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De Gaulle convaincu que les Américains n’ont plus d’or

De Gaulle convaincu que les Américains n’ont plus d’or

Publié par Egon Von Greyerz | 5 févr. 2019 | Articles 1964

Rétameur, tailleur, soldat, marin / Riche, pauvre, mendiant, voleur.

Cette ancienne comptine datant de la fin du XVIIe siècle pourrait être considérée comme une prédiction. De nombreuses personnes, d’origines diverses, se rendront bientôt compte qu’elles pourraient devenir pauvres, mendiants ou voleurs dans les prochaines années, dans un contexte de destruction sans précédent de la richesse.

Un rétameur (tinker) était une personne qui voyageait pour réparer les casseroles et autres ustensiles de cuisine. En anglais, le verbe « rétamer » (tinkering) signifie également falsifier ou manipuler. Ne croyez surtout pas que les puissances en place réparent l’économie mondiale. Non, le bricolage en cours indique que nous sommes au stade final de la plus grande manipulation de l’économie mondiale, des marchés, de l’or, de l’information, de la politique etc. que le monde ait jamais connue.

Le monde n’est pas préparé à ce qui se profile

Comme le niveau de manipulation n’a jamais été aussi important, personne ne peut prédire l’ampleur de l’effondrement qui se profile. Pire encore, 99,99% de la population mondiale n’est absolument pas préparée. Et même la minuscule minorité qui prédit un événement cataclysmique n’échappera pas à la souffrance.

Personne ne sait où et comment cela va se déclencher. Cela peut commencer par un lent déclin de l’économie et des marchés, ou une chute soudaine et brutale qui prendra tout le monde par surprise. Il est certain que les conséquences seront dévastatrices pour la majorité d’entre nous. Beaucoup perdront leur emploi, leurs prestations de sécurité sociale, leurs retraites, leurs soins médicaux et tous les filets auxquels ils sont habitués.

De plus, très peu de personnes se rendent compte que le niveau de vie élevé dans les pays occidentaux au cours des dernières décennies n’a rien à voir avec la croissance économique réelle ou la productivité. Non, tout est basé sur la dette et l’argent imprimé à hauteur d’au moins 500 000 milliards $, en incluant les passifs non capitalisés tels que les soins médicaux et les retraites.

Il n’y a pas de réserves

Une économie mondiale illusoire, basée sur la dette, n’a ni fondations ni réserves. La bulle peut être élargie pendant une période limitée en émettant simplement plus de dette, comme nous l’avons vu depuis la crise financière de 2006-2009. Le faux soutien que l’économie mondiale a reçu au cours des dix dernières années, sous la forme d’une dette additionnelle de 125 000 milliards $, a gonflé les marchés d’actifs au point que les riches s’enrichissent incroyablement et que les pauvres s’endettent davantage. Mais le fait de doubler la dette mondiale en dix ans, pour la porter à 250 000 milliards $, n’a pas seulement doublé le risque. Le risque a augmenté de façon exponentielle, la qualité de la dette s’étant détériorée de façon catastrophique.

La dette mondiale des gouvernements a atteint des niveaux records et insoutenables, tout comme la dette des entreprises et la dette personnelle. Le problème est qu’il n’y a pas de réserves. Pour établir une analogie, les personnes très grosses et très minces vivent en moyenne moins longtemps que celles ayant un surpoids modéré. Parce que les réserves de graisse supplémentaires protègent en période de faiblesse ou de maladie. Il en va de même pour l’économie mondiale: lors de la prochaine crise, il deviendra évident que le monde n’a pas de réserves. Le seul moyen de faire face à la prochaine crise de la dette sera d’imprimer de la monnaie et d’émettre davantage de dettes. Mais il est impossible de résoudre un problème d’endettement avec plus de dettes.

Lorsque la crise frappera, les bénéfices des entreprises seront impactés. Les entreprises fortement endettées ne respecteront pas leurs clauses restrictives, d’autant que les taux d’intérêt augmenteront également avec la hausse de l’inflation et l’effondrement des obligations. Les entreprises feront donc défaut sur leur dette. Même chose pour le marché de l’immobilier. Les locataires ne pourront pas payer les loyers. Même chose pour l’immobilier commercial qui s’effondrera lorsque les dépenses diminueront. L’Occident, et en particulier les États-Unis, regorgent d’espaces de commerce au détail, dont la plupart à des loyers très élevés. Lorsque les gens perdront leur emploi et que les taux d’intérêt augmenteront, le marché immobilier s’effondrera de 75% à 90%.

les transactions journalières sur l’or représentent 850x la production minière quotidienne

L’or est peut-être le pire tous les marchés manipulés. Moins de 0,5% des actifs financiers mondiaux sont investis dans l’or. On peut alors se demander pourquoi le volume brut journalier de transactions sur l’or est deux fois supérieur à celui du S&P 500. Selon le World Gold Council, 280 milliards $ d’or sont échangés quotidiennement. Le volume journalier de transactions sur le S&P est de 125 milliards $.

La production aurifère s’élève à 120 milliards $ par an, ou 329 millions $ par jour. Alors, comment se fait-il que le volume d’échanges journalier soit de 280 milliards $, l’équivalent de 850 fois la production quotidienne ? Qui déplace tous ces milliards de dollars d’or papier ? Certainement pas le marché de l’investissement qui est très petit. Le volume est trop important pour que ce soit les spéculateurs. Le plus probable est que les banques d’investissement négocient des quantités massives d’or pour dissimuler la pénurie majeure d’or physique et surtout d’or des banques centrales. Nous savons que les banques d’investissement et les marchés à terme ne disposent que d’une fraction de l’or physique pour couvrir les engagements papiers.

