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Le Pentagone s’implique dans la guerre… économique!

Le Désordre mondial avec Rachel Marsden

Le Pentagone s’implique dans la guerre… économique!

LE DÉSORDRE MONDIAL

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Washington a décidé de mieux protéger le secteur de la Défense des entreprises étrangères, notamment chinoises. Le Pentagone va créer un «fonds de confiance» comprenant des listes de fournisseurs validés par le gouvernement américain. Éric Denécé, directeur du CF2R, analyse pour le Désordre mondial les enjeux de cette décision.

Les États-Unis ne cachent pas qu’ils considèrent la Chine comme un ennemi dans le paysage mondial multipolaire actuel, mais il semble maintenant que le Pentagone s’implique dans la guerre économique entre les deux pays.

La sous-secrétaire américaine à la Défense pour les acquisitions, Ellen Lord, a annoncé que le Pentagone créerait un «fonds de confiance», permettant aux entreprises américaines dans le domaine de la Défense d’accéder à des sources d’approvisionnement approuvées par le gouvernement américain. En règle générale, il appartient normalement aux entreprises d’exercer une diligence raisonnable vis-à-vis des investisseurs et des capitaux potentiels.

Lord a expliqué la raison d’être de l’initiative: «La Chine tente de plus en plus de faire progresser la R et D, l’exploiter et la manipuler des outils économiques, comme la technologie critique pour notre sécurité nationale». Le Pentagone crée donc un écosystème qui bloque les investisseurs étrangers et supprime les failles potentiellement subversives.Qu’est-ce qui a motivé cette nouvelle mesure? Servira-t-elle à mieux protéger les États-Unis? La France et l’Europe devraient-elles en faire de même? Éric Denécé se penche sur ce nouvel épisode de la guerre économique entre la Chine et les États-Unis. Il est directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) et auteur du nouveau livre «Le Renseignement au service de la démocratie», aux éditions Fauves

https://fr.sputniknews.com/radio_desordre_mondial/201906071041379835-le-pentagone-simplique-dans-la-guerre-economique/

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France/Iran : reprise de la guerre des services ? Alain RODIER

France/Iran : reprise de la guerre des services ? Alain RODIER

(Note de Un passant : cet article date d’octobre 2018 mais j’ai trouvé intéressant de le rebloguer car il évoque toute une série de problématiques qui me semblent tout à fait absentes dans l’angélisme pratiqué par certains blogs « anti-Nouvel Ordre mondial » vis-à-vis du régime iranien.) (Et lorsque l’un de ces blogs se dit anarchiste anti-Etat et anti-religions, cela ajoute de l’incongru aux fadaises propagandistes.)

via France/Iran : reprise de la guerre des services ?

Selon plusieurs organes de presse, le Mossad serait à l’origine de la chasse déclenchée à travers toute l’Europe contre les services secrets iraniens. Celle-ci a officiellement débuté quand le service spécial hébreu a averti ses homologues du Vieux continent – vraisemblablement en mai/juin 2018 -de la préparation d’un attentat visant la réunion annuelle de l’Organisation des moudjahiddines du peuple iranien (OMPI[1]) se tenant à Villepinte le 30 juin 2018, en présence de nombreuses personnalités[2].

À la suite de ces renseignements, un couple belgo-iranien- Amir et Nasimeh S., âgés d’une trentaine d’années – a été appréhendé par la police belge le 30 juin dans le quartier de Stockel, à Woluwe-Saint-Pierre, dans la banlieue bruxelloise. 500 grammes d’explosif TATP et un dispositif de mise à feu ont été trouvés dans deux paquets séparés dans leur voiture. Assadollah Assadi, un diplomate iranien en poste à l’ambassade d’Iran à Vienne (Autriche), soupçonné d’être en contact avec ce couple, a été arrêté en Allemagne. En effet, n’étant pas accrédité dans ce pays, il ne bénéficiait pas de l’immunité diplomatique[3]. Les Israéliens l’ont désigné comme le responsable opérationnel de la tentative d’attentat. Il devrait être extradé vers la Belgique pour y être présenté à la justice.

Actions et décisions de la France

Début octobre, faisant – tardivement – suite à cette affaire, la France a gelé pour six mois les avoirs sur son territoire du ministère du Renseignement et de la Sécurité iranien (VAJA, ex VEVAK) qui serait lié à la tentative d’attentat. La même sanction a été prise à l’encontre d’Assadollah Assadi – le diplomate arrêté en Allemagne – et du chef des services de renseignement iraniens, le vice-ministre Saeid Hashemi Moghadam.

Ces mesures surviennent parallèlement à l’importante opération policière qui a visé, le 2 octobre, l’association musulmane chiite dénommée Centre Zahra France. Les forces de l’ordre ont perquisitionné son siège ainsi que le domicile de ses principaux dirigeants. 11 personnes ont été interpellées et trois ont été placées en garde à vue pour détention d’armes. Les avoirs du Centre Zahra France et deux organisations qu’il abrite dans ses locaux – France Marianne Télé et la Fédération chiite de France/Parti Antisioniste – ont également été gelés.

Les activités du Centre Zahra France étaient suivies depuis de très nombreuses années par les services de renseignement français pour « soutien à plusieurs organisations terroristes et en faveur de mouvements prônant des idées contraires aux valeurs de la République ». Selon l’AFP, le Centre Zahra France et les associations qu’il héberge sont soupçonnés de prôner la guerre sainte et de faire l’apologie de mouvements comme le Hamas palestinien ou le Hezbollah libanais, soutenus par l’Iran. Les branches militaires de ces organisations sont considérées comme « terroristes » par l’Union européenne.

Il est vrai que des intervenants tiennent au Centre Zahra des discours extrémistes, à l’exemple de ceux du cheikh Ali Talal qui a déclaré le 29 avril 2018 : « nous ne fermerons pas les yeux […] jusqu’à ce que le sionisme soit extirpé de tout le pays. » Lors d’un autre sermon, délivré le 15 mai, il proclamait : « Aujourd’hui, la boussole de l’unité doit être réglée sur notre union contre le sionisme ! Que nous nous acceptions mutuellement, qui que nous soyons, jusqu’à ce que nous en finissions avec les sionistes, et en débarrasser le monde, que le monde et les opprimés soient débarrassés d’eux. À ce moment, nous nous assiérons et nous parlerons de nos différends, s’ils existeront encore. Et je vous dis qu’il n’y en aura plus, car l’origine de tout différend vient de ces sionistes, ces arrogants, ces maudits qui ne veulent aucune forme de vie pour l’humanité ! ». À l’évidence, il s’agit là d’un appel lancé aux sunnites radicaux.

Certes, le Centre Zahra France était dans le collimateur des autorités françaises depuis des années, mais on peut se demander pourquoi elles ont décidé d’agir maintenant ? N’est-ce pas là un signe politique envoyé en direction de Washington pour faire oublier que la France était en pointe dans la défense du Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA), traité levant les sanctions contre l’Iran en échange de son engagement de cesser le développement des ses activités nucléaire militaire[4] et remis en cayse par Donald Trump ?

