Archives pour la catégorie Union Européenne

ASSURER SEUL SA DÉFENSE ?

ACTUS – NEWSDÉFENSEG2S ASSOCIATION

G2SGénéral Desportes

ASSURER SEUL SA DÉFENSE ?


G2S

G2S5 JUILLET 2019

Soldats belges. Crédit : DR.

Pour le GDI (2S) Vincent DESPORTES, l’OTAN, tel que nous la connaissons, vit ses dernières années. Pris individuellement aucun pays, y compris la France, n’a les moyens d’assurer seul sa défense dans tous les domaines Il y a donc urgence à bâtir une défense de l’Europe avec les pays qui en partagent notre vision des enjeux.

LA DÉFENSE, OUTIL IMPÉRATIF DE L’AUTONOMIE EUROPÉENNE

Les Européens ont longtemps cru que, pour avoir éliminé la guerre sur leur propre sol, ils l’avaient éradiquée. La montée des tensions internationales, la renaissance des politiques de puissance, l’explosion du terrorisme les ramènent à la raison. La guerre a toujours un bel avenir et les rapports humains demeurent des rapports de force. Dès lors, raisonner seulement économie en acceptant le nanisme politique et militaire est une faute : on ne peut penser l’Europe sans espérer sa maturité stratégique, donc sans vouloir son autonomie, donc sans bâtir sa défense.

POURQUOI FAUT-IL CONSTRUIRE L’EUROPE DE LA DÉFENSE ?

C’est impératif d’abord, parce que, en termes de défense, l’échelle des nations européennes est dépassée. Une puissance moyenne ne peut plus se doter d’un système de défense cohérent, comme ce fut le cas jusqu’au milieu du XXe siècle. Pour deux raisons.

  • La première relève de l’expansion continue des domaines de conflictualités. La guerre n’abandonne jamais un espace dont elle s’est emparée. Il fallait hier être capable de combattre sur terre, puis sur mer ; les évolutions technologiques du XXe siècle ont imposé aux armées de détenir des capacités de combat dans la troisième dimension, air puis espace, et – pour certaines – nucléaires. Le XXIe siècle rajoute le cyberespace et il faudra demain se défendre dans tout nouvel espace conquis par l’homme. À l’expansion des espaces de guerre ne correspond nullement celui des budgets militaires de plus en plus chichement comptés. A supposer qu’il en ait la volonté politique, un État européen n’est plus en mesure de constituer en solo une capacité d’action substantielle dans les cinq espaces d’affrontement.
  • La deuxième raison relève de l’accroissement exponentiel du coût des équipements. Chaque nouvelle génération d’armement multiplie par 10 (et parfois davantage) le coût des systèmes d’armes alors même que les équipements sophistiqués fabriqués en petite série ont un coût prohibitif. Tout État est donc contraint de réduire son parc à chaque saut générationnel… ou d’accepter le décrochage technologique.

La conséquence ? Sauf pour les superpuissances dotées de vastes moyens budgétaires, le choix se fait entre un système de défense échantillonnaire, affaibli de déficiences capacitaires béantes, et le rétablissement de la cohérence et de l’exhaustivité à un niveau supranational. Pour les nations européennes, il est donc techniquement nécessaire de retrouver à ce niveau
les capacités manquantes au niveau national.

C’est ici qu’apparaît à nouveau la nécessité de l’Europe de la défense : ce niveau supranational doit être fiable. Or, si cela a été longtemps le cas de l’Alliance atlantique, c’est fini. Les Européens savent que leur défense ne vaut que par la garantie américaine… mais elle est devenue un mythe pernicieux.

Ils tentent de se rassurer : « la défense collective, c’est l’OTAN ». Exact, pour un certain temps encore… mais hasardeux !

Les États-Unis assurent la part majeure du budget de l’OTAN et quand ils seront définitivement tournés vers leur Ouest, il n’y aura plus de défense collective de l’Europe ! Ce « pivot stratégique » de l’Atlantique vers le Pacifique reflète la réalité du monde. Dans moins de vingt ans, la population américaine d’origine européenne sera devenue minoritaire et le vieux réflexe de défense de la « terre des ancêtres » aura disparu. Les États-Unis, affranchis de leur dépendance énergétique à l’égard du Proche-Orient, pourront certes connaître de brefs regains d’intérêt pour l’Europe mais soyons sans illusions : jamais plus le soldat RYAN ne viendra mourir sur une plage d’Europe… d’autant qu’il s’appellera RAMIREZ ! N’imaginons pas qu’une fois la page TRUMP tournée, le flot s’inversera : il s’agit d’une tendance lourde. Le découplage États-Unis/Europe est inéluctable : TRUMP n’est pas un accident de l’histoire.

Ne pouvant lier son destin à une puissance dont les intérêts stratégiques s’éloignent des siens, l’Europe doit prendre acte que l’OTAN n’est plus son assurance tous risques et réagir, vite : elle ne dispose plus que de quelques années pour construire son propre système de défense. À défaut, elle se trouvera fort démunie lorsque le dernier navire de l’US Navy aura quitté Anvers pour ramener à Baltimore le dernier soldat américain.

Enfin, soyons en sûrs, le monde a besoin d’Europe. Qu’on le veuille ou non, notre monde né le 26 juin 1945 à San Francisco est aujourd’hui moribond. Or, notre planète en ébullition, en mutation profonde, de moins en moins régulée par des organisations faiblissantes, notre planète a besoin d’Europe.
Une Europe née de l’entrechoquement sanglant des ambitions nationales, puis des Lumières, puis de massacres encore, une Europe devenue pôle de sagesse et d’équilibre, une Europe creuset et porteuse des valeurs humanistes, une Europe aux ambitions désormais raisonnables, facteur d’apaisement dans un monde qui court à nouveau vers le gouffre.

L’Europe doit jouer son rôle dans le monde. Mais pour cela elle doit être entendue, donc militairement forte. Car depuis que le monde existe, son histoire est ainsi faite : les valeurs ne valent que par la puissance de l’épée, la voix ne porte qu’en fonction du calibre des canons. Or aujourd’hui l’Europe, privée de puissance militaire commune, est un continent aphone. Cela explique que la France joue aujourd’hui un rôle plus important que l’Europe sur la scène internationale : elle peut s’engager concrètement, au cœur des crises. Sa voix porte bien davantage que celle de l’Europe.

QUEL MODÈLE POUR LA DÉFENSE DES PAYS EUROPÉENS ?

