Archives pour la catégorie USA

Dé-dollarisation

Dé-dollarisation


Le plan de l’UE visant à lutter contre la domination du dollar ne fonctionnera pas sans la Russie


Euro banknotes


Par Sputniknews – Le 5 décembre 2018 – Source sputniknews.com

Sputnik_logoLe plan de la Commission européenne, récemment divulgué, visant à réduire considérablement la dépendance du bloc vis-à-vis du dollar ne fonctionnera pas sans la participation de la Russie, a noté Ivan Danilov, un collaborateur de Sputnik, suggérant que Paris et Berlin devraient étouffer leurs sentiments anti-russes. 

Il semble que le billet vert puisse finalement se retrouver dans une situation difficile, étant au moins en partie privé de son « privilège exorbitant» : l’Union européenne a élaboré un plan pour lutter contre la domination du dollar sur les marchés mondiaux.

Le 3 décembre, Bloomberg a annoncé avoir obtenu un document de la Commission européenne contenant une feuille de route détaillée sur la montée de l’euro, ajoutant que le projet serait publié par Bruxelles plus tard cette semaine.

« Il est possible pour l’euro de développer davantage son rôle mondial et de réaliser son plein potentiel, reflétant le poids politique, économique et financier de la zone euro », lit-on dans le projet.

A one euro coin is pictured on one US dollar notes on March 13, 2015 in Godewaersvelde, Northern France

Le document propose également d’utiliser l’euro comme devise par défaut dans les transactions énergétiques du bloc avec des pays tiers, ainsi que la création d’un index de référence libellé en euros pour le pétrole. Selon la Commission européenne, le bloc doit créer « un ensemble d’index de référence de taux d’intérêt dignes de confiance » sur les marchés financiers et « un système de paiement instantané entièrement intégré ».

Expliquant le raisonnement derrière cette décision, le projet expose que « des actions unilatérales extraterritoriales récentes par des juridictions de pays tiers comme dans le cas de sanctions à nouveau imposées sur l’Iran, ainsi que des défis récents aux règles internationales de la gouvernance et du commerce sont une alarme quant à la souveraineté économique et monétaire de l’Union européenne ».

Le document fait clairement référence au retrait unilatéral du président américain Donald Trump de l’accord nucléaire avec l’Iran (JCPOA), et à la reprise des sanctions contre la République islamique, qui ont gravement porté atteinte aux intérêts des entreprises européennes.

Swift payment systemDe plus, à en juger par le projet, le bloc européen cherche une alternative viable à SWIFT (Système informatisé de compensation internationale). Bien que l’organisme soit localisé en Europe, il est de facto subordonné aux US. Ainsi, SWIFT a déconnecté les institutions financières de l’Iran, y compris la banque centrale du pays, au début du mois, indépendamment du fait que les signataires du traité JCPOA, y compris l’UE, s’engageaient à plusieurs reprises à respecter les termes de l’accord nucléaire avec l’Iran.

« Bien que les propositions ne soient pas une législation contraignante, leur adoption potentielle par le bloc pourrait renverser le marché mondial de l’énergie », a averti Bloomberg.

Banknotes and coins of the United States

Ivan Danilov, contributeur à Sputnik et économiste, a souligné que, même s’il est peu probable que l’UE mette en place les nouveaux mécanismes financiers du jour au lendemain, le document sonne l’alarme pour le dollar.

Selon l’économiste, la décision du bloc d’acheter des hydrocarbures en euro pourrait porter un coup dur au billet vert, l’UE demeurant le plus gros importateur d’énergie au monde. Ses contrats énergétiques annuels s’élèvent habituellement à environ 341 milliards de dollars.

L’initiative de l’Union européenne a toutefois bien plus à offrir que ce que l’on pourrait croire, a souligné Danilov.

« Ce qui est remarquable dans le grand dessein de la Commission européenne, c’est que le plan ne fonctionnera pas sans la Russie. Cela signifie que Paris et Berlin devront probablement avaler légèrement leurs pulsions antirusses, car elles auront besoin de la coopération de Moscou sur cette question vitale », a souligné l’économiste.

En outre, la Russie reste le principal fournisseur d’énergie de l’Union européenne, a-t-il ajouté. Tout ce qui précède « crée les conditions pour que l’industrie énergétique russe passe aux règlements en monnaie européenne ».

The Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (SWIFT)Dans le même temps, le 27 novembre, le ministère russe des Finances a émis un emprunt obligataire à 7 ans d’une valeur d’un milliard d’euros (avec un rendement de 3,0%). Selon Leonid Bershidsky, de Bloomberg, le passage de la Russie à l’euro faisait partie du plan global de dé-dollarisation de Moscou.

