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L’Iran va exécuter un agent de la CIA

L’Iran va exécuter un agent de la CIA

by Mali 79 juin 2020 in International 0Share on FacebookShare on Twitter

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Le porte-parole de la justice iranienne a indiqué qu’un citoyen du pays, qui a fourni des informations aux Etats-Unis, pour le meurtre du Général Qassem Soleimani, a été arrêté et sera exécuté.

Lors d’une conférence de presse télévisée, le porte-parole, Gholamhossein Esmaili, a indiqué qu’un espion, arrêté par les forces iraniennes, travaillait pour les Etats-Unis et a été condamné à mort par la justice du pays. « Mahmoud Mousavi-Majd, l’un des espions de la CIA et du Mossad a été condamné à mort. Il a indiqué où se trouvait le martyr Soleimani à nos ennemis », a déclaré Gholamhossein.

Le 3 janvier, une frappe de drones américains en Irak a tué le général Qassem Soleimani, le chef de la force d’élite iranienne Al Quds. Ce meurtre, confirmé par la maison blanche, a fait monter les tensions entre les deux pays et la riposte iranienne n’a pas tardé. Téhéran a lancé plusieurs missiles contre une base américaine en Irak. Les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran ont augmenté, depuis le retrait de Washington de l’accord sur le nucléaire iranien, en mai 2018.

Source: Bénin Web TV

https://mali7.net/2020/06/09/liran-va-executer-un-agent-de-la-cia/

Pandémies, le renforcement indispensable des capacités de renseignement

Pandémies, le renforcement indispensable des capacités de renseignement

By La redaction de Mondafrique -5 mai 2020https://www.facebook.com/plugins/like.php?href=https://mondafrique.com/pandemies-le-renforcement-indispensable-des-capacites-de-renseignement-sanitaire/&layout=button_count&show_faces=false&width=105&action=like&colorscheme=light&height=21

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Le facteur épidémique est depuis longtemps un sujet d’étude pour le monde de la défense, tant il peut présenter des risques. Dès 1869 le médecin général inspecteur Michel Levy rapportait cette statistique: Sur les 95615 décès de troupes françaises que la guerre de Crimée avait occasionné, 77% étaient dues aux maladies.

Une chronique signée Alphonse Galland

Dans les années 2000, de nombreux rapports ont su esquisser les dangers que les risques biologiques, tant pour les forces armées que les populations civiles pouvaient générer. Des deux côtés de l’Atlantique, services de renseignement et directions de la prospective anticipaient ainsi la menace pandémique. En 2000, le National Intelligence Council américain établissait un premier rapport sur les risques que faisaient peser l’émergence et la résurgence de maladies infectieuses pour la sécurité des Etats-Unis. En 2008, il réitérait et établissait le scénario d’une situation similaire à celle que nous connaissons due à « l’émergence d’une maladie respiratoire virulente » apparue dans des territoires « à forte densité » où il existait « une proximité entre humains et animaux, comme dans certains endroits de Chine ».

Des avertissements à répétition

La même année, en France, le Livre Blanc, définissant la stratégie globale de défense et de sécurité française, considérait l’émergence d’une « pandémie massive à forte létalité » comme « plausible ». Quelques années plus tôt, à la demande des Ministres de la santé et de l’enseignement supérieur (Jean-François Mattéi et Claudie Haigneré), un certain Professeur Didier Raoult signait un rapport sur l’état des lieux de l’ensemble des mesures de santé publique et des recherches prévues en France et en Europe sur les dangers liés au bioterrorisme.

Face à ces alarmes, l’Etat français avait su réagir en lançant dès 2007 l’EPRUS, Etablissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires. Sa mission : anticiper et prévenir ces risques. Un stock conséquent de masques, de respirateurs, de traitements etc… avait ainsi pu être constitué.

Certains pays africains se sont également penchés sur la question. En 2007, le Royaume du Maroc avait réuni à Casablanca des acteurs nationaux et internationaux, publics et privés, spécialisés dans la gestion de crises « hors cadre ». Ce séminaire nommé « Crises non conventionnelles. Nouveaux impératifs. Nouvelles Postures » avait été l’occasion d’analyses et de retours d’expériences sur des scénarios dits « à fortes ruptures »

Des réductions budgétaires drastiques

Néanmoins, certaines de ces initiatives prometteuses vont tourner court. Suite à l’épidémie de grippe H1N1 en 2011, le gouvernement de l’époque et les services de l’Etat furent accusés d’avoir sur-préparé la réponse à l’épidémie en dépensant plus d’un milliard d’Euros dans l’achat de médicaments, de masques et autres équipements de protection.

Il fût alors imposé à l’EPRUS une réduction drastique de budget. De 287 millions en 2007, son budget était divisé par 10 en 2015, avant d’être dissous un an plus tard.

Avant cette année 2020 et la crise du COVID-19, qui frappe si durement, il apparaît ainsi que, malgré les avertissements, la question du risque pandémique ait été globalement délaissée, voire ignorée, par rapport à d’autres problématiques sécuritaires comme la lutte anti-terroriste. Il semble en particulier que les services de renseignement, véritables vigies et garants de la sécurité collective, n’aient pas eu réellement les capacités de capter des signaux faibles en matière épidémiques, de les interpréter et de recommander une posture stratégique de défense face à ces menaces.

Le risque bio-terroriste

Les conséquences sanitaires, sociales, économiques, financières, et in fine, sécuritaires nées du Coronavirus, témoignent d’un risque de déstabilisation majeur pour l’Europe, l’Afrique et d’autres parties du monde insuffisamment renseignées et préparées à répondre à cette menace. Dans le futur, des états proliférants ou des groupes terroristes, pourraient s’inspirer de ce chaotique exemple et ainsi faire revenir la menace bioterroriste sur le devant de la scène.

