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Merkel met en garde contre l’influence de la Chine dans les Balkans

Merkel met en garde contre l’influence de la Chine dans les Balkans

Angela Merkel à Berlin le 21 février 2018 / © dpa/AFP / Ralf Hirschberger

Angela Merkel a averti mercredi la Chine qu’elle ne devait pas lier ses investissements dans les Balkans à des questions politiques, au moment où Pékin est soupçonné de vouloir étendre par ce biais son influence en Europe.

« Nous sommes pour le libre-échange », a souligné la chancelière allemande lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre macédonien, Zoran Zaev, à Berlin.

Mais d’une part « cela doit être réciproque », a jugé Mme Merkel. « Dans les relations avec la Chine, c’est très important que l’ouverture ne vienne pas que d’une partie mais de toutes les parties », a-t-elle souligné.

Et d’autre part chercher à lier les relations commerciales « à des questions politiques, je ne trouve pas que ceci soit une contribution au libre-échange », a jugé la chancelière.

Elle faisait manifestement allusion à l’initiative chinoise des « Nouvelles routes de la soie », un colossal projet d’investissements dans les infrastructures à destination de l’Europe, qui fait parfois craindre de voir le régime communiste étendre son influence politique vers l’Europe notamment.

Parmi les cibles, plusieurs pays de l’est ou du sud du continent, prompts à accepter l’argent des Chinois y compris dans les secteurs stratégiques, comme la Grèce qui a vendu le port du Pirée dans le cadre des privatisations réclamées par ses partenaires européens en échange de plans d’aide financière.

Mme Merkel n’a pas précisé ce qu’elle entendait par l’influence politique chinoise indésirable à ses yeux dans les relations commerciales.

Mais une des craintes des Européens est que les pays des Balkans profitant des investissements chinois soient ensuite plus enclins à défendre les intérêts de Pékin au sein de l’UE, sur la question du respect des droits de l’Homme ou sur celle du commerce principalement.

La Macédoine veut à tout prix rejoindre l’Union européenne et l’Otan.

La coopération entre la Chine et la Macédoine n’atteint pas encore le niveau qu’elle a en Grèce ou en Serbie, où Pékin est déjà très présent économiquement.

Mais la Chine a investi depuis 2014 dans la construction d’autoroutes dans le pays. Et lors d’une récente rencontre avec son homologue chinois Li Keqiang, le chef du gouvernement macédonien Zoran Zaev avait déclaré que « l’aide de la République populaire de Chine est importante pour la modernisation » de son pays.

Le projet de « Nouvelles routes de la soie » a été aussi au coeur de la récente visite du président français, Emmanuel Macron en Chine. A cette occasion, il a souligné que « certains pays sont beaucoup plus ouverts aux intérêts chinois, parfois aux dépens d’un intérêt européen ».

Paris a émis le souhait d’une position commune face à Pékin entre pays de l’UE décidés à privilégier l’intérêt européen sur leur intérêt national à court terme.

(©AFP / 21 février 2018 15h50)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Merkel-met-en-garde-contre-l-influence-de-la-Chine-dans-les-Balkans/892413.rom

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May prépare un traité sur la défense avec l’UE

May prépare un traité sur la défense avec l’UE

Londres souhaite la mise en place d’un traité de défense et de sécurité avant sa sortie de l’UE, en mars 2019, a indiqué Theresa May lors de la conférence de Munich sur la sécurité.

Lors de la conférence de Munich sur la sécurité, le 17 février, la Première ministre britannique, Theresa May, a appelé un « partenariat profond et spécial » sur la défense, assurant que « les aspects clés [du] partenariat futur dans ce domaine seront déjà en place à partir de 2019 ». « Le Royaume-Uni est aussi engagé vis-à-vis de la sécurité européenne qu’il ne l’a jamais été », a-t-elle ajouté.

« Nous ne pouvons pas aujourd’hui permettre qu’une concurrence entre partenaires, des restrictions institutionnelles rigides ou une idéologie profonde affaiblissent notre coopération et compromettent la sécurité de nos citoyens », a-t-elle estimé.

Pas de nouveau référendum

Elle a également écarté un deuxième référendum sur le Brexit : « nous quittons l’UE et il n’est pas question d’organiser un second référendum ou de faire marche arrière, je trouve cela important ».

Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, également présent, a pour sa part indiqué qu’une coopération continue sur la défense et la sécurité était dans l’intérêt des deux partenaires, mais ne devait pas être confondue avec les négociations du Brexit. « Cette alliance de la sécurité, le lien sécuritaire entre le Royaume-Uni et l’UE, sera maintenue, nous en avons toujours besoin », a-t-il affirmé.

La coopération militaire en Europe fait face à de nombreux challenges

23 États membres ont décidé de mettre en place une plus coopération militaire. Mais les intérêts industriels  nationaux et la lenteur du processus créent des interférences, surtout entre Berlin et Paris. Un article de notre partenaire, Der Tagesspiegel.

À ce jour, le Royaume-Uni n’a pas encore défini exactement ce qu’il souhaiterait inclure dans ce traité de défense, qui devrait cependant couvrir la coopération dans les domaines militaire, du renseignement et de la lutte contre le terrorisme. Cela comprendrait des dispositions sur les missions militaires communes de l’UE, la participation des troupes britanniques à ces missions et les capacités de défense.

Le Royaume-Uni souhaite également maintenir des liens étroits avec Europol, qui coordonne les services de renseignement de police dans toute l’UE, et continuer à faire partie du système de mandat d’arrêt européen.

L’ampleur de cette coopération pourrait toutefois poser des problèmes pour les « brexiteers durs » du parti conservateur. L’adhésion au mandat d’arrêt européen impliquerait en effet un contrôle par la Cour de justice européenne, une ligne rouge pour le gouvernement britannique.

Autre point potentiellement conflictuel : le document de négociation du gouvernement sur la défense et la sécurité évoque la nécessité d’inclure une proposition visant à maintenir le Fonds européen de défense et le programme industriel de défense, principaux piliers des accords. Londres concédera donc probablement à l’UE la prise de décision en matière de défense, étant donné que ces structures sont régies par les institutions européennes.

L’industrie britannique de la défense souhaite elle aussi faire partie de l’écosystème européen. Robert Hannigan, l’ancien chef du service de renseignement britannique, a ainsi averti que les entreprises de défense britanniques tomberaient dans un « déclin constant » si elles étaient exclues de la collaboration en matière de recherche et d’innovation avec le secteur de la défense de l’UE.

« Cela devrait être plus facile [à obtenir] qu’un accord commercial », a déclaré une spécialiste à Euractiv. « L’intérêt est de le faire au début de l’année 2019. »

Pour une source de Westminster, le Royaume-Uni adopte une approche « schizophrène » : ses ministres se sont publiquement opposés aux projets d’une « Union européenne de la défense » à la fin de l’année 2016, ne validant le projet que pour éviter d’entraver l’UE à 27 alors que les Britanniques se préparaient à quitter le bloc.

Depuis lors, toutefois, les ministres britanniques participent aux discussions de l’Union de la défense. Des compromis sur une série de questions, notamment les finances militaires, le commandement, le renseignement et la planification industrielle de défense sont en vue.

En décembre, 25 États membres – à l’exception du Danemark, de Malte et de la Grande-Bretagne – ont accepté d’adhérer à une nouvelle « coopération structurée permanente » en matière de défense, ou CSP.

L’Europe de la Défense avance à 23 pays

Vingt-trois pays de l’Union européenne ont acté lundi leur intention de s’engager dans une « coopération » militaire renforcée, dans le développement d’armements comme les opérations extérieures, avec pour ambition affichée de relancer l’Europe de la Défense.

Exclusif : Mensonge, voici ta vérité, par Saïf al-Islam Khadafi

Exclusif : Mensonge, voici ta vérité, par Saïf al-Islam Khadafi

 

12 Février 2018

 

Depuis la destruction de son pays, c’est la première fois que le fils de Khadafi s’exprime publiquement. Libéré depuis quelque temps et sous la protection de certaines tribus loyalistes, il a rédigé (en arabe) ce mémorandum pour faire le point sur la situation juridique et politique de son pays et pour apporter la contradiction à la Cour pénale internationale.


Ce mémorandum vise à cerner ce qu’a subi le peuple libyen au cours des six dernières années. Ces crimes ont été commis au nom de l’interventionnisme humanitaire, de la protection des civils, de l’introduction de la démocratie et de la prospérité. Les forces de l’Otan, avec l’aide de certains États arabes et de quelques Libyens, ont attaqué la Libye avec tous les moyens à leur disposition. Les justifications avancées étaient aussi fausses que pour l’invasion de l’Irak en 2003. Ce fut une destruction systématique d’un pays souverain et d’une nation pacifique. Cette note tente de présenter ces crimes à la communauté internationale, aux organisations de défense des Droits de l’homme et aux ONG, afin de soutenir la Libye et son peuple dans ses innombrables efforts pour reconstruire ce petit pays.

La Libye à la croisée des chemins : au commencement

L’agonie de la Libye a commencé le 15 février 2011, quand un certain nombre de citoyens se sont réunis dans le calme pour protester contre l’incident survenu à la prison d’Abou Salim. La manifestation a été rapidement prise en otage par des éléments de groupes djihadistes tels que le Groupe islamique combattant libyen (GICL). Ces éléments ont attaqué des postes de police et des casernes de l’armée à Derna, Benghazi, Misratah et Al-Zawiya afin de voler des armes et de les utiliser dans leur guerre planifiée contre le peuple libyen et son gouvernement légitime. Toutes ces actions furent accompagnées d’une machine de propagande des chaînes Aljazeera, Al-Arabiya, BBC, France 24 et d’autres qui encourageaient le peuple libyen à affronter la police qui tentait de protéger les bâtiments gouvernementaux et les propriétés privées des attaques et des pillages.

