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Retour sur l’incident naval turco-français. Une certaine volonté de provoquer ?

Méditerranée

Retour sur l’incident naval turco-français. Une certaine volonté de provoquer ?

 Nicolas Gros-VerheydeConflit libyenEmbargo contre les armesEUNAVFOR Med IriniFranceOTANSea GuardianTurquie  3 min read

(B2) L’incident du Cirkin, ce cargo turc soupçonné de trafic d’armes vers la Libye, s’est-il exactement déroulé comme les Français le disent ?

Le rapport établi par l’OTAN, examiné par le comité militaire de l’Alliance, s’avère plus nuancé, selon un témoin digne de foi. Une nuance qui n’obéit pas seulement à la nécessité de ménager deux Alliés essentiels, la Turquie et la France, mais obéit aussi à une logique des faits implacable.

Trois contrôles dans la même journée

L’affaire commence en fait avec le contrôle par la marine grecque, le Spetsai dans le cadre de l’opération de l’UE (EUNAVFOR Med Irini) (lire : Un cargo sous escorte turque soupçonné de violer l’embargo sur les armes (v3)). Elle se poursuit avec un second contrôle, fait par la marine italienne, cette fois dans le cadre de l’opération de l’OTAN Sea Guardian. Officiellement, les deux opérations ne se parlent pas entre elles. Mais leurs officiers de différentes nationalités, oui. Deux contrôles dans la même journée, c’est peu banal. C’est alors qu’intervient une troisième volonté contrôle, de la frégate française Courbet (lire : Le Cirkin n’en était pas à son coup d’essai. Un navire français illuminé au radar).

Une volonté française de provoquer

La frégate Courbet fonce sur l’objectif semble-t-il, en sachant très bien le résultat. Le résultat est, en effet, connu d’avance. Le navire marchand ayant été placé sous protection turque, il ne peut ainsi être interpelé et encore moins fouillé. C’est la règle intangible du droit de la mer (lire article à suivre) que ne peut briser un commandant de navire, fut-il sur ordre présidentiel, sauf à vouloir commettre un acte de guerre. La volonté « de provocation » française des Turcs n’est donc, semble-t-il, pas absente, selon les observateurs ‘neutres’ du dossier. Il s’agit de créer un précédent. Ce qui conforte d’une certaine façon la version turque de l’incident et explique, en partie, le silence plutôt gêné des autres Européens et Alliés.

Un pieux mensonge turc

Ceci ne doit pas faire oublier un fait passé inaperçu dans ce brouhaha politique. La réponse officielle des Turcs était que ce navire Cirkin transportait « de l’aide humanitaire » destinée à la Libye pour faire face à la crise du Covid-19. Ce qui peut être vrai… en partie. Il suffit d’avoir une cargaison de masques et de produits désinfectants. Mais avec les preuves patentes du déchargement de véhicules et d’armes à Misrata, il s’avèrera que non seulement la Turquie a violé sciemment l’embargo sur les armes vers la Libye, mais a menti frontalement à ses alliés sur la motivation de protection de ce cargo (1).

Un silence troublant

C’est là le point focal de l’histoire. Le silence des Européens, comme des autres Alliés, sur cet élément est pour le moins très troublant. Affirmer tous les matins vouloir contrôler l’embargo sur les armes vers la Libye et, au premier incident, rentrer la tête sous le sable n’est ni courageux ni lucide. Car la Turquie n’est pas seule à violer l’embargo. Des preuves existent, remontées aux Européens et aux alliés, de la violation de l’embargo par des appareils militaires et civils russes, comme émiratis.

Un feu vert tacite

Ce silence avéré, le manque de soutien au navire grec confronté en premier lieu à la marine turque est un comportement suicidaire pour la crédibilité européenne, une sorte de feu vert tacite à toutes les violations de l’embargo.

(Nicolas Gros-Verheyde)

  1. Un navire transportant de l’aide humanitaire n’a pas besoin en soi d’être protégé par trois navires militaires dans des eaux, la Méditerranée, où les risques d’attaques pirates sont nuls.

