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Yémen: la coalition demande la fin des ravitaillements en vol américains

Yémen: la coalition demande la fin des ravitaillements en vol américains

Un Boeing KC-135 ravitailleur durant des manoeuvres de l’Otan à la base de Starokostyantyniv, Ukraine, le 12 octobre 2018nThe large-scale air force exercises with the United States and other NATO countries « Clear Sky 2018 », which will run until October 19, are being held in western Ukraine. Some 700 troops are taking part, half of them from NATO member countries including the United States, Britain, the Netherlands, Poland and Romania. US aircraft including F-15C Eagle fighter planes, Boeing KC-135 air refueling tanker, C-130J Super Hercules military transport planes and drones will train with about 30 Ukrainian aircraft. / © AFP/Archives / Genya SAVILOV

La coalition sous direction saoudienne qui combat les rebelles Houthis au Yémen a annoncé samedi qu’elle avait demandé aux Etats-Unis de cesser leurs opérations de ravitaillement en vol de ses avions et qu’elle était désormais en mesure d’assurer elle-même ce ravitaillement.

Le Pentagone a aussitôt approuvé cette annonce, qui intervient alors que des parlementaires américains, aussi bien républicains que démocrates, réclamaient avec insistance que les Etats-Unis mettent immédiatement fin à leurs opérations de ravitaillement des avions de la coalition saoudienne opérant au Yémen.

C’est l’agence de presse officielle saoudienne SPA qui a annoncé ce développement. « Récemment, le Royaume et la Coalition ont accru leur capacité de mener indépendamment le ravitaillement en vol au Yémen », a indiqué SPA.

« En conséquence, en consultation avec les Etats-Unis, la Coalition a demandé la cessation du soutien au ravitaillement en vol pour ses opérations au Yémen », a annoncé l’agence.

L’Arabie saoudite et l’ensemble de la coalition qui soutient les forces loyales au président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi « cherchent continuellement à améliorer leur professionnalisme militaire et leur autosuffisance », a expliqué SPA.

Les Etats-Unis ont rapidement réagi.

« Nous soutenons la décision du Royaume d’Arabie saoudite, après des consultations avec le gouvernement américain, d’utiliser les capacités militaires propres de la Coalition pour effectuer les ravitaillements en vol en soutien de ses opérations au Yémen », a déclaré dans un communiqué le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis.

Le Washington Post, citant des sources proches du dossier, avait affirmé quelques heures plus tôt que la décision de cesser les ravitaillements en vol américains de la coalition avait d’ores et déjà été prise par les Etats-Unis, qui mettaient ainsi fin à leur soutien le plus concret à la coalition saoudienne en trois ans de conflit

– Une aide controversée –

Cette aide, déjà critiquée à Washington, était devenue encore plus controversée depuis le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, imputé à de hauts responsables du royaume et qui a terni l’image de Ryad.

Des parlementaires américains, démocrates comme républicains, ont exigé que Washington prenne des mesures « immédiates », « y compris en mettant fin au ravitaillement des avions de la coalition saoudienne », faute de quoi ils menaçaient de faire adopter des mesures au Sénat.

Les sénateurs Jeanne Shaheen et Todd Young avaient publié un communiqué en ce sens vendredi peu avant la parution de l’article du Washington Post. « Nous attendons que Ryad s’engage de bonne foi et avec urgence dans des négociations pour mettre fin à la guerre civile », écrivaient ces élus des deux bords politiques.

Le Pentagone et la coalition se sont exprimés sur la perspective de négociations en vue d’un règlement du conflit.

« Le commandement de la Coalition exprime l’espoir que les prochaines négociations sous l’égide de l’ONU dans un pays tiers conduiront à un règlement négocié », a indiqué SPA.

– Pourparlers éventuels –

Après l’échec en septembre d’une médiation de l’ONU, la coalition a annoncé la reprise de l’assaut sur le port stratégique de Hodeida, dans l’ouest du Yémen, qui s’est intensifié à partir du 1er novembre.

La bataille pour reprendre Hodeida aux rebelles qui contrôlent la ville menace les efforts de paix des Etats-Unis et de l’ONU qui espère pouvoir convoquer des pourparlers d’ici la fin de l’année.

La coalition, indique l’agence SPA, « espère voir la fin de l’agression des milices Houthis soutenues par l’Iran contre le peuple yéménite et contre des pays de la région, notamment la menace des missiles balistiques et des drones ».

Le Pentagone a lui aussi évoqué de prochaines négociations. « Nous sommes tous concentrés sur le soutien à une résolution du conflit, menée par l’envoyé spécial de l’ONU Martin Griffith », a déclaré Jim Mattis dans son communiqué.

« Les Etats-Unis et la coalition prévoient de collaborer au renforcement des forces yéménites légitimes pour défendre le peuple yéménites, sécuriser les frontières de leur pays, et contribuer à contrer les efforts d’Al-Qaïda et de l’ISIS au Yémen et dans la région », a ajouté le secrétaire américain à la Défense, utilisant l’acronyme anglais pour l’organisation jihadiste Etat islamique (EI).

Les combats pour le contrôle de Hodeida ont été particulièrement meurtriers vendredi, avec une forte résistance des rebelles Houthis qui tentent par tous les moyens de ralentir la progression des forces progouvernementales soutenues par la coalition.

(©AFP / (10 novembre 2018 06h33)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Y-men-la-coalition-demande-la-fin-des-ravitaillements-en-vol-am-ricains/970153.rom

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Crash d’un avion de Lion Air (sur liste noire jusqu’en 2016) au large de Sumatra, 189 disparus

Crash d’un avion de Lion Air (sur liste noire jusqu’en 2016) au large de Sumatra, 189 disparus

Par latribune.fr  |   |  835  mots
Pour mémoire, la Commission européenne avait retiré, le 16 juin 2016, l'indonésienne Lion Air de sa liste noire des compagnies aériennes.
Pour mémoire, la Commission européenne avait retiré, le 16 juin 2016, l’indonésienne Lion Air de sa « liste noire » des compagnies aériennes. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le contact a été perdu avec l’appareil, un tout récent Boeing 737 MAX, treize minutes après le décollage, selon l’agence indonésienne de recherche et de sauvetage. Le vol JT610 transportait 189 passagers dont on ne sait encore combien de survivants. La compagnie indonésienne avait été retirée de la liste noire par la Commission européenne le 16 juin 2016.

