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Réconcilier notre pays avec l’ambition et la fierté

Réconcilier notre pays avec l’ambition et la fierté

Réconcilier notre pays avec l’ambition et la fierté

Par Ligne droite, rassemblement de Français engagés pour une droite nouvelle ♦ En France, du fait de la repentance et de la diabolisation de l’idée même de nation, le sentiment de fierté n’existe pratiquement plus. Dès lors, et contrairement à beaucoup de peuples sur la planète, les Français n’ont plus la moindre ambition collective et semblent menacés de déclin. Aussi Ligne droite estime-t-elle indispensable que notre pays renoue avec les périodes glorieuses de son histoire et se dote, avec le projet d’Europe puissance, d’une grande ambition collective qui pourrait le ramener sur le devant de la scène mondiale.


Le sentiment de fierté a abandonné les Français

La fierté est un sentiment qui semble en effet être devenu complètement étranger aux Français. Il est vrai qu’être fier de sa nation c’est être patriote, ce qui, par les temps qui courent, ne peut être que ringard, voire ridicule. D’autant que l’idée même de nation souffre d’un profond discrédit : n’est-elle pas, d’après les sectateurs de la pensée unique, cause d’exclusion, d’enfermement, de guerres et de conflits ? Aussi, dans un monde marqué par l’immigration, l’européisme et le mondialisme, la nation a-t-elle été complètement occultée. Or pour éprouver de la fierté, il faut quelque chose dont on puisse être fier. Et si ce n’est pas la nation, ce ne peut pas être une autre communauté car les autres facteurs d’identification, telle la race ou la religion, sont encore plus diabolisés. Il ne reste donc plus de groupes dont les Français pourraient se sentir membres et dont ils pourraient tirer un sentiment de fierté. Peut-être est-ce ce manque que certains compensent par l’enracinement régionaliste, lequel est toléré tout comme le patriotisme sportif jugé sans conséquence.

La repentance et la culpabilisation sont imposées aux Français

Ce déracinement qui prive nos compatriotes de communauté n’est cependant pas la seule cause de la disparition du sentiment de fierté. À cette réalité de fond s’ajoute en effet le travail permanent mené par le Système, et notamment par les médias et par l’école, pour culpabiliser notre peuple à propos de son histoire. La lecture qui est maintenant faite de notre passé n’est que négative. Avec la royauté, la France aurait vécu sous un régime d’oppression. Nos grands hommes, comme Louis XIV ou Napoléon, n’auraient été que des tyrans et notre nation aurait semé la guerre et la désolation tout au long des siècles écoulés. Sans parler du pire, les croisades, l’esclavage, la colonisation et la complicité dans les horreurs de la seconde guerre mondiale.

Nos compatriotes sont privés de grandes ambitions collectives

Et si, comme on l’enseigne aux Français, il n’y a rien qui puisse leur permettre d’être fiers de ce qu’ils ont été, à quoi bon rester ce qu’ils sont ? S’ils ont toutes les raisons d’avoir honte de leur nation, pourquoi feraient-ils de grands projets pour elle ? Si la fierté n’existe plus, il ne peut plus y avoir d’ambition collective. Et tel est hélas le cas aujourd’hui dans notre pays qui semble avoir renoncé aux grandes causes, aux grands projets, aux grands espoirs. Les médias ramènent sans cesse notre peuple aux petits problèmes du quotidien. Les seules causes auxquelles on l’appelle encore sont d’ordre humanitaire, comme si la France n’avait plus d’autre avenir que d’être une vaste ONG caritative.

L’ambition et la fierté sont indispensables aux nations

Or, l’histoire nous enseigne que les communautés qui n’ont plus la fierté de ce qu’elles sont et qui ne forment plus de grands projets sont vouées au déclin ou à la disparition. La haine de soi ouvre en effet la voie à l’acceptation de sa propre disparition. Une perspective qui ne concerne que le vieux continent car les autres pays du monde, en tout cas ceux qui n’appartiennent pas à l’Europe, sont loin de partager ce sentiment crépusculaire. La Chine par exemple est une nation fière d’elle-même et animée de projets ambitieux, comme beaucoup d’autres pays dont le passé et le potentiel ne peuvent pourtant se comparer à ceux de notre pays.

Ligne droite considère donc qu’il est temps pour la France de rompre avec cet état d’esprit mortifère et de renouer avec la fierté et l’ambition.

Mettre de côté les heures sombres et mettre en avant les faits glorieux

Pour cela, il faudrait d’abord mettre un terme à l’autoculpabilisation et à la repentance aussi bien en France que dans les autres pays européens. De tels actes de contrition n’ont en réalité aucune raison d’être. Toutes les nations ont connu des heures sombres et personne ne peut prétendre que les Européens auraient été pires que les autres peuples de la planète. D’autant qu’il est contraire aux valeurs de notre civilisation de faire porter la faute d’une génération à l’autre. Les Français et les Européens d’aujourd’hui doivent donc laisser dans l’ombre les heures sombres pour ne se préoccuper que des périodes fastes et glorieuses dont ils peuvent être fiers.

L’Europe, première puissance mondiale, un grand projet collectif pour le XXIe siècle

Libérés de la repentance, les Français comme les Européens devraient alors s’atteler à de grandes entreprises collectives. Et comme notre nation, ainsi que les autres nations d’Europe, ont été habituées aux premières places, Ligne droite considère qu’elles doivent à nouveau chercher à se hisser au sommet. Pour cela il faut qu’elles se rassemblent et créent ce pôle de puissance qui leur permettrait toutes ensemble de prétendre occuper de nouveau les premiers rangs dans le monde. Car l’Europe est certes la famille commune des Européens, cette terre qu’ils peuvent parcourir sans être dépaysés et sans cesser pour autant d’être émerveillés. Mais elle n’est pas seulement ce trésor de culture et d’histoire, elle est aussi, de par sa population et son économie, une puissance potentielle considérable capable de rivaliser avec les grands pays émergents comme l’Inde ou la Chine. Aussi, la constitution d’une puissante confédération européenne, dans laquelle la France jouerait un rôle moteur, pourrait être la grande ambition collective des Européens pour cette première moitié du XXIe siècle. Une ambition qui permettrait à tous les peuples du vieux continent d’affirmer à nouveau la fierté de ce qu’ils sont. Non seulement en raison de la tâche exaltante qui serait à accomplir, mais aussi parce que les Européens pourraient à cette occasion revisiter leur civilisation et découvrir à travers les richesses qu’ils ont en commun combien elle est grande et belle.

C’est sur cette base qu’ils doivent nourrir de grandes ambitions pour notre continent et notre civilisation. L’Europe a guidé le monde pendant des milliers d’années, elle peut encore lui offrir un modèle pour les siècles qui viennent. La droite nouvelle doit avoir le projet de le lui rappeler.

Ligne droite
02/09/2018

Source : Ligne droite

Crédit photo : Phot-OG-raphies_78 via Flickr cc

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Attaque « terroriste » contre des soldats français au Mali pendant le sommet de l’UA en Mauritanie

Attaque « terroriste » contre des soldats français au Mali pendant le sommet de l’UA en Mauritanie


Dimanche 1 Juillet 2018 modifié le Lundi 2 Juillet 2018 – 18:27


Des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés dimanche par une attaque « terroriste » à Gao au Mali, qui a fait quatre morts et une vingtaine de blessés civils, en plein sommet de l’Union africaine (UA) en Mauritanie voisine qui doit également se pencher sur les questions sécuritaires.




Selon les autorités maliennes citant un bilan provisoire de source hospitalière, cet attentat a fait quatre morts et 23 blessés parmi des civils.

A Paris, l’état-major français des armées a annoncé dimanche soir que quatre soldats français de la force Barkhane ont été blessés dans l’attaque. Il y a eu « quatre blessés chez Barkhane » et au moins deux morts et une vingtaine de blessés chez les civils, a indiqué l’état-major à l’AFP.

« Le terrorisme a encore lâchement frappé au Mali ». « Des civils ont perdu la vie et des militaires français sont blessés », a tweeté la ministre française des Armées, Florence Parly.

Selon une source militaire occidentale, « des militaires français de la force Barkhane (4.000 hommes, NDLR) sont tombés ce dimanche dans une embuscade tendue par des terroristes à la sortie qui mène vers la localité de Bourem ».

« C’est une patrouille de l’opération Barkhane qui a été visée par une voiture piégée conduite par un kamikaze (…) de Gao », a déclaré de son côté une habitante de la ville. « Très vigilant, un blindé lui a barré la voie et le véhicule kamikaze s’est fait exploser », a déclaré Fatouma Wangara.