Lire :

Royal Air Maroc apporte des précisions sur les vols spéciaux pour le retour des Marocains à l’étrange

about:blankÉCONOMIE ET FINANCE

Royal Air Maroc apporte des précisions sur les vols spéciaux pour le retour des Marocains à l’étranger

LE 9 JUILLET 2020
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Faisant suite au communiqué du gouvernement marocain autorisant le déplacement par voies aérienne et maritime entre le Maroc et le reste du monde sous certaines conditions, Royal Air Maroc annonce dans un communiqué qu’elle mettra en place un nouveau programme de vols qui sera adapté aux conditions imposées par le gouvernement dans le cadre de cette opération.PUBLICITÉAds by Teads

La Compagnie Nationale tient à signaler qu’il s’agira de vols spéciaux qui seront programmés, en parfaite coordination avec les autorités marocaines concernées. Ils concerneront un nombre limité de destinations, composé en partie de routes déjà desservies par Royal Air Maroc. Aussi, le programme devrait être finalisé pour un début de commercialisation avant la fin de cette semaine, et dès lors les modalités de vente des billets seront communiquées. 

Par ailleurs, et conformément aux recommandations des pouvoirs publics et aux normes internationales, Royal Air Maroc a mis en place des mesures de sécurité sanitaire afin de garantir la santé et la sécurité de ses clients et de son personnel. A cet effet, la Compagnie Nationale tient à préciser que le port du masque est obligatoire sur l’ensemble de ses vols et que seuls les sacs à main et les sacs pour enfants et pour ordinateurs sont autorisés à bord comme bagages cabine. Royal Air Maroc rappelle également que ses services procèdent, entre autres, à la désinfection régulière des avions et de tous les espaces empruntés par les passagers depuis l’enregistrement jusqu’à l’embarquement. De même, les mesures de sécurité sanitaire sont extrêmement respectées durant l’opération d’embarquement comme le respect de la distanciation dans la zone d’embarquement, dans les bus de transfert et dans les escabeaux et les passerelles.

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LNT avec CdP

https://lnt.ma/royal-air-maroc-apporte-des-precisions-sur-les-vols-speciaux-pour-le-retour-des-marocains-a-letranger/?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Newsletter_jeudi_9_juillet_2020_alerte&utm_medium=email

(B2) Un cargo soupçonné de transporter des armes vers la Libye est surveillé de près par ….

Actu BlogMéditerranéeMissions UE (PSDC)Un cargo sous escorte turque soupçonné de violer l’embargo sur les armes Nicolas Gros-VerheydeEmbargo sur les armesEUNAVFOR Med IriniLibyeTurquie  2 min read

(B2) Un cargo soupçonné de transporter des armes vers la Libye est surveillé de près par l’opération européenne EUNAVFOR Med Irini

Le Cirkin, un navire marchand turc battant pavillon tanzanien a été détecté mercredi (10 juin), au sud-ouest de la Crète, se dirigeant vers la Libye. De forts soupçons sont nés que le Cirkin n’effectue pas un transport tout à fait ordinaire mais qu’il pouvait transporter des armes illégales. Il n’est pas seul, accompagné par trois navires de la marine turque. Ce qui renforce le soupçon.

L’hélicoptère de la frégate grecque Spetsai (1) a alors reçu l’ordre du commandant de l’opération EUNAVFOR Med Irini de décoller pour aller contrôler le navire. Procédure normale en cas de soupçon sur un navire. Le capitaine et l’équipage du navire marchand n’ont pas répondu aux appels d’inspection de l’hélicoptère. Ce sont les Turcs qui ont répondu, indiquant que le navire était sous protection de la République turque, selon la télévision grecque AN1 Tv, qui commente l’information. L’hélicoptère est revenu alors à bord de la frégate. Le Spetsai a cependant reçu l’ordre de suivre les navires à distance.

Commentaire : un cas d’école prévu d’avance, véritable test pour l’Union européenne 

Les Turcs sont parfaitement dans leur droit, même s’ils agissent ainsi au vu et au su de tout le monde, avec une mauvaise foi patente. C’est la stricte application du droit de la mer. Tout navire opérant une mission de service public ne peut être inspecté par un navire de guerre.

Cet argument avait d’ailleurs déjà été utilisé en son temps par le gouvernement de Tripoli pour protéger ses navires d’une incursion trop précise des navires de l’opération Sophia (2). Cette hypothèse était très probable et envisagée dès le début de l’opération Irini. C’est un vrai test pour l’Union européenne de sa capacité à imposer les règles internationales d’embargo.

Selon nos informations, la question turque pourrait être évoquée lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de lundi (15 juin) dans les points d’actualité. Au départ, c’était davantage lié à l’action du gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan dans les forages au large de l’île de Chypre. Cet épisode rajoute un dossier de plus dans des relations compliquées entre Bruxelles et Ankara.