Des scènes d’horreur ont eu lieu dans les rues, sur les ponts et dans des bâtiments des forces de sécurité où les manifestants ont commis des crimes innommables contraires a toute humanité. Des membres des forces de sécurité, des militaires et des policiers ont été égorgés, leurs cœurs ont été extraits de leur corps qui ont été coupés en morceaux ; un spectacle de brutalité et de sauvagerie indescriptible. Par exemple, le premier jour de troubles, le 16 février 2011, dans la ville de Misrata, les soi-disant manifestants pacifiques ont tué et brûlé un homme, Musa Al-Ahdab. Le jour même à Benghazi, un officier de police a été tué et démembré [1 ]. Ces actes barbares ont été commis par des personnes armées utilisant des chars, des mitrailleuses et des mitrailleuses antiaériennes dans les villes de Misrata, de Benghazi et d’Az Zaouiyah [2 ]. Ces scènes sont bien documentées et peuvent être visionnées sur YouTube [3 ] et sur les réseaux sociaux.

Ainsi, les victimes sont tombées par dizaines contrairement à ce qui a été rapporté par les médias biaisés. Selon Aljazeera,  et les groupes d’opposition libyens, à la fin de 2011, le nombre de personnes tuées atteignait 50 000. Cependant, en 2012, le gouvernement d’Abdel Rahim al-Kib a annoncé que le nombre de victimes enregistrées entre le 17 février 2011 et la fin de la guerre en octobre 2011 était de 4 700 —incluant des personnes décédées de mort naturelle [4 ]. Malgré le nombre très élevé de victimes évoqué par des statistiques, leurs noms et leurs identités ne sont pas communiqués et aucune famille n’a demandé à être indemnisée par le gouvernement.

La campagne de propagande et les mensonges qui accompagnaient les accusations contre les militaires ne s’arrêtaient pas à l’inflation des victimes, mais affirmait que le régime utilisait des avions militaires pour attaquer les civils, ordonnait des viols de masse à l’armée et aux forces de sécurité, [5 ] avec du Viagra trouvé dans les chars [6 ], recourrait à des mercenaires africains et algériens, et devait faire face aux défections de pilotes d’avion vers Malte [7 ]. Aucune de ces imputations n’a été prouvée à ce jour et ne correspond à quelque vérité que ce soit. Les enquêtes de l’Onu, celles d’Amnesty International et d’Human Rights Watch [8 ] n’ont pu vérifier aucun des cas d’enlèvement parmi les 8 000 dénoncés par l’opposition libyenne. En réalité, toutes ces imputations ont été fabriquées notamment par Al-Jazeera et sont dénuées de crédibilité. Identiquement, l’accusation d’utilisation de Mirages de la base aérienne d’Al-Weathy, à l’extrême ouest de la Libye, pour attaquer des civils à Benghazi n’a aucun poids puisque ces avions ne pouvaient pas faire l’aller retour compte tenu de leur consommation de carburant. Il est en effet impossible pour ce type d’appareil d’attaquer des cibles à 1 500 km et de revenir sans ravitaillement, et il y avait des bases aériennes autour de Benghazi utilisables par le gouvernement libyen si nécessaire. De même, le Viagra prétendument retrouvé dans les chars ressort du même piège : la Libye avait une armée jeune, professionnelle et morale, qui ne pensait pas à commettre de tels crimes et n’avait pas besoin de Viagra pour activer ses désirs sexuels. Ces histoires fabriquées sont simplement des intoxications comparables avec les sept minutes nécessaires pour que des armes de destruction massive irakiennes attaquent l’Occident. Aujourd’hui, les affaires irakiennes et libyennes ont commencé à faire rire les peuples irakien, libyen, états-unien et européen. (Rapport d’Amnesty International [9 ])

La Cour internationale de Justice (CPI)

La CPI (Cour pénale internationale) [10 ] a délivré en 2011 un mandat d’arrêt à l’encontre de Mouammar Kadhafi, de Saïf Al-Islam Kadhafi [11 ] et d’Abdallah Senoussi, accusés de crime contre l’humanité. Malgré la gravité du crime, la CPI n’a mené aucune enquête sur le terrain et a tiré ses conclusions et identifié les auteurs en deux semaines après sa saisine par le Conseil de sécurité de l’ONU. Le calendrier accordé au procureur n’a pas été présenté et il ne disposait de toute manière pas du temps nécessaire pour préciser les peines encourues. À cet effet, Ahmed Al-Jehani, le coordinateur du CNT CPI-Libye, a déclaré que « L’affaire CPI contre la Libye est purement politique car les membres de l’Otan ont demandé au Conseil national de transition (CNT) de dresser lui-même la liste de fonctionnaires qui seraient accusés de crimes contre l’humanité ». Le CNT a désigné Al-Jehani pour préparer cette liste comprenant une dizaine de noms, cependant la CPI n’en a retenu que trois. Al-Jehani a également ajouté que toutes les accusations étaient fabriquées. Il a réaffirmé son point de vue lors de sa rencontre avec Saïf Al-Islam et l’a assuré que la justice libyenne ne pourrait pas le déclarer coupable. Al-Jehani a ajouté qu’avec son équipe, il avait fabriqué cette affaire parce qu’ils la savaient perdue d’avance, et qu’ils l’avaient poursuivie afin d’impliquer Saïf al-Islam dans des affaires financières et de corruption.

Al-Jehani a justifié ses fabrications et ses mensonges en affirmant qu’il sont [religieusement] licites durant les guerres (déclaration d’Al-Jehani documentée le 1er janvier 2012 et au tribunal d’Al-Zintan).

La CPI a adopté un double standard à propos de la guerre en Libye et de l’intervention de l’Otan. Elle a impliqué des personnalités politiques libyennes dans des crimes inventés alors qu’elle a ignoré et n’a pas condamné le massacre barbare de Mouammar Kadhafi [12 ] et de son fils Moatassem par les milices soutenues par l’Otan [13 ]. La seule réaction de la CPI a été d’abandonner les poursuites contre Mouammar Kadhafi après sa mort. Cependant, la CPI tenait là une affaire solide, les médias ayant bien documenté le meurtre, il n’était besoin d’aucune preuve supplémentaire pour traduire les responsables en justice. La CPI pourrait facilement arrêter les auteurs qui assument des responsabilités politiques et diplomatiques dans diverses capitales européennes. Une position similaire a été prise par la CPI contre Abdallah Senoussi après qu’il ait été enlevé en Mauritanie par le gouvernement libyen [14 ]. La Cour s’est limitée à cesser d’exiger son extradition. Elle n’a même pas suivi la violation de ses droits, ni le traitement inhumain qu’il a subi dans la prison de la milice, alors même qu’il était détenu par des djihadistes notoires, le Groupe islamique combattant libyen (GICL). Le directeur de la prison n’était autre que le chef du GICL, Abdelhakim Belhadj.

Belhadj est bien connu de la CIA et des gouvernements occidentaux. La CIA l’a arrêté après son évasion de Kandahar, interrogé et extradé vers la Libye en 2002, l’accusant de terrorisme [15 ]. En 2009, lui et des membres du GICL ont été libérés de prison en vertu de la loi d’amnistie générale [16 ]. Le bilan terroriste de Belhadj parle de lui-même. En 1994-1997, il a ordonné le massacre de 225 personnes. En 1997, il a ordonné le meurtre des touristes allemands, Steven Baker et de son épouse Manuela Spiatzier. Néanmoins, il a assumé un poste de haut rang en Libye. Il était ministre de la Défense et responsable de la sécurité à Tripoli, directeur général des prisons libyennes et à ce titre directement responsable de la cellule d’Abdallah Senoussi. Informée du casier judiciaire de Belhadj, la CPI a exprimé son assurance qu’Al-Senoussi était entre de bonnes mains et a soutenu son procès en Libye.

L’Otan et certains pays du Golfe ont ignoré les activités terroristes de Belhadj et l’ont reconnu à la fois comme un leader politique et militaire et comme un homme d’affaires. Il possède la plus grande chaîne de télévision d’Afrique du Nord, la plus grande compagnie aérienne de Libye, une cimenterie, des propriétés en Espagne et en Turquie et un aéroport privé à Tripoli. Cet aéroport, cependant, a été utilisé pour acheminer des terroristes de Libye vers la Syrie. Ces terroristes ont été financés à hauteur de 160 milliards de dollars en 2010.

Belhadj et d’autres sont responsables de l’utilisation abusive des actifs de la Libye et d’avoir mis fin au plan de développement de la Libye d’une valeur de 200 milliards de dollars selon la Banque mondiale. Belhadj, l’homme du Qatar, est un exemple de la vie somptueuse des seigneurs de la guerre alors que les citoyens libyens ordinaires sont plongés dans une extrême pauvreté.