L’armée européenne est-elle la solution ? Elle est plutôt une Vision, mais une vision à long terme. En effet, une armée démocratique est nécessairement une armée de citoyens : tant qu’il n’y aura pas de citoyens européens, il n’y aura pas d’armée européenne. Celle-ci suppose une autorité politique légitime décidant pour les nations de l’intérêt stratégique commun, donc, si nécessaire, de l’engagement des forces – et de la mort… – au combat. Nous en sommes loin. Mais c’est une vision utile, un jalon ultime.

Il faut donc construire auparavant – et urgemment : il nous reste vingt ans tout au plus – une armée des nations européennes. Pas des 27 nations : nous n’avons plus le luxe du rêve. L’élargissement européen a été poussé par l’Oncle Sam pour dissoudre l’Europe dans l’espace : résultat brillamment atteint. De Paris à Budapest, les perceptions des menaces et des intérêts stratégiques, les cultures opérationnelles, sont trop divergentes pour que les pays de l’Union acceptent d’une seule voix de subordonner leur défense à la mise en commun de moyens dont ils auraient perdu la liberté d’emploi.

Le réalisme veut donc que l’on parte d’un noyau de nations souveraines capables de compromis stratégiques et d’érosion de leur autonomie au nom d’un intérêt supérieur accepté, dépassant les égoïsmes nationaux. Ce qui suppose une conscience claire de ce qui a été écrit plus haut, un volontarisme sans faille et un façonnage obstiné des opinions publiques pour le bien commun des citoyens. La solution aujourd’hui la plus prometteuse a fait ses preuves dans d’autres domaines – celui de la politique monétaire en particulier. C’est celle d’un Eurogroupe de défense, porté par les volontés conjointes de la France et de l’Allemagne, dans lequel les décisions seraient prises à la majorité qualifiée.

Dans un monde aux évolutions belligènes et en l’absence de capacité régulatrice internationale, il revient à l’Europe d’assumer sa défense commune. S’ils tiennent à leur civilisation, les Européens doivent se doter au plus tôt de moyens propres de défense : de manière réaliste, fermement mais pas à pas, en cessant de rêver à un ordre ancien définitivement disparu.

Peu importe, au fond, l’appellation. Ce dont l’Europe a besoin, c’est une défense de l’Europe, par l’Europe et pour l’Europe, disposant d’une capacité militaire autonome et intégrée, apte à défendre en autonomie ses intérêts et sa capacité à vivre comme elle l’entend.DéfenseÉtats-UnisEuropeG2SGénéral Desportes

https://theatrum-belli.com/assurer-seul-sa-defense/

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L’Union Européenne félicite la Tunisie

L’Union Européenne félicite la Tunisie

Par IB – 6 juillet 2019 – 08:43

L’ambassadeur de l’Union Européenne en Tunisie, Patrice Bergamini, a félicité vendredi le président de la République Béji Caïd Essebsi pour la signature du décret portant sur la convocation des électeurs.

L’ambassadeur européen a assuré, dans un tweet, que la Tunisie et l’Union européenne partagent un même socle de valeurs communes, notamment la démocratie.

Le Décret en question, signé hier, devrait être publié au Journal officiel, hier, soit un jour avant l’expiration du délai fixé pour sa signature, a annoncé et précisé le député Tarek Ftiti dans une déclaration aux médias.

Conformément à l’article 101 (nouveau) de la loi électorale, le 7 juillet est le dernier délai pour la publication dans le JORT, du décret présidentiel dont la publication doit intervenir dans un délai minimum de trois mois avant le jour du scrutin pour les élections législatives, régionales, municipales et présidentielles, et dans un délai minimum de deux mois pour le référendum.

http://www.webdo.tn/2019/07/06/lunion-europeenne-felicite-la-tunisie/

http://www.webdo.tn/2019/07/06/lunion-europeenne-felicite-la-tunisie/

Commission Européenne : Ursula von der Leyen choisie pour la présidence

Europe

Commission Européenne : Ursula von der Leyen choisie pour la présidence

Par Challenges.fr le 02.07.2019 à 19h28

Les chefs d’Etat et de gouvernement européens ont décidé mardi de proposer la candidature d’Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission.

Commission Européenne : Ursula von der Leyen choisie pour la présidence

Commission Européenne : Ursula von der Leyen choisie pour la présidencePOOL

Les chefs d’Etat et de gouvernement européens ont décidé mardi de proposer la candidature d’Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission et choisi Charles Michel comme président du Conseil, Josep Borrell comme Haut représentant aux Affaires étrangères et Christine Lagarde comme présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a annoncé le président du Conseil, Donald Tusk.PUBLICITÉDÉCOUVRIR

Un road-trip sous le soleil écrasant du Mexique

Dans cette histoire exubérante et décalée, Jean-Baptiste Maudet, avec son premier roman « Matador Yankee » (Le Passage), entraine le lecteur dans une aventure rocambolesque où rien ne se passe comme prévu !LECTEURS.COMPROPOSÉ PAR LECTEURS.COM

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, 63 ans, se dit « très honorée d’avoir été nominée pour la présidence » de la Banque centrale européenne (BCE).

« Au vu de ce qui précède, et en consultation avec le Comité d’éthique du Conseil d’administration, j’ai décidé de quitter provisoirement mes fonctions de DG (directrice générale) du FMI durant la période de nomination », a-t-elle ajouté dans un tweet.

Pour l’heure, l’institution de Washington n’a pas indiqué qui pourrait la remplacer pendant cette période. Cela pourrait être le numéro 2, David Lipton.

Les dirigeants européens se sont entendus mardi sur leur casting pour diriger l’Union européenne, qui verra deux femmes aux postes-clés: une ministre allemande, Ursula von der Leyen, à la Commission, et la Française Christine Lagarde à la BCE.

Première femme à piloter le prestigieux cabinet d’avocats d’affaires Baker McKenzie, première à occuper le poste de ministre français de l’Economie et des Finances (2007-2011) sous la présidence de Nicolas Sarkozy, Mme Lagarde avait été nommée directrice générale du Fonds monétaire international en 2011 avant d’être reconduite dans ses fonctions en juillet 2016. Son second mandat devait s’achever en 2021.