(Nicolas Gros-Verheyde)

  1. Le Spetsai est pour l’instant le seul navire actif dans l’opération. Le San Giorgio, qui sera le navire amiral, devrait le rejoindre bientôt. Mais il était encore à quai hier.
  2. Lire : L’affaire du Lufy : un trafic d’armes intralibyen ? un problème européen ?

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l’université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 – Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

https://www.bruxelles2.eu/2020/06/un-cargo-sous-escorte-turque-soupconne-de-violer-lembargo-sur-les-armes/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=les-newsletter-total-derniers-articles-de-notre-blog_2

Hydrogen Frontier : le Japon met à l’eau le premier navire apte à transporter de l’hydrogène

Hydrogen Frontier : le Japon met à l’eau le premier navire apte à transporter de l’hydrogène

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Hydrogen Frontier : le Japon met à l’eau le premier navire apte à transporter de l’hydrogène:

Ce mercredi, le Japon a baptisé et lancé le premier navire au monde capable de transporter de l’hydrogène liquide. Baptisé « Hydrogen Frontier » (ou « Suiso Frontier » d’après la traduction japonaise du mot « hydrogène »), il est capable de transporter 1 250 m3 d’hydrogène liquide par réservoir.

À terme, le Japon entend l’utiliser pour importer de l’hydrogène depuis l’Australie, où le pays en produit à partir de charbon à bas prix.

Pleinement opérationnel en 2021

Au moment de son inauguration ce mercredi, devant une foule de 4 000 personnes, l’Hydrogen Frontier ne disposait pas encore de ses réservoirs à hydrogène. La société Kawasaki Heavy Industries, qui l’a construit, compte
les produire en 2020 et les ajouter au navire pour une entrée en service en mars 2021. L’Hydrogen Frontier doit récupérer l’hydrogène en Australie, où il est liquéfié à une température d’environ -253 °C. Ceci permet d’obtenir, selon Asian Nikkei Review,
de l’hydrogène liquide occupant un volume 800 fois inférieur à son volume gazeux.

Le vaisseau, long de 116 mètres et d’un poids d’environ 8 000 tonnes, doit marquer l’engagement du Japon en faveur de la filière hydrogène. Le pays cherche désormais à rattraper son retard face à la Chine, qui investit de plus en plus dans ce secteur. La Chine a d’ailleurs ouvert cet été la plus grande station-service à hydrogène au monde.
Selon la société spécialisée dans l’analyse de marché Fuji Keizai, la demande mondiale d’hydrogène devrait être multipliée par 50 d’ici 2030.

Une filière propre, vraiment ?

L’hydrogène est particulièrement sollicité pour réduire la quantité de CO2 émise par le secteur automobile. Toyota, dont le P.-D.G. Takeshi Uchiyamada était présent à l’inauguration de l’Hydrogen Frontier, s’y intéresse
via sa Mirai restylée. Hyundai a, quant à elle, battu ce mois-ci un record d’autonomie avec un véhicule à hydrogène, son SUV Nexo.

Mais ici, cet hydrogène est obtenu à partir de la combustion du charbon, un procédé émettant entre 9 et 12 tonnes de CO2 pour chaque tonne d’hydrogène produite. Pourtant, l’Hydrogen Frontier fait bien partie d’un projet appelé HySTRA, qui travaille officiellement au développement d’une filière hydrogène ne rejetant pas de CO2. Jusqu’à présent, ni le gouvernement japonais, ni Kawasaki Heavy Industries n’ont annoncé avoir prévu de dispositif
pour la captation ou le stockage de ce gaz. Ce qui revient finalement à exporter les émissions japonaises de dioxyde de carbone en Australie.

Originalement publié sur Tumblr: 

https://ift.tt/2qOINRHhttps://eldorhaan.wordpress.com/2019/12/13/hydrogen-frontier-le-japon-met-a-leau-le-premier-navire-apte-a-transporter-de-lhydrogene/#more-53968

Les prévisions de la RATP et de la SNCF jusqu’à lundi

Les prévisions de la RATP et de la SNCF jusqu’à lundi

Par AFP le 06.12.2019 à 18h38

La RATP et la SNCF prévoient des trafics perturbés en raison de la grève contre la réforme des retraites.