Les violations des Droits de l’homme par les milices

Les commandants des milices et les seigneurs de guerre ont commis d’odieux crimes contre l’humanité, détruit des villes et des infrastructures vitales au cours des six dernières années. Parmi ceux-ci :

- Des gens ont été brûlés, cuits vivants, et soumis aux formes les plus abjectes de torture.
- Des prisonniers politiques, des agents de sécurité et des soldats ont été jetés dans la fonderie de Misrata.
- Surtout, les milices ont organisé un trafic d’organes humains prélevés dans les prisons.
- Dans le contexte de la complexification de la scène politique libyenne, Daesh a également ajouté d’autres atrocités en massacrant, en crucifiant des gens et en les émasculant.

Un nettoyage racial et ethnique sans précédent, un génocide, a été commis contre cinq villes libyennes et son peuple. 55 % des Libyens ont été contraints de fuir leur pays vers les États voisins. En outre, des centaines de maisons ont été incendiées à Bani Walid [17 ] et dans cinq autres villes de Warshafana, [18 ] la ville de Syrte a été rasée [19 ] des zones résidentielles peuplées ont été bombardées à Benghazi [20 ] et à Derna. Même Tripoli la cosmopolite a enduré une purification ethnique et raciale en particulier dans les zones fidèles à Mouammar Kadhafi.

Outre les violations systématiques des Droits de l’homme, les milices et leurs dirigeants ont détruit les infrastructures essentielles [21 ]. En juillet 2014, ils ont mis le feu à l’aéroport de Tripoli et à la flotte aérienne ainsi qu’aux réservoirs de pétrole numéros 24 et 25 [22[23[24[25 ].

Malgré les actions destructrices des milices et la torture brutale, la communauté internationale et les organes de l’Onu ont ignoré ces crimes et n’ont pas traduit ces chefs de guerre en justice [26 ].

Les atrocités de l’Otan et des milices libyennes contre des civils et des personnalités publiques

Les avions de l’Otan ont pris pour cibles des civils dans diverses villes, à savoir Zlitan, Syrte, Surman, Tripoli et Bani Walid. Dans le sud de Zlitan et précisément à Majeer [27 ],84 familles, principalement des femmes et des enfants, ont été tuées de sang-froid par des frappes aériennes de l’Otan alors qu’elles dormaient [28 ]. Les médias ont montré des corps d’enfants sortis des décombres et une femme, Minsyah Khleifa Heblow, coupée en deux. D’autres sont morts dans cette scène très perturbante. Dans un autre cas, la famille de Khaled K. Al-Hamedi a été tuée par des frappes aériennes de l’Otan ciblées sur sa maison tuant ses enfants [29 ]. En outre, la famille Al-Jafarh a été tuée à Bani Walid [30 ] pendant que l’Otan visait sa maison durant le mois sacré du Ramadan. Sans oublier le bombardement bien documenté du convoi de Mouammar Kadhafi à Syrte, et l’assassinat du plus jeune de ses fils, Saïf Al-Arab, dans sa maison de Tripoli [31 ].

Les violations des Droits de l’homme, les homicides et tortures systématiques contre les civils libyens se sont poursuivis après que les milices eurent pris le contrôle de la Libye. Les victimes étaient des civils qui n’avaient pas participé à la guerre. La majorité était âgée et ne pouvait pas porter d’armes. Le comédien populaire Youssef Al-Gharyani a été détenu et torturé par les milices d’Al-Zawiyah.

Les milices de Misrata ont également détenu et torturé, l’ancien mufti de Libye alors âgé de 80 ans, Al-Sheikh Al-Madani Al-Sharif [32 ], parce qu’il n’avait pas approuvé ni soutenu l’intervention de l’Otan [33 ]. Le célèbre chanteur, Mohammed Hassan, a été violé et mis en résidence surveillée [34 ]. D’autres, comme l’économiste Abd-al-Hafid Mahmud al-Zulaytini, ont été jugés et condamnés à de lourdes peines de réclusion. De même, le président du Secours islamique, le Dr Mohammed Al-Shareef, a été condamné à une longue peine de prison. Le directeur des douanes et le responsable de la formation au ministère de l’Intérieur ont également été condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement avec d’autres personnes condamnées à la peine de mort et à diverses peines d’emprisonnement. Il paraît absurde que ces personnalités aient été jugées pour trafic de drogue, trafic d’êtres humains et viol en plus de 17 autres accusations [35 ]. La question qui se pose est de savoir comment elles auraient pu s’unir et conspirer ensemble pour commettre de tels crimes durant neuf mois ?

Après que l’Otan a placé ces milices au gouvernement, des crimes terroristes plus horribles ont été commis contre des ressortissants libyens et étrangers. Un copte a été tué au bataillon de Misrata [36 ], d’autres à Syrte [37 ], de nombreux ouvriers chrétiens éthiopiens ont été assassinés [38 ], le professeur d’anglais-US, Roni Smith, à été assassiné à Benghazi [39 ], le personnel de la Croix-Rouge à Misrata a été assassiné en 2014 [40 ] un attentat à la bombe a été commis contre l’ambassade de France à Tripoli [41 ], et surtout l’ambassadeur états-unien à été assassiné à Benghazi en 2011 [42 ] par des terroristes notamment Tunisiens.

Toutes les victimes susmentionnées ont été dénoncées par Human Rights Watch et, dans certains cas, l’Otan a reconnu sa responsabilité. Cependant, la CPI a fermé les yeux et n’a pas enquêté sur de tels crimes en dépit des divers organismes nationaux et internationaux qui ont exigé l’ouverture d’une enquête transparente. La CPI a échoué en ce qui concerne la guerre en Libye. Elle n’a pas produit un seul mandat d’arrêt contre les chefs des milices et des forces de l’Otan. Il semble que la politique délibérée de la CPI est d’ignorer ces crimes attestés et ne se concentre que sur l’acte d’accusation et le procès de Saïf Al-Islam.

En ce qui concerne la famille de Mouammar Kadhafi, la CPI n’est pas considérée comme sérieuse, comme dans le cas de la torture d’Al-Saadi Kadhafi, à propos de laquelle le procureur de la CPI a affirmé poursuivre l’enquête. Cependant, une vidéo l’a montré être battu durant son interrogatoire. La même norme s’applique à l’affaire Abdallah Senoussi où le procureur de la CPI affirmait qu’elle délibère toujours sur sa condamnation à mort [prononcée en Libye]. Une déclaration similaire a été faite par son prédécesseur concernant l’attentat à la bombe et l’assassinat de Mouammar Kadhafi et des centaines de personnes présentes dans son convoi. La CPI n’a jamais montré de sérieux non plus face aux autres crimes commis par les milices contre des milliers de Libyens. Son seul intérêt étant de faire taire la voix de Saïf Al-Islam et d’éliminer tout leadership potentiel.

Les États membres de l’Otan et certains mini-États du Golfe devraient être tenus pour responsables du chaos créé en Libye depuis 2011. Ils sont intervenus en Libye au prétexte que Mouammar Kadhafi aurait massacré son propre peuple. Le scénario d’un dirigeant qui tue son propre peuple nous rappelle Tony Blair à propos de l’Irak. Il a déclaré en 2016 que c’était « la bonne chose à faire et que si Saddam était resté au pouvoir pendant le Printemps arabe, il aurait massacré les rebelles » [43 ]. À cause de cela, des pays ont été détruits, des milliers de personnes ont été déplacées et des biens nationaux ont été volés. À la suite de l’intervention militaire de l’Otan en Libye, Mouammar Kadhafi, ses fils et des milliers de Libyens ont été tués et des millions d’autres ont été déplacés.

Six ans plus tard, la stabilisation de la Libye est loin d’être réalisée. En bref, les milices libyennes se battent entre elles ainsi que les forces militaires des pays occidentaux qui se rangent du côté des différentes milices. La France reste militairement impliquée et a perdu trois soldats à Benghazi en juillet 2016 tués par des groupes qui soutenaient le soulèvement de 2011. Paris avait alors qualifié le soulèvement de « révolution » qu’il devait soutenir. Si cette croyance était vraie, pourquoi la guerre continue-t-elle aujourd’hui ? Et pourquoi 700 personnes principalement des officiers de l’armée ont-elles été assassinées ? Pourquoi le personnel du consulat états-unien a-t-il été tué à Benghazi ? Pourquoi l’Occident ignore-t-il la barbarie de Daesh qui égorge à Syrte, Misrata et Derna ?

La réponse à cette dernière question est claire, ces criminels ont été soutenus par l’Occident en 2011 parce qu’ils combattaient le gouvernement, apostat selon leurs dires. Pourquoi Daesh portait-il le même uniforme que celui importé pour les soldats libyens, et qui le leur a donné ? Pourquoi les membres de Daesh ont-ils reçu un salaire du ministère libyen de la Défense ? La réponse à ces questions doit être trouvée auprès des dirigeants réels du pays, à savoir Belhadj, Al-Shareef, le Groupe islamique de combat libyen et leurs codirigeants, les membres du Congrès national. Ceux qui gouvernent aujourd’hui la Libye sont bien connus du peuple libyen et de certaines ONG internationales. Jusqu’à présent, la Libye est toujours sous le contrôle des groupes djihadistes et l’Occident les soutient malgré les crimes qu’ils commettent contre la Libye et son peuple.