[Article publié lundi 29.10.2018 à 8h43, mis à jour à 9:30]

Les autorités indonésiennes ont annoncé lundi qu’un avion de la compagnie Lion Air qui faisait la liaison entre Djakarta et la ville de Pangkal Pinang au large de l’île de Sumatra, s’était abîmé en mer. Le ministère des Transports a annoncé que 189 personnes, dont l’équipage, se trouvaient à bord de l’avion.

Les pilotes avaient demandé à revenir à l’aéroport

Le contact a été perdu avec l’appareil, un Boeing 737 MAX, treize minutes après le décollage, selon l’agence indonésienne de recherche et de sauvetage.

L’appareil de la compagnie indonésienne, un Boeing 737 MAX entré en service il y a seulement quelques mois, avait demandé à revenir à l’aéroport de la capitale peu avant que le contact ne soit rompu avec le contrôle aérien vers 06H30 (23H30 GMT dimanche). L’avion était à destination de Pangkal Pinang, une ville de l’île de Bangka, au large de Sumatra.

Le Boeing 737 venait d’être réparé

Et selon une déclaration faite par le PDG de la compagnie aérienne indonésienne, Edward Sirait, à l’agence de presse AFP ce matin, le Boeing 737 de Lion Air qui s’est abîmé lundi matin au large de  l’Indonésie avec 189 personnes à bord avait subi récemment des réparations suite à un problème technique.

L’appareil « a été réparé à Denpasar », sur l’île de Bali, « puis a volé vers Jakarta ». « Les techniciens à Jakarta ont reçu des notes et ont fait une autre réparation avant qu’il ne reparte vers  Pangkal Pinai », la destination qu’il devait rejoindre lundi, a précisé le responsable interrogé par l’AFP, tout en expliquant qu’il s’agissait « d’une procédure normale ».

L’épave retrouvée

Un responsable de la compagnie pétrolière Petromina a déclaré que des débris, notamment des sièges de l’avion, avaient été découverts près d’une installation offshore située dans la mer de Java.

L’épave de l’avion a été retrouvée près du lieu où il avait cessé d’émettre, a déclaré le directeur de l’agence indonésienne de recherche et de sauvetage.

« Nous ne savons pas s’il y a des survivants (…) Nous espérons, nous prions, mais nous ne pouvons pas confirmer », a dit Muhmmad Syaugi.

Le directeur général de Lion Air Group, Edward Sirait, a dit à Reuters qu’il réunissait informations et données et qu’il donnerait une conférence de presse plus tard ce lundi.

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[ Ce 29 octobre 2018, après le crash du vol JT610 de Lion Air, qui s’est écrasé ce matin en mer de Sumatra, l’équipe de secours dispose sur un quai du port Tanjung Priok à Jakarta, les premiers débris de l’épave en cours de récupération, ici un morceau de carlingue où apparaît une partie du logo de la compagnie aérienne. Crédit: Reuters.]

Une compagnie retirée de la liste noire en juin 2016

Pour mémoire, la Commission européenne avait retiré, le 16 juin 2016, l’indonésienne Lion Air ainsi que plusieurs autres compagnies aériennes, lors de la mise à jour périodique de sa « liste noire » – autrement dit, de sa « liste des transporteurs aériens qui ne respectent pas les normes internationales de sécurité et font donc l’objet d’une interdiction ou de restrictions d’exploitation dans l’Union européenne ».

« Cette liste vise à garantir le plus haut niveau de sécurité aérienne pour les citoyens européens, ce qui est une priorité absolue de la stratégie de l’aviation adoptée en décembre 2015″, dixit le communiqué de la Commission.

Lors de la mise à jour effectuée le 16 juin 2016 par la Commission, toutes les compagnies aériennes certifiées en Zambie étaient retirées de la liste ainsi qu’Air Madagascar et trois compagnies aériennes certifiées en Indonésie (Citilink, Lion Air et Batik Air). En outre, Iran Air avait reçu l’autorisation d’exploiter à nouveau la plupart de ses aéronefs dans l’Union européenne.

Ce qui inquiète, c’est que lors de la dernière mise à jour de la liste noire, intervenue en juin de cette année 2018, toutes les compagnies indonésiennes ont été retirées de la liste noire, eu égard aux progrès accomplis, expliquait la Commission dans son dernier communiqué.

« La Commission européenne a retiré aujourd’hui [le 14 juin 2018, Ndlr] tous les transporteurs aériens indonésiens de la liste des compagnies aériennes interdites dans l’UE. »

>> Lire  le communiqué complet (en français) du 14 juin 2018

>> Lire aussi cet article de juin 2015:

Lire aussi : La low cost indonésienne Lion Air reste sur la liste noire de l’Europe

(Avec Reuters et AFP)

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/crash-d-un-avion-de-lion-air-sur-liste-noire-jusquen-2016-au-large-de-sumatra-189-disparus-795660.html#xtor=EPR-2-%5Bl-actu-du-jour%5D-201810293.

Ségolène Royal a « imposé une double punition aux Français » avec l’écotaxe (Poirson)

Ségolène Royal a « imposé une double punition aux Français » avec l’écotaxe (Poirson)

Paris – Ségolène Royal a « imposé une double punition aux Français » avec l’écotaxe, a déclaré jeudi Brune Poirson la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire.

L’écotaxe poids lourds, qui avait été abandonnée par Mme Royal en 2014 face à la protestation des « bonnets rouges », « était une double punition pour le portefeuille des Français (…) et pour la planète », a lancé Brune Poirson sur Sud Radio.

« Elle a supprimé sur un coup de tête l’écotaxe. (…) Et aujourd’hui, il faut qu’on réinvente un dispositif », a poursuivi la secrétaire d’État. « La transition écologique demande des décisions courageuses, de la cohérence et de la globalité ».