« Le véhicule bourré d’explosifs a fait beaucoup de dégâts », selon une source hospitalière à Gao, principale ville du nord du Mali.

D’autre part, un véhicule du Mouvement pour le salut de l’Azawad, (MSA, issu de l’ex-rébellion à dominante touareg) « a sauté sur une mine (dimanche) dans le village de Talataye (nord du Mali). Le bilan est de quatre morts et trois blessés », a écrit le MSA sur sa page Facebook.

Présents sur la frontière entre le Mali et le Niger, le GATIA (Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés, pro-Bamako) et le MSA participent à des opérations de sécurisation aux côtés de la force Barkhane et de l’armée malienne.

Ces attaques soulignent la situation sécuritaire fragile qui prévaut au Mali qui se prépare pour une élection présidentielle le 29 juillet.

Elle a eu lieu alors que le sommet de l’UA est entré dans le vif des débats dimanche à Nouakchott, deux jours après un attentat suicide perpétré vendredi à Sévaré, dans le centre du Mali, contre le QG de la force conjointe du G5 Sahel lancée en 2017.

Le président français Emmanuel Macron doit rencontrer lundi à Nouakchott, en marge du sommet de l’UA, ses homologues du G5 Sahel, une organisation régionale regroupant la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

En fin de sommet, M. Macron discutera avec ses homologues du G5 Sahel de la lente montée en puissance de la force conjointe mise en place par cette organisation régionale pour lutter contre les jihadistes.

La France, qui conduit dans la région l’opération Barkhane, soutient ce projet, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité.

Mais sa mise en oeuvre est pour l’instant marquée par les problèmes de financement et les accusations de violations des droits de l’homme par les troupes de la force conjointe, basée au Mali.

Pour le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, l’attentat perpétré vendredi contre le QG de la force du G5 Sahel démontre qu’il « y a encore énormément de failles » dans la sécurité qui doivent être « corrigées ». L’attaque, qui avait fait trois morts, dont deux militaires de la force du G5 Sahel, « touche le coeur de notre système de sécurité, l’état-major (de la force conjointe du G5 Sahel) installé (à Sévaré). C’est un message envoyé par les terroristes en ce moment précis, moment où nous nous organisons pour stabiliser, sécuriser notre région ».

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda, a revendiqué l’attentat de Sévaré.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013 d’une intervention militaire française.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et internationales, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Dimanche 1 Juillet 2018 – 23:27


afp

Moussa Faki Mahamat propose un « mécanisme africain » pour contribuer à résoudre le conflit au Sahara occidental

Politique

Moussa Faki Mahamat propose un « mécanisme africain » pour contribuer à résoudre le conflit au Sahara occidental

01 juillet 2018 à 18h55 | Par – Envoyé spécial à Nouakchott

Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a remis ce dimanche à Nouakchott un rapport très attendu sur le conflit entre le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Il préconise de mettre en place un mécanisme africain qui, cependant, ne se substituerait pas aux efforts des Nations unies.

Il s’agissait sans doute du document le plus attendu du 31e sommet de l’Union africaine (UA), qui s’est ouvert ce dimanche 1er juillet à Nouakchott. Le président de la Commission, Moussa Faki Mahamat, a remis aux délégations présentes un rapport de sept pages destiné à relancer le processus de paix entre le Maroc et la République arabe Sahraouie démocratique (RASD). Ce texte devait être étudié à huis-clos dimanche 1er juillet. 

Il se fonde sur une série d’entretiens menés ces derniers mois. D’une part, avec le roi du Maroc, Mohammed VI, et son ministre des Affaires étrangères (à Rabat, les 5 et 6 juin) ; d’autre part, avec le président de la RASD, Brahim Ghali, et son ministre des Affaires étrangères (à Tindouf, les 19 et 20 juin). Mais aussi avec le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia et son ministre des Affaires étrangères (les 11 et 12 mars), ou encore avec le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, fin mars.

Menace sur le fonctionnement de l’UA

« Le conflit du Sahara occidental n’a que trop duré, note le rapport. Cette situation est entrée dans une phase où, au-delà de ses effets négatifs bien connus au niveau de la région (…), elle menace aussi le fonctionnement de l’UA et fait obstacle à la mise en œuvre de son agenda. Un tel état de fait ne peut être toléré. »

Le président de la Commission de l’UA propose donc que l’Afrique s’implique dans ce processus. Pour cela, il propose la création d’un mécanisme africain qui dépendrait directement des chefs d’État pour « permettre à l’UA d’apporter un appui efficace au processus conduit par les Nations unies ». L’objectif est la reprise des négociations entre les parties prenantes pour « parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ».

Ce mécanisme, s’il était accepté par les chefs d’État, serait composé d’un panel de hauts dirigeants de l’UA et/ou de chefs d’État. Sa constitution exacte reste cependant encore à déterminer.

Moussa Faki Mahamat propose par ailleurs aux chefs d’État de l’UA de lancer un appel à tous les pays, notamment les pays voisins, pour « contribuer au succès de la démarche africaine proposée ».

Néanmoins, le rapport insiste sur le fait que ce mécanisme ne se substituera pas au processus des Nations unies, actuellement mené par l’envoyé spécial Horst Köhler. Le Maroc a en effet fait savoir qu’à ses yeux, « l’UA s’était d’elle-même exclue des efforts de recherche d’une solution » en reconnaissant la RASD et a « mis en garde contre les risques d’un processus parallèle ».

Les intérêts économiques des Européens en Iran, pays par pays

Les intérêts économiques des Européens en Iran, pays par pays

Le président américain Donald Trump montre le document ordonnant de rétablir les sanctions contre Téhéran le 8 mai 2018 à la Maison Blanche / © AFP/Archives / SAUL LOEB

Le rétablissement des sanctions américaines à l’encontre de l’Iran, annoncé par Donald Trump, pourrait avoir des conséquences économiques importantes pour les signataires européens de l’accord nucléaire de 2015. Tour d’horizon des principaux pays concernés.

Allemagne

L’Allemagne est le premier exportateur européen vers l’Iran. Elle a vu ses échanges avec la République islamique progresser depuis 2015, livrant pour 2,57 milliards d’euros de biens en 2016 (+22% sur un an), puis 2,97 milliards l’an dernier (+15,5% sur un an). Berlin y exporte surtout des machines, produits pharmaceutiques et produits alimentaires. Téhéran a de son côté vendu pour 314 millions d’euros de biens en 2016 et 410 millions l’an dernier.

Siemens, présent dans le pays depuis 1868, s’était relancé en Iran en mars 2016 en s’associant à l’iranien Mapna dans les turbines à gaz et les générateurs pour centrales électriques, puis avait signé en janvier dernier un contrat portant sur 12 compresseurs pour deux usines de traitement du gaz naturel. Daimler avait de son côté signé dès janvier 2016 des protocoles d’accord avec deux groupes iraniens pour produire et commercialiser des camions Mercedes-Benz.

Italie

Les exportations vers l’Iran ont crû en 2016 de près de 30% sur un an, dépassant 1,5 milliard d’euros. En 2017, elles ont de nouveau connu une hausse de 12,5%, à 1,7 milliard d’euros.

En janvier, l’Italie avait accordé une ligne de crédit de 5 milliards d’euros afin de soutenir les investissements italiens dans le pays.

Si le groupe Eni n’a pas, par prudence, signé d’accord avec Téhéran depuis la fin des sanctions, la société de chemins de fer Ferrovie dello stato italiane en a conclu un pour la construction de deux lignes ferroviaires à grande vitesse. Le groupe de construction navale Fincantieri a aussi signé plusieurs accords de coopération et développement.

L’AFP a également interrogé vendredi l’entrepreneur italien Alberto Presezzi, présent en Iran via une société de compresseurs et turbines, et qui se trouvait mercredi à Téhéran afin de « négocier un contrat important » lors d’un salon international.

Il a souligné que tout retard ou hésitation côté européen « donnerait un avantage aux autres acteurs, surtout aux Chinois, qui sont très agressifs dans le pays et qui se présentent avec des lignes de financement importantes ».

France

Selon une source diplomatique, les exportations tricolores sont passées de 562 millions d’euros en 2015 à 1,5 milliard en 2017, un niveau proche de celui constaté avant la mise en place des sanctions renforcées. Les importations ont elles explosé, atteignant 2,3 milliards d’euros – leur niveau le plus élevé depuis 2008 – contre 66 millions d’euros en 2015.

Depuis l’accord, Total s’est associé au groupe chinois CNPC pour investir 5 milliards de dollars dans l’exploitation du gisement South Pars. Mais pour l’heure, le groupe pétrolier n’y a pas dépensé plus de 100 millions de dollars, selon une source proche du dossier.

