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Tunisie : libération imminente du candidat à la présidentielle Nabil Karoui

Tunisie : libération imminente du candidat à la présidentielle Nabil Karoui

9 oct. 2019, 17:59

Tunisie : libération imminente du candidat à la présidentielle Nabil Karoui

La justice tunisienne a décidé ce 9 octobre de remettre en liberté le candidat à la présidence tunisienne, Nabil Karoui, quelques jours avant la tenue du second tour.

La Cour de Cassation de Tunis a accepté ce 9 octobre la demande de libération introduite le comité de défense de Nabil Karoui, candidat à l’élection présidentielle tunisienne, a annoncé à Reuters son avocat Kamal Ben Massoud.

au coeur de la tunisie@nabil_karoui_

Nabil_karoui en fin libre

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1317:48 – 9 oct. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialitéVoir les autres Tweets de au coeur de la tunisie

La Cour d’appel de Tunis avait rejeté, le 30 septembre, une nouvelle demande de libération de Nabil Karoui.

Placé en détention préventive le 23 août, l’homme d’affaires est poursuivi, depuis 2017, pour blanchiment d’argent et évasion fiscale. La date de son arrestation, 10 jours avant le début de la campagne, avait suscité des interrogations sur une instrumentalisation de la justice et renforcé in fine le climat de défiance d’une partie de la population à l’égard des institutions. De son côté, l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), chargée d’organiser les élections, avait évoqué l’hypothèse d’une invalidation des résultats par le tribunal administratif au regard de l’inégalité des chances entre les candidats. 

Détails à suivre..

.https://francais.rt.com/international/66671-tunisie-liberation-imminente-candidat-presidentielle-nabil-karoui

International

Présidentielle en Tunisie : Kaïs Saïed et Nabil Karoui seraient au second tour, selon Sigma Conseil

Présidentielle en Tunisie : Kaïs Saïed et Nabil Karoui seraient au second tour, selon Sigma Conseil

15 septembre 2019 à 19h30 | Par Frida Dahmani et Camille Lafrance – à TunisMis à jour le 16 septembre 2019 à 00h22

Quelque sept millions d’électeurs tunisiens étaient appelés aux urnes ce dimanche 15 septembre, pour désigner les deux candidats – parmi les 26 en lice – qualifiés pour le second tour du scrutin présidentiel. Si plusieurs instituts de sondage ont avancé les noms de Kaïs Saïed et de Nabil Karoui, l’Instance électorale n’a pas encore proclamé de résultats officiels.

• Voici l’ordre d’arrivée des candidats pour le premier tour de l’élection présidentielle, d’après les sondages réalisés à la sortie des urnes par le cabinet Sigma Conseil (la suite donnée par Emrhod Consulting est la même, seuls quelques chiffres variant) : Kaïs Saïed (19,5 %), Nabil Karoui (15,5 %), Abdelfattah Mourou (11 %), Abdelkrim Zbidi (9,4 %), Youssef Chahed (7,5 %), Safi Saïd (7,4 %).

• Initialement prévu en novembre, le premier tour de l’élection présidentielle avait été avancé au dimanche 15 septembre après la mort le 25 juillet du chef de l’État en exercice, Béji Caïd Essebsi – dont la veuve s’est elle-même éteinte ce dimanche. Ce décès a entraîné une inversion du calendrier électoral – le scrutin législatif étant désormais programmé entre les deux tours de la présidentielle – , bousculant les stratégies des partis politiques qui n’ont eu que très peu de temps pour se préparer.PUBLICITÉ

• La pré-campagne avait notamment été marquée par l’arrestation rocambolesque du candidat Nabil Karouiincarcéré depuis à la prison de la Mornaguia, près de Tunis, dans le cadre d’une enquête judiciaire pour « blanchiment d’argent » et « évasion fiscale ». Les intentions de vote donnaient également un autre concurrent indépendant dans le peloton de tête, le constitutionnaliste Kaïs Saïed, aux côtés du Premier ministre sortant Youssef Chahed, de son ex-ministre de la Défense Abdelkrim Zbidi ou encore de l’islamiste d’Ennahdha Abdelfattah Mourou. Des pronostics qui se sont donc en partie confirmés.

Revivez la soirée électorale en parcourant ce fil, alimenté en direct ce dimanche.

23h35 – Ennahdha attend les chiffres officiels de l’Isie

Le parti à référentiel islamique Ennahdha a tenu une conférence de presse ce soir à l’issue du premier tour de l’élection. « Nous avons pris connaissance des résultats suite au dépouillement dans les bureaux de vote et ils sont totalement contraires à ceux diffusés par les cabinets de sondage », a déclaré Samir Dilou. Le directeur de campagne du candidat Abdelfattah Mourou a affirmé que l’Instance supérieure indépendante des élections (Isie) est la seule habilitée à proclamer les résultats du scrutin.

https://www.jeuneafrique.com/829949/politique/en-direct-presidentielle-en-tunisie-les-bureaux-de-vote-ont-ferme-la-participation-en-net-recul/?utm_source=newsletter-ja-actu-non-abonnes&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter-ja-actu-non-abonnes-16-09-19

Présidentielles Tunisie, l’arrestation de Nabil Karoui rappelle les années Ben Ali

Présidentielles Tunisie, l’arrestation de Nabil Karoui rappelle les années Ben Ali

By Nicolas Beau -24 août 2019141PARTAGES1356

Candidat à la présidentielle en Tunisie en très bonne position dans les sondages, l’homme d’affaires Nabil Karoui a été arrêté, le vendredi 30 aout, dans le nord-ouest du pays. Un grave dérapage dans un processus électoral pour l’instant parfaitement démocratique.