Mme Royal a dénoncé lundi la hausse des taxes sur le carburant, estimant que le ministre de l’Économie Bruno Le Maire cherchait à « justifier un matraquage fiscal par l’écologie ».

La ministre de l’Environnement sous le quinquennat de François Hollande a aussi jugé que le ministre de l’Économie avait « cassé tous les leviers positifs de l’écologie positive », citant les « 10.000 euros pour l’achat de la voiture électrique » et « le crédit d’impôt transition énergétique ».

Bruno Le Maire lui a reproché en retour d’être « malhonnête par rapport à ses engagements passés ».

Jeudi sur Sud Radio, Brune Poirson a admis que le gouvernement devait faire preuve de « pédagogie » pour défendre son projet de budget, qui comprend une hausse du prix du diesel.

« Je ne nie pas le fait que ce soit difficile pour certains Français. Mais on a tout un dispositif d’aides pour les accompagner dans la transition écologique », comme la prime à la conversion des véhicules ou le chèque énergie, qui doit augmenter en 2019, a souligné Brune Poirson.

(©AFP / 25 octobre 2018 08h08)

https://www.romandie.com/news/S-gol-ne-Royal-a-impos-une-double-punition-aux-Fran-ais-avec-l-cotaxe-Poirson/965283.rom

Les automobilistes pris au piège du diesel

Les automobilistes pris au piège du diesel

Paris – Face à la flambée des prix du gazole, les propriétaires de voitures diesel se sentent pris au piège, le revirement des politiques publiques ayant provoqué une chute du prix de leur véhicule.

Pour les diésélistes, « c’est la double peine », constate Flavien Neuvy, directeur de l’Observatoire Cetelem de l’Automobile. « Ils subissent à la fois les prix du carburant qui augmentent et une valeur résiduelle de leur voiture qui baisse fortement parce que le marché des véhicules diesel d’occasion s’effondre ».

Les prix du gazole ont quasiment rejoint à la pompe ceux de l’essence, sous l’effet d’une hausse des taxes visant à mettre fin à l’avantage fiscal dont ce carburant bénéficiait jusqu’ici. Du coup, ces véhicules perdent leur intérêt et leur attrait, d’autant plus qu’ils sont perçus comme ayant peu d’avenir.

« A Paris, on sait que les diesels seront interdits en 2024. Il y a beaucoup d’inquiétudes », estime Guillaume Paoli, co-fondateur et dirigeant d’Aramis Auto, spécialiste de la vente d’automobiles en ligne. D’après une étude commandée par l’entreprise, « 40% des possesseurs de diesel ont prévu de changer de comportement, soit en gardant leur voiture jusqu’au bout, soit en essayant de la revendre au plus vite ».

Mais en cas de revente, il risque d’y avoir de la déception. Sur les voitures urbaines diesel, « les prix sont clairement en baisse, parfois de 10 à 15% », prévient M. Paoli. La baisse est moins perceptible pour les gros véhicules, mais dans tous les cas « les délais de revente sont un peu plus longs ».

Il souligne que le marché de l’occasion est complètement déséquilibré. « Les voitures d’occasion d’aujourd’hui, ce sont les voitures neuves d’il y a quatre ans. Or, il y a 4 ans, on vendait 70% de diesel. Aujourd’hui, quand je regarde les requêtes sur le site Aramis, seules 30 à 35% portent sur du diesel ».

Sur le marché du neuf, la part du diesel est aussi tombée sous la barre des 40% en septembre, contre 73% en 2012.

« Il y a un problème d’offre et de demande. Les gens veulent plus d’essence et on n’a pas forcément autant d’essence à leur proposer », poursuit Guillaume Paoli.

– Inversion de politique –

Les baisses de prix des voitures d’occasion diesel « sont significatives depuis le début de l’année », confirme le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA), qui représente notamment les concessionnaires. Interrogé par l’AFP, il n’était pas en mesure de chiffrer le phénomène.

Outre le coût pour les particuliers, le CNPA prévoit une ardoise « en milliards d’euros » pour les concessionnaires, qui doivent gérer les retours de millions de véhicules diesel sur plusieurs années, au terme des contrats de location (LOA) de leurs clients. Les concessionnaires se retrouvent d’ores et déjà avec un parc de voitures dont la valeur est dépréciée.

« Les pouvoirs publics ne prennent jamais en compte le parc existant de véhicules », alerte le CNPA, qui l’estime à 42 millions de voitures, dont les deux tiers en diesel.

Les Français étaient incités par le gouvernement, jusqu’à il y a encore cinq ans, à privilégier le diesel au nom de la lutte contre le réchauffement climatique, rappelle Flavien Neuvy.

Ces motorisations consomment environ 10% de carburant en moins et émettent donc moins de CO2. Mais leur bilan moins favorable en matière d’émissions d’oxydes d’azote, des gaz nocifs pour la santé, a incité le gouvernement à inverser totalement sa politique depuis la loi sur la transition écologique votée en 2014.

Le dieselgate, avec ses révélations sur les tricheries de Volkswagen et la sous-estimation systématique des émissions nocives lors des tests d’homologation, a porté le coup de grâce à cette technologie.

Chez les consommateurs, « il y a du mécontentement, l’impact est fort sur le pouvoir d’achat, mais il y a aussi des conséquences industrielles », avec des milliers d’emplois menacés chez des équipementiers spécialistes des motorisations diesel, souligne cet expert. « Cela fait des chocs invraisemblables » à gérer pour une industrie automobile qui doit consentir de lourds investissements et a besoin avant tout de visibilité.

aro/ef/spi

VOLKSWAGEN

(©AFP / 18 octobre 2018 11h20)

Tempête russo-ukrainienne sur la mer d’Azov

Tempête russo-ukrainienne sur la mer d’Azov

Dominant une mer étincelante sous le soleil de plomb, les grues du port ukrainien de Marioupol restent immobiles: son activité se trouve en grande partie paralysée en raison de ce que Kiev dénonce comme un blocus russe de la mer d’Azov.

Cette petite mer se trouve dans une zone sous haute tension, entre la péninsule ukrainienne de Crimée annexée par la Russie en 2014 et l’est de l’Ukraine, théâtre d’une guerre avec les séparatistes prorusses.