Le constructeur automobile PSA, qui jouit en Iran d’une part de marché de 30%, a évoqué l’an dernier un accord de distribution pour la marque DS en Iran et des discussions pour d’autres partenariats. Renault vend également ses voitures en Iran.

Royaume-Uni

Les exportations de biens du Royaume-Uni vers l’Iran ont atteint 167 millions de livres (191 millions d’euros) en 2016, un plus haut depuis 2011. Ce chiffre est toutefois bien loin de celui du début des années 2000 quant les exportations pesaient autour de 400 millions de livres. Les importations sont bien plus faibles, à 41 millions de livres en 2016.

Peu de grosses entreprises britanniques sont présentes en Iran: BP, dont les origines remontent pourtant à l’Anglo-Persian Oil Company au début du 20e siècle, n’y a ainsi aucune activité. De même pour Royal Dutch Shell, qui a toutefois signé fin 2016 des accords pour explorer la possibilité d’investissements en Iran dans des champs gaziers et pétroliers.

Selon Allie Rennison, une responsable de l’organisation patronale Institute of Directors, les entreprises britanniques ont en revanche de gros contrats en Iran dans les infrastructures, le solaire, l’ingénierie ou encore la santé.

Airbus

Le groupe européen Airbus, qui a des sites en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne, a pour sa part enregistré des commandes de compagnies aériennes iraniennes (Iran Air Tour, Zagros Airlines) pour 100 avions au total, dont des A320neo, valorisés à près de 10 milliards de dollars.

(©AFP / 11 mai 2018 08h19)

https://www.romandie.com/news/916898.rom

Les bobards de l’intervention occidentale en Libye et au Kosovo

Les bobards de l’intervention occidentale en Libye et au Kosovo

Les bobards de l’intervention occidentale en Libye et au Kosovo

Par Marc Rousset, économiste, ancien haut dirigeant d’entreprise ♦ Quelque chose est en train de bouger ou de changer dans le royaume de France. Il est ahurissant qu’ait pu paraître sur la page 18 entière du Figaro du samedi 3 février 2018 un dossier aussi accusateur et politiquement incorrect que l’interview de Rony Brauman, ex-Président de Médecins sans frontières, par le grand journaliste Renaud Girard, normalien, adepte de la « Real Politik », épris très souvent de vérité et d’un sens minimum de l’honnêteté intellectuelle.


Rony Brauman vient en effet de faire paraître son ouvrage intitulé : Guerres humanitaires ? Mensonges et intox (éditions Textuel). Cette chronique dans le premier quotidien français pourrait être le point de départ d’une commission d’enquête parlementaire française sur les mensonges politico-médiatiques lors de l’intervention en Libye. Les accusations de Rony Brauman sont d’autant plus graves que le Parlement britannique a mené une enquête qui a confirmé la réalité des bobards. L’ancien Président Obama a pu qualifier l’expédition en Libye, tant vantée pourtant par Hillary Clinton, de « plus grande erreur de sa présidence ».

Les bobards dépassent en intensité ceux des armes de destruction massive de Saddam Hussein pour justifier l’intervention américaine en Irak. On peut mieux comprendre à la lumière de cet ouvrage l’indignation des Russes et le désir de Poutine de ne pas être de nouveau le dindon de la farce en Syrie.

Contrairement à ce qui a été prétexté, la rébellion armée de Benghazi était parfaitement à même de se défendre et de protéger son territoire. Personne n’a jamais vu, à supposer qu’elle ait existé, la prétendue colonne de chars de Kadhafi. Il n’était de toute façon pas nécessaire de commencer une guerre ; de simples survols de la « colonne fantôme » ou des tirs d’arrêt auraient suffi.

Le colonel Kadhafi qui prétendait dans ses discours enflammés aller chercher les opposants « ruelle par ruelle », n’avait pas les moyens d’écraser la rébellion de Benghazi. L’attaque de manifestants à Tripoli par les avions de Kadhafi n’a également jamais eu lieu. Sarkozy, Cameron et Obama ont pu cependant déclarer : « Un chef d’Etat qui envoie son aviation contre son peuple n’est plus digne de gouverner ; il doit partir ».

De même les charniers de Benghazi et de Tripoli n’ont jamais existé. Le représentant de la ligue libyenne des droits de l’homme faisait pourtant état de six mille morts ensevelis à la hâte en une dizaine de jours. La quasi-totalité des médias, des hommes politiques et des intellectuels ont repris et divulgué en 2011 cette fausse information.

Il y a ceux qui voient ce qu’ils croient et ceux qui, comme les patriotes, croient ce qu’ils voient. La guerre était en réalité voulue par l’Occident. Il s’est passé seulement 5 semaines entre la première manifestation à Benghazi du 15 février 2011 et l’attaque aérienne française du 19 mars. Toutes les tentatives de médiation (Union africaine, Turquie, Sénégal, Afrique du Sud) ont été repoussées. Voilà ce que le politiquement correct et l’infâme BHL appellent une guerre juste !

A noter qu’il en a été de même pour la guerre déclenchée par l’Otan en mars 1999 qui a bombardé pendant 83 jours Belgrade et les populations civiles serbes alors que la  Serbie souhaitait reprendre le contrôle du Kosovo, son berceau mythique ancestral avec ses monastères, perdu le 28 juin 1389 face à l’empire ottoman lors de la bataille du Champ des Merles, envahi par l’immigration d’origine albanaise devenue majoritaire.

La véritable raison de l’agression par l’hyper-puissance américaine était alors le désir de justifier le maintien de l’organisation militaire de l’OTAN, de narguer les Nations-Unies, la Chine, l’Europe et la Russie, d’affaiblir l’Europe en favorisant le multi-ethnisme et l’islam, de poursuivre l’expansion militaire à l’Est et d’implanter la plus grande base militaire hors des Etats-Unis de « Bondsteel » forte de 10 000 hommes.

Le droit de l’hommiste Bill Clinton avait eu alors le toupet de dire : « Nous intervenons pour édifier un Kosovo pacifié et multi-ethnique »

Marc Rousset
19/02/2018

Rony Brauman, Guerres humanitaires ? Mensonges et intox, éditions Textuel, 24 janvier 2018, 127 pages.

Source : LAFAUTEAROUSSEAU

Crédit photo : Nicolas Sarkozy et Bernard-Henri Lévy – Gyrostat [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons

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Sommet UA : Le Maroc propose la création d’un Observatoire Africain de la Migration

Saad Eddine El Othmani donnant lecture à Addis-Abeba au Message de SM le Roi adressé au 30è sommet de l’Union africaine (UA)

Politique

Sommet UA : Le Maroc propose la création d’un Observatoire Africain de la Migration

le 29 janvier 2018

Le Mohammed VI a proposé, dans le cadre de l’Agenda Africain pour la Migration, soumis au 30ème Sommet de l’Union Africaine (UA), la création d’un Observatoire Africain de la Migration et d’un poste d’Envoyé spécial de l’Union Africaine chargé de la Migration.

L’Observatoire Africain de la Migration, dont le travail sera basé sur le triptyque « comprendre, anticiper et agir », aura pour mission de développer l’observation et l’échange d’informations entre les pays africains, afin de favoriser une gestion maîtrisée des flux migratoires, a indiqué le Souverain dans un Message adressé au 30è Sommet de l’UA, dont lecture a été donnée, lundi à Addis-Abeba, par le Chef du Gouvernement, M. Saad Eddine El Othmani.

‘’Le Maroc propose d’abriter cet Observatoire’’, a souligné le Souverain.

Quant au poste d’Envoyé spécial de l’UA chargé de la Migration, son titulaire aura pour mission de ‘’coordonner les politiques de l’Union dans ce domaine’’, a expliqué le Souverain.

Ainsi, l’Agenda Africain pour la Migration propose, sur la gestion migratoire, une « démarche fondée sur des politiques nationales, sur une coordination sous régionale, une perspective continentale et un partenariat international », a indiqué le Roi, ajoutant que cet Agenda suppose un « changement de paradigme, une redéfinition introspective et positive de la migration, ainsi qu’une volonté politique réelle des Etats, qui ont, chacun,  intérêt à ce que la migration se fasse dans la sécurité, la légalité, la régularité, l’ordre et le respect des droits humains ».

‘’L’Agenda Africain pour la Migration, qui peut instruire le processus d’élaboration du Pacte Mondial pour des Migrations « sûres, ordonnées et régulières », doit tendre à faire de la migration un levier de co-développement, un pilier de la Coopération Sud-Sud, et un vecteur de solidarité », a assuré  le Roi Mohammed Vi dans son message lu devant le sommet par le chef du gouvernement.