Par la voix de son porte-parole Bahram Ghassemi, la diplomatie iranienne a rejeté les accusations françaises : « Une fois encore, nous démentons avec véhémence ces accusations, nous condamnons l’arrestation de ce diplomate et nous appelons à sa libération immédiate». Suite à cette arrestation, le ministère des Affaires étrangères français a publié le 20 août une note interne demandant à ses personnels non accrédités en Iran d’éviter de se rendre dans ce pays. Ils pourraient être à leur tour arrêtés pour être ensuite échangés contre leur homologue iranien.

Une tentative d’attentat quelque peu étrange

Généralement, quand ils mènent des actions de type terroriste, les services spéciaux iraniens, agissent via des tiers comme le Hezbollah libanais ou des mouvements palestiniens pour ne pas apparaître en première ligne. Ces derniers se font un devoir de leur rendre ces services car ils dépendent presque totalement de Téhéran, en particulier sur le plan financier. Or, dans la tentative d’attentat visant Villepinte, ce ne semble pas avoir été le cas. Selon l’accusation, c’est Assadollah Assadi, le diplomate en poste à Vienne, qui aurait remis la charge explosive aux activistes lesquels, apparemment, n’appartiennent pas à une “structure extérieure“.

Ensuite, si les 500 grammes de TATP auraient pu provoquer des dégâts importants en explosant dans la foule, il s’agit d’une charge d’explosifs relativement faible, d’autant que l’on ignore si elle était entourée de projectiles métalliques qui, eux, sont extrêmement vulnérants. Pour le moment, aucune information n’a filtré sur la composition de l’engin… La clé de l’énigme réside dans cette preuve matérielle : est-ce un engin professionnel ou un bricolage ? Etait-il apte a être mis en oeuvre rapidement et comment ? Les enquêteurs détiennent les réponses à ces questions mais ne les ont pas encore dévoilées.

Rappelons également que l’OMPI vit quasi ouvertement au grand jour en France et tient sa réunion populaire annuelle tous les ans au même endroit, à Villepinte. Pour l’anecdote, les mauvaises langues prétendent que certains participants sont rémunérés pour faire la claque. Si le régime iranien avait voulu s’en prendre à l’OMPI, il aurait pu le faire depuis longtemps et de manière plus professionnelle. Quel est l’intérêt pour lui d’organiser en tel attentat en pleine crise sur la suspension de l’accord JCPOA ?

Enfin, lors de leur arrestation le jour même de la manifestation de l’OMPI, les deux « terroristes » se trouvaient à Bruxelles ce qui était un peu loin de leur objectif supposé. Même s’il n’est pas impossible d’envisager qu’ils se rendaient à Villepinte, une action de ce type se prépare soigneusement à l’avance et les opérateurs sont généralement présents sur place quelques temps auparavant.

Des services iraniens de sinistre réputation

Il est vrai que les services iraniens traînent une sinistre réputation s’étant livrés au terrorisme d’État à de nombreuses reprises par le passé ; pour mémoire, l’assassinat de l’ambassadeur français au Liban, Louis Delamare, le 4 septembre 1981 ; l’attentat contre les parachutistes français de Drakskaret les Marinesaméricains à l’aéroport de Beyrouth le 23 octobre 1983 (305 morts) ; celui de l’opposant Chapour Bakhtiar à Suresnes, le 6 août 1991 ; sans oublier les attentats terroristes contre les intérêts israéliens en Argentine et en Europe. La liste est longue et il convient de ne rien oublier ! Le régime des mollahs sait utiliser l’arme de la terreur quand il la juge utile à sa politique.

Les renseignement iranien est organisé autour de deux entités : le ministère du Renseignement et de la Sécurité(VAJA) et le directorat du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamiquedont le bras armé à l’étranger est la force Al-Qods. Ces deux services sont présents dans toutes les représentations diplomatiques iraniennes. Il est donc vraisemblable que Assadollah Assadi appartenait à l’un d’eux.

La première mission des services iraniens est la surveillance des opposants ; la seconde est la lutte contre Israël et contre l’Arabie saoudite. Ils agissent généralement de manière très professionnelle, mais il leur est cependant arrivé de commettre de graves erreurs techniques à plusieurs reprises, lesquelles ont permis de les confondre et de mettre en cause leurs responsables politiques, notamment suite aux attentats ayant eu lieu en Argentine ou en Bulgarie.

Il n’est pas exclu que Téhéran – dans le climat international actuel très tendu – ait de nouveau recours à des opérations violentes à l’étranger (attentats, assassinats). La sécurité autour des opposants iraniens réfugiés en Europe aurait d’ailleurs été renforcée ces dernières semaines. Il ne faut pas se faire d’illusions, les services iraniens sont en train de se préparer à mener une guerre secrète si la situation venait à se détériorer du fait de l’agressivité affichée des Américians et des Britanniques suivis – contraints et forcés – par les Européens.

*

Il n’a échappé à personne que l’accord JCPOA est en train de se détricoter depuis que Donald Trump l’a rejetté et a rétabli les sanctions économiques à l’égard de Téhéran. De plus, Washington ne s’est pas privé de menacer directement de sanctions ses alliés ayant des relations économiques avec l’Iran. Résultat : presque tous les industriels européens et français (Total, Peugeot, etc.) se sont retirés du pays, laissant la place aux Chinois et aux Russes.

C’est dans ce cadre que cette affaire d’attentat survient fort opportunément. Elle a été servie avec délectation par les Israéliens qui considèrent l’Iran comme leur pire ennemi[5]. Comme par hasard, le président iranien Hassan Rohani entamait, début juillet 2018, un voyage officiel en Suisse et en Autriche. La révélation de cette tentative d’attentat et du « complot » iranien est donc venue fort à propos saboter son voyage et a été un signal fort à l’attention des Etats qui espéraient encore pouvoir négocier.

La stratégie des Américains et d’Israël est clairement d’asphyxier au maximum l’économie iranienne pour provoquer des mécontentements intérieurs qui pourraient changer la donne politique.Pour Washington, l’OMPI a un rôle central à jouer à l’avenir. C’est oublier un peu vite que cette organisation – dont l’idéologie est un mélange de marxisme et d’islamisme – n’est pas populaire du tout en Iran. Une grande majorité d’Iraniens – même ceux qui ne soutiennent pas le pouvoir des mollahs – considère que l’OMPI a trahi la Patrie en combattant dans les rangs de l’armée de Saddam Hussein lors de la « guerre imposée » ou « défense sacrée » (1980-1988). Les Iraniens restent des nationalistes fiers de leur histoire et ne pardonnent pas cette trahison. Mais si Washington appuie l’OMPI, c’est aussi parce ce mouvement a été un fidèle « collaborateur » des services de renseignement américains, ayant fourni dans le passé de précieuses informations sur l’effort nucléaire iranien.

Malheureusement, il y a bien longtemps que la politique du Quai d’Orsay suit celle du département d’État américain. Il est loin le temps où Paris et Berlin avaient refusé de participer à l’invasion de l’Irak de 2003. La fureur des Américains dénonçant la « lâcheté » des Français avait été à son comble. Aujourd’hui,ce n’est pas par conviction que Paris s’aligne sur Washington, mais tout simplement parce que la France n’a plus les moyens de s’y opposer. Les responsables politiques français savent que s’ils passent outre les “recommandations“ de Washington et continuent de commercer avec Téhéran, les sanctions américaines seront sans pitié. Le marché intérieur américain sera alors fermé à nos industriels et les sanctions (condamnations, amendes) ne tarderont pas. Or, le marché américain est vital pour les économies française et européenne alors que celui de l’Iran est, comparativement, négligeable.

