Archives pour la catégorie Union Africaine

L’oeil de Moscou au sein de l’Union Africaine

L’oeil de Moscou au sein de l’Union Africaine

By Nicolas Beau -19 octobre 2019

81PARTAGES738

D’après le site « Africa Intelligence », l’Algérien Smaïl Chergui, un des hommes forts de l’Union Africaine à la tète de la puissante commission « Paix et Sécurité « , est mis en cause par Djibouti pour ses liens avec la Russie.

Ancien ambassadeur de l’Algérie en Russie, Smaïl Chergui a conservé au sein de l’Union Africaine où il anime la puissante commission « Sécurité et Paix » des liens étroits avec Moscou. Les accusations du pouvoir de Djibouti ne sont pas une surprise. C’est Chergui qui dans les coulisses a favorisé encore récemment les accords de Khartoum où on a vu, sous l’égide de la diplomatie russe, les groupes armés centrafricains signer des accords avec le pouvoir de Bangui.

L’offensive diplomatique russe

Malgré les mises en cause actuelles, ce diplomate brillant a peu de chances de voir sa position réellement menacée. Même affaiblis en raison des incertitudes politiques de leur pays, les Algériens feraient du départ éventuel du diplomate de l’Union Africaine un « casus belli ».

L’activisme récent de Vladimir Poutine en Afrique, de la Centrafrique au Mozambique, assure également à ce diplomate algérien une solide assurance vie au sein de l’Union Africaine. On peut imaginer que lors du sommet Afrique-Russie qui se réunit à Sotchi la semaine prochaine que Chergui sera encore omniprésent.

https://mondafrique.com/union-africaine-smail-chergui-critique-pour-ses-liens-avec-la-russie/

Ouverture à Marrakech de la Conférence ministérielle africaine sur l’appui de l’UA au sujet du Sahara marocain

Ouverture à Marrakech de la Conférence ministérielle africaine sur l’appui de l’UA au sujet du Sahara marocain

POLITIQUE

Sahara marocain : Ouverture à Marrakech de la conférence UA-ONU

LE 25 MARS 2019

Les travaux de la Conférence ministérielle africaine sur l’appui de l’Union Africaine (UA) au processus politique des Nations Unies sur le différend régional au sujet du Sahara marocain, ont été ouverts, lundi à Marrakech, avec la participation de 37 pays africains issus des cinq sous-régions du Continent.

Cette Conférence vise à exprimer le soutien à la Décision Assembly/AU/Dec.693 (XXXI), adoptée lors du 31ème Sommet de l’UA, tenu les 1 et 2 juillet 2018 à Nouakchott (Mauritanie). Une décision qui réaffirme l’exclusivité des Nations Unies dans l’examen du différend régional au sujet du Sahara marocain.

La Décision 693 sur le rapport du Président de la Commission sur la question du Sahara a « établi un mécanisme africain comprenant la Troïka de l’Union Africaine à savoir les Présidents sortant, en exercice et entrant de l’UA, ainsi que le Président de la commission, pour apporter un soutien efficace aux efforts conduits par les Nations Unies ». Elle a consacré la primauté du processus onusien dans la gestion de la question du Sahara, en excluant tout processus parallèle.

Malgré cette avancée décisive qui installe un climat de sérénité au sein de l’UA, certaines actions cherchent à contrarier l’esprit de la lettre de la Décision 693. C’est en réponse à ce contexte que s’inscrit la Conférence ministérielle africaine sur l’appui de l’UA au processus politique des Nations Unies sur le différend régional au sujet du Sahara marocain, organisée par le Royaume à Marrakech.

Cette Conférence ministérielle africaine sera aussi l’occasion de réaffirmer le consensus africain autour de la Décision 693, et de témoigner activement de l’appui africain au processus politique en cours dans le cadre des Nations Unies en vue d’une solution politique réaliste, pragmatique et durable à la question du Sahara, qui repose sur le compromis.

Elle a aussi pour objectif de conforter l’esprit et la lettre de la Décision 693 de la Conférence de l’UA, et de réaffirmer l’attachement de l’Union au processus onusien.

Cet attachement ressort de la Décision 693, qui exprime un choix éclairé des Chefs d’Etat et de Gouvernement, soucieux de prévenir les clivages et les divisions parmi les pays africains frères, et de les rassembler autour des efforts des Nations Unies.

L’objectif du Royaume du Maroc est donc de rassembler et d’unir autour du respect de l’esprit et de la lettre de la décision de Nouakchott, en évitant la cristallisation de divisions internes pouvant compromettre la résolution du conflit régional et nuire à la stabilité, la cohésion et l’efficacité de l’Organisation.

La tenue de cette Conférence s’inscrit ainsi dans la vision sage et éclairée des Etats africains en vue du renforcement de l’unité du Continent et du rejet de toute tentative de le dévier de ses priorités urgentes en matière de développement humain durable, d’intégration régionale et de prospérité de ses citoyens.

Depuis son retour à l’UA, le Maroc a, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, inscrit son action, selon une approche inclusive et fédératrice, dans le cadre d’implémentation d’initiatives et de projets structurants et impactants en termes de développement humain et économique (migration, environnement, emploi des jeunes, paix et sécurité, etc …) au service du leadership de l’Afrique et de ses citoyens.

LNT avec Map

https://lnt.ma/sahara-marocain-ouverture-a-marrakech-de-conference-ua-onu/

La Libye, un appel à renaître

La Libye, un appel à renaître

Les carnets de Badia Benjelloun

   Forum

Il n’y a pas de commentaires associés a cet article. Vous pouvez réagir.

   Imprimer

360

La Libye, un appel à renaître

Conférences à la française

Peu après son arrivée au pouvoir et ses deux visites à l’étranger  qui ont eu le mérite d’encadrer sa mission à la tête de l’exécutif, l’allégeance à Berlin et la virée dans un territoire africain, une dépendance malienne de la France, Macron a convoqué en juillet 2017  une conférence sur la Libye. Patronnée par l’ONU sur une initiative française, elle a réuni les personnalités politiques rivales du pays dévasté par le fait d’une opération militaire  franco-britannique sous parapluie de l’OTAN. Autour de la table étaient présents des représentants de l’ONU, de l’UA et ceux de 19 États, soulignant la mise sous tutelle d’une nation prospère et indépendante avant l’intervention de Sarközy, premier Président français à avoir aussi clairement énoncé son inféodation à Washington. La célérité avec laquelle le nouvel occupant du palais de l’Élysée a voulu traiter la question libyenne indique qu’elle était d’importance et qu‘elle lui avait été sans doute relayée dans le même registre impératif que lui avait été confié le code de l’arme nucléaire.