A cet égard, le Souverain a indiqué que le Maroc, qui abritera la Conférence Intergouvernementale d’adoption du Pacte Mondial ainsi que le Forum Global pour la Migration et le Développement en décembre 2018, s’engage à faire de ces rencontres multilatérales une tribune pour l’Afrique.

Pour le Souverain, cet Agenda part de l’idée qu’il faut connaître le phénomène migratoire dans ses différentes dimensions pour mieux l’appréhender, affirmant, dans ce cadre, qu’il est temps de déconstruire, « un à un » les mythes associés à la migration.

La migration est un « phénomène naturel qui constitue la solution et non pas le problème », a relevé le Roi, appelant à adopter une « perspective positive sur la question de la migration en mettant en avant la logique humaniste de responsabilité partagée et de solidarité ».

La migration, qui demeure un enjeu planétaire et crucial pour le continent africain, mérite une « nouvelle approche afro-centrée conciliant le réalisme, la tolérance et la primauté de la raison sur les peurs », a assuré le Souverain.


En effet, ace au drame de la migration,  »il est de notre devoir d’agir’’, a affirmé le Roi Mohammed VI, insistant sur le fait que le continent africain doit traiter la migration dans un esprit d’entière solidarité.

»Depuis 2015, plus de 6200 migrants africains ont perdu la vie en Méditerranée. Pour que les morts des femmes, des enfants et des hommes à Lampedusa et les pratiques immondes en Libye n’aient pas été vaines, il est de notre devoir d’agir !’’, a indiqué le Souverain dans un Message au 30è Sommet de l’Union Africaine (UA), dont lecture a été donnée, lundi à Addis-Abeba, par le Chef du Gouvernement, Saad Eddine El Othmani.

Dans ce Message, le Roi Mohammed VI interpelle le continent sur la nécessité de changer le regard que portent les sociétés africaines sur cette question, se demandant combien de drames de la migration seront-ils nécessaire pour opérer un tel changement.

»Combien de drames de la migration seront-ils nécessaires pour que change le regard que portent nos sociétés sur cette question?’’, se demande le Souverain, soulignant que  »plus que jamais, il est temps que notre continent traite la Migration dans un esprit d’entière solidarité’’.

Pour ce faire,  »notre sagesse collective sera notre principal atout pour la mise en œuvre de l’Agenda Africain pour la Migration. L’union est la clef du succès et la coopération inter africaine en est la voie’’, a assuré le Souverain.

Pour le Roi, la migration ramenée à ses proportions réelles, loin des mythes qui en projettent une image scandaleusement déformée, est  »un enjeu planétaire et crucial pour Notre continent’’.

Elle mérite, donc,  »une nouvelle approche afro-centrée conciliant le réalisme, la tolérance et la primauté de la raison sur les peurs», affirme souverain en soulignant la nécessité d’adopter une perspective positive sur la question de la migration en mettant en avant la logique humaniste de responsabilité partagée et de solidarité.

Le Souverain souligne dans ce sens que l’Agenda Africain pour la Migration, soumis au 30è Sommet de l’UA, propose en matière de gestion migratoire, une démarche fondée sur des politiques nationales, sur une coordination sous régionale, une perspective continentale et un partenariat international.

Cet Agenda suppose un changement de paradigme, une redéfinition introspective et positive de la migration, ainsi qu’une volonté politique réelle des Etats, qui ont chacun intérêt à ce que la migration se fasse dans la sécurité, la légalité, la régularité, l’ordre et le respect des droits humains, relève le Message Royal.

»Cet Agenda doit tendre à faire de la migration un levier de co-développement, un pilier de la Coopération Sud-Sud, et un vecteur de solidarité’’, souligne le Souverain.


Par ailleurs et sur un autre registre, le Maroc « continuera à faire siennes les causes nobles » de l’Afrique et « œuvrera inlassablement pour la consolidation de la paix, de la stabilité et du développement du continent », a affirmé le Roi Mohammed VI dans un Message adressé au 30è sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA).

‘’Il y a un an, le Royaume du Maroc a retrouvé sa place naturelle au sein de sa famille institutionnelle africaine. Depuis, il se réjouit d’avoir contribué, aux actions menées, aux projets initiés et aux réunions tenues, sous l’égide de notre organisation’’, a indiqué le Souverain dans ce message dont lecture a été donnée par le Chef du Gouvernement, Saad Eddine El Othmani, affirmant que le Royaume ‘’continuera à faire siennes les causes nobles du continent et œuvrera inlassablement pour la consolidation de la paix, de la stabilité et du développement du continent’’.

Le Souverain a saisi la tenue de ce Sommet pour saluer l’engagement panafricain et l’action déterminée du Président Alpha Condé à la tête de l’organisation africaine. « Grâce à sa clairvoyance et à la force de ses convictions’’, M. Alpha Condé a réussi à ‘’donner une grande visibilité à l’action collective africaine », a souligné le Roi qui devait ajouter, « Nous n’avons aucun doute qu’avec Notre frère le Président Paul Kagamé, nouveau Président en exercice pour 2018, les importants efforts de réforme de Notre organisation seront poursuivis et que la voix de l’Afrique sera portée à l’échelle internationale ».

Le Roi Mohammed VI a tenu, dans ce contexte à assurer le Président Kagamé du  »plein soutien du Royaume du Maroc », exprimant, par la même, ses remerciements à M. Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’UA « pour ses efforts inlassables en vue d’impulser une nouvelle dynamique au travail de l’Organisation ».

LNT avec florilège de dépêches Map

https://lnt.ma/sommet-ua-maroc-propose-creation-dun-observatoire

Sahara, Algérie, Maroc : le cri du cœur de l’Union Africaine

Sahara, Algérie, Maroc : le cri du cœur de l’Union Africaine
Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union Africaine
Dans son allocution d’ouverture des travaux du 30ème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement africains, à Addis Abeba, en Ethiopie, le président de la Commission de l’Union Africaine a évoqué le dossier du Sahara, visiblement embarrassé.

Le président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, dans son allocution d’ouverture des travaux du 30ème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement africains, a évoqué, ce dimanche 28 janvier 2018, à Addis Abeba, en Ethiopie, le dossier du Sahara, visiblement embarrassé.

La question du Sahara n’était pas à l’ordre du jour du 30ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine, ouvert ce dimanche, mais elle a été évoquée par le président de la Commission de l’UA. Dans son discours inaugural, le chef de l’Exécutif de l’organisation continentale a indiqué que « s’agissant du Sahara Occidental, je ne peux qu’exprimer mon espoir de voir cette situation enfin résolue ».

« En appui aux Nations-Unies », pense le Tchadien Moussa Faki Mahamat, l’Afrique peut « contribuer positivement » au règlement de cette question, insistant que « la solution de ce lancinant conflit aidera immanquablement à la relance tant attendue du projet de construction maghrébine ». Un véritable cri du cœur lancé par le président de la Commission de l’Union Africaine.

Dans le cadre du règlement de ce conflit, l’ONU, via Horst Koehler, Envoyé spécial de l’institution pour le Sahara, a invité les chefs de la diplomatie marocaine, algérienne, mauritanienne et le responsable du Front Polisario à Berlin pour des discussions. L’annonce de ces consultations coïncide avec un regain de tensions dans la région. Le Maroc pointant du doigt le Polisario, soutenu par l’Algérie, de mener des incursions dans la zone tampon de Guerguerat situé à la frontière avec la Mauritanie.

Le mardi 23 janvier 2018, un porte-parole de l’ONU précisait, dans un communiqué, que « l’émissaire personnel du Secrétaire Général prévoit en janvier et février d’organiser des discussions bilatérales avec les parties et les pays voisins. Il a envoyé des invitations au ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita et au Secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, ainsi qu’aux ministres des Affaires étrangères de l’Algérie et de la Mauritanie ».

D’ailleurs, Horst Koehler a, selon Le360, rencontré, le jeudi 25 janvier 2018 à Berlin, une délégation du Polisario conduite par Brahim Ghali, président de la République Arabe Sahraouie Démocratique. Aucune inofrmation nb’a filtré de cette rencontre.

http://www.afrik.com/sahara-algerie-maroc-le-cri-du-coeur-de-l-union-africaine

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« L’Amérique d’abord n’est pas l’Amérique seule »: Trump s’emploie à séduire Davos

« L’Amérique d’abord n’est pas l’Amérique seule »: Trump s’emploie à séduire Davos

« L’Amérique d’abord n’est pas l’Amérique seule » : Donald Trump a livré vendredi à Davos un discours tout entier destiné à rassurer les partenaires diplomatiques et commerciaux des États-Unis, ébranlés par ses dérapages passés.