 

 

La Route de la Soie achète toute la production minière

Les réserves officielles d’or de la Banque centrale sont d’environ 32 000 tonnes. Ce chiffre sous-estime probablement les avoirs de nombreux pays de l’Est comme la Chine. Les achats d’or des pays de la Route de la soie que sont la Chine, l’Inde, la Turquie et la Russie sont incessants. Depuis 2005, ils ont acheté 33 000 tonnes. Les achats se sont accélérés en 2008 et depuis lors, ils ont accumulé 29 000 tonnes. Cela signifie qu’au cours des onze dernières années, les pays de la Route de la soie ont acheté pratiquement la totalité de la production d’or annuelle.

 

 

Les États-Unis ont-ils encore de l’or ?

Les réserves d’or, comme leur nom l’indique, sont censées soutenir la monnaie et la stabilité du pays. Malgré cela, de nombreux pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni et la Suisse ont considérablement réduit leurs réserves. La Suisse et la Grande-Bretagne ont vendu la majeure partie de leur or à des prix très bas à la fin des années 1990. Les États-Unis avaient 20 000 tonnes à la fin des années 1950, mais en ont vendu 12 000 tonnes entre 1958 et 1971. Selon le graphique ci-dessous, les États-Unis ont cessé de vendre de l’or après que Nixon ait mis fin à l’étalon-or, en août 1971. On peut se demander s’ils ont réellement cessé de vendre ou s’ils ont juste arrêté de déclarer leurs ventes ? Jusqu’au 15 août 1971, les États souverains pouvaient exiger le paiement de la dette des États-Unis en or. De Gaulle l’a fait pour la France et c’est l’une des principales raisons pour lesquelles Nixon a supprimé l’adossement du dollar à l’or.

 

 

Pratiquement aucune banque centrale dans le monde ne publie un audit complet de son or physique ou de ses positions en produits dérivés. Les États-Unis ne l’ont pas fait depuis les années 1950. Idem dans la plupart des autres pays. Étant donné que l’or est un actif important détenu par l’État, il semble évident qu’un audit indépendant et détaillé devrait être effectué. La raison pour laquelle aucun pays n’entreprend ou publie d’audit est clairement parce qu’il n’a pas l’or. Un audit complet de l’or des banques centrales occidentales révélerait très probablement que la majorité de l’or a disparu. Certaines banques ont peut-être de l’or papier, mais elles ne récupéreront jamais l’or physique qui a été expédié en Chine et en Inde.

De Gaulle était certain que les États-Unis n’avaient plus d’or

Des sources proches de de Gaulle m’ont informé qu’il était déjà certain, à la fin des années 1960, que les États-Unis n’avaient plus d’or. Évidemment, je n’ai pas de preuve, mais je n’ai pas non plus de preuve que l’or existe réellement. Plus d’informations sur ce sujet dans un prochain article.

L’absence d’audits et l’important volume des échanges d’or papier montrent qu’il se passe quelque chose de louche sur le marché de l’or. Tout cela sera probablement révélé lorsque le dollar sera véritablement sous pression et que le prix de l’or augmentera rapidement. À ce moment-là, les détenteurs d’or papier demanderont la livraison et la Chine et la Russie révéleront leur jeu.

Avant cela, il est impératif de détenir de l’or physique dans un pays sûr et en dehors du système financier.

L’or est en route vers de nouveaux sommets

À court terme, la prochaine montée de l’or a commencé comme je le prédisais depuis un moment. Ce sera un long mouvement vers des niveaux beaucoup plus élevés. Par conséquent, acheter de l’or aujourd’hui, à environ 1 300 $, à des fins de préservation de la richesse, sera vu dans quelques années comme une excellente assurance et l’aubaine de toute une vie.

Source originale: Matterhorn – GoldSwitzerland

https://www.goldbroker.fr/actualites/degaulle-convaincu-que-americains-ont-plus-or-1479

Egon Von Greyerz  Membre du conseil d’administration de Goldbroker.com – Fondateur MAM

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Donald Trump met la guerre commerciale avec la Chine en sourdine à cause du ralentissement de l’économie américaine en vue

Business first
Donald Trump met la guerre commerciale avec la Chine en sourdine à cause du ralentissement de l’économie américaine en vue

Si Donald Trump a mis une sourdine à ses plans protectionnistes et si le président américain cherche à suspendre le bras de fer qu’il a engagé avec les Chinois, c’est parce qu’il redoute un ralentissement sérieux de l‘économie américaine. Et les raisons de s’en inquiéter se multiplient. Cette semaine, le très mauvais chiffre de la consommation des ménages américains a perturbé l’attente des conseillers de la Maison blanche. Les ventes au détail ont subi une chute mensuelle inédite depuis la crise de 2009. Dans le même temps, les banques ont enregistré des premiers défauts de paiements sur les crédits automobiles et sur les prêts étudiants. Ce renversement de tendance s’est produit au mois de décembre et ne peut pas être franchement imputables au shutdown, qui n’a commencé que le 22 décembre. Ces chiffres signifient aussi que les Américains sont préoccupés de l’avenir de leur économie.

C’est bien la raison pour laquelle Donald Trump a envoyé des signes d’apaisement dans ses discussions avec la Chine, ce qui a permis à la bourse américaine de repartir à la hausse et de compenser les effets de la baisse du moral des consommateurs.

Le ralentissement économique est pourtant mesuré par la plupart des observateurs. Le plus long cycle de croissance qu’à connu le pays dans son histoire économique touche à sa fin, c’est une certitude. La question est de savoir de quelle ampleur sera le ralentissement. Selon les analystes, l’ampleur va de +1.5% de croissance jusqu’à une récession pour les plus pessimistes.

Au delà des variations boursières à Wall Street, qui ne profitent qu’à l’industrie financière, les entreprises traversent un véritable malaise. Pour deux raisons : un, le stimulus fiscal impulsé par Trump en début de mandat touche à sa fin. Et deux, la baisse de la consommation des ménages.

