Archives pour la catégorie Venezuela

Venezuela — Erratum

Venezuela — Erratum

  

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Le Venezuela a été le théâtre d’un coup d’État improvisé, le 30 avril et le 1er mai 2019 [1]. Le directeur du SEBIN (Servicio Bolivariano de Inteligencia Nacional), le général Manuel Ricardo Cristopher Figuera, qui était en relation avec la CIA depuis plus d’un an, et allait être arrêté a tenté le tout pour le tout.

Selon ses propres déclarations, il conserverait son amitié pour le président Nicolás Maduro, mais aurait tenté de « sauver » son pays de l’influence de son entourage. C’est lui qui a prétendu, à tort, que plusieurs haut-fonctionnaires s’étaient retournés contre le régime constitutionnel.

Une cinquantaine de sous-officiers, d’officiers supérieurs et généraux, aurait fait défection. Ils ont été arrêtés ou ont pris la fuite.

Le fiasco de cette tentative de putsch a provoqué une vive tension entre le conseiller national de sécurité US, John Bolton, qui l’avait guidée, et le président Donald Trump, qui était opposé une action pouvant conduire les États-Unis à la guerre.

La seule analyse qui reste juste, est celle formulée par Thierry Meyssan sur Russia Today, il y a deux ans : le Pentagone mène une opération de destruction des structures étatiques du Bassin des Caraïbes, sans lien avec la nature des divers gouvernements de cette région. Pour ce faire, il a recours à des combattants Latino-Américains, mais n’a aucune intention d’entrer lui-même en guerre.

Nous avons publié en plusieurs langues deux articles erronés à propos des événements du 30 avril [2]. Contrairement à ce que nous indiquions, les services de Renseignement russes, qui forment actuellement leurs équivalents locaux, n’ont pas de rôle décisionnaire au Venezuela. Selon nos informations, toutes les décisions sont prises personnellement par le président Maduro, bien qu’il n’ait pas de formation spécialisé en la matière.

[1] « Coup d’État hollywoodien au Venezuela », Réseau Voltaire, 1er mai 2019.

[2] « Venezuela : comment le directeur du SEBIN a manipulé la CIA » et « Venezuela : comment le SEBIN a piégé la CIA ».

https://www.voltairenet.org/article206485.html

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CARACAS COMPTE SUR L’AIDE DE LA RUSSIE ET DE LA CHINE POUR CONTOURNER LES SANCTIONS AMÉRICAINES

CARACAS COMPTE SUR L’AIDE DE LA RUSSIE ET DE LA CHINE POUR CONTOURNER LES SANCTIONS AMÉRICAINES

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Mercredi, 8 mai, 2019 – 13:49

Le Venezuela cherche des appuis pour contourner les sanctions américaines qui visent son industrie pétrolière, première source de revenus du pays. Caracas cherche aussi à abriter ses actifs de raids pilotés par Washington.

«Nous recherchons d’autres moyens de coopérer avec la Russie, la Chine et d’autres pays amis afin de contourner le blocus américain», a déclaré Jorge Arreaza, ministre des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse à l’ambassade du Venezuela le 5 mai à Moscou.

Le ministre vénézuélien a en particulier expliqué que son pays cherchait à renforcer sa coopération avec Moscou, mais aussi avec Pékin, en vue de créer un nouveau système de transactions bancaires permettant de contourner les sanctions financières imposées par les Etats-Unis.

Il a aussi souligné que la République bolivarienne souhaitait créer de nouveaux schémas de contrôle de ses actifs afin de remplacer ceux sous le contrôle de Washington. Mais il a admis que de telles méthodes de coopération ne se matérialiseraient pas du jour au lendemain.

Cette allusion concerne les actifs pétroliers, comme la société PDSVA, mais aussi Citgo, société de droit américain appartenant néanmoins à l’Etat vénézuélien. Fin janvier, l’administration américaine lui a interdit de verser ses revenus à Caracas et les a placés sous séquestre.

Depuis le début de la tentative de coup d’Etat, Juan Guaido, président autoproclamé du Venezuela adoubé par Washington, s’est affairé à exercer des pressions sur le conseil d’administration de Citgo et est parvenu à le renouveler avec des membres désormais sous contrôle de Washington.

Emprunts aux Etats-Unis et tours de passe-passe

Ainsi, le 25 avril, la société pétrolière vénézuélienne a publié un communiqué de presse cité par Reuters déclarant que «l’accord de prêt conclu en mars [l’avait] été en conformité avec toutes les lois américaines applicables».

Ce communiqué répondait à une allocution télévisée du président du Venezuela Nicolas Maduro, qui avait dénoncé précédemment «un vol et un détournement de fonds» d’un montant de 1,3 milliard de dollars au préjudice de Citgo, sans plus de précisions.

Il faisait de toute évidence référence au programme de dette contracté fin mars par le nouveau conseil d’administration auprès d’institutions financières américaines. Immédiatement, l’agence de notation Fitch avait relevé la note de Citgo de «négative» à «stable».

But de la manœuvre : éviter que 49% du capital de Citgo, valorisé à environ 10 milliards de dollars, passe aux mains du russe Rosneft, qui avait consenti fin 2018 à Citgo des prêts gagés sur ses actifs.

Plus tôt cette année, la Maison Blanche a introduit des restrictions économiques et financières contre le Venezuela. Elles comprennent l’interdiction de l’accès aux paiements en dollars américains et visent le secteur minier et les ventes de pétrole brut, qui sont essentiels pour l’économie vénézuélienne et représentent environ 98% de ses recettes d’exportation.

Le Venezuela dénonce des «détournements de fonds»

Selon le haut responsable, plus de 5 milliards de dollars ont été gelés dans les comptes à l’étranger du Venezuela après que le chef de l’opposition soutenue par les Etats-Unis, Juan Guaido, se fut déclaré président par intérim du pays fin janvier.

En mars, le ministre vénézuélien de la Communication, Jorge Rodriguez, avait de son côté estimé que plus de 30 milliards de dollars avaient été illégalement détournés du Venezuela pendant deux mois à la demande du président américain Donald Trump.

Jorge Arreaza a exprimé l’espoir que la Russie augmente les importations de pétrole du Venezuela et ses investissements dans le secteur pétrolier vénézuélien.

«Non seulement nous espérons que la Russie importera plus de pétrole, mais nous espérons aussi voir la Russie produire davantage de pétrole conjointement avec le Venezuela dans la ceinture pétrolière de l’Orénoque», a déclaré le ministre des Affaires étrangères à l’issue d’un entretien avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Toutefois, les livraisons actuelles de brut vénézuélien à la Russie et à la Chine ne lui rapportent plus de devises, car elles servent à rembourser des prêts.

Source RT France

Entretien téléphonique de SVLavrov, Ministre des affaires étrangères de la Russie, avec M. Pompeo, Secrétaire d’Etat américain

01/05/19 18 : 38

Entretien téléphonique de SVLavrov, Ministre des affaires étrangères de la Russie, avec M. Pompeo, Secrétaire d’Etat américain

921-01-05-2019

  • en-GB1  ru-RU1 

 

MESSAGE POUR LES MEDIAS

 

Le 1 er mai, à l’initiative des États-Unis, un entretien téléphonique a eu lieu entre le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergueï Lavrov, et le secrétaire d’État américain, M. Pompeo.