Le président américain n’a pu toutefois s’empêcher de glisser une critique contre la « méchante » presse, s’attirant des huées d’une salle de 1 500 personnes remplie de grands responsables économiques et politiques, ainsi que de journalistes.

Avant ces propos tenus lors d’un court échange informel sur la scène avec l’organisateur du Forum économique mondial, Klaus Schwab, il s’en était tenu à un discours écrit sur mesure pour ce grand raout du capitalisme et du libre-échange.

« Je ferai toujours passer l’Amérique d’abord, tout comme les dirigeants d’autres pays devraient le faire aussi. Mais l’Amérique d’abord ne signifie pas l’Amérique seule », a-t-il déclaré.

« Je suis là pour représenter les intérêts du peuple américain et pour affirmer l’amitié et la coopération des États-Unis pour construire un monde meilleur », a encore dit Donald Trump devant une audience qui se demandait depuis mardi s’il allait lui livrer une de ses diatribes protectionnistes.

« Nous sommes en faveur du libre-échange, mais il doit être juste, et il doit être réciproque », a encore dit l’ancien magnat de l’immobilier.

Pour ce faire, a-t-il estimé, il faut s’attaquer aux « comportements prédateurs » : les atteintes « massives » à la propriété intellectuelle, les « subventions industrielles », et la « planification ».

Les politiques défendent la pertinence du projet européen à Davos

Malgré l’absence de Jean-Claude Juncker au Forum économique mondial, les présidents, les premiers ministres et ministres de toute l’UE ne cessent de clamer le retour de l’Europe.

Méchante presse

Le chef d’État de 71 ans, qui se voulait aussi le « VRP » des États-Unis dans la station de ski huppée, a tout fait pour convaincre les maîtres de la finance et les PDG que « l’Amérique est l’endroit où faire des affaires », avec sa croissance robuste et ses marchés boursiers florissants.

Pendant les quinze minutes qu’a duré son discours, applaudi poliment, Donald Trump ne s’est pas détaché de ses deux prompteurs.

Mais c’est sans aucune note qu’il s’est lancé dans une de ses critiques récurrentes de la presse.

Parlant à Klaus Schwab de son parcours, Donald Trump a dit : « J’ai toujours eu une très bonne presse quand j’étais homme d’affaires. Ce n’est qu’en devenant un homme politique que j’ai réalisé à quel point la presse peut être méchante » et « fausse ».

Des huées ont alors retenti.

Dans la matinée, Donald Trump avait balayé d’un « fake news » les informations du New York Times, selon lesquelles il aurait donné l’ordre en juin 2017 de renvoyer le procureur spécial Robert Mueller, avant de se raviser.

Robert Mueller mène l’enquête ultra-sensible sur les soupçons de collusion entre son équipe de campagne et Moscou lors de la présidentielle.

D’autres sujets désagréables ont rattrapé Donald Trump, qui a tenté à Davos de faire oublier des dérapages passés.

Ainsi en priant le chef d’État rwandais Paul Kagame, président de l’Union africaine, de transmettre « ses sentiments chaleureux » aux chefs d’État du continent.

L’UA, qui se réunit en sommet les 28 et 29 janvier à Addis Abeba, avait condamné mi-janvier les remarques « blessantes » de Donald Trump à l’encontre de plusieurs nations africaines qualifiées de « pays de merde » dans des propos rapportés par des médias.

Par ailleurs, dans un rare acte de contrition, Donald Trump s’est excusé d’avoir retweeté des vidéos islamophobes relayées par un groupe d’extrême-droite britannique.

« Si vous me dites que ce sont des gens horribles, des gens racistes, je m’excuserai certainement si vous souhaitez que je le fasse », a déclaré Donald Trump dans une interview, en faisant référence au mouvement extrémiste Britain First.

La veille, il avait loué son « excellente relation » avec la Première ministre britannique Theresa May, tous deux essayant d’afficher une entente retrouvée.

Donald Trump reçoit Theresa May pour esquisser les relations post-Brexit

À peine installé à la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump reçoit vendredi la Première ministre britannique Theresa May pour évoquer les liens commerciaux post-Brexit et donner une nouvelle impulsion « la relation spéciale » entre les deux pays.

Donald Trump a enfin rassuré les partenaires commerciaux des États-Unis en disant son attachement à un « dollar fort », alors que son secrétaire au Trésor avait avivé mercredi les craintes d’une guerre des monnaies.

https://www.euractiv.fr/section/l-europe-dans-le-monde/news/%E2%80%89lamerique-dabord-nest-pas-lamerique-seule%E2%80%89-trump-semploie-a-seduire-davos/

Le grand cafouillage de l’Europe sur le Maroc

Le grand cafouillage de l’Europe sur le Maroc

 

Samedi 13 Janvier 2018 modifié le Lundi 15 Janvier 2018 – 21:29

 

par Mustapha Tossa

 

 


S’agit-il d’une tempête dans un verre d’eau ou d’une vraie crise en perspective dans la relation très spéciale qu’entretient l’Union Européenne avec le Royaume du Maroc? Cette interrogation interpelle les esprits et suscite de grandes angoisses, à voir les réactions provoquées par l’avis de l’avocat général de la Cour de justice de l’Union Européenne dans lequel Melchior Wathelet estime « invalide » l’accord de pêche signé entre Rabat et Bruxelles au motif qu’il intègre le Sahara à son territoire. Accord de pêche demandé à la base par l’UE et qu’elle avait fait de son renouvellement un défi majeur de politique régionale.

Beaucoup a été écrit sur les arguties juridiques d’une telle sortie, sur ses motivations politiciennes plus que juridiques, sur le fait qu’elles ne peuvent anticiper la position finale de la Cour de justice de l’UE ni de leurs éventuels impacts sur l’approche des pays membres. Beaucoup a été écrit sur le profil clivant, voire démagogique de l’avocat général en question, prompt à épouser des agendas de rupture et s’inscrire dans des projets de manipulations. Elle n’empêche que cet avis avec anathèmes et les suspicions qu’il jette sont de nature à empoisonner la sérénité des relations entre la Maroc et l’UE.

Le Maroc, fort de son droit et de sa légitimité historique et politique, fort de son union sacrée autour de son incontestable intégrité territoriale, n’a pas réagi aux élucubrations d’un avocat général qui reflètent plus ses opinions personnelles que l’approche d’une structure juridique aussi importante que la CJUE. Il n’empêche que cette affaire supplémentaire qui ambitionne, sinon de remettre en cause les convictions profondes des pays de l’UE dans leurs relations avec un pays aussi précieux pour leurs intérêts que le Royaume du Maroc, du moins d’y instiller le venin du doute est de nature à interroger le grand jeu diplomatique entre Rabat et Bruxelles.

Les pays de l’union européenne et le Maroc entretiennent des relations d’une pertinence politique sans commune mesure. Qu’il s’agisse de la lutte contre le terrorisme, du crime organisé transcendant les deux rives de la Méditerranée, des réseaux de trafics de stupéfiants ou de l’immigration clandestine, Le Maroc et les pays européens concernés par ses fléaux investissent toutes leurs énergies pour se prémunir de leurs impacts déstabilisateurs.

D’ailleurs le dernier sommet de l’Union Africaine et de l’Union Européenne a été une sorte d’occasion « continentale » de souligner ces liens stratégiques. Or le temps n’est-il pas venu de fermer la porte de manière définitive à toutes les tentatives qui visent à saper les fondements de ce partenariat stratégique et installer un climat de doute et de méfiance ?

Il est vrai que la première réaction de l’UE face à cette nouvelle tension provoquée par l’avocat général belge est de nature à donner toutes les garanties et toutes les assurances. « L’UE rappelle que le Maroc est un partenaire essentiel dans notre politique de voisinage sud, partenaire avec lequel nous avons bâti au fil des années un partenariat riche et multidimensionnel. Nous comptons non seulement préserver la relation privilégiée qui est la nôtre mais aussi la renforcer ». Les mots choisis avec minutie et précaution l’ont été pour fermer la porte à toutes les tentatives de déstabilisation ou de remise en cause.

Mais il est tout aussi vrai qu’à un moment donné, une grande clarification européenne s’impose. Il est politiquement dangereux d’alimenter un double langage. D’un coté le discours officiel qui insiste sur le côté stratégique de cette relation, de l’autre certaines tentatives ouvertement conçues pour la déstabiliser sont tolérées, voire encouragées par certaines forces destructrices.

Pendant une période, le principe de la séparation des pouvoirs politique et juridique a été invoquée pour masquer ce qui peut s’apparenter chez certains à une forme de duplicité, mais l’heure est arrivée pour que cette Union Européenne prenne conscience qu’il est dans son intérêt de bannir toutes les tentations qui visent à remettre en cause les grands équilibres qui protègent aussi bien ses propres intérêts que ceux d’une région, englobant aussi bien la Méditerranée et le Sahel , déjà fragilisée par les démons de la déstabilisation.