Alors même que l’économie réelle est encore en plein emploi, avec des salaires en augmentation, on conçoit que les chefs d’entreprises se soient mis en mode prudents et attentistes. Aux Etats-Unis, la croissance a toujours été soutenue à 70% par la consommation, ce qui veut dire qu’une consommation en baisse est évidemment un indicateur de ralentissement économique pour les années à venir.

Les résultats des entreprises annoncés en 2018 sont plutôt bons, mais les perspectives pour 2019 sont beaucoup moins réjouissantes. « Les profits de l’an prochain sont attendus en baisse, d’environ 4% », selon Christian Parisot, chef économiste d’Aurel BGC, alors qu’il faudra s’attendre encore à une pluie d’indicateurs et de signaux négatifs en ce début d’année. Et grande nouveauté, ce trou d’air a embarqué, dans son sillage le secteur des nouvelles technologies, avec Apple qui, reste la première capitalisation boursière au monde, mais qui vient de prévenir les marchés que ses ventes d’iPhones ne correspondaient pas aux promesses . Deux points viennent rappeler que l’économie américaine est aujourd’hui en risque. D’abord sur le plan monétaire avec la banque centrale américaine, fin janvier, qui a surpris son monde en annonçant qu’elle n’augmenterait plus son taux directeur en 2020. Cette mesure a pour vocation de ne pas entraver l’investissement en évitant que le crédit ne soit trop cher. Quand le patron de la Fed lève le pied et parle de « patience », c’est que ses cellules de prévisions ne sont pas capables de lui dire ce qui se profile à l’horizon. Le deuxième point nous vient des positionnements ambigus du président américain vis-à-vis de la Chine. Donald Trump a compris qu’il ne pourrait pas faire sans les Chinois, du coup les conseillers chinois et américains ont changé de partition. Une partition moins violente, moins brutale. Le but partagé par les deux grandes puissances est d’arriver à un accord avant l’échéance du 1er mars, date censée consacrer l’entrée en vigueur de l’augmentation des droits de douane sur les importations chinoises. M. Trump sait bien que s’il ne passe pas cet accord, les exportations américaines vers la Chine continueront de baisser puisque la Chine arrêtera ses achats, comme c’est le cas à présent. C’est l’exactement l inverse de qui est souhaité.

La question est de savoir jusqu’où doit aller l’accord commercial. L’ambition de La Chine est certes d’acheter plus de composants technologiques et de produits agricoles en provenance des Etats-Unis mais Donald Trump ne s’arrête pas là : Là où les négociations sont beaucoup plus ardues, c’est quand les Américains demandent un changement de politique intérieure aux Chinois : arrêt des subventions publiques aux entreprises et instauration de la concurrence, entrée sur le marché chinois des entreprises américaines. Tout le monde souhaite que la Chine respecte les règles du jeu de la concurrence mondiale mais personne ne voit pourquoi les dirigeants chinois prendraient ce risque. Bref, un changement de modèle pour l’économie chinoise, largement contrôlée par son pouvoir politique. Faut pas rêver ! Quand Donald Trump réclame un tel changement, il parle essentiellement à ses électeurs afin de leur administrer la preuve (verbale) de sa détermination à changer l‘ordre mondial… Sauf que si l’économie américaine montre trop de signes de ralentissement, les Américains eux mêmes auront moins de cartes en main pour négocier.

https://www.atlantico.fr/

Netanyahou aux Arabes : « Faites avancer l’intérêt commun de la guerre avec l’Iran »

Netanyahou aux Arabes :
« Faites avancer l’intérêt commun de la guerre avec l’Iran »


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − Le 13 février 2019

Les États-Unis avaient appelé à une réunion anti-iranienne de haut niveau en Pologne. Le but de la réunion était de mettre leurs alliés et leurs caniches en conformité avec l’ordre du jour américain sur l’Iran, pour au moins les inciter à adopter des sanctions plus sévères. Mais les Européens ont rejeté la proposition.

Le département d’État a ensuite modifié l’ordre du jour :

« L’idée était d’organiser une conférence, une réunion ministérielle et de briser notre isolement diplomatique sur l’Iran », a déclaré une personne familiarisée avec la planification de cet événement. « Cela a commencé comme une conférence déguisée sur l'Iran, mais a probablement dû assumer un contenu plus vaste et plus actuel sur le Moyen-Orient. »

La personne a ajouté : « Ils ont modifié certains points de l'agenda et ont été contraints de se contenter de débats sur la Syrie et le Yémen en particulier. »

La réunion a eu lieu aujourd’hui, mais les puissances européennes ne sont pas tombées dans le piège. Elles veulent conserver l’accord nucléaire avec l’Iran :

Même la Pologne a déclaré mardi qu'elle n'était pas d'accord avec l'approche américaine vis-à-vis de l'Iran. Le ministre des Affaires étrangères, Jacek Czaputowicz, a déclaré à la presse que l'accord sur le nucléaire était précieux et a exprimé l'espoir que la conférence pourrait aider les participants à trouver un terrain d'entente.

Bien que la délégation américaine comprenne le vice-président Mike Pence, le secrétaire d’État Mike Pompeo et le conseiller principal de la Maison Blanche Jared Kushner, d’autres acteurs importants ont refusé de participer ou ont envoyé des délégations de niveau inférieur. Federica Mogherini, responsable de la politique étrangère de l'UE, a déclaré qu'elle avait d'autres engagements.

L’Allemagne et la France n’ont envoyé que du personnel de niveau inférieur. Le ministre britannique des Affaires étrangères ne participera qu’à une séance parallèle sur le Yémen.

