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La Chine réfute le rapport d’un groupe de recherche américain sur « la Ceinture et la Route »

La Chine réfute le rapport d’un groupe de recherche américain sur « la Ceinture et la Route »

© Chine Nouvelle (Xinhua)Xinhua, le 18/04/2018 22:41

La Chine a réfuté mercredi le rapport d’un groupe de recherche américain sur l’initiative « la Ceinture et la Route« , réitérant que cette initiative visait à réaliser une coopération économique gagnant-gagnant.

Selon Associated Press, après avoir analysé 15 projets de ports financés par la Chine, l’institut de recherche C4ADS a tiré la conclusion que ces projets n’étaient pas motivés par un développement économique gagnant-gagnant, mais visaient à élargir « l’influence politique et la présence militaire » de la Chine.

La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a indiqué lors d’une conférence de presse régulière que l’initiative « la Ceinture et la Route » portait essentiellement sur la coopération économique et que l’idée clé de l’initiative était de promouvoir le développement commun en faisant progresser la connectivité dans le domaine des infrastructures et d’autres secteurs.

Cette initiative a obtenu le soutien d’une centaine de pays et organisations internationales, plus de 80% d’entre eux ayant signé des accords de coopération avec la Chine.

Selon elle, ce soutien mondial n’aurait jamais été possible si cette initiative n’était pas en phase avec la tendance de l’époque et si elle n’apportait pas de bénéfices aux peuples des divers pays concernés.

La porte-parole a souligné que cette initiative était ouverte et transparente, tous les participants étant impliqués dans les consultations en matière de planification et de réalisation des projets.

« La Chine n’a pas de calculs géopolitiques, ne cherche aucun bloc d’exclusion et n’impose aucun accord commercial aux autres, » a-t-elle ajouté.

« ‘La Ceinture et la Route’ est une initiative mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant », a affirmé Mme Hua, ajoutant qu’elle permettrait aux autres pays de partager les opportunités liées au développement de la Chine et contribuerait à résoudre les problèmes de développement du monde.

« Au cours de la construction de ‘la Ceinture et la Route’, la partie chinoise insiste sur les règles de marché et prend les intérêts et les préoccupations de toutes les parties en considération », a-t-elle fait savoir.

Un grand nombre de projets de coopération sont en cours de réalisation, et ils ont permis d’améliorer l’économie locale et bénéficié au peuple local, a-t-elle noté.

https://chine.in/actualite/cn/refute-rapport-groupe-americain-sur_108808.html

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La nouvelle conception américaine d’une mission « parfaite » : 32 sur 103

La nouvelle conception américaine d’une mission « parfaite » : 32 sur 103


2015-09-15_13h17_31-150x112Par le Saker – Le 14 avril 2018 – Source The Saker

Oups, il a dit « mission accomplie, parfaitement exécutée » et qu’il était « tellement fier » de son « armée géniale ».

Cela en considérant que 71 missiles sur 103 ont été interceptés.

  • Qu’il n’y a pas eu de victimes syriennes (ou iranienne ou russes)… ;
  • Que pas un seul terrain d’aviation n’a été touché ;
  • Que les bâtiments détruits étaient vides ;
  • Que seule la défense aérienne syrienne a été utilisée ;
  • Que les défenses aériennes russes ont été totalement contournées.

Ce type :

Il a qualifié les frappes de « précises, écrasantes et efficaces » (est-ce qu’il a aussi l’air d’un alcoolique à vos yeux ?).

Enfin et c’est bizarre, il n’y a aucune preuve que les Français aient fait quoi que ce soit (ah, vraiment ?). Oh, en parlant des Français, il semble qu’ils aient averti les Russes de ce qui arriverait. Donc techniquement parlant, les généraux américains disent la vérité lorsqu’ils disent qu’ils n’ont pas averti les Russes mais ont seulement « évité le conflit ».  Les Français ont fait tous les avertissements pour eux.

Quant à cette pathétique performance, le « porte-parole » du Pentagone a dit qu’il avait noté une augmentation de 2000% de l’activité des « trolls russes » au cours des dernières 24 heures.

Sans blague !

Je pense que la destruction totale d’une capacité de guerre chimique syrienne qui n’existe pas pourrait même être qualifiée de « succès infini ».

Attendons plus de détails (de nombreux journaux syriens ont exagéré le nombre de missiles abattus) mais il semble que les Anglosionistes ont opté pour la « moins mauvaise » solution en termes de risques pour notre planète : un « semblant de frappe » symbolique et totalement inutile. Je leur en suis personnellement reconnaissant. Espérons, du moins pour un moment, que leur besoin d’instaurer leur « indispensabilité » sera satisfait.

Je pense aussi que les Russes doivent considérablement augmenter la vitesse et l’ampleur de leur livraison de systèmes de défense aérienne aux Syriens. Un général russe a fait la remarque ce matin qu’ils envisageaient de leur livrer des S-300. Je suppose qu’il vaut mieux tard que jamais. Mais le système le plus nécessaire, c’est les Pantsirs. Les Russes doivent mettre sur pied un programme de mise en place d’urgence, 24h sur 24 et en fournir autant que possible et rapidement que possible car ils sont beaucoup mieux adaptés à ce genre de tâches (des missiles de croisière de défense) que les S-300 beaucoup plus grands.

Encore une chose : tout ce spectacle pathétique à la Disney est une honte et un scandale. Les États-Unis ont vraiment sombré au niveau de dégénérescence montré par Brejnev dans ses dernières années, ou par Eltsine. Franchement, je pense que Trump est encore plus un bouffon que ces deux-là. Quelle honte !

Aparté
Quant à ceux qui se plaignent que Trump est aussi mauvais que Hillary, c’est à la fois vrai et faux. En soi, oui, bien sûr, il l’est. Et il est beaucoup plus stupide qu’elle. Mais l’avoir à la Maison Blanche a offert à la Russie (et à la Syrie) environ une année pour se préparer à ce qui s’est passé hier. Donc, peu importe à quel point Trump est en dessous du pathétique, garder les néocons éloignés du pouvoir pendant une année ou à peu près a donné un peu de temps précieux au reste de la planète. C’est une bonne chose même si Trump lui-même est un lâche maniaque, une merde narcissique et un dangereux bouffon de la pire espèce.

Je veux aussi commenter quelque chose d’autre. Même les deux archi-méchants de notre historiographie officielle, c’est-à-dire Hitler et Staline, se comparent favorablement à Trump sur les points suivants : a) utiliser la diplomatie et b) essayer de construire des alliances. Oui, je sais, tant Hitler que Staline ont utilisé la force (et même les attaques sous faux drapeaux !) mais la force était UN des outils de leurs relations internationales. Au moins les deux Hitler étaient capables de négocier et de construire des alliances. Les clowns à la Maison Blanche ne peuvent même pas faire ça.

Oui, désolé si cela offense quelqu’un, mais les présidents américains ont maintenant sombré plus bas même que Hitler, Staline, Brejnev ou Eltsine.

Donc posez-vous la question : qu’est-ce qui les attend eux et leur régime à l’avenir ?