Dans ces conditions, il va falloir renforcer des capacités de recherche et d’analyse que l’on croyait perdues. Certains pays étaient – ou sont encore – dotés de branche d’évaluation sanitaire et médicale au sein de leurs services de renseignement. Leurs exemples, passés ou présents, peuvent et doivent inspirer un changement rendu nécessaire.

Aux Etats-Unis, le National Center for Medical Intelligence (NCMI) est par exemple spécialisé dans le renseignement à vocation sanitaire et médical. Dépendant de la DIA (Defense Intelligence Agency), il a, entre autres, pour mission la prévention des risques épidémiques via la surveillance, la collecte et l’analyse de tout procédé, invention ou information présentant un risque pour la sécurité des populations ou des forces armées.

Des expertises ignorées

                                                                                                           Il y a encore 30 ans, ce centre suivait les recherches sur des armes biologiques d’Etats qui s’étaient dotés de capacité dans ce domaine : Russie soviétique, Afrique du Sud de l’Apartheid, Irak de Saddam Hussein, … A la fin des années 90, il s’est ensuite focalisé sur le suivi des capacités d’emploi d’agents pathogènes de la menace terroriste, mais également sur des expertises portant sur les risques sécuritaires que présentaient l’émergence d’épidémie comme Ebola, le SARS,  

Le National Center for Medical Intelligence (NCMI) aurait prévenu la Maison Blanche dès le mois de Novembre 2019 des dangers que le Coronavirus risquait de provoquer. 

La menace biologique, qu’elle soit naturelle ou artificielle est ainsi une réalité qui n’aurait jamais dû quitter, même provisoirement, les champs d’investigation et d’expertise des Services.                                               

Au vu du rappel à l’ordre que provoque la crise COVID-19, les services de renseignement vont ainsi devoir renforcer leurs capacités d’analyse et d’évaluation de la menace pandémique. D’importants moyens vont devoir être réattribués pour permettre de disposer d’informations précises sur l’état des programmes de recherche pratiqués par des laboratoires civils ou militaires en la matière, ou pour se munir des capacités d’évaluation initiale de situation en cas de départ d’épidémie : détermination précise de l’origine du virus, étendue de l’infection, …

Une meilleure synergie entre agences de renseignement civiles et militaires d’une part, et services de santé publics ou dépendant des Armées semble donc inévitable à l’avenir.

https://mondafrique.com/pandemies-le-renforcement-indispensable-des-capacites-de-renseignement-sanitaire/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=pandemies-le-renforcement-indispensable-des-capacites-de-renseignement-sanitaire  

Le Covid-19 n’a pas été créé par l’homme, ni modifié génétiquement, selon la Direction nationale du renseignement américain…

Le Covid-19 n’a pas été créé par l’homme, ni modifié génétiquement, selon la Direction nationale
du renseignement américain…
Les services de renseignement américains ont annoncé hier être parvenus à la conclusion que le
nouveau coronavirus n’a pas été créé par l’homme ou modifié génétiquement, démentant ainsi une
rumeur très répandue aux États-Unis. Les services de renseignement rejoignent le consensus de la
communauté scientifique pour convenir que le virus du Covid-19 n’a pas été créé par l’homme ou
modifié génétiquement, a indiqué la Direction nationale du renseignement. Le communiqué assure que
les services de renseignement américains vont continuer leurs enquêtes pour voir si l’épidémie a
commencé par un contact avec des animaux infectés ou si elle a été le résultat d’un accident de
laboratoire à Wuhan, la ville chinoise d’où est partie la pandémie. « Nous sommes mécontents de la
Chine. La maladie aurait pu être arrêtée à la source » a déclaré récemment le président américain.
(La voix de l’Amérique, le 01-05-2020)
Le Bureau du directeur du renseignement national (ODNI) des États-Unis, qui chapeaute les services
de renseignement américains, a déclaré jeudi que la communauté du renseignement américain ne croit
pas que le coronavirus ait été fabriqué par l’homme ou génétiquement modifié. « La communauté du
renseignement américain partage le large consensus scientifique selon lequel le virus du Covid-19 n’a
pas été fabriqué par l’homme ou génétiquement modifié » a indiqué l’ODNI dans un communiqué.
L’ODNI a fait savoir qu’il enquêtait pour savoir si le virus était sorti d’un laboratoire à Wuhan, en Chine,
bien que la rumeur ait été écartée à plusieurs reprises par des scientifiques, qui pensent généralement
que le virus est passé des animaux aux humains d’une manière naturelle, par exemple lors de
l’élevage, de la chasse ou du transport d’animaux sauvages. Citant d’anciens et d’actuels responsables
américains, le New York Times a rapporté jeudi que de hauts responsables de l’administration Trump
ont poussé les services de renseignement à rechercher des preuves pour étayer une théorie sans
fondement selon laquelle un laboratoire de Wuhan serait à l’origine de l’épidémie, alors que le président
Donald Trump a intensifié une campagne publique pour rejeter la responsabilité de la pandémie sur la
Chine. Certains analystes des services de renseignement craignent que la pression exercée par ces
responsables ne fausse les évaluations sur le virus et qu’elles ne soient utilisées comme une arme
politique, selon l’article. Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, ancien directeur de la Central
Intelligence Agency (CIA), a pris l’initiative de pousser les services de renseignement à obtenir plus
d’informations, indique l’article, ajoutant que Matthew Pottinger, conseiller adjoint de Trump à la
Sécurité nationale, a fait pression sur les services de renseignement depuis janvier pour recueillir des
informations susceptibles d’étayer toute théorie sur l’origine du virus liée à un laboratoire. L’article
indique également qu’Anthony Ruggiero, chef du bureau du Conseil national de sécurité chargé du
suivi des armes de destruction massive, s’est dit frustré, lors d’une vidéoconférence en janvier, que la
CIA n’ait pas été en mesure de faire la lumière sur l’origine de l’épidémie. Alors que le nombre de décès
liés au Covid-19 continue d’augmenter aux États-Unis, l’administration Trump et ses alliés au Congrès
ont désespérément tenté de détourner les critiques concernant leurs maladresses en rejetant la
responsabilité sur d’autres. En date de jeudi à midi, les États-Unis ont signalé plus de 1 040 000 cas de
Covid-19 et plus de 61 000 décès, selon le dé