Le département d’État s’est donné du mal pour brouiller l’objectif réel de la conférence. Son communiqué de presse dit aujourd’hui :

L'ordre du jour est vaste et comprendra une discussion sur les efforts déployés par l'administration US pour promouvoir une paix globale et durable entre Israël et les Palestiniens, ainsi qu'une discussion sur la manière de faire face aux crises humanitaires régionales en cours. Le Secrétaire US fera le point sur la situation en Syrie et discutera des autres priorités des États-Unis dans la région, notamment des préoccupations concernant les activités destructrices de l’Iran.

Des séances plus restreintes permettront aux ministres de se concentrer sur des domaines de préoccupation spécifiques tels que le développement et la prolifération des missiles, la cybersécurité et les menaces émergentes, ainsi que le terrorisme et les financements illicites.

Cet effort du Département d’État visant à dissimuler quelque peu le véritable agenda a été saboté lorsque le Premier ministre israélien est arrivé et a précisé le sens de la réunion :

« Je vais à une réunion avec soixante ministres des Affaires étrangères, et des envoyés des pays du monde entier contre l'Iran. Ce qui est important dans cette réunion - et cette réunion n’est pas secrète, car il y en a beaucoup de semblables - c’est qu’il s’agit d’une réunion ouverte avec les représentants des principaux pays arabes, réunis en Israël pour promouvoir l’intérêt commun d'une guerre avec l'Iran ».

[Mise à jour 15h40]

La déclaration a maintenant été changée en « combattre l’Iran ». Mais ce n’est pas ce que Netanyahou a déclaré à Varsovie et il existe une vidéo pour le prouver. Il y avait aussi des témoins :

Aron Heller @aronhellerap 18:44 utc - 13 fév 2019

Est-ce que @netanyahu a vraiment dit « guerre » avec l'Iran ? J'étais là et le mot était « milchama » = guerre.

[Fin de mise à jour]

Pourquoi Netanyahou fait-il cela ?

Aucun autre pays, à l’exception peut-être des États-Unis, n’a intérêt à faire la guerre à l’Iran. Certainement pas les pays arabes proches du golfe Persique. En cas de guerre, ils sont tous extrêmement vulnérables aux représailles iraniennes. Leurs installations pétrolières et gazières seraient sérieusement en danger. Les usines de dessalement qui fournissent leur eau potable sont facilement accessibles aux missiles iraniens.

En affirmant que la conférence avait pour objet de faire la guerre à l’Iran, Netanyahou n’embarrasse pas seulement le département d’État et le secrétaire américain Mike Pompeo. Il rend également extrêmement difficile pour les autres participants de justifier leur présence. Les Arabes seront particulièrement furieux d’être présentés dans une alliance aussi ouverte avec Israël et son hostilité à l’Iran. Il est bon de faire des arrangements avec Israël en douce. Mais être publiquement associé à un Israël belliciste est difficile à vendre à leur peuple. Il ne serait pas surprenant de voir certains d’entre eux partir.

L’ensemble de la conférence était une initiative propre à l’administration Trump. Au lieu de montrer l’unité avec ses alliés, elle n’a fait maintenant que montrer la profondeur de leur désaccord. La déclaration de Netanyahou pourrait l’aider à gagner des voix lors des prochaines élections en Israël. Mais l’alliance espérée avec les Arabes du Golfe est plus éloignée qu’elle ne l’a jamais été.

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par wayan pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/netanyahou-aux-arabes-faites-avancer-linteret-commun-de-la-guerre-avec-liran

 

Venezuela : selon Lavrov, le Conseil de sécurité «n’acceptera jamais» la résolution américaine

Venezuela : selon Lavrov, le Conseil de sécurité «n’acceptera jamais» la résolution américaine

Venezuela : selon Lavrov, le Conseil de sécurité «n'acceptera jamais» la résolution américaine© Maxim Shemetov Source: Reuters
Sergueï Lavrov le 30 janvier à Moscou (image d’illustration).
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S’exprimant à l’occasion d’une conférence de presse conjointe avec son homologue finlandais à Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères a rappelé l’engagement de son pays pour soutenir un dialogue national au Venezuela.

Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue finlandais à Moscou ce 12 février, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a assuré que le conseil de sécurité de l’ONU – composé de la Russie, les Etats-Unis, la Chine, le Royaume-Uni et la France – «n’accepterait jamais» la résolution américaine sur le Venezuela.

Le ministre russe des Affaires étrangères a également estimé que cette résolution n’avait pour autre but que de «détourner l’attention» de l’opinion des «provocations» américaines qui «sous couvert de fournir une aide humanitaire» cherchent en réalité à «déstabiliser» le Venezuela, voire à préparer le terrain pour une «intervention militaire».

Sergueï Lavrov a aussi souligné que la résolution russe visait au contraire à soutenir le dialogue national au Venezuela : «Depuis le début, nous avons soutenu l’initiative très précoce du Mexique et de l’Uruguay en faveur de la création des conditions propices à un dialogue national avec la participation des forces politiques en présence au Venezuela.»

Le ministre a également précisé que le président Nicolas Maduro avait «immédiatement exprimé son engagement» pour entrer dans de tels pourparlers avec l’opposition, mais que cette proposition avait été torpillée par les pressions des représentants américains. Selon Sergueï Lavrov, les Etats-Unis ont perdu «tout sens commun» concernant la crise vénézuélienne.

Lors d’une interview accordée à la chaîne CBS, le président américain, Donald Trump, avait réaffirmé le 3 février que l’intervention de l’armée américaine au Venezuela était «une option» envisagée face à la crise politique qui secoue le pays.

Washington avait déjà clairement dit, ces derniers mois comme ces derniers jours, que «toutes les options» étaient sur la table.