N’est-il pas étrange que les pays occidentaux, de la Norvège et du Canada au Nord, à Malte et à l’Italie au Sud, sans oublier le Qatar, les Émirats arabes unis, la Jordanie, le Soudan et le Maroc se soient associés dans une agression militaire contre des civils qui ne leur étaient pas hostiles, contre Saïf al-Arab, Mouammar Kadhadi et la famille Khuwaylidi et les 84 victimes innocentes de Madjer ? Alors que ces mêmes États sont patients et tolérants avec Daesh à Syrte, Misrata et Benghazi, ils endurent des attentats à la bombe dans des villes françaises et belges. Pourtant, les Etats membres de l’Otan et leurs alliés devraient les attaquer et les bombarder comme ils l’ont fait en Libye en 2011.

Enfin, en complément de cette série de crimes, les Etats occidentaux ont désigné un criminel de guerre responsable de la destruction de Bani Walid et du meurtre de ses enfants, Abderrahmane Souihli, en qualité de chef de l’État libyen. Ils ont nommé Premier ministre son neveu, Ahmed Miitig [44 ], Directeur général des Affaires étrangères sa nièce, Nihad Miitig [45 ] puis son beau-frère, Fayez el-Sarraj, nouveau Premier ministre. En outre, Abderrahmane Souihli a conclu un accord avec Abdelhakim Belhadj, le commandant du Groupe islamique de combat libyen (GICL), pour prendre la part islamiste de l’élection présidentielle. Cependant, il est bien connu en Libye que si des élections devaient avoir lieu aujourd’hui, les personnes susmentionnées ne garantiraient pas et ne se garantiraient même pas du vote de leurs familles. La popularité de Belhadj a été démontrée lors des élections législatives où il n’a obtenu que 50 voix dans le district de Sauaq Al-Joumah, qui compte 250 000 habitants.

Pendant ce temps et pendant l’écriture de ces lignes, la population des villes de Libye, incluant la capitale Tripoli où habite un tiers de la population, souffre de pénurie d’eau, vit dans l’obscurité à cause des coupures de courant, et est privée des installations médicales et des moyens de satisfaire les besoins humains fondamentaux. Selon l’Onu, 65 % des hôpitaux ont cessé de travailler [46 ]. Alors que le dinar libyen s’est effondré et que la production pétrolière est passée de 1,9 million de barils par jour à 250 000 barils [47 ]. Pour ajouter aux souffrances du peuple libyen, les routes principales ont été coupées en raison des opérations militaires et du banditisme, en plus de la campagne de bombardement qui s’étend de Derna à l’est de Syrte à l’Ouest à Benghazi et Ajdabiya. Les nouvelles quotidiennes les plus fréquentes sont les enlèvements contre rançon et le commerce des armes en plein essor dans la mesure où il est vendu sur Internet.

En conclusion, nous devons remercier nos « frères » du Qatar, du Soudan, de la Tunisie, de la Ligue arabe, des pays de l’Otan, de l’Union européenne et de tous ceux qui ont transformé la Libye en un État en faillite. Après la libération des prisonniers islamistes et d’autres, la Libye est devenue une zone pour héberger les plus grandes prisons privées. Un pays qui attirait des investisseurs du monde entier est devenu un État exportateur de migrants, y compris ses propres citoyens. 55 % de sa population a migré et s’est réfugiée partout à l’étranger. Un État qui a réuni les meilleurs experts juridiques et constitutionnels du monde, qui a été en mesure de forger une constitution nouvelle et moderne, est maintenant transformé en une zone gouvernée par 1 500 milices. Et enfin, un État où le vol était considéré comme étrange et inhabituel a été transformé en un lieu où des corps humains mutilés et décomposés sont déversés quotidiennement dans les rues et sur les routes, ce qui devient routinier et banal à travers le pays.

Commentaire du rapport de Herland : Saïf Al-Islam Kadhafi et la CPI

Avant le soulèvement, Saïf Al-Islam était l’architecte de la nouvelle Libye. Il a présenté sa nouvelle vision de la Libye libérée des prisons politiques, attachée à la Charte des droits de l’homme, à la distribution des richesses, à la prospérité et à la démocratie [48 ]. Il a entrepris des réformes politiques et économiques par lesquelles les prisonniers islamiques radicaux ont gagné leur liberté, ont été réhabilités et se sont engagés dans la société libyenne. Une fois le soulèvement violent survenu dans certaines villes, des sources locales confirment qu’il a offert son aide en aidant les personnes déplacées à travers le pays, a libéré les prisonniers de l’insurrection, a sécurisé les habitants de Misrata coincés par les combats et le peuple de Benghazi qui a fui les zones de combat.

Il a également appelé et soutenu les efforts de paix pour résoudre la guerre. Selon des sources sur place, il a demandé à l’administration de l’Université de Syrte d’imprimer 5 000 tracts et de les distribuer au convoi pacifique parti à Benghazi en observant les droits de l’homme. Il a appelé l’armée à respecter ses règles d’engagement, interdisant l’usage de la force contre des manifestants, selon le chef de la Joint Operation Chamber de 2011, Marchal Al-Hadi Embarrish, qui fut fait prisonnier par les milices d’Al-Zintan, maltraité et privé de soins médicaux jusqu’à sa mort d’un cancer en prison en 2014 [49 ].

Malgré les efforts de paix inlassables de Saïf Al-Islam Kadhafi, les avions de l’Otan l’ont ciblé lors d’une tentative d’assassinat qui a entraîné la mort de 29 de ses camarades et lui a infligé un handicap permanent [50 ]. En outre, il a perdu ses doigts et a subi de multiples blessures. Pourtant, la CPI n’a pas enquêté sur cette frappe aérienne, ni supervisé ses cinq années d’isolement [51 ]. En outre, la CPI a persisté à exiger son arrestation et son procès alors qu’il avait été condamné à mort par un tribunal libyen siégeant à la prison d’Al Hadba sous la direction de Khaled Al-Sharif, l’homme de Belhadj.

Pour ces raisons, l’instruction étant déloyale, le rejet de l’affaire est la seule suite qui devrait être approuvée. On pourrait faire valoir que l’affaire dans sa totalité devrait être abandonnée, surtout après l’assassinat du procureur général à Benghazi et la fuite de la plupart des fonctionnaires du ministère public alors qu’ils faisaient face à une immense pression des milices. Dans ces circonstances, les arguments de la CPI sont que sa peine de mort n’a pas été appliquée et qu’il devrait donc être arrêté et emprisonné à la prison d’Al Hadba.

Cependant, le ministère libyen de la Justice a fait appel de sa condamnation à mort pour cause de procès inéquitable, la cour étant placée dans une prison contrôlée par Al-Sharif, qui exerce un pouvoir sur le tribunal et les magistrats. Néanmoins, la CPI a continué d’appeler à un nouveau procès et a fermé les yeux sur le fait que Saif Al-Islam était détenu à la prison d’Al-Zintan et que le tribunal de Tripoli l’avait jugé via un circuit fermé de télévision. La CPI devrait respecter la loi libyenne et être consciente qu’une personne ne devrait pas être jugée deux fois pour un crime présumé. Mais le jeu final pour l’Occident et la CPI est de se débarrasser de Saïf Al-Islam Kadhafi comme ils l’ont fait avec son père Mouammar Kadhafi et ses frères.

Il est temps que la CPI abandonne ses doubles standards et se range du côté du peuple libyen dans son but ultime de sauver son pays de ces milices et de construire une nouvelle Libye où règnent les droits de l’homme, la prospérité, le développement et la primauté du droit. Nous demandons également à la CPI d’abandonner son appel pour que Saïf Al-Islam soit extradé et jugé à La Haye.

La CPI devrait reconnaître et respecter la loi d’amnistie générale du ministère libyen de la Justice. Saif Al-Islam Kadhafi devrait pouvoir assumer son rôle dans la lutte pour une nouvelle Libye démocratique. À cet égard, et après que les Etats occidentaux ont commencé à voir leur erreur, ils devraient travailler avec les Libyens sincères et les ONG pour traduire ces milices et leurs dirigeants devant la Justice pour le bien de la paix et la réconciliation.