« Si le test et le plan aboutissent, l’Union européenne aura un allié improbable mais important pour renforcer le rôle mondial de sa monnaie commune », a prédit M. Bershidsky.

Danilov estime que le plan de la Commission européenne devrait susciter une réaction ferme de Washington : « La réduction de la zone dollar n’est rien de moins qu’une menace existentielle pour l’économie et le système financier américains ».

Cependant, la colère des États-Unis est susceptible de profiter à l’UE et à la Russie, car elle pourrait faciliter leur rapprochement, estime l’économiste.

Sputniknews

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/de-dollarisation

 

Publicités

Après l’attaque de Strasbourg, Trump se dit conforté dans l’idée d’un mur frontalier

Après l’attaque de Strasbourg, Trump se dit conforté dans l’idée d’un mur frontalier

Washington – Quel lien entre la fusillade meurtrière à Strasbourg et la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis? Pour Donald Trump, il est évident: il faut verrouiller les frontières.

« Encore une terrible attaque terroriste en France. Nous allons encore plus renforcer nos frontières », a lancé mercredi matin le président américain dans un tweet.

L’auteur de la fusillade de Strasbourg mardi soir, un homme âgé de 29 ans et fiché pour radicalisation islamiste, est pourtant né dans la ville. Toujours en fuite, il est activement recherché par les forces de l’ordre et était connu des services de police pour des faits de droit commun.

Des témoins de l’attaque, qui a fait deux morts et un blessé en état de mort cérébrale, en plus d’une douzaine d’autres blessés, ont entendu l’assaillant crier « Allah Akbar », a indiqué mercredi le procureur de Paris, Rémy Heitz, ajoutant que « quatre proches » du suspect, Chérif C., étaient en garde à vue.

« Chuck et Nancy doivent nous donner les votes pour que nous ayons davantage de Sécurité à la Frontière! », a poursuivi le président américain, en allusion à Chuck Schumer, chef des démocrates au Sénat américain, et Nancy Pelosi, qui devrait prendre en janvier la tête de la Chambre des représentants.

Le président avait reçu « Chuck et Nancy » la veille dans le Bureau ovale, ce qui avait donné lieu à des échanges très vifs sur le mur à la frontière du Mexique promis par Donald Trump en campagne, les démocrates refusant de donner les voix nécessaires au Congrès pour le financer.

« Les démocrates et le président Obama ont donné 150 milliards de dollars à l’Iran et n’ont rien eu en échange, mais ils ne peuvent pas donner cinq milliards de dollars pour la Sécurité Nationale et un Mur? », a-t-il encore tempêté sur Twitter.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a lui aussi invoqué l’attaque de Strasbourg pour appuyer l’idée d’un mur, l’une des promesses de campagne phare de M. Trump en 2016.

« A chaque fois que nous augmentons le nombre de personnes ici qui risquent de devenir radicalisées, nous augmentons le risque pour les citoyens américains », a dit M. Pompeo à Fox News.

« Nous devrions le construire », a-t-il dit à propos du mur. « Nous devrions faire le nécessaire pour contrôler l’afflux de personnes dans notre pays » afin qu’il soit seulement « légal », a-t-il ajouté.

Mais le secrétaire d’Etat n’a pas répondu à la question de savoir si le Mexique allait payer pour le mur –ce que le président Trump a répété à l’envi pendant ses meetings de campagne– et a indiqué qu’il travaillait avec le Mexique pour empêcher l’immigration à la source, à savoir au Salvador, au Guatemala et au Honduras.

« Franchement, la chose la plus importante que nous puissions faire est de stopper le flot en provenance de ces trois pays », a-t-il dit.

iba-sct/la

TWITTER

(©AFP / 12 décembre 2018 16h02)

https://www.romandie.com/news/Apr-s-l-attaque-de-Strasbourg-Trump-se-dit-confort-dans-l-id-e-d-un-mur-frontalier/979346.rom

Dedo pour l’empire

Dedo pour l’empire

Publié le 9 Décembre 2018 par Observatus geopoliticus in Economie, Etats-Unis

Le hasard faisant bien les choses, dedo(llarisation) signifie « doigt » en espagnol. Il est vrai que le grand mouvement planétaire d’abandon progressif du billet vert doit être particulièrement douloureux pour le système financier américain, pilier de la domination impériale durant des décennies.

Continuant sur la lancée de ce qu’il dit depuis longtemps et avec son célèbre sens de la formule, le facétieux président russe s’en est donné à cœur joie il y a quelques jours en parlant de la sanctionnite aiguë de Washington : « Ce n’est pas nous qui quittons le dollar, c’est le dollar qui nous quitte. Ceux qui prennent de telles décisions ne se tirent pas une balle dans le pied, mais plus haut. »

Pour la Russie, le Wall Street Journal lui-même doit reconnaître que cela commence à porter ses fruits. Même les euronouilles, lassés de toujours payer les pots cassés, veulent s’y mettre, notamment dans les échanges avec l’Iran. Et l’on ne compte plus les pays qui se sont déjà partiellement engagés dans la voie de la dédollarisation. Nous les avons régulièrement cités dans ces Chroniques.