Lire aussi : «Vers l’arbitraire et le bain de sang» : la Russie avertit contre toute déstabilisation du Venezuela

https://francais.rt.com/international/59041-venezuela-selon-lavrov-conseil-securite-acceptera-jamais-la-resolution-americaine

Alerte rouge pour l’Europe : quand l’administration Trump ET son ennemi George Soros voient l’UE comme une URSS en phase terminale

Crise de l’UE
Alerte rouge pour l’Europe : quand l’administration Trump ET son ennemi George Soros voient l’UE comme une URSS en phase terminale

Atlantico : En décembre dernier, à Bruxelles, Mike Pompeo demandait aux Etats européens de placer les intérêts de leurs populations avant celles des technocrates, tout en félicitant les pays qui réaffirmaient leur souveraineté. Dans le même temps, George Soros accuse les dirigeants bruxellois de ressembler de plus en plus au Poltiburo lors de l’effondrement de l’URSS. Face à de tels jugements extérieurs, provenant d’anciens « amis »  quel peut encore être le souffle européen pour survivre ?

Maxime Tandonnet : Les Etats-Unis, en particulier les administrations républicaines, n’ont jamais été très favorables à l’Union européenne, privilégiant les relations bilatérales d’Etat à Etat. Maintenant, les propos que vous citez sont symptomatique d’un phénomène qui est celui du bouc émissaire. Parler de Politburo de l’URSS est totalement excessif et déplacé. L’Europe, non pas en tant que l’Union européenne (UE), mais qu’entité géographique regroupant quelque 500 millions d’hommes et de femmes, réunis par une histoire et un patrimoine culturel commun connaît une crise grave à l’échelle des décennies. Son déclin démographique, technologique, scientifique est profond et durable. Elle vit dans la hantise de son passé – esclavagisme, colonialisme – source de la repentance. Elle se révèle totalement divisée, impuissante et démunie face à un événement comme la crise migratoire de 2015-2017. Elle se déchire entre une Allemagne puissante économiquement et les pays du Sud en pleine débâcle industrielle. Des forces impressionnantes de la division sont à l’oeuvre: Brexit, conflit franco-italien, montée des votes anti-système. Alors, dans ce contexte dramatique, de malaise extrême, l’UE, est la victime émissaire toute trouvée. Il est facile pour les Américains comme pour les Européens eux-mêmes, d’en faire la responsable de tous les maux. L’idéologie et les fantasmes s’emparent de la question européenne. Les pourfendeurs de L’UE et ses adorateurs – qui accusent les premiers de lèpre populiste – se livrent à une guerre idéologique totalement déconnectée des faits et du monde des réalités. La vérité, c’est que l’UE n’est en rien un colosse tout puissant qui imposerait sa loi d’airain aux Etats. Elle n’est pas la principale responsable de la tragédie européenne qui a des causes bien plus profondes de civilisation. Mais elle n’a pas non plus été capable de l’empêcher ni même de l’atténuer.

Quelle pourrait être la nature d’un sursaut européen, et quel pourrait être le vecteur politique d’une telle transformation ?

Qu’est-ce que l’Europe avant tout ? Une réalité géographique, culturelle, historique, économique, un ensemble de nations unies par une solidarité extrêmement forte face aux menaces planétaires. Il faut réfléchir à une refondation de l’Europe sur des bases différentes. Il faut moins de bureaucratie, de normes, de directives et règlements, de jurisprudences, imposées depuis Bruxelles. Il faut au contraire, davantage de volonté politique commune, de mise en commun des forces, des moyens, des interventions conjointes par exemple pour combattre les passeurs criminels et esclavagistes qui sévissent au sud de la Méditerranée et accumulent des fortunes gigantesques au prix du sang et des larmes de millions de personnes. Il faut que l’Europe mette en commun ses forces économiques pour soutenir le développement économique et social des pays du Sud. Moins de bureaucratie, plus de politique et de volonté : voilà la clé de l’avenir. La question n’est pas « plus ou moins » d’Europe, mais de penser l’Europe autrement, dans une perspective dynamique et de bon sens. A l’origine du traité de Rome en 1957, il avait un sens très précis : « une union toujours plus étroite entre les peuples. » Il faudrait se poser la question : pourquoi l’Europe donne-t-elle le sentiment de s’éloigner tous les jours un peu plus de cet idéal européen? Et comment refonder une Europe sur des bases plus démocratiques et proches des préoccupations des Européens ? Mais est-on seulement capable d’ouvrir les yeux  à ce sujet ? Rien n’est moins évident tant les dogmes et les tabous ruinent toute tentative de réflexion. Et puis, il y a l’héritage gaullien de l’Europe, celui de la réconciliation franco-allemande et celui du plan Fouchet. Enterré en 1960, ce dernier voulait une Europe fondée, non sur des règles bureaucratiques, mais sur la volonté commune de gouvernements agissant collectivement, dans le cadre d’une politique unifiée. La question n’est évidemment pas de revenir sur de vieux débats qui remontent à plus d’un demi-siècle. Elle est plutôt de s’inspirer des messages des pères fondateurs de l’Europe, dans leur diversité, de Monnet à de Gaulle, pour tenter de définir une nouvelle voie et de réconcilier l’Europe avec elle-même.

La construction du gazoduc Nord Stream 2 menacée par la France

7 février 2019 / 15:40 / il y a 3 jours

La construction du gazoduc Nord Stream 2 menacée par la France

 

 

PARIS (Reuters) – La France a annoncé jeudi son soutien à la révision de la directive européenne sur le gaz, une position susceptible de remettre en cause la construction du pipeline Nord Stream 2 entre la Russie et l’Allemagne.

Le logo du projet de gazoduc Nord Stream 2 lors du Forum Economique International de Saint-Pétersbourg 2017. La France a annoncé jeudi son soutien à la révision de la directive européenne sur le gaz, un changement de position susceptible de remettre en cause la construction du pipeline Nord Stream 2 entre la Russie et l’Allemagne. /Photo d’archives/REUTERS/Sergei Karpukhin

En révisant cette directive, l’exécutif européen souhaite étendre sa juridiction en matière de marchés de l’énergie et avoir son mot à dire sur le gazoduc conçu pour relier la Russie à l’Allemagne à travers la mer Baltique, et voulu par Berlin.