(Avec AFP)

https://www.challenges.fr/monde/europe/commission-europeenne-ursula-von-der-leyen-choisie-pour-la-presidence_661883#xtor=CS4-92[Commission+Europ%C3%A9enne+%3A+Ursula+von+der+Leyen+choisie+pour+la+pr%C3%A9sidence]-661883

Accord trouvé à Bruxelles sur les nominations clés de l’Union Européenne

Accord trouvé à Bruxelles sur les nominations clés de l’Union Européenne

2 juil. 2019, 19:24

Accord trouvé à Bruxelles sur les nominations clés de l'Union Européenne

© De gauche à droite : Henry Romero / Stephane Mahe / Piroschka van de Wouw / Yuri Gripas (REUTERS)De gauche à droite : Christine Lagarde, Ursula Von der Leyen, Charles Michel, Josep Borrell.

Les dirigeants de l’UE sont parvenus à un accord. L’Allemande Ursula von der Leyen prend la tête de la Commission, et la Française Christine Lagarde celle de la BCE. Le Premier ministre belge Charles Michel prend la présidence du Conseil Européen.

Les dirigeants européens se sont entendus le 2 juillet sur leur casting pour diriger l’Union européenne, qui verra deux femmes aux postes clés : une ministre allemande, Ursula von der Leyen, à la Commission, et la Française Christine Lagarde à la Banque centrale européenne.

L’actuel Premier ministre libéral belge Charles Michel hérite lui de la présidence du Conseil européen, tandis que le poste de Haut représentant pour les Affaires étrangères est confié au ministre socialiste espagnol Josep Borrell.

Cité par Reuters, le désormais ancien président du Conseil européen Donald Tusk s’est réjoui d’une parfaite égalité des genres dans cette nouvelle équipe. «L’Europe est une femme», a-t-il résumé.

Du FMI à la BCE pour Christine Lagarde

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde se dit «très honorée d’avoir été nominée pour la présidence» de la Banque centrale européenne (BCE).

Première femme à piloter le prestigieux cabinet d’avocats d’affaires Baker McKenzie, première à occuper le poste de ministre français de l’Economie et des Finances (2007-2011) sous la présidence de Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde avait été nommée directrice générale du Fonds monétaire international en 2011 avant d’être reconduite dans ses fonctions en juillet 2016. Son second mandat devait s’achever en 2021.Voir l’image sur Twitter

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Donald Tusk@eucopresident1 84719:04 – 2 juil. 20191 911 personnes parlent à ce sujetInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Une ministre allemande controversée à la tête de la Commission européenne

Pour prendre la tête de la Commission, le nom de l’actuelle ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen avait été proposé par le président français Emmanuel Macron.

La candidature de l’Allemande, qui a occupé plusieurs postes ministériels, avait reçu dans l’après-midi du 2 juillet le soutien des quatre pays du Groupe de Visegrad (Hongrie, Slovaquie, République tchèque, Pologne).

Proche d’Angela Merkel, Ursula von der Leyen, arrive à Bruxelles avec un bilan controversé au ministère de la Défense, mais forte d’une image d’européenne convaincue et de polyglotte.

Soutenue par le président français Emmanuel Macron, avec lequel elle affichait sa bonne entente au salon international aéronautique du Bourget en juin, cette francophile est appréciée par Paris, notamment du fait d’une bonne coopération sur les questions de défense franco-allemande. 

A la tête de l’armée allemande depuis près de six ans, cette femme de 60 ans fut un temps considérée comme la dauphine toute désignée de la chancelière, qui l’a nommée ministre dans chacun de ses quatre gouvernements (2005-2019).

Une série de scandales ont cependant éclaboussé la Bundeswehr et son ministère depuis : matériel obsolète, sous-investissements, experts surpayés, essor de l’extrême droite dans les rangs… Si bien que le verdict des Allemands est dur : selon un sondage récent du quotidien Bild, elle est considérée comme l’un des deux ministres les moins compétents du gouvernement.Voir l’image sur Twitter

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Donald Tusk@eucopresident2 20919:03 – 2 juil. 20192 651 personnes parlent à ce sujetInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Charles Michel, un Premier ministre pour prendre la présidence du Conseil européen

A la présidence du Conseil européen, Charles Michel, actuel Premier ministre belge de 43 ans, est un libéral, francophone, qui a rapidement gravi les échelons, après une arrivée précoce en politique dans l’ombre de son père, l’ancien commissaire européen Louis Michel. Bon néerlandophone, il a accepté il y a cinq ans de gouverner en coalition avec la N-VA (nationalistes flamands) un parti qui prône dans ses statuts l’indépendance de la Flandre.Voir l’image sur Twitter

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Donald Tusk@eucopresident1 31219:04 – 2 juil. 20191 411 personnes parlent à ce sujetInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Critique de Donald Trump, Josep Borrel va piloter la diplomatie européenne

Au poste de chef de la diplomatie européenne, le socialiste espagnol Josep Borrell, 72 ans, est un Catalan fermement anti-indépendantiste. Peu adepte de la langue de bois, Josep Borrell a été très actif ces derniers mois sur le dossier vénézuélien et s’est montré régulièrement critique de l’administration Trump.Voir l’image sur Twitter

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Donald Tusk@eucopresident1 34819:04 – 2 juil. 20191 797 personnes parlent à ce sujetInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Lire aussi : Postes clés de l’UE : les Européens peinent à s’entendre, Macron déplore «une image pas sérieuse»

International

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UE: Macron propose la ministre allemande de la Défense pour la Commission

UE: Macron propose la ministre allemande de la Défense pour la Commission

Par Challenges.fr le 02.07.2019 à 08h05, mis à jour le 02.07.2019 à 14h35

Les chefs d’Etat et de gouvernement européens tentent de se mettre d’accord sur la désignation des nouveaux dirigeants aux postes clés de l’UE.

Commission européenne

Les 28 n’ont pas réussi à s’accorder sur le quartet des postes clés de l’UE: présidence de la Commission européenne, du Conseil, du Parlement, Haut représentant pour les affaires étrangères.EMMANUEL DUNAND / AFP

Emmanuel Macron a proposé lundi soir à Angela Merkel de désigner Ursula von der Leyen, actuelle ministre allemande de la Défense, pour la présidence de la Commission européenne, a indiqué à l’AFP une source européenne. Cette proposition fait partie des options envisagées, a ajouté cette source. Selon le quotidien allemand Die Welt paru mardi, le président du Conseil, Donald Tusk, aurait également proposé le nom de cette ministre de droite, membre du PPE.PUBLICITÉinRead invented by Teads

Le président français a également proposé à la chancelière allemande la Française Christine Lagarde, actuellement directrice générale du FMI, comme présidente de la BCE, a ajouté cette même source. Mme Merkel n’est pas contre, a-t-elle continué.