Dernier exemple en date : l’Inde et les Emirats Arabes Unis ont signé un accord SWAP pour commencer à commercer dans leurs monnaies respectives. Objectif avoué : squizzer le dollar dans leurs échanges.

La confiance est, et a toujours été, l’un des fondements de la domination des empires. Que des pays peu suspects d’anti-américanisme comme ces deux-là en arrivent à cette décision montre à quel point la perte de confiance envers Washington s’est durablement installée sur notre planète. Prémisse inévitable du déclin…

 

*****

Chers amis, désolé pour cette longue interruption mais j’étais extrêmement occupé ce dernier mois. Les choses devraient maintenant rentrer dans l’ordre.

Bien à vous tous et merci encore de votre confiance.

Rappelez-vous l’incident de Crimée en 1988

Rappelez-vous l’incident de Crimée en 1988

Washington a annoncé son intention d’envoyer un de ses navires en mer d’Azov pour y faire respecter les droits des Ukrainiens. Cependant, au vu du passé récent, cette opération pourrait mal tourner. Valentin Vasilescu revient sur un incident méconnu survenu entre les États-Unis et l’Union soviétique en 1988.

| Bucarest (Roumanie)

+
JPEG - 23.5 ko

L’incident du 25 novembre 2018 a été résolu par les petits navires Izumrud et Don de la police des frontières sans la participation des navires de la Flotte russe de la mer Noire.

Le secrétaire d’État états-unien Mike Pompeo a dit qu’il envoyait un grand navire de guerre pour forcer les autorités russes à respecter la liberté de navigation dans le détroit de Kertch. Ils vont probablement essayer de passer de la mer Noire à la mer d’Azov. Le navire en question devrait être un destroyer de classe Arleigh Burke ou un croiseur de classe Ticonderoga de la 6ème flotte en Méditerranée.

Si le navire états-unien ne sollicite pas une autorisation d’entrée de 48 heures aux autorités portuaires russes ou si l’autorisation n’est pas approuvée, il sera dans la même situation que les navires militaires ukrainiens, le 25 novembre. Dans le pire des cas, nous pourrions assister à la répétition de l’incident du 12 février 1988, un épisode honteux pour les États-Unis, gardé secret par le Pentagone.

Il y a 30 ans, le croiseur porteur de missiles USS Yorktown (CG-48) de la classe Ticonderoga (9 800 tonnes) et le destroyer USS Caron (DD-970) ont traversé secrètement le détroit des Dardanelles et le Bosphore et ont navigué en silence radio dans la mer Noire, profitant du déploiement en Méditerranée, lors d’un exercice naval, du croiseur Moskova et trois destroyers de la Flotte de la mer Noire de l’URSS. Cependant, les deux bâtiments états-uniens avaient été suivis à distance par plusieurs petits navires soviétiques. Les navires US n’ont pas répondu aux sommations radio des autorités soviétiques leur demandant de changer de direction et se sont infiltrés de sept miles à l’intérieur des eaux territoriales de l’URSS, près de Sébastopol.

Ce que le Pentagone avait décidé, c’était d’exercer un « droit de passage inoffensif » dans les eaux territoriales soviétiques. Devant cette situation, les frégates soviétiques Bezzavetniy (3 300 tonnes) et SKR-6 (1 150 tonnes) se sont approchées à grande vitesse, ont choisi des positions d’approche optimales et sont entrées en collision avec les navires US.

Bien que les frégates soviétiques soient 3 à 4 fois plus petites que les navires états-uniens, elles étaient plus robustes et mieux placées. L’accident a causé d’importants dégâts au croiseur Yorktown : 4 des 8 missiles mer-mer Harpoon et le hangar pour hélicoptères ont été démolis. Un incendie s’est déclaré sur le pont de Yorktown. Les navires US sont repartis, quittant immédiatement les eaux territoriales soviétiques et ont foncé vers le détroit du Bosphore. Après cet incident, il a été ordonné aux navires de la 6ème flotte états-unienne de rester à plus de 120 milles de la Crimée.

Traduction
Avic
Réseau International

http://www.voltairenet.org/article204271.html

Les Cinq Yeux contre Huawei

Les Cinq Yeux contre Huawei

+

Washington a demandé à Ottawa l’arrestation de Meng Wanzhou et son extradition. La jeune femme est directrice financière et fille du fondateur de Huawei, le géant chinois des télécoms. Elle a été arrêtée le 6 décembre 2018 au Canada.