[1] Mojāhedin-e Khalq (MEK).

[2] Dont : Rudy Giulani, avocat de Donald Trump et maire de New York au moment des attentats du 11 septembre 2001 ; Stephen Harper, l’ancien Premier ministre canadien ; Philippe Douste-Blazy, Bernard Kouchner, Rama Yade, etc.

[3] L’accréditation dans un pays ne couvre le diplomate que dans celui-ci, lors des trajets professionnels qu’il effectue ou s’il accompagne la « valise diplomatique.

[4] Signé le 14 juillet 2015 à Vienne par les cinq membres du Conseil de sécurité de l’ONU (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-uni) + l’Allemagne, d’où son appellation « 5+1 ».

[5] Cela n’a pas été toujours le cas car durant la guerre Irak-Iran qui a duré de 1980 à 1988, l’État hébreu a discrètement fourni une aide militaire à Téhéran avec l’accord plus ou moins officiel de Washington. Il considérait à l’époque que Saddam Hussein était son adversaire potentiel le plus menaçant.

https://www.cf2r.org/actualite/france-iran-reprise-de-la-guerre-des-services/

https://www.cf2r.org/actualite/france-iran-reprise-de-la-guerre-des-services/

SÉRIE D’ATTAQUES MYSTÉRIEUSES SUR DES PÉTROLIERS AUTOUR DU GOLFE PERSIQUE

SÉRIE D’ATTAQUES MYSTÉRIEUSES SUR DES PÉTROLIERS AUTOUR DU GOLFE PERSIQUE

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Persian Gulf Tensions
 

Series Of Mysterious Attacks On Oil Tankers Around Persian Gulf

Les tensions ont continué de croître autour du golfe Persique à la suite d’une frappe de missile de croisière sur l’aéroport international Abha en Arabie saoudite par les Houthis le 12 juin.

Le 13 juin, Front Altair (pavillon des îles Marshall) et Kokuka (pavillon du Panama), des pétroliers «Courageous» ont été secoués par des explosions dans le golfe d’Oman.

Après l’incident, les médias iraniens ont annoncé que des marins iraniens avaient sauvé les 44 membres d’équipage des pétroliers. Cette déclaration est en contradiction avec les affirmations du CENTCOM selon lesquelles 21 marins du M / V Kokuka Courageous ont été sauvés par le USS Bainbridge.

Il n’y a pas de détails confirmés concernant ce qui s’est réellement passé. Les principaux médias ont rapporté différents scénarios ayant provoqué l’incident: d’une attaque à la torpille aux mines navales. Néanmoins, le point commun de toutes ces spéculations était que l’Iran était en quelque sorte responsable de l’incident.

Plus tard, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a directement accusé l’Iran de participer à la supposée attaque.

«Ce n’est que le dernier d’une série d’attaques lancées par la République d’Iran et ses substituts contre des alliés et des intérêts américains. Ils doivent être compris dans le contexte de quatre années d’agression non provoquée contre des nations épris de liberté », a déclaré Pompeo. Il a ajouté que l’attaque avait eu lieu dans le cadre de tentatives visant à mettre fin à la « campagne de pression maximale réussie » des sanctions américaines. Cependant, on ne sait toujours pas comment de tels mouvements pourraient aider l’Iran dans cette tâche.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, a qualifié l’incident de « suspect », laissant entendre qu’il s’agissait peut-être d’une provocation. Un autre facteur contribuant à cette version est que l’incident s’est produit lors de la visite du Premier ministre japonais Shinzo Abe en Iran. Le Kokuka Courageous appartient à la société japonaise Kokuka Sangyo Ltd.

La veille, un incendie avait éclaté sur une plate-forme pétrolière iranienne du gisement de gaz de South Pars dans le golfe Persique. L’incendie a ensuite été maîtrisé et aucun décès n’a été signalé. Les autorités iraniennes enquêtent sur sa cause.

Ces incidents surviennent un mois après que quatre pétroliers ont été endommagés au large des côtes des Émirats arabes unis. Après cela, le conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton, a déclaré que les mines navales « presque certainement de l’Iran » étaient utilisées pour attaquer les navires à l’époque.

Cette série d’incidents mystérieux affectant des pétroliers et des installations à proximité du golfe Persique, ainsi que les attaques croissantes des Houthis contre l’infrastructure pétrolière saoudienne, ont considérablement accru les tensions entre les principales puissances opérant dans la région. Si la situation évolue dans le même sens, le golfe Persique pourrait devenir un nouveau point chaud au Moyen-Orient.

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Général Daniel Schaeffer : « L’Europe est tiraillée autant par les Américains que par les Chinois » [Interview]

Général Daniel Schaeffer : « L’Europe est tiraillée autant par les Américains que par les Chinois » [Interview]

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Général Daniel Schaeffer : « L’Europe est tiraillée autant par les Américains que par les Chinois » [Interview]

Pendant que l’Union européenne se montre incapable – pour le moment – de s’affirmer comme une grande puissance économique et militaire, s’imposant au reste du monde, d’autres pays, et notamment la Chine et les États-Unis, ont une vision de l’histoire à court, moyen, et long terme. Et défendent leurs intérêts, en usant de toutes les cartes possibles.

Pour mieux comprendre la situation internationale actuelle, et notamment les conflits liant la Chine à l’Europe, aux USA, à d’autres régions du monde, nous avons interrogé un spécialiste de la question : le général Daniel Schaeffer. Un entretien passionnant, et une leçon de géopolitique, nécessaire.

Breizh-info.com : Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Général Daniel Schaeffer : En réserve de la République. Saint-Cyrien. La première partie de ma carrière a été celle d’un officier du génie. La deuxième a été consacrée aux relations internationales en tant que titulaire des diplômes requis, dont une maîtrise de chinois. J’ai occupé trois postes d’attaché de défense en Asie : Thaïlande, Vietnam où j’ai été le premier attaché français, et Chine. Aujourd’hui chercheur indépendant, je travaille essentiellement sur la Chine et ses relations internationales. Je suis membre du groupe de réflexion Asie21 (www.asie21.com).

Breizh-info.com : Quelles sont les vraies raisons du conflit entre Taïwan et la Chine ? Qui est en position de force à l’heure actuelle ?

Général Daniel Schaeffer : Le conflit entre Taïwan et la Chine remonte à 1949, lorsque le parti nationaliste, défait par le parti communiste sur le continent se réfugie sur l’île. Depuis Taïwan, les nationalistes espéraient bien repartir à la reconquête du continent, mais déjà à ce moment-là ils n’en avaient pas la capacité militaire. Et inversement la Chine communiste espérait réaliser la réunification de l’île par la force des armes mais ses moyens militaires n’étaient pas non plus suffisants. Plusieurs crises ont éclaté dans le détroit de Taïwan par la suite mais n’ont abouti à rien. Jusqu’en 1964, la Chine nationaliste, donc de Formose, a été l’État chinois. Elle avait des relations diplomatiques avec la quasi-totalité du monde et tenait une place au sein du conseil permanent de sécurité de l’ONU où siègent les cinq États vainqueurs de l’Allemagne nazie et du Japon.