Notes 

[1https://www.youtube.com/watch?v=POl…  THE HANGING OF A LIBYAN SOLDIER IN THE STREETS OF BENGHAZI IN 2011
[2https://www.youtube.com/watch?v=4sR…  CIVILIANS DRIVING TANKS IN THE STREETS OF BENGHAZI
[3https://www.youtube.com/watch?v=MxO…  BURNING AND EATING THE LIVER OF A SECURITY OFFICER IN 2011 IN THE CITY OF MISRATA
[4 ] file :///C :/Users/Doaa/Downloads/2.%09https://www.theguardian.com/world/2…  THE GUARDIAN REPORT ON THE ACTUAL NUMBER OF DEATHS IN THE 2011 WAR AMNESTY REPORT
[5https://humanrightsinvestigations.o…  RAPE CLAIMS
[6 ] file :///C :/Users/Doaa/Desktop/Letters/5%20https://www.theguardian.com/world/2… RAPE CLAIMS IN 2011
[7https://www.youtube.com/watch?v=1dR…  THE LIBYAN PILOTS IN MALTA
[8https://www.hrw.org/ar/world-report…  HUMAN RIGHTS WATCH REPORT
[9https://humanrightsinvestigations.o…  RAPE CLAIMS
[10 ] file :///C :/Users/Doaa/Desktop/New%20folder/8%20https://www.hrw.org/news/2011/08/01… CRIMINAL JUSTICE COURT REPORT ON MUAMMAR QADDAFI, SAFI AL ISLAM AND ABDULLAH AL SANUSSI
[11https://www.icc-cpi.int/libya/gadda…  CRIMINAL JUSTICE COURT REPORT ON SAIF AL ISLAM
[12https://www.youtube.com/watch?v=TpB… MUAMMAR AL QADDAFI’S DEAD BODY
[13https://www.youtube.com/watch?v=4pk… MUTTASIM MUAMMAR AL QADDAFI’S BEFORE-AFTER DEATH FOOTAGE
[14https://www.youtube.com/watch?v=Kqq…  ABDULLAH AL SANNUSI’S IMPRISONMENT IN MILITIA’S PRISONS
[15http://www.bbc.co.uk/news/world-afr…  BBC REPORT ON ABDULHAKIM BELHADJ LIBYA
[16https://www.youtube.com/watch?v=ReQ…  GENERAL AMNESTY LAW
[17https://www.youtube.com/watch?v=FUH…  SHELLING BANI WALID IN 2012 BY THE NEW GOVERNMENT’S MILITIAS IN 2012
[18https://www.youtube.com/watch?v=yG-…  BURNING OF HOUSES AND PROPERTIES IN THE CITY OF WERSHIFANA IN 2014
[19https://www.youtube.com/watch?v=fIa…  A WIPEOUT OF THE CITY OF SIRTE BY THE SO CALLED “REBELS” IN 2011
[20https://www.youtube.com/watch?v=ZW9…  THE DESTRUCTION OF THE CITY OF BENGHAZI
[21https://www.youtube.com/watch?v=abV… MUAMMAR QADDAFI’S CONVOY AFTER GETTING STRIKED BY NATO IN 2011
[22 ] youtube.com/watch ?v=WrfSrvseOCg BURNING OF TRIPOLI INTERNATIONAL AIRPORT
[23https://www.youtube.com/watch?v=mgW…  BURNING OF LIBYA’S AIERIAL CONVOY AND AIRPLANES IN TRIPOLI INTERNATIONAL AIRPORT
[24https://www.youtube.com/watch?v=NBE…  SATELLITE IMAGES OF THE BURNING OIL TANKS IN TRIPOLI
[25https://www.youtube.com/watch?v=P8t…  OIL TANKS BURNING FOOTAGE LINK
[26http://gate.ahram.org.eg/News/32366…  YOUSEF AL-GHERIANI’S COURT DECISION
[27https://www.youtube.com/watch?v=5uE…  AL-JFAARA FAMILY MASSACRE IN BANI WALID 2011
[28https://www.rt.com/news/bani-walid-…  RT REPORT ON THE SIEGE OF BANI WALID AND CHILDREEN DEATHS IN THE CITY BY MILITIA SHELLINGS
[29https://www.youtube.com/watch?v=YTU…  AL-KHWAILDI’S FAMILY MASSACRE BY NATO IN 2011
[30https://www.youtube.com/watch?v=5uE…  MAJER MASSACRE BY NATO IN THE CITY OF ZLITIN 2011
[31https://www.youtube.com/watch?v=6t0…  MURDER OF SAIF AL ARAB MUAMMAR AL QADDAFI BY NATO IN 2011
[32https://www.youtube.com/watch?v=Uop…  KIDNAPPING AND TORTURING THE ISLAMIC SCHOLAR AL MADANI AL SHWEERIF BY “THE REBELS”
[33https://www.youtube.com/watch?v=7wr…  HUSSAIN AL KARAMI’S (ISIS TERRORIST) FRIDAY PRAYER SPEECH IN THE CITY OF SIRTE
[34https://www.youtube.com/watch?v=FYu…  THE FORCE-ENTRY OF MUHAMMED HASSAN’S HOME BY THE SO-CALLED REBELS IN 2011
[35https://www.hrw.org/news/2015/12/03…  HUMAN RIGHTS WATCH REPORT ON THE DARK PRISONS OF LIBYA
[36http://www.masress.com/tahrirnews/311658  THE KILLING OF THE EGYPTIAN POPE IN THE CITY OF MISRATA IN 2012
[37https://www.theguardian.com/world/2…  THE MURDER OF 21 EGYPTIAN CHRISTIANS BY ISIS TERRORISTS IN THE CITY OF SIRTE
[38 ] file :///C :/Users/Lahwej/Downloads/37http://www.telegraph.co.uk/news/wor…  THE MURDER OF 30 ETHIOPIAN CHRISTIANS IN LIBYA
[39https://www.theguardian.com/world/2…  MURDERING OF THE AMERICAN TEACHER IN THE CITY OF BENGHAZI
[40https://www.theguardian.com/world/2…  THE MURDER OF THE RED CROSS CREW IN THE CITY OF MISRATA
[41http://www.bbc.co.uk/news/world-afr…  THE FRENCH EMBASSY’S BOMBING IN TRIPOLI
[42https://www.youtube.com/watch?v=1Ar…  US EMBASSY ATTACKS IN BENGHAZI 2012
[43https://www.youtube.com/watch?v=uMJ…  TONY BLAIR ADDMITING THE “MISTAKE” OF THE INVASION OF IRAQ
[44http://www.ahmedmaiteeg.com/%D8%B9%…  AHMED MAETIEG’S WEBPAGE
[45http://www.unmultimedia.org/arabic/…  NIHAD MAETIEG SPEECH ON UN WEBPAGE
[46http://www.who.int/countryfocus/coo…  WORLD HEALTH ORGANISATION REPORT ON HEALTH-CARE IN LIBYA
[47http://www.opec.org/opec_web/en/abo…  LIBYAN OIL EXPORT REPORT IN 2015
[48https://www.youtube.com/watch?v=ReQ…  RELEASING ISLAMIC FIGHTING GROUPS FROM LIBYAN PRISONS
[49https://www.youtube.com/watch?v=dkl…  AL HADI EMBEERISH’S KIDNAPPING IN 2011
[50https://www.youtube.com/watch?v=yJ8…  SAIF AL ISLAM’S ARRIVAL IN THE CITY OF ZINTAN
[51https://www.youtube.com/watch?v=YVa…  AFP REPORT ON TOURTURING PRISONERS IN NEW LIBYA

Pour l’Allemagne, la reconnaissance du Kosovo conditionne l’adhésion de la Serbie à l’UE

Pour l’Allemagne, la reconnaissance du Kosovo conditionne l’adhésion de la Serbie à l’UE

La Serbie devra accepter l’indépendance du Kosovo, son ancienne province, si elle veut rejoindre l’Union européenne, prévient le ministre allemand des Affaires étrangères.

Le Kosovo a déclaré son indépendance il y a déjà dix ans, soit presque dix ans après que l’OTAN a bombardé les forces serbes pour mettre fin au massacre et à l’expulsion des Albanais du Kosovo lors d’une guerre anti-insurrectionnelle (1998-1999).

« Si la Serbie veut se rapprocher de l’Union européenne, la construction d’un État de droit est une priorité, mais elle doit également accepter l’indépendance du Kosovo », a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, lors d’une conférence de presse conjointe avec Ramush Haradinaj, le Premier ministre du Kosovo.

« C’est une condition essentielle à son adhésion à l’Union » a-t-il martelé. Sigmar Gabriel affirme par ailleurs qu’il a remis le même message aux responsables serbes à Belgrade.

La Serbie souhaite adhérer à l’UE courant 2025, une date fixée par Bruxelles qui veut arrimer les Balkans occidentaux.

Les représentants serbes espèrent que la reconnaissance du Kosovo ne sera pas un critère essentiel pour son intégration à l’UE. Aleksandar Vulin, le ministre de la Défense, a par ailleurs déclaré que Belgrade et Pristina devraient se partager le Kosovo.

Sigmar Gabriel a signalé que l’Allemagne aiderait le pays à obtenir la reconnaissance des cinq États membres européens qui ne l’ont pas encore reconnu, soit l’Espagne, la Roumanie, Chypre, la Grèce et la Slovaquie.

« Naturellement, l’appartenance à l’Union est le but ultime. Pour cela, il faudra persuader les cinq États membres qui n’ont pas encore reconnu le Kosovo que cette reconnaissance est logique puisque le Kosovo ne fera plus jamais partie de la Serbie. »

« L’adhésion à l’Union profitera à toutes les parties », a-t-il ajouté.

Les citoyens des Balkans doutent de leur adhésion à l’UE

Malgré les déclarations rassurantes de Bruxelles, plus d’un quart des citoyens des Balkans ne croient plus à l’adhésion de leurs pays à l’UE,  selon l’étude 2017 du baromètre des Balkans.

Au total, 115 pays ont reconnu le Kosovo, dont 23 des 28 membres de l’Union européenne. L’adhésion du pays aux Nations Unies est cependant bloquée par la Russie et la Chine, fidèles alliés de la Serbie. Environ 120 000 Serbes résidant au Kosovo et aidés financièrement pas la Serbie considèrent encore Belgrade comme leur capitale.

L’Allemagne, l’un des premiers pays à avoir reconnu l’indépendance du pays à l’instar des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni, est l’un des principaux investisseurs au Kosovo.

Hashim Thaçi, le président du Kosovo, a mis en garde contre un traitement inégal de la part de l’UE du Kosovo et des trois autres pays des Balkans occidentaux à majorité musulmane.

Les tensions entre Serbie et Kosovo préoccupent l’ONU

Zahir Tanin, qui dirige la mission de l’ONU au Kosovo, a souligné les tensions croissantes au Kosovo et la dégradation de la confiance entre Belgrade et Pristina, lors d’une session du Conseil de sécurité. Un article d’Euractiv Serbie.