compte de l’université Johns-Hopkins.
(Radio Chine internationale, le 01-05-2020)

https://cf2r.org/wp-content/uploads/2020/05/Renseignor1126.pdf

On trouve des empreintes de la France partout chez les groupes terroristes d’Idlib

On trouve des empreintes de la France partout chez les groupes terroristes d’Idlib


Par Steven Sahiounie − Le 3 mars 2020 − Source Mint Press News

Wassim Nasr, un journaliste spécialiste des réseaux djihadistes à FRANCE 24, s’est récemment entretenu via Skype avec le chef du groupe djihadiste Furkat-al-Ghuraba, une filiale d’Al-Qaïda à Idlib, et recruteur de djihadistes français, Omar Omsen.

De nombreux terroristes français se trouvent aujourd’hui à Idlib, luttant pour établir un État islamique à partir d’une petite partie de la Syrie laïque. Leur rêve est une utopie sunnite à la frontière turque, où ils peuvent bénéficier du plein soutien du président turc Erdogan, qui est à la tête du parti AKP, un parti des Frères musulmans qui domine la Turquie depuis une vingtaine d’années.

Le fait d’être à la frontière turque leur offre le luxe d’être nourris et habillés par des agences d’aide internationales, comme le Programme alimentaire mondial des Nations unies, et d’autres groupes humanitaires qui distribuent des fournitures aux civils, ainsi qu’à leurs fils, frères, époux ou père qui sont à la solde d’al-Qaïda, financé par le Qatar et certaines monarchies du Golfe arabe. Les groupes humanitaires, y compris les Nations unies, travaillent comme des facilitateurs, prolongeant la souffrance des innocents en continuant les approvisionnements. Si les besoins quotidiens des familles des terroristes avaient été coupés, ces derniers auraient été contraints de fuir en Turquie, et éventuellement en Europe, pour bénéficier d’une plus grande partie des avantages gratuits offerts par la « Mère Merkel », en référence au chancelier allemand Angela Merkel.

Les terroristes français ont été recrutés directement en France, et non par internet. Le réseau Sevran, un réseau de recrutement de terroristes installé à Sevran, près de Paris, opérait à partir d’une salle de prière informelle, car il ciblait des jeunes hommes avec un mélange sophistiqué de tactiques psychologiques et, selon certains, de tactiques d’hypnose acquises par al-Qaïda au cours des décennies passées en Afghanistan, pays qui est connu pour ses compétences en hypnose perfectionnées qui existaient avant que les agents de terrain de la CIA ne débarquent mais qui ont été utilisées par la CIA dans son programme de djihad pour contrer la présence soviétique sur place.

Le recruteur djihadiste français, Omar Omsen, a simulé la mort en août 2015, pour réapparaître des mois plus tard dans une interview télévisée. On ignore combien de terroristes ont simulé leur mort pour effacer leur identité et se réinventer plus tard en Europe ou aux États-Unis.

Une photo non datée du recruteur français de État Islamique, Omar Omsen

Le gouvernement français a commencé à soutenir les terroristes en Syrie à partir de 2011, lorsque la CIA a ouvert son premier bureau à Adana, en Turquie, juste à la frontière d’Idlib. Les présidents français, de Sarkozy à Hollande, en passant par Macron, ont tous suivi le projet de « changement de régime » ordonné par les États-Unis en Syrie. En 2017, le président américain Trump a mis fin au programme de soutien de la CIA à al-Qaïda en Syrie. Cependant, al-Qaïda est pleinement opérationnel à Idlib et bénéficie d’un soutien très évident au plus haut niveau, sous forme d’armes, de munitions, de missiles anti-aériens, de drones et de salaires.

Les rebelles modérés syriens

En septembre 2015, le président syrien Assad a imputé la crise des réfugiés en Europe au soutien de l’Occident aux terroristes. En référence à la photo virale en ligne d’un enfant syrien échoué sur une plage turque, il a déclaré : « Comment pouvez-vous être triste de la mort d’un enfant en mer et ne pas avoir de sentiments pour les milliers d’enfants qui ont été tués par les terroristes en Syrie ? Et, aussi pour les personnes âgées, pour les femmes et les hommes ? Ces doubles standards européens ne sont plus acceptables ». Il a ajouté : « L’Occident soutient les terroristes depuis le début de cette crise, lorsque celui-ci a déclaré qu’il s’agissait d’un « soulèvement pacifique » – comme ils l’ont appelé. Ils ont dit plus tard que c’était une opposition modérée et maintenant ils disent que ce sont des terroristes genre al-Nusra et ISIS ». Jibhat al-Nusra est la filiale d’Al-Qaïda en Syrie et contrôle Idlib.

En juin 2015, le procès à Londres d’un Suédois, Bherlin Gildo, accusé de terrorisme en Syrie, s’est effondré après qu’il soit devenu clair que les services de renseignement britanniques avaient armé les mêmes groupes que ceux que l’accusé soutenait. L’accusation a abandonné l’affaire, apparemment pour éviter d’embarrasser les services de renseignements. Les agents des services de renseignement français travaillaient main dans la main avec les États-Unis et le Royaume-Uni en Syrie.