Les 28 dirigeants de l’UE sont réunis à Bruxelles pour choisir les nouveaux dirigeants de l’Union, dont celui ou celle qui présidera la Commission. Ils se retrouvaient dès 11h00 (09h00 GMT) à Bruxelles, qu’ils ont quitté lundi après 18 heures de négociations infructueuses.

Les 28 n’ont pas réussi à s’accorder sur le quartet des postes clés de l’UE: présidence de la Commission européenne, du Conseil, du Parlement, Haut représentant pour les affaires étrangères. Autant de postes à renouveler après les élections de mai, qui ont vu le tandem PPE (droite) et social-démocrate perdre le contrôle de la majorité qu’il détenait au Parlement européen.

Dimanche, un compromis soutenu par l’Allemagne, la France, l’Espagne et les Pays-Bas était pourtant en passe de faire consensus: le social-démocrate néerlandais Frans Timmermans pour la Commission, l’Allemand Manfred Weber, chef de file du PPE, pour le Parlement et un couple PPE-libéral pour le Conseil et le Haut représentant.

En outre, la France pouvait, elle, demander la gouvernance de la BCE. Pour une femme, parité oblige. Une nomination pour 8 ans sur un poste qui arrive également à échéance. Mais ces arrangements entre amis, fût-ce par le couple franco-allemand, ne suffisent plus pour emporter l’adhésion d’Européens divisés.

Blocage de petits pays

Une partie du PPE refuse le compromis Macron-Merkel qui prive son chef de file Manfred Weber de la présidence de la Commission. D’autres pays ont rejeté une combinaison conclue sans eux. Proche dans la nuit, l’accord a été bloqué par de petits pays, selon une source européenne: Irlande, Lettonie, Croatie et plusieurs pays de l’est du « groupe de Visegrad » qui s’estimaient insuffisamment représentés.

Vers midi, le sommet a été interrompu avec un nouveau rendez-vous le lendemain matin, rare décision qui contraint 28 chefs d’Etat et de gouvernement à chambouler leur agenda. Fatigué après une semaine au Japon, Emmanuel Macron s’est emporté contre cet « échec », conscient que cet aveu d’impuissance allait à l’encontre de son ambition d’une UE plus forte.

« Cela donne une très mauvaise image de l’Europe, une image pas sérieuse », « pas crédible au plan international », a-t-il fustigé, regrettant « des heures passées en palabres » qui transforment l’UE en « un club de 28 qui se réunit sans jamais se décider ». Il en a profité pour réclamer une réforme de la gouvernance pour que l’UE ne soit plus « l’otage de petits groupes ».

Angela Merkel a au contraire cherché à minimiser le report, estimant que prendre son temps valait la peine pour éviter « cinq ans de tensions » en raison de mauvais choix.

Effet domino

La situation n’est pas pire qu’en 2014, où il avait fallu trois sommets pour attribuer la présidence de la Commission à Jean-Claude Juncker (PPE) et celle du Parlement à Martin Schulz, chef de file des sociaux-démocrates. Un quatrième sommet fin août avait porté sur le poste de président du Conseil et de Haut représentant.

Les consultations se sont poursuivies lundi soir entre les 28 ainsi qu’entre groupes politiques à Strasbourg, où le nouveau Parlement ouvre sa session ce mardi. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont tous deux dit espérer un accord rapide mardi matin. Selon une source européenne, un compromis pourrait être trouvé sur le casting Timmermans-Weber.

Si les 28 échouaient de nouveau mardi à s’accorder sur des noms qui doivent respecter des équilibres géographiques, politiques et femmes/hommes, un effet domino risque de se faire sentir jusqu’à Strasbourg.

Les eurodéputés pourraient en effet choisir de retarder l’élection de leur président, l’une des variables de l’équation de Bruxelles.

(Avec AFP)

https://www.challenges.fr/monde/europe/ue-nouvelle-tentative-pour-choisir-la-nouvelle-equipe-dirigeante_661710

Accord commercial avec le Mercosur : l’agriculture européenne est-elle en danger ?

Agriculture

Accord commercial avec le Mercosur : l’agriculture européenne est-elle en danger ?

Un échange passé entre l’UE et les pays du Mercosur prévoit que 92% des taxes sur les produits sud-américains importés par l’Europe disparaîtront. De quoi inquiéter les agriculteurs européens. 

Eco Menanteau Christian MenanteauITUNESRSS

Accord commercial avec le Mercosur : l’agriculture européenne est-elle en danger ?Crédit Image : Christof STACHE / AFP | Crédit Média : RTL | Date : 01/07/2019

La page de l’émission

Christian Menanteau
Christian Menanteauédité par Cassandre Jeannin

PUBLIÉ LE 01/07/2019 À 10:29

La Commission européenne de Bruxelles vient, in extremis, de signer un accord commercial de grande ampleur avec les pays du Mercosur c’est-à-dire d’Amérique du Sud. L’encre n’est pas sèche que les polémiques enflent déjà. Cet accord historique concerne une centaine de milliards d’échanges entre les deux blocs et prévoit que 91% des taxes sur les produits européens vers le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay disparaîtront. 

Pour l’Union européenne, cela concerne prioritairement l’automobile allemande, les machines industrielles allemandes, la chimie allemande et l’habillement français avec un volet agricole en faveur des vins et alcools ou du chocolat par exemple. Le tout sera couronné par une promesse de protection de 357 appellations d’origine contrôlée, principalement sur les produits français et italiens. En échange, 92% des taxes qui frappent les exportations de ces quatre pays vers l’Union européenne seraient effacées.

La grosse aspérité de ce dossier ce sont les secteurs concernés par cet échange. L’UE s’ouvre en grand aux productions agricoles sud-américaines qui touchent des filières extrêmement sensibles : bovin, volaille et sucreCe sont des secteurs en grande difficulté, surtout en France. Ces pays piétinent l’accord de Paris sur le climat, déforestent sans état d’âme et ne répondent pas aux mêmes normes sociales et sanitaires que l’Union. Importer des viandes blanches et rouges produites à 10.000 kilomètres avec forces antibiotiques et grains arrosés de chimie, ne va pas encourager nos paysans à se lancer dans une agriculture plus vertueuse. 

Les agriculteurs français sont-ils les plus pénalisés ?