Une nouvelle crise s’amplifie, Kiev et les Occidentaux accusant la Russie d' »entraver » délibérément la navigation des navires commerciaux via le détroit de Kertch, seule voie maritime vers la mer d’Azov.

« Je n’ai rien vu de pareil depuis que j’ai commencé à travailler ici » il y a 23 ans, soupire Serguiï Kostyrko, un docker, montrant le principal quai de Marioupol, vide. « Les cargos sont devenus trop rares dans notre port ».

L’Ukraine critique une tentative de Moscou d’étouffer ses ports, cruciaux pour les exportations de sa production métallurgique, voire de préparer une offensive contre Marioupol, dernière grande ville sous contrôle de Kiev dans l’est.

Moscou cherche à « bloquer les ports ukrainiens de la mer d’Azov, faire monter la tension et – on ne peut pas l’exclure – lancer une offensive militaire sur Marioupol », a lancé en juillet le président Petro Porochenko.

– Quais vides –

Fin août, Washington a dénoncé un « harcèlement du transport international » affectant des « centaines de navires commerciaux ». Début septembre, la représentation de l’UE en Ukraine a elle aussi accusé Moscou d' »entraver et retarder le passage » des cargos.

Moscou renvoie la responsabilité à Kiev, sa porte-parole Maria Zakharova assurant que « les contrôles effectués par la Russie visent exclusivement à assurer sa sécurité »: « Nous avons vu en pratique ce dont sont capables les éléments radicaux ukrainiens ».

Les difficultés sont apparues avec la construction par Moscou d’un très controversé pont de 19 kilomètres dans le détroit de Kertch reliant la Crimée annexée à la Russie.

L’installation de ses arches en 2017 a d’ores et déjà « coupé la voie à une partie des navires, trop grands pour passer en-dessous », a déclaré à l’AFP Oleksandre Oliïnyk, directeur du port de Marioupol.

Cette année, les garde-frontière russes ont commencé à retenir des bateaux, officiellement pour des contrôles.

« Les contrôles prennent trois ou quatre heures, mais l’attente peut prendre cinq jours » contre « un maximum de dix heures » auparavant, déplore M. Oliïnyk.

Et ces retards infligent des pertes importantes aux armateurs et aux ports, qui perdent leurs clients. Chaque jour d’attente d’un cargo coûte « de 5.000 à 15.000 dollars » à ses propriétaires, dit M. Oliïnyk. « Un jour, les armateurs finiront par nous dire: basta, cela ne nous intéresse plus! »

Sur les sept premiers mois de l’année, les recettes des ports de Marioupol et Berdiansk ont chuté presque d’un quart par rapport à la même période en 2017, selon des médias.

– Présence militaire –

La tension monte y compris sur le plan militaire dans les eaux peu profondes de la mer d’Azov qui baignent le sud du Donbass, région ukrainienne où le conflit armé avec les séparatistes prorusse a fait plus de 10.000 morts en quatre ans.

Kiev et l’Occident accusent la Russie de soutenir militairement les séparatistes, ce qu’elle dément, malgré de nombreuses preuves du contraire.

Rien qu’en mai, Moscou a transféré cinq de ses navires militaires de la Caspienne vers la mer d’Azov, se « donnant une nouvelle capacité d’attaque », selon une publication du centre d’analyse Jamestown Foundation le même mois.

En juillet, Kiev a affirmé qu’une quarantaine de vedettes de combat russes se trouvaient déjà en mer d’Azov.

« La présence de forces armées russes est devenue provocatrice et agressive », a déclaré récemment à Kiev l’envoyé spécial américain Kurt Volker.

En réponse, l’Ukraine a transporté par terre en septembre deux navettes blindées d’artillerie dans le port de Berdiansk et, selon son ambassadeur aux Etats-Unis, négocie avec Washington l’obtention de deux embarcations de patrouille de classe Island.

Dimanche, deux navires ukrainiens sont entrés dans la mer d’Azov par le détroit de Kerch vers Berdiansk, port censé devenir, selon le président Porochenko, « une nouvelle base des forces navales ukrainiennes ».

(©AFP / (26 septembre 2018 12h19)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Temp-te-russo-ukrainienne-sur-la-mer-d-Azov_RP/956940.rom

Dernières minutes du vol MH370 disparu: une vrille mortelle dans l’océan?

Un avion tombe dans l'eau (image d'illustration)

Dernières minutes du vol MH370 disparu: une vrille mortelle dans l’océan?

© Photo. asergeev.com
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Les pilotes du Boeing 777 malaisien, qui a disparu des radars en mars 2014, auraient perdu le contrôle de l’appareil après l’arrêt des deux moteurs, avant que l’avion ne chute dans l’océan, d’après les auteurs d’un documentaire télévisé de National Geographic qui ont reconstitué les dernières minutes du vol.

Le Boeing effectuant le vol MH370 le 8 mars 2014 a certainement manqué de carburant et est descendu en vrille dans l’océan Indien après avoir volé pendant six heures dans la mauvaise direction, affirment les auteurs d’un épisode de la série documentaire Drain the Oceans de National Geographic, qui ont essayé de reconstituer les derniers instants de ce vol tragique.

​Après avoir disparu des écrans radar, l’avion a continué à échanger des signaux avec un satellite Inmarsat au-dessus de l’océan Indien. Les signaux se sont produits une fois par heure et les experts ont pu les utiliser pour calculer la direction de déplacement. Ils ont établi qu’après sa trajectoire initiale vers le nord-ouest, le MH370 a tourné vers le sud et a volé encore six heures.

Supposant que l’avion malaisien était à court de carburant, les auteurs du film ont simulé ce qui se passe à bord d’un Boeing 777 dans ces circonstances.Selon les ingénieurs de Boeing cités dans le documentaire, le moteur droit se serait arrêté le premier, poussant le pilote automatique à basculer l’avion vers la gauche pour compenser. Mais le moteur gauche aurait lui aussi capitulé deux minutes plus tard.

Sans alimentation, le pilote automatique s’est arrêté, laissant le MH370 dans une «longue descente en spirale», d’après Drain the Oceans.