La guerre entreprise par Washington contre Huawei a une raison profonde et quantité de justifications de façade.

Le fond du problème, c’est que la firme chinoise utilise un système de cryptage qui empêche la NSA d’intercepter ses communications. De nombreux gouvernements et services secrets dans le monde non occidental ont commencé à s’équiper exclusivement de matériels Huawei afin de protéger la confidentialité de leurs communications.

Les justifications de façade sont alternativement de vol de propriété intellectuelle, de commerce avec l’Iran et la Corée du Nord, et de violer les règles de la concurrence en bénéficiant de subventions nationales.

Les États membres du système d’espionnage électronique des Cinq Yeux —Australie, Canada, États-Unis, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni— ont commencé à exclure Huawei de leurs appels d’offre.

http://www.voltairenet.org/article204253.html

Syrie: Washington accuse Moscou d’avoir aidé à mettre en scène une attaque chimique

Syrie: Washington accuse Moscou d’avoir aidé à mettre en scène une attaque chimique

Washington – Washington a accusé vendredi Damas et Moscou d’avoir voulu « saper » un cessez-le-feu fragile dans la province rebelle d’Idleb en Syrie, en propageant la thèse d’une attaque chimique dans la ville d’Alep, conduite selon le régime de Bachar al-Assad par des « groupes de l’opposition ».

Washington assure au contraire que c’est le régime syrien qui a utilisé des gaz lacrymogènes à l’encontre de civils le 24 novembre, pour faire croire à l’idée d’une attaque au chlore menée par les rebelles, a déclaré le porte-parole du département d’Etat américain, Robert Palladino, dans un communiqué.

Le ministère de la Défense russe avait assuré que des rebelles avaient lancé des grenades contenant du chlore dans la ville d’Alep, tenue par les forces gouvernementales. Les médias syriens avaient rapporté qu’une centaine de personnes étaient hospitalisées pour des difficultés respiratoires.

Washington a déclaré avoir des « informations crédibles » montrant que ce récit était faux.

« Les Etats-Unis sont très préoccupés du fait que des responsables pro-régime ont gardé le contrôle du site de l’attaque dans sa suite immédiate, leur permettant potentiellement de fabriquer des échantillons et de contaminer le site avant une enquête en bonne et due forme par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques » (OIAC), a déclaré M. Palladino.

« Nous mettons en garde la Russie et le régime contre toute manipulation du site de l’attaque présumée et les appelons à assurer la sécurité d’inspecteurs impartiaux, indépendants, afin que les responsables puissent rendre des comptes », a-t-il ajouté.

– « Saper la confiance » –

Selon lui, la Russie et la Syrie ont « utilisé » cette attaque présumée « comme une opportunité pour saper la confiance dans le cessez-le-feu d’Idleb », ultime grand bastion de l’opposition au président Bachar al-Assad.

Dans un communiqué similaire, le Royaume-Uni a déclaré qu’il était « très peu probable » que du chlore ait été utilisé ou que l’opposition soit impliquée.

Ces accusations américaines « servent à distraire le public des crimes commis par l’aviation américaine dans l’est de ce pays », a réagi l’ambassade russe à Washington dans un message posté sur Facebook.

Un responsable américain, parlant sous couvert d’anonymat, a expliqué qu’après l’attaque présumée, la Russie et la Syrie avaient immédiatement soulevé les soupçons en communiquant de façon similaire.

Il a également affirmé que des témoins n’avaient pas rapporté d’odeur de chlore caractéristique de telles attaques.

« Des analyses techniques des vidéos et des images de munitions restantes indiquent que les mortiers décrits par les médias russes ne conviennent pas pour le tir de chlore », a-t-il dit.

Les Etats-Unis — ainsi que d’autres gouvernements occidentaux, l’ONU et des organisations de défense des droits humains– ont régulièrement accusé le régime syrien d’attaques chimiques.

La Russie avait répondu par des frappes aériennes sur la province d’Idleb, fragilisant cette trêve en vigueur depuis la mi-septembre.

Le 4 avril 2017, une attaque au gaz sarin à Khan Cheikhoun avait fait plus de 80 morts, dont plus de 30 enfants selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme. En octobre 2017, les experts de l’ONU et de l’OIAC ont pointé du doigt le régime.

La Russie a rejeté les conclusions des enquêteurs qui ont estimé fin octobre que le régime syrien était responsable de cette attaque au gaz sarin.