L’accent a été mis sur la situation au Venezuela où, à la veille de l’opposition, avec le soutien manifeste des États-Unis, a tenté de prendre le pouvoir. La Russie a souligné que l’ingérence de Washington dans les affaires intérieures d’un État souverain était considérée comme une violation flagrante du droit international. Il est indiqué que la poursuite des étapes agressives est lourde de conséquences. Seul le peuple vénézuélien a le droit de décider de son destin, ce pour quoi le dialogue de toutes les forces politiques du pays est exigé, pour lequel son gouvernement demande depuis longtemps. Une influence externe destructive, en particulier une influence déterminante, n’a rien à voir avec le processus démocratique.

Au cours de la conversation, les aspects humanitaires de la situation en Syrie ont également été abordés, en particulier la situation dans les camps de personnes déplacées de Rukban et Al-Haul. Sergueï Lavrov a plaidé pour le retour rapide des réfugiés dans leurs lieux de résidence permanente, pour lesquels le gouvernement syrien a créé les conditions nécessaires.

Certaines questions relatives aux relations bilatérales ont également été évoquées, notamment un calendrier de nouveaux contacts russo-américains.

http://www.mid.ru/ru/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/3631357

Venezuela : Guaidó s’est fait piéger – la Maison-Blanche parle de guerre

Venezuela : Guaidó s’est fait piéger – la Maison-Blanche parle de guerre

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Résumé des événements de ces dernières 48 heures au Venezuela, après la micro-tentative de coup d’Etat, mardi à Caracas, de Juan Guaidó accompagné de son mentor politique Leopoldo López et de quelques déserteurs de l’armée et du renseignement (en tout, entre 20 et 70 hommes selon les différentes sources). Comment ont-ils pu croire qu’ils allaient prendre le contrôle du pays avec une force aussi réduite ?

Explication.


Par B
Paru sur Moon of Alabama sous le titre Venezuela – Guaidó Got Snookered – White House Starts Beating War Drums


L‘échec de la tentative de coup d’État d’hier au Venezuela a considérablement nui à la réputation internationale de l’administration Trump. Elle a discrédité ses clients vénézuéliens, Juan Guaidó et Leopoldo López. Après avoir admis que leur plan de « changement de régime » avait échoué (encore une fois), la Maison-Blanche a commencé à menacer le Venezuela d’une guerre.

Ce n’était pas ainsi que les choses devaient se passer :

L’administration Trump, qui soutient Guaidó depuis qu’il a contesté pour la première fois l’autorité de Maduro il y a plus de trois mois, pensait clairement que la journée allait se dérouler différemment.

Il n’y a pas d’explication officielle sur la raison pour laquelle l’administration Trump croyait que la minable tentative de coup d’État de Juan Guaidó et de son mentor Leopoldo López allait marcher.

Certaines choses indiquent cependant que le gouvernement du président Nicolas Maduro a tendu un piège à Guaidó. Plusieurs personnes haut placées dans le gouvernement vénézuélien ont fait de fausses promesses en assurant qu’elles se joindraient au camp des Américains. Elles ont appâté Guaidó pour qu’il lance un coup d’État voué à l’échec.

Selon une synthèse du Washington Post, tout le monde s’attendait à ce que des personnes importantes changent de camp :

Le chaos qui régnait à Caracas indiquait que, même si un plan était en cours d’exécution, il ne s’était peut-être pas déroulé comme prévu.

Les annonces faites par les hauts responsables de Maduro selon lesquelles ils changeaient de camp ne se sont pas concrétisées, et l’administration Trump a semblé de plus en plus préoccupée, à mesure qu’elle débattait des prochaines étapes.

Tôt mardi, Bolton avait dit aux journalistes que Trump surveillait les développements politiques au Venezuela « minute par minute ». Bolton a également exercé une pression publique inhabituelle sur les fonctionnaires du gouvernement vénézuélien pour qu’ils renoncent à Maduro et rejoignent l’opposition politique.

« C’est un moment très délicat », a dit Bolton. « Le président veut voir un transfert pacifique du pouvoir », a-t-il ajouté, ajoutant qu’il serait possible si suffisamment de militaires et de membres du gouvernement changeaient d’allégeance.

Dans une tentative apparente de diviser le gouvernement de Maduro, M. Bolton a déclaré que de hauts responsables, y compris le ministre de la Défense Vladimir Padrino López, avaient eu des entretiens secrets avec M. Guaidó, et il leur a demandé de « tenir leurs engagements » et d’aider à renverser Maduro.

Bolton a appelé par leur nom trois fonctionnaires au Venezuela – le ministre de la Défense, le principal juge de la Cour suprême et le commandant de la garde présidentielle – pour leur demander de soutenir la prise de pouvoir de Guaidó.

Un haut responsable latino-américain a déclaré que des pourparlers de l’opposition avec Padrino et les deux autres avaient été en cours pendant « les dernières semaines » et qu’on leur avait promis de maintenir leur position actuelle s’ils se prononçaient publiquement en faveur de « l’ordre constitutionnel » qui permettrait à Guaidó de prendre le pouvoir. Le responsable, qui a parlé sous condition d’anonymat de l’évolution rapide et confuse de la situation, a déclaré que les personnes impliquées dans les négociations n’avaient pas d’explication claire de ce qui s’est passé, …

Elliott Abrams, l’envoyé spécial du gouvernement pour le Venezuela, a déclaré mardi à la presse que les États-Unis s’attendaient à ce que Padrino, ainsi que le chef de la Cour suprême nommé par Maduro et le chef de la garde nationale, déclarent leur soutien à la Constitution vénézuélienne, sinon nécessairement à Guaidó lui-même.

Il a déclaré que des personnalités de l’opposition avaient eu des discussions avec ces trois influents responsables du gouvernement de Maduro en amont des manifestations prévues.

Carlos Vecchio, ambassadeur de Guaidó aux États-Unis, a également déclaré lundi que les dirigeants de l’opposition avaient eu « des conversations avec une partie du cercle intérieur de Maduro » et qu’ils « savent que le gouvernement Maduro ne va nulle part. Que Maduro, c’est le passé… et c’est pourquoi ils veulent un avenir différent pour le Venezuela. »

Tout le monde à Washington croyait que des personnalités importantes du gouvernement vénézuélien allaient changer de camp. Ils ne l’ont pas fait. Vladimir Padrino a rejeté le coup d’État dans l’heure qui a suivi son annonce par Guaidó. Il semble que le camp de Guaidó ait été manipulé par le ministre vénézuélien de la Défense et plusieurs autres officiels et officiers. Ils semblent avoir promis de soutenir Guaidó uniquement pour l’inciter à entreprendre des démarches embarrassantes pour lui.

Un article de McClatchy intitulé « What went wrong ? » (« Qu’est-ce qui est allé de travers ? ») semble confirmer cette interprétation :

Peu de temps après que Guaidó eut prononcé son discours, avant l’aube, devant la base aérienne de Carlota à Caracas, des rumeurs ont couru selon lesquelles le chef d’état-major des forces armées Jose Ornelias et le puissant commandant Jesús Suárez Chourio étaient derrière le soulèvement militaire. Mais tout aussi rapidement, les deux hommes se sont joints à une liste croissante d’officiels qui juraient fidélité à Maduro. 