​L’équipe d’enquête officielle de l’épisode a collaboré avec la société australienne Electric Pictures, basée à Perth, et le Bureau australien de la sécurité des transports, précise le site australien News.com.au.

La disparition du Boeing 777-200 de la compagnie aérienne Malaysia Airlines reliant Kuala Lumpur à Pékin (vol MH370) dans la nuit du 7 au 8 mars 2014, est l’un des plus grands mystères de l’histoire de l’aviation. L’épave de l’avion n’a jamais été localisée. En 2015 et 2016, des débris provenant du vol MH370 ont été découverts sur les côtes de La Réunion, ainsi qu’en Tanzanie et au Mozambique. En janvier 2015, les 227 passagers et les 12 membres d’équipage se trouvant à bord ont été déclarés morts.Parmi les passagers de l’avion, il y avait quatre Français: Laurence Wattrelos, 51 ans, sa plus jeune fille Ambre de 13 ans et son fils Hadrien de 17 ans, accompagné de sa petite amie franco-chinoise, Yan Zhao, 17 ans.

Aucune enquête n’a permis de lever le mystère de cette disparition, pas même celle du FBI qui avait proposé son aide.

Dossier:
Boeing malaisien disparu (31)

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Ce point d’étranglement vital pour le pétrole et le gaz pourrait être en danger

Ce point d’étranglement vital pour le pétrole et le gaz pourrait être en danger


Par Tim Daiss – Le 21 août 2018 – Source Oil Price

SCS
Pékin prend à partie un rapport du Pentagone, « Développements militaire et securitaire impliquant la République populaire de Chine en 2018 », publié jeudi dernier sur les activités militaires de la Chine.

Le rapport annuel publié par le Pentagone et présenté au Congrès met en évidence la capacité navale chinoise croissante, tout en soulignant la réduction de l’écart entre les forces maritimes chinoises et la marine américaine, ainsi que l’activité navale accrue de la Chine dans l’océan Pacifique occidental. Le rapport indique que la Marine de l’armée populaire de libération de la Chine (APL) a des ambitions mondiales bien au-delà des périmètres traditionnels de ses systèmes de défense terrestre, une affirmation que Pékin a toujours habilement minimisée.
« L’APL continue de se développer pour devenir une force mondiale, étendant progressivement sa portée opérationnelle au-delà de l’Asie de l’Est et de l’Indo-Pacifique pour étendre durablement ses capacités à opérer à des distances de plus en plus longues », selon le rapport du Pentagone, les dernières plates-formes navales de l’APL permettent des opérations de combat au-delà de la portée des défenses terrestres de la Chine. »

« Le porte-avions de la Chine et ceux planifiés, une fois opérationnels, étendront la couverture de défense aérienne au-delà de la portée des systèmes de missiles côtiers et navals, et permettront aux groupes opérationnels d’opérer sur des distances de plus en plus longues », peut-on lire dans le rapport. Il ajoute que les bombardiers chinois sont également susceptibles de s’entraîner en vue de « frappes » sur des cibles américaines. Les experts sont d’accord, affirmant que des décennies d’investissements accrus dans les nouvelles technologies par les militaires chinois signifient que la Chine aura bientôt la capacité de frapper par voie aérienne les installations militaires américaines dans le Pacifique.

« De plus, l’APL dispose maintenant d’une force importante de navires de ravitaillement logistique de grande capacité pour soutenir les déploiements à longue distance et de longue durée, y compris deux nouveaux portes-avions. L’expansion des opérations navales au-delà de la région limitrophe de la Chine facilitera également l’utilisation de la force militaire à des fins autres que la guerre. La Chine continue de tirer les leçons de l’exploitation de son premier porte-avions, le Liaoning », a dit le Pentagone.

Le rapport ajoute que la Chine a augmenté ses dépenses militaires à environ 190 milliards de dollars par an dans le cadre d’un vaste programme de modernisation.

La Chine réfute le rapport

Pékin, ce qui n’est pas surprenant, réfute le rapport du Pentagone. Lundi, la version anglaise du China Daily a déclaré que la Chine a exprimé une « forte opposition » au rapport, affirmant qu’il interprète mal les intentions stratégiques de la Chine et « hypothèque d’une soi-disant menace militaire chinoise ».

« La publication de ces rapports année après année a nui à la confiance mutuelle, et nous demandons aux États-Unis d’abandonner la mentalité de la guerre froide et d’adopter une attitude objective et rationnelle envers la défense et les développements militaires de la Chine », a déclaré le colonel Wu Qian, porte-parole du ministère de la Défense nationale de la Chine, dans une déclaration vendredi.

Puis, dans une déclaration qui a certainement mis Taïwan et d’autres pays asiatiques sur le fil du rasoir, eux qui sont engagés dans une lutte permanente avec la Chine dans la mer de Chine du Sud, Wu a ajouté que la Chine a fermement pris le chemin du développement pacifique et reste un contributeur clair à la paix mondiale et à l’ordre international. Il a ajouté que les militaires chinois ont assumé d’importantes responsabilités internationales en matière de maintien de la paix et de secours en cas de catastrophe, ce qui leur a valu les éloges de la communauté internationale.

Néanmoins, le rapport du Pentagone soulève une question : si le développement de Pékin en mer de Chine méridionale reste incontrôlé, pourrait-il fermer ou, à tout le moins, menacer sérieusement les voies de navigation de la mer de Chine méridionale à l’avenir ?

Goulot d’étranglement essentiel pour le pétrole et le gaz

La question prend d’autant plus d’importance que la mer de Chine méridionale est l’un des plus importants goulots d’étranglement du pétrole et du gaz naturel dans le monde. Selon les estimations de l’EIA, agence à l’Énergie des États-Unis, environ un tiers du pétrole brut mondial et environ 40 % du gaz naturel liquéfié (GNL), soit près de 5 tcf, traversent chaque année la mer de Chine méridionale.