Après 1964, derrière les premiers pays qui avaient reconnu la Chine dès 1949-1950 et derrière la décision du général de Gaulle de reconnaître la Chine populaire, presque tous les autres pays du monde ont suivi. Aujourd’hui la république populaire de Chine a pris la place de la Chine nationaliste dans toutes les institutions internationales. Celle-ci n’a plus que le soutien de quelque 11 petits pays dans le monde. Les puissances autrefois officiellement représentées à Taïwan y conservent toutefois une représentation para-officielle. Mais à l’époque où le transfert de reconnaissance s’est fait de Taïwan à la Chine communiste, tous les États qui ont reconnu la République populaire ont dû en même temps reconnaître que Taïwan était une province chinoise. Nous sommes donc aujourd’hui, sous une autre forme, dans une perpétuation du conflit de 1949, en moins violent mais avec la menace permanente communiste de reprendre possession de Taïwan par la force si l’île décidait unilatéralement de se déclarer indépendante.

La Chine communiste, montant en puissance depuis 1979, est parvenue aujourd’hui à un niveau militaire suffisant pour tenter d’entreprendre une conquête militaire de Taïwan, avec plusieurs problèmes : 1 – savoir si cela vaudrait la peine de retrouver un territoire économiquement prospère qui serait ravagé par la guerre ; 2 – savoir quel soutien militaire les États-Unis se montreraient capables d’apporter à l’île pour se défendre.

À l’heure actuelle la comparaison des forces militaires des deux côtés du détroit donne manifestement la supériorité à la Chine populaire avec cependant un élément d’incertitude, dissuasif d’une tentative de passage à l’acte : le degré de soutien militaire que les États-Unis pourraient apporter à Taïwan. Limité à la diplomatie ? Limité à des livraisons de matériels militaires ? Limité à un appui logistique opérationnel ? Limité à un conseil opérationnel ? Engagé en appui opérationnel (missiles, drones, marine, aviation) ?

Breizh-info.com : Quelles sont les intentions chinoises dans ce secteur-là du monde ?

Général Daniel Schaeffer : Conserver la domination sur la mer de Chine du Sud ; tenter d’y faire le vide stratégique en essayant d’y interdire l’accès aux marines militaires étrangères notamment celle des États-Unis, ce qu’elle ne parvient pas à faire ; contrôler la mer de Chine de l’Est ; récupérer Taïwan si possible sans passer par la voie militaire ; s’ouvrir les meilleurs accès possibles pour sa marine et son aviation en direction de l’océan Pacifique et de l’océan Indien ; exercer une influence majeure sur l’Asie du Sud-Est ; contrôler l’influence du Japon sur l’Asie du Nord-Est ; étendre son influence sur le Pacifique ; rivaliser d’influence avec l’Inde en océan Indien ; assurer la pleine sécurité de ses voies commerciales maritimes en provenance d’Afrique et du Moyen-Orient, notamment des hydrocarbures et pour ces derniers celle de leur acheminement par voie terrestre depuis la Russie et l’Asie centrale. Tout cela pour ne pas entrer davantage dans les détails.

Breizh-info.com : Alors que les grandes puissances de ce monde semblent à pied d’œuvre au service de stratégies qui leur sont propres, l’Union européenne et la France semblent totalement hors jeu. Comment expliquez-vous cela ?

Général Daniel Schaeffer : Pour faire le plus bref possible, je n’irai pas jusqu’à dire que l’Europe et la France sont hors jeu même si la France a pris le risque de se ré-inféoder complètement à l’OTAN sous la présidence de Nicolas Sarkozy et celui de se laisser ensuite entraîner dans les divagations stratégiques de l’ère Obama au Moyen-Orient sous l’ère François Hollande. À l’inverse, sous Jacques Chirac et Dominique de Villepin nous avons eu la sagesse de ne pas suivre les Américains dans la catastrophique aventure irakienne qui laisse aujourd’hui tant de pauvres gens dans la situation où ils sont aujourd’hui.

Et dans ce suivisme européen et français de la stratégie américaine en Europe, largement inspirée des théories russophobes de Zbigniew Brzezinski, nous avons complètement raté notre rendez-vous avec la Russie. Là aussi nous nous sommes laissés manipuler par les Américains jusqu’au risque de courir à la guerre du siècle dernier, qui n’a pas eu lieu Dieu soit loué, mais toujours avec pour champ de bataille l’Europe ! Accessoirement j’ajouterai que, comme conséquence de cette hasardeuse réflexion stratégique, les Américains ont réussi l’exploit de jeter la Russie dans les bras de la Chine alors que la méfiance russe à l’égard des Chinois est historique. Résultat, du côté Pacifique, au lieu d’avoir un seul adversaire en face d’eux, les Américains en ont deux : les Chinois et les Russes. Sans compter le désordre que cela a créé par répercussion dans les relations entre Russes et Japonais qui reprenaient un dialogue pacifique entre eux.

Quant aux Chinois, s’ils ne sont pas nos ennemis, ils ne sont pas nos amis non plus. Ce sont des partenaires au sens le plus neutre ou le plus froid du terme. Il n’y a pas dans leur esprit idée de domination militaire sur l’Europe, ni idée de domination culturelle. Leur seule idée de domination est économique et faute d’unité au niveau européen, la Chine continuera à obtenir des Européens pratiquement tout ce qu’elle veut. La pensée stratégique de Sun Zi est peut-être devenue une tarte à la crème comme le critiquent certains, mais elle est pleine de bon sens et il est bien d’y revenir de temps en temps pour se rappeler notamment que pour lui la meilleure des victoires est celle qui est obtenue sans avoir à faire la guerre. C’est le destin qui s’annonce à tous les pays qui s’égrènent le long des nouvelles routes de la soie ou qui en sont les terminaux, comme l’Europe tout entière.

Pour en revenir au début de votre question, la France n’est pas totalement hors jeu dans tous les domaines. Il lui arrive tout de même de pouvoir encore avoir voix au chapitre sur le plan international et parvient même parfois à se rendre indépendante des États-Unis, ce qui est effectivement rare. Elle fait fortement entendre sa voix, avec peu de moyens cependant, sur la question du respect du droit de la mer. Mais elle est bien entendue sur ce point. Elle le fait aussi dans la lutte avancée en Afrique contre le terrorisme. Là, avec peu de moyens mais avec courage, abnégation, haut niveau professionnel et avec l’humilité des vrais grands vainqueurs, elle réussit à juguler le fléau.

Breizh-info.com : Comment analysez-vous le conflit entre la Chine et les USA actuellement ? Quelles conséquences, pour les Européens ?

Général Daniel Schaeffer : Comme précédemment pour répondre à toutes les questions que vous me posez, il est difficile de faire sans trop de nuances.

Pour vous répondre ici il y a deux conflits entre la Chine et les USA : un conflit commercial et une rivalité stratégique. Le conflit commercial vise de la part des États-Unis à rétablir la balance commerciale largement déséquilibrée en faveur de la Chine. La Chine n’accepte pas la démarche du président Trump et se heurte à sa fermeté, une fermeté dont l’Europe serait bien avisée de s’inspirer aussi puisque notre déficit commercial avec ce pays se creuse de plus en plus en notre défaveur. Pour la France, en 2016 et en 2017 il était de 30 milliards de dollars. Le problème est que l’Europe est divisée sur une attitude commune à tenir face à la Chine parce que les intérêts particuliers des uns et des autres priment sur l’intérêt collectif.