« Une quinzaine de voitures de police ont bloqué la route et se sont précipitées vers la voiture de Nabil Karoui avant que des policiers civils armés lui demandent de venir avec eux en disant qu’ils avaient des instructions pour l’arrêter », a déclaré Oussama Khlifi, un responsable du parti. Beaucoup à Tunis voient dans cette arrestation la main de Youssef Chahed, le Premier ministre tunisien lui aussi candidat au scrutin présidentiel du 15 septembre et qui vient officiellement de démissionner de ses fonctions pour se consacrer à la campagne électorale.

Cette arrestation préfigure-t-elle l’utilisation de l’appareil gouvernemental au profit de certains? La question se pose désormais à Tunis alors que la sélection des vingt six candidats autorisés avait été effectuée par l’instance concernée, l’ISIE, dans des conditions transparentes.

Début juillet, Nabil Karoui – ainsi que son frère Ghazi – avait été déja interdit par la justice de quitter le territoire tunisien et avait vu ses avoirs gelés. Accusé de montages financiers occultes, l’intéressé évoquait une manipulation politique.

Que Nabil Karoui paie ses impôts ou pas, le calendrier judiciaire tunisien parait taillé sur mesure pour l’écarter du scrutin du 15 Septembre, alros qu’il est apparemment très populaire.

Les partis politiques discrédités

Nabil Karoui, fondateur de la chaîne de télévision Nessma TV, dont la ligne éditoriale anti islamiste est sans états d’âme, a déclaré sa candidature, voici quelques mois, à la surprise générale. La cote du candidat non investi jusqu’à présent dans la vie partisane, n’a cessé d’augmenter pour atteindre les 32 % d’intentions de vote au début du mois mai 2019. L’opinion publique tunisienne déçue de l’action des partis politiques incapables d’obtenir de bons résultats sur le plan économique et social est en effet portée par un fort courant populiste. Le patron de Nesma a su se tourner vers cette Tunisie des oubliés, désormais majoritaire, qui a été ignorée par tous les gouvernements successifs de Bourguiba à Ben Ali et au delà.

La popularité de Nabil Karoui avait de quoi perturber ses rivaux, notamment le Premier ministre, Youssef Chahed, qui durant ces dernières années a utilisé à plusieurs reprises l’arme judiciaire pour discréditer, voire placer en détention, ses adversaires. Ces méthodes utilisées par un jeune chef de gouvernement ven récemment à la politique rappellent l’ère Ben Ali? Certes, nous ne sommes pas encore revenus aux années funestes où un dictateur choisissait lui même ses adversaires aux élections présidentielles et leur concédait des scores symboliques. Mais l’arrestation de Nabil Karoui reste un grave dérapage qui pourrait entacher le résultat des élections à venir.

Le chef de gouvernement et candidat aux Présidentielles, Youssef Chahed, serait il en train de se tromper d’époque?141PARTAGES1356Previous articleL’accord secret d’armement entre Israel et les Emirats arabes unis

Nicolas BeauAncien du Monde, de Libération et du Canard Enchainé, Nicolas Beau a été directeur de la rédaction de Bakchich. Il est professeur associé à l’Institut Maghreb (Paris 8) et l’auteur de plusieurs livres: « Les beurgeois de la République » (Le Seuil) « La maison Pasqua »(Plon), « BHL, une imposture française » (Les Arènes), « Le vilain petit Qatar » (Fayard avec Jacques Marie Bourget), « La régente de Carthage » (La Découverte, avec Catherine Graciet) et « Notre ami Ben Ali » (La Découverte, avec Jean Pierre Tuquoi

https://mondafrique.com/presidentielles-tunisie-larrestation-de-nabil-karoui-rappelle-les-annees-ben-ali/)

Présidentielle Tunisie, toutes les sensibilités politiques sont représentées

mePolitique  Présidentielle Tunisie, toutes les sensibilités politiques sont représentées

Présidentielle Tunisie, toutes les sensibilités politiques sont représentées

By La redaction de Mondafrique -15 août 2019

L’ISIE, l’instance chargée en Tunisie de la régularité des élections, a retenu 26 candidats autorisés à se présenter aux présidentielles anticipées du 15 septembre(1)Les principaux courants politiques du pays seront représentés par un ou plusieurs candidats

Les principales sensibilités politiques du pays -qu’il s’agisse de la mouvance islamiste, de la tradition destourienne ou du courant laïc- seront représentés aux élections présidentielles tunisiennes dont le premier tour devrait avoir lieu le 15 septembre. Même une candidate se réclamant de Ben Ali, le dictateur qui a régné sur la Tunisie de 1987 à 2011 et dont la popularité est réelle, sera également présente lors de ce scrutin.

Après la disparition brutale du président Beji Caïd essebsi qui n’avait guère préparé sa succession, la transition politique tunisienne amorcée lors du printemps arabe de 2011, se poursuit de façon apaisée et déterminée.

Plus que jamais, le pays fait figure de laboratoire démocratique dans un monde arabe marqué par la force du courant contre révolutionnaire en Egypte, le maintien des régimes militaires en Syrie et au Soudan, la continuation de la guerre civile en Libye.