(©AFP / 08 décembre 2018 02h51)

https://www.romandie.com/news/Syrie-Washington-accuse-Moscou-d-avoir-aid-mettre-en-sc-ne-une-attaque-chimique/978030.rom

 

L’Américaine Nikki Haley n’arrive pas à faire condamner le Hamas à l’ONU

L’Américaine Nikki Haley n’arrive pas à faire condamner le Hamas à l’ONU

L’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley lors d’une réunion du Conseil de sécurité le 26 novembre 2018 / © AFP/Archives / Don EMMERT

Les Etats-Unis ne sont pas parvenus jeudi à faire condamner le mouvement islamiste palestinien Hamas par l’Assemblée générale de l’ONU, la résolution de l’ambassadrice américaine Nikki Haley ne recueillant pas la majorité nécessaire à son adoption.

Au préalable, le Koweït avait, lors d’un vote de procédure gagné de seulement trois voix, obtenu qu’une règle d’une majorité aux deux tiers soit appliquée au texte américain malgré de vives critiques de Nikki Haley.

Le texte des Etats-Unis n’a recueilli que 87 voix, dont celles de l’Union européenne. Cinquante-sept pays ont voté contre et 33 se sont abstenus.

« Une simple majorité est requise », avait plaidé en vain Nikki Haley avant le scrutin, tenu avec une heure de retard en raison « de négociations de dernière minute », selon la présidence de l’Assemblée générale.

Cette enceinte, dont les résolutions n’ont pas de valeur contraignante, « n’a jamais rien dit sur le Hamas », avait ajouté la diplomate américaine, en dénonçant une « politique de deux poids deux mesures » aux dépens d’Israël.

« La décision (d’un vote de procédure) vise à entraver » l’adoption de la résolution américaine, « et mon frère du Koweït le sait très bien », avait ajouté l’ambassadrice américaine.

La règle des deux tiers a été approuvée par 75 voix, 72 pays s’exprimant contre –dont l’Union européenne– et 26 Etats se sont abstenus.

– « Affaire très personnelle » –

La présentation de sa résolution, soutenue par l’UE après un léger ajout de langage vague visant à soutenir une solution de paix au Proche-Orient sur la base des « résolutions pertinentes » déjà adoptées à l’ONU, constituait l’un des derniers faits d’armes de Nikki Haley, qui a récemment annoncé quitter ses fonctions en fin d’année.

Le chef du Hamas Ismaïl Haniya à Gaza le 21 août 2018n / © AFP/Archives / Anas BABA

Selon des diplomates, Nikki Haley, soutien inconditionnel d’Israël, avait fait de cette condamnation du Hamas « une affaire très personnelle ».

Son projet de texte condamnait « le Hamas pour des tirs répétés de roquettes en Israël et pour incitation à la violence, mettant la vie de civils en danger ». Il exigeait « que le Hamas et d’autres entités militantes incluant le Jihad islamique palestinien cessent toutes les provocations et activités violentes dont le recours à des engins aériens incendiaires ».

Sous la pression des Européens, les Palestiniens et les pays arabes avaient renoncé à amender le texte américain pour y introduire des rappels précis des résolutions liées à la demande d’une fin de l’occupation israélienne, au statut de Jérusalem-Est et à la solution de deux Etats dans les frontières reconnues en 1967, largement soutenue dans le monde.

Ils ont transformé leur amendement en projet de résolution qui devait être mis au vote dans l’après-midi à l’Assemblée générale de l’ONU.

L’objectif de l’Union européenne « était d’éviter une confrontation dont tout le monde serait sorti perdant », a expliqué un diplomate sous couvert d’anonymat. Il s’agissait aussi de préserver « l’unité de l’Union européenne », a-t-il ajouté.

« Personne ne comptait avancer » sur le processus de paix avec les textes en débat jeudi, a précisé cette source.

Le chef du Hamas Ismaïl Haniya s’était plaint dès le 28 novembre de la démarche américaine dans une lettre rare à la présidence de l’Assemblée générale de l’ONU. La missive, remise au représentant de l’ONU à Gaza, n’est cependant jamais arrivée à destination. Elle a été transmise au seul pouvoir légitime reconnu par l’ONU, à savoir l’Autorité palestinienne, qui l’a toujours en mains, selon une source onusienne.

(©AFP / (06 décembre 2018 23h20)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-L-Am-ricaine-Nikki-Haley-n-arrive-pas-faire-condamner-le-Hamas-l-ONU/977635.rom

L’Opep défie Trump mais apparaît timide sur la baisse de production envisagée

L’Opep défie Trump mais apparaît timide sur la baisse de production envisagée

Des policiers autrichiens gardent l’entrée du siège de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à Vienne, le 5 décembre 2018 / © AFP / JOE KLAMAR

Les producteurs de pétrole de l’Opep étaient réunis jeudi à Vienne pour convenir d’une baisse de production destinée à enrayer la chute des cours, n’hésitant pas à défier verbalement le président américain Donald Trump mais sans convaincre les marchés.