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Au lendemain d’une première journée de mobilisation massive, les syndicats opposés au projet de réforme du système des retraites ont appelé vendredi à de nouvelles grèves le 10 décembre.ERIC GAILLARD

La RATP prévoit un trafic « extrêmement perturbé » pour samedi et dimanche, puis « très perturbé » lundi, avec une offre « similaire » à celle de vendredi sur le métro et le RER, du fait du mouvement contre la réforme des retraites. Le trafic ferroviaire restera quant à lui « très perturbé » samedi et dimanche, a annoncé vendredi la direction de la SNCF, avec 5 TGV sur 6 et de nombreux TER annulés, ainsi que 85% des Transilien supprimés.

Par ailleurs, « lundi 9 décembre le trafic restera fortement perturbé », indique la SNCF en recommandant « aux voyageurs qui le peuvent d’annuler ou de reporter leurs déplacements ».

Dans le détail, seul un TGV sur six en moyenne roulera ce week-end. La SNCF prévoit pour samedi un train sur six pour les axes Est, Nord, Sud-Est et pour les Ouigo, un train sur cinq pour l’axe Atlantique et deux allers-retours province-province. Dimanche, il n’y aura qu’un train sur dix sur l’axe Est, un sur six sur les axes Atlantique et Sud-Est, pour les Ouigo et les liaisons intersecteurs, et un train sur cinq pour l’axe Nord.

Peu d’amélioration sur le trafic international

Sur les lignes TER, seule une circulation sur dix en moyenne samedi -contre trois sur dix vendredi- et deux sur dix en moyenne dimanche seront assurées, essentiellement par bus, avec des différences selon les régions. En Occitanie, il n’y aura quasiment aucune circulation au cours du week-end.Ouverture dans 0Sponsorisé par JeepJEEP RENEGADE QUIKSILVER EDITIONDÉCOUVREZ-LA >

En région parisienne, la SNCF fera circuler 15% des Transilien (RER SNCF et trains de banlieue) en moyenne, comme vendredi. Ainsi, le RER A comptera samedi et dimanche trois trains par heure entre 12H00 et 18H00 sur la branche allant à Cergy, et le RER B (portion nord) proposera un train sur trois mais cessera de fonctionner après 22H00.PUBLICITÉinRead invented by Teads

Le trafic international connaîtra peu d’amélioration, avec un Eurostar sur deux en circulation samedi (trois sur cinq dimanche), deux Thalys sur trois tout le week-end, et des liaisons au compte-gouttes voire absentes entre Paris et la Suisse (Lyria), l’Italie (SVI), l’Espagne (Ellipros) et l’Allemagne (Alleo).

Vendredi matin, le taux de grévistes mesuré par la SNCF était de 31,8% en moyenne, en recul par rapport à jeudi (55,6%), avec toutefois une mobilisation plus prononcée des conducteurs (87,2%) et contrôleurs (80%) contre la réforme des retraites, a annoncé la direction du groupe ferroviaire.

Les trois premiers syndicats représentatifs de la SNCF, CGT, Unsa et SUD, ont lancé un appel unitaire à une grève illimitée, reconductible par période de 24 heures, contre la réforme des retraites et pour le maintien du régime spécial des cheminots. Ils doivent se retrouver samedi à 10H00 au siège de la CGT à Montreuil.

https://www.challenges.fr/entreprise/transports/les-previsions-de-la-ratp-et-de-la-sncf-jusqu-a-lundi_688407#xtor=CS4-92[Les+pr%C3%A9visions+de+la+RATP+et+de+la+SNCF+jusqu%27%C3%A0+lundi]-688407

RATP SNCF

Le Trésor américain met en garde : quiconque ravitaille un pétrolier iranien s’expose à des sanctions

GÉOPOLITIQUE6.octobre.2019 // Les Crises

Le Trésor américain met en garde : quiconque ravitaille un pétrolier iranien s’expose à des sanctions

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Source : Reuters, Timothy Gardner,

WASHINGTON (Reuters) – Le département du Trésor américain a averti jeudi que quiconque de par le monde contribuerait au ravitaillement des navires iraniens inscrits sur la liste noire de Washington s’exposerait à son tour à se voir inscrit sur cette liste.

Le 30 août, le Département du Trésor a blacklisté l’Adrian Darya, pétrolier qui est au centre d’une confrontation entre Washington et Téhéran.

Washington a averti qu’il considérerait toute aide apportée au navire comme un soutien à un groupe terroriste, à savoir le Corps des gardiens de la révolution islamique de l’Iran. Le département d’État américain a également déclaré que toute livraison de pétrole à la Syrie à partir du pétrolier « alimente le terrorisme » du président Bachar al-Assad.