Samedi 13 Janvier 2018 – 11:08

 

Syrie – Le feu d’artifice du mensonge pour achever 2017 en beauté !

Syrie – Le feu d’artifice du mensonge pour achever 2017 en beauté !

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Maintenant que DAECH, ce groupe de mercenaires djihadistes terroristes, au service des Etats-Unis, a été mis à genoux par L’Armée Gouvernementale Syrienne aidée de l’aviation russe, une nouvelle année s’annonce pour la Syrie et les Syriens, qui vont pouvoir enterrer dignement les plus de 500.000 morts, bilan macabre de cette guerre menée « illégalement » par l’Occident, entre mars 2011 et décembre 2017 ! Les 6 années de guerre qui viennent de passer, ont été menées dans l’objectif de réduire à néant ce peuple insoumis et son Etat non aligné sur la dictature étasunienne, suivant son plan PNAC, comme une consigne venue du « Ciel ». Le pays est une ruine absolue, un désastre et un désert. Tout doit être reconstruit.

Des millions de Syriens doivent revenir peu à peu dans leurs villes devenues décombres.

Est-il encore nécessaire de rappeler que ce n’est pas la Syrie qui a agressé la Syrie ?! Il paraît que des gens « sincères », pensent encore aujourd’hui que Bachar Al Assad serait le responsable de la ruine absolue de son propre pays, réduit par lui en cendres!

Ce massacre, ce malheur, ces ruines et ces crimes ont été commis par la seule volonté des Etats-Unis, l’OTAN et Israël, Angleterre, France, Turquie, communauté Européenne, dictatures obscurantistes du Golfe Persique et la bande de leurs mercenaires djihadistes.

Ce n’est pas le Gouvernement de Bachar Al-Assad qui a été responsable de la faim, des épidémies et de la misère en Syrie, mais les sanctions injustes, cruelles, odieuses, criminelles de l’Occident contre ce pays.

En 2011, la belle « Union Européenne », imbue de sa conscience morale, à hauteur de braguette, a décrété arbitrairement des sanctions économiques contre la Syrie, en les présentant comme des «sanctions visant des personnalités du régime» ! Quelle plaisanterie de mauvais goût et une injure faite à la raison en présentant un tel mensonge comme une « vérité » quasi « vertueuse ». En réalité, Bruxelles a décrété un embargo pétrolier contre tout le pays, un blocus de toutes les transactions financières, une interdiction du commerce pour un très grand nombre de marchandises. Autrement dit, les avoirs de la Syrie à l’étranger ont été purement et simplement gelés et les importations de la Syrie interdites. Ces mesures sont d’ailleurs toujours en vigueur. Pourquoi ? Pour quelles raisons ? Qui a décidé de mettre à genoux la Syrie et les Syriens ? Qu’ont-ils donc fait de si mal ces pauvres gens ? Qui sont les parfaits salauds qui ont décidé arbitrairement ce crime contre l’humanité ? Il faudra qu’un Tribunal s’en occupe désormais !

En 2017, le Gouvernement syrien s’est adressé au Conseil de sécurité des Nations unies en appelant à engager la responsabilité des USA qui «commettent des crimes prémédités contre la population civile, détruisent hôpitaux, écoles, ponts et barrages, ce qui s’ajoute aux crimes des organisations terroristes».

Au fil des enquêtes et de la vérification des faits revisités, par des journalistes d’investigation, accomplissant courageusement leur métier, il a très vite été évident que bien des nouvelles diffusées à longueur de discours par des politiciens et les « médias officiels », étaient radicalement fausses. Cette poudre aux yeux couvrait une trahison des élites: non seulement ces groupes terroristes bénéficiaient et bénéficient encore aujourd’hui du soutien militaire US sur le terrain, tout comme celui de la France, mais des compagnies entières de ces soi-disant «révolutionnaires» étaient directement entraînées sur le territoire même des Etats-Unis : la base militaire de Tampa, en Floride, où des centaines de chefs terroristes opérant en Syrie ont été formés et encadrés par les experts de l’US Special Operations Command (l’USSOCOM). Puis en Jordanie : au King Adbullah II Special Operations Training Center (KASOTC), créé en 2009 à Yajooz, aux portes d’Amman, centre militaire étasunien. La CIA y travaille toujours en collaboration étroite avec les services secrets jordaniens (General Intelligence Department – GID). Là, la CIA recevait des groupes de l’ASL pour les former à répandre la terreur en Syrie. Tout cela est démontré, prouvé, par des enquêtes rigoureuses qui ont été publiées en dehors des circuits « officiels » occidentaux, les élites occidentales s’étant unanimement coalisées contre la Syrie pour la détruire !

Les chefs-d’œuvre du mensonge se sont surpassés durant toute cette guerre menée par l’Occident contre la Syrie : ce fut un véritable feu d’artifice du mensonge !

1 – L’Observatoire syrien. Tout le monde a entendu parler de ce fameux « Observatoire syrien pour les droits de l’homme » dans lequel, quelques personnes, dont un certain Ali Suleiman alias Rami Abdel Rahmane, se trouvait en réalité en Angleterre, soutenu par le MI6, et qui prétendait donner la vérité sur ce qui se passait en Syrie, depuis un bureau à Londres, le tout étant chaque fois, bien entendu, repris complaisamment par l’AFP ou Reuters ! Les gens sincères qui ont gobé cette manipulation ont carrément été traités comme des crétins pendant des années…

2 – Avec les « casques blancs », même sorte de manipulations à répétitions, eux qui étaient les véritables soldats de la propagande mensongère, directement déployés sur le terrain pour répandre les fausses rumeurs, comme les attaques au SARIN contre la population civile, par les forces Gouvernementales. Tout était perverti, mensonger, un type de guerre détestable, menée par l’Occident « Axe du bien » luttant contre un pays de « l’Axe du Mal » parce que insoumis!

3 – Le mensonge des medias. Le journaliste d’investigation, Jean-Loup Izambert, disait dans une interview :

« Je travaille avec des faits, je vais les chercher sur « le terrain », les vérifie et les fais connaître. J’ai vu des journalistes professionnels, présenter ces bandes de tueurs comme des « révolutionnaires ». Pourquoi ? Parce qu’ils méconnaissaient l’histoire de la République syrienne, des Frères musulmans et de ces groupes djihadistes et parce qu’ils s’étaient faits manipuler à la frontière turco-syrienne. Résultat : les films qu’ils ont réalisés comportaient des témoignages partiaux, de nombreuses contre-vérités et ont ainsi alimenté les campagnes de propagande médiatique contre la Syrie. Ils ont été abusés, sans même s’en rendre compte et pour une raison simple : ils s’y sont rendus en croyant a priori, (de bonne foi), au discours officiel des politiciens et de certains intermédiaires sans imaginer un seul instant que la réalité des faits pouvait être bien différente et, surtout, travestie à ce point… » (Le Saker francophone du 20 septembre 2017)

Les publications de ce journaliste français sont extrêmement riches en noms, en détails opérationnels, en descriptions de réseaux. Pour ceux qui ne connaissent pas encore la réalité de ce qui s’est passé en Syrie et de ce qui se passe toujours actuellement dans l’ombre, je leur conseille d’aller courageusement s’informer auprès de ceux qui, comme lui, ont assuré réellement un travail d’enquête journalistique digne de ce nom.

4 – L’État terroriste. Énoncer simplement, dans les médias de masse, quelques détails de ces publications objectives et courageuses, suffirait à ébranler l’État français, qui a joué un rôle criminel important en Syrie et on peut comprendre pourquoi l’accès à ces médias « officiels » ait été verrouillé à ce point.

« Dirigeants politiques et hauts fonctionnaires à la tête de l’État français, ils soutiennent des criminels et des terroristes. Hier ils ont protégé certains d’entre eux des recherches d’Interpol, aujourd’hui ils en soutiennent d’autres pour renverser le Gouvernement syrien ». (« 56 » IS Edition, J.L.Izambert, 30 septembre 2015)

Cet auteur a démontré comment notre État français cultivait des « souches islamistes » pour les inoculer au Moyen-Orient, afin de déstabiliser les pays du monde arabe qui refusaient leur alignement sur « l’atlantisme », fièrement revendiqué par certaines élites parisiennes. La France a protégé et soutenu des organisations criminelles. Il est renversant d’apprendre que des camps d’entraînement terroriste avait déjà été organisés sur le sol français par les collaborateurs des nazis avec « les Frères musulmans », pour lutter contre les partisans en Yougoslavie! Le terrorisme est toujours un terrorisme d’Etat. L’Etat français est un Etat terroriste qui a déjà une tradition de pratique terroriste ! L’Etat français avec ses maîtres atlantistes ont instrumentalisé des groupes terroristes pour détruire les États qui s’opposaient au pillage de leurs richesses. C’est un fait indiscutable, historique, avéré.