The Saker

Traduit par Diane, vérifié par Wayan relu par Cat pour le Saker francophone

http://lesakerfrancophone.fr/la-nouvelle-conception-americaine-dune-mission-parfaite-32-sur-103

Le plan secret des USA visant Damas a été déjoué

Le plan secret des USA visant Damas a été déjoué

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15 avril, 2018
Note d’analyse

Elijah J. Magnier

Donald Trump a dû redescendre du piédestal sur lequel il était monté il y a quelques jours en rassemblant une force militaire imposante et une puissance de feu rappelant « l’opération Tempête du désert », sans toutefois engager les forces terrestres. Le « plan A » prévoyait une attaque dévastatrice sur la Syrie afin de détruire son armée, le palais présidentiel, ses centres de commandement et de contrôle, ses troupes d’élite, ses entrepôts militaires et de munitions stratégiques, ses radars, ses systèmes de défense et les institutions de ses dirigeants politiques.
Le centre de recherche syrien de Barzé bombardé pendant la nuit du 14 avril 2018

 Le rôle de la Russie avant et après, l’attaque des USA, du Royaume-Uni et de la France, révélé

Avant la triple attaque contre la Syrie par les USA, la Grande-Bretagne et la France, la Russie et le président Vladimir Poutine, en personne, ont maintenu des contacts intensifs jusqu’à 4 heures du matin, afin de réduire la portée de l’attaque et passer à un « plan B » sans conséquence. Dans ses prises de contact avec plusieurs chefs d’État, la Russie a rejeté toute frappe susceptible de paralyser l’armée syrienne, et a informé les dirigeants de Damas que l’Occident allait dorénavant mûrement réfléchir avant de changer radicalement l’équilibre du pouvoir au Levant.

Mais quelle est la véritable raison de ces frappes ? Est-ce la prétendue « attaque chimique » à Douma ? L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques était déjà à Damas et ses membres sont allés à Douma samedi pour inspecter le lieu où l’attaque chimique en question aurait eu lieu. Pourquoi alors n’ont-ils pas attendu de connaître les résultats avant de frapper ?

Des sources à Damas expliquent qu’avant l’intervention militaire des USA, du Royaume-Uni et de la France, l’armée syrienne et ses alliés, avec l’appui de la Russie, étaient en train de mener une attaque d’envergure dans la région rurale d’Idlib et avaient atteint l’aéroport d’Abou al-Duhur lorsque subitement ils ont cessé leur opération pour ce diriger vers la Ghouta.

En effet, la Russie avait informé les dirigeants syriens d’un grand rassemblement de troupes sur la base militaire occupée par les USA à Al-Tanf, à la frontière syro-irakienne, où des dizaines de milliers de mandataires des USA suivent un entraînement militaire continu. Les Russes avaient décelé des mouvements inhabituels et compris que les USA se préparaient à dépêcher leurs mandataires vers la Ghouta orientale, afin d’établir un lien avec les quelque 30 000 djihadistes qui se trouvaient encore dans la Ghouta. Une attaque était planifiée en même temps qu’une diversion provenant de Daraa, au sud de la Syrie, de façon à attaquer le sud de Damas pour duper l’armée syrienne et ses alliés en les amenant à réduire le nombre de leurs combattants autour de la capitale.

Selon les sources, le plan consistait à soutenir leurs mandataires et les djihadistes de la Ghouta pour qu’ils atteignent Damas et en prennent le plein contrôle. Sauf que le déplacement de l’opération militaire de la région rurale d’Idlib à la Ghouta a contrecarré le plan américain qui consistait à imposer à la Russie un confinement forcé à Lattaquié et Tartous pour parvenir enfin à un changement de régime. Ce « plan de génie » aurait gâché tous les efforts déployés par la Russie après presque trois ans de participation soutenue à la guerre en Syrie, tout en permettant aux USA de prendre le dessus, au moment même où Moscou et l’armée syrienne étaient sur le point de mettre fin à la guerre en Syrie, il ne reste que quelques poches de résistance à libérer.

La riposte de la Russie dans la Ghouta a réduit le plan des USA en miettes, en imposant le retrait de dizaines de milliers de militants de la Ghouta avec leurs familles, vers le nord de la Syrie. La capitale est dorénavant beaucoup plus sûre et il ne reste plus qu’une zone au sud de Damas occupée par al-Qaeda et le groupe armé « État islamique » (Daech), au camp de Yarmouk et à al-Hajar al-Aswad.

Aujourd’hui, la Russie a vidé la frappe des USA, du Royaume-Uni et de la France de son contenu et de son objectif en imposant une « attaque restreinte » sans valeur, qui a très peu de chance de changer quoi que ce soit sur le terrain en Syrie.

Lorsque la Russie a promis d’abattre tout missile lancé contre la Syrie, Trump a répondu ceci : « Tiens-toi prête Russie, parce qu’ils arrivent, beaux, nouveaux et intelligents ». Après la frappe, la Russie a répliqué : « Nous avons utilisé de vieux systèmes de défense antiaérienne soviétique contre ces missiles intelligents, nouveaux et très coûteux lancés par les Américains ». Mais ce n’est pas tout. Les frappes des USA et du Royaume Uni.ont atteint des objectifs qu’Israël bombarde pratiquement à partir d’une base régulière. En ayant réussi à intercepter les deux tiers des missiles, comme l’a affirmé la Russie, la Syrie perçoit l’attaque comme une sorte « d’entraînement avec des munitions réelles, en préparation à une éventuelle attaque israélienne sur le territoire syrien ». Israël est très déçu et ne semble pas du tout apprécier le résultat final.

Faisant preuve de retenue et de maîtrise de soi, le secrétaire à la Défense James Mattis, qui avait dit « le Pentagone n’a toujours pas de preuves indépendantes pour confirmer qu’il y a eu une attaque chimique en Syrie la semaine dernière », a signalé que toute attaque de grande envergure en Syrie pouvait provoquer un engagement direct de la Russie et une riposte mortelle contre des objectifs des USA. Mattis a accepté une « frappe honorable » pour sauver la face de son patron inexpérimenté. La frappe du trio en Syrie semble avoir redoré le blason du président syrien Bachar al-Assad. Les gens sont sortis célébrer dans les rues de Damas, en se moquant de l’attaque de l’Occident contre leur pays !

Le trio a évité de provoquer directement la Russie, en contournant les bases et les théâtres opérationnels des Russes au lieu de les survoler. La Russie a imposé sa présence et a provoqué la marine américaine et la marine française en effectuant des simulations d’attaques aériennes, afin de montrer qu’elle était prête à rétorquer. La marine russe était positionnée à l’opposé de la côte libanaise afin de couvrir cette partie et d’éviter les angles morts.

Moscou est parvenu à éviter une confrontation directe avec Washington à l’extérieur de son territoire. La Syrie est entourée de bases militaires US (Israël, Jordanie, al-Tanf, Hassaké, Arabie saoudite, Koweït, Qatar, Bahreïn, Irak, Turquie). La Russie se souvient comment Leonid Brejnev est tombé dans le piège que lui avait tendu la CIA en 1979, en soutenant les moudjahidines six mois avant l’invasion soviétique de l’Afghanistan. Zbigniew Brzezinski a dit que l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques avait été délibérément provoquée par les USA : « C’était une excellente idée. Elle a entraîné les Soviétiques dans la guerre afghane et nous leur avons procuré une guerre du Vietnam. » Presque 40 ans plus tard, Poutine a évité de tomber dans le même piège. Quelle sera la prochaine étape ?