Le fait que des responsables militaires qui doivent leur carrière et leur gagne-pain à Maduro et au Parti socialiste unifié du Venezuela ne l’aient pas abandonné n’aurait pas dû être une surprise, a déclaré un ancien diplomate américain à Washington, qui n’acceptait de parler que du contexte.

Il a dit qu’il était au courant des plans de Guaidó d’en appeler à un soulèvement depuis au moins 10 jours.

« Si je le savais, alors tout le monde le savait », a-t-il dit. « Le régime [Maduro] l’avait vu venir et s’était préparé. Le régime savait probablement que des membres du gouvernement parlaient à l’opposition et l’ont probablement même approuvé. »

L’échec total du coup d’État est évident quand on regarde ce qui est arrivé à Leopoldo López, le mentor de Juan Guaidó. Il était assigné à résidence pour avoir dirigé les manifestations violentes et les émeutes meurtrières de 2014. Hier matin, les gardes l’ont laissé partir. Bien que les circonstances ne soient pas claires, le chef de la police responsable des gardes a été congédié. López a promis à ses partisans qu’il se rendrait au Palais présidentiel de Miraflores, mais il n’a même pas pu quitter l’est de Caracas. Hier soir, López s’est réfugié dans l’ambassade du Chili avec sa femme et sa fille. Ils n’ont pas eu l’air d’aimer les aménagements. Deux heures plus tard, ils ont emménagé dans l’ambassade d’Espagne. Bien que la nourriture de l’ambassade soit bonne, ce sera une vie bien différente de celle qu’ils menaient dans le confort de leur manoir. Quelques-uns des soldats qui soutenaient Guaidó se sont réfugiés dans l’ambassade du Brésil. Guaidó est toujours libre.

McClatchy s’est également penché sur les conséquences de l’échec du coup d’État :

La décision de Guaidó est aussi un pari très précaire », a écrit [Risa Grais-Targow, une analyste de l’Eurasia Group]. « Si Maduro parvient à réprimer la rébellion, il enverra un signal fort selon lequel il bénéficie toujours d’un soutien militaire important, ce qui démotivera probablement l’opposition. » 

Guaidó a pris un risque en annonçant qu’un soutien militaire lui était acquis, a déclaré M. Brian Fonseca [un ex-marine et analyste du renseignement de l’U.S. Southern Command expert du Venezuela, aujourd’hui directeur du Jack D. Gordon Institute for Public Policy de l’université internationale de Floride], et si l’armée ne le soutient pas, cela pourrait le handicaper. « Si le mouvement d’aujourd’hui tombe à plat, qu’est-ce que cela signifiera pour la crédibilité du mouvement Guaidó ? »

Guaidó et ses partisans de l’administration Trump ont été amenés à croire que certains éléments importants du gouvernement Maduro et de l’armée allaient se retourner contre Maduro. Ils ont lancé une tentative de coup d’État qui a échoué en quelques heures, car personne n’a changé de camp. Toutes leurs fanfaronnades sont maintenant dégonflées. Guaidó a perdu sa crédibilité. Washington le soutient peut-être encore, mais à Caracas, il n’y a probablement plus personne qui croit en lui.

Bolton, Pompeo, Abrams et bien sûr Donald Trump se sont avérés des bouffons qui, malgré leurs positions de premier plan, ne savent même pas organiser un simple coup d’État. Ils ont publiquement soutenu par des douzaines de tweets et d’interviews ce qui s’est avéré une mauvaise pièce de théâtre amateur. Le corps diplomatique rira de cet épisode pendant toute la prochaine décennie.

Comme le remarque le Saker :

L’Empire ne fait que paraître fort. En réalité, il est faible, perdu, sans repères et surtout, dirigé par une triste bande de voyous incompétents qui pensent qu’ils peuvent intimider et soumettre tout le monde, même s’ils n’ont pas gagné une seule guerre importante depuis 1945. Leur incapacité à briser la volonté du peuple vénézuélien n’est que le dernier symptôme de cette stupéfiante faiblesse.

Lorsqu’il est devenu évident que la tentative de coup d’État avait échoué, la Maison-Blanche a commencé à en rejeter la faute sur d’autres. Elle a affirmé que la Russie avait dissuadé Maduro de fuir le pays. Elle a déclaré que Cuba, qui compte 20 000 médecins mais aucun soldat au Venezuela, contrôlait l’armée vénézuélienne et avait empêché son soulèvement. Elle commence maintenant à parler de guerre.

Ayant perdu la face, l’administration Trump s’est mise à user d’une rhétorique belliqueuse :

Washington est ouverte à une « action militaire » pour faire face à la crise vénézuélienne, a annoncé le secrétaire d’État Mike Pompeo. Pour adoucir la brutalité de sa rhétorique, il a dit qu’une option pacifique est toutefois préférable.

« Si la question est de savoir si les États-Unis sont prêts à envisager une action militaire si c’est ce qu’il faut pour rétablir la démocratie au Venezuela, le président [américain] a été cohérent et sans ambiguïté à ce sujet : l’option d’utiliser la force militaire est sur la table si c’est ce qui s’avère finalement nécessaire », a dit Pompeo dans une interview à Fox News.

L’administration Trump a également lancé ce que l’on peut considérer comme une guerre psychologique:

La Federal Aviation Administration (FAA) des États-Unis a émis mardi soir un ordre interdisant aux exploitants aériens américains de voler au-dessous de 26 000 pieds dans l’espace aérien du Venezuela jusqu’à nouvel ordre, en citant « une instabilité politique et des tensions croissantes ».

L’avis de la FAA stipulait que tout exploitant aérien actuellement au Venezuela, y compris les jets privés, devaient partir dans les 48 heures.

En mars, American Airlines Group Inc a déclaré qu’elle suspendait indéfiniment ses vols à destination du Venezuela, car le pays continuait d’être aux prises avec des troubles politiques.

Plusieurs autres compagnies aériennes ont également annulé leurs vols :

La compagnie aérienne espagnole Air Europa annonce que les vols pour Caracas de mercredi ont été annulés. Les vols des 10 prochains jours pourraient également être affectés en raison des « derniers développements » au Venezuela.
L’agence de voyage Molina Viajes, basée à Caracas, indique que les vols à destination et en provenance de Miami ont été suspendus mercredi.

La compagnie aérienne Estelar annonce que son vol du mercredi de Buenos Aires, en Argentine, à destination de Caracas a été annulé. Toutefois, elle indique que ses vols à destination et en provenance du Pérou et du Chili sont en service.

De tels ordres de la FAA ne sont donnés que pour les pays où une guerre aérienne active est en cours et où des armes de défense aérienne sont susceptibles d’être tirées. Pour l’instant, personne ne croit que les États-Unis vont lancer des missiles de croisière ou des bombes sur le Venezuela. Ce ne serait en aucun cas justifié.