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Des vignes (illustration)

Ce n’est pas un sujet simplement franco-français mais l’agriculture française reste très parcellisée et ses éleveurs sont les plus mal lotis du secteur agricole avec seulement 12 à 15.000 euros de revenus annuels. Les consommateurs français privilégient toujours le prix et nos circuits n’ont pas assez de race de viande noble. Ceci explique qu’ils aient des difficultés à monter en gamme. 

L’irruption de la viande argentine risque d’être difficile à digérermême si la Commission prévoit 1 milliard d’euros pour étaler le choc. Le dossier a été engagé sous la première présidence de Jacques Chirac et aujourd’hui on se demande s’il faut se féliciter de la constance ou déplorer l’aveuglement de la Commission parce que tout change autour de nous. 

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/accord-commercial-avec-le-mercosur-l-agriculture-europeenne-est-elle-en-danger-7797956882

Trump se prépare-t-il à une guerre commerciale contre l’UE ? « Les Européens sont pires que la Chine »

Trump se prépare-t-il à une guerre commerciale contre l’UE ? « Les Européens sont pires que la Chine »

 Dominique Dewitte  28 juin 2019 3 minutes read

Le président américain Donald Trump à son arrivée à Osaka pour la réunion du G20
 Getty Images

Le président américain Trump est arrivé au Japon jeudi pour la réunion annuelle du G20 qui se tiendra cette année à Osaka. Peu avant son départ, il a été interviewé à Fox Business par la présentatrice Maria Bartiromo. Le passage de Trump a duré 47 minutes et a de nouveau donné une série de citations remarquables. Une série de leaders mondiaux qui se rendront ce vendredi à Osaka n’ont pas été épargnés.

Après avoir d’abord discuté du dossier chinois et du différend commercial, Trump est passé au Japon, le pays hôte :

« Le Japon peut regarder l’attaque d’une télévision Sony »

« Nous avons un traité avec le Japon. Si le Japon est attaqué, nous participerons à la troisième guerre mondiale. Nous irons là-bas, les protégerons et risquerons nos vies. Nous allons nous battre, d’accord ? Mais si nous sommes attaqués, le Japon n’a rien à faire du tout. Il pourra regarder l’attaque que nous subirons sur une télé Sony. »

Puis il est passé à l’Allemagne :

« L’Allemagne est un pays défaillant »

« L’Allemagne profite énormément de nous. Qu’est ce que vous dites de ça ? L’Allemagne paye – l’OTAN concerne la Russie, n’est-ce pas ? Défendre l’Europe contre la Russie, voilà de quoi il s’agit. Mais l’Allemagne paye des milliards et des milliards à la Russie pour l’énergie. Ils donnent donc des milliards à la Russie et nous sommes supposés défendre l’Allemagne et l’Allemagne est malhonnête.  »

De l’Allemagne à l’Europe, il n’y avait qu’un pas :

« L’UE a été créée pour tirer parti des Etats-Unis »

« Oh oui, l’Europe est… L’Europe nous traite encore plus mal que la Chine. L’Europe, croyez-moi, écoutez, je viens d’Europe, nous en venons, vous venez d’Europe. Vous venez de nations européennes. [Bartiromo est d’origine américano-italienne, ndlr]. Les pays européens ont été établis pour tirer parti des États-Unis. Elle [l’UE] a été créé pour le commerce et pour profiter de nous, et c’est ce qu’ils font. »

« Vous savez, ils l’ont fait très intelligemment. Et ils ont Draghi, qui est… nous devrions avoir Draghi à la place de notre responsable de la FED. Draghi comme vous savez a déclaré la semaine dernière qu’il allait baisser les taux d’intérêt pour stimuler l’économie. Ils vont mettre de l’argent dans l’économie, ils vont pomper de l’argent dans l’économie, parce que leur économie est OK, mais pas terrible. »

« Je ne dis pas que l’OTAN est une mauvaise chose, je dis que c’est injuste que l’Europe, que l’Europe nous coûte 180 milliards par an – 181 milliards, d’accord ? »

« Les Européens sont pires que la Chine »

« Les Européens ont profité de nous. Je suis sérieux Pire que la Chine, ils ont des barrières commerciales pires que celles de la Chine. Ils n’achètent pas nos produits, nous achetons leurs produits. Ils nous envoient des voitures, mais ne prennent ppas nos voitures. »

«L’Europe nous a très mal traités. Maintenant, je vais vous dire ce que j’ai. Quand j’ai commencé, j’ai dit à Jean-Claude, c’est un homme fantastique, un homme d’affaires fantastique, un homme d’affaires extrêmement dur. Et puis vous avez une femme en Europe. Je ne mentionnerai pas son nom, mais on pense à elle pour prendre la place de Jean-Claude, car il prend sa retraite, d’une certaine manière. Elle déteste les États-Unis peut-être plus que quiconque que j’aie jamais rencontré. Ce qu’elle fait, ce qu’elle fait à notre pays, elle poursuit toutes nos sociétés en justice. Vous savez, nous devrions également poursuivre Google et Facebook en justice et peut-être que cela se produira, d’accord. Mais regardez Apple, ils poursuivent Apple pour des milliards de dollars. Ils poursuivent tout le monde. Cela fait qu’il est presque impossible de faire des affaires dans deux sens. »

Plus tard dans la journée, Trump a envoyé un tweet sur l’Inde: «J’attends avec impatience mon entretien avec le Premier ministre Modi sur le fait que l’Inde applique depuis des années des droits de douane élevés sur les produits américains et les a récemment augmentés. C’est inacceptable et ces droits de douane doivent être retirés ! »

Donald J. Trump@realDonaldTrump

I look forward to speaking with Prime Minister Modi about the fact that India, for years having put very high Tariffs against the United States, just recently increased the Tariffs even further. This is unacceptable and the Tariffs must be withdrawn!111 k05:47 – 27 juin 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité37,9 k personnes parlent à ce sujet

La femme que Trump ne veut pas nommer : Margrethe Vestager

La femme que Trump ne veut pas nommer est la commissaire danoise Margrethe Vestager. Elle a été officiellement nommée par le gouvernement danois cette semaine pour un nouveau mandat à la CE. C’est important parce que son parti libéral est maintenant dans l’opposition au Danemark. Cependant, selon les experts européens, les chances que Vestager succède à Juncker sont minces. Maintenant que Macron veut se débarrasser du « Spitzenkandidat » allemand Manfred Weber, les autres Spitzenkandidat Timmermans et Vestager sont également menacés d’être écartés. Beaucoup pensent cependant que la nomination de Vestager à la présidence de la Commission européenne ne ferait que donner à Trump le signe que l’Europe ne le laissera pas la berner.