Maintenant que la sécurité de Damas est assurée, tous les yeux sont tournés vers la ville d’Idlib, au nord de la Syrie, qui est sous le contrôle d’Al-Qaeda. Pourquoi Idlib?

La situation dans le camp de Yarmouk, au sud de Damas, semble liée directement à celle qui prévaut à Foua et Kafraya. Lors des négociations de Zabadani, Al-Qaeda et les alliés de Damas se sont entendus pour qu’al-Yarmouk d’une part, et les deux villes assiégées au nord de la Syrie d’autre part, ne soient pas attaquées. Cependant, Damas fait pression pour nettoyer la capitale complètement, en tentant de persuader ses alliés de revenir sur leurs engagements précédents.

En ce qui concerne Daraa et Quneitra dans le sud, il semble que personne en Syrie n’est prêt à provoquer les USA et Israël en ce moment de tension. Il se pourrait qu’ils ne s’en occupent qu’à la toute fin. Dans la Badia (les steppes syriennes), Daech est complètement encerclé et n’a d’autre choix que d’attendre son extermination dans les prochains mois.

Idlib demeure un problème malgré l’entente économique et financière entre les Turcs, les Russes et les Iraniens. Il ne fait aucun doute que des différences marquées de nature économique existent entre ces partenaires à propos de la Syrie.

Le président turc Erdogan a exprimé son soutien, puis sa satisfaction, à l’égard des frappes américaines en Syrie. La Russie a répondu en lui demandant de remettre la ville d’Afrin au gouvernement syrien. L’envoyé spécial iranien pour les affaires syriennes, Ali Akbar Velayati, a dit ouvertement qu’Idlib est le prochain objectif. Il est donc possible que la Turquie se retire des dizaines de postes d’observation qu’elle possède autour d’Idlib, comme les Russes l’ont fait à Afrin avant l’attaque turque. La Russie s’attend aussi à ce qu’Erdogan annule d’un jour à l’autre la vente précédemment convenue de missiles S-400.

Ainsi, l’aiguille de la boussole pointe vers Idlib, Rastan et Jisr al-Shoughour et les forces armées syriennes se rassemblent dans la région rurale de Lattaquié, en étant prêtes à diviser Idlib après avoir libéré les nombreux villages qui l’entourent.

Ce qui nous amène à la prochaine représentation d’une « attaque chimique » sur le théâtre opérationnel de l’armée syrienne et de ses alliés. Les USA vont-ils défendre Al-Qaeda ? Pourquoi pas ? Il n’a jamais vraiment été question d’utilisation d’armes chimiques, puisque ce sont les USA, eux-mêmes, qui possèdent le plus gros arsenal d’armes chimiques au monde. Le véritable enjeu, c’est la défaite des USA et la domination du Levant par la Russie.

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etats-unis, russie, syrie, royaume-uni

À Téhéran, la nomination de Pompeo renforce l’idée que les États-Unis se retireront de l’accord avec l’Iran.

17.avril.2018 // Les Crises

À Téhéran, la nomination de Pompeo renforce l’idée que les États-Unis se retireront de l’accord avec l’Iran.

Le prochain GROS problème…

Source : Al-Monitor, 21-03-2018

À Téhéran, la réaction à la nomination de Pompeo au poste de secrétaire d’État exprime le sentiment croissant que Trump est déterminé à se retirer de l’accord nucléaire.

Un correspondant d’Al-Monitor

« Vous allez voir ce que je vais faire », a déclaré le président américain Donald Trump le 20 mars, lorsqu’on lui a demandé quelle était la ligne de conduite qu’il avait choisie pour les levées de sanctions prévues pour le 12 mai ; les renonciations doivent être signées pour empêcher une violation par les États-Unis de l’accord nucléaire avec l’Iran. Les commentaires sont arrivés alors qu’il recevait le puissant prince héritier Mohammed ben Salmane d’Arabie Saoudite à la Maison- Blanche, donnant l’impression que le président américain se dirige vers la rupture de l’accord avec l’Iran. En fait, il y a de nombreuses raisons de croire que l’accord historique se dirige vers une fin malheureuse, du moins lorsqu’il s’agit de l’adhésion des États-Unis à cet accord. Dans cet esprit, la récente nomination de Mike Pompeo au poste de secrétaire d’État a renforcé cette idée dans le monde entier et en Iran en particulier.

Le regard sur Pompeo est très sceptique à Téhéran ; le fait qu’il soit très critique à l’égard de la République islamique est le fondement de cette préoccupation. Mais son expérience en tant que directeur de la CIA ajoute à l’appréhension et crée un climat d’incertitude quant à l’avenir, non seulement en ce qui concerne l’accord nucléaire, mais aussi en ce qui concerne la question d’une stabilité plus large dans la région.

Le premier responsable iranien à commenter indirectement la nomination de Pompeo a été le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, qui a tweeté le 13 mars que Trump a pris pour habitude d’être imprévisible et donc peu fiable pour quiconque voudrait engager le dialogue. Zarif a tweeté, « Personne ne sera intéressé à conclure un accord avec la Maison Blanche si la signature américaine n’est valable que pour 4 à 8 ans ».

Les commentaires de Zarif ont été réitérés par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Bahram Qassemi, qui a déclaré au quotidien libanais Al-Akhbar que l’Iran considère cette nomination comme une question interne aux États-Unis « mais si nous voulons étudier la question, le monde connaît les manières bizarres et les décisions surprenantes de Trump ; par conséquent, sa décision de renvoyer son secrétaire d’État n’était pas étonnante ». Qassemi a commenté la décision en disant que le monde s’habitue au fait que Trump « prend ses décisions de politique étrangère de manière unilatérale et égoïste et les annonce par le biais des médias sociaux [comme Twitter]. Licencier le ministre des affaires étrangères d’un État qui se présente comme le leader du monde, sans préavis, et pendant un voyage à l’étranger, ne suggère pas une compréhension ou une sagesse politique ; il est intéressant de noter qu’il s’agit du 42ème licenciement en seulement 14 mois. C’est sans précédent ».

Ainsi, pour l’Iran, rien n’indique que les États-Unis respecteront l’accord nucléaire. La nomination de Pompeo apparaît comme la dernière grande annonce avant que Trump ne fasse ce qu’il veut faire en mai. Le journaliste iranien Abbas Aslani a déclaré à Al-Monitor : « En nommant Pompeo, Trump va essayer de faire en sorte que sa menace lors de son retrait du JCPOA [Joint Comprehensive Plan of action] semble être une menace sérieuse et crédible. En rendant cette menace plus crédible, il veut obtenir plus en imposant des sanctions contre l’Iran et en apportant des changements à l’accord nucléaire. Mais s’il ne peut pas obtenir ce qu’il veut, comme apporter des changements au JCPOA, son retrait de l’accord nucléaire n’est pas improbable. Mais après tout, je ne pense pas que ses menaces puissent amener l’Iran à faire des compromis sur la question des missiles. »

M. Aslani a déclaré qu’il existe un point de vue commun en Iran selon lequel Pompeo rendra la politique étrangère américaine à l’égard de l’Iran plus radicale et hostile. « Il s’est exprimé très ouvertement contre les négociations nucléaires et l’accord. Comparé au mandat de Tillerson, le département d’État de Pompeo exercera plus de pression sur l’Iran. En d’autres termes, la présence de Pompeo au département d’État sera moins diplomatique que par le passé », a dit M. Aslani.