La prétention du Bonaparte de pacotille à établir un processus politique où se tiendraient élections législatives et présidentielles avant la fin de l’année 2017 s’est heurtée à une réalité où le nombre d’acteurs en présence sur le terrain libyen excède de loin la maîtrise diplomatique et militaire française. Macron a voulu rééditer un autre essai en mai 2018. L’accord ‘historique’ selon lequel se sont engagés Fawez al Sarraj, le Premier ministre siégeant à Tripoli et figurant de la ‘Communauté internationale’ et le général Khalifa Haftar dirigeant de l’Armée de Nationale Libyenne, homme de la CIA mis en réserve depuis 1990, depuis la ville de Tobrouk à procéder à une sortie de crise par une voie politique n’a pas été suivi des effets escomptés.

Ce qu’ils ont fait de la Libye

Toujours pas d’élections en vue, l’insécurité prévaut dans une zone sans tradition jacobine où les particularismes régionaux et tribaux n’ont pas été effacés et où continue de prévaloir une tradition millénaire de consensus entre partenaires rétifs à toute subordination. La configuration géographique de la Libye et particulièrement le Sud avec un immense territoire quasi-désertique, peu dense en zones habitées et jouxtant de nombreux pays sahéliens et sub-sahéliens a été l’occasion après l’assassinat de Mouammar Gadhafi d’interventions de toutes sortes. L’espoir à moyen terme d’une stabilité du pays est encore à ce jour infondé tant le climat est favorable à la pousse de milices, d’organisations ‘extrémistes’ et de réseaux criminels (gangs de kidnappeurs, narcotrafiquants, passeurs de migrants et marchands d’armes et d’esclaves) dont les activités se croisent et se coordonnent parfois avec celles de groupes militaires plus ou moins officiels. Outre leur collusion avec des acteurs politiques nationaux, des puissances étrangères ont recours à leurs services.

Lors de la  réunion interministérielle des pays voisins  de la Libye tenue à Khartoum en novembre dernier, les intervenants ont insisté sur la présence dans le Sud de la Libye de groupes armés venant du Niger, du Tchad, du Soudan et du Mali. Ils ont parfois des revendications politiques mais s’allient avec des éléments de l’État Islamique ou des trafiquants d’êtres humains ou de drogue pour contrôler la vaste région transfrontalière perméable à toutes sortes d’incursions. L’absence d’État et le délabrement des services publics (accès à l’eau, à la santé et à l’éducation) rend la population du Fezzan très vulnérable et aisément manipulable par les clans politiques qui instrumentalisent  les inévitables divisions communautaires.  Ainsi les Toubous libyens (il en existe au Tchad) sont devenus le bras armé du maître actuel de la Cyrénaïque, Khalifa Haftar pour le contrôle de la ville de Sebha, point nodal pour tous les trafics et la sécurisation des infrastructures militaires et pétrolières. Les Toubous s’affrontent aux Awlad Soulaïman pour une protection socio-économique plutôt que pour une hégémonie tribale. Les uns et les autres se livrent des luttes intenses pour la maîtrise des routes cette province, des champs pétrolifères de  Brak al-Shati  et Tamenhit. Un groupe armé ‘la Colère de Fazzan’ a réussi à interrompre l’extraction pétrolière du  champ de Sharara  et celle du champ d’al Fil dépendant du précédent pour son électricité, il a fait chuter la production de 388 000 barils/jour sur un total national d’1,5 miilion/jour  en protestation contre l’absence d’infrastructures et pour de meilleurs salaires.

Le gouvernement de Fawez Al Sarraj est tributaire de différentes milices pour la sécurité dans la capitale. Celle-ci n’y est pas assurée, le nombre d’homicides et d’enlèvements pour rançons font de l’ancienne capitale l’une des villes les plus dangereuses du monde. Le maire de la ville a été enlevé en mars 2018 puis mystérieusement libéré au bout de 48 heures. En janvier 2019, après quelques mois d’accalmie relative, des affrontements ont eu lieu entre deux milices rivales, toutes deux forces supplétives du ministère de l’Intérieur qui ne possède ni armes ni véhicules. Celui-ci a accordé au groupe Tarhouna la protection extérieure de l’aéroport de Tripoli ce qui a déclenché la riposte armée et sanglante de la 7ème Brigade, sa milice rivale.

La situation sécuritaire en Cyrénaïque est tout aussi préoccupante malgré l’offensive  militaire de Haftar sur les groupes terroristes de Benghazi qui a duré de 2013 à 2017. Explosions de voitures piégées et de bombes déposées à la sortie de mosquées à Benghazi ont fait des centaines de morts en 2018. Aqmi, al Qaïda au Maghreb Islamique risque de reprendre du service lorsque les exfiltrés par l’occupant israélien et l’armée des Usa depuis la Syrie rejoindront le pôle stratégique important que constitue cette porte de l’Afrique.

La crise migratoire, effet direct de la guerre

Mais après tout, la destruction d’un pays pour ses richesses minières et ses hydrocarbures (les Libyens paient en proportion de leur réserve en énergie fossile, la plus importante d’Afrique) est une pratique routinière pour la puissance dominante étasunienne même si elle accuse un déclin accéléré en ce moment. Les effets régionaux de l’anéantissement de l’Irak ont été contenus, aucun pays riverain en dehors de l’afflux de millions d’immigrés en Syrie et au Liban n’en a pâti directement. Tout un sous-continent a déstabilisé par la disparition de l’État libyen. L’onde de choc a gagné le Tchad, l’Algérie, la Tunisie, le Soudan, l’Égypte, le Mali, le Niger et le Nigéria, bien au-delà des pays strictement limitrophes. La porosité des frontières au tracé incertain sur des milliers de kilomètres d’une région dominée par des ethnies du désert aux traditions nomades laisse libre le passage dans les deux sens. Une fois exécuté Mouammar Gadhafi, les armes délivrées à la population pour son auto-défense ou prises dans les entrepôts des casernes ont vite été disséminées et se sont retrouvées entre différentes mains, politiques ou criminelles. Pays d’accueil des migrants sahéliens qui y trouvaient du travail en abondance, la Libye s’est transformée en piège ne leur offrant au mieux que la possibilité d’être enrôlés dans les milices, sinon d’être pillés, torturés, vendus quand leur destination n’est pas la noyade en  Méditerranée.

Le flux du mouvement migratoire vers l’Europe est sévèrement limité par Frontex, l’agence européenne dédiée à cette réduction.

Les accords passés entre l’Union européenne avec la Goumhourya arabe libyenne avaient affecté des moyens financiers et techniques pour que soient maintenues fermées les  ‘vannes migratoires’. Actuellement, un tel  accord est impossible  car le pays est disputé par des factions rivales et des centaines de milices et de bandes criminelles.

Or c’est l’Italie qui voit arriver sur ses côtes l’essentiel de l’afflux migratoire (181 000 migrants en 2016) une fois fermée la route des Balkans après l’accord scellé en 2016 avec la Turquie qui a reçu une enveloppe de 6 milliards d’euros. Les forces libyennes devront empêcher les départs vers l’Europe pour 400 millions d’euros, contrat inefficace et controversé compte tenu du sort épouvantable et documenté qui attend les refoulés en Libye.