Jean Claude Juncker & Margrethe Vestager

De son côté, l’interview indique que Trump pourrait aussi se préparer à une guerre commerciale contre l’Europe. Les références à Draghi, à Vestager, aux voitures allemandes, au pipeline NordStream…envoient des signaux très clairs. En arrivera-t-on à cela ? Certains ne le pensent pas, car les conséquences pour les marchés boursiers seraient brutales et Trump est connu pour mesurer la santé de l’économie au niveau des bourses. D’autre part, avec Matteo Salvini, Boris Johnson, Andrzej Duda et Viktor Orbàn, Trump aura plusieurs alliés qui n’hésiteront pas à l’aider à saboter la politique étrangère de l’UE.

UE: un sommet de crise pour résoudre le casse-tête des nominations

UE: un sommet de crise pour résoudre le casse-tête des nominations

  • Par  Anne Rovan 
  • Mis à jour le 01/07/2019 à 00:02 
  • Publié le 30/06/2019 à 23:54
UE: un sommet de crise pour résoudre le casse-tête des nominations

Le candidat social-démocrate néerlandais Frans Timmermans qui semblait faire consensus à Paris, Berlin, Madrid et La Haye à la tête de la Commission, s’est heurté à l’opposition des chefs d’État et de gouvernement de la droite européenne, dimanche soir à Bruxelles.

Correspondante à Bruxelles

Dix jours après un premier round infructueux, un deuxième marathon consacré aux nominations aux plus hautes responsabilités de l’Union européenne se tenait dimanche soir à Bruxelles. Il s’annonçait, à nouveau, non concluant. Et, en fin de soirée, alors que les Vingt-Huit s’étaient mis à table avec trois heures de retard, c’est donc la perspective d’un troisième sommet qui se profilait.

L’objectif des Vingt-Huit était, cette fois, de tester la candidature du Néerlandais Frans Timmermans à la tête de la Commission. Le social-démocrate, actuel premier vice-président de la Commission, semblait faire consensus à la fois à Paris, Berlin, Madrid et La Haye. Chacun pouvait y trouver son compte. Avec cette option, Angela Merkel donnait un gage aux sociaux-démocrates allemands et consolidait ainsi sa coalition chancelante. Emmanuel Macron, qui ne voulait pas entendre parler du PPE Manfred Weber, sortait celui-ci du jeu. L’Espagnol Pedro Sanchez voyait un socialiste prendre la tête d’une puissante institution européenne. Et Mark Rutte assistait à la promotion d’un Néerlandais. Frans Timmermans disposait surtout d’un CV bien plus solide que celui du chef de file du PPE. En début d’après-midi, à son arrivée au Conseil européen, Emmanuel Macron se voulait d’ailleurs «optimiste». «Je pense que nous pouvons trouver un accord constructif» ce soir, déclarait-il, affirmant que le sommet permettrait de boucler trois nominations, en l’occurrence celles pour les présidences de la Commission, du Conseil et la fonction de Haut Représentant.

Barrage du groupe de Visegrad

Mais, en fin d’après-midi, le plan Timmermans, concocté en marge du sommet du G20 d’Osaka, prenait l’eau de toute part. Outre la nomination Frans Timmermans, ce plan, proposé par le président du Conseil européen Donald Tusk, prévoyait de désigner le libéral belge Charles Michel au Conseil européen, la PPE Mariya Gabriel au poste de Haut représentant et le PPE Manfred Weber à la présidence du Parlement européen.

Mais, il s’est heurté à un tir de barrage des chefs d’État et de gouvernement de la droite européenne qui refusent que leur parti, arrivé en tête aux élections de mai, cède la présidence de la Commission aux sociaux-démocrates. Dans un courrier envoyé dimanche au président du PPE, Joseph Daul, Viktor Orban mettait les points sur les «i», parlant d’une «erreur historique» si le parti donnait son feu vert à un tel compromis. «Aucun des dirigeants du PPE n’a accepté l’accord qui a été négocié à Osaka», affirmait le premier ministre irlandais Leo Varadkar, membre de la droite européenne. Plus tard dans la soirée, le président sortant du Parlement européen, Antonio Tajani, également PPE, remettait même en selle le nom de Manfred Weber pour la présidence de la Commission, affirmant également que l’élection du prochain président du Parlement européen aurait lieu, comme prévu, mercredi à Strasbourg. «Vu comment se présentent les choses, ce ne seront pas des discussions très faciles. C’est le moins que l’on puisse dire», a admis Angela Merkel. La chancelière allemande a, manifestement, sur-estimé son poids au sein de la famille PPE et au sein de la CDU où certains ne décoléraient pas contre le plan Timmermans.

«Ni Manfred Weber, ni Frans Timmermans»

L’affaire semblait d’autant plus mal engagée pour le Néerlandais qu’il restait d’autres obstacles à lever pour voir se concrétiser ses ambitions. Sa candidature essuyait aussi un tir de barrage de l’Italien Matteo Salvini et des pays dits du groupe de Visegrad: la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie. En tant que premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans s’est en effet attaqué à la Hongrie et à la Pologne sur les questions d’État de droit, jusqu’à remporter de belles batailles. Et cela fait des semaines que le Hongrois Viktor Orban répète à l’envi que, pour lui, ce ne sera «ni Manfred Weber, ni Frans Timmermans». Varsovie est sur la même ligne. «Frans Timmermans n’est pas le candidat du compromis, Frans Timmermans est le candidat qui divise fortement l’Europe. Il ne comprend certainement pas l’Europe centrale, pas plus que l’Europe qui émerge maintenant de l’effondrement du système post-communiste», a martelé le Polonais Mateusz Morawiecki à son arrivée au Conseil.

Au final, le plan Timmermans semble être une bien mauvaise idée. Il reste deux petites semaines aux Vingt-Huit pour s’entendre sur un autre nom. Car, mi-juillet, les eurodéputés seront appelés à voter pour élire le futur président de la Commission européenne. Sauf à voir la saga des «top jobs» s’éterniser.La rédaction vous conseille

http://www.lefigaro.fr/international/commission-europeenne-l-option-timmermans-essuie-un-tir-de-barrage-20190630

http://www.lefigaro.fr/international/commission-europeenne-l-option-timmermans-essuie-un-tir-de-barrage-20190630

Union européenne : le sommet sur les postes clés dans l’impasse

 Politique

Union européenne : le sommet sur les postes clés dans l’impasse

Le PPE souhaite que l’Allemand Manfred Weber, son candidat, et non Frans Timmermans prenne la présidence de la Commission européenne.