L’Islam politique dissous dans la démocratie

Contrairement aux élections présidentielles de 2014, où deux candidats Beji Caïd Essebsi et Moncef Marzouki, dominaient le paysage, les forces politiques semblent désormais atomisées. On pourrait assister à un scrutin inédit où les candidats qui accéderaient au deuxième tour auraient obtenu un score modeste au premier tour. Façon Chirac-Le Pen en France lors des élections présidentielles de 2002

Contrairement encore à 2014 où le courant islamiste avait voté massivement pour l’ancien Président de la République et successeur de Ben Ali, Moncef Marzouki, les sympathisants du parti Ennhadha, arrivé en tète aux élections municipales l’an dernier, ont le choix entre trois candidats de poids. Abdelbattah Mourou, le vice président de l’Assemblée et fondateur du mouvement islamiste; Hamadi Jebali, ex Premier ministre en 2012 et un des chefs historiques du mouvement islamiste; enfin Moncef Marzouki, allié constant d’Ennahdha fort populaire dans le sud du pays. Dans ces conditions, il sera difficile pour les islamistes divisés de rester présents au deuxième tour de scrutin

Paradoxalement, l’hypothèse d’un Islam politique absent d’un deuxième tour de scrutin sans fraude ni coup de force serait perçue avec raison, comme une manifestation de la vitalité démocratique tunisienne, capable de contrôler le courant islamiste sans le réprimer.

Des programmes convenus

Il reste une sérieuse réserve à formuler face au tournant très positif que semble prendre la jeune démocratie tunisienne avec ces élections du 15 septembre. Voici un an, les dernières élections municipales marqués par une forte abstention et le succès de listes « indépendantes »,avaient traduit un profond rejet des partis politiques. Depuis, la crise économique s’est amplifiée et la situation de la jeunesse tentée par l’émigration ou le salafisme, ne s’est en rien améliorée.

Or les principaux candidats n’ont guère de programme structuré à présenter sur le terrain économique et social. On sent bien chez un Abdelkarim Zebidi, l’ancien ministre de la Défense de Beji et candidat des Américains, la tentation de renforcer le pouvoir présidentiel. Historie d’ imposer des recettes libérales impopulaires et de corriger le clientélisme incontrôlé qui s’est imposé à la fin du règne d’un Beji CaId Essebsi. Rien qui puisse susciter un élan populaire, bien au contraire.

En deux ans à la tète du gouvernement, les islamistes tunisiens ont fait la preuve de leur incapacité à improviser un quelconque projet économique. Le mouvement Ennahdha s’est contenté d’obtenir des quotas substantiels de nominations de fonctionnaires ou d’ attributions de marchés publics.

Quant à la gauche tunisienne, incarnée par un Hamma Hammami à nouveau candidat, elle a toujours privilégié le terrain social, mais sans dépasser un socle électoral de quelque 10% des suffrages, faute d’avoir rallié une partie de la classe moyenne tunisienne attachée à la liberté d’entreprendre.

La tentation autoritaire

Largement majoritaire et plus que jamais orpheline, la Tunisie des oubliés pourrait avoir le sentiment justifié d’être ignorée par des élites politiques tunisiennes qui n’ont plus de véritable vision du bien public, comme pouvait l’avoir un Bourguiba, fondateur de la Tunisie moderne, livrant la bataille de l’éducation, du savoir et de la modernité.

L’écart grandissant entre le pays légal et le pays réel peut, à tout moment, remettre en cause le fragile équilibre politique tunisien, l’affaire des notables plus que du peuple. Ce profond malaise pourrait alors profiter à des démagogues soutenus par les Emiratis, les Egyptiens et les Séoudiens, toux ceux qui n’ont pas perdu l’espoir d’imposer un régime autoritaire en Tunisie.

(1) L’ISIE a décidé que 26 candidats pourront se pprésenter

  1. Mongi Rahoui
  2. Mohamed Abbou
  3. Abir Moussi
  4. Nabil Karoui
  5. Mohamed Lotfi M’raïhi
  6. Mehdi Jomaâ
  7. Hamadi Jebali
  8. Hamma Hammami
  9. Mohamed Moncef Marzouki
  10. Abdelkarim Zebidi
  11. Mohsen Marzouk
  12. Mohamed Seghaïer Ennouri
  13. Mohamed Hachemi Hamdi
  14. Abdelfattah Mourou
  15. Amor Mansour
  16. Youssef Chahed
  17. Kaïs Saïed
  18. Elyes Fakhfakh
  19. Slim Riahi
  20. Salma Elloumi
  21. Saïd Aïdi
  22. Safi Saïd
  23. Neji Jalloul
  24. Hatem Boulabiar
  25. Abid Briki
  26. Seifeddine Makhlouf
  27. https://mondafrique.com/presidentielle-tunisie-toutes-les-sensibilites-politiques-sont-representees/

L’Union Européenne félicite la Tunisie

L’Union Européenne félicite la Tunisie

Par IB – 6 juillet 2019 – 08:43

L’ambassadeur de l’Union Européenne en Tunisie, Patrice Bergamini, a félicité vendredi le président de la République Béji Caïd Essebsi pour la signature du décret portant sur la convocation des électeurs.

L’ambassadeur européen a assuré, dans un tweet, que la Tunisie et l’Union européenne partagent un même socle de valeurs communes, notamment la démocratie.

Le Décret en question, signé hier, devrait être publié au Journal officiel, hier, soit un jour avant l’expiration du délai fixé pour sa signature, a annoncé et précisé le député Tarek Ftiti dans une déclaration aux médias.