Moins de diplomatie de la part des États-Unis semble destinée à pousser les Iraniens vers des positions plus dures en réaction. Ici, la question est de savoir si cela conduirait en fin de compte les États-Unis à se retirer de l’accord alors que d’autres signataires continuent d’y adhérer.

En effet, il y a toujours un manque de clarté quant à la forme que prendra l’accord si les États-Unis se retirent. Pour l’Iran, la véritable garantie de la poursuite de l’accord est l’engagement des parties restantes, mais à Téhéran, on craint que l’approche agressive de Pompeo à l’égard de l’Iran ne contribue à créer une plus grande pression sur le rôle régional de l’Iran et à faire participer les autres parties du JCPOA à de telles pressions – ce qui pourrait conduire à des dissensions avec Téhéran. Néanmoins, il convient de noter que Pompeo, en tant que chef de la CIA, a décidé d’envoyer une lettre directe à un important général iranien. L’année dernière, il a été révélé que Pompeo avait envoyé un message direct au commandant des Forces Al-Qods, Qasem Soleimani. « Ce que nous lui communiquions dans cette lettre, c’est que nous les tiendrons, lui et l’Iran, pour responsables de toute attaque contre les intérêts américains en Irak par des forces qui sont sous leur contrôle », a déclaré Pompeo lors du Forum annuel Reagan sur la défense nationale en Californie du Sud, le 3 décembre. Selon Pompeo, « Nous voulions nous assurer que lui et les dirigeants iraniens comprenaient cela d’une façon on ne peut plus claire ».

Mais Soleimani a refusé d’accepter la lettre, a déclaré Mohammad Golpayegani – un proche collaborateur de l’Ayatollah Ali Khamenei – à la presse iranienne, ajoutant qu’un contact anonyme de la CIA avait essayé de donner une lettre à Soleimani alors qu’il se trouvait dans la ville syrienne d’Albu Kamal en novembre pendant les combats contre l’État islamique. Selon Golpayegani, Soleimani a répondu en disant : « Je ne prendrai pas votre lettre et je ne la lirai pas, et je n’ai rien à dire à ces gens ». La question est de savoir si la même dynamique avec les Iraniens se répétera quand et si Pompeo devient le nouveau chef de la diplomatie américaine.

Source : Al-Monitor, 21-03-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

https://www.les-crises.fr/a-teheran-la-nomination-de-pompeo-renforce-lidee-que-les-etats-unis-se-retireront-de-laccord-avec-liran/

 

Les négociations secrètes USA-Syrie

Les négociations secrètes USA-Syrie

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La représentante états-unienne à l’Onu, Nikki Haley, a déclaré le 14 avril 2018 que « Les États-Unis refusent d’entamer un dialogue et de discuter avec le président Bachar al-Assad ».

Contredisant cette assertion, le journal libanais Al-Akhbar révèle que trois réunions à haut niveau ont eu lieu entre les deux États. Cependant la quatrième, prévue en mars, a été annulée par la Syrie qui la jugeait inutile tant que Washington ne changerait pas de politique.

http://www.voltairenet.org/article200748.html

Ce que les États-Unis veulent vraiment de la Russie

Ce que les États-Unis veulent vraiment de la Russie


Par Andrew Korybko – Le 3 avril 2018 – Source Oriental Review

Trump Putin New DetenteLa récente offensive asymétrique multidimensionnelle des États-Unis contre tous les intérêts russes n’est pas le symptôme aléatoire d’une russophobie psychotique mais fait partie d’une stratégie globale visant à faire pression sur Moscou pour que la Russie abandonne sa coopération étroite avec la Chine et l’Iran en échange d’une « nouvelle détente ». Un scénario qui ne devrait pas être exclu si Trump reste cohérent lors de la prochaine rencontre avec le président Poutine.


Beaucoup de gens luttent pour trouver une quelconque cohérence ou raison derrière les mouvements anti-russes des USA au cours des deux dernières années, en particulier ceux pour qui Trump est supposé être contraint par « l’État profond » avec la croyance erronée que cela soulagerait son administration de la pression des fake news dans le cadre du RussiaGate, mais la réponse à tout cela est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît. Le fait est que tout ce qui se passe est intentionnel et fait partie d’une stratégie globale pour amener la Russie à abandonner sa coopération étroite avec la Chine et l’Iran en réponse à l’offensive asymétrique multidimensionnelle des États-Unis contre ses intérêts, bien qu’il soit maintenant acquis que ce plan a échoué et nécessite une réforme urgente. Qu’il s’agisse de la chasse aux sorcières de la « propagande anti-russe » de l’Occident ou du scandale de l’attaque sous « faux drapeau » des armes chimiques de l’affaire Skripal, chaque geste anti-russe entrepris ces dernières années vise à faire avancer cet objectif.

Démonter le triangle multipolaire

Iran

Il y a eu des spéculations crédibles juste après la victoire de Trump en 2016 que son gouvernement allait tenter de diviser le triangle multipolaire russo-sino-iranien en Eurasie. C’est exactement ce que le président et son équipe tentent de faire mais d’une manière différente de ce à quoi beaucoup s’attendaient. Trump a calculé à juste titre que l’avancée sans précédent d’Obama vers l’Iran grâce à l’accord nucléaire de 2015 était mise à profit par Téhéran et que la République islamique n’avait jamais eu l’intention d’accepter le quiproquo tacite offert à l’époque pour remplacer l’Arabie saoudite en tant que partenaire régional préféré de l’Amérique. En conséquence, il a décidé de s’éloigner de la politique de son prédécesseur et de n’utiliser que des « moyens musclés » pour forcer l’Iran à se soumettre à la puissance militaire américaine. Le travail est en cours et sera certainement rendu difficile par Téhéran, passé maître dans les réponses asymétriques.

Chine

Quant à la Chine, Trump a également appris de l’erreur de son prédécesseur, qui a offert à la République populaire un partenariat mondial à travers le concept « G-2 » ou « Chimerica ». Celui-ci a été repoussé par Pékin, à la fois trop fière de partager le leadership mondial avec l’Amérique et réticente à accepter d’être trompée pour assumer des responsabilités qu’elle n’a pas acceptées ou anticipées à l’époque. Ce n’est pas une coïncidence si l’échec du G-2 a été suivi par l’annonce par la Chine de sa conception globale de la nouvelle Route de la Soie (OBOR) afin de réformer économiquement la base structurelle du « Consensus de Washington » et, par conséquent, de faciliter l’émergence de l’ordre mondial multipolaire. La réponse de Trump, le Kraken, a été de poursuivre la politique de guerre hybride d’Obama en ciblant les États de transit les plus vulnérables de l’hémisphère sud nécessaires aux méga-projets d’infrastructures transnationales chinoises, en même temps qu’il entamait une guerre commerciale contre la République populaire.