Contentieux également à cause des équipements de la téléphonie 5G que propose Huawei. Les États-Unis ne l’acceptent pas en raison de la présomption de piégeage des produits, notamment des routeurs. Sur ce point-là aussi il faut arrêter d’être naïfs et de se poser la question de savoir si les Européens doivent accepter ces équipements ou pas. Il faut avoir le courage de les refuser car le risque de piégeage est réel. Maintenant si l’on veut avoir toutes nos communications captées par les Chinois, on peut céder, pourquoi pas ? Enfin, on ne va pas me faire croire que nos entreprises européennes de télécommunications ne sont pas capables de fournir de la 5G, même si c’est un peu plus cher et un peu moins performant que les produits Huawei, ce qui resterait toutefois à démontrer.

Rivalité stratégique USA-Chine. Nous sommes là dans une phase de montée en puissance de la Chine qui entend étendre son influence partout dans le monde essentiellement pour le dominer économiquement et qui, par voie de conséquence, se trouve face à une puissance en perte de vitesse, les États-Unis. La force de la Chine est sa puissante capacité d’influence par les voies économiques et diplomatiques et pas encore par les voies militaires, au contraire des Américains. La Chine n’a pas besoin de déployer ses armements puisqu’elle sait que, quoiqu’il arrive, nous allons bien finir par lui céder.

Conséquences pour l’Europe : l’Europe est au milieu. Elle est tiraillée autant par les Américains que par les Chinois. Or elle n’a pas à choisir. Dans certains cas elle peut donner la préférence aux États-Unis et dans d’autres à la Chine. Le problème est qu’elle ne sait pas afficher son indépendance de décision ni face à l’un, ni face à l’autre. Sa souveraineté est en quelque sorte en partie assujettie aux Chinois et aux Américains.

Breizh-info.com : Autre question : pourquoi l’Europe laisse-t-elle la Chine pénétrer allègrement au sein de ses frontières économiques, dérobant de la technologie et du savoir-faire d’une part, et laissant nos entreprises incapables de faire face à cette concurrence déloyale (et de mauvaise qualité très souvent)… ?

Général Daniel Schaeffer : En 1976, à la mort de Mao, la situation économique chinoise est catastrophique. En 1979, lorsque Deng Xiaoping prend le pouvoir, il lance sa politique de modernisation et fait largement appel à l’Occident qui accourt pour faire des affaires. Les premières années ont été très fructueuses pour les compagnies occidentales. Mais au fur et à mesure des progrès en Chine, notamment sur le plan technologique, celle-ci présente des exigences toujours plus fortes en termes de cessions de technologies et les sociétés continuent à répondre dans la perspective de continuer à faire de substantiels bénéfices. Ça c’est au niveau des sociétés, et lorsqu’elles crient que les Chinois viennent leur voler leurs technologies, c’est de leur faute. Elles n’ont qu’à prendre les dispositions nécessaires pour éviter les transferts non voulus : mieux négocier les contrats, savoir rompre les négociations quand cela s’avère nécessaire, prendre les mesures de protection du patrimoine technologique de l’entreprise. Ça demande un peu de travail, de volonté et de cohésion dans l’entreprise.

Au niveau européen, nous nous laissons impressionner par les Chinois et nous n’avons pas de courage suffisant pour nous opposer à eux quand négociations ou propositions vont dans un sens contraire à nos intérêts. L’Europe, dans certains cas, a bien eu des velléités de vouloir montrer quelques volontés pour défendre sa politique commerciale en demandant l’arbitrage de l’Organisation mondiale du commerce mais cela s’est souvent terminé par des compromis non satisfaisants, bancals. Si un jour, on peut toujours rêver, nous décidions d’adopter, sur le plan économique, une attitude équivalente à celle de Trump, peut-être que les choses pourraient changer. Avec des contrecoups évidemment, mais il faudrait avoir la capacité de les assumer. Cela nécessiterait un énorme chantier de réflexion et de prises communes de décision. Mais là aussi chaque Européen voyant midi à sa porte, la Chine a encore devant elle beaucoup de velours sur lequel jouer à son avantage.

En ce sens il faudra voir quels seront les actes concrets qui devraient découler de la décision européenne de mettre sur pied un système de contrôle des investissements étrangers pour protéger nos entreprises stratégiques. En effet, au début de 2019, l’Union européenne s’est doté « d’outils de filtrage des investissements étrangers ». On ne peut que saluer une telle initiative. Mais ce n’est pas le tout de se doter d’outils. Il faut les utiliser. L’ont-ils été, ou sont-ils en cours de l’être, depuis les annonces du mois d’avril ? Nous aimerions bien savoir où cela en est, preuves concrètes à l’appui.

Pour prolonger sur ce sujet des investissements stratégiques, les Chinois ne semblent pas encore, à ma connaissance, avoir de visées sur les Aéroports de Paris, plateforme stratégique par excellence. Et sur ce point je pense que là nous devons saluer la grande sagesse du Conseil constitutionnel d’avoir validé le 9 mai le projet de référendum d’initiative partagée contre la privatisation. Les débats à ce propos restent consternants puisqu’ils se font tous au travers des seules lorgnettes françaises ou presque. Avec un peu de recul et en prenant conscience de l’ambition qui sous-tend le programme chinois des nouvelles routes de la soie, les Aéroports de Paris leur offriraient une plateforme stratégique de premier ordre, et notre souveraineté nationale s’en trouverait occultée, au moins en partie.

Propos recueillis par YV

Crédit photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine – V

 

Général Daniel Schaeffer : « L’Europe est tiraillée autant par les Américains que par les Chinois » [Interview]

Attaques Mystérieuses Dans Le Golfe Arabo-Persique: L’Armateur Nippon Écarte L’hypothèse D’une Mine Navale Et Évoque Des “Objets Volants”

Analysis

Attaques Mystérieuses Dans Le Golfe Arabo-Persique: L’Armateur Nippon Écarte L’hypothèse D’une Mine Navale Et Évoque Des “Objets Volants”

    
4.6
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Le propriétaire nippon du “Kokuka Courageous”, l’un des deux navires Tankers ciblés par une mystérieuse attaque à l’entrée du détroit d’Hormuz a implicitement démenti la version avancée par Washington selon laquelle le navire aurait été endommagé par une mine navale.

L’armateur nippon Yutaka Katada, patron de Kokuka Sangyo,  a affirmé, vendredi 14 juin 2019,  que l’équipage du navire aurait aperçu des objets volants très peu de temps avant la survenue de l’incident durant lequel le méthanier a été frappé à deux reprises consécutives sur son côté droit (tribord).

Selon le patron de Kokua Sangyo, le navire n’aurait pas été endommagé par une mine mais plutôt par des projectiles au dessus de la ligne de flottaison.  Dans ce dernier cas, il pourrait s’agir de deux projectiles de canon mitrailleur d’un calibre au moins égal ou supérieur à 30 mm.

Quoi qu’il en soit le mystère plane toujours sur ces attaques et même si Washington, de concert avec la Ligue Arabe menée par l’Arabie Saoudite, en ont accusé l’Iran, on ne dispose d’aucun élément probant permettant d’orienter l’origine des attaques vers l’Iran. Ce dernier n’a d’ailleurs aucun intérêt à s’en prendre à des navires civils en dehors de toute légalité internationale dans l’un des détroits les plus stratégiques au monde et à quelques encablures de son littoral.