Un an après le début de la rébellion syrienne, les États-Unis et leurs alliés ne se sont pas contentés de soutenir et d’armer une opposition qu’ils savaient dominée par des groupes sectaires extrêmes ; ils étaient prêts à approuver la création d’une sorte d’ »État islamique« . L’habitude occidentale de jouer avec les groupes djihadistes, qui reviennent ensuite pour les mordre, remonte au moins à la guerre des années 1980 contre l’Union soviétique en Afghanistan, qui a favorisé la création d’al-Qaïda sous la tutelle de la CIA.

Sotchi 2018

L’accord exigeait que la Turquie évince les terroristes tels que Jibhat al-Nusra, en permettant à la Turquie de mettre en place 12 postes d’observation à Idlib pour séparer les terroristes des civils non armés. Cependant, près de deux ans après la conclusion de l’accord, la Turquie n’a pas respecté ses engagements et Moscou a ouvertement accusé la Turquie d’aider les terroristes. Cela a conduit à l’offensive de l’armée arabe syrienne à Idlib qui a commencé en décembre 2019 pour libérer les civils et éliminer tous les terroristes. Cette opération militaire est en cours et les Syriens, avec l’aide de la puissance aérienne russe, ont fait des progrès spectaculaires.

Les procès fantômes de la France

En janvier 2020, un tribunal parisien a jugé quelques terroristes français partis en Syrie, mais la majorité des accusés étaient déjà morts. Les médias français ont qualifié ce procès de « procès fantôme« .

Antoine Ory, l’un des avocats de la défense, a déclaré : « En France, en 2020, on refuse de rapatrier les vivants mais on juge les morts ». La France a pour politique de ne pas rapatrier ses terroristes, même s’ils sont des milliers en Syrie.

L’histoire de Hatay

La frontière entre la Syrie et la Turquie est une ligne relativement droite d’est en ouest jusqu’au fleuve Oronte, puis elle s’abaisse soudainement et se dirige vers le sud sur environ 80 miles. Ce morceau de terre manquant manifestement à la Syrie a été donné à la Turquie par la France en 1939 pour assurer que la Turquie se battrait pour la France contre l’Allemagne d’Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale.

Emmanuel Navon עמנואל נבון✔@emmanuelnavon - 28 mars 2019

La Turquie a arraché la province d'Alexandretta à la Syrie française en 1939 après un référendum truqué.

Le Conseil de sécurité de l'ONU va-t-il condamner ce changement territorial unilatéral ? #GolanHeights

Appelée Liwa Iskanderoun par les Syriens, la province est maintenant appelée Hatay, on y trouve les villes d’Antakya et d’Iskenderun, qui étaient auparavant connues sous les noms d’Antioche et d’Alexandretta. Cette région se trouve du côté turc d’Idlib.

En 1939, la région était composée d’un mélange de nationalités, avec des Turcs, des Turkmènes, des Arabes sunnites, des Alaouites, des Arméniens et des Grecs. Leurs descendants parlent encore aujourd’hui l’arabe, contrairement au reste de la Turquie qui ne parle que le turc. Avant 2011, le président turc Erdogan et le président syrien Assad avaient une relation très étroite et un accord a été signé pour construire un barrage de l’amitié syro-turque de 28 millions de dollars sur le fleuve Oronte. Hatay a été transformé en un lieu de rassemblement pour les terroristes internationaux, y compris des Français, qui ont afflué en Syrie pour participer à l’attaque des États-Unis, de l’OTAN et de l’UE contre la Syrie en vue d’un « changement de régime », et aujourd’hui le monde assiste à une possible guerre ouverte.

Steven Sahouni est un analyste politique et écrivain syrien indépendant basé au Liban

Traduit par Wayan, relu par Hervé pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/on-trouve-des-empreintes-de-la-france-partout-chez-les-groupes-terroristes-didlib

Coup dur pour la CIA en Afghanistan: le commandement des opérations clandestines contre l’Irak, l’Iran et l’Afghanistan décapité dans la destruction d’un E-11 A BACN à Ghazni

Coup dur pour la CIA en Afghanistan: le commandement des opérations clandestines contre l’Irak, l’Iran et l’Afghanistan décapité dans la destruction d’un E-11 A BACN à Ghazni

ON: 28/01/2020  IN: ANALYSIS  WITH: 8 COMMENTS

C’est un coup très dur pour la CIA en Asie centrale et occidentale: un appareil spécial de type E-11A BACN emportant les éléments les plus importants du commandement des opérations clandestines en Irak, Iran et Afghanistan a été abattu par un ou plusieurs missiles Sol-Air près de Ghazni en Afghanistan.

Les services de guerre psychologique du CentCom ont tous été mobilisés en un temps record pour qualifier l’information de « fausse », puis quand des images de l’appareil détruit ont été diffusées sur le net, toute la nébuleuse médiaguerre atlantiste au sein des réseaux sociaux et des médias s’est enclenchée pour démentir que l’appareil ait été abattu par les Talibans d’Afghanistan ou le Corps des Gardiens de la Révolution Iranienne.

Plus de 55 000 faux comptes appartenant à la pléthorique communauté du renseignement US en Eurasie ont été mobilisés pour minimiser cet incident et contrer toute tentative de récupération adverse.

A bord de cet appareil ultra-sophistiqué appartenant à la 430e escadrille expéditionnaire de combat électronique quasiment impossible à pirater ou à brouiller se trouvaient la plupart des responsables des missions clandestines et des opérations noires de la CIA en Asie occidentale et centrale.