Environ deux tiers des approvisionnements en pétrole et en GNL de la Corée du Sud, près de 60 % des approvisionnements énergétiques du Japon et de Taïwan, et 80 % des importations de pétrole brut de la Chine passent par la mer de Chine du Sud chaque année. Cependant, contrairement au golfe Persique où seul le pétrole et le gaz sont transportés, des milliards de dollars de produits finis et non finis passent également par la mer de Chine méridionale dans l’autre sens.

La mer de Chine méridionale recèle également de vastes réserves potentielles de gaz naturel et, dans une moindre mesure, du pétrole brut… Une estimation chinoise plus ancienne situe les ressources pétrolières potentielles en mer de Chine méridionale à 213 milliards de barils de pétrole, bien que cette estimation semble extrêmement élevée. D’autres rapports donnent des chiffres plus bas, mais l’agressivité de Pékin en mer de Chine méridionale est alimentée à la fois par son sens renouvelé du nationalisme et par les réserves potentielles de pétrole et de gaz sous cette masse d’eau troublée.

Alors que la plupart considèrent l’impact géopolitique et le rôle sur les marchés pétroliers mondiaux de l’Iran qui pourrait essayer de fermer le détroit d’Ormuz, peu ont considéré ce qui pourrait arriver si la Chine essayait de restreindre le transport maritime dans la mer de Chine du Sud.

Cependant, bien qu’il existe plusieurs voies de transit ou lignes maritimes importantes qui offrent une entrée dans la mer de Chine méridionale (y compris le détroit de la Sonde et le détroit de Lombok), le détroit de Malacca est de loin le plus utilisé pour transporter du pétrole, du gaz et d’autres marchandises vers le Japon, Taïwan et la Corée du Sud.

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Le détroit de Malacca est le passage le plus court et donc le plus économique entre l’océan Pacifique et l’océan Indien. Le détroit de Malacca fait environ 550 milles de long (700 km), alors qu’à son point le plus étroit dans le chenal Phillips du détroit de Singapour, le détroit de Malacca ne fait que 1,7 mille (2,7 km) de large.

Comme la Chine continue de construire sur ses récifs, îlots et formations récupérés dans la mer de Chine méridionale et de placer des moyens militaires sur ces nouvelles formations, y compris des pistes d’atterrissage de bombardiers, des silos de missiles, des installations radar, des casernements et des moyens navals, elle pourra, avec le temps, menacer de plus en plus de fermer une grande partie de la mer de Chine méridionale, ou du moins représenter une menace mortelle pour la navigation et les avions qui traversent cette masse d’eau.

La Chine a déjà mis en place une zone controversée d’identification de défense aérienne (ADIZ) couvrant la majeure partie de la mer de Chine orientale, près du Japon et de la Corée du Sud, et pourrait faire de même dans la mer de Chine méridionale à l’avenir.

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La Chine n’a pas non plus caché le fait que les îles artificielles qu’elle a construites à partir de récifs et d’atolls stratégiquement situés dans la mer de Chine méridionale seront utilisées comme « porte-avions insubmersibles ». De plus, comme l’Iran, la Chine menacerait probablement de prendre des mesures pour faire pression contre l’activité navale des États-Unis et les exercices militaires que Washington mène avec ses alliés (Philippines, Japon, Australie, Inde et autres) dans la région, ainsi que pour projeter sa puissance contre ses petits voisins de l’ANASE, en particulier le Vietnam et les Philippines.

Nier cette possibilité reviendrait à ignorer l’agressivité de la Chine dans la mer de Chine du Sud au cours des dernières années, en particulier depuis que Xi Jinping a pris ses fonctions en 2013. Après avoir été réélu plus tôt cette année pour un deuxième mandat de cinq ans avec la perspective de rester leader à vie, Xi a déclaré que la Chine ne concédera pas « un seul pouce de terre » et gardera son territoire souverain, qui comprend ses revendications contestées de la mer de Chine du Sud.

Tim Daiss

Traduit par Hervé, relu par Cat, vérifié par Diane pour le Saker Francophone

 

De la Baltique à la mer Noire, Poutine au secours des pays maltraités par les États-Unis

De la Baltique à la mer Noire, Poutine au secours des pays maltraités par les États-Unis


Pas étonnant qu’un grand sommet réunissant l’Allemagne, la Russie, la France et la Turquie – notez les oubliés – soit peut-être prochainement en vue 



Pepe EscobarPar Pepe Escobar – Le 24 août 2018 – Source Russia Insider

Lorsque le président russe Vladimir Poutine, revenu de sa tournée de star au mariage de la Première ministre autrichienne Karin Kneissl, s’est présenté samedi après-midi au Palais Meseberg, au nord de Berlin, pour une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel, cela a été une sorte de surprise. La réunion n’avait été annoncée que quelques jours auparavant.

Ils ont parlé pendant trois heures autour d’une carte aux menus variés : l’accord nucléaire iranien, l’impasse sans fin en Ukraine, l’aspect humanitaire en Syrie, le pipeline Nord Stream 2.

Angela Merkel ne fait pas partie du supergroupe Les Sanctionnés – donc elle n’est pas dans la même catégorie musicale que les multi-instrumentalistes Poutine, Xi, Rouhani et Erdogan. Elle n’a été que taxée par l’acte du soliste Trump, mais pas sanctionnée. Elle n’est pas Suzi Quatro, sans parler de Joan Jett, bien qu’elle puisse s’amuser à fredonner en se baladant,  « je me déteste/de t’aimer », quand elle est face à Poutine. Elle ressemble plus à une doublure de la chanteuse représentant l’Estonie au concours de l’Eurovision.

Il n’est donc pas surprenant que, lorsque la véritable surprise est apparue à Meseberg, cela ressemblait vaguement à un remix du concours de l’Eurovision.

Comme l’a confirmé Asia Times par des sources diplomatiques, un sommet avec l’Allemagne, la Russie, la France et la Turquie est en cours. Appelez cela une Eurovision élargie – avec la Turquie incluse en raison de son adhésion – chancelante – à l’OTAN.

Ostensiblement, le sommet concernerait la Syrie – selon le Kremlin. Mais ça ne suffit pas à convaincre, car la Syrie est déjà traitée en détail à Astana par la Russie, l’Iran et la Turquie.