« Nous recherchons une baisse suffisante pour équilibrer le marché », a souligné le ministre saoudien de l’Energie, Khaled al-Faleh, poids lourd de l’organisation, avant le début de cette réunion cruciale.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui pompe environ un tiers du brut mondial, cherche à contrebalancer la chute des cours, qui ont accusé un recul de 30% ces deux derniers mois.

M. al-Faleh a plaidé jeudi pour une baisse de production d' »un million de barils par jour ». Mais ce niveau, inférieur aux attentes des marchés, a provoqué une nouvelle chute des cours à la mi-journée en cours d’échanges européens, le baril de Brent passant même sous les 60 dollars.

« L’Arabie saoudite a suggéré une baisse de la production plus faible que ce que le consensus estimait », a expliqué David Madden, analyste pour CMC Markets.

Alors que Ryad est contraint à un délicat jeu d’équilibriste vis-à-vis de son allié américain, le ministre saoudien a assuré ne pas vouloir se laisser dicter sa conduite.

Washington « n’est pas en position de nous dire ce que nous devons faire », a-t-il estimé devant la presse, ajoutant: « Je n’ai besoin de la permission de personne pour diminuer » la production.

Le président américain Donald Trump avait exhorté mercredi dans un tweet l’Opep à « maintenir sa production en l’état » afin de ne pas mécontenter les consommateurs. L’organisation a produit 32,99 millions de barils par jour en octobre, selon l’Agence internationale de l’énergie.

Tout en se disant opposé à une baisse de la production de son propre pays en raison des sanctions américaines, le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, a lui aussi ironisé jeudi sur le tweet de M. Trump.

« C’est la première fois qu’un président des Etats-Unis dit à l’Opep ce qu’elle doit faire », a-t-il relevé, ajoutant que l’administration américaine devrait « savoir que l’Opep ne fait pas partie du département américain de l’Energie ».

Le ministre a estimé que la plupart des pays de l’Opep visaient un prix du brut compris « entre 60 et 70 dollars ».

– Le rôle clé de la Russie –

L’ampleur réelle de la baisse de production reste donc la principale inconnue de la réunion, ainsi que celle qui pourrait être convenue vendredi lors d’une réunion entre l’Opep et ses partenaires, au premier rang desquels la Russie. Ces deux groupes, qui représentent plus de la moitié de l’offre mondiale, sont liés depuis fin 2016 par un accord de limitation de production.

Le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak, qui doit assister à la réunion de vendredi à Vienne, a souligné jeudi à Saint-Pétersbourg que son pays suivait « la situation réelle et l’évaluation réelle du marché ».

Mais il a rappelé qu’en plein hiver, les « conditions climatiques » russes rendaient « beaucoup plus difficile de réduire (la production) que pour d’autres pays », laissant entendre qu’un éventuel effort de Moscou ne pourrait intervenir que plus tard. Pour les analystes de Commerzbank, « la Russie aura un rôle clé à jouer dans ce contexte ».

Mercredi, la firme de courtage londonienne PVM avait estimé qu’une absence de baisse de production déclencherait « une frénésie de ventes dans des proportions bibliques et garantirait le retour à une surabondance mondiale de pétrole ».

Mais la marge de manoeuvre de l’Opep est d’autant plus réduite que les Saoudiens peuvent difficilement se permettre de s’aliéner le président américain après l’indignation internationale suscitée par l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS) a besoin de la protection de son allié à la Maison-Blanche, mais aussi d’un baril plus cher pour mettre en oeuvre ses réformes économiques.

En juin, les producteurs avaient assoupli leur discipline avec pour objectif de permettre à la Russie et à l’Arabie saoudite d’extraire davantage pour compenser les pertes prévues de barils iraniens en raison du rétablissement des sanctions américaines.

Mais les exemptions accordées au dernier moment par les Etats-Unis à huit pays importateurs, à des niveaux plus élevés que ne l’attendait le marché, ont contribué au plongeon des prix de ces deux derniers mois, effaçant les gains engrangés depuis début 2017.

(©AFP / (06 décembre 2018 13h05)

Nouveau coup dur pour Huawei, géant chinois des télécoms

Nouveau coup dur pour Huawei, géant chinois des télécoms

Pékin – Le mastodonte chinois Huawei, déjà ostracisé par nombre de gouvernements, subit un nouveau coup dur avec l’arrestation au Canada de sa directrice financière, fille du fondateur de l’équipementier en télécoms.

L’arrestation, à la demande des États-Unis, intervient dans un climat très tendu entre Pékin et Washington. Elle apparaît comme un nouveau round du bras de fer entre Américains et entreprises de technologie chinoises, dont un autre géant, ZTE, a pâti cette année.

La responsable du groupe, Meng Wanzhou, a été arrêtée à Vancouver le 1er décembre, le jour même où les présidents américain et chinois, Donald Trump et Xi Jinping, convenaient d’une fragile trêve dans leur guerre commerciale.