Selon le renseignement militaire russe, de hauts responsables opérationnels de la CIA sont morts dans la destruction de l’E-11 À BACN dont un certain Michael D’Andrea alias l’ayatollah Mike, l’un des responsables de la campagne des assassinats ciblés en Irak, Iran et Afghanistan. Dix-huit autres responsables opérationnels de l’agence sont soit morts ou portés disparus (trois auraient été capturés) selon des sources locales afghanes.

https://strategika51.org/2020/01/28/coup-dur-pour-la-cia-en-afghanistan-le-commandement-des-operations-clandestines-contre-lirak-liran-et-lafghanistan-decapite-dans-la-destruction-dun-e-11-a-bacn-a-ghazni/

Pour le président Assad de Syrie, Les éliminations de James Le Mesurier, Jeffrey Epstein, Oussama Benladen et Abou Bakr Al-Baghdadi sont intiment liées

Pour le président Assad de Syrie, Les éliminations de James Le Mesurier, Jeffrey Epstein, Oussama Benladen et Abou Bakr Al-Baghdadi sont intiment liées

ON: 15/11/2019  IN: ANALYSIS  WITH: 9 COMMENTS

Pour Assad, le milliardaire américain Jeffrey Epstein ne s’est pas suicidé en prison mais a bel et bien été éliminé pour éviter qu’il ne divulgue des secrets sur les régimes US et britanniques.

Première réaction et révélation plus que surprenante du Président de la République Arabe de Syrie Bashar Al-Assad sur la mort fort suspecte du maître espion britannique James Le Mesurier à Istanbul: le fondateur des Casques Blancs syriens James Le Mesurier pourrait avoir été liquidé par des agents secrets sur instruction de la CIA ou avec la participation directe de cette dernière. Ce n’est pas tout. Bashar Al-Assad lance sa véritable bombe atomique en soulignant fort subtilement que la mort de Le Mesurier est intrinsèquement liée à celle du financier et philanthrope US Jeffrey Epstein, l’ex-dirigeant d’Al-Qaïda Oussama Benladen et le chef autoproclamé de Daech Abou Bakr Al-Baghdadi!

Pour Assad, le milliardaire US Jeffrey Epstein ne s’est pas suicidé en prison mais a été éliminé par des professionnels de la liquidation physique. Il en est de même pour L’espion britannique James Le Mesurier. Concernant ce dernier, Assad accuse nommément la CIA et le MiT de l’avoir neutralisé pour le faire taire à tout jamais.

L’affaire Jeffrey Epstein a profondément ébranlé les fondations du Deep State US et a failli éclabousser Israël, le Royaume Uni et bien d’autres pays. Epstein était l’un des rares personnes à pouvoir divulguer les noms des commanditaires réels des fausses attaques du 11 septembre 2001.

https://strategika51.org/2019/11/15/pour-le-president-assad-de-syrie-les-eliminations-de-james-le-mesurier-jeffrey-epstein-oussama-benladen-et-abou-bakr-al-baghdadi-sont-intiment-liees/

Pour Assad, la CIA est derrière la mort du fondateur des Casques blancs

Président syrien Bachar el-Assad

Pour Assad, la CIA est derrière la mort du fondateur des Casques blancs

© Sputnik . Михаил ВоскресенскийINTERNATIONAL12:12 14.11.2019(mis à jour 12:56 14.11.2019)URL courte271096S’abonner

Le principal soutien des Casques blancs James Le Mesurier, retrouvé mort à Istanbul, a été éliminé tout comme Abou Bakr al-Baghdadi, car il connaissait des secrets importants, a estimé le Président syrien Bachar el-Assad dans un entretien accordé à Sputnik et la chaîne Rossiya 24.

Le Président syrien Bachar el-Assad a constaté un lien entre la récente mort du principal soutien des Casques blancs et l’élimination du chef de Daech* Abou Bakr al-Baghdadi.

«Je crois qu’après la liquidation de ben Laden et d’al-Baghdadi, toutes ces personnes sont à leur tour liquidées, d’abord parce qu’elles connaissaient des secrets importants. Elles sont devenues un fardeau, leur rôle est terminé. Une fois leur rôle terminé, il est désormais nécessaire de se débarrasser d’elles», a déclaré le dirigeant syrien dans un entretien accordé à Sputnik et la chaîne Rossiya 24.

Idlib, archives

© AP PHOTO /Assad lance un ultimatum aux terroristes d’IdlibSelon lui, la mort de James Le Mesurier est «un travail des services secrets».

«Mais quels services? Quand on parle de services occidentaux en général, de services turcs ou de certains autres dans notre région – ce ne sont pas les services d’un État souverain, mais des branches du principal service de renseignement, à savoir la CIA», a affirmé M.el-Assad.

Ankara privilégie l’hypothèse d’un suicide

Casques Blancs en Syrie

© AFP 2019 AMER ALMOHIBANYPour Assad, «les Casques blancs sont une aile du Front al-Nosra»Ancien officier de l’armée britannique, James Le Mesurier dirigeait l’organisation à but non-lucratif Mayday Rescue qui coordonnait les dons destinés aux Casques blancs syriens. Il a été retrouvé mort lundi 11 novembre au pied de l’immeuble où il habitait avec son épouse sur la rive européenne d’Istanbul, après avoir apparemment chuté de leur appartement situé au troisième étage.

Selon les médias locaux, les autorités turques privilégient l’hypothèse d’un suicide dans l’enquête sur la mort de M.Le Mesurier, mais ont cependant interdit à son épouse de quitter le pays.

*Organisation terroriste interdite en Russie

https://fr.sputniknews.com/international/201911141042425880-assad-voit-un-lien-entre-la-mort-du-principal-soutien-des-casques-blancs-et-lelimination/

Le retour des escadrons de la mort soutenus par la CIA en Afghanistan

Le retour des escadrons de la mort soutenus par la CIA en Afghanistan

ON: 31/10/2019  IN: ANALYSIS  WITH: 2 COMMENTS

Les publications reprennent.