Source AFPModifié le 01/07/2019 à 00:01 – Publié le 30/06/2019 à 21:23 | Le Point.fr

Le PPE etait pret a renoncer a la presidence de la Commission europeenne et a soutenir la candidature du pretendant social-democrate, le Neerlandais Frans Timmermans.
Le PPE était prêt à renoncer à la présidence de la Commission européenne et à soutenir la candidature du prétendant social-démocrate, le Néerlandais Frans Timmermans.© JOHN THYS / AFP

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Les dirigeants européens étaient réunis dimanche soir à Bruxelles pour un sommet consacré aux nominations des postes clés de l’UE mais une proposition de compromis a été déclarée pour morte, laissant augurer une longue nuit de discussions. Une solution qui avait émergé ces derniers jours a suscité une telle levée de boucliers parmi les dirigeants de la droite européenne (PPE) qu’elle a été abandonnée.

Signe des tensions, le sommet, où les dirigeants européens ont été privés de téléphone portable, a commencé avec environ trois heures de retard. En outre, il a été suspendu une heure et demie plus tard pour de nouvelles discussions bilatérales, selon le porte-parole du président du Conseil Donald Tusk. Ce dernier comptait en effet proposer la candidature du prétendant des sociaux-démocrates, le Néerlandais Frans Timmermans, à la succession du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Le nom du Néerlandais avait surgi en raison du rejet du candidat du PPE, le parti arrivé en tête des européennes, l’Allemand Manfred Weber, lors du sommet du 21 juin.

« Le PPE refuse l’accord qui est proposé. Il est mort. Il n’y aura pas d’accord ce soir », a affirmé à l’Agence France-Presse un de ces responsables sous couvert de l’anonymat, à l’issue d’une réunion des dirigeants européens membres du PPE organisée à Bruxelles avant le sommet. »Aucun des dirigeants du PPE n’a accepté l’accord qui a été négocié à Osaka », a confirmé le Premier ministre irlandais Leo Varadkar, membre du PPE. Le PPE revendique à nouveau la présidence de la Commission européenne et veut y nommer son prétendant, l’Allemand Manfred Weber. « Le nom de Weber est toujours sur la table », a assuré Leo Varadkar. « Le PPE en tant que parti a remporté les élections et doit obtenir la présidence de la Commission européenne », a soutenu son homologue croate Andrej Plenkovic.

Lire aussi UE : bloqué à la Commission, Weber se consolerait avec le Parlement

« L’accord a été détruit »

« Je ne suis pas certain qu’un accord puisse être conclu ce soir », a déclaré le dirigeant croate. « Le PPE ne proposera pas d’autre candidat ce soir », a-t-il annoncé. Le PPE était prêt à renoncer à la présidence de la Commission européenne et à soutenir la candidature du prétendant social-démocrate, le Néerlandais Frans Timmermans, à condition d’obtenir les présidences du Parlement européen et du Conseil européen.

Lire aussi Commission européenne : et à la fin, c’est l’Allemagne qui gagne ?

Mais les libéraux ont refusé cette répartition lors des discussions en marge du sommet du G20 à Osaka. « L’accord a été détruit », a déploré le responsable du PPE. La proposition rejetée par le PPE prévoyait la désignation de Frans Timmermans à la présidence de la Commission, l’élection du PPE Manfred Weber au Parlement européen, l’attribution du Conseil européen à un Libéral et la désignation d’un PPE pour le poste de chef de la diplomatie européenne.

Des sources au sein du PPE évoquaient déjà un nouveau sommet le 15 juillet mais un diplomate de haut rang estimait qu’on en était « pas encore là ». En outre, quatre pays d’Europe de l’Est, dit groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie), sont ouvertement hostiles à Frans Timmermans, qui a lancé des procédures pour violation de l’Etat de droit contre Budapest et Varsovie.

La lettre d’Orban

Dans une lettre adressée à Joseph Daul, président du PPE et publiée sur Twitter, le dirigeant hongrois Viktor Orban estime qu’il est « humiliant » que le parti arrivé en tête au scrutin – soit le PPE – laisse le poste clé pour lequel il s’est battu à un autre, moins bien placé. La chancelière Angela Merkel avait annoncé quant à elle s’attendre à une réunion difficile. « Ce ne seront pas des discussions très faciles », a-t-elle averti à son arrivée.

Le PPE tient la clef de ces nominations. Aucune solution ne peut être avalisée sans le soutien de cette famille politique, car aucune majorité n’est possible sans les votes de son groupe, le plus important au Parlement européen. Son candidat, Manfred Weber, avait été recalé lors du dernier sommet le 20 juin par un groupe de dirigeants menés par le Français Emmanuel Macron et a été privé des soutiens des groupes socialiste et centriste au Parlement.

« Je souhaite que nous puissions trouver un accord ce soir. Je suis optimiste », avait déclaré à son arrivée à Bruxelles, Emmanuel Macron, qui est apparenté aux centristes européens. « Nous aurons une percée ce soir », a assuré le Premier ministre du Luxembourg Xavier Bettel, appartenant à sa famille.

https://www.lepoint.fr/politique/commission-europeenne-le-ppe-rejette-l-option-timmermans-30-06-2019-2321845_20.php

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À regarder à nouveau: Défiant Rome, le navire de sauvetage migrant Sea-Watch 3 entre dans les eaux italiennes


À regarder à nouveau: Défiant Rome, le navire de sauvetage migrant Sea-Watch 3 entre dans les eaux italiennes

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Par  Matthew Holroyd  et  Sandrine Amiel, Luca Santocchia • Dernière mise à jour: 26/06/2019 – 17:39
À regarder à nouveau: Défiant Rome, le navire de sauvetage migrant Sea-Watch 3 entre dans les eaux italiennes

droits d’auteurREUTERS / Antonio Parrinello / Fichier de photo-Holroyd, Matthew

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Le navire de sauvetage migrant Sea-watch a décidé de pénétrer dans les eaux italiennes, défiant l’ordre des autorités de Rome de rester en dehors de la frontière, a annoncé l’équipage du navire sur Twitter mercredi 26 juin.