Il existe donc un nouveau type de pirates agissant pour le compte d’une ou plusieurs agences de renseignement d’un État ou d’un groupe d’États ayant un agenda et un cahier de charge bien précis qu’il faut débusquer à tout prix.

https://strategika51.org/archives/63726

Brouillard d’Ormuz

Brouillard d’Ormuz

Publié le 14 Juin 2019 par Observatus geopoliticus in Moyen-OrientEtats-Unis

Et c’est reparti ! La guéguerre irano-américaine retrouve des couleurs. Si, en Syrie, les falses flags chimiques avaient la furieuse habitude de se dérouler début avril, leurs supposés collègues du Golfe persique ont une légère préférence pour le milieu de chaque mois. Le 12 mai, on s’en rappelle, quatre navires, dont deux pétroliers saoudiens, sont abîmés non loin du détroit d’Ormuz.

Ne donnant pas sa part au chien, juin y va de son petit incident. Deux tankers, dont un japonais (au moment même où le Premier ministre du Pays du soleil levant fait une visite en Iran !) sont endommagés à la sortie du détroit :

Autre coïncidence troublante : l’attaque a lieu alors que le Follamour moustachu de Washington et iranophobe primaire, Bolton pour ne pas le nommer, est sur la sellette. Pas plus tard que la semaine dernière, le Donald a proposé à Téhéran d’ouvrir, sans précondition aucune, des discussions. On imagine aisément que ces éventuels pourparlers sont maintenant sur le fil du rasoir…

Cela ressemble donc à s’y méprendre à un nouveau false flag impérial, ou du moins d’une de ses composantes : torpiller tout début de détente entre Téhéran et Washington, faire plaisir aux Etats clients (les infatigables Israoudiens) voire remettre en selle Bolton.

D’autant plus que les accusations du CentCom, qui a publié une vidéo montrant les Iraniens tentant de retirer une mine non explosée pour  »cacher les preuves de leur crime », sont battues en brèche par les déclarations de l’armateur japonais. Ce seraient des torpilles ou des missiles qui auraient endommagé les bateaux, non des mines comme le prétendent les Américains.

Ainsi, tout semble concorder : nous sommes en présence d’une énième et piteuse mascarade US. Sauf que…

Quelques observateurs avisés de la scène moyen-orientale, peu suspects d’impérialophilie au demeurant, semblent accréditer la thèse d’actions iraniennes en réponse à l’agression économique et diplomatique américaine depuis des mois.

Pour Elijah Magnier ou Moon of Alabama, l’Iran, touché de plein fouet par les sanctions, met tout simplement ses menaces en pratique : Si nous ne pouvons pas exporter notre pétrole par le détroit d’Ormuz, personne ne le fera. Sachant que 20% de l’or noir mondial et 33% du GNL passent par cette zone ô combien stratégique, c’est le meilleur moyen de défense de Téhéran.

Toujours selon cette thèse, il se pourrait même qu’il y ait un lien entre les sanctions sur l’industrie pétrochimique iranienne, décrétées par Washington il y a quelques jours, et l’identité des navires visés : ceux-ci ne transportaient pas exactement du pétrole mais, vous l’avez deviné, des produits dérivés… pétrochimiques.

False flag ou message subliminal de Téhéran à destination de l’empire ? Nous en saurons peut-être plus ces prochains jours.

En attendant, le président Rouhani était à Bichkek, au Kirghizstan, pour le somment de l’Organisation de Coopération de Shanghai. Dans un discours remarqué, il y a descendu en flamme l’unilatéralisme US, pour le plus grand plaisir de Pékin. Il a également offert des privilèges et facilités économiques aux Etats membres de l’OCS qui investiraient en Iran. C’est précisément à cela que sert la grande organisation eurasienne, au grand dam de qui vous savez…

Crise dans le Golfe : les maigres preuves de Washington contre Téhéran qui nie toute implication

Crise dans le Golfe : les maigres preuves de Washington contre Téhéran qui nie toute implication

Crise dans le Golfe : les maigres preuves de Washington contre Téhéran qui nie toute implication© Gagnez McNamee Source: AFP
Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, lors de son intervention du 13 juin 2019, dans la salle de briefing du département d’Etat, à Washington, aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis ont accusé l’Iran d’être derrière les attaques survenues en mer d’Oman, avançant des preuves pour le moins légères. La République islamique réfute ces accusations et soupçonne Washington de vouloir semer le trouble dans la région.

Après les attaques du 13 juin contre deux pétroliers en mer d’Oman, les Etats-Unis ont accusé l’Iran d’être «responsable» de ces incidents. Deux navires pétroliers, un norvégien et un japonais, ont été la cible d’explosions qui ont fait plusieurs blessés parmi les équipages. Au même moment, le Premier ministre japonais Shinzo Abe – allié des Etats-Unis – rendait une visite historique à Téhéran à son homologue iranien Hassan Rohani. Les attaques ont eu lieu sur une route maritime stratégique, faisant monter les prix du baril de pétrole. Etabli à un peu plus de 51 dollars le 12 juin, le cours de l’or noir a rapidement atteint les 52 dollars suite à ces incidents. Ce 14 juin, le baril est à 52,5 dollars.

Les Etats-Unis visent Téhéran

La réaction de l’administration Trump ne s’est pas faite attendre. «Le gouvernement des Etats-Unis estime que la République islamique d’Iran est responsable des attaques ce jour en mer d’Oman», a accusé en fin de journée le secrétaire d’Etat Mike Pompeo, lors d’une déclaration solennelle, soupçonnant la République islamique de chercher à perturber le marché mondial en empêchant le passage du brut par le détroit d’Ormuz.

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Department of State

@StateDept

.@SecPompeo: The United States will defend its forces and interests, and stand with our partners and allies to safeguard global commerce and regional stability. We call upon all nations threatened by ’s provocative acts to join us in that endeavor.

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Pour étayer ses accusations, l’ancien directeur de la CIA avance des informations récoltées par les services de renseignement, le choix des «armes utilisées» mais aussi le fait qu’aucun groupe allié de l’Iran dans la région n’ait les moyens d’atteindre «un tel niveau de sophistication». Il a ajouté que ces actes «représent[aient] une menace claire pour la paix et la sécurité internationale, une attaque flagrante contre la liberté de navigation et une escalade des tensions inacceptable de la part de l’Iran».

Secretary Pompeo

@SecPompeo

It is the assessment of the U.S. government that Iran is responsible for today’s attacks in the Gulf of Oman. These attacks are a threat to international peace and security, a blatant assault on the freedom of navigation, and an unacceptable escalation of tension by Iran.

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Par ailleurs, la marine américaine a mis en ligne sur Twitter une vidéo, enregistrée par un de leurs avions dans la zone, censée montrer «un bateau de patrouille […] retirant une mine non-explosée de la coque» d’un des deux tankers. Néanmoins, la qualité médiocre de la captation ne permet aucunement de savoir à qui appartient le vaisseau ni de déterminer qui en sont les occupants.

Vidéo intégrée

U.S. Navy

@USNavy

Video recorded by U.S aircraft of an IRGC Gashti-class patrol boat removing an unexploded limpet mine from M/T Kokuka Courageous. Courageous suffered an explosion while in . Her 21 crew members were rescued by destroyer . https://www.navy.mil/submit/display.asp?story_id=109911&utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_content=100000760787118&utm_campaign=Fight 

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La coalition dirigée par l’Arabie Saoudite, qui intervient au Yémen contre les rebelles Houthis, a également dénoncé une «escalade majeur», mettant en cause, de manière indirecte, l’Iran.

