Archives pour la catégorie YEMEN

L’Arabie Saoudite intercepte deux missiles pointés vers La Mecque et Djeddah (VIDEO

L’Arabie Saoudite intercepte deux missiles pointés vers La Mecque et Djeddah (VIDEO)

Les forces de la coalition arabe ont intercepté, lundi, deux missiles lancés par le groupe houthi “Ansar Allah”, en direction des villes de La Mecque et Djeddah à l’ouest de l’Arabie Saoudite, selon la chaine de télévision “Al arabiya”.

Les forces de la défense aérienne saoudienne, ont intercepté lundi, deux missiles balistiques, le premier au dessus de Taëf et qui était dirigé vers la Mecque, l’autre au niveau de Djeddah, a précisé la chaîne, citant des témoins oculaires.

Les vidéos partagées montrent la destruction des deux missiles par les forces de la défense aérienne saoudienne, a ajouté la même source.

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La Belgique prête à suspendre ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite





La Belgique prête à suspendre ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite


Dimanche 12 Mai 2019 modifié le Dimanche 12 Mai 2019 – 08:53





La Belgique prête à suspendre ses ventes d'armes à l'Arabie saoudite
La Belgique est prête à suspendre ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite si elles sont utilisées dans des conflits dans d’autres pays, ont annoncé samedi les autorités belges.

Le respect des embargos sur les ventes d’armes sera l’un des sujets des discussions des ministres des Affaires étrangères de l’UE lundi à Bruxelles, a-t-on indiqué de source diplomatique.

« Dès l’instant où il apparaitrait que des armes n’ont pas, in fine, été utilisées à l’endroit ou dans le pays auquel elles étaient destinées, il y aura effectivement une réaction de la Région wallonne », a affirmé samedi le ministre président de la région Willy Borsus à la RTBF.

« Cela peut aller jusqu’à la suspension des licences d’armes déjà accordées, puisque c’est ce dont il est question », a-t-il expliqué.

En Belgique, l’attribution de licences d’exportation aux fabricants d’armes ou d’équipements militaires est une compétence de l’exécutif des régions (Flandre, Wallonie et Bruxelles).

Une enquête publiée mercredi par le quotidien Le Soir a révélé que Ryad faisait usage d’armes et de technologies belges pour ses opérations au Yémen.

« Je crois qu’il serait bon que l’on suspende les contrats de livraison d’armes à l’Arabie saoudite », a plaidé le chef de la diplomatie Didier Reynders dans un entretien à la RTBF, en invitant les régions, particulièrement la Wallonie, à prendre une telle décision.

Ryad est un des ses principaux clients de la Wallonie, qui représente en terme d’emplois environ les trois quarts du secteur belge de l’armement. La région est l’unique actionnaire du fabricant de mitrailleuses et de fusils d’assaut FN Herstal.

« S’il y a des éléments démontrant effectivement l’utilisation d’armes dans un conflit en cours, comme au Yémen, on doit aller vers ces suspensions et je pense que le gouvernement wallon doit le faire », a plaidé Didier Reynders.

Le chef de la diplomatie va porter ce débat durant la réunion avec ses homologues de l’UE. Il devrait se heurter à son homologue français Jean-Yves Le Drian.

Important fournisseur d’armes à l’Arabie Saoudite, la France assume ses ventes. Le président Emmanuel Macron a assuré avoir la « garantie » qu’elles « n’étaient pas utilisées contre des civils » dans la guerre au Yémen.

L’Arabie saoudite a pris la tête en 2015 d’une coalition militaire comprenant les Emirats arabes unis pour soutenir le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi contre les rebelles Houthis. Ce conflit, l’une des pires crises humanitaires en cours, a fait des dizaines de milliers de morts.

Ryad soutient également le Libyen Khalifa Haftar, dont les forces sont engagées dans une offensive contre Tripoli pour renverser le gouvernement reconnu par la communaute internationale.

Le projet sur la libye comporte un engagement à faire respecter l’embargo sur les ventes d’armes à ce pays.

Pour faire respecter cet embargo, les ministres de l’UE devraient décider de renvoyer des navires de guerre en Méditerranée pour permettre à l’opération militaire Sophia de mener cette mission. Le mandat de l’opération a été prolongé jusqu’au 30 septembre, mais les moyens navals ont été retirés.

Dimanche 12 Mai 2019 – 08:49


Armes françaises au Yémen : le cargo saoudien en mouvement renonce au Havre

À LA UNE

Armes françaises au Yémen : le cargo saoudien en mouvement renonce au Havre

Le cargo saoudien Bahri Yanbu, supposé embarquer des armes françaises à destination de l'Arabie saoudite, escorté le 10 mai 2019 par un vaisseau français. Photo REUTERS/Benoit TessierLe cargo saoudien Bahri Yanbu, supposé embarquer des armes françaises à destination de l’Arabie saoudite, escorté le 10 mai 2019 par un vaisseau français. Photo REUTERS/Benoit Tessier

FRANCELa justice rejette un des deux recours déposés par des associations qui arguaient, pour empêcher ces exportations, que les armes pourraient être utilisées contre des civils au Yémen, où Riyad conduit une coalition en soutien au président yéménite.