Discorde italo-française

L’Italie accuse la France d’être responsable du chaos survenu en Libye

Le gouvernement issu de la coalition 5 Etoiles et de la Ligue reproche à la France son hypocrisie concernant la crise des migrants. La situation instable en Libye résulte de l’initiative militaire française qui a destitué Gadhafi. Les charges de Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur et chef de la Ligue, contre Macron sont particulièrement véhémentes. Il lui reproche de faire fermer aux migrants les frontières les frontières franco-italiennes  et de refuser l’accès aux ports français des navires des ONG chargés de réfugiés en détresse.

Il y a bien entendu plus que cela comme motif de conflits entre la France et l’Italie. La sourde bataille du budget italien qui ne respectait pas à la lettre les recommandations de l’austérité imposée par la Commission européenne (entendre ici les mesures budgétaires dictées à la zone euro pour la défense de l’euro-deutschemark) est une toile de fond sérieuse sur laquelle se projettent toutes sortes de désaccords. Le budget concocté par l’alliance  M5S et Ligue comportait un volet social crucial pour une jeunesse qui connaît 40% le chômage. Il devait opérer une relance keynésienne pour un pays en récession ou en tous les cas sans croissance réelle depuis 2000. Le bras de fer a été engagé surtout avec la France, Merkel étant affaiblie sur le plan national et européen. Il s’est conclu par un compromis, l’Italie ne s’est pas encore décidée à quitter le bateau de l’UE même si elle a porté au contrat qui l’y rattache plusieurs accrocs.

Rome considère par ailleurs qu’elle est lésée dans sa souveraineté économique. Vivendi  est devenu le premier actionnaire de  Telecom Italia  et le deuxième de  Mediaset, le groupe de la famille Berlusconi, en total respect du dogme européen de la concurrence libre et non faussée alors que la France a saisi la Commission européenne quand le groupe  Fincantieri  a voulu racheter les  Chantiers de l’Atlantique.

La discorde libyenne, c’est aussi l’affrontement sur des intérêts pétroliers, la France défend le groupe Total et l’Italie ENI d’autant que la Libye est une ancienne colonie italienne. Berlusconi qui avait signé des  contrats économiques d’importance  en 2008 avec la Gomouhouria arabe libyenne en 2008 qui lui réservait l’exploitation du quart de son pétrole et du tiers de son gaz était au départ réticent à emboîter le pas à Sarközy dans son ambition de conquête destructrice de la Libye. Après y avoir été contraint par le parrain étasunien, il revint sur l’absence de fondement à  cette ingérence injustifiée d’inspiration française  dans les affaires d’un pays tiers. Il déclarait dès 2011 qu’en aucun cas il ne s’est agi d’un soulèvement populaire mais d’une tromperie façonnée par les Français.

Profusion d’acteurs

Autant dire que le passif entre les deux signataires des Traités de Rome, de Maastricht et de Lisbonne est lourd.

A la conférence organisée par l’Elysée à Paris le 29 mai 2018, Rome répond par une autre organisée  à Palerme en novembre  de la même année. 38 délégations ont fait le déplacement. Cette offensive diplomatique a adopté un calendrier, plus réaliste, qui envisage avant toute chose la tenue d’une conférence de réconciliation puis d’un référendum qui donnera un cadre institutionnel aux élections législatives puis présidentielles.

Dans cette équation libyenne à multiples inconnues dont le nombre lui-même est indéterminé tant les acteurs abondent depuis Sissi jusqu’à Idriss Déby maintenant entiché de Netanyahou, à Alger l’encore fier chantre de la décolonisation et manipulateur de la cause des Touaregs au Mali et Mohammed VI lui-même qui vient d’affirmer ‘la sécurité des pays arabes revient aux Arabes’ , le Qatar et la Turquie embusqués derrière al Sarraj, les Émirats arabes unis et les Bédouins du Nedjd à peine camouflés derrière Haftar l’anti-Frères Musulmans, le jeu reste ouvert.

Il est probable que Giuseppe Comte a requis la neutralité russe et a obtenu le soutien appuyé d’un Trump enferré dans ses déclarations et postures anti-migratoires.  Pour ceux qui, poutinophobiques, voient la main de la Russie partout, il faut rappeler l’existence d’une base  militaire étasunienne au Niger, à côté d’une allemande mais également d’une italienne.

Les frappes américaines en Libye ont commencé très tôt, dès 2011. L’activité a connu une intensification à l’été 2016 à la  demande  de Fayez al Serraj qui a déclaré avoir restreint l’aide à des frappes limitées dans le temps et ciblées sur les poches de terroristes à Syrte. D’après  l’organisme Airwars,Syrte a été le champ d’expérimentation de frappes de drones en milieu urbain en coopération avec des forces locales et étasuniennes. Leur nombre et leur rythme ont été bien plus conséquents que celles qui ont visé l’Irak ou la Syrie. Menées depuis des territoires éloignés de ceux où ces opérations sont effectuées, elles sont le plus souvent tenues secrètes. De plus, l’administration Trump  a assoupli les restrictions  sur les frappes de drones menées en dehors des zones de conflit armé.

Le dossier épais et à entrées multiples de la ‘crise libyenne’ a été remis sur le métier par  l’Union africaine en février 2019. Son 32ème sommet à Addis Abeba s’est achevé sur le projet de rétablir un dialogue inter-libyen en juillet. Les Africains reprennent la main et bousculent le représentant de l’ONU, Ghassan Salamé, l’homme de la France.

Une Libye encore à naître

Les mécanismes de réajustement d’un monde qui a connu en moins de trente ans une hégémonie indiscutée des Usa puis sa remise en cause sérieuse par la levée du bloc russo-chinois peinent à se mettre en place. Les alliances se composent et se défont à la faveur des offres de ceux qui se veulent les nouveaux champions ou les arbitres d’un univers géopolitique très fluide et mouvant.

Les effets du désastre libyen (fomenté par une piètre équipe française) menacent l’équilibre des forces au sein de l’Union européenne à travers la compétition d’une Italie terre d’accueil de bases américaines et une France qui n’a plus les moyens de son arrogance et qui ne cesse d’enregistrer des reculs dans son territoire de projection de prédilection, l’Afrique.

L’Egypte et la Turquie s’y confrontent à fleurets mouchetés, déléguées d’une autre compétition installée dans le monde arabe et musulman, le Qatar versus les Emirats et le Bédouins du Nedjd.

Dans cette atmosphère de recomposition qui n’est pas sans rappeler l’époque des pourparlers sordides entre les puissances de la fin du 19ème siècle pour le partage de l’Afrique,  l’Entente Cordiale, la Libye appelle à sa délivrance, à renaître.

 

http://www.dedefensa.org/article/la-libye-un-appel-a-renaitre

 

Libye : les interférences extérieures « compliquent une situation déjà compliquée » (UA)

Libye : les interférences extérieures « compliquent une situation déjà compliquée » (UA)

11 février 2019 à 12h28 | Par

Lors du 32e sommet de l’Union africaine (UA), le commissaire pour la paix et la sécurité de l’institution panafricaine, l’Algérien Smaïl Chergui, a fait une série d’annonces sur la Libye et la situation au Sahel.