Conformément à l’article 101 (nouveau) de la loi électorale, le 7 juillet est le dernier délai pour la publication dans le JORT, du décret présidentiel dont la publication doit intervenir dans un délai minimum de trois mois avant le jour du scrutin pour les élections législatives, régionales, municipales et présidentielles, et dans un délai minimum de deux mois pour le référendum.

http://www.webdo.tn/2019/07/06/lunion-europeenne-felicite-la-tunisie/

http://www.webdo.tn/2019/07/06/lunion-europeenne-felicite-la-tunisie/

Les News d’Afrique de la semaine du 7 au 13 janvier 2019

Les News d’Afrique de la semaine du 7 au 13 janvier 2019

le 10 janvier 2019

 

L’économie en Afrique en 2019

La croissance économique de l’Afrique enregistrée en 2018 se poursuivra en 2019 en Afrique sub-saharienne pour atteindre les 3,6 % en moyenne au cours des deux prochaines années, selon les estimations de la Banque mondiale.

Baisse de la valorisation boursières des principales banques d’Afrique

La valorisation boursière des 30 plus importantes banques cotées sur les bourses africaines, a atteint 119,8 milliards à la fin de l’année 2018, a pu constater l’Agence Ecofin des données disponibles sur ces marchés financiers.

Plus de 4500 milliards FCFA de crédits au premier semestre par les banques de la Cemac

Dans l’espace communautaire, note le rapport de la Banque centrale sur l’évolution des taux débiteurs pratiqués par les banques dans la zone Cemac, les établissements bancaires ont de manière globale accordé 4500,22 milliards FCFA à l’économie sous-régionale sur les six premiers mois de l’exercice 2018.

Fairfax Africa Holdings injecte 51,2 millions $ dans le sud-africain Consolidated Infrastructure Group

Fairfax Africa Holdings, une société d’investissement canadienne, axée sur l’Afrique a annoncé l’acquisition de 178,99 millions d’actions ordinaires du groupe sud-africain Consolidated Infrastructure Group pour 715,9 millions de rands (environ 51,2 millions de dollars).

Le Burkina Faso fait son bilan économique annuel

Le ministère burkinabè du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a rendu publiques, lundi, ses activités au cours de l’année écoulée. Malgré les circonstances difficiles qui ont prévalu en 2018, marquée, entre autres, par la précarité du contexte sécuritaire, les régulations budgétaires et la faiblesse des appuis budgétaires de la part des partenaires techniques et financiers du Burkina Faso, le ministère indique avoir fait preuve de détermination pour la réalisation des activités programmées. Il s’agit, entre autres, de la couverture de toutes les régions par les CEFORE (Centres de formalités des entreprise), la création de 12 206 entreprises au niveau des CEFORE, l’appui-conseil et la formation de 21 188 entreprises et la réforme de la rencontre gouvernement-secteur privé.

Gabon : 40 millions d’euros de la BAD pour le nouveau terminal du port d’Owendo

Point de passage obligé pour les importations et les exportations gabonaises, le GSEZ New Owendo International Port (NOIP), situé au sud de la capitale Libreville, est en pleine modernisation. Pour en assurer l’expansion, le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, le vendredi 14 décembre 2018, un prêt de 40 millions d’euros en faveur du Gabon.

Le groupe bancaire indien Bank of Baroda liquide sa filiale ghanéenne

Le groupe bancaire indien, Bank of Baroda, a procédé à la liquidation de sa filiale ghanéenne, à quelques jours de la date limite du respect du nouveau seuil de capital minimum de 400 millions de cedis (environ 82 millions de dollars), exigé par la Banque centrale du Ghana.

Ghana : Gros coup de boost pour le textile

L’industrie du textile au Ghana vient de bénéficier d’un sérieux coup de boost. Le gouvernement a décidé de réduire à zéro la TVA sur l’approvisionnement en produits textiles locaux et ce pendant trois ans. Cette mesure gouvernementale a pour objectifs de réduire les coûts de fabrication, de rendre les produits textiles locaux plus compétitifs et de les aider à concurrencer l’importation de produits bon marché. En outre, cela devrait réduire le coût de l’habillement pour la population.

 

Mali : la BNDA va décaisser 462 milliards de F CFA pour booster l’économie

Selon le compte-rendu, les administrateurs ont pris connaissance de la situation de la banque au 31 octobre 2018, l’atterrissage au 31 décembre 2018 et d’autres documents relatifs à l’entrée en vigueur des circulaires depuis juillet 2018.

Nigeria : le champ pétrolifère Egina de Total entre en production

Au Nigeria, la société énergétique française Total a annoncé le lancement de la production de pétrole brut sur son champ Egina, situé à environ 1 600 m de profondeur d’eau. Celui-ci devrait permettre d’extraire 200 000 b/j, ce qui équivaudrait à 10% de la production pétrolière du pays.

Niger : Orange et Airtel autorisés à rouvrir leurs bureaux à Niamey

Sous scellés depuis un mois, les locaux d’Orange Niger et d’Airtel ont été réouverts à l’issue de négociations confidentielles. La Direction générale des impôts nigérienne (DGI) et les deux principaux opérateurs téléphoniques du pays, Orange Niger et Airtel, viennent de trouver un accord pour mettre fin au bras de fer qui les oppose depuis plus d’un mois aux autorités. Selon des médias locaux, la filiale du groupe Orange a consenti à régler une partie des 22 milliards francs CFA (34 millions d’euros) que lui réclamait le fisc nigérien pour « non-paiement d’impôt ».