La nouvelle stratégie d’élargissement, dévoilée le 6 février, a suscité la controverse dans la région. Dans celle-ci, la Serbie et le Monténégro se placent dans le « peloton de tête » et pourraient rejoindre le club européen en 2025.

Une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’UE (un Gymnich), en partie consacrée aux Balkans occidentaux, débute aujourd’hui à Sofia. Les ministres des six pays des Balkans occidentaux se joindront ensuite à la réunion ministérielle. Certains d’entre eux devraient exprimer leur mécontentement au sujet de la nouvelle stratégie d’élargissement de la Commission.

https://www.euractiv.fr/section/elargissement/news/germany-reassures-kosovo-it-is-not-treated-unfairly/

Le conditionnement des financements européens à l’état de droit agace la Pologne

Le conditionnement des financements européens à l’état de droit agace la Pologne

La proposition de la Commission de conditionner les fonds du budget européen à l’état de droit fâche Varsovie. Un article d’Euractiv Pologne.

Dans sa proposition pour le prochain cycle budgétaire, l’exécutif européen suggère de conditionner davantage les financements du budget européen au respect des valeurs européennes.

« Durant ce débat, il sera également nécessaire d’envisager l’impact de potentielles violations des valeurs fondamentales ou du principe l’état de droit au niveau national sur les bénéficiaires des fonds européens, comme les étudiants Erasmus, les chercheurs ou les organisations de la société civile », a indiqué la Commission a l’occasion de la présentation de sa proposition budgétaire.

La Pologne dans le viseur ?

Varsovie est actuellement en conflit avec Bruxelles sur l’état de droit dans le pays, ce qui pourrait donc à l’avenir poser un problème financier. Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, y voit cependant une occasion de trouver un compromis.

« Le dialogue est ouvert, de façon permanente, et je pense qu’il y a de bonnes chances que la position de la Pologne se rapproche un peu de la nôtre, et que nous fassions un pas vers elle », a-t-il déclaré.

Si ce conditionnement de l’accès aux fonds n’est encore qu’une proposition abstraite, le commissaire au budget, Günther Oettinger, a annoncé que les travaux de préparation des réglementations nécessaires avaient déjà commencé.

« S’il n’y a que deux pays qui soutiennent cette proposition, nous ne le présenterons pas », aurait précisé un fonctionnaire européen. « Nous devons avoir un signal clair de la part des dirigeants. »

Oettinger table sur une augmentation du budget européen

Le prochain budget sur sept ans de l’UE pourrait augmenter, malgré le manque à gagner du Brexit, a indiqué le commissaire Günther Oettinger.

Varsovie ne s’inquiète pas

« La répartition du budget européen a toujours visé et devrait toujours viser la réponse aux besoins […] et seuls les besoins devraient la définir », a réagi  la porte-parole du gouvernement polonais, Joanna Kopcińska, qui assure que son pays ne craint pas les décisions de la Commission.

« Tout comme on peut évaluer le budget de manière mesurée sur la base du déficit, par exemple, il faudra penser à la manière dont la Commission évaluerait l’état de droit dans ses États membres, avec quelles méthodes et qui en jugerait », continue-t-elle. « À ce stade, il est difficile de spéculer, nous devons d’abord attendre que la Commission fasse sa proposition. »

Perception différente

Interrogé sur la question, le Premier ministre, Mateusz Morawiecki, a assuré que Varsovie et Bruxelles avaient « une perception différente de la réforme judiciaire ». « Nous voulons réformer de fond en comble le système judiciaire, mais la Commission ne voit pas d’un bon œil certains changements que nous mettons en place. Avant que des approximations soient formulées, il faut laisser la place à la compréhension mutuelle », a-t-il poursuivi, mentionnant également la préparation d’un livret blanc qui « donnera à nos partenaires une perception plus claire de certains éléments de la réforme ».

Konrad Szymański, du ministère des Affaires étrangères, a pour sa part assuré que la Pologne, qui contribue au budget européen à hauteur de 4,8 milliards d’euros par an, « n’accepterait jamais des mesures discriminatoires de la part des autres États membres ».

Sofia veut protéger les fonds de cohésion européens, même pour la Pologne

Protection des fonds de cohésion et indulgence face à la Pologne : la Bulgarie donne déjà le ton de sa présidence.

Pourquoi Macron critique l’intervention occidentale en Libye

ÉCLAIRAGE

Le président français a reconnu la « responsabilité » de la France dans la situation aujourd’hui en Libye suite à l’intervention de l’OTAN.

Le dossier libyen a de nouveau été mis sur le tapis par Emmanuel Macron. En déplacement à Tunis pour deux jours, le président français a reconnu la responsabilité de la France dans la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui la Libye. « La France, tout comme des États de l’Europe et les États-Unis, a une responsabilité dans ce qui se passe dans la région », a-t-il déclaré jeudi dans un discours prononcé face au président tunisien Béji Caïd Essebsi et à l’Assemblée des représentants du peuple. « Je n’oublie pas que plusieurs ont décidé qu’il fallait en finir avec le dirigeant libyen sans qu’il y ait pour autant de projet pour la suite », a-t-il enchaîné, faisant référence à l’intervention militaire de l’OTAN en 2011 encouragée par la France sous Nicolas Sarkozy.

Ce n’est pas la première fois que le chef de l’État français rompt ouvertement avec les politiques menées par ses prédécesseurs dans le monde arabe. L’exemple de la Syrie est le plus symbolique à cet égard. M. Macron a mis en avant son « aggiornamento » sur ce dossier, en précisant, en juin dernier, « ne pas avoir énoncé que la destitution de Bachar était un préalable à tout ». « Car personne ne m’a présenté son successeur légitime ! » a-t-il précisé dans un entretien accordé à différents médias européens.

Il faut dire que la realpolitik Macron est fortement imprégnée du souvenir de l’intervention américaine en Irak en 2003, influençant dès lors la définition de sa politique étrangère au Moyen-Orient et cherchant à éviter à tout prix la répétition d’un scénario similaire. Dans ce contexte, ses propos sur la responsabilité de la France en Libye sont une première, mais ils s’inscrivent bien dans la continuité de la ligne voulue par le dirigeant français qui s’emploie à redorer le blason diplomatique de la France dans la région tout en flattant les populations de la région, en désignant l’interventionnisme occidental comme un bouc émissaire. Pour le chef de l’État français, « quoi qu’on pense d’un dirigeant », cela a contribué à « imaginer qu’on pouvait se substituer à la souveraineté d’un peuple pour décider de son futur ». « Nous avons collectivement plongé la Libye depuis ces années dans l’anomie sans pouvoir régler la situation », a-t-il souligné.

Sur la question libyenne, les objectifs français sont multiples. « C’est une façon de montrer une continuité par rapport à Barack Obama qui était très critique de l’intervention, avec lequel M. Macron n’avait pas caché sa proximité, mais aussi de rassurer les dirigeants des pays du Sud quant à leur souveraineté », explique à L’Orient-Le Jour Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales et professeur à Sciences Po Paris. Mais, de manière plus générale, « les arguments employés sont conséquentialistes puisqu’ils peuvent resservir dans d’autres situations et essentialistes car il ne s’agit plus d’intervenir pour transformer un État souverain » sans sa demande expresse, observe l’expert. Selon M. Badie, « il y a peut-être ici l’énonciation d’une doctrine pour une construction plus prudente et désengagée de la politique étrangère française ». S’il semble que la France souhaite revenir à une vision moins interventionniste militairement, elle n’en est pas moins engagée sur différents fronts comme au Sahel ou en Syrie et en Irak, rappelle le spécialiste. Le chef de l’État français semble chercher un juste milieu entre un interventionnisme tous azimuts et un réalisme impliquant une trop grande proximité avec les régimes dictatoriaux. Il n’a ainsi pas manqué de nuancer ses propos : « En Libye, la situation actuelle (était) d’abord due à des années de tyrannie », a-t-il affirmé avant de quitter la Tunisie. « L’idée qu’on règle la situation d’un pays de façon unilatérale et militaire est fausse », a-t-il néanmoins insisté.

« Crime contre l’humanité »

La Libye est […]

Lire la suite sur L’Orient Le Jour, Julie Kebbi, 03-02-2018

Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s’arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]

37 réponses à Pourquoi Macron critique l’intervention occidentale en Libye   :  Pour lire les 37 réponses , cliquez sur le lien :  

https://www.les-crises.fr/pourquoi-macron-critique-lintervention-occidentale-en-libye/

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L’UE durcit le ton sur les contenus à caractère terroriste en ligne

L’UE durcit le ton sur les contenus à caractère terroriste en ligne

Les plateformes en ligne devraient supprimer les publications promouvant le terrorisme dans l’heure suivant leur signalement, selon un document de travail de la Commission européenne.

Dans un document de travail, la Commission stipule que « les marchés en ligne et les sociétés de médias sociaux » devraient retirer les publications dont le contenu est illégal plus rapidement. L’exécutif européen met l’accent sur les contenus à caractère terroriste, que les plateformes devraient supprimer dans l’heure. Ce délais est le plus court jamais envisagé par l’exécutif.

Le document, obtenu et publié par l’ONG European Digital Rights, est daté de février 2018, mais la date définitive de publication est notée « XX » ce qui signifie que la Commission n’a pas encore approuvé le document. Selon un porte-parole de l’exécutif, une annonce sera faite dans les prochaines semaines sur la lutte contre les contenus illégaux.

