Archives pour la catégorie Terrorisme

Terrorisme islamiste : « En France, on va avoir 400 jihadistes remis sur le marché, en plus de ceux qu’on a déjà »

14 novembre 2018

Marc Trévidic a longtemps été l’un des visages de l’antiterrorisme en France. Sur le plateau de « Paris Direct », il revient sur l’état de la menace terroriste en France, alors que le pays commémore le troisième anniversaire des attentats de Paris et Saint-Denis.

 

« Les jihadistes se sont mis en position de faire la guerre, il est assez logique de pratiquer des exécutions extra-judiciaires »

 

source

http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/11/terrorisme-islamiste-en-france-on-va-avoir-400-jihadistes-remis-sur-le-marche-en-plus-de-ceux-qu-on-a-deja.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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Russie : un adolescent se fait exploser dans une antenne régionale du FSB

Russie : un adolescent se fait exploser dans une antenne régionale du FSB

Un pompier russe devant le bâtiment abritant l’antenne du FSB à Arkhangelsk le 31 octobre 2018 / © AFP / Michail SHISHOV

Un adolescent de 17 ans s’est fait exploser mercredi dans une antenne locale des services russes de sécurité (FSB) dans le nord du pays, blessant trois employés, selon les autorités qui ont ouvert une enquête pour « acte terroriste ».

Un message posté sur les réseaux sociaux annonçant l’explosion quelques minutes avant qu’elle n’ait lieu a poussé les médias russes à évoquer une possible piste anarchiste pour cet acte, qui a eu lieu à 08H52 locales (05H52 GMT) dans l’entrée du bâtiment qui abrite l’antenne régionale du FSB, l’héritier du KGB soviétique, à Arkhanguelsk, une ville à un millier de kilomètres au nord de Moscou, au bord de la mer Blanche.

« Selon les premières informations, la personne qui est entrée dans le bâtiment a sorti d’un sac un objet non identifié qui a explosé dans ses mains, lui causant des blessures mortelles », a précisé le Comité antiterroriste dans un communiqué.

« Trois employés du FSB ont reçu des blessures à divers degrés », a ajouté la même source.

Le Comité d’enquête, organe dépendant du Kremlin et chargé des principales affaires, a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « acte terroriste » ainsi que pour « détention illégale de munitions ».

Patrouille de police dans une rue proche du siège du FSB à Arkhangelsk le 31 cotobre 2018 / © AFP / Michail SHISHOV

Il a identifié la personne décédée comme « un résident local de 17 ans, qui a introduit un engin explosif artisanal dans le bâtiment ».

– perquisitions et interrogatoires –

Il s’agit d’un étudiant d’un établissement technique local, Mikhaïl Zlobitski, a affirmé à l’AFP un responsable des forces de l’ordre locales, sous couvert de l’anonymat.

Le Comité a publié sur son compte Twitter une photo tirée des images de vidéosurveillance montrant un jeune homme aux cheveux courts, en manteau noir, dans le hall d’entrée d’un bâtiment, la main dans son sac à dos.

Explosion en Russie / © AFP / Selim CHTAYTI

« La personne décédée a été identifiée. Des investigations sont actuellement en cours pour établir toutes les circonstances de ce crime », a indiqué le Comité d’enquête.

Les attaques contre la police ou les services de sécurité sont rares en Russie, sauf dans le Caucase du Nord, région majoritairement musulmane où les autorités font face à des rebelles islamistes.

Les enquêteurs vont étudier notamment avec qui communiquait l’adolescent, « les relations et l’atmosphère dans sa famille, ainsi que dans l’établissement technique où il faisait ses études », a précisé le Comité dans un communiqué.

Ils vont également vérifier des informations sur « une éventuelle implication de la personne qui a commis le crime, dans les activités des organisations interdites », souligne le communiqué, en précisant que des perquisitions à domicile du suspect et des interrogatoires de ses proches étaient en cours.

Russie: un adolescent se fait exploser dans un bâtiment du FSB / © AFP / Michail Shishov

Quelques minutes avant l’explosion, un message publié sur le compte Telegram d’un groupe anarchiste a prévenu que le siège de l’antenne régionale du FSB serait bientôt la cible d’une « attaque terroriste ».

L’auteur de ce message, vu par l’AFP, écrivait sous le nom Valérian Panov.

« J’ai décidé de le faire parce que le FSB est devenu fou. Ils inventent des affaires et torturent les gens », a-t-il expliqué en estimant qu’il serait « très probablement tué dans l’explosion ».

« Je vous souhaite un avenir radieux de communisme anarchiste », a-t-il ajouté.

Des anarchistes russes ont dans le passé perpétré des attaques visant les autorités en mettant le feu sur des voitures de police ou lançant des cocktails Molotov sur les locaux du parti au pouvoir Russie Unie.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué aux journalistes que le président russe Vladimir Poutine avait été informé de cette attaque, sans faire plus de commentaires.

(©AFP / (31 octobre 2018 16h16)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Russie-un-adolescent-se-fait-exploser-dans-une-antenne-r-gionale-du-FSB/967331.rom

Tuerie dans une synagogue de Pittsburgh, la pire attaque antisémite aux USA

Tuerie dans une synagogue de Pittsburgh, la pire attaque antisémite aux USA

Veillée en hommage aux victimes de la tuerie devant la synogogue à Pittsburgh, le 27 octobre 2018 / © AFP / Brendan Smialowski

Un Américain de 46 ans a été inculpé samedi de crimes fédéraux après avoir abattu onze personnes et en avoir blessé six dans une synagogue de Pittsburgh, commettant la plus grave attaque antisémite de l’histoire récente des Etats-Unis.

Le tireur, identifié par les autorités comme étant Robert Bowers, a fait irruption peu avant 10h00 heure locale (14h00 GMT) dans la synagogue Tree of Life (Arbre de Vie) de Pittsburgh, une grande ville de Pennsylvanie, Etat du nord-est des Etats-Unis.

Il a crié « Tous les juifs doivent mourir », selon des médias, et a commencé à tirer sur les fidèles réunis en ce jour du chabbat, le repos hebdomadaire juif, pour une cérémonie marquant la naissance d’un enfant.

Interpellé après un échange de tirs avec la police, Bowers a été transféré à l’hôpital.

Il sera poursuivi, entre autres, pour crime antisémite et sera passible de la peine de mort, a déclaré le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions.

La justice fédérale a peu après inculpé le tireur de 29 chefs d’accusation, dont 11 chefs d’utilisation d’une arme à feu pour commettre un meurtre et 11 chefs d’obstruction de l’exercice d’une religion ayant entraîné la mort.

Robert Bowers, le suspect de la fusillade dans la synagogue de Pittsburgh, le 27 octobre 2018 / © -/AFP / –

– « Meurtre de masse » –

Le président Donald Trump a dénoncé « une action maléfique de meurtre de masse », et sa fille Ivanka, qui est convertie au judaïsme, a déclaré: « l’Amérique est plus forte que les actes d’un antisémite pervers et sectaire ».

« Il ne doit y avoir aucune tolérance pour l’antisémitisme ou pour n’importe quelle forme de haine religieuse », a dit M. Trump.