Mais que pourraient-ils faire si un « massacre » se produisait au Venezuela ? Si des centaines de partisans de Guaidó étaient abattus par des mitrailleuses lors d’une opération sous faux drapeau, les États-Unis accuseraient sûrement le gouvernement Maduro. Avec les médias américains et le Parti démocrate pleinement en accord avec la stratégie de changement de régime de la Maison-Blanche, il y aurait peu de résistance à l’usage de la force. Un bombardement « humanitaire » contre des cibles du gouvernement vénézuélien, principalement ses défenses aériennes, pourrait alors être considéré comme la bonne réponse. [Le directeur du think tank du vétéran de la politique américaine Ron Paul considère aussi qu’au stade actuel, Guaidó serait plus utile aux USA mort que vivant, et qu’il est donc en grand danger d’être sacrifié dans une opération sous faux drapeau qui fournirait le prétexte à une invasion américaine « humanitaire », NdT]

Voici un autre signe inquiétant que quelque chose se passe :

Le secrétaire américain à la Défense par intérim, Patrick Shanahan, a annulé un voyage en Europe qui devait commencer le mercredi 1er mai, afin de « coordonner plus efficacement » avec les autres branches du gouvernement la situation au Venezuela et la mission de l’armée à la frontière avec le Mexique.

« Le secrétaire Shanahan ne se rendra plus en Europe, car il a décidé que rester à Washington DC lui permettra de coordonner plus efficacement la situation au Venezuela avec le Conseil de sécurité nationale (NSC) de la Maison-Blanche et le Département d’État, » a déclaré le Pentagone dans un communiqué.

Shanahan avait prévu de se rendre en Allemagne, en Belgique et au Royaume-Uni au cours de son voyage en Europe.

Un autre signe qu’il se passe quelque chose a été un appel téléphonique (russe, traduction automatique), mercredi, entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le secrétaire d’État Mike Pompeo :

Le 1er mai, à l’initiative des États-Unis, une conversation téléphonique a eu lieu entre le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergueï Lavrov, et le Secrétaire d’État américain, Mike Pompeo.

L’accent a été mis sur la situation au Venezuela où à la veille, l’opposition, avec l’appui clair des États-Unis, a tenté de prendre le pouvoir. Il a été souligné du côté russe que l’ingérence de Washington dans les affaires intérieures d’un État souverain, la menace contre son gouvernement est en violation flagrante du droit international. Il est indiqué que la poursuite de mesures agressives serait lourde des plus graves conséquences. Seul le peuple vénézuélien a le droit de décider de son destin, et cela exige le dialogue de toutes les forces politiques du pays, ce que son gouvernement demande depuis longtemps. Une influence extérieure destructrice, surtout si elle est imposée de force, n’a rien à voir avec un processus démocratique.

Les généraux du Pentagone ne vont pas du tout aimer cette escalade verbale. Ils examineront leurs cartes et découvriront que le Venezuela est deux fois plus grand que l’Irak et 30% plus grand que l’Afghanistan. Il compte des jungles, des montagnes et des bidonvilles impénétrables, où même les troupes vénézuéliennes n’osent pas s’aventurer. Il dispose d’une armée opérationnelle et d’une défense aérienne tout à fait correcte, et récemment modernisée par des spécialistes russes.

Il n’est pas dit que Trump veuille lancer une guerre contre le Venezuela. Il sait probablement qu’il ne s’agirait pas d’une promenade de santé, et que ce serait un risque grave pour sa réélection. Mais qui sait ce que Bolton ou Pompeo pourraient lui dire pour avoir gain de cause ? Ils viennent de se faire piéger par le gouvernement Maduro. Pourquoi ne chercheraient-ils pas à piéger Trump ?

Traduction et note d’introduction Entelekheia

Au Venezuela, les États-Unis oublient leur siècle

PATRICK LAWRENCE: Au Venezuela, les États-Unis oublient leur siècle

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Selon Patrick Lawrence, déstabiliser les autres nations en violation flagrante du droit international ne disparaîtra plus.

Par Patrick Lawrence Spécial à Consortium News

La crise au Venezuela s’aggrave de jour en jour. Au début de la semaine dernière, les États-Unis ont sanctionné la société pétrolière publique PdVSA en séquestrant les revenus tirés de leurs ventes dans un compte bancaire bloqué. Dimanche, le président Donald Trump a confirmé dans une interview télévisée que le déploiement de troupes américaines était « une option ».

Peu de ce que Washington a fait au cours des semaines qui se sont écoulées depuis qu’il a reconnu un législateur de l’opposition, Juan Guaidó, «président par intérim» du Venezuela, n’a aucune base en droit international. Mais il y a bien pire à venir et beaucoup plus à risque si les États-Unis donnent suite à leurs plans récemment divulgués de réorganiser la politique latino-américaine à leur guise.

Les responsables de l’administration annoncent maintenant l’effort visant à renverser le gouvernement de Nicolás Maduro comme une simple première étape dans un plan visant à réaffirmer l’influence américaine sur nos voisins du sud. Les deux cibles suivantes, Cuba et le Nicaragua, sont ce que John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Trump, appelle la « troïka de la tyrannie » du continent.

« Les États-Unis ont hâte de regarder chaque coin du triangle s’effondrer – à La Havane, à Caracas, à Managua », a déclaré Bolton dans un discours peu connu à Miami à la fin de l’année dernière. « La troïka va s’effondrer. » Il est réconfortant de savoir que cette prévision reflète la vision du monde la plus dérangée de quiconque est maintenant actif à la Maison Blanche Trump. 

Mais il y a des dangers considérables. En fait, Trump et ses responsables politiques ont l’intention de faire revivre la doctrine Monroe, dans laquelle le cinquième président des États-Unis a effectivement déclaré que les États-Unis de l’hémisphère occidental devaient gérer ce qu’ils souhaitaient. Mais c’est en 2019, et non en 1823, que James Monroe a plaidé sa cause dans un discours sur l’état de l’Union prononcé devant le Congrès. Il est souvent remarquable de constater à quel point Washington est aveugle aux limites imposées par le 21ème siècle à son pouvoir, et nous allons le voir s’écraser sur deux d’entre elles.

L’ère des coupés est terminée 

D’une part, la longue période de coups d’État cultivée par les États-Unis – les «changements de régime» pour ceux qui ne peuvent pas vraiment faire face à cet aspect de la conduite de l’Amérique à l’étranger – est terminée. Une première en Ukraine puis un an plus tard en Syrie, Moscou a mis Washington en demeure: la déstabilisation d’autres nations en violation flagrante du droit international n’aura plus lieu d’être opposée. D’une manière ou d’une autre, cela sera à nouveau prouvé au Venezuela.

L’affaire de l’Ukraine figure parmi les pires appels en matière de politique étrangère lancés par son ancien président Barack Obama au cours de ses huit années de mandat, et il existe de nombreuses options parmi lesquelles choisir. Les ONG et les groupes de la «société civile» parrainés par le Département d’Etat, tels que le National Endowment for Democracy, avaient misé sur leurs coutumes coutumières à Kiev pendant des années avant la prise de fonction d’Obama. Mais c’est Obama qui a donné son feu vert à l’opération qui a abouti, il y a cinq ans ce mois-ci, à l’éviction de Viktor Ianoukovitch en tant que président dûment élu de l’Ukraine et à la division du pays en deux moitiés pro-occidentales et pro-russes toujours en guerre un autre.