Nigéria : la valeur de marché de l’action Lafarge Africa s’effondre

Sur le Nigerian Stock Exchange, le marché financier nigérian basé à Lagos, la valeur de l’action Lafarge Africa (filiale locale du géant mondial Lafarge-Holcim) a baissé lundi (7 janvier) de 1,7% pour se situer à 11,35 Nairas (monnaie nigériane). En soit cette baisse n’est pas une surprise, car cette tendance a été observée tout au long de l’année 2018.

Sénégal : Appel au renforcement du financement des PME

Le directeur des petites et moyennes entreprises (PME) au Sénégal, Pape Demba Ndao, a plaidé, mardi, pour un renforcement des financements de ces structures, relevant aussi l’importance du secteur privé dans la création de richesses et d’emplois. Le financement des PME reste une problématique majeure, selon M. Ndao qui intervenait au cours d’une conférence de presse, en prélude de la deuxième édition du Forum de la PME sénégalaise, dont l’ouverture est prévue jeudi, à Dakar.

 

Tanzanie : bailleurs et donateurs perdent patience face à la dégradation des droits de l’homme

Certains ont déjà suspendu des millions de dollars de don ou de crédit tandis que d’autres menacent de passer à l’action : les bailleurs de fonds et donateurs de la Tanzanie perdent patience face à la dégradation des droits de l’homme sous la présidence de John Magufuli.

Le président tanzanien entend tirer profit des crises dans d’autres pays

Le président tanzanien John Magufuli, réputé pour ses déclarations parfois abruptes et controversées, a exhorté vendredi différents ministères de son pays à tirer profit des situations de crises générant des flux de réfugiés, en vendant des vivres destinées à l’aide alimentaire internationale.

Le Togo prend le pouls du marché financier sous régional

Le Togo va renouer dans quelques jours avec le marché financier de la sous-région, avec pour objectif de mobiliser d’ici la fin de l’année, 390 milliards FCFA dont 95 au premier trimestre.

Tunisie: Syphax Airlines obtient le feu vert pour reprendre ses activités

La compagnie aérienne privée Syphax Airlines, qui avait cessé ses activités en 2015 suite à des difficultés financières, a annoncé avoir obtenu un nouveau certificat d’opérateur aérien (Air Operateor’s Certficate/ AOC) auprès du ministère tunisien du Transport.

Tunisie : 7,5% d’inflation en 2019

Le taux d’inflation en Tunisie s’est établi à 7,5%, pour le mois de décembre dernier et pour toute l’année 2018, contre 6,4% en 2017, 4,2% en 2016 et 4,1% en 2015, selon les résultats de l’enquête des prix à la consommation, publiés par l’Institut national des statistiques (INS). Le taux d’inflation a connu des augmentations successives allant de 6,9% en janvier 2018, à 7,8% au mois de juin, suivi d’une stabilité à 7,4% durant la période de septembre à novembre 2018, pour atteindre le niveau de 7,5%, au mois de décembre 2018, précise-t-on. La même source révèle que le taux d’inflation sous-jacente «hors alimentations et boissons et hors énergies » s’est établi à un niveau de 8%. Les prix de produits libres (non administrés) ont évolué de 8,3%, sur une année, contre 4,9% pour les prix administrés. En décembre 2018, l’indice de prix à la consommation a augmenté de 0,5%, par rapport au mois de novembre 2018, et ce en raison notamment de la remontée des prix du groupe alimentation et boissons de 0,5%, suite à la hausse des prix des viandes ovines de 1,8%, des œufs de 1,2% et des chocolats et gâteaux de 0,9%, souligne l’Institut. Et de préciser qu’à partir de janvier 2019, les résultats de l’inflation seront publiés sur l’année de base 2015, au lieu de l’année de base 2010.

 

https://lnt.ma/news-dafrique-de-semaine-7-13-janvier-2019/

Mohamed Trabelsi : la Tunisie refuse catégoriquement l’expulsion des migrants irréguliers tunisiens

Mohamed Trabelsi : la Tunisie refuse catégoriquement l’expulsion des migrants irréguliers tunisiens

 Mohamed Trabelsi : la Tunisie refuse catégoriquement l’expulsion des migrants irréguliers tunisiens

La Tunisie refuse catégoriquement l’expulsion des migrants irréguliers tunisiens par les pays d’accueil, a affirmé, mardi 18 décembre, Mohamed Trabelsi, ministre des Affaires sociales, lors d’un séminaire organisé à l’occasion de la célébration de la journée internationale des migrants, sur le thème “Prioriser les Objectifs de Développement Durable (ODD) en lien avec la migration dans les stratégies nationales de développement”.

Le nombre des immigrés tunisiens irréguliers s’élève à 200 mille, a affirmé Trabelsi à l’inauguration de ce séminaire, soulignant que le gouvernement soutient leurs droits à l’accès aux services et à l’intégration aux pays d’accueil et n’accepte leur retour que s’ils expriment le désir d’y retourner.

Le ministre a dénoncé le recours de certains pays d’accueil à des mesures unilatérales, précisant que la problématique de la migration irrégulière ne peut se résoudre qu’à travers le recours aux conventions et rencontres internationales.

Trabelsi a annoncé que son département envisage de soumettre la stratégie nationale migratoire à l’assemblée des représentants du peuple (ARP), en 2019, dont l’objectif est d’instaurer un système institutionnel pour la migration, l’asile et la résidence en Tunisie.

Le problème de la migration irrégulière ne doit pas dissimuler les problèmes de la majorité des immigrés irréguliers, dont les pays d’origine souffrent de guerres, de conflits et de conditions économiques difficiles, a-t-il indiqué, insistant sur la nécessité de traiter la question de la migration avec plus de responsabilité et en optant pour plus d’égalité entre pays du nord et pays du sud et pour un système économique mondial plus équitable.