« Nous devons nous tenir aux côtés de nos frères et soeurs juifs pour vaincre l’antisémitisme et les forces de la haine », a encore déclaré le président lors d’un rassemblement électoral dans l’Illinois en vue des élections de mi-mandat du 6 novembre.

M. Trump a annoncé qu’il se rendrait bientôt à Pittsburgh. Et il a ordonné la mise en berne des drapeaux américains jusqu’au 31 octobre en signe de « respect solennel » pour les victimes.

Etats-Unis / © AFP / AFP

« Le service était en cours quand on a entendu un grand bruit », a raconté un membre de la congrégation, Stephen Weiss, 60 ans, au journal Tribune Review. « J’ai reconnu des tirs d’arme à feu ».

Outre les 11 morts, six personnes ont été blessées, dont quatre parmi les forces de l’ordre. Aucun enfant n’a été tué.

L’Anti-Defamation League (ADL), grande organisation américaine de lutte contre l’antisémitisme, a déclaré qu’il s’agissait « probablement » de « l’attaque contre la communauté juive la plus meurtrière de l’histoire des Etats-Unis ».

A son arrivée sur les lieux, la police a dû ouvrir le feu pour appréhender Bowers, qui disposait d’un fusil d’assaut et d’au moins trois armes de poing quand il est entré dans la synagogue, selon les autorités.

– Une scène « terrible » –

La police parle avec des membres de la communauté juive après l’attaque qui a fait 11 morts à Pittsburgh / © AFP / Dustin Franz

« La scène est terrible à l’intérieur », a confié devant les caméras le directeur de la sécurité publique de Pittsburgh, Wendell Hissrich, visiblement très ému.

« C’est l’une des pires scènes de crime sur laquelle je me sois rendu, et j’ai été sur des accidents d’avion », a-t-il déclaré.

Des veillées d’hommage se sont organisées à proximité de la synagogue. Bougies à la main, des dizaines d’habitants de Pittsburgh se sont recueillis, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Des habitants du quartier sont sortis de chez eux pour apporter du café aux policiers qui tenaient sous la pluie des barrages empêchant l’accès au lieu de l’attaque.

La congrégation Tree of Life a été fondée il y a 150 ans à Pittsburgh. La synagogue se situe dans le quartier de Squirrel Hill, où se trouve le coeur de l’importante communauté juive de cette ville de Pennsylvanie.

Scene outside synangogue where 11 people were killed / © AFP / Katharyn Gillam

– Posts antisémites –

Le FBI a indiqué que Bowers n’était pas connu jusqu’alors des services de police. Mais il est apparemment l’auteur d’une série de posts antisémites en ligne, notamment sur le site Gab.com, lancé en 2016 et prisé de la mouvance d’extrême droite américaine « alt-right ». Le réseau social a annoncé être contraint d’interrompre son activité, son fournisseur d’accès internet mettant fin à ses services à compter de lundi.

Une citation en haut de la page de Bowers déclarait ainsi: « Les juifs sont les enfants de Satan », selon des captures d’écran de son compte, à présent suspendu, réalisées par le groupe SITE, qui surveille les mouvements extrémistes.

L’attaque de Pittsburgh est intervenue dans un climat très tendu aux Etats-Unis, tant dans le débat politique que dans la société.

Dans la semaine précédente, le pays a été angoissé par l’envoi de colis potentiellement explosifs à des personnalités démocrates, tandis que Donald Trump est régulièrement accusé par ses détracteurs de souffler sur les braises en employant une rhétorique de division.

La tuerie de Pittsburgh a suscité de nombreuses réactions à l’étranger. Le Premier israélien Benjamin Netanyahu a déploré une attaque « antisémite horrible ». Berlin, Ottawa, Paris et l’ONU ont aussi condamné l’attentat.

burs-hr/jm/plh/lch/mra

(©AFP / (28 octobre 2018 09h56)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Tuerie-dans-une-synagogue-de-Pittsburgh-la-pire-attaque-antis-mite-aux-USA/966174.rom

Les missiles lancés par l’Iran vers l’Irak au cours d’une frappe anti-terroriste portaient plusieurs messages importants

Les missiles lancés par l’Iran vers l’Irak au cours d’une frappe anti-terroriste portaient plusieurs messages importants


Andrew Korybko
Andrew Korybko

Par Andrew Korybko – le 25 septembre 2018 – source orientalreview.org

L’Iran a reconnu avoir procédé à une frappe de missiles contre des militants kurdes en Irak.

Cette frappe s’est produite il y a presque deux semaines, le 8 septembre, et s’était vue confirmée juste après par le corps des Gardiens de la révolution islamique (GRI), mais le général de division Mohammad Ali Jafari est revenu dessus jeudi dernier [le 20 septembre 2018, NdT], en faisant la remarque que « la revanche récente des GRI sur les terroristes porte un message lourd de sens aux ennemis, en particulier aux super-puissances pensant être en mesure de nous imposer leurs machinations diaboliques et de nous intimider ». Ces propos indiquent que Téhéran ne voulait pas uniquement décapiter le commandement des deux organisations militantes kurdes qu’elle considère comme terroristes pour leur participation aux attaques transfrontalières de ces dernières années, mais également signaler à ses adversaires que la République islamique est plus que capable de mener des attaques défensives de missiles sol-sol.

Quant à la première de ces intentions, il est clair que l’Iran considère l’hébergement au nord de l’Irak de groupes militants kurdes anti-gouvernementaux comme une menace pressante à sa sécurité, surtout dans le contexte d’aggravation de la situation économique du pays faisant suite à la réimposition de sanctions énergétiques par les USA dès novembre. L’Iran s’est donc senti obligé de lancer une action préventive contre ces organisations, sans leur laisser l’initiative de capitaliser encore plus sur les problèmes du pays, et possiblement d’aggraver la guerre hybride qui est menée contre lui pour le compte des USA et de leurs alliés. L’Iran sait qu’elle serait réduite en poussière si elle lançait une attaque conventionnelle contre n’importe lequel de ces derniers, mais espère que la démonstration de ses capacités militaires suffira à les dissuader, en apportant la preuve qu’elle est en mesure de leur infliger des dégâts significatifs si ce scénario devait se réaliser.

L’Iran frappe les kurdes en Irak

Cette dernière frappe de missiles portait donc une signification au sens des guerres conventionnelle et non conventionnelle, qui restent inséparables dans le contexte géostratégique dans lequel ces frappes s’inscrivent. L’Irak est au cœur d’une crise intérieure multi-facette, qui ne fait que s’empirer, qui porte à faux les réflexions « conventionnelles » sur ses lignes de fracture habituelles, et il est tout à fait envisageable que ce pays se transforme en « nouvelle Syrie » si ses nombreux problèmes ne trouvent pas de solution rapidement. Cette situation serait cauchemardesque pour l’Iran, les dynamiques d’instabilité pouvant se propager assez facilement entre les deux pays, ce qui explique pourquoi Téhéran a pris la décision d’une approche musclée face à ces menaces latentes à ce moment précis. Au risque de le répéter, la bonne lecture de cette frappe de missiles iranienne est plutôt une dissuasion qu’une agression.

Le présent article constitue une retranscription partielle de l’émission radiophonique context countdown, diffusée sur Radio Sputnik le vendredi 21 septembre 2018.