Les disparitions forcées et les exécutions sommaires de civils afghans dans les zones rurales par des escadrons de la mort encadrés par la CIA alimentent la guérilla et renforcent le recrutement des Talibans.

La terreur n’est pas une stratégie fiable à long terme. L’usage des escadrons de la mort et de groupes de tueurs non identifiés dans des opérations d’intimidation de populations civiles vivant en milieu rural n’est pas une nouveauté. C’est une technique ancienne dont l’efficacité n’a jamais été prouvée.

La plupart des raids effectués par ces groupes paramilitaires secrets sont nocturnes et bénéficient des capacités de projection aérienne de la CIA. Les exactions et les atrocités commises à l’encontre des civils ont atteint un tel niveau que même Human Rights Watch commence à en parler publiquement.

Dans son dernier rapport, l’organisation non-gouvernementale Human Rights Watch évoque des crimes commis par des forces paramilitaires afghanes soutenues par la CIA, responsables d’exécutions sommaires et de graves violations « pouvant être assimilées à des crimes de guerre ».

L’usage de cette technique déjà utilisée par la CIA en Amérique latine (Honduras, Nicaragua, Bolivie, Colombie, etc. ) ainsi qu’en Irak n’a jamais permis de mettre un terme à une guérilla.

https://strategika51.org/2019/10/31/le-retour-des-escadrons-de-la-mort-soutenus-par-la-cia-en-afghanistan/

SODOMITE LOBBY VS. POUTINE

SODOMITE LOBBY VS. POUTINE

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30.05.2017

Lorsque les médias rejoignent des activistes homosexuels contre des chrétiens, le public n’est pas d’accord. Mais quand le côté des médias de masse avec une version anti-Poutine dans un cas impliquant un opposant de Poutine « assassiné » mystérieusement « , le public est-il d’accord?

Selon Paul Craig Roberts , qui était un responsable de Reagan, l’assassinat «mystérieux» d’un opposant à Poutine était un complot déstabilisateur de la CIA dans l’esprit des hostilités d’Obama contre la Russie.

Et selon le Dr Scott Lively, l’autorité la plus en vue sur les maux du programme des homosexuels, au début des années 90, Bill Clinton a levé l’interdiction des homosexuels travaillant pour la CIA et d’autres agences de renseignement.

Par la courtoisie de Clinton, depuis plus de deux décennies, les homosexuels sont de plus en plus présents: CIA, FBI, NSA, etc.

Le Dr Lively explique que, où qu’ils se trouvent, les activistes homosexuels produisent des intrigues, des confusions et des ravages, utilisant toujours leurs occupations pour leur plus grande cause et toujours au détriment de leurs adversaires. Et les homosexuels qui occupent des postes dans la plus grande agence de renseignement du monde sont capables de provoquer les plus grands dommages dans le monde contre ceux qui ne s’alignent pas sur leurs objectifs.
L’un des magazines homosexuels les plus en vue aux États-Unis a désigné Poutine comme l’ennemi numéro 1 du mouvement homosexuel . Cela n’a pas échappé aux homosexuels des agences de renseignement. En fait, cela n’est pas passé inaperçu, pas même par les médias traditionnels, habituellement favorables à la sodomie, contre le président russe.

Aujourd’hui, le président d’une grande nation doit faire adopter des lois pour protéger les enfants et les adolescents des maux évidents de la propagande homosexuelle.

Un citoyen ordinaire s’opposant à l’agenda gay agressif est victime d’initiatives, de calomnies, d’intrigues et de menaces manifestement malveillantes. Un président souffrirait-il moins?

Les activistes homosexuels sont impitoyables, menteurs et implacables pour les citoyens ordinaires qui n’acceptent pas leur agenda tyrannique. Seraient-ils moins impitoyables envers un président?

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Palantir, l’œil de Washington ?

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Palantir, l’œil de Washington ?



Publié par Antoine Vandevoorde le 9 Mai 2019


Dans un contexte technologique marqué par la surabondance des données numériques, recueillir et traiter l’information est devenu une priorité stratégique pour les entreprises, mais également les États souverains. Plusieurs champions du big data se sont en cela fait jour, dont notamment Palantir Technologies. Cette société américaine à la réputation sulfureuse a acquis sa notoriété en nouant des partenariats significatifs avec plusieurs entreprises multinationales, mais également des services étatiques réputés sensibles, à l’instar de la DGSI. Faut-il y voir un banal partenaire commercial ou à l’inverse une véritable épée de Damoclès pour la souveraineté nationale ?



Palantir, l’œil de Washington ?
Palantir, au commencement

Que dissimule Palantir ? Palantir Technologies est une société de droit privé américaine fondée en 2003 et basée à Palo Alto en Californie, cœur battant de la Silicon Valley. Celle-ci se revendique dès sa création comme une startup orientée vers le domaine de l’analyse de données de masse – big data – à destination d’entreprises et d’institutions à des fins d’aide de prise à la décision stratégique. Officieusement, la réalité est plus complexe. Palantir se spécialise d’entrée, sous l’impulsion de ses principaux fondateurs Alex Karp et Peter Thiel, dans l’analyse de données stratégiques extrêmement sensibles par l’entremise de salariés issus des domaines du renseignement et de la sécurité. La société s’est aujourd’hui diversifiée, mettant cette expertise à profit d’acteurs du secteur de la santé, de la finance, de l’assurance ou encore de la consommation courante.