Le document fuité est intitulé « recommandation pour des mesures luttant efficacement contre les contenus illégaux en ligne » et présente des mesures aux plateformes pour qu’elles suppriment ce genre de publications plus rapidement. Cette proposition législative ne serait cependant pas contraignante.

Les plateformes devraient prendre « des décisions rapides quant aux possibles actions contre les contenus illégaux en ligne sans avoir à passer par une ordonnance juridique ou une décision administrative », indique le document.

Les nouvelles recommandations façonnent une approche européenne plus stricte de surveillance des plateformes en ligne. Outre les demandes pour supprimer les publications à caractères terroristes, six plateformes – Facebook, Twitter, YouTube, Google+, Microsoft et Instagram – font partie d’un accord volontaire passé avec la Commission pour supprimer les propos haineux dans les 24 heures suivant leur signalement.

Marche arrière de la Commission face aux publications illégales sur Internet

La Commission européenne fait marche arrière sur l’obligation pour les plateformes en ligne de supprimer les contenus haineux.

Julian King, commissaire européen britannique en charge de la sécurité, a fait pression en interne pour promouvoir cette approche lors des négociations.

Les commentaires apportés par son cabinet au document de travail proposent de supprimer les adjectifs décrivant des « mesures efficaces, appropriées et proportionnées » car cela « reviendrait clairement à adoucir le message » porté dans un document stratégique publié par la Commission en septembre dernier.

Ce dernier appelait alors à « la suppression efficace des contenus illégaux, à plus de transparence et à la protection des droits fondamentaux en ligne ».

Le gouvernement britannique fait lui aussi pression sur les compagnies de médias sociaux. Plusieurs heures avant la fuite du document, la ministre de l’Intérieur, Amber Rudd, annonçait que son gouvernement finançait un nouveau logiciel pouvant automatiquement détecter jusqu’à 94 % des vidéos mises en ligne par l’État islamique. L’utilisation de cet outil n’est pas contraignant, mais Amber Rudd a déclaré à la BBC qu’elle envisageait « une action législative si nécessaire ».

Le document de la Commission indique que les plateformes en ligne retirent les contenus à caractère terroriste plus rapidement grâce à « un meilleur usage de la technologie », y compris « des moyens automatisés pour détecter les contenus illégaux ».

YouTube et Facebook utilisent déjà l’intelligence artificielle pour détecter les publications illégales.

Le document recommande aussi aux plateformes « d’établir dans leurs conditions d’utilisation qu’elles n’acceptent pas des contenus à caractère terroriste ».

Dans un autre commentaire apporté au document, le cabinet d’Andrus Ansip, responsable des politiques du marché unique numérique, propose de préciser quelles informations les plateformes devraient donner aux gouvernements nationaux en ce qui concerne les publications qu’elles suppriment, ainsi que ce que les États devraient communiquer à l’UE.

Les différents services de l’exécutif ne sont manifestement pas d’accord sur certains détails des recommandations. Dans la version de la proposition obtenue par les journalistes, une ligne précisant que les plateformes doivent supprimer les contenus illégaux dans l’heure a été corrigée pour dire « dans les deux heures ».

En règle générale, la Commission ne commente pas les documents ayant fait l’objet d’une fuite. Un porte-parole de l’exécutif mentionne donc un autre texte, publié en janvier, sur la progression de l’union de la sécurité.

« La Commission appelle les plateformes en ligne à faire davantage d’efforts pour prévenir, détecter et supprimer les contenus terroristes en ligne aussi rapidement que possible, et envisage des mesures plus spécifiques pour améliorer la réaction aux contenus terroristes en ligne, avant de décider si une législation spécifique est nécessaire », indiquait ce communiqué.

Les ONG de défense des libertés civiles et lobbies du secteur technologique ont réagi avec force à la fuite de document. Europeans Digital Rights et neuf autres associations ont ainsi demandé au président de la Commission et a six commissaires, dont Andrus Ansip, Dimitris Avramopoulos et Julian King, de « ne pas proposer de nouvelle initiative dans ce domaine sans avoir engagé au préalable un dialogue structuré, ciblé et multipartite avec les acteurs » du secteur.

Selon ces organisations, les projets actuels de la Commission « nuiraient au maintien d’un cadre de e-commerce solide pour l’UE et risqueraient d’engendrer un cadre réglementaire inadapté aux dynamiques du secteur ».

La directive sur le e-commerce, qui définit la responsabilité des plateformes face à des contenus illégaux, est entrée en vigueur il y a 18 ans.

https://www.euractiv.fr/section/economie/news/eu-adds-pressure-on-online-platforms-with-plan-for-fast-removal-of-terrorist-content/

Allemagne : Martin Schulz démissionne de la présidence du SPD

EUROPE

Allemagne : Martin Schulz démissionne de la présidence du SPD

© Tobias Schwarz, AFP | Très critiqué dans son camp, Martin Schulz a démissionné le 13 février de la présidence du SPD allemand.

Texte par FRANCE 24 https://platform.twitter.com/widgets/follow_button.36c0c29c73929bf937f4c70adb1a29e4.fr.html#dnt=false&id=twitter-widget-0&lang=fr&screen_name=France24_fr&show_count=false&show_screen_name=false&size=m&time=1518617959463

Dernière modification : 14/02/2018

Martin Schulz a démissionné de la présidence du Parti social-démocrate allemand (SPD) pour mettre fin à des polémiques internes. Un congrès extraordinaire se tiendra le 22 avril pour nommer son successeur. Andrea Nahles est bien placée.

Il veut permettre au parti de se « réinventer ». Martin Schulz a quitté la présidence du Parti social-démocrate allemand (SPD), mardi 13 février, espérant mettre un terme aux turbulences qui secouent la formation de centre gauche depuis la conclusion d’un accord de coalition avec les conservateurs. « J’ai annoncé aux instances du parti que je quittais à compter d’aujourd’hui mes fonctions, a-t-il déclaré à la presse à Berlin. Le SPD a besoin d’un renouveau en termes de personnes et de programme ».

La direction du parti a choisi Andrea Nahles, actuelle présidente du groupe parlementaire du SPD, pour reprendre la présidence ; mais cette proposition devra être soumise au vote des adhérents le 22 avril, à l’occasion d’un congrès extraordinaire à Wiesbaden (ouest). D’ici là, c’est le maire de Hambourg Olaf Scholz qui assurera l’intérim.

Si elle est élue, Andrea Nahles sera la première femme à diriger le SPD depuis la création du parti, il y a 154 ans. Martin Schulz souhaitait que l’ancienne ministre du Travail prenne immédiatement sa succession en accédant à la présidence par intérim. Mais cette décision, qui enfreignait les règlements du parti, a fait l’objet de contestations internes.

Le SPD à 1,5 % du parti d’extrême droite AfD dans un sondage

Martin Schulz a également dû renoncer, le 9 février, au poste de chef de la diplomatie face aux critiques de sa base, qui lui reprochait de trop penser à sa carrière personnelle. Arrivé comme un sauveur à la tête du SPD il y a un an, et perçu un temps comme un rival possible d’Angela Merkel, l’ancien président du Parlement européen connaît une fin abrupte. « J’ai connu des hauts et des bas à ce poste comme rarement », a convenu Martin Schulz, soulignant que les turbulences récentes l’avaient parfois « pris aux tripes », mais qu’il partait « sans amertume ».

Après avoir enregistré aux législatives de septembre 2017 le pire score électoral (20,5 %) de l’histoire de l’après-guerre pour les sociaux-démocrates, Martin Schulz voit aujourd’hui son mouvement se déchirer au sujet de la question de l’alliance avec la droite. Une consultation doit avoir lieu du 20 février au 2 mars sur l‘accord de coalition avec les conservateurs (CDU-CSU) d’Angela Merkel, et son résultat annoncé le 4 mars.

L’incertitude est totale en raison des profondes divergences au sein du parti. Conservateurs et SPD ont déjà gouverné deux fois ensemble au sein d’une « grande coalition », en 2005-2009 et 2013-2017, et à chaque fois le SPD en est sorti affaibli. En cas de victoire du « non », de nouvelles élections semblent probables, avec en perspective une possible montée en puissance de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), le parti d’extrême droite qui a fait son entrée en force au Parlement en septembre, et une nouvelle claque électorale pour le SPD.

Selon un sondage INSA publié mardi, le SPD ne recueille que 16,5 % d’intentions de vote en cas d’élections anticipées, un point et demi seulement devant le parti d’extrême droite AfD. Le bloc conservateur CDU-CSU de Merkel perd un point, à 29,5 %.

Avec Reuters

Première publication : 14/02/2018

http://france24.nlfrancemm.com/HM?b=Nw-MXrrirbXdigEAK79BaABGp9fYa0hudhWUSgEa7OHfyem9L7UhBxEUK2CB7jco&c=laWz4cO61e81QZpt_FH9LQ

L’Otan et les bombes nucléaires ne sont pas des thèmes électoraux

L’Otan et les bombes nucléaires ne sont pas des thèmes électoraux

Si les débats de la campagne électorale législative italienne abordent la question du rôle de l’Union européenne, aucun ne s’intéresse à celui de l’Otan. Pourtant les deux institutions sont les deux faces, civile et militaire, d’une seule et même institution. Tant mieux pour le Pentagone qui peut ainsi faire avancer son agenda sans être remarqué.

| Rome (Italie)

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Le Gouvernement italien, qui dans la période électorale reste en charge pour « traiter les affaires courantes », est sur le point de prendre de nouveaux engagements contraignants dans l’Otan. Ils seront officialisés dans le Conseil de l’Atlantique-Nord, qui se tient les 14 et 15 février à Bruxelles au niveau des ministres de la Défense (pour l’Italie Roberta Pinotti).

