échange de tirs avec la police, avant qu’il ne disparaisse.

(©AFP / 13 décembre 2018 22h08)

https://whttps://www.romandie.com/news/ALERTE-Le-tireur-de-Strasbourg-tait-un-soldat-de-l-Etat-islamique-age

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Après l’attaque de Strasbourg, Trump se dit conforté dans l’idée d’un mur frontalier

Après l’attaque de Strasbourg, Trump se dit conforté dans l’idée d’un mur frontalier

Washington – Quel lien entre la fusillade meurtrière à Strasbourg et la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis? Pour Donald Trump, il est évident: il faut verrouiller les frontières.

« Encore une terrible attaque terroriste en France. Nous allons encore plus renforcer nos frontières », a lancé mercredi matin le président américain dans un tweet.

L’auteur de la fusillade de Strasbourg mardi soir, un homme âgé de 29 ans et fiché pour radicalisation islamiste, est pourtant né dans la ville. Toujours en fuite, il est activement recherché par les forces de l’ordre et était connu des services de police pour des faits de droit commun.

Des témoins de l’attaque, qui a fait deux morts et un blessé en état de mort cérébrale, en plus d’une douzaine d’autres blessés, ont entendu l’assaillant crier « Allah Akbar », a indiqué mercredi le procureur de Paris, Rémy Heitz, ajoutant que « quatre proches » du suspect, Chérif C., étaient en garde à vue.

« Chuck et Nancy doivent nous donner les votes pour que nous ayons davantage de Sécurité à la Frontière! », a poursuivi le président américain, en allusion à Chuck Schumer, chef des démocrates au Sénat américain, et Nancy Pelosi, qui devrait prendre en janvier la tête de la Chambre des représentants.

Le président avait reçu « Chuck et Nancy » la veille dans le Bureau ovale, ce qui avait donné lieu à des échanges très vifs sur le mur à la frontière du Mexique promis par Donald Trump en campagne, les démocrates refusant de donner les voix nécessaires au Congrès pour le financer.

« Les démocrates et le président Obama ont donné 150 milliards de dollars à l’Iran et n’ont rien eu en échange, mais ils ne peuvent pas donner cinq milliards de dollars pour la Sécurité Nationale et un Mur? », a-t-il encore tempêté sur Twitter.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a lui aussi invoqué l’attaque de Strasbourg pour appuyer l’idée d’un mur, l’une des promesses de campagne phare de M. Trump en 2016.

« A chaque fois que nous augmentons le nombre de personnes ici qui risquent de devenir radicalisées, nous augmentons le risque pour les citoyens américains », a dit M. Pompeo à Fox News.

« Nous devrions le construire », a-t-il dit à propos du mur. « Nous devrions faire le nécessaire pour contrôler l’afflux de personnes dans notre pays » afin qu’il soit seulement « légal », a-t-il ajouté.

Mais le secrétaire d’Etat n’a pas répondu à la question de savoir si le Mexique allait payer pour le mur –ce que le président Trump a répété à l’envi pendant ses meetings de campagne– et a indiqué qu’il travaillait avec le Mexique pour empêcher l’immigration à la source, à savoir au Salvador, au Guatemala et au Honduras.

« Franchement, la chose la plus importante que nous puissions faire est de stopper le flot en provenance de ces trois pays », a-t-il dit.

iba-sct/la

TWITTER

(©AFP / 12 décembre 2018 16h02)

https://www.romandie.com/news/Apr-s-l-attaque-de-Strasbourg-Trump-se-dit-confort-dans-l-id-e-d-un-mur-frontalier/979346.rom

DIRECT. Fusillade à Strasbourg : la section antiterroriste saisie, le ministre de l’Intérieur se rend sur place

DIRECT. Fusillade à Strasbourg : la section antiterroriste saisie, le ministre de l’Intérieur se rend sur place

Le bilan provisoire est de deux morts, sept blessés graves et quatre blessés légers. Le tireur, identifié et fiché S, est toujours recherché.

Ce qu’il faut savoirUne fusillade a fait au moins deux morts et onze blessés sur le marché de Noël de Strasbourg, mardi 11 décembre. Le tireur, identifié, est toujours recherché, l’antenne du raid de Strasbourg est déployée sur place. Le centre-ville est bouclé. Le ministère de l’Intérieur évoque un « événement grave de sécurité publique » en cours dans la ville. Les habitants sont invités à rester chez eux. La section antiterroriste du parquet de Paris se saisit de l’affaire, a appris franceinfo, le procureur de la République de Paris Rémy Heitz se rend sur les lieux.

Deux morts et onze blessés. Le bilan provisoire est de deux morts, sept blessés graves et quatre blessés légers. Le plan blanc a été déclenché, annonce le CHU de Strasbourg à franceinfo. La préfecture a ouverte une cellule d’information du public au 0 811 000 667.

Le tireur identifié et toujours recherché. Selon les informations de franceinfo, les caméras de vidéosurveillance ont filmé un tireur isolé, qui aurait agi avec une arme de poing et un couteau. Il aurait tenté de tirer sur les forces de l’ordre. Il a été identifié et il est actuellement recherché. Le ministre de l’Intérieur a indiqué qu’il était connu de la police pour des faits de droit commun. Selon franceinfo, il fait également l’objet d’un fiche S.

 La section antiterroriste du parquet de Paris se saisit des faits. Une enquête est ouverte du chef d’assassinats, tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes criminelle. Cette enquête est confiée à la SDAT, la DIPJ Strasbourg et à la DGSI. Le procureur de Paris se transporte sur les lieux.

Macron écourte la réunion à l’Elysée, Castaner envoyé sur place. Le président recevait les parlementaires à l’Elysée, mais s’est éclipsé pour suivre la situation à Strasbourg en direct. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner est envoyé sur place.

Le marché de Noël visé. L’incident s’est produit à deux pas du célèbre marché de Noël de la ville, le plus important de France. Pour rappel, un attentat d’Al-Qaïda y avait été déjoué il y a presque 20 ans, comme le rappellent Les Dernières nouvelles d’Alsace.

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/des-coups-de-feu-entendus-a-strasbourg-le-centre-ville-est-boucle_3095845.html#xtor=EPR-51-%5Bdes-coups-de-feu-entendus-a-strasbourg-le-centre-ville-est-boucle_3095845%5D-20181211-%5Bbouton%5D

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Revue de presse nationale et internationale.

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