Andrew Korybko est le commentateur politique américain qui travaille actuellement pour l’agence Sputnik. Il est en troisième cycle de l’Université MGIMO et auteur de la monographie Guerres hybrides : l’approche adaptative indirecte pour un changement de régime (2015). Le livre est disponible en PDF gratuitement et à télécharger ici.

Traduit par Vincent, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/les-missiles-lances-par-liran-vers-lirak-au-cours-dune-frappe-anti-terroriste-portaient-plusieurs-messages-importants

 

 

REVOILA ENCORE ET TOUJOURS LE ‘SCENARIO DU DIABLE’ : VERS UNE REUNIFICATION DE DAECH ET D’AL-QAIDA ET LA RELOCALISATION DES DJIHADISTES

REVOILA ENCORE ET TOUJOURS LE ‘SCENARIO DU DIABLE’ : VERS UNE REUNIFICATION DE DAECH ET D’AL-QAIDA ET LA RELOCALISATION DES DJIHADISTES

Publié par Brujitafr sur 6 Septembre 2018, 13:33pm

Catégories : #ACTUALITES, #CONFLICTS DANS LE MONDE, #POLITIQUE

REVOILA ENCORE ET TOUJOURS LE ‘SCENARIO DU DIABLE’ : VERS UNE REUNIFICATION DE DAECH ET D’AL-QAIDA ET LA RELOCALISATION DES DJIHADISTES
Et voilà qu’on parle au cœur de l’actualité du Levant, avec des
implications directes inévitables en Europe, en Asie centrale et en Afrique, d’une réunification de Daech et d’Al-Qaida, les frères ennemis du terrorisme djihadiste, séparés depuis 2016 !

Réunification déjà effective au niveau local en Irak …

Et voilà qu’on évoque un plan américain de « délocalisation des
djihadistes » de Syrie vers des bases dans des pays arabes pro-US.
Plan qui évoque inévitablement la relocalisation, effective celle-là,
de forces djihadistes de Daech de Syrie et d’Irak en Afghanistan !
Et voici que la presse israélienne fait des révélations sur l’aide
directe de Tel-Aviv aux djihadistes du Golan !
Derrière toute cette agitation, il y a une réalité immédiate : la
bataille pour le contrôle par l’Etat syrien de la province d’Idlib,
dernier refuge des djihadistes de Syrie jusque là protégés par Ankara.
Ce que j’ai appelé « la mère de toutes les batailles » (1), l’ultime
combat de la Guerre de Syrie. Qui n’est pas une « guerre civile » mais
une guerre d’agression menée par le Bloc américano-occidental, les
israéliens et leurs alliés réactionnaires arabes. Et il y a surtout,
encore et toujours, le jeu diabolique des USA et de l’OTAN avec les
djihadistes : ce que j’ai appelé le « scénario du diable » …

# INTRODUCTION

POUR COMPRENDRE CE QU’EST LE « SCENARIO DU DIABLE » …

L’Union Européenne, avec les américains et les pays de l’OTAN, a tenté
« ce scénario du diable », c’est-à-dire qu’ils ont crus qu’ils
pouvaient instrumentaliser le terrorisme djihadiste pour servir leurs
intérêts géopolitiques. Mais comme dit le vieux proverbe français «
pour dîner avec le diable, il faut prendre une longue cuillère sans
quoi on se brûle les doigts », aujourd’hui les puissances européennes,
les services secret européens, se sont brûlés non pas les doigts mais
les bras et jusqu’au coude !
* Lire l’interview de Luc MICHEL pour SITA :
INTERVIEW DE LUC MICHEL PAR LE SITE ARABE ‘SITA INSTITUTE’ :
DJIHADISMES – TERRORISME – IMMIGRATION. QUAND L’AGENDA PROCHE-ORIENTAL
S’IMPOSE EN EUROPE …
La grande interview du géopoliticien Luc MICHEL par Jan Vanzeebroeck
et Samar Radwan (Beyrouth), pour le site arabe libanais ‘SITA
INSTITUTE’
POUR COMPRENDRE  CE QUI OPPOSE LA « GUERRE AU TERRORISME » OCCIDENTALE
A LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME POUR L’ANNIHILER …
Poutine, Bachar El Assad, Idriss Deby Itno : comment trois chefs
d’Etat patriotes mènent seuls la guerre contre les forces du mal ?
la Guerre pour annihiler le terrorisme VS le Théâtre occidental de la
« guerre au terrorisme » (Plus de trente ans d’imposture et le
prétexte de toutes les ingérences occidentales) …
* Voir sur PCN-TV/ LUC MICHEL :
POUTINE – ASSAD – DEBY ITNO.
LES TROIS PRESIDENTS QUI COMBATTENT VRAIMENT LE DJIHADISME !
Au milieu  de ce « scénario du diable », il y a évidement la
différence fondamentale  qu’il faut faire entre  la guerre
américano-occidentale « au terrorisme » et la guerre « contre le
terrorisme ». La guerre au terrorisme, elle, a été lancée à l’époque
par Bush II, c’est un grand théâtre, une comédie, le but ce n’est pas
d’annihiler les terroristes, c’est de les utiliser au service de la
grande géopolitique américaine. Le terrorisme est aujourd’hui, voir
les cas de la Syrie ou de l’Irak, mais aussi et surtout de l’Afrique,
un prétexte à l’ingérence occidentale, à l’ingérence des armées
occidentales, à la neutralisation  des armée africaines.

# I-

VERS UNE EVENTUELLE FUSION DE DAECH ET D’AL-QAÏDA?