Les États-Unis ont requis son extradition car ils soupçonneraient Huawei, entreprise privée et non cotée, fondée en 1987 par un ex-ingénieur de l’armée chinoise, Ren Zhengfei, 74 ans, d’avoir enfreint les sanctions américaines contre l’Iran.

Le sénateur américain Ben Sasse s’est réjoui sur sa page internet de l’arrestation de la responsable « d’un géant chinois des télécoms ayant violé les sanctions contre l’Iran ».

La Chine a fermement protesté de l’innocence de Mme Meng et exigé sa remise en liberté, menaçant de « prendre toutes les mesures pour résolument protéger les droits et les intérêts légitimes des citoyens chinois ».

Si l’incident « ne devrait pas » empêcher les négociations commerciales bilatérales prévues la semaine prochaine à Washington, il va contribuer à « affecter l’atmosphère de ces discussions et en amenuiser les chances de succès », estime le cabinet de conseil Eurasiagroup, dans une note.

Cette affaire « constitue une escalade nouvelle et majeure dans une suite d’efforts des États-Unis pour que les entreprises chinoises soient tenues responsables de violations de la loi américaine, parfois vieilles de plusieurs années », souligne-t-il.

– Revers en cascades –

En avril, Washington a prohibé toute vente de composants électroniques américains à ZTE pour sanctionner le groupe chinois d’avoir violé des embargos contre l’Iran et la Corée du Nord.

Fautes de puces, ZTE et ses 80.000 employés avaient alors dû cesser la majeure partie de leurs activités. Le conflit s’est soldé avec le paiement par ZTE d’une amende d’un milliard de dollars.

Si les violations des sanctions par Huawei, numéro deux mondial des smartphones, sont avérées, « cela fera comme avec ZTE mais avec encore davantage d’impact vu la taille de Huawei », prévoit Kitty Fok, directrice générale du cabinet IDC (recherche).

Plus généralement, certains élus du Congrès américain voient dans les entreprises chinoises une « menace pour la sécurité des États-Unis ».

« Parfois, l’agression chinoise est explicitement soutenue par l’État et, parfois, elle est blanchie à travers bien des entités soi-disant du secteur privé qui sont dans le même lit que le Parti communiste de Xi », affirme Ben Sasse.

« La Chine travaille avec créativité à miner nos intérêts de sécurité nationale. Les États-Unis et leurs alliés ne peuvent rester sur la touche », estime-t-il.

Le gouvernement américain a demandé officiellement en début d’année à ses opérateurs télécoms de ne pas s’équiper de produits chinois. Et il fait pression pour que le Canada ne s’engage pas avec Huawei pour le déploiement de la 5G (internet mobile à très haut débit), selon le journal canadien Globe and Mail.

Tout cela « va avoir un impact direct sur Huawei dans la 4G et la 5G et sur ses affaires », commente Mo Jia, analyste chez Canalys.

L’équipementier, devenu un leader mondial, a essuyé une pluie de revers dernièrement, certains occidentaux ou asiatiques lui fermant leurs réseaux de 5G, jugés trop stratégiques.

Dernier en date, le groupe britannique de télécoms BT a annoncé mercredi qu’il se défaisait d’équipements du chinois en téléphonie mobile. Précédemment, l’Australie avait exclu Huawei et ZTE du déploiement de la 5G, puis la Nouvelle-Zélande a invoqué une incompatibilité technologique pour écarter l’entreprise de Ren Zhengfei.

Mo Jia souligne que jusqu’à présent les restrictions frappant Huawei émanent principalement « de pays anglophones ou proches des États-Unis comme le Japon et la Corée du Sud ».

« Mais si les opérateurs français ou allemands devaient s’y joindre, cela aurait des conséquences profondes et durables » sur le chinois, ajoute-t-il.

bur-jg/bar/jul

ZTE

BT GROUP

(©AFP / 06 décembre 2018 08h14)

https://www.romandie.com/news/Nouveau-coup-dur-pour-Huawei-g-ant-chinois-des-t-l-coms/977329.rom

L’accord entre Jinping et Trump sauve in-extremis le G20

L’accord entre Jinping et Trump sauve in-extremis le G20

La trêve entre Donald Trump et Xi Jinping a permis de consolider la défense du multilatéralisme incluse dans la déclaration finale du G20 à Buenos Aires.

Les conclusions du G20 reconnaissent « ce que le système commercial multilatéral a apporté à la croissance, l’investissement international et la création d’emploi ». Mais « le système ne remplit plus ces objectifs et des améliorations sont possibles », admettent les dirigeants.