Le bateau de charité allemand était bloqué en mer depuis deux semaines avec 42 migrants sauvés à bord.PUBLICITÉinRead inventé par Teads

« J’ai décidé d’entrer dans le port de Lampedusa. Je sais ce que je risque, mais les 42 rescapés sont épuisés. Je les emmène à la sécurité maintenant », a déclaré le capitaine du navire.

« L’UE les a laissés tomber pendant 14 jours. Notre capitaine n’a pas le choix », a ajouté l’ONG.

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«Aucune institution européenne n’est disposée à assumer ses responsabilités et à défendre la dignité humaine à la frontière de l’Europe en Méditerranée. C’est pourquoi nous devons prendre la responsabilité nous-mêmes. Nous pénétrons dans les eaux italiennes car il ne reste plus aucune option pour assurer la sécurité de nos clients dont les droits fondamentaux ont été violés suffisamment longtemps », a déclaré Johannes Bayer, président de Sea-Watch, dans une déclaration écrite consultée par Euronews.

« La garantie des droits de l’homme ne doit pas être subordonnée à un passeport ou à des négociations avec l’UE, elle doit être indivisible », a ajouté Bayer.

Carte: Sea Watch 3 (en bleu) approche de la côte de Lampedusan marinetraffic.com

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, s’est rapidement rendu sur Facebook pour réagir à l’annonce.

« Nous allons utiliser tous les moyens légaux pour mettre fin à cette situation honteuse. Les lois d’un État doivent être respectées », a déclaré Salvini.

« Un navire néerlandais d’une ONG allemande qui ignore les lois italiennes? C’est une blague », a-t-il poursuivi.

« Les gouvernements néerlandais et allemand répondront de cela. J’en ai marre », a déclaré cet homme politique d’extrême droite à ses partisans de Facebook dans une vidéo en direct.

Salvini a poursuivi son discours sur Twitter: « L’Europe? Absent comme toujours », a-t-il déclaré.

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Selon un décret approuvé en juin, le ministère de l’Intérieur italien a le pouvoir de refuser l’accès aux eaux territoriales aux navires qu’il considère dangereux pour la sécurité ou l’ordre public et de leur imposer une amende.

Le capitaine du bateau fait également face à des accusations criminelles.

La Cour européenne des droits de l’homme statue contre Sea Watch 3

La décision du Sea Watch 3 fait suite à un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme contre le navire de sauvetage migrant après avoir demandé un décret d’urgence autorisant les migrants bloqués sur le navire à débarquer en Italie.

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, s’est félicité de cette décision, tweetant que Strasbourg avait confirmé le « choix de l’ordre, du bon sens, de la légalité et de la justice » de son pays.

La Cour européenne des droits de l’homme a toutefois indiqué que les autorités italiennes devaient continuer à fournir toute l’assistance nécessaire aux personnes vulnérables à bord du navire.

« Avec la décision politique rendue hier (…), la Cour européenne des droits de l’homme n’a fourni aucune solution aux 42 survivants bloqués à bord du navire de sauvetage Sea-Watch 3. Leur situation est plus désespérée que jamais », a déclaré Sea Watch dans un communiqué. déclaration.

Le navire de sauvetage hollandais, Sea-Watch 3, appartient à une organisation caritative allemande et attend d’accoster depuis le sauvetage de 53 personnes dans les eaux internationales dans la région libyenne de recherche et de sauvetage.

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À la suite d’une inspection sanitaire à bord effectuée le 15 juin, dix migrants ont été autorisés à débarquer en Italie, dont trois familles avec enfants mineurs et femmes enceintes. Une autre personne a été autorisée à partir dans la nuit du 21 au 22 juin pour des raisons de santé.

« Pas de raisons exceptionnellement graves et urgentes »

Cette semaine, l’organisme de bienfaisance a demandé à la Cour européenne des droits de l’homme d’autoriser le navire Sea-Watch 3 à débarquer en Italie à titre de « mesure intérimaire » pour « prévenir les violations graves et irrémédiables des droits de l’homme ».

La cour a toutefois estimé que ces mesures provisoires ne devraient «s’appliquer que lorsqu’il existe un risque imminent de préjudice irréparable».

Un tribunal administratif régional avait précédemment rejeté une demande de Sea-Watch 3 visant à pénétrer dans les eaux territoriales italiennes.

«Sea-Watch 3 n’avait pas indiqué que d’autres personnes appartenant à des catégories vulnérables étaient à bord du navire. En conséquence, [le juge] a estimé qu’il n’existait aucune raison exceptionnellement grave et urgente pour justifier l’application des mesures urgentes. « 

Dans une déclaration à Euronews, Sea Watch a confirmé qu ‘ »il y a encore 42 personnes secourues à bord, dont trois mineurs non accompagnés, le plus jeune [a] 12 ans ». On pense que les personnes à bord viennent d’un certain nombre de pays africains, dont Niger, Guinée, Cameroun, Mali, Ghana et Côte d’Ivoire.

Euronews a contacté Sea Watch pour des commentaires supplémentaires sur la dernière décision.

La décision de mardi sera probablement critiquée par plusieurs organisations, dont certaines à Lampedusa. Des militants et des représentants de l’Association d’espoir méditerranéen et du Forum de solidarité de Lampedusa ont dormi devant une église paroissiale, en solidarité avec ceux de Sea-Watch 3, sous le slogan «Vous n’êtes pas seul».

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S’adressant à Euronews, le curé de la paroisse Don Carmelo La Magra a déclaré: « Nous soutenons les personnes sauvées et l’équipe de Sea Watch »

« Cela fait 7 jours que nous faisons cela et nous ne nous arrêterons pas tant qu’ils ne débarqueront pas. »

Depuis l’entrée en fonction de M. Salvini en juin 2018, l’Italie met l’accent sur les navires de sauvetage migrants. Le ministre italien de l’Intérieur a précédemment déclaré que les Pays-Bas devraient être responsables des migrants à bord d’un navire de sauvetage battant pavillon néerlandais.

Depuis que l’Italie a resserré ses règles en matière de migration, Malte a dirigé les efforts de l’UE visant à partager les migrants sauvés en mer dans la mer Méditerranée. Dimanche, un groupe de 37 personnes est arrivé à La Valette, la capitale de l’île.

https://www.euronews.com/2019/06/25/migrant-rescue-ship-sea-watch-3-loses-human-rights-court-appea

lhttps://www.euronews.com/2019/06/25/migrant-rescue-ship-sea-watch-3-loses-human-rights-court-appeal