Une fusion éventuelle des groupes terroristes Daech et Al-Qaïda n’est
plus exclue …
« Al-Qaïda et le groupe terroriste Daech auraient l’intention de
former une grande organisation d’une haute capacité de destruction »,
a averti ce 3 septembre Sergueï Kojtev, le chef adjoint de l’un des
services de renseignement de la Confédération de Russie, cité par
‘Mehr news’. « Une fusion éventuelle des groupes terroristes Daech et
Al-Qaïda représente une nouvelle menace potentielle à l’échelle
mondiale », a déclaré le directeur du Comité exécutif régional pour la
lutte antiterroriste au sein de l’Organisation de coopération de
Shanghai (OCS),a écrit ‘Tass’.
LES USA CREENT DES «ZONES D’OMBRE» POUR LES TERRORISTES EN SYRIE ET EN IRAK
Les USA créent des «zones d’ombre» pour les terroristes en Syrie pour
justifier ainsi leur présence dans la région, commente ‘Mehr News’.
« Les États-Unis créent les conditions qui pourraient favoriser la
réapparition de Daech en Syrie après que les troupes américaines
auront quitté les zones qu’elles contrôlent actuellement », estime
Dmitri Polansky, représentant permanent par intérim de la Russie
auprès de l’ONU. « La réalité est que les États-Unis cherchent à
épargner des milliers de terroristes capturés en Syrie, engendrant
ainsi le risque d’une renaissance de Daech dans les zones proches de
l’Euphrate, après le retrait des troupes américaines », a déclaré
Dmitri Polansky lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU.
Au même moment, en Irak Daech et al-Qaïda s’unissent ! Selon un
responsable de la province irakienne d’al-Anbar, « Daech et al-Qaïda
se sont unis pour créer un nouveau groupe dans la province de Diyala
».
IRAK : DAECH ET AL-QAÏDA ONT FORME UN NOUVEAU GROUPE DANS LA PROVINCE DE DIYALA
Le porte-parole du conseil de la province irakienne d’al-Anbar, Eid
Amash, a déclaré que « le nettoyage des régions désertiques de l’ouest
du pays de la présence de Daceh n’était pas suffisant pour mettre fin
au terrorisme ». Amash a insisté sur le fait que « les reliquats de
Daech et de son homologue terroriste, al-Qaïda, ont formé un nouveau
groupe terroriste ». Il a ajouté que « ces éléments se sont rassemblés
dans la région montagneuse de Hamrin, dans la province de Diyala, et
qu’ils y ont formé le groupe appelé Ahrar al-Sunnah ». La chaîne de
télévision ‘Al-Alam al-Harbi’, citant un responsable irakien, a
rapporté qu’un terroriste nommé al-Mansouri dirigeait ce groupe
nouvellement formé. Amash a encore indiqué que « le groupe se
composait de 450 éléments armés et que jusqu’à présent personne ne
connaît leurs tendances ».
Concernant les opérations de l’armée dans les zones désertiques de la
province al-Anbar, Amash a affirmé : « La province est sûre et il n’y
a plus d’activités terroristes, et ce pour la simple raison que les
forces de sécurité irakiennes sont toujours présentes sur place. » Le
porte-parole du conseil de la province d’al-Anbar, expliquant que « le
terrorisme émergerait de nouveau si les forces de sécurité quittaient
la zone », a appelé à la « formation d’une unité militaire dont la
mission serait de protéger exclusivement les zones désertiques ».
Les sources de sécurité présentes dans la province d’al-Anbar ont
annoncé la semaine dernière que « plus d’un millier de daechistes sont
présents dans les zones désertiques de la province d’al-Anbar et que
les forces de sécurité sont en train de les pourchasser ». Toujours
selon ces sources, « les terroristes de Daech assiégés dans le désert
occidental d’al-Anbar fuient la région avec l’avancée des troupes
irakiennes, mais ils ne peuvent se rendre pour autant en Syrie à cause
des chasseurs irakiens qui survolent continuellement la région ».

# II-

ISRAËL DIT AVOIR FOURNI DES ARMES AUX TERRORISTES EN SYRIE

Ce « scénario du diable » a sa version israélienne ! Israël reconnaît
avoir fourni une grande quantité d’armes aux terroristes syriens dans
les hauteurs du Golan (2). Le ‘Jerusalem Post’ a publié un rapport
révélant les aides de l’armée israélienne aux terroristes en Syrie. «
L’armée israélienne a admis, pour la première fois, qu’elle
fournissait des sommes d’argent, des armes et des munitions aux
terroristes retranchés dans les hauteurs du Golan à la frontière
syrienne », écrit le journal cité par ‘4jewish’.
Alors que l’armée israélienne avait prétendu jusque là ne pas
intervenir dans la guerre civile en Syrie, elle a annoncé ce 3
septembre que dans le cadre de la soi-disant opération « Bon Voisin »
(sic), Israël fournissait régulièrement aux terroristes en Syrie des
armes légères, des munitions et une quantité substantielle d’argent.
Dans le cadre de l’opération « Bon Voisin » d’aide humanitaire aux
Syriens (resic) lancée en 2016, « l’armée israélienne a fourni plus de
1.524 tonnes de nourritures, 250 tonnes de vêtements, 947.520 litres
de carburant, 21 générateurs, 24.900 équipements médicaux et
médicaments » …
GOLAN: ISRAËL S’APPRETE A LIQUIDER SES PROPRES AGENTS
« Opérant un revirement à 180 degrés, Tel-Aviv s’apprête à présent à
liquider ses agents.
Bien auparavant, le gouvernement syrien avait annoncé dans de
multiples rapports la saisie d’armes et de munitions en provenance
d’Israël ». Israël a armé « au moins sept groupuscules terroristes
différents implantés sur le plateau du Golan en Syrie. Au groupe
terroriste Fursan al-Joulan, qui compte environ 400 membres, le régime
israélien a fourni une aide financière mensuelle évaluée à environ
5.000 dollars ». « Israël s’est tenu à nos côtés d’une manière
héroïque au point que nous n’aurions pas survécu sans l’aide d’Israël
», a déclaré le porte-parole du groupe Motasem al-Joulani, au ‘Wall
Street Journal’ dans un rapport de janvier 2017. Notons encore que le
‘Jerusalem Post’ a supprimé l’information révélée sur son site
quelques minutes après sa publication, mais le site ‘4jewish’ l’a
republiée.
NOTES :
(1) Cfr. LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/
SYRIE : VERS L’AFFRONTEMENT FINAL A IDLIB EN SYRIE ?
Et LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/
FLASH VIDEO/ SYRIE – IDLIB LA MERE DE TOUTES LES BATAILLES ? (VERS
L’AFFRONTEMENT FINAL A IDLIB II)
(2) Cfr. LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/
OU VA ISRAEL ? (III) : LE GOLAN, DE BUTIN DE GUERRE ANNEXE A ENJEU
GEOSTRATEGIQUE
(Sources : Mehr News – Tass – Jerusalem Post – 4jewish – Wall Street
Journal – EODE Think Tank)
LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE
* Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique :
Géopolitique – Géoéconomie – Géoidéologie – Géohistoire –
Géopolitismes – Néoeurasisme – Néopanafricanisme
(Vu de Moscou et Malabo) :
PAGE SPECIALE Luc MICHEL’s Geopolitical Daily
________________
* Luc MICHEL (Люк МИШЕЛЬ) :
PAGE OFFICIELLE III – GEOPOLITIQUE
* EODE :

Sévère mise-en-garde de la Russie qui est prête à réagir à une nouvelle frappe en Syrie

C’est en tout cas ce que la Russie veut faire savoir et à bon entendeur, salut! En effet la Russie a annoncé de vastes manœuvres navales en Méditerranée, alors « que l’USS Ross, un destroyer américain, est entré en Méditerranée le 25 août dernier, armé de 28 missiles de croisière Tomahawk capables de frapper n’importe quelle cible en Syrie,«  Selon le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

«Nous prévoyons de déployer plus de 25 navires sous le commandement du croiseur lance-missiles Amiral Oustinov. Près de 30 avions participeront à ces exercices, dont des bombardiers stratégiques Tu-160», a fait savoir le ministère de la Défense russe dans un communiqué de presse. Les manœuvres devraient avoir lieu du 1er au 8 septembre.

Alors que l’ONU évoque la présence de quelque «10 000 terroristes» dans la province d’Idlib, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré : «Le foyer de terroristes qui s’est formé là-bas n’annonce rien de bon si l’inaction actuelle se prolonge.»

Les manœuvres navales engagées par la Russie, principale alliée de la Syrie, constituent donc selon lui une «hausse des mesures de précaution tout à fait fondée et justifiée.»