Il est maintenant de rigueur dans la presse occidentale de dater la crise ukrainienne – et le régime de sanctions qui reste en place – de la ré-annexion de la Crimée par la Russie après un référendum tenu en mars 2014. C’est un non-sens historique. Il est de notoriété publique que Vladimir Poutine a convoqué ses conseillers pour la sécurité nationale dans la nuit du 22 au lendemain du jour où Ianoukovitch a été contraint de fuir Kiev. À l’aube du 23 e , le président russe avait décidé qu’il n’y avait pas d’ alternative à la Crimée , si la Russie récupération était d’empêcher l’ OTAN d’assumer le contrôle sur sa seule base navale d’eau chaude.

Un étudiant de cycle moyen en relations internationales aurait pu dire à Victoria Nuland du département d’État et au vice-président Joe Biden, qui portait le portefeuille de l’administration pour l’Ukraine, que précipiter un coup d’Etat à Kiev était une entreprise peu scrupuleuse et amateur. Et c’est donc prouvé.

Le président syrien Bashar Assad a effectué une visite de travail à Moscou le 20 octobre 2015. (Le président russe)

Dans le cas syrien, les États-Unis forment, arment et financent des djihadistes sunnites radicaux depuis 2012 au plus tard. Mais ce n’est qu’en septembre 2015, un an après la débâcle de l’Ukraine, que Moscou – à l’invitation du gouvernement Assad à Damas – est entré dans le conflit de manière militaire. Le résultat parle de lui-même: l’armée arabe syrienne termine actuellement sa phase de ratissage et les puissances européennes, ainsi que la Turquie et la Russie, négocient actuellement divers plans de reconstruction politique, sociale et économique.

Il est renversant, dans le contexte de ces deux événements, que les États-Unis proposent maintenant de se lancer dans une série de trois opérations de coup d’État en Amérique latine, dont la première se déroule au moment où nous parlons. Mais apprendre des erreurs du passé n’a jamais fait partie des points forts de Washington, pour le dire trop gentiment. Le gouvernement Maduro met en garde les Etats-Unis contre « un autre Vietnam » s’ils interviennent militairement au Venezuela. Moscou met en garde contre les « conséquences catastrophiques ».

Ne lisons pas cette dernière remarque. Il est hautement improbable, sinon inimaginable, que la Russie contrecarre l’intervention directe des États-Unis au Venezuela par le biais d’un soutien militaire.Moscou en a presque dit autant.

Intérêts russes et chinois 

Mais nous arrivons maintenant à la deuxième limitation de la puissance américaine au 21 ème siècle. À une époque d’interdépendance économique pratiquement illimitée, la Russie et la Chine ont des intérêts considérables au Venezuela et vous pouvez parier que votre dernier rouble ou votre renminbi sera le fruit de leurs efforts pour la protéger.

La Chine a conclu une série d’accords de type «pétrole contre prêt» avec le Venezuela au cours des douze dernières années, d’une valeur totale de plus de 50 milliards de dollars. À ce stade, Caracas a des arriérés de quelque 20 milliards de dollars  sur ces accords, selon des sources officielles chinois citées dans le Wall Street Journal . La Russie a également investi plusieurs milliards de dollars au Venezuela depuis les années de la présidence de Hugo Chávez. Logiquement, Moscou et Beijing se demandent si un gouvernement post-Maduro respecterait ces obligations. 

PDVSA building 2008. "Patrie, socialisme ou mort."  (Nicolas Hall via Wikimedia)

La Chine et la Russie sont également les principaux fournisseurs d’armes du Venezuela et disposent toutes deux d’installations de collecte de renseignements sur le sol vénézuélien. Deux jours après que Washington ait reconnu Juan Guaidó comme le chef intérimaire du Venezuela, des rapports ont révélé que Moscou avait dépêché une équipe de sous-traitants privés – des mercenaires – pour soutenir le gouvernement Maduro.

L’Atlantic Council, un groupe de réflexion de Washington connu pour son parti pris anti-russe et ses liens étroits avec diverses agences de renseignement, a publié ce week-end un document suggérant que la crise vénézuélienne marque le début de la «concurrence des grandes puissances» en Amérique latine.Pour une fois, le conseil semble avoir tout à fait raison.

Non, il est peu probable que cela ressemble à la guerre froide sous ses aspects superficiels. Alors que Washington semble susceptible de le combattre par des sanctions induisant la faim, un subterfuge semi-dissimulé et éventuellement des interventions armées, la Russie et la Chine compteront sur un soutien diplomatique et éventuellement militaire, une aide économique et des investissements. Tant Moscou que Pékin continuent de soutenir le gouvernement Maduro et ont encouragé les négociations politiques entre le président vénézuélien et ses adversaires.

Pour le moment, la meilleure façon de lire cette compétition est de rappeler les années qui ont précédé la reconnaissance diplomatique de Cuba par l’administration Obama (que l’administration Trump a officiellement démantelée). Obama a été plus ou moins contraint d’agir, car des décennies d’embargo économique sans merci et de non-reconnaissance avaient complètement aliéné le reste de l’Amérique latine. Selon l’évolution des événements au Venezuela, Trump et ses responsables politiques pourraient facilement ramener Washington dans la même situation peu enviable. 

Patrick Lawrence, correspondant à l’étranger depuis de nombreuses années, principalement pour l’International Herald Tribune, est éditorialiste, essayiste, auteur et conférencier. Son plus récent livre s’intitule «Time No Longer: Les Américains après le siècle américain» (Yale). Suivez-le @ thefloutist . Son site Web estwww.patricklawrence.us . Soutenez son travail via www.patreon.com/thefloutist 

PATRICK LAWRENCE: In Venezuela, US Forgets What Century It Is

«La situation est contenue par les forces armées vénézuéliennes»

Romain Migus : «La situation est contenue par les forces armées vénézuéliennes»

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Entretien du 30/4/2019 avec Romain Migus, journaliste, spécialiste du Venezuela. Pour RT France, il réagit à l’appel de Juan Guaido, président autoproclamé et opposant au président élu vénézuélien Nicolas Maduro, dans lequel il exhorte les Vénézuéliens et l’armée à le soutenir et mettre fin «définitivement à l’usurpation» de Nicolas Maduro.

 

Lire l’article 📰 : https://francais.rt.com/…/61547-venezuela-entoure-militaire…

Le Venezuela et la guerre de l’empire contre les Peuples: les vautours du «fracking»

Le Venezuela et la guerre de l’empire contre les Peuples: les vautours du «fracking»

 

 

L’objectif annoncé des vautours est de venir en « aide humanitaire urgente aux victimes du socialisme chaviste » et d’appliquer massivement dans le sol de la République bolivarienne la technique d’exploitation pétrolière connue sous le terme de « fracking » ». Il s’agit là d’une ancienne et prédatrice méthode d’exploitation d’hydrocarbures qui « optimise » le séchage plus ou moins efficace des réservoirs par le « simple fait » d’injecter des millions de litres d’eau à haute pression. Cela provoque la pénurie d’eau potable accessible aux populations. Il est primordial de préciser qu’à cette eau est mélangée plus d’une centaine de produits chimiques, dont l’acide chlorhydrique et autres substances cancérigènes, qui finiront tôt ou tard dans les aquifères/nappes phréatiques, empoisonnant les captations d’eau des villes et villages.