En juillet, le navire, anciennement le Grace 1, a été immobilisé au large de Gibraltar par la Grande-Bretagne en raison de soupçons britanniques selon lesquels il transportait du pétrole iranien vers la Syrie, en violation des sanctions de l’Union européenne.

La foire aux questions (FAQ) sur les sanctions à l’encontre de l’Iran sur le site Web de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Trésor a été mise à jour [L’Office of Foreign Assets Control est un organisme de contrôle financier, dépendant du Département du Trésor des États-Unis, NdT], indiquant que désormais « les non-américains se livrant au ravitaillement d’un navire iranien identifié comme tel et dont les avoirs sont gelés … et contribuant au règlement des sommes correspondant à ces prestations – s’exposent à se trouver à leur tour inscrits sur la liste noire ».

Cette décision souligne comment l’administration Trump applique des sanctions dites secondaires, ou sanctions à l’encontre des organismes de pays tiers, dans le cas du pétrolier iranien et de tout autre navire iranien figurant sur sa liste noire.

L’Adrian Darya a été restitué à la mi-août après que l’Iran eut informé la Grande-Bretagne que sa cargaison n’était pas destinée à la Syrie. Mais le navire sillonne la Méditerranée depuis lors et semble avoir cette semaine éteint son transpondeur [appareil qui permet de le localiser en temps réel, NdT].

L’année dernière, l’administration Trump s’est désengagée de l’accord sur le nucléaire conclu en 2015, qui visait à interdire à l’Iran la voie vers une bombe atomique, et a renforcé les sanctions pour faire pression sur Téhéran et l’isoler. L’Iran nie avoir jamais cherché à fabriquer ou à acquérir une arme nucléaire.

L’OFAC a déclaré que l’aide au ravitaillement en carburant d’un navire iranien transportant des produits agricoles, des denrées alimentaires ou des médicaments vers l’Iran n’exposait pas aux sanctions, sauf si les transactions impliquent des personnes déjà inscrites par Washington sur sa liste noire.

Reportage de Timothy Gardner ; corrections par Richard Chang

Source : Reuters, Timothy Gardner, 05-09-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s’arrête aux propos que nous reportons ici

[Lire plus]

https://www.les-crises.fr/le-tresor-americain-met-en-garde-quiconque-ravitaille-un-petrolier-iranien-sexpose-a-des-sanctions/

Atterrissage d’urgence d’un A320 de British Airways à l’aéroport Bâle-Mulhouse

DERNIÈRES INFOS

Atterrissage d’urgence d’un A320 de British Airways à l’aéroport Bâle-Mulhouse

Photo d’archives AFPAFP05/10/2019

Un A320 de la compagnie British Airways reliant Bari (Italie) à Londres s’est posé en urgence samedi en début d’après-midi à Bâle-Mulhouse en raison d’un dégagement de fumée à l’intérieur de l’appareil, a-t-on appris auprès de l’aéroport franco-suisse.
La cause de ce dégagement de fumée n’était pas connue dans l’immédiat.

Les 165 passagers sont « indemnes » mais quatre membres de l’équipage « ont été impactés par les fumées » et « transportés en milieu hospitalier », a indiqué à l’AFP Vivienne Gaskell, cheffe du service communication de l’aéroport. Le trafic a été interrompu « pendant vingt minutes », a-t-elle ajouté, précisant que trois avions ont été déroutés — deux vers Zurich, un vers Stuttgart– et cinq départs retardés « d’environ 25 minutes ».

Après avoir constaté la présence de fumée dans l’appareil, « le pilote a averti la tour de contrôle la plus proche », en l’occurrence celle de Bâle-Mulhouse, où « l’avion s’est posé à 13h19 » (11h19 GMT), a ajouté Mme Gaskell. Les pompiers de l’aéroport sont immédiatement intervenus, épaulés ensuite par les secours suisses de la Rega et les sapeurs-pompiers de la ville voisine de Saint-Louis, a-t-elle précisé.

British Airways va affréter en fin d’après-midi un autre appareil afin de conduire les 165 passagers à l’aéroport londonien de Heathrow, a-t-elle ajouté.

https://www.lorientlejour.com/article/1189491/atterrissage-durgence-dun-a320-de-british-airways-a-laeroport-bale-mulhouse.html

Malgré la pression des Etats-Unis, le pétrolier iranien « Grace 1 » a quitté Gibraltar

Malgré la pression des Etats-Unis, le pétrolier iranien « Grace 1 » a quitté Gibraltar

Soupçonné de transporter du pétrole vers la Syrie en violation d’un embargo, le navire était immobilisé depuis un mois dans le territoire sous souveraineté britannique.