Pour cette raison, le groupe soutient « la réforme nécessaire de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour améliorer son fonctionnement. »

Le G20 n’a toutefois pas appelé à l’ouverture des marchés et n’a pas fait la critique des pratiques protectionnistes comme cela avait été le cas à Hambourg l’année dernière, alors que les divergences entre les pays les plus puissants du monde se creusent en matière de commerce international.

Le G20 se réunit à Buenos Aires sur fond d’état de siège

La tension monte à Buenos Aires, où se réunit le G20 vendredi et samedi. Le différend entre  États-Unis et  Chine risque d’achever les négociations commerciales multilatérales que l’UE tente désespérément de préserver.

L’intégration dans les conclusions de la réforme de l’OMC a été saluée par les nations européennes, car cela permettra de régler les différends commerciaux mondiaux au sein de cet organe multilatéral.

L’équilibre fragile atteint dans la déclaration et la réforme de l’OMC pourrait bien se poursuivre grâce à la trêve décidée par Donald Trump et Xi Jinping samedi soir à Buenos Aires, quelques heures après la clôture du sommet.

Donald Trump a donné au dirigeant chinois 90 jours pour avancer sur une série de points de friction minant les relations bilatérales des deux pays : des droits de douane au transfert forcé des technologies en passant par l’accès au marché chinois.

En contrepartie, le président américain s’est engagé à ne pas élever les droits de douane de 10 % à 25 % sur une valeur totale de 200 000 millions de dollars de biens chinois, comme il voulait le faire à partir de janvier.

Avec sa rhétorique exubérante habituelle, Donald Trump a parlé d’un « accord incroyable » à son retour à Washington. Si les négociations avec Pékin avancent, ce serait selon lui « l’un des plus grands accords commerciaux » jamais conclus.

Toutefois, une issue positive est loin d’être certaine. Avant de rencontrer Xi Jinping, il avait loué les bénéfices des droits de douane sur les produits chinois, ce qui avait eu l’effet d’une douche froide.

À la veille de la réunion, il avait également critiqué Pékin pour ses « agissements économiques prédateurs » et déclaré dans une interview qu’il était tout à fait improbable de ne pas revoir les droits de douane à la hausse.

Donald Trump a une fois de plus appliqué sa stratégie de proposer des négociations le doigt sur la gâchette, comme il l’avait fait avec le président de la Commission, Jean-Claude Juncker en juillet dernier.

Il souhaite que l’UE abaisse ses droits de douane sur les biens industriels et aligne ses normes règlementaires. Sinon, il menace les Européens de taxer les importations de voitures.

La rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping s’est tenue le 1er décembre au soir alors que les dirigeants du G20 rentraient dans leur pays, après deux jours de sommet à la fin duquel ils ont adopté une déclaration pour sauver la face.

« Tout le monde attend la réunion qui aura lieu dans quelques heures », a déclaré le président argentin Mauricio Macri après le sommet, admettant que l’importance de la déclaration dépendrait de la rencontre entre les dirigeants chinois et américains.

Le G20 parvient à éviter une guerre commerciale… pour l’instant

Les 20 pays les plus puissants au monde ont décidé de garder les marchés ouverts, et Angela Merkel a tenté de convaincre les dirigeants de prendre des mesures face à la surcapacité de l’industrie sidérurgique, afin d’éviter une guerre commerciale.

Divergences sur le climat

Alors que les gouvernements du G20 sont parvenus à trouver une issue acceptable sur la question commerciale, notamment grâce à la trêve entre la Chine et les États-Unis, le paragraphe faisant référence à la politique climatique est resté une pierre d’achoppement jusqu’à la dernière minute.

Si le groupe a réussi à maintenir Donald Trump au sein du consensus mondial sur le commerce multilatéral, les efforts ont été vains sur le front climatique, alors même que les nations du monde entier se réunissent à Katowice en Pologne pour COP24.

Les États-Unis ont refusé de faire partie du consensus comme ils l’avaient fait lors du précédent sommet du G20 à Hambourg en incluant un paragraphe dans lequel ils réitéraient leur décision de se retirer de l’accord de Paris.

Ils ont également affirmé leur « engagement ferme en faveur de la croissance économique, de l’accès à l’énergie et de la sécurité énergétique, en utilisant toutes les sources et technologies énergétiques tout en protégeant l’environnement ».

Le communiqué final contenait également une vague référence à la migration, question que les États-Unis n’avaient pas envisagé d’inclure, mais qui l’a été sous l’insistance des Européens.

Le texte dit que les « grands mouvements de réfugiés » représentent « une préoccupation mondiale ». Et a souligné « l’importance d’actions communes pour s’attaquer aux causes profondes du déplacement et pour répondre aux besoins humanitaires croissants »

 

.https://www.euractiv.fr/section/commerce-industrie/news/trump-and-xis-truce-upholds-watered-down-g20-communique/