Reçus à bras ouverts, notamment par les gouvernements limitrophes de Jair Bolsonaro au Brésil et de Iván Duque Márquez en Colombie, les géants de l’exploration pétrolière n’en peuvent plus d’impatience. Déjà présents pour la plupart sur le territoire vénézuélien, ils sont contrariés par la campagne de Nicolás Maduro, lancée en 2015, contre les méthodes prédatrices de fracturation hydraulique. Celle-ci les empêche jusqu’à présent de mener « librement » leurs opérations. Cette technique est aussi connue sous le nom de « extraction de gaz et pétrole de schiste par fracturation hydraulique » ou « fracking » en anglais -que je traduirais par viol de la Terre.

L’objectif annoncé des vautours est de venir en « aide humanitaire urgente aux victimes du socialisme chaviste et d’appliquer massivement dans le sol de la République bolivarienne la technique du « fracking » » -autant dire une méthode assassine ! Il s’agit là d’une ancienne et prédatrice méthode d’exploitation d’hydrocarbures qui « optimise » le séchage plus ou moins efficace des réservoirs par le « simple fait » d’injecter des millions de litres d’eau à haute pression. Cela provoque la pénurie d’eau potable accessible aux populations. Il est primordial de préciser qu’à cette eau est mélangée plus d’une centaine de produits chimiques, dont l’acide chlorhydrique et autres substances cancérigènes, qui finiront tôt ou tard dans les aquifères/nappes phréatiques, empoisonnant les captations d’eau des villes et villages.

La méthode utilise un début de forage vertical ou conventionnel, de profondeur variable jusqu’à 2 km, auquel est appliqué au niveau du réservoir une déviation importante du puits, devenant en ce point –kick off point ou point de départ- un puits horizontal ou non conventionnel, foré jusqu’à 3 km de long. Le contact à l’horizontal avec les formations géologiques huilières est fortement allongé par rapport à la méthode conventionnelle -normalement sur des roches poreuses-, mais comme la roche réservoir est ici plus compacte, elle a besoin d’être fracturée sur plusieurs interventions dans toute sa longueur. Pour rendre l’extraction possible, beaucoup plus de puits sont nécessaires, ce qui signifie l’application d’un grand nombre d’injections chimiques.

L’extérieur des tuyauteries du puits est injecté et revêtu de ciment. Pour créer un contact des tuyaux avec la roche productive à fracturer, il faut déflagrer des charges explosives au bout du puits. Les industriels clament la propreté de la méthode arguant le puits entouré par du ciment, mais ce n’est cependant la réalité dans la zone productive, cible des explosifs et du « fracking » où des failles et autres discontinuités géologiques peuvent emmener les produits de la fracturation et contaminer les nappes d’eau souterraines. De plus, le revêtement du puits en ciment n’est sûrement pas éternel, ce qui engendrera des contaminations plus importantes à moyen et/ou à long terme. L’erreur humaine lors d’opérations si complexes techniquement n’est jamais improbable.

Dans le processus de fracturation des roches, une partie piégée du gaz -le méthane, CH4- finit par s’échapper dans l’atmosphère. Alors qu’en France l’agriculture/sylviculture est la principale responsable des émissions de ce puissant gaz à effet de serre -25 fois plus puissant que le CO2-, les scientifiques ont commencé à réaliser l’énorme sous-estimation planétaire d’émissions de méthane en provenance des puits de pétrole et de gaz de schiste.

Graphique 1 – Concentration atmosphérique de CH4 en parties par milliard (ppb)

S’ajoutent les réactions des composants acides avec les roches carbonatées qui produisent du CO2 -dioxyde de carbone-, tout cela en amont du raffinage et de la combustion finale d’hydrocarbures dans nos industries, nos voitures.

-Bonjour la lutte contre le réchauffement climatique. Merci à l’empire de ce beau cadeau, une sorte de legs aux générations futures -une multitude de poisons répandus dans l’atmosphère, la mer, les rivières, le sol et un changement mortifère du climat assuré.

Quand Emmanuel Macron et une bonne partie des pays de l’UE valident un usurpateur  comme Juan Guaidó dans une posture suiviste de Donald Trump -président du pays siège de la majorité des entreprises prédatrices usagères du « fracking » à grande échelle-, ce sont les techniques de fracturation hydraulique qu’ils valident et tous les graves inconvénients, empoisonnements qui en découlent.

Le poids et l’influence des groupes pétroliers sur les gouvernements du vieux continent sont si forts que ces derniers se plient volontairement sous un honteux asservissement à ces entreprises massacreuses sans scrupules. Et ne croyez pas que les vampires ne vont revenir à la charge en France pour nous aider à devenir « producteurs de malheur = gaz de schiste ». L’argumentation se revêt constamment de points exclusivement positifs, taisant détériorations, dégradations et saccages cependant systématiquement induits : créer des emplois, faire croître l’investissement, l’autonomie énergétique… stop à ce baratin ! Halte à la destruction de notre unique, singulière et bien aimée planète Terre !

L’impact du « fracking » à la base de l’actuelle crise vénézuélienne

La production de pétrole de l’Arabie saoudite est, depuis quelques années, étirée à sa limite maximale. Afin de baisser les cours pétrolifères les États-Unis d’Amérique ont décidé en 2011, à la suite des printemps arabes, d’envahir les marchés avec leur propre production, celle des réserves stratégiques -à grande profondeur, dans les roches-mères à huile, plus compactes, seulement exploitables par fracturation hydraulique. Les USA sont aujourd’hui premier producteur mondial de brut, surpassant la Russie et l’Arabie saoudite avec environ 12 millions de barils par jour. Ils sont aussi tout en haut de la liste pour le gaz naturel avec 734 milliards de mètres cubes -m³- en 2017.

Graphique 2 – La production s’envole, la planète crève

Les responsables des politiques US ont ainsi fait usage de cette arme de destruction massive environnementale au détriment de la santé de leurs concitoyens [1][2]. Inonder les marchés avec leur production permet aujourd’hui d’imposer l’interdiction d’achat du pétrole iranien et de fragiliser les pays qui dépendent de la vente de brut.

Graphique 3 – Tight oil = shale oil = pétrole « serré » de schiste

L’objectif ultime de cette méthode correspond à déstabiliser un maximum de pays à potentiel pétrolifère avec des guerres, la mise en place de gouvernements ultra-libéraux et diffuser le pillage partout. La chute des cours a été multifactorielle -ralentissement de l’économie chinoise, accès aux marchés du pétrole iranien en 2016- mais elle se doit surtout à l’augmentation de la production nord-américaine.

Graphique 4 –L’arme de destruction massive -le « fracking »- et la chute des cours du brut

Comme conséquence nous avons constaté la dégringolade des économies brésilienne et vénézuélienne, qui ont entraîné le coup d’État au Brésil contre Dilma Rousseff en 2015/2016 et le début des problèmes économiques du gouvernement de Nicolás Maduro en 2013/2015, exacerbés par le sabotage généralisé des impérialistes occidentaux [3]. Certains oseraient prétendre ce fait fortuit : il s’agit des deux États qui consacraient le plus de recettes pétrolières à des mesures sociales, contre la pauvreté et pour l’accès de tous à une vie digne.