Russie

La résistance idéologique totale de l’Iran à conclure un « accord avec le diable » et l’engagement indéfectible de la Chine à défier la domination unipolaire des États-Unis signifient qu’il n’y a aucune chance réaliste que l’un d’eux revienne sur son précédent refus d’abandonner l’autre en échange d’un allègement de la pression américaine sur leur pays. Cela indique ainsi à Trump la direction de la Russie parce qu’il considère que c’est le « maillon faible » dans cet arrangement multipolaire. Après tout, la Russie a toujours affirmé avec une totale sincérité qu’elle ne veut rien de plus qu’une relation égale avec ce qu’elle continue à appeler ses « partenaires occidentaux », ce qui devrait les amener logiquement à respecter la soi-disant « sphère d’influence » du pays à l’ère soviétique. Les administrations américaines précédentes ont rejeté le rameau d’olivier tendu par la Russie chaque fois qu’il était offert, mais Trump semble être réellement intéressé à conclure un accord avec Moscou avant que « l’État profond » n’intervienne pour l’arrêter.

La folie de l’« État profond »

Ironiquement, cette décision pourrait entrer dans l’histoire comme la dernière chance possible pour que les États-Unis ramènent la Russie dans le « consensus de Washington » par des moyens pacifiques. En effet, Moscou a indiqué qu’elle était prête à entrer dans une « nouvelle détente » avec Washington, ce qui aurait évidemment impliqué des « concessions mutuelles et des compromis ». Cette « occasion perdue » pourrait ne jamais être retrouvée, la résolution de la Russie s’étant durcie après sa trahison par Trump et son assujettissement aux châtiments humiliants de son administration pour ne pas s’être soumise à l’Amérique sans conditions préalables. C’était la volonté de l’« État profond », qui a fait une énorme erreur de jugement, convaincu par la « pensée de groupe » que le président Poutine suivrait les traces d’Eltsine et se rendrait si la puissante classe « oligarchique » le pressait de le faire en échange de la levée des sanctions. Ce navire a chaviré et ce qui se passe maintenant est une combinaison de mépris et de stratégie.

Les États-Unis ne pardonneront jamais au président Poutine d’avoir refusé de se plier à l’« État profond » libéral-mondialiste de la période Obama, le même qui a saboté le plan marketing de Trump, ce qui explique pourquoi il se livre à cette chasse aux sorcières contre les médias russes sous des prétextes fallacieux. Pour l’« État profond » c’est devenu une affaire « personnelle », et même si Trump semble comprendre « l’efficacité des coups tordus » comme une forme de guerre psychologique contre les dirigeants russes, il ne s’est jamais publiquement écarté de sa promesse de campagne de s’entendre avec la Russie si c’était possible (c’est-à-dire si l’« État profond » ne lui savonne pas la planche). C’est dans ce contexte que Trump a invité le président Poutine à la Maison Blanche pour une prochaine réunion qui visera probablement à « aplanir leurs divergences » et à avancer un objectif vraisemblablement mutuel d’une soi-disant « nouvelle détente » – mais pas sur les termes inconditionnels et unilatéraux qui obsèdent l’« État profond ».

Décrire la « nouvelle détente »

Trump s’est rendu compte que la Russie approfondissait ses partenariats avec la Chine et l’Iran en réponse à l’agression asymétrique multidimensionnelle de l’« État profond » et que cette politique était contre-productive devant l’intérêt prédominant de la Nouvelle Guerre froide américaine à « contenir » la Chine. De plus, le président semble avoir convaincu les éléments « patriotiques et pragmatiques de l’État profond » que c’est le cas et qu’il est impossible pour l’Amérique de faire des progrès tangibles pour bloquer la Route de la Soie si elle doit « contenir » la Chine, l’Iran et la Russie sur des théâtres très divers et avec des méthodes complètement différentes. Il vaut mieux, a estimé l’homme d’affaires milliardaire, revenir en arrière sur certaines des actions inutilement agressives de son administration en Europe et peut-être ailleurs, comme des « concessions/compromis mutuels » de son pays avec la Russie pour une « nouvelle détente » au lieu de continuer cette politique de pression qui a échoué.

Ce que les États-Unis veulent de la Russie en échange est simple. Ils attendent de Moscou que la Russie réduise ses partenariats stratégiques avec Téhéran et Pékin et qu’elle n’interfère pas avec les campagnes de « confinement » de Washington contre les deux. La Russie autorise déjà passivement les États-Unis et leurs alliés à « contenir » l’Iran en Syrie par une prudence intéressée en empêchant la Troisième Guerre mondiale, mais elle doit encore revenir sur sa relation avec la Chine. On ne sait pas exactement comment les États-Unis envisagent que la Russie pourrait le faire d’une manière « plausible » qui reflète l’approche iranienne et évite de provoquer une réaction hostile de la part de la Chine. Mais l’administration Trump espère que Moscou l’acceptera pour que le président Poutine puisse oublier les drames internationaux et se concentrer entièrement sur l’accomplissement du programme de réforme interne globale qu’il prévoit de mener pendant son quatrième et dernier mandat.

Il est impossible de spéculer sur la question de savoir si la Russie est déjà intéressée par un tel scénario pour l’instant, compte tenu de tout ce qui s’est passé entre elle et l’Occident l’année dernière, mais en jouant un moment le rôle d’« avocat du diable », il y a un autre attrait en plus des aspects intérieurs qui pourrait décider Moscou à « jouer ce jeu ». La polarisation croissante du système économique mondial vers une mondialisation chinoise et une Amérique protectionniste ramène les relations internationales à la bipolarité de l’ère de la guerre froide avant sa transition vers la multipolarité. La Russie pourrait jouer un rôle central en dirigeant un nouveau Mouvement des non-alignés (néo-MNA) pour aider les autres pays à « équilibrer » leurs relations avec les deux superpuissances. Les États-Unis pourraient être contraints, à contrecœur, dans les circonstances actuelles et les limites objectives de leur pouvoir, d’accepter la réduction relative de leur influence sur certains pays par la Russie, tant que Moscou joue un rôle similaire vis-à-vis de la Chine.

La grande inconnue

C’est un pari risqué car un néo-MNA dirigé par la Russie pourrait tout aussi bien faire pencher la balance stratégique de l’influence mondiale vers la Chine plutôt que vers l’Amérique. Mais Washington parie que Moscou pourrait conclure que son intérêt personnel serait servi au mieux en maintenant l’« harmonie » entre les deux superpuissances en Eurasie, permettant ainsi aux États-Unis de se concentrer davantage sur la déstabilisation de la Route de la Soie par des guerres hybrides en Afrique et dans les parties du supercontinent non couvertes par ce « bloc d’équilibre ». Les investissements « équilibrants » à faible coût mais à fort impact de la Russie pourraient générer d’énormes dividendes pour son influence, tandis que toute désescalade potentielle en Europe due à la « nouvelle détente » libérerait les ressources du pays pour se concentrer davantage sur l’ambitieux projet du président Poutine. Il s’agit du programme de réforme interne et la réalisation de ses promesses campagne qu’il a faites à ses compatriotes afin de garantir durablement son héritage.