L’agenda n’a pas encore été communiqué. Il est cependant déjà écrit dans le National Defense Strategy 2018, que le secrétaire USA à la défense Jim Mattis a donné le 19 janvier [1]. À la différence des précédents, le rapport du Pentagone est cette année top secret. Seul un résumé en a été publié, suffisant quand même pour nous faire comprendre ce qui se prépare en Europe.

Accusant la Russie de « violer les frontières de nations limitrophes et d’exercer un pouvoir de veto sur les décisions de ses voisins », le rapport déclare : « Le moyen le plus sûr de prévenir la guerre est d’être préparés à en gagner une ».

Il demande ainsi aux alliés européens de « maintenir leur engagement à augmenter la dépense pour augmenter la puissance de l’Otan ». L’Italie s’est déjà engagée dans l’Otan à porter sa propre dépense militaire des actuels environ 70 millions d’euros par jour à environ 100 millions d’euros par jour. Mais pratiquement personne n’en parle dans le débat électoral.

Tout comme on ne parle pas du contingent italien déployé en Lettonie au bord du territoire russe, ni des avions de chasse italiens Eurofighter Typhoon basés depuis le 10 janvier en Estonie, à une dizaine de minutes de vol de Saint-Petersbourg, avec le motif de protéger les pays baltes de l’« agression russe ».

Silence sur le fait que l’Italie a pris le 10 janvier le commandement de la composante terrestre de la Nato Response Force, projetable dans n’importe quelle partie du monde « sous l’autorité du Commandant suprême des forces alliées en Europe », toujours nommé par le président des États-Unis.

Ignorée la nouvelle que la Marine italienne a reçu le 26 janvier le premier avion de chasse F-35B à décollage court et atterrissage vertical, dont le personnel sera entraîné dans la base des Marines de Beaufort en Caroline du Sud.

Tout cela et d’autres choses sont passées sous silence dans le débat électoral. Celui-ci se concentre sur les implications économiques de l’appartenance de l’Italie à l’Union européenne, mais en ignore celles politiques et militaires, et en conséquence économiques aussi, de l’appartenance de l’Italie à l’Otan sous commandement états-unien, dont font partie (après le Brexit) 21 des 27 États de l’UE.

Dans ce cadre ne se trouve pas soulevée la question des nouvelles bombes nucléaires B61-12, que d’ici environ deux ans le Pentagone commencera à déployer en Italie à la place des actuelles B-61, poussant notre pays au premier rang dans la toujours plus dangereuse confrontation nucléaire avec la Russie.

Pour rompre la chape de silence sur ces questions fondamentales nous devrions poser aux candidates et candidats aux élections politiques (comme le propose le Comité No Guerra No Nato) deux questions précises dans des rencontres publiques, sur les réseaux sociaux et émissions radio-télévisées :« Ȇtes-vous favorable ou non à ce que l’Italie sorte de l’Otan ? Ȇtes-vous favorable ou non au déplacement immédiat hors de l’Italie des armes nucléaires US ? Répondez Oui ou Non, en motivant éventuellement la raison de votre choix ».

Aux 243 parlementaires (parmi lesquels se distingue le candidat leader du M5 Stelle Luigi Di Maio), signataires de l’engagement Ican à faire adhérer l’Italie au Traité Onu sur l’interdiction des armes nucléaires, nous devrions poser une troisième question : « Sur la base de votre engagement soussigné, vous engagerez-vous, dans la prochaine législature, pour le déplacement immédiat hors de l’Italie des bombes nucléaires états-uniennes B-61, qui déjà violent le Traité de non-prolifération, et pour la non-installation des B61-12 et d’autres armes nucléaires ? ».

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

http://www.voltairenet.org/article199606.html

Le parcours du CETA reste mouvementé en France

Le parcours du CETA reste mouvementé en France

Après son entrée en vigueur provisoire en septembre, l’accord commercial entre l’UE et le Canada fait toujours l’objet d’une large défiance en France, rendant le chemin de la ratification semé d’embuches.

Il n’y aura pas de référendum français pour ratifier le traité commercial entre l’Union européenne et le Canada. Mais le sujet de la ratification et de l’application du  CETA ne cesse de revenir sur la table.

Le 1er février, les députés ont rejeté comme prévu une résolution de La France insoumise demandant la ratification du CETA par referendum, par 73 voix contre 25 et six abstentions. Depuis l’entrée en vigueur provisoire du traité, le 21 septembre dernier, les questions sur la légitimité et la transparence du processus de  négociation commercial de l’UE, le niveau de protection prévu par l’accord et les modalités de ratifications font des remous en France.

Négocié sous les quinquennats de Nicolas Sarkozy puis de François Hollande, le CETA sera finalement entré en vigueur provisoirement sous la présidence d’Emmanuel Macron, qui a promis une vigilance sans faille de la part de la France sur cet accord fondateur de la nouvelle politique commerciale européenne.

Plan d’action du gouvernement

Alors que la ratification progressive du CETA suit son cours en Europe, côté français, la mise en place d’un plan d’action  gouvernemental pour la mise en œuvre de l’accord devait paver le chemin.

Fin octobre, ce plan d’action de 65 mesures  élaboré sur la base des conclusions d’une commission d’évaluation indépendante devait permettre de faire le suivi des enjeux environnementaux et sanitaires découlant de l’accord.

« On veut montrer avec ce plan d’action qu’on souhaite une politique commerciale exigeante » a déclaré Jean-Baptiste Lemoyne lors d’une audition à l’Assemblée nationale le 22 novembre, reconnaissant que  « sans confiance de l’opinion publique, aucun agenda commercial ne pourra être porté dans le temps ».

Mais depuis, le plan d’action semble avoir eu peu de conséquences. « Le plan d’action du gouvernement, c’est une coquille vide » affirme  Karine Jaquemart de Foodwatch.

« Où en sont les mesures prévues pour concrétiser le véto climatique, pour anticiper la taxation des énergies fossiles les plus polluantes, pour assurer le suivi des effets sur nos agriculteurs ? » a demandé le député En Marche Mathieu Orphelin, lors d’une séance de question avec le gouvernement le 31 janvier.

La France rêve d’introduire un veto climatique au CETA

Le gouvernement a présenté le 25 octobre un plan d’action sur les enjeux sanitaires et environnementaux du CETA. Mais les propositions françaises ne peuvent s’appliquer qu’avec l’accord de l’UE et du Canada.

Pour l’heure, les mesures prévues par le plan d’action du gouvernement sont toujours en discussions, selon le  Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne.

Sur la question du veto climatique,  « la Commission et le Canada ont donné leur accord de principe », a-t-il expliqué aux députés. « Et nous travaillons au suivi scrupuleux des engagements environnementaux. Des mesures très concrètes seront annoncées d’ici quelques semaines » a-t-il poursuivi.

Au niveau européen, la coopération réglementaire avec le Canada dans le cadre du CETA devrait également évoluer. La Commission a lancé une consultation publique visant à identifier les secteurs d’intérêt à traiter dans le cadre d’un forum de coopération réglementaire, un outil mis en place pour garantir discuter – entre autres – des enjeux de  sécurité alimentaire et de protection dans le cadre du CETA.

Le vote négatif 

La question d’un éventuel rejet de la part des parlementaires français demeure elle aussi en suspens. Avec l’entrée en vigueur provisoire, la vaste majorité de l’accord s’applique déjà, et seules quelques dispositions (tels que les tribunaux d’arbitrages) doivent effectivement attendre le vote de l’ensemble des parlements nationaux pour s’appliquer des deux côtés de l’Atlantique.

Une situation qui agace côté parlementaire. Depuis le 21 septembre, « environ 90% des mesures prévues dans ce traité sont appliquées » a rappelé  la députée Clémentine Autain (La France insoumise), lors du débat à l’Assemblée.

Pour les députés, chargés de ratifier au second semestre 2018 les 10% restant, la question de la portée d’un éventuel rejet pose aussi question.

«  C’est la grande question mystère. Un vote négatif bloquerait évidemment les dispositions qui ne sont pas encore entrées en application, mais l’effet est plus incertain pour le reste » explique Mathilde Dupré de l’Institut Veblen.

Côté français, un rejet parlementaire engendrerait une suspension de l’accord dans son intégralité, a confirmé Jean-Baptiste Lemoyne aux députés. Mais au niveau européen, le son de cloche est différent.

La commission française sur le CETA rend son rapport

À deux semaines de l’entrée en vigueur provisoire de l’accord commercial entre l’UE et le Canada,  les résultats d’une commission spéciale ont été transmis vendredi 8 septembre au Premier ministre. Mais le flou persiste sur la suite à donner aux conclusions.

« Lors de son audition à l’Assemblée nationale, le commissaire européen Pierre Moscovici nous a répondu que le CETA continuerait à s’appliquer » en cas de rejet d’un des parlements nationaux, a rappelé Clémentine Autain. « Comment pouvons-nous accepter un tel déni démocratique ? » a-t-elle interrogé.

Pour l’heure, 8 pays européens ont déjà ratifié le CETA : la Croatie, le Danemark, l’Espagne, la Lettonie, Malte,  la République tchèque, l’Estonie et le Portugal.