La collaboration avec le terrorisme n’est pas une relation d’un soir et « de quelques politiciens véreux avec quelques criminels pour favoriser des intérêts particuliers. C’est le développement de relations suivies, sur le long terme, entre des dirigeants politiques français, tous liés au milieu atlantiste, avec des organisations criminelles terroristes. »

Le terrorisme est, en effet, un outil du système politique pour s’assurer une survie alors que son implosion approche à grands pas.

Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères du Gouvernement Philippe, s’est rendu à Barcelone, au mois d’août 2017, pour s’apitoyer sur les victimes des attentats et appeler à « lutter contre le terrorisme », alors qu’il est un des principaux organisateurs français actuels du terrorisme! C’est lui qui, sur ordre du président Hollande, a géré des livraisons de matériel militaire et d’armes, dans la plus complète illégalité, en bafouant notamment le Traité international sur le commerce des armes (TCA) et la Position commune européenne, au profit de groupes terroristes en Syrie! Ces groupes qu’il a soutenus, encadrés, appuyés, armés, entraînés, étaient de la même idéologie salafiste que les auteurs des attentats de Barcelone !

5 – L’apothéose du mensonge. Le ministre des Affaires étrangères, Le Drian, n’a pas hésité à inverser les rôles dans une déclaration, niant l’engagement important des forces de sécurité syriennes dans la lutte antiterroriste. En janvier 2013, un ancien officier de la DGSE, de retour du Liban, indiquait que l’un de ces groupes terroristes avait prévu de sévir en France avec des armes chimiques. C’était «grâce à la coopération avec la Syrie que ces attentats avaient été déjoués, en 2008. » Or, ce plan terroriste, qui aurait fait des milliers de morts dans le métro de Paris, a échoué grâce aux services syriens du renseignement. C’est le colonel Makhlouf, qui avait arrêté un groupe de terroristes créé par les USA et encore appelés Al-Qaïda à cette époque là, armé d’armes chimiques fournies par leurs créateurs. » (nos alliés !)

Ce sont des individus issus de ces groupes qui reviennent aujourd’hui en Europe chez leurs « employeurs » après avoir été battus militairement. Ces quelques éléments ne sont pas de la contre-propagande mais des faits bruts, historiques, vérifiables et vérifiés qui contredisent le discours, de propagande tenu par des dirigeants occidentaux, notamment étasuniens, anglais et français. Ce soutien massif aux groupes criminels pour agresser la République syrienne par proxy n’aurait pu être possible sans l’anesthésie de l’opinion publique occidentale par le mensonge de grande envergure.

Il est important de signaler que de plus en plus de fonctionnaires de la police, parfois très proches du pouvoir politique, sont en désaccord complet avec les décisions de leurs hiérarchies. Nous ne pouvons que saluer cette subversion qui annonce la fin d’un monde politique pollué par les obsessions financières et le profit.

6 – La loi du profit avant tout. L’instrumentalisation du terrorisme, par les dirigeants français comme par leurs maîtres étasuniens, a été inspirée par l’obsession du profit.

Ce jeu pervers profite à qui exactement ? Aux grands propriétaires privés de la finance et de l’économie. Les politiques élus à la tête de l’État sont pratiquement tous issus des mêmes écoles dans lesquelles ils ont été formatés pour assurer la continuité du système. (Cf., Hervé Sérieyx « Alerte sur notre contrat social », Editions Eyrolles ; « Le nouveau capitalisme criminel », paru aux éditions Odile Jacob, Jean-François Gayraud).

Ce dernier auteur, haut fonctionnaire de la police nationale, décrit une hybridation entre les cercles financiers et l’appareil d’État :

« Il s’agit, analyse-t-il, d’un capitalisme de connivence, aux pratiques quasi mafieuses, régi par une supra-classe qui s’accommode parfaitement d’une  démocratie  de  basse  intensité : votez pour qui vous voudrez, cela est indifférent, puisqu’au final, c’est le marché et non le Parlement qui décide. L’aristocratie financière aux commandes est servie à la fois par une classe politique aux ordres, constituée de débiteurs, et par un nouveau clergé, non plus catholique, mais médiatique, disant le bien et le mal et lui conférant sa légitimité. »

Dans ce système économique qui ne repose que sur le « profit » par la caste mondiale des « profiteurs d’en haut », ces derniers se livrent entre eux à des guerres acharnées afin de se disputer la plus belle part du « gâteau » pour lequel ils sont en concurrence. Et pendant ce temps, ce sont les peuples qui font les frais de ces guerres d’une horrible cruauté …

Il faut aussi indiquer que les dirigeants étasuniens ont organisé ce désordre par l’agression de la Syrie, à cause de sa hantise de voir l’Europe occidentale et centrale développer leurs liens naturels, géographiques, historiques, culturels, politiques, et surtout économiques, avec la première puissance en devenir de  notre continent qu’est la Fédération de Russie. Il se trouve, ironie du sort, que c’est aujourd’hui grâce à la Russie que l’armée des mercenaires djihadistes des Etats-Unis est en déroute !

7 – Les criminels de guerre. Derrière les responsables politiques de la « coalition occidentale », le président Hollande, les Premiers ministres Jean-Marc Ayrault, Emmanuel Valls et Bernard Cazeneuve, Laurent Fabius, pour la France, sont hautement coupables de crimes contre l’humanité en Syrie. Des interventions répétées auprès de magistrats français comme le juge Alain Marsaud, d’avocats, mais également de représentations diplomatiques par la République arabe syrienne, l’Égypte, la Fédération de Russie, par des organisations comme le ministère de l’Intérieur de la République arabe syrienne, Interpol ou l’Union Africaine, resteront sans suite. Le peuple Français qui a élu ces dirigeants ne leur a jamais donné mandat pour faire ces guerres illégales et n’a jamais été consulté pour ces aventures qui engagent le pays avec les conséquences tragiques qui en résultent. Leurs auteurs devraient donc être jugés par une juridiction correctionnelle. Ces gens devraient réfléchir au fait que François Hollande, Laurent Fabius, Jean-Marc Ayrault, Alain Juppé et Manuel Valls qui, avec d’autres, rêvaient, comme le Drian, de mettre la République syrienne et ses dirigeants à genoux sont, déjà politiquement morts.

8 – Où est la conscience morale de nos « démocraties » ? Le peuple syrien martyrisé par les « djihadistes » de l’Occident, a résisté pendant 6 ans à une guerre abominable. Il a manifesté par millions, contre la guerre et pour soutenir son Gouvernement, dans les rues de toutes les grandes villes de Syrie. Bien entendu, aucune de ces images ne sont jamais parvenues sur nos écrans de télévision au service de la propagande mensongère ! Si le peuple syrien n’avait pas connu la crapulerie infâme de l’Occident, il ne se serait pas organisé en « Comités de défenses populaires » pour résister et combattre aux côtés de son armée de conscrits et des services de sécurité qui, selon les politiciens français et les médias « officiels » à leur service, « tiraient sur le peuple !»

Qui a vu dans les médias de masse des images montrant les populations d’Alep, de Palmyre, de Mossoul, de Deir ez-Zor, accueillant son armée avec des fleurs? Qui a vu des images montrant, en pleine guerre et malgré les attentats, les menaces et les appels au boycott, le peuple syrien mobilisé pour débattre publiquement, amender et voter sa nouvelle Constitution le 27 février 2012? Qui a vu dans un pays occidental des millions de personnes descendre dans la rue pour manifester contre la guerre et pour la paix en Syrie?

Les USA comme la France, après avoir applaudi et activé la guerre, continuent actuellement de freiner le processus de paix jusqu’au sein de l’ONU…

9 – L’Occident persiste et signe pour le Mal. Le comble, malgré la débâcle des « djihadistes » occidentaux, et donc celle de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, celle-ci continue à former de nouveaux groupes armés sur le territoire syrien, affirme le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit. Réunis sous le nom de «Nouvelle armée syrienne», ceux-ci sont déployés dans l’Est du pays, où se trouve le camp de réfugiés d’Al-Hasakah, utilisé par des conseillers américains depuis six mois afin d’entraîner les mercenaires rescapés.