Pourtant, lorsque les groupes Les Sanctionnés et Les Taxés se partagent la scène, ils incarnent un défi au soliste Trump. L’idée de grouper ces têtes d’affiche exceptionnelles est venue du membre leader de Led Zeppelin, Robert Plant, transfiguré en la personne d’Erdogan, avec même une date pour le concert – le 7 septembre. Une Merkel toujours prudente a admis, a minima, que le sommet « pourrait avoir du sens – il doit être bien préparé, donc il n’y a pas encore de date. »

Le fait est que les sherpas multinationaux y travaillent déjà. Parallèlement, les ministres des finances de la Turquie et de la France ont non seulement accepté de faire face aux sanctions imposées à la Turquie, mais ont également proposé une coopération économique bilatérale accrue. Le Roi Soleil Macron meurt d’envie de se voir intronisé vedette du groupe Les Taxés avec un disque de platine.

Je stream, tu streams, nous Nord-Streamons tous

Du point de vue de la Russie, le jeu très complexe va bien au-delà d’un nouveau concours de l’Eurovision. Il s’agit de la bataille géopolitique pour l’intermarium – entre la Baltique et la mer Noire.

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Poutine a tenu à souligner que le Nord Stream 2 est un « projet purement économique » de 9,5 milliards d’euros (10,8 milliards de dollars), ce qui ne signifie pas nécessairement que le transit de gaz à travers l’Ukraine sera interrompu : « Je connais la position de la chancelière fédérale. Tout ce qui compte pour nous, c’est que ce transit soit économiquement réalisable … et qu’il ait un sens économique. »

Gazprom – partenaire du Nord Stream 2 avec d’autres géants de l’énergie de l’Europe occidentale – avait déjà conclu en 2015 qu’un transit en Ukraine n’avait aucune valeur économique. Mais Merkel, après avoir tant investi dans le scénario Maïdan, reste de marbre : même après la mise en ligne du Nord Stream 2, elle insiste sur le fait que l’Ukraine « devrait jouer son rôle dans le transit du gaz vers l’Europe ».

Poutine est toujours obligé de faire preuve d’une patience digne de Lao Tzeu pour expliquer, une fois de plus, la charade de l’Ukraine : « Dans le contexte du règlement de la crise ukrainienne, qui, malheureusement, ne progresse pas du tout, nous sommes enclins à souligner l’absence d’alternative à la mise en œuvre des accords de Minsk, à noter notre intérêt à travailler dans le cadre du format Normandie et du groupe de contact, notre volonté de continuer à coopérer avec la mission spéciale de surveillance des Nations Unies. »

Kiev sabote les accords de Minsk sans arrêt – et c’est pourquoi il n’y a pas de cessez-le-feu stable, comme le reconnaît même Mme Merkel.

Donc, Poutine a dû revenir à l’évidence : Nord Stream 2 « permettra d’améliorer le système de transport de gaz européen, de diversifier les voies d’approvisionnement et de minimiser les risques de transit et, surtout, de répondre à la demande énergétique croissante de l’Europe. »

Le Nord Stream 2 – depuis la Russie le long du fond de la mer Baltique jusqu’aux côtes allemandes – devrait être prêt à la fin de 2019. Le nouveau gazoduc double la capacité du Nord Stream et suit le même itinéraire. Selon un récent sondage, le Nord Stream 2 a été approuvé par 66% des Allemands. Ainsi, le rêve du soliste Trump, qui veut que les Européens achètent de « grandes quantités » de gaz naturel liquéfié (GNL) fabriqué aux États-Unis, ressemble maintenant autant à un mirage qu’à une résurrection des Pink Floyd.

Je vois une mer et je veux qu’elle soit peinte en noir

La question du Nord Stream 2 prouve que Poutine et Merkel sont largement d’accord sur la géo-économie en mer Baltique. Ils sont aussi d’accord pour préserver le JCPOA, également connu sous le nom d’accord nucléaire iranien. Et pourtant, Merkel ajoute une condition qui vient directement de Washington : l’Allemagne « suit les activités de l’Iran avec inquiétude, que ce soit le programme de missiles ou la situation en Syrie. » Vous pouvez amener la fille à refuser des taxes exceptionnelles, mais vous ne pouvez pas éradiquer l’exceptionnalisme de la fille.

La vision préférée de la Syrie quand Les Sanctionnés rencontrent Les Taxés est maintenant humanitaire, ce qui est nettement moins contentieux que creuser pour savoir qui a réellement gagné la guerre, pourquoi et comment.

Poutine a souligné qu’il y a des millions de réfugiés syriens en Jordanie, au Liban et en Turquie, et qu’ils sont « potentiellement un énorme fardeau » pour l’Europe : « C’est pourquoi nous devons tout faire pour que ces gens rentrent chez eux » et restaurer les « services de base » tels que les soins de santé ou l’approvisionnement en eau. Et « Je pense que tout le monde s’intéresse à cela, y compris l’Europe », reconnaît Mme Merkel.

Et puis il y a la superstar du groupe Les Sanctionnés, Erdogan et ses coups de sang imprévisibles : « [Je suis] Le marteau des dieux/Nous allons conduire nos navires vers des terres nouvelles/Combattre la horde, chanter et crier/Paradis, me voilà ! ».

Le renflouement de la Turquie par le FMI ne se produira tout simplement pas. Erdogan ne peut pas le vendre à son public local. Les options à l’horizon s’appellent le Qatar – des investissements de 15 milliards de dollars déjà engagés – et la Chine – prête à renforcer la connexion de la Turquie à l’Initiative des nouvelles routes de la soie (BRI).

Pendant l’administration Obama, la guerre froide 2.0 a été lancée contre la Russie en transportant l’ancien rideau de fer à travers l’intermarium, de la Baltique à la mer Noire. L’Ukraine antirusse post-Maïdan, qui borde la mer Noire, constitue un élément central de la stratégie.

Or, la Turquie fournit à Moscou l’ouverture parfaite pour briser l’échiquier géopolitique et détruire l’offensive concertée – qui comprend des éléments essentiels, depuis l’impitoyable extension de l’OTAN jusqu’aux sanctions d’une guerre économique déchaînée.