Ceci alors que depuis un mois la Russie ne cesse de dénoncer le projet d’une nouvelle fausse attaque chimique en Syrie, prétexte à de nouveaux bombardements occidentaux dont la menace a été brandie par John Bolton, conseiller américain à la sécurité nationale le 22  août. Menace réitérée par Emmanuel Macron récemment. Attaque chimique dont l’armée syrienne serait accusée alors que celle-ci s’apprête à  délivrer la région d’Idlib des supplétifs islamistes non avoués de la coalition américaine. Comme pour les prétendues attaques chimiques de la Ghouta ou d’Alep par Damas, à chaque fois il s’agit pour la coalition occidentale de protéger ses supplétifs terroristes qui combattent sous faux drapeau pour ses intérêts cachés. Il en est ainsi à chaque fois que ceux-ci sont acculés par l’armée syrienne. Une diabolisation médiatique est un bon moyen de faire diversion en pointant du doigt « le régime de Bachar el-Assad » afin de paralyser l’élan libérateur. Un piège qui a déjà souvent fonctionner mais aujourd’hui la Russie sonne la fin de la récréation.

Hier c’était l’envoyé spécial des Nations unies (ONU) en Syrie, Staffan de Mistura, qui faisait part de sa préoccupation du risque d’une catastrophe humanitaire dans la province d’Idlib, alors que l’armée syrienne est en passe de reprendre le contrôle de cette région où les groupes djihadistes seraient au nombre de 10 000 selon une estimation du représentant de l’ONU. L’homme demandait étrangement, hier, à Moscou, Téhéran et Ankara de convaincre Damas de surseoir à son offensive dans la province d’Idlib, redoutant que les deux camps n’aient recours à des armes chimiques. (Source) Étrange façon de lutter contre les terroristes et les armes prohibées que de demander au pouvoir légitime de ne pas finir de libérer son pays de l’occupation ennemie!

Les précédentes frappes américano-anglo-françaises dans la Ghouta orientale contre la Syrie, en avril dernier, avaient pris pour prétexte de semblables prétendues attaques chimiques attribuées sans la moindre preuve à Damas. Il semble d’ailleurs, qu’en réalité il n’y ait pas eu d’attaque chimique tandis que des témoins au contraire, ont dénoncé une mise-en-scène de la part de l’Occident et de ses alliés islamistes sous faux drapeau, pour simuler une telle attaque, ainsi que le dénonce clairement et arguments à l’appui, plus bas, l’ambassadeur russe à Washington, Anatoly Antonov, dans un message qu’il a publié sur Facebook et dans lequel il met en garde Washington.

Sévère mise-en-garde de Mocou

Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue syrien tenue ce 30 août, a fait part de la détermination de la Russie à aider la Syrie à mener à bien la reconquête intégrale de son territoire. «Nous avons des faits sous les yeux [la mise en chantier de’une fausse attaque chimique ndlr], et nous avons adressé une mise en garde forte à nos partenaires occidentaux de ne pas jouer avec le feu», a-t-il annoncé. Des navires russes ont d’ailleurs été aperçus ces derniers jours faisant route vers la Syrie, avant même l’annonce des manœuvres.

Cité par Reuters, le Ministre russe des Affaires étrangères a rappelé que le gouvernement syrien avait parfaitement le droit de combattre les groupes djihadistes. «Il reste encore la tâche de liquider les foyers restants de terrorisme, avant tout dans la zone de désescalade d’Idlib», a-t-il déclaré. De son côté, le ministre des Affaires étrangères syrien, Walid al-Moualem, a confirmé que la Syrie était déterminée à «aller jusqu’au bout» dans sa lutte pour libérer la province d’Idlib, dont il estime qu’elle est principalement tenue par les islamistes du Front al-Nosra ou Front Fatah al Cham (branche syrienne d’Al-Qaïda). Sergeï Lavrov a encore exhorté les Occidentaux, qui font mine de considérer les djihadistes comme de simple rebelles à Bachar-el-Assad, à ne pas utiliser les djihadistes comme des «pions» sur l’échiquier géopolitique.

Alors que l’envoyé de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, s’inquiétait d’un usage d’armes chimiques par l’armée syrienne ainsi que par les combattants rebelles, le ministre syrien a martelé que son pays ne possédait pas d’armes chimiques. Il a en outre assuré que l’armée syrienne tenterait autant que possible d’éviter les pertes civiles lors de l’offensive à venir.

Dans un message Facebook publié le 30 août, «en réponse aux questions des médias», l’ambassadeur russe à Washington, Anatoly Antonov a confirmé avoir rencontré des représentants spéciaux des États-Unis pour la Syrie, le 27 août:

Vendredi dernier, nous avons envoyé une lettre au Département d’État des États-Unis pour demander l’arrangement [d’une] réunion dès que possible. Nous sommes reconnaissants à David Satterfield et à ses collègues pour leur brève réaction à notre demande. (…).

L’essentiel est que nous ayons exprimé nos inquiétudes concernant les signaux américains de préparer de nouveaux bombardements sur la Syrie sous prétexte de l’utilisation possible d’armes chimiques par les Syriens. Nous avons souligné qu’une telle perspective nous préoccupe beaucoup. Nous avons appelé Washington pour fournir des informations non retardées sur les raisons pour lesquelles le sujet de l’utilisation d’armes chimiques par Damas est alimenté.

Nous avons noté qu’une telle rhétorique du côté américain pourrait servir de signal à différents groupes terroristes et organisations pseudo-humanitaires comme les «casques blancs» pour préparer une autre provocation. Nous avons fourni des détails sur les préparatifs du groupe militant «Front Fatah al cham» (ancien «Front al-Nosra») pour commettre une autre provocation avec l’utilisation d’agents toxiques contre la population civile dans le gouvernorat d’Idlib afin de blâmer les forces gouvernementales pour ce crime.

Nous avons informé nos collègues de la livraison de 8 conteneurs de chlore à la ville de Jisr al-choughour, qui ont ensuite été transférés par les activistes de Hizb al Islami al Turkistani au village de Hallouz où un groupe de combattants spécialement entraînés a déjà été déployés (ont été formés sous la direction de la compagnie militaire privée britannique « Olive Group »). Leur tâche consiste à simuler le sauvetage de victimes d’attaques chimiques. À cette fin, il est même prévu d’exploiter des enfants pris en otage.

Nous avons exprimé directement nos préoccupations. Cette provocation préparée avec la participation active des forces de renseignement britanniques peut servir de prétexte à la «troïka» occidentale (Washington-Londres-Paris) pour lancer une nouvelle frappe aérienne contre les infrastructures militaires et civiles syriennes.

Nous avons averti les États-Unis de ne pas s’engager dans une autre agression sans fondement et illégale contre la Syrie. Une nouvelle aggravation de la situation en Syrie ne serait dans l’intérêt national de personne et seul les terroristes en bénéficieraient. Nous nous attendons à ce que nos préoccupations soient entendues. Nous espérons que les États-Unis déploieront tous les efforts possibles pour empêcher l’utilisation d’agents toxiques par les terroristes et agiront de manière responsable, comme membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. (Source: message facebook de M. Antonov.)

L’annonce d’importantes manœuvres en Méditerranées de la part de la marine russe aujourd’hui, alors que le destroyer de guerre américain est déjà présent en Méditerranée, semble bien manifester la détermination de la part du Kremlin de donner du poids à ses avertissements pour la cas où ceux-ci n’auraient pas été bien pris au sérieux.