Réflexions finales

Pour insister sur ce qui vient d’être écrit, il n’y a aucun moyen de savoir avec certitude si ce dernier pari américain, essayant de promouvoir une « nouvelle détente » avec la Russie, réussira ou non. Il faut cependant reconnaître que les agressions asymétriques multidimensionnelles menées contre les intérêts russes finiront par provoquer des ravages financiers et le président Poutine pourrait avoir de plus en plus de mal à exécuter son vaste programme de réformes sur le front intérieur, à moins qu’il ne conclue une sorte d’accord. Cela n’implique pas que la Russie coure le risque de se « vendre » aux États-Unis mais simplement que le président Poutine doit d’abord rendre des comptes à son peuple et ensuite uniquement aux partenaires internationaux de son pays.

Si le Kremlin conclut que les intérêts de la Russie seraient mieux garantis en s’engageant dans une série de « concessions/compromis mutuels » avec les États-Unis dans le cadre d’une « nouvelle détente » il n’hésitera pas à le faire. De même, si le dirigeant russe avisé reconnaît qu’il est « baladé » par Trump et que son « homologue » lui offre un accord déséquilibré qui le condamne à faire de son pays un « partenaire junior » en Eurasie, il ne s’y prendra pas à deux fois avant de partir sans « accord ». En fin de compte, tout dépend de ce que Trump met sur la table et s’il peut convaincre le président Poutine que sa nouvelle trêve avec les néoconservateurs se traduit par l’assurance que l’« État profond » se conformera aux termes d’un accord éventuel.

Si la Russie est influencée par la combinaison de l’engagement sincère de l’administration Trump à une « nouvelle détente » en échange d’un allégement des pressions multiples et parfois humiliantes contre elle, les implications géopolitiques seraient profondes puisque Moscou serait dans une position idéale pour « équilibrer » les affaires eurasiennes. Il faudrait non seulement l’appui tacite de la Chine à cette initiative, mais aussi celui de l’Amérique, car chaque superpuissance apprécierait que Moscou devienne une force d’« équilibre » vis-à-vis de l’autre et les libère pour leur permettre de se concentrer sur leur rivale sur d’autres théâtres, surtout en Afrique. En tant que telle, la Russie pourrait espérer être courtisée par les deux et finalement atteindre son grand objectif stratégique, être le facteur d’« équilibre » en Eurasie, à condition toutefois que cet accord putatif soit d’abord respecté par les États-Unis.

Andrew Korybko est le commentateur politique américain qui travaille actuellement pour l’agence Sputnik. Il est en troisième cycle de l’Université MGIMO et auteur de la monographie Guerres hybrides : l’approche adaptative indirecte pour un changement de régime (2015). Ce texte sera inclus dans son prochain livre sur la théorie de la guerre hybride. Le livre est disponible en PDF gratuitement et à télécharger ici.

Traduit par Hervé, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/ce-que-les-etats-unis-veulent-vraiment-de-la-russie

L’opposition à Theresa May remet en question la légalité des frappes occidentales en Syrie

Theresa May

L’opposition à Theresa May remet en question la légalité des frappes occidentales en Syrie

© REUTERS / Phil Noble
International

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Frappes des États-Unis et de leurs alliés contre la Syrie (67)
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La décision de la Première ministre britannique de participer avec ses alliés américain et français aux frappes contre la Syrie s’est attirée les foudres de son opposition. Cette dernière a jugé discutable la légitimité d’une telle démarche menée sans l’aval du Conseil de sécurité de l’Onu.

Theresa May s’est retrouvée sous le feu des critiques de l’opposition après les frappes portées samedi par Londres aux côtés de Washington et Paris en Syrie. Le chef du Parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn, a estimé dimanche que la légalité ces frappes était sujette à caution, affirmant qu’une telle initiative aurait dû être soutenue par le Conseil de sécurité de l’Onu.

«Je demande au ministre des Affaires étrangères, je demande à la Première ministre, quelle est la base légale de ceci?» s’est interrogé Corbyn dans un entretien à la BBC.

«La base légale aurait été l’autodéfense ou l’autorité du Conseil de sécurité de l’Onu. L’intervention humanitaire est un concept légalement discutable dans le cas présent», a-t-il indiqué, cité par Reuters.

Les partis d’opposition britanniques et plusieurs ONG ont par ailleurs condamné samedi la décision de Theresa May de mener une opération en Syrie sans consulter le Parlement, rompant avec un usage en vigueur depuis l’intervention en Irak en 2003, qui a laissé de profonds stigmates dans le pays.Les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont attaqué dans la nuit du 13 au 14 avril des sites d’infrastructures militaires de la Syrie. Cette coalition tripartite a tiré 103 missiles, dont 71 ont été abattus à l’approche de leurs objectifs. L’année dernière, l’aérodrome militaire syrien de Shayrat avait déjà été attaqué par 59 missiles.

Pour justifier leurs actions, Washington et ses alliés ont affirmé que ces frappes étaient une riposte à l’attaque chimique présumée dans la ville de Douma.
Les autorités syriennes ont toujours démenti cette attaque alors que le ministère russe de la Défense a déclaré qu’il s’agissait d’une mise en scène.

Dossier:
Frappes des États-Unis et de leurs alliés contre la Syrie (67)

Lire aussi:

Moscou: la frappe portée par Washington en Syrie contrevient à la législation américaine
Plus de 50% des Britanniques désapprouvent les frappes en Syrie sans l’aval du Parlement
La DCA syrienne intercepte 71 missiles sur les 103 lancés
https://fr.sputniknews.com/international/201804151035959312-may-londres-frappes-syrie-legitimite/
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L’escouade d’Hollywood

Cette fois, l’Observatoire des Droits de l’Homme syrien qui, depuis 2011, a donné toute sorte d’informations sur les exactions de l’horrible dictateur Bachar Al Assad contre son peuple à partir de son arrière boutique de Londres n’a pas relayé l’attaque au gaz de Douma ce 7 avril 2018. Ni le Croissant Rouge syrien ni la coordination de l’ONU en Syrie, présents tous deux dans la Ghouta orientale, n’ont été en mesure de confirmer l’existence de victimes d’une intoxication aux armes chimiques.

Seuls les Casques Blancs, primés par le cinématographe mondial d’Hollywood qui a reconnu là l’un des siens, ont diffusé des imagesde corps amoncelés et d’enfants dénudés avec un masque censé délivrer de l’oxygène en guise d’assistance ventilatoire. Ils ont également fourni le filmde la dévastation d’un appartement au toit défoncé par la chute d’un obus intact gisant dans un lit qui n’a pas souffert de dommages de la part d’une masse atterrie brutalement sur lui. Il semble que dans ce cas, la mise en scène a choisi de présenter les effets de gaz suffocants non neurotoxiques. Ceux-ci sont doués  d’un fort pouvoir rémanent, les symptômes cliniques qu’ils produisent sont difficiles à mimer et ils obligent de plus à une protection drastique des sauveteurs, jusque là négligée dans la post production des Casques Blancs. Le chlore et autres agents vésicantsgénèrent des risques de mort immédiate mais aussi des effets retardés de plusieurs heures redoutables liés à l’œdème résultant des brûlures de l’arbre respiratoire et des alvéoles pulmonaires.