L’Iran dément les accusations

De son côté, l’équipage embarqué à bord du pétrolier japonais attaqué en mer d’Oman a signalé avoir vu un objet volant viser leur embarcation, selon les propos rapportés par le patron de la société propriétaire du tanker, le Kokuka Courageous. «Les marins disent que le bateau a été touché par un objet volant. Ils l’ont vu de leurs propres yeux», a révélé aux médias Yutaka Katada, PDG de Kokuka Sangyo, ajoutant : «Quelque chose a volé vers le navire, puis il y a eu une explosion et il a été percé.»

La République islamique a réagi par la voix de son ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif sur Twitter. «Le fait que les Etats-Unis aient immédiatement sauté sur l’occasion de lancer des allégations contre l’Iran [sans] le début d’une preuve fondée ou circonstancielle, fait apparaître en pleine lumière le fait que [Washington et ses alliés] sont passés au plan B : celui du sabotage diplomatique […] et de maquillage de son terrorisme économique contre l’Iran», a-t-il fait savoir sur le réseau social.

Javad Zarif

@JZarif

That the US immediately jumped to make allegations against Iran—w/o a shred of factual or circumstantial evidence—only makes it abundantly clear that the is moving to a : Sabotage diplomacy—including by @AbeShinzo—and cover up its against Iran.

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De plus, dans un communiqué, le porte-parole du ministère, Abbas Moussavi, a appuyé le fait que, pour lui, les accusation du chef de la diplomatie américaine étaient «sans fondements».

«Accuser l’Iran pour les accidents suspects et malheureux dont ont été victimes les pétroliers est apparemment ce qu’il y a de plus simple à faire pour Mike Pompeo et les autres autorités américaines», a-t-il souligné, expliquant que l’Iran, «responsable d’assurer la sécurité dans le détroit d’Ormuz», était venu «en aide» aux navires en détresse afin de «sauver» leur équipage.

Auparavant, Mohammad Javad Zarif avait fait part de ses «inquiétudes» après des «incidents suspects». «Le mot suspicieux ne suffit pas à décrire ce qui transpire apparemment» de ces attaques contre des «tankers liés au Japon survenues» le jour de la visite du Premier ministre japonais Shinzo Abe dans le pays, a indiqué le ministre des Affaires étrangères sur Twitter.

Javad Zarif

@JZarif

Reported attacks on Japan-related tankers occurred while PM @AbeShinzo was meeting with Ayatollah @khamenei_ir for extensive and friendly talks.

Suspicious doesn’t begin to describe what likely transpired this morning.

Iran’s proposed Regional Dialogue Forum is imperative.

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La mission iranienne auprès de l’ONU a elle aussi répliqué dans un communiqué diffusé dans la soirée du 13 juin. «L’Iran rejette catégoriquement les accusations infondées des Etats-Unis et les condamne dans les termes les plus fort», peut-on lire dans le document.

La communauté internationale inquiète

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a tenu à rappeler, le 13 juin, que le monde ne pouvait se permettre un conflit majeur dans le Golfe. Le conseil de sécurité de l’organisation s’est réuni en urgence à huis clos. Selon des diplomates repris par l’AFP, l’ambassadeur américain Jonathan Cohen a confirmé que tous les éléments semblaient désigner l’Iran. «Il faut que le Conseil de sécurité reste saisi du sujet […] Si on ne réagit pas, d’autres attaques sont possibles», a-t-il fait valoir.

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US Mission to the UN

@USUN

“It is unacceptable for any party to attack commercial shipping. As @SecPompeo said in his press briefing this afternoon in Washington, the United States assesses that Iran is responsible for these attacks. I have asked the @UN Security Council to remain seized of this matter.”

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Malgré ses accusations contre la République islamique, l’administration Trump n’a pour le moment annoncé aucune nouvelle mesure de rétorsion. Cette dernière a réitéré son appel au dialogue que venait de repousser le Guide suprême de la Révolution, Ali Khamenei. «[Donald Trump] ne mérité pas qu’on échange des messages avec lui», avait certifié l’ayatollah lors de sa rencontre avec Shinzo Abe le 13 juin.

Le 45e président des Etats-Unis s’est lui exprimé sur Twitter. «Personnellement, je pense qu’il est encore trop tôt pour envisager la signature d’un accord. Ils ne sont pas prêts et nous non plus !», a-t-il confié. Un positionnement confirmé par Mike Pompeo, qui souhaite que l’Iran revienne à la table des négociations «le moment venu».

Donald J. Trump

@realDonaldTrump

While I very much appreciate P.M. Abe going to Iran to meet with Ayatollah Ali Khamenei, I personally feel that it is too soon to even think about making a deal. They are not ready, and neither are we!

24 k personnes parlent à ce sujet

La région est depuis plus d’un mois le théâtre d’une escalade des tensions entre Téhéran et Wahsington, à la suite du retrait américain de l’accord international sur le nucléaire iranien et le durcissement des sanctions à l’encontre de l’Iran. Les Etats-Unis ont récemment procédé à de nombreux déploiements militaires au Moyen-Orient, accusant la République islamique de préparer des «attaques imminentes» contre les intérêts américains.

Alexis Le Meur

Lire aussi : Shinzo Abe en Iran pour sauver les relations perso-américaines

Raconter l’actualité

https://francais.rt.com/international/62950-crise-dans-golfe-maigres-preuves-de-washington-contre-teheran-qui-nie-toute-implication

Tensions maximales entre les Etats-Unis et l’Iran

Tensions maximales entre les Etats-Unis et l’Iran

Tensions maximales entre les Etats-Unis et l'Iran
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Tasnim News Agency/Handout via REUTERS

Jusqu’où iront les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran ?

Sur ces images, une épaisse colonne de fumée noire s’élève d’un des deux navires, un norvégien et un japonais, tous les deux cibles d’une attaque en mer d’Oman.

Cet incident survient près d’un mois après que quatre navires ont été attaqués au large des Emirats arabes unis, acte pour lequel Téhéran été montré du doigt par Washington.

Sans détour, les Etats-Unis ont de nouveau accusé l’Iran d’être « responsable » des attaques de jeudi.

Mike Pompeo, Secrétaire d’Etat américain :

« Le gouvernement des Etats-Unis estime que la République islamique d’Iran est responsable des attaques en mer d’Oman.

« C’est une estimation faire sur le base de renseignements, du type d’armes utilisé, du niveau d’expertise nécessaire à l’exécution d’une telle opération, similaire à d’autres attaques récentes menées par l’Iran sur des na vires. »

« Aucun groupe dans cette zone n’a les ressources ni le niveau de maîtrise nécessaires pour mener une attaque aussi sophistiquée. »

Embedded video

Donald J. Trump

@realDonaldTrump

« It is the assessment of the U.S. government that Iran is responsible for today’s attacks in the Gulf of Oman…. »@StateDept @SecPompeo

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« Menace de conflit »

Pour les Etats-Unis, ces actes « représentent une menace claire pour la paix et la sécurité internationales, une attaque flagrante contre la liberté de navigation ».