Le commissaire de l’Union africaine (UA) pour la paix et la sécurité, qui a à plusieurs reprises appelé au règlement prioritaire de la crise libyenne, s’est félicité qu’à l’issue de la réunion de dimanche, l’UA et les Nations unies ont décidé de renforcer leur coopération sur le dossier libyen.


>>> À LIRE – Libye : le maréchal Haftar avance dans le sud-ouest et inquiète Tripoli


Parmi les présents à cette réunion de haut niveau sur la Libye les ministres des Affaires étrangères égyptien, algérien, tunisien, l’émissaire de l’ONU pour la Libye Ghassan Salamé et le vice-Premier ministre libyen Abdelsalam Kajman. La séance était dirigée par le chef de l’État du Congo-Brazzaville Denis Sassou Nguesso, président du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye, accompagné de Moussa Faki, président de la commission de l’UA, et donc de Smaïl Chergui.

Ce dernier a dénoncé les nombreuses interférences extérieures sur le dossier libyen « qui compliquent une situation déjà compliquée ». « Je peux vous dire qu’il y a aujourd’hui un accord total entre l’UA et l’ONU pour travailler main dans la main pour promouvoir et organiser la conférence de réconciliation nationale. Cette dernière devrait être la plus inclusive possible », a-t-il ajouté.

Conférence nationale libyenne début juillet ?

Le commissaire à la paix et à la sécurité a également fait valoir que la crise libyenne touchait tous les pays de la région, comme en témoigne l’attaque des rebelles tchadiens depuis le Sud de la Libye. « Le temps est venu pour la communauté internationale de soutenir l’initiative conjointe de l’Union africaine et de l’ONU dans le but de sécuriser les échanges entre les Libyens », a notamment déclaré Smaïl Chergui.

La conférence nationale sera suivie d’une possible date pour la tenue des élections. Tout cela doit intervenir cette année

Interrogé par Jeune Afrique sur la tenue de la Conférence nationale, Smaïl Chergui a annoncé qu’une date serait arrêtée dans l’après-midi (du lundi 11 février). Selon nos informations, elle devrait se tenir début juillet. « Elle sera suivie d’une possible date pour la tenue des élections. Tout cela doit intervenir cette année », a indiqué le commissaire. Avant de saluer l’action de Ghassan Salamé, l’émissaire du secrétaire général de l’ONU pour la Libye : « Ce qu’il est important de noter, c’est qu’un nouveau départ a été donné, et que nous nous rejoignons avec l’ONU sur ce problème (…). Les interférences non nécessaires doivent cesser immédiatement », a insisté le commissaire.

Toujours selon nos informations, l’Égypte s’opposerait toutefois à ce que le gouvernement de Tripoli présidé par Fayez al-Sarraj désigne les invités à la conférence de réconciliation nationale. Laquelle pourrait se tenir au Caire. Quant aux élections, le Comité de haut niveau de l’UA sur la Libye espère qu’elles seront organisées en octobre 2019.

https://www.jeuneafrique.com/733046/politique/libye-les-interferences-exterieures-compliquent-une-situation-deja-compliquee-ua/

Réconcilier notre pays avec l’ambition et la fierté

Réconcilier notre pays avec l’ambition et la fierté

Réconcilier notre pays avec l’ambition et la fierté

Par Ligne droite, rassemblement de Français engagés pour une droite nouvelle ♦ En France, du fait de la repentance et de la diabolisation de l’idée même de nation, le sentiment de fierté n’existe pratiquement plus. Dès lors, et contrairement à beaucoup de peuples sur la planète, les Français n’ont plus la moindre ambition collective et semblent menacés de déclin. Aussi Ligne droite estime-t-elle indispensable que notre pays renoue avec les périodes glorieuses de son histoire et se dote, avec le projet d’Europe puissance, d’une grande ambition collective qui pourrait le ramener sur le devant de la scène mondiale.


Le sentiment de fierté a abandonné les Français

La fierté est un sentiment qui semble en effet être devenu complètement étranger aux Français. Il est vrai qu’être fier de sa nation c’est être patriote, ce qui, par les temps qui courent, ne peut être que ringard, voire ridicule. D’autant que l’idée même de nation souffre d’un profond discrédit : n’est-elle pas, d’après les sectateurs de la pensée unique, cause d’exclusion, d’enfermement, de guerres et de conflits ? Aussi, dans un monde marqué par l’immigration, l’européisme et le mondialisme, la nation a-t-elle été complètement occultée. Or pour éprouver de la fierté, il faut quelque chose dont on puisse être fier. Et si ce n’est pas la nation, ce ne peut pas être une autre communauté car les autres facteurs d’identification, telle la race ou la religion, sont encore plus diabolisés. Il ne reste donc plus de groupes dont les Français pourraient se sentir membres et dont ils pourraient tirer un sentiment de fierté. Peut-être est-ce ce manque que certains compensent par l’enracinement régionaliste, lequel est toléré tout comme le patriotisme sportif jugé sans conséquence.

La repentance et la culpabilisation sont imposées aux Français

Ce déracinement qui prive nos compatriotes de communauté n’est cependant pas la seule cause de la disparition du sentiment de fierté. À cette réalité de fond s’ajoute en effet le travail permanent mené par le Système, et notamment par les médias et par l’école, pour culpabiliser notre peuple à propos de son histoire. La lecture qui est maintenant faite de notre passé n’est que négative. Avec la royauté, la France aurait vécu sous un régime d’oppression. Nos grands hommes, comme Louis XIV ou Napoléon, n’auraient été que des tyrans et notre nation aurait semé la guerre et la désolation tout au long des siècles écoulés. Sans parler du pire, les croisades, l’esclavage, la colonisation et la complicité dans les horreurs de la seconde guerre mondiale.

Nos compatriotes sont privés de grandes ambitions collectives

Et si, comme on l’enseigne aux Français, il n’y a rien qui puisse leur permettre d’être fiers de ce qu’ils ont été, à quoi bon rester ce qu’ils sont ? S’ils ont toutes les raisons d’avoir honte de leur nation, pourquoi feraient-ils de grands projets pour elle ? Si la fierté n’existe plus, il ne peut plus y avoir d’ambition collective. Et tel est hélas le cas aujourd’hui dans notre pays qui semble avoir renoncé aux grandes causes, aux grands projets, aux grands espoirs. Les médias ramènent sans cesse notre peuple aux petits problèmes du quotidien. Les seules causes auxquelles on l’appelle encore sont d’ordre humanitaire, comme si la France n’avait plus d’autre avenir que d’être une vaste ONG caritative.