Palantir s’est principalement forgé une réputation de géant mondial de la visualisation et de l’analyse de données de par ses solutions Gotham et Foundry, aujourd’hui plébiscitées dans le domaine du management de l’information. Ce couronnement en tant qu’acteur technologique majeur n’est pourtant pas le fruit du hasard. Outre sa stature affichée de modeste startup, Palantir Technologies fait l’objet dès sa création d’un financement qui est tout sauf anodin : celui d’In-Q-Tel. Ce fonds de capital-investissement, ayant octroyé deux millions de dollars à la société, n’est nul autre que celui de la CIA vouée originellement à parrainer les projets technologiques jugés utiles à terme pour le fonctionnement de l’agence. En pratique, la CIA se réserve en cela un droit de regard, voire une présence au sein des conseils d’administrations des sociétés concernées par In-Q-Tel, ce à quoi Palantir n’aurait pas fait exception. L’entreprise est indéniablement liée à l’appareil de renseignement américain.

Le monde au sens de Palantir 

Saisir l’essence profonde de Palantir passe inéluctablement par une compréhension approfondie de son message, et de ses fondateurs. Le secret, au cœur de l’activité de Palantir, n’en est pourtant pas un. En effet, Palantir tire son nom de l’œuvre de J.R.R. Tolkien, faisant référence à l’objet magique éponyme octroyant à son possesseur le don d’omniscience et de clairvoyance. L’aspiration profonde de l’entreprise n’est en cela pas dissimulée, malgré les doutes et craintes occasionnés. La stratégie de ce panoptique numérique passe alors par des actions de légitimation principalement incarnées par son Président directeur général, Alex Karp. Ce dernier est à lui tout seul le gage de réassurance pour sa société auprès des observateurs, eu égard notamment à quelques passes d’armes technologiques notables. En effet, il est l’homme ayant conduit le projet d’identification des groupes hackers chinois GhostNet et Shadow (ayant espionné les communications du Dalaï Lama, ou encore de l’OTAN) et a surtout vu son nom étroitement associé à la localisation d’Oussama Ben Laden. Pilier de la légitimité de Palantir, c’est durant ses études à Stanford que ce dernier fit la rencontre de l’autre homme fort de l’entreprise, Peter Thiel.

À l’inverse d’Alex Karp, Peter Thiel entretient l’image d’une personnalité sulfureuse et très médiatique. Ce dernier est très tôt considéré comme l’un des caciques de la Silicon Valley. Peter Thiel investit notamment dans Facebook peu après sa création, et prend part à la création de PayPal aux côtés du magnat de la technologie sud-africain Elon Musk. À la tête d’un titan de l’information tel que Palantir, Peter Thiel cristallise toutes les appréhensions. Connu pour son obédience libertarienne très prononcée, celui-ci fait volontiers part de ses opinions sur le rôle que devrait avoir l’Etat : aucun. L’historien Edouard Husson en dépeint dans les colonnes d’Atlantico un portrait sans équivoque : « Comme Saint-Simon, Peter Thiel se prend pour un visionnaire de la politique et il juge son expertise supérieure à celle des politiques […] [il] a révélé dans de nombreuses déclarations que ses convictions libertariennes revenaient à vouloir substituer Google à l’État américain, PayPal à l’IRS ». Seul soutien de Donald Trump dans la Silicon Valley, Peter Thiel se place en parangon du solutionnisme technologique, au sens d’Evgeny Morozov, comme « remède » aux afflictions contemporaines. Tout en gardant à l’esprit que pour lui, Etat, démocratie et modèle occidental relèvent de ces maux.

Palantir et Cambridge Analytica, la liaison dangereuse

En mars 2018, Palantir se retrouve pour la première fois de son histoire dans l’œil du cyclone. C’est à cette période qu’éclate le scandale Cambridge Analytica, du nom de la société britannique éponyme. Pour rappel, cette affaire mit en lumière certaines relations troubles des géants de la Silicon Valley, Facebook en tête, dans le cadre de la campagne présidentielle américaine de 2016. L’entreprise de Mark Zuckerberg fut en effet accusée d’avoir permis l’accès à près de 50 millions de profils au cabinet d’analyse politique Cambridge Analytica afin d’exploiter des données personnelles et rallier les concernés à la cause du candidat Trump. Un ancien employé de Palantir, Christopher Wylie, se pose alors en lanceur d’alerte, accusant son ancien employeur d’avoir activement collaboré à ces pratiques.

Faisant état de rencontres secrètes entre Alexander Nix et les cadres dirigeants de Palantir par l’entremise de Sophie Schmidt, fille de l’ancien patron de Google Eric Schmidt, Christopher Wylie a affirmé devant un parterre de députés britanniques que Palantir aurait également eu accès aux données incriminées à des fins d’analyse et de traitement. Une position qui a tout sauf surpris les observateurs du fait notamment des liens déjà connus de Peter Thiel. Alexandra Saviana, journaliste à l’hebdomadaire Marianne a abondé en ce sens : « Pour être très clair, sans Palantir, pas sûr que Cambridge Analytica aurait pu faire autant fructifier ces millions de données utilisées pour la campagne Trump ».

Une emprise stratégique sur les données sensibles

Palantir inquiète autant qu’elle fascine. Malgré les éléments pesant sur la société et sa réputation, celle-ci a pourtant su pérenniser son activité. Palantir a su mettre la main par le truchement de ses nombreux clients sur des volumes substantiels de données aussi sensibles que stratégiques. Elle collabore naturellement avec la CIA, mais également la NSA, le FBI, l’US Marines, l’US Air Force ou encore les services de polices de New York et de Los Angeles. Elle s’est cependant le plus illustrée dans l’obtention de contrats stratégiques à l’étranger, notamment auprès de Sanofi ou encore d’Airbus, dont elle a fait de l’ancien directeur général Fabrice Brégier le dirigeant de sa filiale française. La société a cependant le plus défrayé la chronique française en annonçant un contrat établi avec la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) en 2016. Dans le contexte post-attentats de 2015, la DGSI souhaite urgemment se doter de solutions puissantes d’analyse de données de masse, comme l’expliquait alors son directeur Patrick Calvar : « Nous ne manquons pas de données, ni de métadonnées, mais nous manquons de systèmes pour les analyser ».