La République islamique a balayé ces accusations, tout en menaçant de s’affranchir de certaines restrictions à son programme nucléaire.

Rien ne semble faire baisser la température donc, pas même la tentative de médiation entre les deux pays par le premier ministre japonais Shinzo Abe, qui était à Téhéran jeudi.

Le président américain Donald Trump l’a remercié dans un tweet mais a prévenu que les deux parties étaient encore très loin d’un accord.

Donald J. Trump

@realDonaldTrump

While I very much appreciate P.M. Abe going to Iran to meet with Ayatollah Ali Khamenei, I personally feel that it is too soon to even think about making a deal. They are not ready, and neither are we!

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Le chef de l’Organisation des Nations Unies Antonio Guterres a mis en garde devant le risque de conflit dans le Golfe.

Contexte brûlant

Une montée des tensions qui survient dans un contexte déjà brûlant entre les deux pays, après la décision de Donald Trump de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien il y a un an.

Le président américain avait affirmé que l’Iran dérogeait à ses engagements de limiter son programme nucléaire.

Depuis, Washington, n’a cessé de durcir les sanctions économiques et diplomatiques contre l’Iran.

https://fr.euronews.com/2019/06/14/tensions-maximales-entre-les-etats-unis-et-l-iran

Qui en profite ? … Mise à jour

Qui en profite ? … Mise à jour


… Les attaques d’aujourd’hui contre des pétroliers dans le golfe d’Oman ne sont pas dans l’intérêt de l’Iran


2015-05-21_11h17_05

Par Moon of Alabama − Le 13 juin 2019

Quelques tweets publiés par le guide suprême iranien à l’issue de sa rencontre avec le Premier ministre Abe, donnent à penser que l’Iran pourrait être amené à commettre un acte similaire à l’attaque perpétrée aujourd’hui. Mise à jour de l’article : Qui en profite ?…

« Mais qui coule les pétroliers dans le Golfe et pourquoi ? » L’édito de Charles SANNAT

Khamenei.ir @khamenei_ir - 9h36 UTC - 13 juin 2019

Nous ne croyons pas du tout que les États-Unis recherchent de véritables négociations avec l’Iran; parce que de véritables négociations ne viendraient jamais d'une personne comme Trump. L’authenticité est très rare chez les fonctionnaires américains.

.@ AbeShinzo Le président américain vous a rencontré et a discuté avec vous il y a quelques jours, y compris à propos de l'Iran. Après son retour du Japon, il a immédiatement imposé des sanctions à l’industrie pétrochimique iranienne. Est-ce un message d'honnêteté ? Cela montre-t-il qu'il est prêt à mener de véritables négociations ?

Après l'accord sur le nucléaire, Obama fut le premier à violer immédiatement le JCPOA; la personne même qui avait demandé des négociations avec l'Iran et avait envoyé un médiateur. C’est notre expérience, et M. Abe, sachez que nous ne répéterons pas la même expérience.

Le mot clé ici est « pétrochimique ». Les pétroliers touchés aujourd’hui étaient chargés de naphte des Émirats arabes unis et de méthanol d’Arabie saoudite. Les deux sont des produits pétrochimiques et pas simplement du pétrole brut. Vendredi dernier, le 7 juin, les États-Unis ont sanctionné tous les échanges commerciaux avec le plus grand producteur pétrochimique d’Iran. Cette sanction nuira gravement à l’Iran.

frontaltair1-sAgrandir

Lorsque l’administration Trump a commencé à sanctionner les exportations de pétrole de l’Iran l’année dernière, l’Iran a annoncé de nouvelles règles du jeu. Il a déclaré qu’il réagirait contre d’autres producteurs du golfe Persique si l’Iran était incapable d’exporter ses marchandises :

L’Iran a menacé de bloquer le détroit d’Hormuz, une artère vitale pour les expéditions de pétrole du Moyen-Orient. L’avertissement vient en réponse aux États-Unis, qui tentent de couper les exportations de brut iranien. ...

Ali Akbar Velayati, haut conseiller du président iranien pour les affaires internationales, a déclaré que son pays allait exercer des représailles.

"La réponse la plus transparente, complète et rapide a été donnée par M. [Hassan] Rouhani, le président iranien, lors de son dernier voyage en Europe. La réponse a été claire: si l'Iran ne peut pas exporter de pétrole par le golfe Persique, personne ne le fera", a déclaré Velayati devant le club de discussion Valdai en Russie. "Soit tout le monde exportera, soit personne," a-t-il ajouté.

Nous pouvons maintenant appliquer le mot clé utilisé aujourd’hui par Khamenei à ces phrases : « Si l’Iran ne peut exporter des produits pétrochimiques par le biais du golfe Persique, personne ne le fera. » et « Soit tout le monde va exporter, soit personne. »

Le fait que l’Iran ait ce motif ne signifie, ni ne prouve, qu’il est responsable de l’attaque d’aujourd’hui. Risquer de couler deux pétroliers étrangers dans les eaux internationales n’est pas ce qu’un Iran, autrement prudent, ferait habituellement. Quelqu’un d’autre aurait pu l’initier pour le blâmer.

Mais – peu importe si l’Iran était impliqué – ce que Khamenei a dit est un message très grave que Abe, envoyé par Trump en Iran, comprendra et communiquera à la Maison-Blanche.

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par Wayan pour le Saker Francophone

www.pdf24.org   Envoyer l’article en PDF     

DUBAI / WASHINGTON (Reuters) – Les Etats-Unis ont accusé jeudi l’Iran d’avoir attaqué deux pétroliers dans le golfe d’Oman jeudi

JUNE 13, 2019 / 9:09 AM / UPDATED 17 MINUTES AGO

U.S. blames Iran for tanker attacks in Gulf of Oman, Iran rejects assertion

DUBAI / WASHINGTON (Reuters) – Les Etats-Unis ont accusé jeudi l’Iran d’avoir attaqué deux pétroliers dans le golfe d’Oman jeudi, ce qui a entraîné une hausse du prix du pétrole LCOc1 et suscité des inquiétudes quant à un nouvel affrontement américano-iranien, mais Téhéran a catégoriquement démenti ces accusations.

On ne savait pas tout de suite ce qui était arrivé à la société norvégienne Front Altair ou à la société japonaise Kokuka Courageous, qui avaient tous deux subi des explosions, obligeant les équipages à abandonner le navire et laissant les navires à la dérive dans les eaux séparant les États du Golfe et l’Iran.

Une source a déclaré que l’explosion sur le Front Altair, qui a pris feu et a envoyé un énorme panache de fumée dans l’air, pourrait avoir été causée par une mine magnétique. La firme qui a affrété le pétrolier Kokuka Courageous a déclaré avoir été touchée par une torpille présumée, mais une personne ayant eu connaissance de l’affaire a déclaré que les torpilles n’étaient pas utilisées.

Jeudi soir, le porte-parole du commandement central américain, Bill Urban, a publié une vidéo de ce que l’armée américaine a qualifié de bateau de patrouille de la classe des gardiens de la révolution iranienne, le groupe Gashti, approchant du Kokuka Courageous. T Kokuka courageux.

L’attaque du pétrolier n’aura pas d’incidence sur l’approvisionnement en énergie du Japon, a déclaré le ministre japonais de l’Industrie, Hiroshige Seko.

http://www.reuters.com

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Revue de presse nationale et internationale.

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