L’arme « invincible » de la Russie

En effet le Pentagone n’ignore pas que la Russie a les moyens de paralyser les systèmes électroniques de n’importe quel bâtiment et autres aéroplanes, depuis ses déboires en Méditerranée ou en Mer Noire. La Russie ayant pris une avance déterminante dans ce domaine technologique. Mais plus performant encore, Vladimir Poutine a annoncé officiellement en mars dernier une série d’armes nucléaires offensives «dont aucune autre armée que la nôtre ne possède l’équivalent», ajoutant: «Nous avons entamé le développement de nouveaux types d’armes balistiques qui n’empruntent pas les trajectoires balistiques durant leur vol vers leur cible, ce qui rend inutiles et tout à fait insensés les systèmes antimissiles». Annonce que le Pentagone a pris très au sérieux, selon de nombreux articles de la presse américaine. Par cette nouvelle technologie d’armement la Russie s’est dotée des moyens de se faire entendre et respecter des USA et de l’Otan, ainsi que le Président l’avait clairement expliqué: Vous n’avez pas voulu nous écouter ? Maintenant vous allez le faire!  Ceci en riposte au mépris constant des USA qui ne cessent de se rapprocher toujours plus des frontières russes en les menaçant, en dépit de leurs engagements.

Photo: Frégate russe Pytlivy traversant le détroit du Bosphore le 25 août 2018

Voir aussi: 

Émilie Defresne

http://www.medias-presse.info/severe-mise-en-garde-de-la-russie-qui-est-prete-a-reagir-a-une-nouvelle-frappe-en-syrie/97298/

Qatar, un pays mis à l’index par la Péninsule arabe

Qatar, un pays mis à l’index par la Péninsule arabe

Par Pascal Le PAUTREMAT, le 29 août 2018  Imprimer l'article  lecture optimisée  Télécharger l'article au format PDF

Docteur en Histoire contemporaine et Relations internationales. Président de la société Actiongeos

Largement compromis par ses réseaux de financement et de soutien apportés à diverses structures salafistes, à connotations jihadiste, le Qatar paie le prix fort en étant mis à l’index, depuis un an, par les autres pays de la péninsule arabe. Les monarchies du Golfe – qui ne sont pas toutes exemplaires en la matière – ont à cœur de faire en sorte que le Qatar prennent ses distances avec les mouvances radicales à connotation jihadiste.

Des informations de la BBC [1] confirment durant l’été 2018 ce que d’autres sources avaient déjà mentionné en 2017 : il semblerait que le gouvernement du Qatar ait payé une rançon exorbitante (certains disent 360 millions de dollars, d’autres 1 milliard) au groupe terroriste Al Nusra.

Pas de doute pour les voisins du Qatar pour qui les révélations de 2017 sont la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Les autres monarchies du Golfe, ainsi que l’Egypte, lancent un boycott du Qatar en même temps qu’ils rompent leurs relations diplomatiques avec Doha, en juin 2017. Pour Riyad et Abou Dhabi, la mansuétude du Qatar est dangereuse et inacceptable dans une région instable où, eux-mêmes, s’appliquent à neutraliser les mouvances terroristes et leurs réseaux de soutiens transfrontaliers. Le Qatar, depuis un an, est ostracisé par les autres pays de la péninsule arabe. Les Emirats Arabes Unis, en particulier, exigent que le Qatar prenne ses distances avec les groupes radicaux qui ont bénéficié de sa complaisance.

Qatar, un pays mis à l'index par la Péninsule arabe
Qatar, Doha, la corniche
Source : wikipédia

Le Qatar, ostracisé : le prix d’une collusion avec les filières jihadistes

Les Emirats Arabes Unis condamnent fermement ces soutiens de mécènes qataris en faveur de mouvements qui ont contribué à jeter le discrédit sur le monde arabo-musulman.

Ainsi ces mécènes ont ces dernières années, dans la guerre civile et multiconfessionnelle en Syrie, contribué à la vaste déstabilisation de l’espace syro-irakien, par l’Etat islamique en I’Irak et au Levant (EIIL), apparu dès 2006 dans sa forme initiale et renommé, en 2014, Etat islamique ou Daech. En 2014, les terroristes avaient enlevé une vingtaine de ressortissants qataris venus en Irak pour une expédition de chasse. Les messages obtenus par la BBC montrent que des négociations ont eu lieu dans l’ombre, menées par Doha avec le soutien de l’Ambassadeur Qatari à Bagdad, aboutissant à un transfert important d’argent liquide. Cela provoque un véritable scandale au sein des institutions émiraties tant la mansuétude du Qatar apparait contreproductive alors que nombre de pays s’appliquent à neutraliser de tels réseaux transfrontaliers.
Soutien financier, jeu de collusion dogmatique avec le sunnisme ultra-conservateur, le jeu d’une frange qatarie n’est pas sans interrelations en faveur de la renaissance d’un califat dans la région ; renaissance voulue sciemment, par le président turc Recep Tayip Erdogan.

Jeux d’influence et de financement

Au-delà de la problématique des rançons, identifiée par Georges Malbrunot et Christian Chesnot dans leur livre enquête « Nos très chers Emirs » (éd. Michel Lafon, 2016), Abou Dhabi condamne aussi avec fermeté, le jeu de certains riches qataris en faveur de mouvements qui ont contribué à jeter le monde arabo-musulman dans le chaos. En Syrie, par exemple, où, en 2013, le Qatar reconnaissait lui-même avoir livré des systèmes d’armes létales aux rebelles salafistes. Par vases communicants, cela a contribué à la déstabilisation de l’espace syro-irakien, sous le joug de l’Etat islamique en Irak et au Levant, renommé, en 2014, Etat islamique ou Daech, et de diverses autres mouvances jihadistes.

Les griefs des voisins du Qatar sont encore plus larges. Ils accusent Doha d’intervenir tous azimuts et de mettre en place des stratégies d’ingérence déstabilisatrice. Le Qatar sait, en effet, favoriser une politique de lobbying tous azimuts, en faveur du salafisme, jusque dans les territoires urbains des métropoles européennes, en général, françaises en particulier. En 2011, le Qatar créa même un fonds spécial dédié à assurer des investissements dans les banlieues françaises, à hauteur de 100 millions de dollars, afin d’y favoriser la création d’entreprises et le financement de projets associatifs.

De même, assure-il un soutien puissant au profit du Hamas, mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza, tout en restant assez proche d’Israël jusqu’à l’opération « Plomb durci » en décembre 2008. Le Qatar joua aussi un rôle d’influence au profit des mouvements jihadistes de Libye, dans le sillage de la crise politique et la guerre qui marque la fin de l’ère Kadhafi.

En même temps, le Qatar, tout en étant proche des jihadistes salafistes, n’est pas réticent à tout lien aux Frères musulmans et, en Tunisie, au parti. Au point d’être vivement décrié en 2017, par l’Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis, en raison de son jeu trouble afin de promouvoir, en Tunisie, avec Ennahda, l’envoi de jeunes en Syrien en vertu du jihad.

La duplicité du Qatar est alors fustigée par Abu Dhabi comme par l’ensemble des autres pays du Golfe.