Ce qui se passe en Turquie a des effets sur un groupe de banques européennes exposées à la dette d’Ankara et à une contagion possible aux marchés émergents. Le cœur de l’action concerne la mer Noire.

Le rôle principal d’un Kiev anti-russe est de briser l’expansion de l’Union économique eurasiatique (UEE). Le rôle principal de la Turquie au sein de l’OTAN est de briser l’intégration de l’Eurasie dans son ensemble, en particulier le croisement complexe entre BRI (Initiative des routes de la soie), l’EAEU et l’OCS (Organisation de coopération de Shanghai).

La catastrophe « des rebelles modérés » en Syrie a contrecarré le plan de Washington de contenir la Russie hors de la Méditerranée orientale. La Crimée revenant en Russie a contrecarré la stratégie de Washington visant à contrôler la mer Noire. Même la doublure de la chanteuse estonienne de l’Eurovision, Merkel, commence à avoir un aperçu des complexités inhérentes au front unifié Syrie-Ukraine.

Tout le mystère du groupe Les Sanctionnés se développera autour du thème de sa capacité à jouer sa propre partition, en tant que super groupe, et comment. Le mouvement d’échec ultime du multi-instrumentaliste russe pourrait être de rendre la Turquie au minimum indifférente à l’OTAN – et d’instaurer en Mer Noire une cohabitation russo-turque. Paint it Black, entendez-vous l’écho des Rolling Stones  aux abords du Kremlin ?

Pepe Escobar

Traduit par jj, relu par Cat, vérifié par Diane pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/de-la-baltique-a-la-mer-noire-poutine-au-secours-des-pays-maltraites-par-les-etats-unis

 

Lancement d’un vol direct entre Canton et Israël

Lancement d’un vol direct entre Canton et Israël

© Chine Nouvelle (Xinhua)Xinhua, le 02/08/2018 21:23

Une nouvelle ligne aérienne a été lancée jeudi entre la ville de Guangzhou, dans la province chinoise du Guangdong (sud), et Tel Aviv, deuxième plus grande ville d’Israël.

Il s’agit du premier vol direct reliant Guangzhou à Israël.

Trois vols assurés par un Boeing 787 partiront chaque semaine, réduisant le trajet entre les deux villes à environ 11 heures, selon la compagnie Hainan Airlines.

La compagnie aérienne a respectivement lancé en 2016 et 2017 deux lignes reliant Tel Aviv à Beijing et à Shanghai.

Au cours des cinq premiers mois de 2018, le nombre de passagers ayant voyagé entre la Chine et Israël a atteint 80.000, en hausse de près de 100% par rapport à la même période en 2016, selon Rao Zhiteng, du département des ventes et du marketing de la compagnie aérienne. Ce nombre devrait atteindre 220.000 après l’ouverture de la nouvelle ligne.

https://chine.in/actualite/cn/lancement-vol-direct-entre-canton-israel_111886.html

DIRECT. Trafic interrompu à Montparnasse : la SNCF met en place des trajets alternatifs depuis et vers la gare d’Austerlitz et Versailles-Chantiers

DIRECT. Trafic interrompu à Montparnasse : la SNCF met en place des trajets alternatifs depuis et vers la gare d’Austerlitz et Versailles-Chantiers

Le trafic est interrompu dans les deux sens depuis 11h45, vendredi, en raison d’un « incendie sur un poste électrique » appartenant à la société RTE à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).

Des voyageurs attendent à la gare Montparnasse, le 27 juillet 2018 à Paris.
Des voyageurs attendent à la gare Montparnasse, le 27 juillet 2018 à Paris. (GERARD JULIEN / AFP)
Ce qu’il faut savoirA la veille d’un week-end de grands départs, le trafic est totalement interrompu en gare de Paris Montparnasse, vendredi 27 juillet. L’interruption, due à un « incendie sur un poste électrique », concerne l’ensemble des trains, au départ comme à l’arrivée. La SNCF, qui précise que d’importantes perturbations sont prévues jusqu’à vendredi soir, réorganise la circulation des trains depuis d’autres gares, vendredi après-midi. Suivez notre direct.

La SNCF annonce « de fortes perturbations » vendredi. « De fortes perturbations sont à prévoir jusqu’en fin de journée », au départ et à l’arrivée, annonce la SNCF sur Twitter. L’entreprise publique appelle les usagers à reporter leur voyage s’ils le peuvent.

Des trajets alternatifs depuis et vers d’autres gares. Lors d’un point presse peu avant 15 heures, Alain Krakovitch, directeur général de SNCF Transilien, a annoncé que les trains en provenance et à destination du sud-ouest de la France arriveraient et partiraient de la gare de Paris-Austerlitz. Les usagers prévoyant de se rendre en Bretagne ou dans les Pays de la Loire pourront partir de Montparnasse, a-t-il précisé. En ce qui concerne les TER et Transilien, « la gare de secours, c’est Versailles-Chantiers ».

Un incendie à l’origine de cette interruption. Cette interruption de trafic est due à « un incendie sur un poste électrique » appartenant à la société Réseau de transport d’électricité (RTE), et situé à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Sur Twitter, RTE annonce que l’incendie a été maîtrisé un peu avant 15 heures.

 Des coupures de courant dans plusieurs villes. L’incendie en cours à Issy-les-Moulineaux s’est déclenché en fin de matinée vendredi, « dans une galerie souterraine 63 000 volts dans le poste électrique d’Harcourt », a précisé RTE dans un communiqué. « L’incendie est à l’origine de coupures d’électricité à Issy-les-Moulineaux, Vanves, Malakoff et à la gare Montparnasse », a ajouté la société. Selon Enedis, quelque 16 000 personnes étaient encore privées d’électricité en début d’après-midi vendredi.

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/sncf/hauts-de-seine-un-impressionnant-incendie-s-est-declenche-sur-un-poste-electrique-a-issy-les-moulineaux_2869611.html#xtor=EPR-51-[l-incendie-sur-un-poste-electrique-a-issy-les-moulineaux-qui-perturbe-le-trafic-a-montparnasse-est-maitrise-annoncent-les-pompiers_2869611]-20180727-[bouton]