L’exemple « vautouresque » du pillage de l’Angola

En tant qu’ex-géologue diagraphiste et ex-ingénieur de données de forage, je vais essayer de résumer nos actes à Cabinda, sur plateforme en mer profonde (426 m) dans le bloc 14 -mon chez moi de 2006 à 2008. L’enclave de Cabinda -entre la République Démocratique du Congo et le Congo Brazzaville- est responsable de plus de 50 % des exportations angolaises de pétrole. La production de brut en Angola avoisine 1,5 million de barils par jour.

Vue aérienne de l’enclave de Cabinda, Angola

Le consortium CABGOC -détenu par l’américain Chevron + les partenaires européens Total + Eni + Galp + l’angolais étatique Sonangol- contrôle les opérations d’extraction pétrolière à Cabinda. Je décris ici une fraction infime des opérations sur le bloc 14.

CABGOC -Cabinda Gulf Oil Company- a foré une série de puits conventionnels à 90 km de la côte angolaise dans le bassin du Congo. Au centre de cette multitude de puits, ils ont construit en 2006 une méga plateforme collectrice -« CPT » ou « Compliant Piled Tower », un investissement de 2,2 milliards de dollars-, qui pompe et dégaze les hydrocarbures produits par tous ces puits.

On forait souvent des « puits injecteurs » autour de chaque puits producteur afin de maintenir un différentiel de pression dans le champ et ainsi s’assurer que l’or noir se « dirige » dans les puits producteurs. Si à la fin de la stabilisation d’un puits producteur, sa mise en production ne fournissait pas de débit, alors à ce stade on voyait arriver les représentants d’Halliburton avec leur bateau-container -le « Frac boat »- qui pompaient vers l’intérieur du puits une solution fluide à base d’acide chlorhydrique et toute une panoplie de produits chimiques prêts pour la suite, déjà sur place, gérés par la compagnie des fluides/boues de forage.

Le « Frac boat » avant le « Frac job« , Bassin du Congo, Cabinda, Angola

Cette soupe fluide acide/toxique incorporait une espèce de billes de sable -« proppants », « agents de soutènement » en français- permettant de maintenir ouvertes les micro-fractures de la roche réservoir, créées par l’injection acide à haute pression, amenant le fluide carboné piégé dans la roche à fluer dans le puits -dans le mélange gaz/huile, à grande profondeur/haute pression plusieurs composantes de la fraction gazeuse sont à l’état liquide.

Mon poste consistait à aider à monitorer les opérations de forage dans leur ensemble. C’est à ce stade que j’ai compris être complice d’opérations de fracturation hydraulique acide. Et il en est ainsi sans cesse, d’un puits vers un autre, pour obtenir le maintien de production à un certain niveau et bien « presser » le réservoir jusqu’à la dernière goutte exploitable. Le pétrole était contenu dans des roches sableuses, poreuses et donc, théoriquement, non cibles de « fracking ». Question pertinente, piste pour d’autres travaux d’investigation : les grands « majors » pétroliers sont-ils aujourd’hui en train d’utiliser cette méthode dans tous les champs pétrolifères planétaires ?… !

La merveilleuse Cabinda : terre tropicale, Peuple généreux, terre de misère

Souvent, les ouvriers de Cabinda -les « Cabindas »- m’approchaient et commentaient : « C’est quand même fou, il n’y a pas si longtemps qu’on a foré ce puits et il faut déjà intervenir pour le nettoyer ». Ce n’était pas du nettoyage de puits qu’on effectuait, mais du pressage de réservoir à coup d’acide ! J’ai ainsi réalisé l’incompréhension des ouvriers locaux de la réelle nature de nos actes. Verrouiller le savoir c’est aussi maintenir la population dans l’ignorance et loin des sentiments légitimes de révolte.

Régulièrement, d’autres épisodes de fuites diverses, souillant immanquablement les zones côtières, étaient relatés par les « Cabindas », qui se plaignaient de la qualité ou du manque de poissons, ne pouvant plus pêcher ni nourrir leur famille [4].

J’entendais souvent au téléphone interne de la plateforme le mot « overboard » -« par-dessus bord »- et ce n’était pas que de l’eau que l’on jetait…

Les navires pétroliers arrivaient directement des USA à un grand bateau d’emmagasinement « FPSO » -une plateforme de stockage et dégazage d’hydrocarbures voisine de la méga tour « CPT »- et repartaient dans un ballet frénétiquement incessant de vaisseaux. La « CPT », nommée « BBLT » -Benguela, Belize, Lobito, Tomboco, homonymes de quatre villes angolaises- était constituée d’une tour de dégazage qui produisait une flamme gigantesque ne s’interrompant jamais. La structure mesure 512 mètres du fond marin à la pointe de la tour de forage.

La tour BBLT et le dégazage permanent

Les vautours se fichaient royalement de ces obscènes quantités de gaz brûlé -alors que les Angolais en campagne n’ont même pas de gaz pour cuisiner leurs aliments-, ils n’étaient là que pour le pétrole à raffiner sur le sol américain et ensuite permettre le plein des méga-voitures hyper voraces en essence, destinées aux méga-embouteillages qui noircissent le ciel nord-américain et font exploser en stress les mères et pères qui passent une bonne partie de leur temps dans ces enfers démesurés -les bouchons- au lieu de vivre du bon temps avec leurs enfants en famille.

Quid du désastre environnemental et tous ces produits acides, cancérigènes répandus dans la mer/nature. Quid du réchauffement climatique et le « gaz-pillage » ! J’ai honte d’avoir participé à ça !

L’empire du « fracking » se répand

Alors imaginons cette méthode à terre. Cela se déroule en ce moment en Colombie malgré une forte opposition populaire [articles bientôt sur Investig’Action], en Argentine -Patagonie le « eldorado du fracking » pour Total, Shell, Exxon à « Vaca Muerta » [5]-, en Pologne -le premier producteur de gaz de schiste en Europe-, en Angleterre -alors qu’en Écosse se déroule une polémique juridico-politique autour de ce sujet [6]-, aux Pays-Bas, en Hongrie, en Autriche, et partout où la démocratie cède au capital néolibéral.

Un projet au Portugal risque de voir le jour dans un an, au détriment de la loi qui interdit l’exploration et la production non-conventionnelles. L’entreprise « Australis Oil & Gas » dont un des multiples actionnaires est la banque JP Morgan, dispose d’une année pour présenter une étude d’impact environnemental et a déjà commencé à déployer une campagne de désinformation chez les Lusitaniens.

En France les lobbies pétroliers, toujours très actifs, n’ont pas perdu de vue le Bassin de Paris, le Sud-Est, les Cévennes, Cahors, etc. La loi interdit actuellement l’usage de cette technique en France où personne n’est choqué d’importer du pétrole et du gaz de schiste américains [7].

Le géant de la pétrochimie Ineos -au centre de la polémique écossaise-, propriété du capitaliste le plus riche du Royaume-Uni -Jim Ratcliffe- va investir 3 milliards d’euros dans la création d’un site industriel sur le port d’Anvers en Belgique, qui sera approvisionné principalement par du gaz de schiste [8]. Les russes Gazprom et les norvégiens Statoil exploitent des gisements aux USA en utilisant la fracturation hydraulique. La Chine avec les premières réserves mondiales de gaz de schiste au monde -31 500 milliards de m³-, entre dans la course du « fracking ». Le site de Sud-Sichuan dans le Sud-Ouest chinois a produit en 2018 autour de 4,2 milliards de m³ de gaz.