Le 7 avril, il aurait été dénombré 48 morts parmi les 500 personnes atteintes par les armes chimiques. La sincérité d’une telle allégation doit être mesurée à l’enquête sur le devenir des 452 personnes rescapées. Les observations diligentées par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques devra s’y intéresser et exposer publiquement et de manière argumentée leur devenir. Plusieurs jours plus tard, les gaz même si plus denses que l’air prétendument utilisés auront été dispersés mais les lésions et séquelles inévitables des désordres anatomiques induits sont identifiables longtemps après.

L’opération faux drapeau prévue et non prévenue

Quelques arguments militent en faveur d’une infiltration des agents de la propagande djihado-occidentales par le renseignement syrien et russe. Au cours du mois de mars, le gouvernement russe a annoncé être au courant d’une préparation en cours d’une provocation sous forme d’attaque chimique sous faux drapeau. Des citoyens syriens et des membres du personnel de l’hôpital de Douma témoignent de l’irruption d’inconnus dans la ville faisant irruption dans l’établissement munis de caméras et arrosant d’eau des personnes présentes. (Ici à partir de la troisième minute.) Des médecins du seul hôpital de la ville attestent n’avoir reçu aucun patient atteint d’une intoxication à des gaz toxiques.

La manipulation

Les Occidentaux comptent sur l’effet d’horreur déclenchée par l’évocation ‘gaz et armes chimiques’ et  liée dans la construction d’un inconscient collectif autour de l’extermination nazie, toujours mise en avant dans les mass medias et les programmes scolaires comme la quintessence du Mal. Un tel effet de sidération n’a jamais été obtenu avec les agents exfoliants fabriqués par Monsanto et délivrés par les bombardiers américains sur le Vietnam, tuant des civils par centaines de milliers et détruisant la végétation et stérilisant les sols pour des siècles. Ni avec l’usage d‘armes chimiques encore plus sophistiquées et non identifiées à Gaza en ce moment pour réprimer une population qui se révolte contre sa situation d’assiégée sous blocus. Pas plus le phosphore blanc étasunien à Fallouja en 2004ni l’israélien à Gaza en 2009n’ont ému en leur temps la communauté internationale de la même manière.

Propagande, l’ascension

L’attaque dans la nuit du 13 au 14 avril de la Syrie par la coalition des Usa et de ses vassaux britanniques et français est venue couronner celle de montée médiatique irrésistible contre le camp syrien et ses alliés. Le mois de mars a été marqué par les condamnations de la Russie dans l’affaire Skripal, dont le père, la fille ainsi que leur chat et leurs deux hamsters ont fait les frais. Les humains ont survécu à l’ingestion de moules contaminées par des saxitoxinesmais pas les animaux domestiques qui ont dépéri dans leur résidence mise sous scellés. Puis vint à point nommé le relai occasionné par les trois obus de chlore largués depuis des hélicoptères de l’armée arabe syrienne.  Celle-ci était en voie d’achever la libération totale de la Ghouta orientale des mercenaires qui l’occupaient depuis 2012 et la soumettaient à une économie de pénurie et de contrebande.

La montée de la propagande et l’agencement des scénarios ont encadré le long périple du successeur auto-désigné au trône du troisième royaume des Séoud en Ocident.

Du bruit

La démonstration de force, menée depuis les bases étasuniennes dans ses quasi-colonies arabes du Golfe, s’est limitée à détruire des sites inoccupés et n’a pas fait de victimes humaines en dehors de quelques blessés.

Elle a pris un soin extrême à ne toucher aucune cible russe.

Elle a démontré l’efficacité de vieux systèmes anti-missiles soviétiques utilisés par l’armée syrienne avec un taux d’efficacité de 71 missiles détruits sur 101.

Elle se devait de punir le succès des forces syriennes qui ont chassé les mercenaires à l’Ouest de Damas, leurs bandes sont désormais cantonnées à Idlib.

Les trois pays concernés par les ventes d’armes aux pays arabes du Golfe ont offert ce spectacle comme garantie de leur engagement en faveur des pétro-monarques de moins en moins enclins à croire en l’efficacité de leur arsenal. Ils se sont ridiculisés. Mais en jouant ainsi leur piètre numéro, ils espèrent maintenir l’atmosphère de tension nécessaire à leur funeste commerce. Ils appliquent ainsi leur doctrine en adéquation avec leurs objectifs et leurs moyens, pas de conflagration mondiale, mais conflits régionaux de moyenne à faible intensité toujours en cours.

En attendant la chute du dollar, beaucoup de pays périphériques risquent encore de souffrir de cette confrontation entre une Eurasie en montée de puissance irrépressible et cet Occident fané et sans crédit, sinon celui du mensonge et de la tromperie terriblement difficiles à contrer tant leurs peuples sont ‘zombifiés’.

Badia Benjelloun

http://www.dedefensa.org/article/pour-quelques-dollars-de-plus

Premiers éléments de la scène du crime

Chroniques du Grand jeu

Premiers éléments de la scène du crime

14 Avril 2018 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient, #Russie, #Etats-Unis, #Europe

Contrairement à nos prédictions d’hier, le système impérial est donc passé outre toute décence et a récompensé le false flag barbu par une salve de missiles sur la Syrie.

Il est encore trop tôt pour analyser en détail les tenants et les aboutissants de l’affaire susceptible d’embraser (ou pas) le Moyen-Orient voire plus si affinités, mais nous pouvons déjà faire quelques constats.

  • Les cibles sont insignifiantes

D’après les premiers rapports, seuls trois endroits ont été touchés : des centres de recherche et/ou usines prétendument chimiques. Immédiatement, une question surgit que ne semble pas s’être posée la presstituée : si ces centres contenaient des composants chimiques, comment se fait-il qu’aucune émanation toxique ne se soit répandue ? Réponse évidente : ils étaient vides et le programme chimique syrien n’existait pas.

Les barbus modérément modérés sont, eux, dépités.et crient au scandale. S’ils s’attendaient à être aidés par les frappes américaines, ils en ont été pour leurs frais. Pas étonnant qu’ils qualifient toute cette affaire de « farce » tandis que les gens dansent dans les rues de Damas.

On aurait donc assisté à un nouveau false flag au carré après la tragi-comédie de l’année dernière, Trump jouant les gros durs pour finalement détruire deux hangars désaffectés et une cafétéria? C’est la conclusion que tirent plusieurs observateurs. Sauf que…

  • La défense russe

Selon l’état-major russe, 71 missiles sur 103 ont été interceptés, soit 68% (à comparer avec les 61% de Khan Cheikhoun l’année dernière). L’ours est donc bien intervenu et a chopé la majorité des projectiles entre ses crocs.

Ces missiles se dirigeaient bien sur des bases et ont été détruits en vol par les Russes : Dumayr 12/12, Blay 18/18, Chayrat 12/12, Duvali 4/4 etc. On est loin alors d’une opération de relations publiques du Donald envoyant ses Tomahawk sur des endroits sans importance pour les beaux yeux de la ménagère de moins de 50 ans.