Le Monde avec AFP Publié hier à 16h07, mis à jour à 15h00

Temps deLecture 3 min.

Le « Grace 1 » a été arraisonné le 4 juillet par la police de Gibraltar et les forces spéciales britanniques.
Le « Grace 1 » a été arraisonné le 4 juillet par la police de Gibraltar et les forces spéciales britanniques. MARCOS MORENO / AP

L’événement avait précipité le Royaume-Uni dans la crise qui oppose Washington et Téhéran. L’immobilisation du Grace 1, pétrolier iranien croisant au large de Gibraltar, par les autorités britanniques début juillet, a pris fin jeudi 15 août malgré la pression des Etats-Unis. La Cour suprême de Gibraltar a en effet autorisé le navire à quitter le territoire britannique malgré la demande américaine de prolonger l’immobilisation du navire, soupçonné de vouloir livrer sa cargaison à la Syrie, frappée par un embargo européen.

Cette décision a fait suite à la prise par l’Iran d’un engagement écrit assurant que la cargaison du navire n’était pas destinée à un port syrien. « Nous avons privé le régime d’Assad en Syrie de plus de 140 millions de dollars de pétrole brut », s’est félicité le chef du gouvernement de Gibraltar, Fabian Picardo, dans un communiqué.

Téhéran a toutefois démenti vendredi avoir donné des garanties quant à la destination du navire. « La destination du pétrolier n’était pas la Syrie (…) et même si c’était le cas, cela n’est l’affaire de personne », a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Abbas Moussavi, sur la chaîne de télévision d’Etat, Irib.

« Tentative de piraterie »

Initialement attendue dans la matinée, la décision prévue depuis des semaines avait dû être repoussée de plusieurs heures après l’annonce surprise par le ministère public de Gibraltar d’une demande des Etats-Unis de prolonger l’immobilisation du pétrolier, déposée dans la nuit.

« Le ministère américain de la justice a demandé la saisie du Grace 1en mettant en avant un certain nombre de motifs qui sont en train d’être examinés », avait précisé un porte-parole du gouvernement de Gibraltar. Le président de la Cour, le juge Anthony Dudley, a cependant déclaré qu’il n’avait pas été saisi par écrit d’une demande américaine de prolonger l’immobilisation du pétrolier.

La « tentative de piraterie » américaine a échoué, s’est réjoui de son côté et sur Twitter le ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, fustigeant « le niveau de mépris qu’a l’administration Trump pour la loi ». Les Etats-Unis, a-t-il ajouté, avaient selon lui tenté d’abuser du système judiciaire et de voler les biens iraniens en haute mer. Rien n’empêche toutefois les Etats-Unis de reformuler leur demande d’entraide judiciaire, afin de bloquer le navire avant qu’il ne quitte les eaux territoriales de Gibraltar, dans les heures ou les jours qui viennent.Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Entre Donald Trump et l’Iran, l’arme du pétrole

Washington menace l’équipage d’interdiction de visa

Une demande d’entraide judiciaire consiste généralement à demander à un tribunal tel que celui de Gibraltar d’appliquer une décision d’un tribunal étranger, dans ce cas, d’un tribunal américain. Entre-temps, le capitaine et les trois officiers du Grace 1, qui étaient en liberté sous caution, ont été formellement libérés, a annoncé un porte-parole du gouvernement de Gibraltar.

L’équipage du pétrolier iranien est désormais menacé d’interdiction de visa par Washington. « Les Etats-Unis affirment que le Grace 1 aidait le corps des Gardiens de la Révolution islamique en transportant du pétrole depuis l’Iran vers la Syrie », a déclaré le département d’Etat dans un communiqué. « Les membres d’équipage de bateaux aidant les Gardiens de la Révolution en transportant du pétrole depuis l’Iran pourraient ne plus pouvoir bénéficier de visas ou être admis sur le territoire américain ».