Y aurait-il une lueur d’espoir quelque part dans le monde ?

Le Peuple, toujours le Peuple ! Il n’y a que lui pour stopper le désastre environnemental annoncé. L’information est et sera la clé vertueuse de la légitime volonté populaire. Il faut croire que les symboles qui représentent le combat environnemental, comme la jeune suédoise Greta Thunberg [9]et le combat social révolutionnaire du mouvement français des Gilets Jaunes [10][11], soient l’étincèle qui donnera naissance à une nouvelle société juste et digne.

Pour une vie saine, stoppons les vautours du « fracking » !

Paulo Correia

 

Cet article a été d’abord publié par Investig’Action.net, le 27 avril 2019. Il paraîtra également sur Journal de Notre Amérique en mai 2019

 

Références :

Données du graphique 1 : https://www.eea.europa.eu/data-and-maps/indicators/atmospheric-greenhouse-gas-concentrations-6/assessment

Données des graphiques 2, 3, 4 : https://www.eia.gov/

Notes:

[1]-https://www.bbc.com/news/science-environment-39032748

[2]-https://www.commondreams.org/news/2011/12/01/what-killed-dunkard-creek-residents-pennsylvania-and-west-virginia-say-fracking

[3]-https://www.investigaction.net/fr/comprendre-le-blocus-contre-le-venezuela-2e-partie-les-faits/

[4]-http://pt.rfi.fr/angola/20171117-angola-chevron-em-tribunal-por-derrame-em-cabinda

[5]-http://www.opsur.org.ar/blog/2019/03/04/en-argentine-la-patagonie-est-le-nouvel-eldorado-du-gaz-de-schiste/

[6]-https://www.bbc.com/news/uk-scotland-scotland-politics-47709231

[7]-https://www.bastamag.net/Mauvaise-nouvelle-pour-le-climat-la-France-commence-a-importer-du-gaz-de

[8]-https://www.lecho.be/entreprises/chimie/sans-le-gaz-de-schiste-nous-ne-pourrions-pas-investir-3-milliards-a-anvers-ineos/10087660.html

[9]-https://www.investigaction.net/fr/vous-les-adultes-vous-chiez-sur-notre-avenir-portrait-de-greta-thunberg/

[10]-https://www.investigaction.net/fr/gilets-jaunes-la-revolution-davril/

[11]-https://www.investigaction.net/fr/tous-au-rond-point/

 

 

Paulo Correia est musicien, ex-géologue pétrolier et collaborateur de la rédaction au Journal Notre Amérique (Investig’Action). Il co-anime avec ses chroniques d’opinion le blog « Ideia perigosa – Idée dangereuse » . Photos du chroniqueur.

Caraïbes : L’échec De La Guerre Hybride Est Patent

Analysis

Caraïbes : L’échec De La Guerre Hybride Est Patent

Le président élu du Venezuela, Nicolas Maduro, a qualifié d’escarmouche putschiste la tentative de quelques militaires et membres de l’opposition, soutenus par une compagnie privée de sécurité basée en Colombie voisine, de renverser le pouvoir et instaurer Juan Guaido, le poulain de Washington, au pouvoir à Caracas.

La tentative de Coup d’État comporte beaucoup de zones d’ombres et de non-dits. Les médias dominants se contentant dans le meilleur des cas de faire l’impasse sur l’événement après ce que l’on peut considérer comme la défaite la plus rapide des renseignements US de l’histoire.

Ceci étant, Washington est loin d’avoir renoncé à obtenir un changement de régime à Caracas et la décision américaine d’interdire le survol à ses appareils civils au dessous de 9000 mètres nous renseigne sur un fait passé sous silence par l’ensemble des médias et ce fait semble avoir eu un rôle décisif dans la mise en échec de la tentative de putsch des partisans de Juan Guaido : les miliciens pro-régime disposent non seulement d’une défense anti- aérienne assez dense au dessus de la capitale mais ont déployé un nombre impressionnant de missiles Sol-Air portatifs de courte portée, effectifs jusqu’à 4000 mètres d’altitude.

Le président américain a condamné Cuba pour son soutien militaire au Venezuela en menaçant La Havane d’un renforcement total du blocus total à cause de rapports émanant de la CIA indiquant que les cubains auraient fourni près d’un millier de systèmes de missiles Sol-Air portatifs dérivés de l’Igla aux milices populaires soutenant Maduro. Plus encore, Trump accuse explicitement Cuba d’avoir envoyé des troupes aux Venezuela. Ce que le gouvernement cubain a démenti.

L’appui renseignement et imagerie satellite fournis par Moscou a également joué un rôle déterminant dans l’échec de l’opération “Freedom” ou Liberté.

En réalité, Washington semble perdre la main et n’arrive plus à obtenir des changements de régime comme de par le passé. Après la Corée du Nord, Cuba, l’Iran et la Syrie, c’est le Venezuela, un pays de l’arrière-cour stratégique US qui parvient à mettre en échec des opérations de guerre hybride visant un changement de régime grâce à l’appui de ses alliés russe et chinois, lesquels semblent très remontés par les nouvelles orientations et le changement de paradigmes de la stratégie et la doctrine de défense des États-Unis qui opère une transformation profonde dans sa perception et sa désignation de nouveaux ennemis. Le prétexte de la lutte contre le “terrorisme” est abandonné au profit d’un conflit classique de grande envergure contre les “puissances révisionnistes”, c’est à dire la Fédération de Russie et la République de Chine.

Pour le moment, le concept de guerre hybride ou de quatrième génération n’est plus efficient et n’aboutit à aucun résultat probant. Les cas de la Syrie et du Venezuela font école à ce sujet.

Reste l’option de l’assaut frontal. L’option la plus risquée et la moins raisonnable dans le domaine de la stratégie. Les Japonais de la seconde guerre mondiale ont payé très cher leur usage exclusif de l’assaut frontal.

Caraïbes : l’échec de la guerre hybride est patent

Venezuela : La Tentative De Coup D’État Des Partisans De Juan Guaido Mise En Échec

Analysis

Venezuela : La Tentative De Coup D’État Des Partisans De Juan Guaido Mise En Échec

En bref : la tentative de coup d’État militaire menée hier à l’aube par les partisans du président autoproclamé Juan Guaido, avec l’assistance de mercenaires de la compagnie militaire privée X (ex-Academi, et plus anciennement Blackwater Inc.) a totalement échoué.

Nous y reviendrons.

Venezuela : la tentative de coup d’État des partisans de Juan Guaido mise en échec

Coup D’État En Cours Au Venezuela

Coup D’État En Cours Au Venezuela

Des unités militaires rebelles soutenant le président autoproclamé Juan Guaido ont pris le contrôle d’une base aérienne militaire à Caracas.

Juan Guaido est soutenu par Washington dont les forces spéciales et la CIA participent activement à cet énième putsch militaire dans ce pays d’Amérique du Sud

https://strategika51.org/archives/62666