Dans sa forme actuelle, le gazoduc détenu par la compagnie d’Etat russe Gazprom et dont la construction a déjà commencé (l’achèvement est prévu en 2020), dérogerait aux nouveaux critères européens renforcés.

Pour éviter de voir le projet contrarié, Berlin oeuvre en coulisses auprès des autres capitales européennes pour réunir une minorité de blocage et empêcher le vote du texte, a-t-on appris de sources diplomatiques.

“La révision de la directive gaz a pour but d’appliquer les règles du troisième paquet énergie à tous les gazoducs avec les pays tiers entrant sur le territoire européen. La directive révisée s’appliquerait au projet Nord Stream 2”, a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères lors d’un point de presse électronique.

“La France compte soutenir l’adoption d’une telle directive. Les travaux se poursuivent avec nos partenaires, en particulier avec l’Allemagne, sur les modifications qui pourraient être apportées au texte”, a-t-elle ajouté.

UN SOUTIEN DÉCISIF

Les Européens sont divisés sur la question : les pays de l’Est, scandinaves et de la Baltique voient d’un mauvais oeil le gazoduc long de 1.225 kilomètres, soulignant le risque d’une dépendance de l’UE à l’égard de Moscou, tandis que d’autres, comme l’Allemagne, font valoir ses bénéfices économiques.

Jusqu’alors, les alliés de Berlin, dont la France, l’Italie et l’Espagne, semblaient réticents à aller contre la volonté du gouvernement allemand.

“La position francaise était connue des autorités allemandes. On avait pris la décision de ne pas s’exprimer publiquement”, précise-t-on de source diplomatique française.

De source européenne, on estime ce soutien potentiellement décisif, dans la mesure où il rendra plus difficile l’obtention d’une minorité de blocage par Berlin.

Le projet, dénoncé par les Etats-Unis, est financé pour moitié par le russe Gazprom, avec une participation du français Engie, des allemands Uniper et Wintershall, de l’autrichien OMV et de l’anglo-néerlandais Shell, chacun à hauteur de 10%. Autant de groupes pour lesquels la directive entraînerait des incertitudes.

L’Allemagne ne deviendra pas dépendante de la Russie pour son approvisionnement en gaz à cause du gazoduc Nord Stream 2, a assuré jeudi la chancelière allemande Angela Merkel, en visite en Slovaquie.

La révision de la directive a reçu l’aval du Parlement européen en mars, un feu vert qui ouvre la voie à une adoption rapide de la réglementation si le Conseil européen réunissait une majorité pour l’approuver.

John Irish, Jean-Baptiste Vey et Julie Carriat à Paris, Paul Carrel, Andreas Rinke et Markus Wacket à Berlin, édité par Yves Clarisse

 

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN1PW1PM-OFRTP

Quelques mauvaises nouvelles pour l’empire…

Quelques mauvaises nouvelles pour l’empire…

Publié le 10 Février 2019 par Observatus geopoliticus in Etats-Unis, Amérique latine, Russie, Europe, Gaz

Si l’empire tente de réagir à son lent mais inexorable déclin et même de contre-attaquer, les tuiles continuent de s’accumuler. Ces derniers jours ont été particulièrement prolixes en mauvaises nouvelles, aussi un rapide tour d’horizon n’est-il pas inutile…

Au Venezuela, Maduro a sorti les S-300 de leur housse. Nul doute que ce geste, qui vise à refroidir les têtes brûlées de Washington si l’envie leur prenait de faire un petit tour dans les cieux bolivariens, sera étudié de près par le Pentagone.

Eh oui, Moscou avait vendu son système à Caracas au début des années 2010, ce que tout le monde avait oublié. Si, à l’époque, cela pouvait paraître quelque peu folklorique, la crise actuelle ramène le sujet sur le devant de la scène. Certes, les S-300 sont théoriquement peut-être un peu justes face aux chasseurs de cinquième génération, même si ce qui se passe dans le ciel syrien tendrait à prouver le contraire. C’est en tout cas une belle épine dans le pied impérial, ce que les spécialistes appellent une « bulle de déni » ou, en termes ronflants, un « environnement non-permissif ».

Les Russes (et les Chinois) iront-ils plus loin et franchiront-ils le Rubicon en s’installant militairement au Venezuela ? Selon certains, cette sanctuarisation d’un pays menacé par Washington ferait tache d’huile et beaucoup se précipiteraient à Moscou et Pékin pour demander leur propre protection. Une opportunité historique pour l’ours et le dragon d’assumer le leadership mondial. A suivre…

En Syrie, Daech est lessivé et le « califat » ne s’étend plus que sur quelques kilomètres carrés. le long de l’Euphrate. La question du retrait US revient donc en force sous les feux de l’actualité. Le Donald, qui donne du mou au Deep State par ailleurs (par exemple au Venezuela), tient tête à ses généraux et à l’hystérique clique impériale. Sauf énorme surprise, le retrait aura bien lieu. Et l’arrivée temporaire de troupes supplémentaires avant le départ ne devra pas être vu comme un reniement mais, au contraire, comme une preuve supplémentaire du repli : il faut du personnel, logistique ou autre, pour plier les bagages.

Le Pentagone tremble. Wall Street aussi… Russes et Européens parlent en effet de la possibilité d’abandonner totalement le dollar dans leurs échanges pour le remplacer par l’euro. Attention, nous n’en sommes encore qu’au stade de la réflexion. Les négociations puis la prise de décision prendraient des mois, voire plus. Pas d’emballement, donc, mais une chose est sûre : ce serait un coup terrible porté à la domination du dollar, donc des Etats-Unis.