  • Les inspecteurs de l’ONU

Coïncidence que n’a évidemment pas relevé la journaloperie au garde-à-vous, ces attaques interviennent au moment même où les inspecteurs de l’OIAC prennent le chemin de Damas afin d’enquêter sur la supposée attaque chimique de Douma. Moscou a beau jeu de dire que les trois clowns ont voulu intimider la mission onusienne. Sans succès, celle-ci devant continuer son périple.

  • Les réactions

Sans surprise, les alliés de la Russie (Chine, Iran etc.) ainsi que les oppositions britanniques et françaises condamnent frappes tandis que les vassaux de l’empire s’en réjouissent, quoique le résultat de l’opération va vite les faire déchanter. Le retournement de veste turc ne passera sans doute pas inaperçu à Moscou et ouvrira peut-être les yeux de Poutine sur la folie de vendre des S-400 à Ankara. Comment avoir un seul instant confiance en la girouette sultanesque ? Bien plus logique est de fournir des S-300 à la Syrie, ce que le Kremlin considère maintenant sérieusement.

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2018/04/premiers-elements-de-la-scene-du-crime.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

La coalition américano-franco-britannique frappe quatre sites syriens

La coalition américano-franco-britannique frappe quatre sites syriens (V3)

(B2) Les Américains, Britanniques et Français ont assuré cette nuit (de vendredi 13 à samedi 14 avril), vers 1 heure du matin (heure de Paris *), une série de frappes contre des installations chimiques syriennes. Une réaction à l’attaque chimique sur Douma (La Ghouta) du 7 avril dernier. L’annonce en a été rendue publique à Washington, puis confirmée à Paris et Londres.

Les réunions téléphoniques se sont intensifiées ces derniers jours. La fenêtre de tir était étroite : entre le temps nécessaire à la préparation militaire, et à la coordination des forces entre les trois pays, ainsi que la concertation politique et la négociation diplomatique, d’une part, et l’arrivée des inspecteurs de l’OIAC, d’autre part, le temps était court, avant que ne s’ouvre une autre phase : celle de la vérification a posteriori.

Des cibles contre les sites de production chimique

C’est l’arsenal, clandestin, du régime qui était visé. La première cible visait ainsi « un centre de recherche scientifique dans la grande région de Damas » a indiqué le chef d’état-major des armées US, le général Joe Dunford dans un point de presse tenu vers 3 h du matin (heure de Paris). Le centre de Barzah, non loin de Douma, est « un centre de recherche, de développement, de production et d’essai d’agents chimiques et biologiques ». La deuxième cible était « une installation de stockage d’armes chimiques à l’ouest de Homs », une ancienne base de missiles, situé à 15 miles de la ville. « Nous avons évalué qu’il s’agissait de l’emplacement principal de l’équipement de production de sarin et de précurseur syrien ». Les troisième et quatrième cibles étaient « une installation de stockage d’armes chimiques et un important poste de commandement ».

Des moyens navals et aériens coordonnés

Les frappes ont été menées de façon coordonnée par des moyens navals et aériens, en « étroite synchronisation » entre les différents alliés comme l’a précisé la ministre française de la Défense, Florence Parly samedi matin (14 avril). Du coté américain, des bombardiers B1 et au moins un navire basé en mer rouge ont été mobilisés (avec sans doute des missiles Tomahawh).

Du côté français, une des trois « frégates multimissions (FREMM) déployées en Méditerranée », a assuré le tir a confirmé le ministère des Armées français. Ces bâtiments étaient escortés par une frégate de défense antiaérienne, une frégate anti-sous-marine et un bateau ravitailleur. En l’air, 5 avions de combat Rafale et 4 Mirage 2000-5, « partis de plusieurs bases aériennes » sur le territoire français avaient « rejoint les côtes syriennes », soutenus par 6 avions ravitailleurs et 2 avions de surveillance aérienne Awacs. Tandis que quatre avions Tornado GR4 de la Royal Air Force, partis de la base d’Akrotiri (à Chypre) faisaient de même.

Le  annonce le tir  depuis l’une des trois frégates multimissions (FREMM) déployées en Méditerranée. 20 à 30 minutes après ce tir, selon l’état-major des armées,  frappait à son tour .

Une répartition des cibles

Chaque pays et chaque moyen avait reçu une cible précise. Les avions britanniques se chargeaient du site de stockage de Homs avec des missiles Storm Shadow (version britannique du missile Scalp-EG. Une des trois frégates FREMM a tiré trois « missiles de croisière naval » contre le « site de production d’armes chimiques » (NB : celui de Barzah). Ce qui représente une première en termes technique. C’est, en effet, la première utilisation opérationnelle des missiles MdCN (dits Scalp naval), fabriqués par MBDA depuis une frégate FREMM. « 20 à 30 minutes après ce tir », c’était au tour des avions Rafale et Mirage d’opérer, assurant le tir de neuf missiles Scalp-EG.

Plus d’une centaine de tirs

L’utilisation de missiles de croisière que ce soit à partir d’avions ou de bateaux a permis d’éviter de pénétrer sur le territoire syrien. Selon le général américain, la quantité de munitions (bombes et missiles) utilisées a été « plus de deux fois celles utilisées dans la frappe de l’année dernière » (NB : les USA avaient tiré 58 missiles Tomahawk à l’époque). Tous les avions sont rentrés à bon port. « Il n’y a pas de pertes alliées » précise-t-on du côté du Pentagone. « Tous les avions français – Rafale, Mirage, AWACS, ravitailleurs – se sont bien posés en sécurité à l’issue de leur mission de cette nuit » a confirmé Florence Parly.

Eviter des pertes civiles et… russes

Les planificateurs de la frappe ont « fait de grands efforts pour éviter les pertes civiles et étrangères » a indiqué le secrétaire à la Défense US James Mattis. La frappe était « également prévue pour atténuer le risque pour les forces russes qui soutiennent le régime d’Assad » a ajouté le général Joe Dunford.

Les Russes prévenus ?

Il semble bien que cette frappe a été réalisée sinon en concertation, mais au moins avec une information de Moscou. « Nous avons veillé à ce que les Russes soient prévenus en amont » a indiqué la ministre française Florence Parly. NB : ce qui expliquerait la réaction, assez limitée de Moscou, pour l’instant.

Limiter la contamination chimique

« Une analyse scientifique très minutieuse a été faite afin de déterminer où cibler les Storm Shadows afin de maximiser la destruction des stocks de produits chimiques et de minimiser les risques de contamination de la zone avoisinante » indique, de son côté le ministère de la Défense britannique. « L’installation touchée est située à une certaine distance de toute concentration connue d’habitation civile, ce qui réduit encore davantage ce risque ».

Évaluation en cours

Il est encore « trop tôt pour évaluer l’efficacité » des raids indique-t-on côté américain, même si les « rapports d’actions antiaériennes syriennes » ont été effectués. L’analyse est en cours. Mais déjà à Londres, on estime que les frappes ont réussi. « La planification méticuleuse des cibles ont abouti à une attaque réussie ».

(Nicolas Gros-Verheyde, avec RM à Paris)

* Attaque menée 19 h. Washington, 2 h. Londres

Mis à jour 14.4 10h et 14h sur le détail des moyens aériens et maritimes employés

http://www.bruxelles2.eu/2018/04/14/frappes-sur-la-syrie/