L’ambition et la fierté sont indispensables aux nations

Or, l’histoire nous enseigne que les communautés qui n’ont plus la fierté de ce qu’elles sont et qui ne forment plus de grands projets sont vouées au déclin ou à la disparition. La haine de soi ouvre en effet la voie à l’acceptation de sa propre disparition. Une perspective qui ne concerne que le vieux continent car les autres pays du monde, en tout cas ceux qui n’appartiennent pas à l’Europe, sont loin de partager ce sentiment crépusculaire. La Chine par exemple est une nation fière d’elle-même et animée de projets ambitieux, comme beaucoup d’autres pays dont le passé et le potentiel ne peuvent pourtant se comparer à ceux de notre pays.

Ligne droite considère donc qu’il est temps pour la France de rompre avec cet état d’esprit mortifère et de renouer avec la fierté et l’ambition.

Mettre de côté les heures sombres et mettre en avant les faits glorieux

Pour cela, il faudrait d’abord mettre un terme à l’autoculpabilisation et à la repentance aussi bien en France que dans les autres pays européens. De tels actes de contrition n’ont en réalité aucune raison d’être. Toutes les nations ont connu des heures sombres et personne ne peut prétendre que les Européens auraient été pires que les autres peuples de la planète. D’autant qu’il est contraire aux valeurs de notre civilisation de faire porter la faute d’une génération à l’autre. Les Français et les Européens d’aujourd’hui doivent donc laisser dans l’ombre les heures sombres pour ne se préoccuper que des périodes fastes et glorieuses dont ils peuvent être fiers.

L’Europe, première puissance mondiale, un grand projet collectif pour le XXIe siècle

Libérés de la repentance, les Français comme les Européens devraient alors s’atteler à de grandes entreprises collectives. Et comme notre nation, ainsi que les autres nations d’Europe, ont été habituées aux premières places, Ligne droite considère qu’elles doivent à nouveau chercher à se hisser au sommet. Pour cela il faut qu’elles se rassemblent et créent ce pôle de puissance qui leur permettrait toutes ensemble de prétendre occuper de nouveau les premiers rangs dans le monde. Car l’Europe est certes la famille commune des Européens, cette terre qu’ils peuvent parcourir sans être dépaysés et sans cesser pour autant d’être émerveillés. Mais elle n’est pas seulement ce trésor de culture et d’histoire, elle est aussi, de par sa population et son économie, une puissance potentielle considérable capable de rivaliser avec les grands pays émergents comme l’Inde ou la Chine. Aussi, la constitution d’une puissante confédération européenne, dans laquelle la France jouerait un rôle moteur, pourrait être la grande ambition collective des Européens pour cette première moitié du XXIe siècle. Une ambition qui permettrait à tous les peuples du vieux continent d’affirmer à nouveau la fierté de ce qu’ils sont. Non seulement en raison de la tâche exaltante qui serait à accomplir, mais aussi parce que les Européens pourraient à cette occasion revisiter leur civilisation et découvrir à travers les richesses qu’ils ont en commun combien elle est grande et belle.

C’est sur cette base qu’ils doivent nourrir de grandes ambitions pour notre continent et notre civilisation. L’Europe a guidé le monde pendant des milliers d’années, elle peut encore lui offrir un modèle pour les siècles qui viennent. La droite nouvelle doit avoir le projet de le lui rappeler.

Ligne droite
02/09/2018

Source : Ligne droite

Crédit photo : Phot-OG-raphies_78 via Flickr cc

https://www.polemia.com/reconcilier-notre-pays-ambition-fierte/

Attaque « terroriste » contre des soldats français au Mali pendant le sommet de l’UA en Mauritanie

Attaque « terroriste » contre des soldats français au Mali pendant le sommet de l’UA en Mauritanie


Dimanche 1 Juillet 2018 modifié le Lundi 2 Juillet 2018 – 18:27


Des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés dimanche par une attaque « terroriste » à Gao au Mali, qui a fait quatre morts et une vingtaine de blessés civils, en plein sommet de l’Union africaine (UA) en Mauritanie voisine qui doit également se pencher sur les questions sécuritaires.




Selon les autorités maliennes citant un bilan provisoire de source hospitalière, cet attentat a fait quatre morts et 23 blessés parmi des civils.

A Paris, l’état-major français des armées a annoncé dimanche soir que quatre soldats français de la force Barkhane ont été blessés dans l’attaque. Il y a eu « quatre blessés chez Barkhane » et au moins deux morts et une vingtaine de blessés chez les civils, a indiqué l’état-major à l’AFP.

« Le terrorisme a encore lâchement frappé au Mali ». « Des civils ont perdu la vie et des militaires français sont blessés », a tweeté la ministre française des Armées, Florence Parly.

Selon une source militaire occidentale, « des militaires français de la force Barkhane (4.000 hommes, NDLR) sont tombés ce dimanche dans une embuscade tendue par des terroristes à la sortie qui mène vers la localité de Bourem ».

« C’est une patrouille de l’opération Barkhane qui a été visée par une voiture piégée conduite par un kamikaze (…) de Gao », a déclaré de son côté une habitante de la ville. « Très vigilant, un blindé lui a barré la voie et le véhicule kamikaze s’est fait exploser », a déclaré Fatouma Wangara.

« Le véhicule bourré d’explosifs a fait beaucoup de dégâts », selon une source hospitalière à Gao, principale ville du nord du Mali.

D’autre part, un véhicule du Mouvement pour le salut de l’Azawad, (MSA, issu de l’ex-rébellion à dominante touareg) « a sauté sur une mine (dimanche) dans le village de Talataye (nord du Mali). Le bilan est de quatre morts et trois blessés », a écrit le MSA sur sa page Facebook.

Présents sur la frontière entre le Mali et le Niger, le GATIA (Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés, pro-Bamako) et le MSA participent à des opérations de sécurisation aux côtés de la force Barkhane et de l’armée malienne.

Ces attaques soulignent la situation sécuritaire fragile qui prévaut au Mali qui se prépare pour une élection présidentielle le 29 juillet.

Elle a eu lieu alors que le sommet de l’UA est entré dans le vif des débats dimanche à Nouakchott, deux jours après un attentat suicide perpétré vendredi à Sévaré, dans le centre du Mali, contre le QG de la force conjointe du G5 Sahel lancée en 2017.

Le président français Emmanuel Macron doit rencontrer lundi à Nouakchott, en marge du sommet de l’UA, ses homologues du G5 Sahel, une organisation régionale regroupant la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

En fin de sommet, M. Macron discutera avec ses homologues du G5 Sahel de la lente montée en puissance de la force conjointe mise en place par cette organisation régionale pour lutter contre les jihadistes.

La France, qui conduit dans la région l’opération Barkhane, soutient ce projet, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité.

Mais sa mise en oeuvre est pour l’instant marquée par les problèmes de financement et les accusations de violations des droits de l’homme par les troupes de la force conjointe, basée au Mali.

Pour le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, l’attentat perpétré vendredi contre le QG de la force du G5 Sahel démontre qu’il « y a encore énormément de failles » dans la sécurité qui doivent être « corrigées ». L’attaque, qui avait fait trois morts, dont deux militaires de la force du G5 Sahel, « touche le coeur de notre système de sécurité, l’état-major (de la force conjointe du G5 Sahel) installé (à Sévaré). C’est un message envoyé par les terroristes en ce moment précis, moment où nous nous organisons pour stabiliser, sécuriser notre région ».