De son côté, Lorena Lando, chef mission de l’Organisation internationale pour les migrations en Tunisie (OIM), a évoqué les relations transversales entre la migration et les objectifs de développement durable (ODD), précisant que la préparation d’une stratégie nationale en Tunisie peut figurer parmi les solutions envisageables du problème de la migration.

Le nombre des émigrés étrangers en Tunisie est estimé à 600 mille, celui des immigrés tunisiens irréguliers à l’étranger est de 1,3 million, a-t-elle fait savoir, indiquant que la migration interne en Tunisie se manifeste clairement entre zones rurales et urbaines.

Ce séminaire a été organisé à l’initiative de l’Observatoire National de la Migration (ONM), avec la participation du Ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale et de l’Institut national de la statistique (INS), en partenariat avec l’Organisme des Nations Unies chargé des Migrations/Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).

https://www.espacemanager.com/mohamed-trabelsi-la-tunisie-refuse-categoriquement-lexpulsion-des-migrants-irreguliers-tunisiens

Tunisie : une attaque terroriste à la frontière avec l’Algérie fait six morts

Sécurité

Tunisie : une attaque terroriste à la frontière avec l’Algérie fait six morts

08 juillet 2018 à 15h46 | Par – à Tunis

Le poste frontalier de Ghardimaou, dans le gouvernorat de Jendouba (nord-ouest), a été la cible dimanche d’une attaque terroriste faisant six morts dans les rangs de la garde nationale tunisienne.

Le weekend aurait dû être rythmé par le flux des touristes algériens vers la Tunisie. Il a été endeuillé par un attentat meurtrier à la frontière tuniso-algérienne, sur la route empruntée par les vacanciers, dimanche 8 juillet.

L’attaque visait une unité de la garde nationale tunisienne, qui était en train de patrouiller lorsqu’elle a été ciblée par une bombe artisanale. Selon l’agence TAP, le bilan provisoire fait état de 6 morts, dont le chef du poste frontalier, et des blessés.

Les terroristes ont lancé l’assaut vers midi avant que n’interviennent l’armée et les forces de l’ordre. À 14 heures, les échanges de tirs se poursuivaient tandis que des hélicoptères survolaient la région, en renfort des unités ratissant le relief montagneux et escarpé qui s’étend de Ghardimaou au village de Sraiya, lequel abriterait des campements-refuges de terroristes.

Vigilance accrue et meilleure collaboration au sein du renseignement

La Tunisie, où l’état d’urgence est instauré depuis 2015 et régulièrement reconduit, n’a jamais écarté la menace terroriste mais elle semblait moins présente ces derniers mois au vu de la vigilance accrue des forces de l’ordre et d’une meilleure collaboration au sein du renseignement.

http://www.jeuneafrique.com/590072/politique/tunisie-une-attaque-terroriste-a-la-frontiere-avec-lalgerie-fait-neuf-morts/?utm_source=newsletter-ja-actu-non-abonnes&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter-ja-actu-non-abonnes-09-07-18

Migrations : une crise, des crises, quelle crise ?

Migrations : une crise, des crises, quelle crise ?

(B2) Entre sommets, mini-sommets et rencontres extraordinaires, c’est bien la dixième fois en trois ans que les leaders de l’Union européenne se retrouvent ce jeudi (28 mai) avec, sur leur table, un des dossiers les plus chauds : les migrations

Une crise qui n’est pas que politique, elle est réelle

Certes les chiffres ne sont plus aussi alarmants qu’en 2015 ou 2016, où l’Europe devait faire face à un pic d’environ 1,2 million de demandeurs d’asile. Mais la situation n’est pas réglée pour autant. La Grèce fait toujours face à des arrivées continuelles de migrants (environ 2000 par mois). En Italie, on n’est plus au chiffre de 15 ou 20.000 arrivées par mois comme en 2015. Le flux a diminué environ de 75% selon les dernières estimations. Il continue cependant à raison de quelques milliers par mois et il devrait s’accélérer durant ces semaines d’été où la mer est plus calme.

Une arrivée concentrée de navires toujours possible

Si la tendance actuelle se poursuit, on pourrait donc se retrouver certains jours avec une petite dizaine de bateaux lancés à partir des côtes libyennes, et plusieurs milliers de personnes à secourir dans le même temps. C’est le même principe : entre juin et août, le nombre d’arrivées double ou triple par rapport aux mois d’hiver. Une série de naufrages, avec plusieurs dizaines de morts n’est pas à exclure. A cela il faut ajouter que l’Italie est à bout de souffle. Avec près de 700.000 personnes recueillies en mer (678.298 très exactement selon le dernier chiffre OIM) depuis 2012, dont près des 2/3 par les navires des garde-côtes, de la Guardia di Finanza et de la marine italienne, l’effort n’est pas négligeable. Accueillir des dizaines de milliers de migrants ou de réfugiés n’est pas une aubaine.