Le Grace 1 a été arraisonné le 4 juillet par la police de Gibraltar et les forces spéciales britanniques, provoquant une crise diplomatique entre Téhéran et Londres. Téhéran assure que le pétrolier naviguait dans les eaux internationales et accuse le Royaume-Uni d’acte de« piraterie », réclamant depuis le début que les Britanniques le laissent repartir. Le 19 juillet, l’Iran a pour sa part immobilisé dans le détroit d’Ormuz un pétrolier britannique, le Stena Impero,soupçonné de « non-respect du code maritime international ».Lire aussi  De Gibraltar à Ormuz, les incidents en mer avec l’Iran se multiplient

L’immobilisation du pétrolier et le regain de tensions diplomatiques qui en a découlé ont brouillé les efforts des Etats européens, qui tentent de sauver l’accord nucléaire avec l’Iran, dont les Etats-Unis se sont retirés l’an dernier, imposant de lourdes sanctions à la République islamique.

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/08/15/les-etats-unis-bloquent-la-liberation-du-petrolier-iranien-par-gibraltar_5499739_3210.html

Détroit d’Ormuz: pourquoi Israël a-t-il décidé de participer à une «mission de sécurité maritime»?

Détroit d'Ormuz (image d'illustration)

Détroit d’Ormuz: pourquoi Israël a-t-il décidé de participer à une «mission de sécurité maritime»?

© REUTERS / Royal Navy/HandoutINTERNATIONAL20:25 08.08.2019(mis à jour 11:12 09.08.2019)URL courte211165

Israël prendra part à la coalition que Washington cherche à mettre sur pied dans le Golfe pour protéger les navires marchands empruntant le détroit d’Ormuz, a annoncé Yisrael Katz, chef de la diplomatie israélienne. Un politologue iranien a parlé au micro de Sputnik de l’éventuelle raison de la participation de l’État hébreu à une telle mission.

Après le Royaume-Uni, Israël a fait état de sa participation à une «mission de sécurité maritime» que Washington peine à mettre en place dans le Golfe pour protéger les navires marchands empruntant le détroit d’Ormuz. L’enseignant à l’Université de Téhéran Seyed Hadi Borhani, spécialiste des pays du Proche-Orient, a fait part à Sputnik de ses idées quant aux motivations qui pouvaient animer l’État hébreu.

Les intérêts israéliens dans le Golfe?

«Israël n’a pas d’intérêts énergétiques ou autres dans cette région. Aussi, n’a-t-il rien à y protéger. De toute évidence, l’État hébreu a d’autres objectifs. À mon avis, il cherche tout simplement à attiser un conflit, voire une guerre entre certains pays du Golfe, notamment entre l’Iran et l’Arabie saoudite», suppose l’interlocuteur de l’agence.

Jérusalem

CC BY-SA 2.0 / ALISTAIR / ISRAEL 2009Israël sera détruit en une demi-heure si les USA attaquent l’Iran, selon un parlementaire iranienInterrogé sur la perception par Téhéran de cette démarche de Tel Aviv, l’expert met en garde contre une réaction négative de l’Iran:

«Je pense que le gouvernement iranien va l’interpréter comme une sérieuse menace. Pour l’Iran, Israël est l’ennemi principal,et s’il s’approche de la frontière iranienne ou menace les intérêts de l’Iran, la réaction du gouvernement iranien sera immédiate. Elle sera dure, et une forte pression sera exercée sur Israël. Au bout du compte, les autorités iraniennes définiront leur ligne politique à l’égard de l’État hébreu et feront tout leur possible pour l’empêcher de pénétrer dans la région».

La tension ne cesse de monter dans le golfe Persique depuis le retrait américain de l’accord nucléaire iranien, suivi du rétablissement de lourdes sanctions américaines à l’encontre de l’Iran. Ces crispations se sont intensifiées ces dernières semaines, notamment en raison des incidents impliquant des pétroliers dans le Golfe.

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L’Iran convoque l’ambassadeur du Royaume-Uni à Téhéran à la suite d’une « saisie » d’un pétrolier « illégal » – Rapports

Gibraltar est un territoire britannique d'outre-mer situé à la pointe sud de la péninsule ibérique.  La souveraineté de Gibraltar est un point d'achoppement dans les relations entre le Royaume-Uni et l'Espagne car Madrid revendique le territoire.

L’Iran convoque l’ambassadeur du Royaume-Uni à Téhéran à la suite d’une « saisie » d’un pétrolier « illégal » – Rapports

© Sputnik / Olga GolovkoMONDE17h00 le 04.07.2019(mis à jour 17:52 le 04.07.2019)Obtenir une URL courte9143

Un peu plus tôt, des Royal Marines britanniques et des responsables de la colonie britannique de Gibraltar avaient arrêté un navire soupçonné de transporter du pétrole vers la Syrie, en violation des sanctions imposées par l’UE.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur du Royaume-Uni en Iran, Nicolas Hopton, au sujet de ce qu’il a décrit comme « la saisie illégale » d’un pétrolier transportant du pétrole iranien en Syrie, a rapporté la télévision iranienne, citant le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Mousavi.