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda, a revendiqué l’attentat de Sévaré.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013 d’une intervention militaire française.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et internationales, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Dimanche 1 Juillet 2018 – 23:27


afp

Moussa Faki Mahamat propose un « mécanisme africain » pour contribuer à résoudre le conflit au Sahara occidental

Politique

Moussa Faki Mahamat propose un « mécanisme africain » pour contribuer à résoudre le conflit au Sahara occidental

01 juillet 2018 à 18h55 | Par – Envoyé spécial à Nouakchott

Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a remis ce dimanche à Nouakchott un rapport très attendu sur le conflit entre le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Il préconise de mettre en place un mécanisme africain qui, cependant, ne se substituerait pas aux efforts des Nations unies.

Il s’agissait sans doute du document le plus attendu du 31e sommet de l’Union africaine (UA), qui s’est ouvert ce dimanche 1er juillet à Nouakchott. Le président de la Commission, Moussa Faki Mahamat, a remis aux délégations présentes un rapport de sept pages destiné à relancer le processus de paix entre le Maroc et la République arabe Sahraouie démocratique (RASD). Ce texte devait être étudié à huis-clos dimanche 1er juillet. 

Il se fonde sur une série d’entretiens menés ces derniers mois. D’une part, avec le roi du Maroc, Mohammed VI, et son ministre des Affaires étrangères (à Rabat, les 5 et 6 juin) ; d’autre part, avec le président de la RASD, Brahim Ghali, et son ministre des Affaires étrangères (à Tindouf, les 19 et 20 juin). Mais aussi avec le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia et son ministre des Affaires étrangères (les 11 et 12 mars), ou encore avec le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, fin mars.

Menace sur le fonctionnement de l’UA

« Le conflit du Sahara occidental n’a que trop duré, note le rapport. Cette situation est entrée dans une phase où, au-delà de ses effets négatifs bien connus au niveau de la région (…), elle menace aussi le fonctionnement de l’UA et fait obstacle à la mise en œuvre de son agenda. Un tel état de fait ne peut être toléré. »

Le président de la Commission de l’UA propose donc que l’Afrique s’implique dans ce processus. Pour cela, il propose la création d’un mécanisme africain qui dépendrait directement des chefs d’État pour « permettre à l’UA d’apporter un appui efficace au processus conduit par les Nations unies ». L’objectif est la reprise des négociations entre les parties prenantes pour « parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ».

Ce mécanisme, s’il était accepté par les chefs d’État, serait composé d’un panel de hauts dirigeants de l’UA et/ou de chefs d’État. Sa constitution exacte reste cependant encore à déterminer.

Moussa Faki Mahamat propose par ailleurs aux chefs d’État de l’UA de lancer un appel à tous les pays, notamment les pays voisins, pour « contribuer au succès de la démarche africaine proposée ».

Néanmoins, le rapport insiste sur le fait que ce mécanisme ne se substituera pas au processus des Nations unies, actuellement mené par l’envoyé spécial Horst Köhler. Le Maroc a en effet fait savoir qu’à ses yeux, « l’UA s’était d’elle-même exclue des efforts de recherche d’une solution » en reconnaissant la RASD et a « mis en garde contre les risques d’un processus parallèle ».

Les intérêts économiques des Européens en Iran, pays par pays

Les intérêts économiques des Européens en Iran, pays par pays

Le président américain Donald Trump montre le document ordonnant de rétablir les sanctions contre Téhéran le 8 mai 2018 à la Maison Blanche / © AFP/Archives / SAUL LOEB

Le rétablissement des sanctions américaines à l’encontre de l’Iran, annoncé par Donald Trump, pourrait avoir des conséquences économiques importantes pour les signataires européens de l’accord nucléaire de 2015. Tour d’horizon des principaux pays concernés.

Allemagne

L’Allemagne est le premier exportateur européen vers l’Iran. Elle a vu ses échanges avec la République islamique progresser depuis 2015, livrant pour 2,57 milliards d’euros de biens en 2016 (+22% sur un an), puis 2,97 milliards l’an dernier (+15,5% sur un an). Berlin y exporte surtout des machines, produits pharmaceutiques et produits alimentaires. Téhéran a de son côté vendu pour 314 millions d’euros de biens en 2016 et 410 millions l’an dernier.

Siemens, présent dans le pays depuis 1868, s’était relancé en Iran en mars 2016 en s’associant à l’iranien Mapna dans les turbines à gaz et les générateurs pour centrales électriques, puis avait signé en janvier dernier un contrat portant sur 12 compresseurs pour deux usines de traitement du gaz naturel. Daimler avait de son côté signé dès janvier 2016 des protocoles d’accord avec deux groupes iraniens pour produire et commercialiser des camions Mercedes-Benz.

Italie

Les exportations vers l’Iran ont crû en 2016 de près de 30% sur un an, dépassant 1,5 milliard d’euros. En 2017, elles ont de nouveau connu une hausse de 12,5%, à 1,7 milliard d’euros.

En janvier, l’Italie avait accordé une ligne de crédit de 5 milliards d’euros afin de soutenir les investissements italiens dans le pays.

Si le groupe Eni n’a pas, par prudence, signé d’accord avec Téhéran depuis la fin des sanctions, la société de chemins de fer Ferrovie dello stato italiane en a conclu un pour la construction de deux lignes ferroviaires à grande vitesse. Le groupe de construction navale Fincantieri a aussi signé plusieurs accords de coopération et développement.

L’AFP a également interrogé vendredi l’entrepreneur italien Alberto Presezzi, présent en Iran via une société de compresseurs et turbines, et qui se trouvait mercredi à Téhéran afin de « négocier un contrat important » lors d’un salon international.

Il a souligné que tout retard ou hésitation côté européen « donnerait un avantage aux autres acteurs, surtout aux Chinois, qui sont très agressifs dans le pays et qui se présentent avec des lignes de financement importantes ».

France

Selon une source diplomatique, les exportations tricolores sont passées de 562 millions d’euros en 2015 à 1,5 milliard en 2017, un niveau proche de celui constaté avant la mise en place des sanctions renforcées. Les importations ont elles explosé, atteignant 2,3 milliards d’euros – leur niveau le plus élevé depuis 2008 – contre 66 millions d’euros en 2015.

Depuis l’accord, Total s’est associé au groupe chinois CNPC pour investir 5 milliards de dollars dans l’exploitation du gisement South Pars. Mais pour l’heure, le groupe pétrolier n’y a pas dépensé plus de 100 millions de dollars, selon une source proche du dossier.

Le constructeur automobile PSA, qui jouit en Iran d’une part de marché de 30%, a évoqué l’an dernier un accord de distribution pour la marque DS en Iran et des discussions pour d’autres partenariats. Renault vend également ses voitures en Iran.