Une politique de tête dans le sable

Dire qu’il y a une crise politique est donc plutôt réducteur, et trop facile. C’est, une nouvelle fois, se mettre la tête sous le sable. Oui, il y a une crise politique qui est latente, celle d’un lent repli sur soi, de petits nationalismes, mais elle n’a pas commencé au printemps 2018 avec l’arrivée au pouvoir de la Ligue du nord en Italie (article à suivre). Mais il y a aussi un vrai problème non pas tant de flux, mais de déséquilibre migratoire en Europe, de désorganisation du secours en mer, de la gestion et de la répartition des personnes récupérées ensuite, et d’un manque de solidarité patent. Et ceci ne date pas d’une dizaine de jours et d’un ou deux bateaux (Aquarius et Lifeline) laissés à la dérive. La réalité, honteuse, c’est qu’on a laissé l’Italie (et la Grèce) se dépatouiller tous seuls avec le problème. On peut ne pas être d’accord avec l’idéologie de Matteo Salvini. Mais l’impétueux ministre italien de l’Intérieur a une qualité : il a réussi à mettre les pieds dans le plat et a obligé les Européens à se pencher sur le problème. Il serait temps !

L’alarme donnée depuis quatre ans

Depuis plusieurs années, les différents dirigeants qui se sont succédé à Rome (qu’ils s’appellent Enrico Letta, Matteo Renzi, Paolo Gentiloni) ont sonné l’alarme et appelé à l’aide les Européens (Lire : Ne laissez pas l’Italie seule en Méditerranée (Letta)). Les Européens ont bougé mais à leur manière, lentement, sans se presser.

Les Italiens ont fait le job

L’Italie a pris en charge les secours dans le no man’s land — normalement la zone libyenne. Jusqu’à aujourd’hui, le centre MRCC de Rome a géré les appels, réparti les navires et coordonné tous les secours bien au-delà de sa zone légale de secours. Personne ne s’est jamais plaint. L’Italie est même allé au-delà de ses responsabilités en autorisant tous les navires à débarquer les rescapés ainsi récupérés. Il existe d’autres ports sûrs à proximité des côtes libyennes (en Tunisie notamment). Mais tout le monde trouvait cela bien, sans chercher à combler ce vide ou pallier les carences.

Une impéritie de quelques États

C’est cette impéritie, non pas des institutions européennes, qui ont plutôt bien fait leur travail, présenté des idées, des plans, des propositions (1), mais de l’ensemble des États européens qui fait qu’il y a crise aujourd’hui. Outre la solidarité naturelle qui devrait jouer entre tous les pays, deux pays en particulier ont une responsabilité particulière dans cette crise. La France et le Royaume-Uni notamment — ainsi que l’OTAN — ont joué en 2011 un jeu dangereux non pas vraiment dans l’intervention militaire (à ses débuts) mais dans sa poursuite et sa transformation dans un objectif de faire tomber le régime Kadhafi (2).

Quelles solutions mettre en place à court terme ?

Ce ne sont pas les plate-formes de débarquement ou autres hotspots qui vont résoudre la question.

Réagir dans les 24h ou 48h

La crise d’aujourd’hui mérite une réponse rapide non pas d’ici quelques semaines ou quelques mois, mais dans les 24 ou 48 heures qui viennent. Les navires vont continuer de partir de Libye ou de Tunisie, de déjouer les (éventuels) blocages des garde-côtes, et arriver au large. Il faudra bien alors venir en aide aux naufragés. Si ce ne sont les navires des ONG, ce seront (comme avant que les ONG arrivent) les navires marchands ou les navires de guerre qui croisent nombreux au large qui devront s’y coller. Droit de la mer oblige. Une règle de fer obligeant à répondre à tout SOS.

Avoir une structure de gestion de crise des navires

Actuellement, la répartition des responsabilités en cas de prise en charge d’un navire par l’Italie ou Malte se fait un peu au petit bonheur, au niveau politique, ou par les diplomaties directement entre elles. Il n’existe pas de structure dédiée à cette coordination et répartition européenne. On pourrait penser à Frontex pour être dotée de ce rôle. Mais des solutions provisoires peuvent être trouvées.

Renforcer le MRCC italien

La solution la plus simple et la plus rapide, c’est de renforcer le MRCC italien avec des officiers venant de différents pays et des agents en charge de l’asile pour permettre la coordination de l’accueil des navires et la répartition de leur ‘cargaison’ humaine. L’idée des plate-formes de débarquement (hors UE) ou des centres contrôlés (semi-fermés) dans l’Union européenne est une solution à moyen terme, pas une solution d’urgence.

Quelles solutions mettre en place à moyen terme ?

Le moyen terme ce n’est pas trois quatre ans mais plutôt dans les six prochains mois.

Soutenir les garde-côtes libyens

On ne peut pas se cacher les yeux. Il est nécessaire de remettre sur pied une force de garde-côtes bien dotée, bien payée. Cela nécessite de fournir les vedettes et bateaux demandés (une bonne dizaine), et de mettre en place un plan de formation plus important. Seuls 213 marins ont été formés. Ce n’est pas suffisant. Cela nécessite de former plusieurs centaines de personnes.

Mettre en place un MRCC à Tripoli ou en Libye

Il importe, si on veut avoir une zone de secours libyenne conséquente, d’avoir un centre de coordination des secours en mer, reconnu comme tel et doté de moyens conséquents. Une expertise européenne pourrait être bienvenue. NB : Un tel soutien avait été procuré au centre de gestion de crise en Égypte et dans le Golfe.

Conclure un accord avec les Tunisiens

Une bonne partie des flux (qui s’est monté à un cinquième récemment) arrive désormais de Tunisie, avec des Tunisiens. En cause sûrement la situation économique. Car il est difficile de considérer qu’il y a une situation générale impliquant un droit d’asile quasi-automatique (comme pour les Syriens). Il importe de mettre en place un accord avec Tunis, avec financements et soutiens matériels à la clé.