Au cœur d’un blocus des pays arabes dont l’efficacité reste sujette à caution

Toutes ces raisons conduisent les Etats du Golfe, à savoir l’Arabie saoudite, les Emirats Arabes Unis, Bahreïn, mais aussi l’Egypte, à mettre en place, le 5 juin 2017, un embargo qui se traduit par des sanctions commerciales et diplomatiques à l’encontre du Qatar.

A priori, le blocus terrestre, maritime et aérien a des conséquences jugées, pour certaines, encourageantes. Ainsi, en matière de communication, les autorités qataries inscrivent dès lors leur chaîne internationale de télévision Al Jazeera, dans un état d’esprit de retenue et de modération. En mars 2018, le Qatar constituait même une « black list » de plusieurs dizaines de personnes identifiées comme terroristes. Parmi celles-ci figurent des Qataris eux-mêmes accusés par les autres Etats arabes.

Mais, pour le reste, les avis divergent quant à l’efficacité du blocus d’autant que le Qatar ne semble pas prêt de renoncer à ses liens avec l’Iran, malgré les vifs reproches en la matière des pays du Golfe.

En décembre 2017, l’Arabie saoudite et les Emirats Arabes unis dont décidé de créer leur propre alliance politique et militaire, en signe de leur désapprobation quant au manque d’unité du CCG face au Qatar.

Un rapprochement stratégique avec l’Iran

Mis en marge au sein du Conseil de Coopération du Golfe, le Qatar opte pour la consolidation d’un partenariat avec l’Iran, en particulier pour l’exploitation d’un gigantesque gisement gazier off-shore (North Dome). Ce qui se traduit, d’ici mars 2019, par l’installation de six nouvelles plateformes d’extraction.

Les liens de Doha, avec les pays européens et des Etats-Unis – qui disposent d’une base aérienne à Al-Udeid jusqu’en 2023, tout comme ses relations étroites avec les régimes islamistes comme le Soudan et la Turquie, rendent le Qatar, pour Abou Dabi, suspect à bien des égards. Sans oublier sa stratégie de placement à l’international de ses fonds souverains qui font que le petit émirat qatari maîtrise parfaitement les logiques stratégiques du marketing diplomatique, en Europe comme aux Etats-Unis via son fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA).

En juin 2018, les tensions semblent en tout cas persister, d’autant que le Qatar doit prochainement être équipé d’une système antimissiles à base de S-400 russes, ce qui n’est pas pour rassurer la monarchie saoudienne ni les autorités émiraties.

Reste à savoir si la bienveillance de pays tels que la France ou la Grande-Bretagne – dont on connaît l’intérêt pour les ressources (pétrole et gaz) et leurs productions et les partenariats financiers – à l’égard du Qatar va perdurer, ou si, à l’inverse, le Qatar tient à changer de positionnement en profondeur. Quelle va être la position des Etats-Unis sur ce dossier, dans la mesure où l’armée américaine dispose de sa base d’Al-Udeid (près de 10 000 militaires) et à laquelle Washington n’est sans doute pas prêt à renoncer. Peut-être est-ce pour éviter toute déconvenue que Doha a ordonné, le 24 juillet 2018, des travaux d’agrandissement de la base américaine d’Al-Udeid, tout en ayant fait savoir, à Washington, qu’elle souhaitait que la présence américaine devienne permanente.

Cela ne pourra se vérifier que sur le moyen et long terme. Dans l’immédiat, selon des sources internes au ministère qatari des Affaires étrangères, le Qatar se préparerait à un durcissement du blocus des Etats voisins, au fur et à mesure que se rapproche la Coupe du monde de football de 2022. Une situation qui n’altère pas les négociations qataro-russes portant sur l’achat de systèmes d’armes à la Russie, au grand dam de l’Arabie saoudite qui estime qu’in fine, la sécurité de son espace aérien pourrait être menacée.

Sur le champ économique stricto sensu, le Qatar témoigne par ailleurs d’une volonté stratégique de diversification de ses activités afin de se soustraire progressivement à la dépendance aux hydrocarbures qui lui assurent près de 70% du budget étatique, et mise clairement sur la production d’énergie solaire et la tertiarisation. Le pays s’applique ainsi à trouver de nouveaux partenaires, tant en Afrique qu’en Asie (Inde, Chine) pour attirer les investisseurs étrangers tout en y développant des partenariats industriels.

Août 2018-Pautremat/Diploweb.com

« En Irak et en Syrie, les combattants de Daech reviennent à la guérilla »

« En Irak et en Syrie, les combattants de Daech reviennent à la guérilla »

ENTRETIEN – Jeudi 23 août, Daech a revendiqué une attaque au couteau à Trappes en France, faisant deux morts. Bien qu’affaiblie, cette organisation est plus difficile à cibler qu’en 2014 car ses membres sont géographiquement dispersés, explique Myriam Benraad, politologue et spécialiste de l’Irak.

La politologue française spécialiste de l’Irak et du monde arabe Myriam Benraad, janvier 2016.

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La politologue française spécialiste de l’Irak et du monde arabe Myriam Benraad, janvier 2016. / Nicolas Kovarik/IP3 PRESS/MAXPPP

La Croix : Daech a-t-il toujours les moyens d’attaquer l’Europe ?

Myriam Benraad : L’organisation a moins de moyens et a perdu beaucoup de ses réseaux. En Irak et en Syrie, les djihadistes sont aussi moins puissants. En France, depuis la vague d’attentats de 2015, il y a eu une mise à niveau des dispositifs de renseignement et de lutte antiterroriste. Les réseaux djihadistes sont plus facilement identifiés et un certain nombre a d’ailleurs été démantelé. On ne peut pas nier, plus largement, que l’Europe s’est mis à jour en matière de lutte antiterroriste.

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Maintenant ce n’est pas qu’une affaire de moyens et de réseaux. Certains vont décider, par exemple, de prendre un couteau après avoir écouté un message comme celui que le « calife » de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi, a diffusé mercredi 22 août. Ces messages auront toujours un impact symbolique fort sur les combattants et sympathisants. À chaque discours d’Abou Bakr al-Baghdadi, on observe un regain de zèle et de violence parmi ceux qui soutiennent l’organisation terroriste.

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Quelle est aujourd’hui l’importance du réseau médiatique de l’État islamique ?

M. B. : Au niveau de la production officielle, les médias de Daech sont moins puissants. Ils se voient de surcroît systématiquement pris pour cibles en ligne et un certain nombre de personnes impliquées dans la diffusion de leurs contenus ont été arrêtées. Mais si l’on se penche sur la production « dérivée » d’individus sympathisants de Daech, celle-ci peut être tout aussi forte quant au message véhiculé. Le discours djihadiste s’est en quelque sorte banalisé par le biais des réseaux sociaux.

Dans les années 1990-2000, ce discours était encore marginal et les supports de propagande ne dépassaient pas certains cercles restreints. Les communiqués et autres écrits étaient diffusés en arabe ; à présent, ils sont traduits et diffusés dans toutes les langues en touchant un public large. Aussi, Daech réinvestit d’autres endroits comme le réseau de partage de photos et de vidéos Instagram, et opère un retour partiel sur Twitter et Facebook où il se redéploie. Tous les nouveaux réseaux sont également des cibles.