Royaume-Uni

Les exportations de biens du Royaume-Uni vers l’Iran ont atteint 167 millions de livres (191 millions d’euros) en 2016, un plus haut depuis 2011. Ce chiffre est toutefois bien loin de celui du début des années 2000 quant les exportations pesaient autour de 400 millions de livres. Les importations sont bien plus faibles, à 41 millions de livres en 2016.

Peu de grosses entreprises britanniques sont présentes en Iran: BP, dont les origines remontent pourtant à l’Anglo-Persian Oil Company au début du 20e siècle, n’y a ainsi aucune activité. De même pour Royal Dutch Shell, qui a toutefois signé fin 2016 des accords pour explorer la possibilité d’investissements en Iran dans des champs gaziers et pétroliers.

Selon Allie Rennison, une responsable de l’organisation patronale Institute of Directors, les entreprises britanniques ont en revanche de gros contrats en Iran dans les infrastructures, le solaire, l’ingénierie ou encore la santé.

Airbus

Le groupe européen Airbus, qui a des sites en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne, a pour sa part enregistré des commandes de compagnies aériennes iraniennes (Iran Air Tour, Zagros Airlines) pour 100 avions au total, dont des A320neo, valorisés à près de 10 milliards de dollars.

(©AFP / 11 mai 2018 08h19)

https://www.romandie.com/news/916898.rom

Les bobards de l’intervention occidentale en Libye et au Kosovo

Les bobards de l’intervention occidentale en Libye et au Kosovo

Les bobards de l’intervention occidentale en Libye et au Kosovo

Par Marc Rousset, économiste, ancien haut dirigeant d’entreprise ♦ Quelque chose est en train de bouger ou de changer dans le royaume de France. Il est ahurissant qu’ait pu paraître sur la page 18 entière du Figaro du samedi 3 février 2018 un dossier aussi accusateur et politiquement incorrect que l’interview de Rony Brauman, ex-Président de Médecins sans frontières, par le grand journaliste Renaud Girard, normalien, adepte de la « Real Politik », épris très souvent de vérité et d’un sens minimum de l’honnêteté intellectuelle.


Rony Brauman vient en effet de faire paraître son ouvrage intitulé : Guerres humanitaires ? Mensonges et intox (éditions Textuel). Cette chronique dans le premier quotidien français pourrait être le point de départ d’une commission d’enquête parlementaire française sur les mensonges politico-médiatiques lors de l’intervention en Libye. Les accusations de Rony Brauman sont d’autant plus graves que le Parlement britannique a mené une enquête qui a confirmé la réalité des bobards. L’ancien Président Obama a pu qualifier l’expédition en Libye, tant vantée pourtant par Hillary Clinton, de « plus grande erreur de sa présidence ».

Les bobards dépassent en intensité ceux des armes de destruction massive de Saddam Hussein pour justifier l’intervention américaine en Irak. On peut mieux comprendre à la lumière de cet ouvrage l’indignation des Russes et le désir de Poutine de ne pas être de nouveau le dindon de la farce en Syrie.

Contrairement à ce qui a été prétexté, la rébellion armée de Benghazi était parfaitement à même de se défendre et de protéger son territoire. Personne n’a jamais vu, à supposer qu’elle ait existé, la prétendue colonne de chars de Kadhafi. Il n’était de toute façon pas nécessaire de commencer une guerre ; de simples survols de la « colonne fantôme » ou des tirs d’arrêt auraient suffi.

Le colonel Kadhafi qui prétendait dans ses discours enflammés aller chercher les opposants « ruelle par ruelle », n’avait pas les moyens d’écraser la rébellion de Benghazi. L’attaque de manifestants à Tripoli par les avions de Kadhafi n’a également jamais eu lieu. Sarkozy, Cameron et Obama ont pu cependant déclarer : « Un chef d’Etat qui envoie son aviation contre son peuple n’est plus digne de gouverner ; il doit partir ».

De même les charniers de Benghazi et de Tripoli n’ont jamais existé. Le représentant de la ligue libyenne des droits de l’homme faisait pourtant état de six mille morts ensevelis à la hâte en une dizaine de jours. La quasi-totalité des médias, des hommes politiques et des intellectuels ont repris et divulgué en 2011 cette fausse information.

Il y a ceux qui voient ce qu’ils croient et ceux qui, comme les patriotes, croient ce qu’ils voient. La guerre était en réalité voulue par l’Occident. Il s’est passé seulement 5 semaines entre la première manifestation à Benghazi du 15 février 2011 et l’attaque aérienne française du 19 mars. Toutes les tentatives de médiation (Union africaine, Turquie, Sénégal, Afrique du Sud) ont été repoussées. Voilà ce que le politiquement correct et l’infâme BHL appellent une guerre juste !

A noter qu’il en a été de même pour la guerre déclenchée par l’Otan en mars 1999 qui a bombardé pendant 83 jours Belgrade et les populations civiles serbes alors que la  Serbie souhaitait reprendre le contrôle du Kosovo, son berceau mythique ancestral avec ses monastères, perdu le 28 juin 1389 face à l’empire ottoman lors de la bataille du Champ des Merles, envahi par l’immigration d’origine albanaise devenue majoritaire.

La véritable raison de l’agression par l’hyper-puissance américaine était alors le désir de justifier le maintien de l’organisation militaire de l’OTAN, de narguer les Nations-Unies, la Chine, l’Europe et la Russie, d’affaiblir l’Europe en favorisant le multi-ethnisme et l’islam, de poursuivre l’expansion militaire à l’Est et d’implanter la plus grande base militaire hors des Etats-Unis de « Bondsteel » forte de 10 000 hommes.

Le droit de l’hommiste Bill Clinton avait eu alors le toupet de dire : « Nous intervenons pour édifier un Kosovo pacifié et multi-ethnique »

Marc Rousset
19/02/2018

Rony Brauman, Guerres humanitaires ? Mensonges et intox, éditions Textuel, 24 janvier 2018, 127 pages.

Source : LAFAUTEAROUSSEAU

Crédit photo : Nicolas Sarkozy et Bernard-Henri Lévy – Gyrostat [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons

https://www.polemia.com/les-bobards-de-lintervention-occidentale-en-libye-et-au-kosovo/

Sommet UA : Le Maroc propose la création d’un Observatoire Africain de la Migration

Saad Eddine El Othmani donnant lecture à Addis-Abeba au Message de SM le Roi adressé au 30è sommet de l’Union africaine (UA)

Politique

Sommet UA : Le Maroc propose la création d’un Observatoire Africain de la Migration

le 29 janvier 2018

Le Mohammed VI a proposé, dans le cadre de l’Agenda Africain pour la Migration, soumis au 30ème Sommet de l’Union Africaine (UA), la création d’un Observatoire Africain de la Migration et d’un poste d’Envoyé spécial de l’Union Africaine chargé de la Migration.

L’Observatoire Africain de la Migration, dont le travail sera basé sur le triptyque « comprendre, anticiper et agir », aura pour mission de développer l’observation et l’échange d’informations entre les pays africains, afin de favoriser une gestion maîtrisée des flux migratoires, a indiqué le Souverain dans un Message adressé au 30è Sommet de l’UA, dont lecture a été donnée, lundi à Addis-Abeba, par le Chef du Gouvernement, M. Saad Eddine El Othmani.