Les euronouilles font d’ailleurs montre d’une inhabituelle autonomie vis-à-vis de tonton Sam et, comme nous le prévoyions, le coup de tonnerre de l’élection du Donald n’y est pas étranger, lui qui a brouillé les pistes et mis le système impérial sens dessus dessous. Ainsi, les gazoducs russes avancent eux aussi vers le Vieux continent.

Bruxelles a donné sa bénédiction au passage d’une ligne du Turk Stream par la Serbie, au prix de quelques aménagements mineurs. MacCainistan doit se retourner dans sa tombe, lui qui avait tout fait pour torpiller, avec succès, le South Stream.

Quant au Nord Stream II, une vieille connaissance des habitués du blog, la France de Micron Ier a d’abord créé la surprise jeudi en soutenant la révision d’une directive européenne sur le gaz, susceptible de mettre des bâtons dans les roues du pipeline. Ce coup bas porté à Berlin a fait s’interroger la presse teutonne : l’occupant de l’Elysée se serait-il aplati devant les pressions américaines ? En réalité, le pet du cerveau du président français n’a pas duré bien longtemps et a sans doute plus à voir avec des manœuvres internes à l’UE qu’avec le tube lui-même. Un accord a été trouvé, déblayant les derniers obstacles.

 

 

Huawei réfute les accusations de l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Union européenne

Huawei réfute les accusations de l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Union européenne

© Chine Nouvelle (Xinhua), Le 08/02/2019 05:15

Dans une des déclarations publiques les plus fortes jamais prononcées, un haut responsable de la société de technologie chinoise Huawei a réfuté jeudi soir les discours alarmistes au sujet de l’entreprise.

Dans une salle de bal de Bruxelles où étaient rassemblés plus de 100 invités, principalement européens, l’envoyé de Huawei auprès des institutions de l’Union européenne s’est lancé dans une vigoureuse défense du géant chinois de la technologie.

« Récemment, certains pays et hommes politiques n’ont cessé d’attaquer Huawei. Nous sommes choqués, mais aussi parfois amusés, par ces allégations sans fondement et insensées », a déclaré Abraham Liu, vice-président de Huawei pour la région européenne et représentant en chef auprès des institutions de l’Union européenne.

« Par exemple, hier, l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Union européenne, M. Gordon Sondland, a déclaré qu’une personne se trouvant à Beijing pouvait faire sortir à distance une voiture de la route à partir du réseau 5G et tuer la personne qui s’y trouvait. C’est une insulte à l’intelligence des gens, sans parler des experts technologiques du monde entier », a dit M. Liu.

« Exclure Huawei du marché ne signifie pas que le réseau est sûr. Par exemple, les équipements Huawei ne sont pas utilisés dans les réseaux américains, mais les Etats-Unis possèdent-ils pour autant le réseau le plus sécurisé ? La réponse est non », a souligné M. Liu.

La société possède un excellent bilan en matière de cyber-sécurité, a-t-il ajouté, avec des dispositifs approuvés par de multiples analyses strictes faites par de nombreux régulateurs et opérateurs.

Parmi les partenaires européens de Huawei, on compte des grands opérateurs de télécommunication tels que Deutsche Telekom, British Telecom, Vodafone, Orange, Proximus, etc.

Ces partenaires « ont publiquement entériné leur confiance en Huawei. Je me félicite de ces approches sensées », a déclaré M. Liu.

« La cybersécurité devrait rester un problème technique, et non un problème idéologique. Parce que les problèmes techniques pourront toujours être résolus avec les bonnes solutions, ce qui ne sera pas le cas pour un problème idéologique », a-t-il ajouté.

 

https://chine.in/actualite/cn/huawei-refute-les-accusations-ambassadeur-des_116452.html

Vassaux et résistants

Vassaux et résistants

Publié le 8 Février 2019 par Observatus geopoliticus in Etats-Unis

Depuis l’élection trumpienne, la tête de l’empire tangue. On sait que le Donald doit louvoyer avec son Deep State au bord de la crise de nerfs, donnant là (Iran, Israël, Chine, Venezuela) ce qu’il souhaite retirer ici (Russie, Syrie, Asie centrale). Mais si le système impérial pensait reprendre la Maison Blanche en 2020, il voit avec horreur émerger un présidentiable plus dangereux encore.

Nous avons plusieurs fois évoqué Tulsi Gabbard, notamment sur la Syrie :

Des membres clairvoyants du Congrès (si si, il y en a) ont très vite réagi en introduisant le Stop Arming Terrorists Act. Le nom parle de lui-même… La proposition a été présentée par la délicieuse Tulsi Gabbard, qui en plus d’être jolie est intelligente :

“Si vous ou moi finançons, armons ou supportons Al Qaeda ou l’EI, nous serions mis en prison selon la loi. Or le gouvernement américain viole cette loi depuis des années, en soutenant avec de l’argent, des armes et des renseignements* les partenaires d’Al Qaeda, de Jabhat Fateh al Sham et d’autres groupes terroristes qui luttent pour renverser le gouvernement syrien. Il est temps d’arrêter cette folie. »

Elle était même allée plus loin en janvier 2017 :

A la stupéfaction de la volaille médiatique états-unienne, elle vient de passer quatre jours en Syrie et a osé rencontrer « le monstre ». A son retour, pas repentante pour un sou, elle a doublé la mise sur la nécessité de voter le Stop Arming Terrorist Act avec cet argument de simple bon sens : « Beaucoup de Syriens m’ont demandé pourquoi Washington et ses alliés soutiennent les groupes terroristes alors que c’est Al Qaeda qui a attaqué les Etats-Unis le 11 septembre, pas la Syrie. Je ne pouvais rien leur répondre… »

Dans ces conditions, on imagine aisément que l’annonce de sa candidature à la présidentielle de 2020 a envoyé des ondes de choc dans l’Etat profond et la presstituée à son service. Il n’en fallait pas plus pour qu’un torrent de boue et de propagande s’abatte sur elle. Tout y passe : groupies des dictateurs, nationaliste hindoue, islamophobe, suprémaciste blanche (!), anti-LGBT (la grande mode bobo occidentale). Mais évidemment, l’accusation suprême, celle qui doit faire trembler Hollywood et frissonner dans les chaumières, n’est jamais loin : a-g-e-n-t   r-u-s-s-e.