Ce parti-pris des services de renseignement intérieur français résonne auprès des observateurs comme un véritable aveu de faiblesse. En effet, collaborer avec Palantir pour la DGSI met en lumière les lacunes du tissu numérico-industriel français en matière de gestion des données critiques. Un constat que partage là encore Patrick Calvar : « Les entreprises françaises qui développent des systèmes ne sont pas encore capables de répondre à nos besoins ». Ce partenariat soulève dès lors des interrogations et craintes légitimes à plusieurs titres, avec tout d’abord celle de la perte de souveraineté. En effet, le fait de confier des informations sensibles à un prestataire de services américains financé par la CIA engendre un risque considérable. Le manque d’informations quant à la réelle proximité entre les services de renseignement américains et Palantir inquiète à juste titre, faisant miroiter au minimum un accès à des données sensibles, et au maximum la possibilité de leur exploitation. Cela renvoie également à la crainte d’une potentielle existence de backdoors, ou « portes dérobées » soit des systèmes implémentés secrètement dans les logiciels à l’insu du client. La DGSI a en cela privilégié le risque minimum, en favorisant un prestataire américain dans un contexte marqué par l’urgence terroriste et l’inaptitude française en la matière. Il est compliqué de jeter la pierre.

La crainte du cheval de Troie américain 

Une véritable levée de boucliers s’est depuis opérée face à l’incertitude Palantir. Ces critiques se sont tout d’abord élevées depuis le sommet de l’État français, Emmanuel Macron ayant réagi à cet état de fait. Le Président de la République aurait en effet fait part d’un grand mécontentement dans le cadre du partenariat liant la société à la DGSI. Cet avis est largement partagé au sein du secteur de la cyberdéfense française, notamment par le directeur de l’ANSSI Guillaume Poupard. Celui-ci déclare en ce sens lors d’une audition parlementaire qu’ : « Il va de soi qu’il faut déconnecter les logiciels Palantir qui permettent d’effectuer des recherches de données ». Un constat partagé même par la DGSI puisque Laurent Nuñez, alors successeur de Patrick Calvar à la tête du service déclare dès son entrée en fonction la nécessité de préférer un acteur français ou européen du big data à très court terme.

Les pouvoirs publics ont de fait réfléchi à une alternative crédible avec pour leitmotiv la souveraineté. La DGSI est finalement parvenue à s’émanciper de Palantir, en supervisant dans le cadre du Groupement des industries de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres(GICAT) l’élaboration d’un champion français de l’analyse de données. C’est dans ce contexte qu’est né le Cluster Data Intelligence, initiative portée par de nombreux acteurs issus des domaines stratégiques français. Parmi les structures prenant part au projet figurent notamment Airbus, Atos, Engie, le champion français du big data Flaminem ou encore Thalès. La principale aspiration du cluster est de proposer une solution allant de d’analyse au traitement et à la restitution des données sensibles, et ce de bout en bout en tant qu’acteur 100% français. L’ambition de la récupération de la maîtrise nationale en la matière est clairement affichée.

Ce cluster, louable et judicieux sur le principe va toutefois se voir confronté très rapidement à un défi de taille : celui de pallier son retard sur l’avance technologique de Palantir. En effet, celui-ci suscite des interrogations quant à ses performances techniques, la viabilité de sa solution logicielle dans un contexte empreint de menaces d’ordres diverses ainsi que son mode de gouvernance eu égard aux intérêts parfois divergents des acteurs qui le composent. Les toutes prochaines années diront si oui ou non si la France a les moyens de ses ambitions, c’est-à-dire de revenir dans la course technologique internationale.

Pour aller plus loin au sujet de Palantir : 

BENOIT Fabien, « Peter Thiel, l’homme qui voulait achever la démocratie », Usbek & Rica, 17 juillet 2018

BOULESTIN Rénald, “Big Data : la DGSI s’émancipe de Palantir pour une solution 100% française”, Silicon, 18 avril 2018

CARPENTIER Thierry & COHEN-GRILLET Philippe, « Alex Karp : l’homme le mieux renseigné de la planète », Paris Match, 24 janvier 2017

COLLOMBAT Benoît, « Comment une start-up financée par la CIA s’est imposée au cœur des services de renseignement français », France Info, 22 septembre 2018

DRIF Anne, « In-Q-Tel, le fonds de la CIA qui fait rêver les militaires français », Les Echos, 16 décembre 2016

HUSSON Edouard, « Peter Thiel et la Silicon Valley : comme une méchante ombre sur les démocraties occidentales », Atlantico, 7 janvier 2018

KHARPAL Arjun, “Palantir worked with Cambridge Analytica on the Facebook data it acquired, whistleblower alleges”, CNBC, 27 mars 2018

LAMIGEON Vincent, « Faut-il avoir peur de Palantir, le géant du big data ? », Challenges, 21 mars 2019

LELOUP Damien, « Palantir, l’embarrassant poisson-pilote du big data », Le Monde, 9 octobre 2018

MONIN Jacques, « Palantir : l’œil américain du renseignement français », France Inter, 22 septembre 2018

PAQUETTE Emmanuel, « Palantir, quand la CIA scrute la France », L’Express, 19 mai 2017

SAVIANA Alexandra, « Le très inquiétant pouvoir de Palantir, la boîte mêlée au scandale Facebook, à la NSA… et à la DGSI », Marianne, 30 mars 2018