‘’Le Maroc propose d’abriter cet Observatoire’’, a souligné le Souverain.

Quant au poste d’Envoyé spécial de l’UA chargé de la Migration, son titulaire aura pour mission de ‘’coordonner les politiques de l’Union dans ce domaine’’, a expliqué le Souverain.

Ainsi, l’Agenda Africain pour la Migration propose, sur la gestion migratoire, une « démarche fondée sur des politiques nationales, sur une coordination sous régionale, une perspective continentale et un partenariat international », a indiqué le Roi, ajoutant que cet Agenda suppose un « changement de paradigme, une redéfinition introspective et positive de la migration, ainsi qu’une volonté politique réelle des Etats, qui ont, chacun,  intérêt à ce que la migration se fasse dans la sécurité, la légalité, la régularité, l’ordre et le respect des droits humains ».

‘’L’Agenda Africain pour la Migration, qui peut instruire le processus d’élaboration du Pacte Mondial pour des Migrations « sûres, ordonnées et régulières », doit tendre à faire de la migration un levier de co-développement, un pilier de la Coopération Sud-Sud, et un vecteur de solidarité », a assuré  le Roi Mohammed Vi dans son message lu devant le sommet par le chef du gouvernement.

A cet égard, le Souverain a indiqué que le Maroc, qui abritera la Conférence Intergouvernementale d’adoption du Pacte Mondial ainsi que le Forum Global pour la Migration et le Développement en décembre 2018, s’engage à faire de ces rencontres multilatérales une tribune pour l’Afrique.

Pour le Souverain, cet Agenda part de l’idée qu’il faut connaître le phénomène migratoire dans ses différentes dimensions pour mieux l’appréhender, affirmant, dans ce cadre, qu’il est temps de déconstruire, « un à un » les mythes associés à la migration.

La migration est un « phénomène naturel qui constitue la solution et non pas le problème », a relevé le Roi, appelant à adopter une « perspective positive sur la question de la migration en mettant en avant la logique humaniste de responsabilité partagée et de solidarité ».

La migration, qui demeure un enjeu planétaire et crucial pour le continent africain, mérite une « nouvelle approche afro-centrée conciliant le réalisme, la tolérance et la primauté de la raison sur les peurs », a assuré le Souverain.


En effet, ace au drame de la migration,  »il est de notre devoir d’agir’’, a affirmé le Roi Mohammed VI, insistant sur le fait que le continent africain doit traiter la migration dans un esprit d’entière solidarité.

»Depuis 2015, plus de 6200 migrants africains ont perdu la vie en Méditerranée. Pour que les morts des femmes, des enfants et des hommes à Lampedusa et les pratiques immondes en Libye n’aient pas été vaines, il est de notre devoir d’agir !’’, a indiqué le Souverain dans un Message au 30è Sommet de l’Union Africaine (UA), dont lecture a été donnée, lundi à Addis-Abeba, par le Chef du Gouvernement, Saad Eddine El Othmani.

Dans ce Message, le Roi Mohammed VI interpelle le continent sur la nécessité de changer le regard que portent les sociétés africaines sur cette question, se demandant combien de drames de la migration seront-ils nécessaire pour opérer un tel changement.

»Combien de drames de la migration seront-ils nécessaires pour que change le regard que portent nos sociétés sur cette question?’’, se demande le Souverain, soulignant que  »plus que jamais, il est temps que notre continent traite la Migration dans un esprit d’entière solidarité’’.

Pour ce faire,  »notre sagesse collective sera notre principal atout pour la mise en œuvre de l’Agenda Africain pour la Migration. L’union est la clef du succès et la coopération inter africaine en est la voie’’, a assuré le Souverain.

Pour le Roi, la migration ramenée à ses proportions réelles, loin des mythes qui en projettent une image scandaleusement déformée, est  »un enjeu planétaire et crucial pour Notre continent’’.

Elle mérite, donc,  »une nouvelle approche afro-centrée conciliant le réalisme, la tolérance et la primauté de la raison sur les peurs», affirme souverain en soulignant la nécessité d’adopter une perspective positive sur la question de la migration en mettant en avant la logique humaniste de responsabilité partagée et de solidarité.

Le Souverain souligne dans ce sens que l’Agenda Africain pour la Migration, soumis au 30è Sommet de l’UA, propose en matière de gestion migratoire, une démarche fondée sur des politiques nationales, sur une coordination sous régionale, une perspective continentale et un partenariat international.

Cet Agenda suppose un changement de paradigme, une redéfinition introspective et positive de la migration, ainsi qu’une volonté politique réelle des Etats, qui ont chacun intérêt à ce que la migration se fasse dans la sécurité, la légalité, la régularité, l’ordre et le respect des droits humains, relève le Message Royal.

»Cet Agenda doit tendre à faire de la migration un levier de co-développement, un pilier de la Coopération Sud-Sud, et un vecteur de solidarité’’, souligne le Souverain.


Par ailleurs et sur un autre registre, le Maroc « continuera à faire siennes les causes nobles » de l’Afrique et « œuvrera inlassablement pour la consolidation de la paix, de la stabilité et du développement du continent », a affirmé le Roi Mohammed VI dans un Message adressé au 30è sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA).

‘’Il y a un an, le Royaume du Maroc a retrouvé sa place naturelle au sein de sa famille institutionnelle africaine. Depuis, il se réjouit d’avoir contribué, aux actions menées, aux projets initiés et aux réunions tenues, sous l’égide de notre organisation’’, a indiqué le Souverain dans ce message dont lecture a été donnée par le Chef du Gouvernement, Saad Eddine El Othmani, affirmant que le Royaume ‘’continuera à faire siennes les causes nobles du continent et œuvrera inlassablement pour la consolidation de la paix, de la stabilité et du développement du continent’’.

Le Souverain a saisi la tenue de ce Sommet pour saluer l’engagement panafricain et l’action déterminée du Président Alpha Condé à la tête de l’organisation africaine. « Grâce à sa clairvoyance et à la force de ses convictions’’, M. Alpha Condé a réussi à ‘’donner une grande visibilité à l’action collective africaine », a souligné le Roi qui devait ajouter, « Nous n’avons aucun doute qu’avec Notre frère le Président Paul Kagamé, nouveau Président en exercice pour 2018, les importants efforts de réforme de Notre organisation seront poursuivis et que la voix de l’Afrique sera portée à l’échelle internationale ».

Le Roi Mohammed VI a tenu, dans ce contexte à assurer le Président Kagamé du  »plein soutien du Royaume du Maroc », exprimant, par la même, ses remerciements à M. Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’UA « pour ses efforts inlassables en vue d’impulser une nouvelle dynamique au travail de l’Organisation ».

LNT avec florilège de dépêches Map

https://lnt.ma/sommet-ua-maroc-propose-creation-dun-observatoire