Tulsi ne se démonte pas et double la mise en dénonçant les désastreuses opérations de changement de régime, en refusant la tentative de putsch au Venezuela et en déclarant tout de go qu’Assad n’est pas un ennemi des Etats-Unis. CNN en a avalé sa parabole de travers…

La journaloperie a d’ailleurs fort à faire par ailleurs. Pour vous donner une idée du niveau d’hystérie outre-Atlantique, la dernière en date est d’ors et déjà à classer au rang des perles rares. Sachez, bonnes gens, que Poutine et les Chinois menacent de faire mourir de froid les habitants… du Dakota ! Eh oui, vous ne le saviez pas, eux non plus, mais les andouilles de la MSN nous l’assurent la bouche en cœur. Mais après tout, n’est-ce pas Mika Brzezinski, la fifille de l’éminence grise lui-même, qui, dans un lapsus merveilleusement révélateur, confirmait que le rôle des médias était de « contrôler la pensée des gens » ?

A mesure qu’il dégringole et que les voix dissidentes sont chaque jour plus nombreuses, le système impérial s’arc-boute. L’Europe symbolise admirablement cet état de chose. Morts de trouille devant la montée des z’horribles populistes, les euronouilles se sont engagées dans une fuite en avant éperdue. Dans le rôle du parfait vassal, Micron excelle. Non content de brader les atouts de la France (fleurons industriels, siège à l’ONU etc.), il semble carrément vouloir hypothéquer son stock d’or ! Alors que les grands pays de la planète amassent le précieux métal pour se prémunir de la crise monétaire qui pointe son nez ou ne plus dépendre du dollar, Paris fait exactement l’inverse… en toute discrétion. Volonté d’entraîner la France dans une voie de non-retour et de ligoter tout futur gouvernement qui aurait des tendances souverainistes ? Connaissant l’eurolâtrie bêlante du pensionnaire de l’Elysée, c’est tout sauf impossible.

A l’inverse, l’Italie ne cesse d’étonner par son indépendance. Nous avons déjà vu que la nouvelle direction transalpine fait frémir l’euronouillerie et refuse de se soumettre aux diktats de Washington, notamment sur le Venezuela. Rome n’arrête pas de faire souffler le chaud et l’effroi sur l’échine impériale. La présidente du Sénat remet par exemple ouvertement en cause les sanctions anti-russes, ce que Salvini avait déjà fait publiquement en Pologne (!) lors d’une visite officielle le mois dernier.

Cerise sur le gâteau, la récente visite du vice Premier ministre italien aux Gilets Jaunes a offusqué le pygmée élyséen, scandalisé devant cette « ingérence inacceptable ». Il était une fois un certain hôpital et une certaine charité Blessé dans son incommensurable orgueil, il a rappelé son ambassadeur à Rome, du jamais vu depuis 1940. Enième exemple de l’hystérisation d’un système qui se dirige vers sa fin.

Le monde a plus besoin que jamais que la Chine et les Etats-Unis travaillent ensemble (ambassadeur chinois)

Le monde a plus besoin que jamais que la Chine et les Etats-Unis travaillent ensemble (ambassadeur chinois)

© Chine Nouvelle (Xinhua), Le 07/02/2019 17:57

L’ambassadeur de Chine aux Etats-Unis, Cui Tiankai, a déclaré mercredi que le monde avait besoin plus que jamais que la Chine et les Etats-Unis travaillent ensemble.

Dans un discours prononcé lors de la réception donnée pour le 40e anniversaire des relations diplomatiques sino-américaines et à l’occasion du Nouvel An chinois, il a noté que le monde connaissait des changements profonds, estimant que cela exigeait que les deux pays travaillent ensemble.

« De nouveaux défis mondiaux ne cessent d’émerger. Plus que jamais, le monde a besoin que la Chine et les Etats-Unis travaillent en commun », a-t-il lancé.

« Nos peuples ont besoin que nous travaillions ensemble. Alors que nos intérêts communs se multiplient, nous devrions continuer d’élargir et d’approfondir notre coopération sur la base des progrès obtenus au cours des quatre dernières décennies », a déclaré le diplomate.

Pour M. Cui, ces 40 années de relations sino-américaines ont fait que les deux pays se sont rapprochés davantage sur une série de dossiers régionaux et mondiaux, tels que la résolution de la crise financière mondiale et la recherche d’une solution politique à la situation dans la péninsule coréenne.

La réception s’est tenue en présence du ministre américain du Commerce Wilbur Ross, du responsable de l’Asie au Conseil de sécurité nationale, Matt Pottinger, ainsi que plusieurs élus du Congrès et près de 750 invités.

La République populaire de Chine et les Etats-Unis ont officiellement établi des relations diplomatiques le 1er janvier 1979. Dans les quatre décennies qui ont suivi, les relations sino-américaines ont connu des progrès stupéfiants, dépassant largement les attentes de beaucoup.

Les échanges commerciaux bilatéraux ont considérablement progressé, passant de 2,5 millards de dollars à la fin des années 1970 à plus de 580 milliards de dollars en 2017, tandis que le montant des investissements réciproques est passé de pratiquement zéro à plus de 230 milliards de dollars.

https://chine.in/actualite/cn/monde-plus-besoin-que-jamais-que-les_116441.html