(Nicolas Gros-Verheyde)

  1. Pour essayer de mieux gérer les flux, la Commission a présenté en 2016 une réforme globale du système d’asile européen, mettant sur la table des législateurs européens plusieurs textes, parfois ambitieux. Elle a débloqué des financements, par l’intermédiaire de l’agence Frontex, permettant en quelque sorte de financer l’action en mer des Italiens. La Haute représentante a mis sur pied (avec certains États membres) une opération (EUNAVFOR Med Sophia) dont les résultats ne sont peut-être pas faramineux mais qui a le mérite d’exister. Etc.
  2. Les Européens et les Italiens avaient passé avec la Libye, sous l’impulsion de Romano Prodi, un accord assez semblable dans l’esprit avec celui passé avec la Turquie.

Les élections ne suffisent pas à la démocratie

Les élections ne suffisent pas à la démocratie

Vu d’Occident, trois élections démocratiques viennent de se tenir en Tunisie, au Liban et en Iraq. Mais pour ces peuples, ces scrutins n’avaient pas grand chose à voir avec l’idéal démocratique car les institutions, que les Occidentaux leur ont imposées, ont été conçues pour les empêcher de choisir librement leurs dirigeants.

| Damas (Syrie)

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L’abstention massive lors des élections législatives libanaises (50 %), iraquiennes (65 %), et municipales tunisiennes (77 %) a été interprétée par les Occidentaux comme la preuve de l’immaturité de ces peuples. Qu’ils disposent de la démocratie depuis 7 ou 75 ans, ils sont irresponsables et doivent donc être placés sous tutelle.

Oubliant qu’en Occident aussi certaines consultations nationales ont été marquées par des taux d’abstention similaires, les Occidentaux expliquent ceux de la Tunisie, du Liban et de l’Iraq par les mauvais résultats économiques de leurs gouvernements. Comme si les Arabes n’avaient pas compris qu’ils pouvaient délibérer de projets et choisir leur avenir, mais s’imaginaient qu’ils devaient approuver les performances de leurs gouvernants passés.

Pressés de rétablir un mandat sur le Levant, les Occidentaux avaient ainsi interprété la libération de Saad Hariri de sa geôle saoudienne comme la victoire d’Emmanuel Macron Le Magnifique. Ils n’avaient ni vu le camouflet infligé par le prince héritier saoudien au président français à l’aéroport de Riyad [1], ni l’efficacité des démarches du président Michel Aoun aux Nations unies. À leurs yeux, les Libanais ne pouvaient pas se débrouiller seuls. Ils ne pouvaient obtenir de résultats qu’encadrés par eux.

Les médias occidentaux abordent les invraisemblables institutions libanaises en les qualifiant de « compliquées », mais sans expliquer que le système communautaire a été conçu par l’ancienne puissance coloniale pour que rien, jamais, ne change. La France est laïque chez elle, mais surtout pas dans ses anciennes colonies. Et les aménagements de la loi électorale avec l’introduction de la proportionnelle au sein des communautés, non seulement maintiennent le carcan colonial, mais en complexifient le maillage.

Oui, il est ridicule de voir la Tunisie élire pour la première fois ses conseillers municipaux, le Liban élire au bout de neuf ans des députés héréditaires, et l’Iraq divisé en 37 partis politiques. Mais c’est précisément parce que c’est ridicule que beaucoup d’électeurs ont refusé de se plier à ce jeu humiliant.

Contrairement à l’interprétation occidentale, ces taux d’abstention, s’ils manifestent un rejet des procédures démocratiques, ne signifient absolument pas le rejet de la démocratie, mais de son dévoiement.

Les Tunisiens, qui ont vu Ennahdha et Nidaâ Tounès s’allier après s’être combattus, avaient toutes les raisons d’anticiper que les deux grands partis s’entendraient entre eux pour se répartir les postes locaux comme ils l’ont fait avec les fonctions nationales. Les Libanais, qui savent ne pas avoir d’autre choix que celui du « seigneur de guerre » de leur communauté et de ses vassaux pour se défendre des autres communautés, ont eux aussi rejeté cet emprisonnement. Les Iraquiens, dont le Premier ministre élu avait été renversé il y a quatre ans par les puissances étrangères, savent que leur vote ne sera pas pris en compte s’il contrevient aux desiderata de l’auto-proclamée « communauté internationale ».

Seuls le Hezbollah libanais, issu de la Résistance contre l’occupation israélienne, et la Coalition iraquienne de Moqtada el-Sadr, issue de la Résistance à l’occupation états-unienne, ont fait le plein de leurs voix avec leurs alliés.

Que l’on ne s’y trompe pas, les Occidentaux se félicitent implicitement de l’abstention car ils y trouvent la justification de leur agression du « Moyen-Orient élargi » depuis 17 ans. Toute expression d’une volonté organisée des peuples est pour eux un cauchemar, leur unique objectif étant de renverser les États et de détruire les sociétés pour mieux les dominer.

Ainsi, lorsque les Syriens, en pleine guerre, se sont rués sur les bureaux de vote pour élire leur président, les Occidentaux sont restés pétrifiés. Ils ont été contraints de remettre à plus tard leur plan de renversement de la République arabe syrienne.

Les Arabes comme les autres hommes aspirent à déterminer eux-mêmes leur propre destin.

Source
Al-Watan (Syrie)

[1] « Le camouflet infligé au président Macron en Arabie saoudite », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 novembre 2018.

http://www.voltairenet.org/article201073.html

Revue de presse nationale et internationale.