Un peu plus tôt, des responsables espagnols ont déclaré que le Grace 1, un super-pétrolier battant pavillon panaméen, transportant du pétrole iranien en Syrie et saisi par des navires de patrouille britanniques au large de Gibralter, avait été arrêté à la demande de Washington.

Les Royal Marines sont montés à bord du navire, qui a une capacité de charge de 300 000 tonnes, tôt jeudi matin.

Le Premier ministre Theresa May a plus tard fait l’éloge de la saisie, un porte-parole du numéro 10 ayant déclaré que les actions des responsables de Gibraltar avaient envoyé un « message clair » que le Royaume-Uni ne tolérerait pas la violation des sanctions.

Un navire des Royal Marines à destination du super tanker Grace 1 sur le territoire britannique de Gibraltar, le jeudi 4 juillet 2019

© AP PHOTO / MARCOS MORENOUn navire des Royal Marines à destination du super tanker Grace 1 sur le territoire britannique de Gibraltar, le jeudi 4 juillet 2019

Le ministre en chef de Gibraltar, Fabian Picardo, a déclaré qu’il existait des preuves suggérant que le pétrolier tentait de livrer du pétrole brut à la raffinerie de Banyas, dans le nord-ouest de la Syrie, en violation des sanctions imposées par l’UE à la Syrie. L’UE a infligé des sanctions économiques et énergétiques sévères à ce pays déchiré par la guerre en 2011.

Entre-temps, les États-Unis ont adopté leurs propres sanctions sévères contre le secteur pétrolier iranien en 2018 et ont menacé d’appliquer des sanctions secondaires à tout pays ou entreprise continuant de s’acheter des ressources énergétiques. Le Royaume-Uni, qui reste partie à l’accord sur le plan d’action global en faveur du nucléaire avec le gouvernement iranien de 2015, n’a pas adhéré aux restrictions américaines, bien que ses sociétés aient en grande partie cessé de commercer avec les républiques islamiques dans le souci de craindre des répercussions économiques. La semaine dernière, l’Union européenne a annoncé que son mécanisme financier INSTEX, destiné à contourner les sanctions américaines, était devenu opérationnel. Les responsables iraniens ont toutefois déclaré que ce système « ne suffisait pas » pour résoudre les problèmes économiques rencontrés par Téhéran en raison des restrictions imposées par les États-Unis.

Les tensions de longue date entre l’Iran et les Etats-Unis se sont fortement intensifiées à la fin du mois dernier après qu’un missile de défense aérienne iranien a abattu un drone espion américain de 130 millions de dollars, dont l’Iran avait déclaré qu’il opérait dans son espace aérien. Les États-Unis soutiennent que le drone survolait les eaux internationales. Après la destruction du drone, le président Trump a déclaré avoir envisagé des frappes aériennes contre plusieurs cibles iraniennes avant de reculer à la dernière minute. L’incident du drone n’était que le dernier d’une série d’actions qui ont nui aux relations entre les deux pays. En mai, les États-Unis ont déployé un groupe de transporteurs aériens au Moyen-Orient, accusant l’Iran de constituer une « menace imminente » non spécifiée pour les intérêts américains dans la région. À la mi-mai et à la mi-juin, six pétroliers ont été attaqués dans le golfe Persique et le golfe d’Oman. Les États-Unis ont accusé l’Iran d’être responsable des attaques de sabotage. Téhéran a démenti ces accusations et a accusé les États-Unis et ses alliés saoudiens, émiriens et israéliens d’essayer d’attiser les tensions afin de justifier la « guerre économique » des États-Unis contre l’Iran.

Vue du super pétrolier Grace 1 i près d'un navire de la Royal Marine sur le territoire britannique de Gibraltar, le jeudi 4 juillet 2019

© AP PHOTO / MARCOS MORENOVue du super pétrolier Grace 1 i près d’un navire de la Royal Marine sur le territoire britannique de Gibraltar, le jeudi 4 juillet 2019

https://sputniknews.com/world/201907041076147018-iran-summons-uks-ambassador-in-tehran-over-illegal-seizure-of-iranian-oil-tanker—reports/