10.000 hommes parmi les combattants rescapés se trouvent dans des camps de réfugiés près des bases américaines à Homs et à Hassaké. Autour de ces camps de réfugiés, les Américains ont déclaré des zones d’exclusion aérienne et c’est manifestement la raison pour laquelle des «altercations» aériennes entre l’aviation russe et la coalition menée par les USA se produisent. Il est évident que le Pentagone a l’intention de s’opposer non seulement aux actions de l’Armée Gouvernementale syrienne, mais également aux unités et aux forces aériennes russes encore engagées.

La BBC avait rapporté le 13 novembre 2017, que un convoi faisant 4 miles de long avait été observé en direction de Deir ez-Zor, un bastion de l’Etat islamique situé à deux heures de route au sud-est de Raqqa.

Les partenaires de la coalition, notamment les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni et bien entendu la France, ont nié en bloc l’existence d’un tel convoi malgré les images explicites fournies par le satellite russe d’observation!

Selon un responsable présent et réfugié en Turquie, un dénommé Silo, « un accord secret avait été conclu entre la coalition soutenue par l’Occident et l’État islamique pour l’évacuation de quelque 4 000 personnes de Raqqa. » Silo confirmait que le convoi est allé à Deir ez-Zor, qui à l’époque était encore sous le contrôle de l’État islamique. Selon Silo, l’accord avait été approuvé par tous les membres de la coalition soutenue par l’Occident, y compris par les États-Unis.

10 – L’arrogance des « atlantistes ». Avec ce comportement arrogant de l’Occident, on se trouve sans cesse dans le mensonge devenu la « vérité ». Les États-Unis et l’Union européenne se sont empressés de condamner les nouvelles lois russes sur les médias qui restreignent les entités étrangères. Dans le même temps, ils affirment unilatéralement le droit de pourchasser les médias russes accusés d’être des agents étrangers !

En effet, les médias russes, comme « Russia Today », ont fourni une couverture alternative efficace des grands événements internationaux tels que la guerre en Syrie et au Yémen, qui exposent les responsabilités criminelles de Washington et de ses alliés européens comme celles du Golfe Persique. En réalité, les médias russes ont montré ce qui devait rester enfoui et cela était impardonnable pour les criminels qui ne voulaient pas qu’on observe leurs crimes…

Il y a encore peu de temps, nous avons eu le droit à cette nouvelle déclaration de Jean-Yves Le Drian sur BFMTV disant que « La Russie s’était appropriée la victoire contre DAECH, alors que le rôle essentiel dans cette victoire a été joué par les forces de la ‘coalition internationale’ ! » Chef-d’œuvre d’arrogance !

Il faut avouer que là, nous assistons à la dérision spectaculaire d’un homme qui ne voit même pas le ridicule d’une telle déclaration, ou alors il faut bien admettre qu’il prend ouvertement les Français pour les derniers des idiots : ce qui n’arrange pas les choses pour cet homme!

A son tour, évoquant la déclaration récente du ministère russe de la Défense concernant la victoire imminente sur le groupe terroriste DAECH en Syrie, le Pentagone n’a pas hésité non plus à s’attribuer le mérite de ce dénouement ! Selon le porte-parole du Pentagone Eric Pahon, ce sont les opérations de la « coalition internationale », plutôt que celles des militaires syriens et de l’aviation russe qui porteront le coup final à l’organisation terroriste ! Sidérant ! On ne peut qu’en rire, tellement ce genre de chose devient une puérilité déconcertante de la part de responsables politiques ! Ce porte-parole disait :

«Le Gouvernement syrien et la Russie n’ont pas eu d’approche déterminante dans la défaite de Daech. Ils n’ont fait que réaliser quelques opérations contre les terroristes de Daech, alors que la plupart des territoires en Irak et en Syrie ont été libérés grâce aux efforts de la coalition américaine et de ses alliés».

Quel culot tout de même ! Plus c’est gros, mieux ça vaut !

Le représentant du Pentagone a ajouté que les forces de la coalition poursuivraient leur campagne en Syrie pour «mener à terme la défaite de DAECH et pour stabiliser les territoires libérés». Traduction : « nous avons bien l’intention de rester en Syrie et de poursuivre notre objectif de renverser Bachar Al Assad pour mettre à sa place un pantin à nos ordres ! »

L’aviation russe est entrée en action en septembre 2015. Elle a effectué plus de 28.000 vols opérationnels et procédé à 90.000 frappes aériennes. Sans les Russes, les forces gouvernementales n’auraient pas pu rétablir leur contrôle sur les champs pétroliers et gaziers de Jisel, Chaer, Hayan, Magara d’Araq, ni reconquérir les 95% du territoire Syrien.

Or, la coalition de 15 pays menée par les USA, a commencé son opération en Syrie en septembre 2014, avec pour objectif d’y combattre DAECH. Dès le début des opérations de la « coalition » en Syrie, la situation s’est tout de suite aggravée: les terroristes ont pris le contrôle d’au moins 70% du territoire du pays et repoussé l’armée gouvernementale sur plusieurs axes. Comment est-ce possible? Peut-on décemment continuer à nier les chiffres et toutes les données objectives évidentes? Jusqu’où l’arrogance peut-elle aller ?

Rappelons que les forces russes sont venues en Syrie à la demande du président syrien Bachar al-Assad, tandis que les forces des USA et de la coalition agissaient sans l’aval des autorités syriennes ni de l’ONU. Damas a affirmé à de nombreuses reprises qu’il considérait légitimement la présence des forces américaines dans le pays comme une «invasion».

11 – Les USA et leurs alliés sont en Syrie pour la soumettre et la piller. La coalition américaine a effectué plusieurs frappes sélectives, parfois contre les terroristes, pour donner l’impression qu’ils combattaient DAECH, (alors que DAECH combat pour eux), mais surtout contre l’armée du Gouvernement syrien. Le Pentagone a justifié ces cas en disant que les militaires américains avaient confondu la couleur de l’uniforme ou se seraient incorrectement repérés sur le terrain, car il est vrai que les militaires américains sont des amateurs ! Les attaques des USA et de la coalition ont principalement fait des victimes parmi les civils et détruit systématiquement les villes.

On se souvient qu’en avril 2017, sur ordre personnel du Président américain Donald Trump, Washington a tiré des missiles de croisière Tomahawk contre la base aérienne syrienne de Shayrat. Cette frappe a été justifiée par la prétendue présence d’armes chimiques sur la base ! Washington continue d’accuser la Syrie d’en avoir fait usage. C’est un comble, mais peu importe, le mensonge est par nature triomphaliste et arrogant !

12 – Le Yémen.

Enfin, pour couronner de mensonge et d’infamie cette belle année 2017, il fallait que l’Occident, dont la France, soit au cœur des livraisons d’armements sophistiqués pour martyriser un autre peuple insoumis : le Yémen.

Les bombes larguées sur les enfants yéménites sont dirigées par un système de guidage électronique français. Grâce à leur rayon d’action, les F-15 saoudiens peuvent frapper le Yémen dans son intégralité. Les avions-ravitailleurs sont également français. Le blocus maritime qui affame la population yéménite prise odieusement en otage est assuré par la marine française qui y participe. L’histoire retiendra que Hollande et Macron ont été les bouchers des enfants yéménites.

En 2011, la France de Sarkozy a détruit la Libye au nom des « droits de l’homme ». En 2012 elle allait former, armer, encadrer, ravitailler les « djihadistes » du Front Al-Nosra et poursuivre sa trahison jusqu’à ce jour, au nom des intérêts économiques d’un pillage programmé. En 2017, elle allait substantiellement participer à la destruction du Yémen au nom du chiffre d’affaires. La “patrie des droits de l’homme” est devenue un tas d’ordures, par le fait de ses élites politiques vendues aux intérêts financiers.

Parce que le Yémen aurait une complicité avec Téhéran, il fallait qu’il soit martyrisé et exterminé ! C’est un crime impardonnable, que d’être ami avec l’Iran ?! Ce Yémen est donc rebelle, insoumis. Il est du côté de « l’axe du Mal ». Les Houthis et leurs alliés admirent le Hezbollah libanais, ils soutiennent la Syrie souveraine… C’est inadmissible ! Pire encore, ces Yéménites n’ont jamais marchandé leur solidarité avec le peuple palestinien : quelle horreur !

Conclusion

C’est un véritable feu d’artifice de mensonges et de malheurs infligés arbitrairement à des peuples innocents, qui explose pour célébrer en beauté la fin de cette merveilleuse année 2017, semée de crimes contre l’humanité !

Ce qui doit suivre désormais, c’est un jugement des criminels de la « coalition occidentale » par un tribunal impartial et souhaiter la chute rapide et définitive de ce monde de l’impérialisme financier qui nous a volé notre souveraineté et notre humanité…

Jean-Yves Jézéquel