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M. B. : La mise en place d’un proto-État djihadiste sur près de 40 % du territoire irakien et sur une partie importante du territoire syrien, fut un énorme succès en 2014. La perte de ce territoire a été un coup dur pour les djihadistes. Il y a eu des défections importantes car beaucoup ont fini par comprendre que le projet de califat global porté par le groupe, n’était pas viable.

En Irak et en Syrie, les combattants de Daech reviennent donc à la guérilla, à l’action clandestine. Leur objectif est d’empêcher la stabilisation et la normalisation de ces pays. Ils s’en prennent à l’armée, aux forces de l’ordre. Ils sabotent les infrastructures et font en sorte d’empêcher toute reconstruction de long terme. C’est une situation insupportable pour les civils qui sont pris pour cibles dans les attentats depuis de longues années.

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Daech est plus difficile à cibler qu’en 2014 car ses membres sont géographiquement dispersés. Les frappes ciblées se poursuivent, mais les djihadistes se cachent ou se fondent dans la population. C’est une insurrection très éparpillée, qui touche de nombreux endroits.

Au-delà du Moyen-Orient, les djihadistes sont présents en Égypte, en Libye, en Afrique, en Afghanistan, en Asie. Daech est une insurrection mondiale dotée de sections actives aux quatre coins du monde.

Recueillis par Audrey Parmentier

Tunisie : une attaque terroriste à la frontière avec l’Algérie fait six morts

Sécurité

Tunisie : une attaque terroriste à la frontière avec l’Algérie fait six morts

08 juillet 2018 à 15h46 | Par – à Tunis

Le poste frontalier de Ghardimaou, dans le gouvernorat de Jendouba (nord-ouest), a été la cible dimanche d’une attaque terroriste faisant six morts dans les rangs de la garde nationale tunisienne.

Le weekend aurait dû être rythmé par le flux des touristes algériens vers la Tunisie. Il a été endeuillé par un attentat meurtrier à la frontière tuniso-algérienne, sur la route empruntée par les vacanciers, dimanche 8 juillet.

L’attaque visait une unité de la garde nationale tunisienne, qui était en train de patrouiller lorsqu’elle a été ciblée par une bombe artisanale. Selon l’agence TAP, le bilan provisoire fait état de 6 morts, dont le chef du poste frontalier, et des blessés.

Les terroristes ont lancé l’assaut vers midi avant que n’interviennent l’armée et les forces de l’ordre. À 14 heures, les échanges de tirs se poursuivaient tandis que des hélicoptères survolaient la région, en renfort des unités ratissant le relief montagneux et escarpé qui s’étend de Ghardimaou au village de Sraiya, lequel abriterait des campements-refuges de terroristes.

Vigilance accrue et meilleure collaboration au sein du renseignement

La Tunisie, où l’état d’urgence est instauré depuis 2015 et régulièrement reconduit, n’a jamais écarté la menace terroriste mais elle semblait moins présente ces derniers mois au vu de la vigilance accrue des forces de l’ordre et d’une meilleure collaboration au sein du renseignement.

http://www.jeuneafrique.com/590072/politique/tunisie-une-attaque-terroriste-a-la-frontiere-avec-lalgerie-fait-neuf-morts/?utm_source=newsletter-ja-actu-non-abonnes&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter-ja-actu-non-abonnes-09-07-18

Attaque « terroriste » contre des soldats français au Mali pendant le sommet de l’UA en Mauritanie

Attaque « terroriste » contre des soldats français au Mali pendant le sommet de l’UA en Mauritanie


Dimanche 1 Juillet 2018 modifié le Lundi 2 Juillet 2018 – 18:27


Des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés dimanche par une attaque « terroriste » à Gao au Mali, qui a fait quatre morts et une vingtaine de blessés civils, en plein sommet de l’Union africaine (UA) en Mauritanie voisine qui doit également se pencher sur les questions sécuritaires.




Selon les autorités maliennes citant un bilan provisoire de source hospitalière, cet attentat a fait quatre morts et 23 blessés parmi des civils.

A Paris, l’état-major français des armées a annoncé dimanche soir que quatre soldats français de la force Barkhane ont été blessés dans l’attaque. Il y a eu « quatre blessés chez Barkhane » et au moins deux morts et une vingtaine de blessés chez les civils, a indiqué l’état-major à l’AFP.

« Le terrorisme a encore lâchement frappé au Mali ». « Des civils ont perdu la vie et des militaires français sont blessés », a tweeté la ministre française des Armées, Florence Parly.

Selon une source militaire occidentale, « des militaires français de la force Barkhane (4.000 hommes, NDLR) sont tombés ce dimanche dans une embuscade tendue par des terroristes à la sortie qui mène vers la localité de Bourem ».

« C’est une patrouille de l’opération Barkhane qui a été visée par une voiture piégée conduite par un kamikaze (…) de Gao », a déclaré de son côté une habitante de la ville. « Très vigilant, un blindé lui a barré la voie et le véhicule kamikaze s’est fait exploser », a déclaré Fatouma Wangara.

« Le véhicule bourré d’explosifs a fait beaucoup de dégâts », selon une source hospitalière à Gao, principale ville du nord du Mali.

D’autre part, un véhicule du Mouvement pour le salut de l’Azawad, (MSA, issu de l’ex-rébellion à dominante touareg) « a sauté sur une mine (dimanche) dans le village de Talataye (nord du Mali). Le bilan est de quatre morts et trois blessés », a écrit le MSA sur sa page Facebook.

Présents sur la frontière entre le Mali et le Niger, le GATIA (Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés, pro-Bamako) et le MSA participent à des opérations de sécurisation aux côtés de la force Barkhane et de l’armée malienne.

Ces attaques soulignent la situation sécuritaire fragile qui prévaut au Mali qui se prépare pour une élection présidentielle le 29 juillet.

Elle a eu lieu alors que le sommet de l’UA est entré dans le vif des débats dimanche à Nouakchott, deux jours après un attentat suicide perpétré vendredi à Sévaré, dans le centre du Mali, contre le QG de la force conjointe du G5 Sahel lancée en 2017.

Le président français Emmanuel Macron doit rencontrer lundi à Nouakchott, en marge du sommet de l’UA, ses homologues du G5 Sahel, une organisation régionale regroupant la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

En fin de sommet, M. Macron discutera avec ses homologues du G5 Sahel de la lente montée en puissance de la force conjointe mise en place par cette organisation régionale pour lutter contre les jihadistes.

La France, qui conduit dans la région l’opération Barkhane, soutient ce projet, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité.

Mais sa mise en oeuvre est pour l’instant marquée par les problèmes de financement et les accusations de violations des droits de l’homme par les troupes de la force conjointe, basée au Mali.

Pour le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, l’attentat perpétré vendredi contre le QG de la force du G5 Sahel démontre qu’il « y a encore énormément de failles » dans la sécurité qui doivent être « corrigées ». L’attaque, qui avait fait trois morts, dont deux militaires de la force du G5 Sahel, « touche le coeur de notre système de sécurité, l’état-major (de la force conjointe du G5 Sahel) installé (à Sévaré). C’est un message envoyé par les terroristes en ce moment précis, moment où nous nous organisons pour stabiliser, sécuriser notre région ».

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda, a revendiqué l’attentat de Sévaré.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013 d’une intervention militaire française.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et internationales, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Dimanche 1 Juillet 2018 – 23:27


afp