OLJ/AFP
10/05/2019

 

Le cargo saoudien supposé embarquer des armes françaises à destination de l’Arabie saoudite s’est mis en mouvement vendredi à destination de l’Espagne, sans s’approcher du port du Havre où attendait son chargement contesté.

Selon son plan de route, le Bahri Yanbu, cargo géant de 220 m qui mouillait depuis mercredi à 30 km du Havre (nord-ouest de la France) sans bouger, devait faire route directement vers le port de Santander (Espagne), selon le site Marine Traffic, sans passer par le nord de l’Europe comme initialement annoncé. « L’escale (au Havre) n’aura pas lieu », a indiqué une source portuaire à l’AFP.

Entre temps, la justice a rejeté un des deux recours déposés par des associations qui arguaient, pour empêcher ces exportations, que les armes pourraient être utilisées contre des civils au Yémen, où Riyad conduit une coalition en soutien au président yéménite. Le tribunal admnistratif qui s’est penché sur le recours de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) a estimé dans sa décision que « l’autorisation de sortie douanière de ces armements ne crée pas un danger caractérisé et imminent pour la vie des personnes » exposées au conflit au Yémen.

L’avocate de l’Acat, Me Laurence Greig, conteste le raisonnement du tribunal: « L’imminence existe bien car c’est le dernier moment où on pouvait arrêter cette livraison d’armes. Une fois que le bateau sera parti, on ne pourra plus intervenir », a-t-elle expliqué à l’AFP.

D’après le site d’investigation Disclose, le bateau doit prendre livraison de « huit canons de type Caesar » destinée à l’Arabie Saoudite dans sa guerre contre la minorité chiite du Yémen. Ce que les autorités françaises démentent catégoriquement. « Il ne peut pas s’agir de canons Caesar puisqu’il n’y a aucune livraison de Caesar en cours », martèle une source gouvernementale.

Prônant la « transparence », Emmanuel Macron a reconnu jeudi « que la France, depuis plusieurs années – au plus fort il y a cinq, six ans, dans les contrats qui ont été faits à l’époque – a vendu des armes à la fois aux Emirats arabes unis et à l’Arabie saoudite ». Selon lui, « l’essentiel des armes qui ont été vendues sont plutôt utilisées à l’intérieur du territoire ou à la frontière », et dans la lutte des Saoudiens contre le terrorisme.

Paris affirme ainsi régulièrement que les armements qui leur sont vendus ne sont utilisés que de manière défensive et « pas sur la ligne de front ». Une position qui ne convainc guère les ONG, ni l’opposition.

 

(Lire aussi : Face à la « sale guerre » au Yémen, les opinions européennes demandent des comptes sur les ventes d’armes)

 

Contre les civils
« Quand on vend des armes à un pays, il en fait ce qu’il veut », a fait valoir le député communiste Jean-Paul Lecoq lors d’un rassemblement qui a réuni une centaine de personnes sur le port du Havre jeudi pour dénoncer ces ventes d’armes à l’Arabie saoudite. « Les canons ne sont pas faits pour décorer le palais du cheikh », a ironisé le parlementaire, parlant d’un « mensonge d’Etat ».

Une note de la Direction du renseignement militaire (DRM), publiée par Disclose mi-avril, indique que 48 canons Caesar produits par l’industriel français Nexter « appuient les troupes loyalistes, épaulées par les forces armées saoudiennes, dans leur progression en territoire yéménite ».

« Il ne suffit pas de dire +J’ai des garanties+, il faut nous les montrer. De même, nous aimerions qu’on nous explique clairement, nettement, comment l’Arabie saoudite lutte contre le terrorisme au Yémen », Aymeric Elluin, d’Amnesty International France.
Même si l’exportation de ces armes est techniquement légale, les ONG contestent l’autorisation donnée par la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) en vertu du Traité de l’ONU sur le commerce des armes, de matériels de guerre et matériels assimilés. L’article 6 de ce Traité, ratifié par la France, interdit toute vente dès lors que les armes concernées pourraient servir à conduire « des attaques dirigées contre des civils ».

Après l’ACAT, l’ONG Action Sécurité Ethique Républicaines (ASER) a ainsi déposé un « référé -suspension » en urgence. « Il ne s’agit pas d’avoir la preuve que ces armes ont été utilisées au Yémen, mais reconnaître que c’est une potentialité d’usage », a rappelé le président de l’association, Benoît Muracciole, à l’AFP.

Riyad a pris la tête en 2015 d’une coalition militaire comprenant les Emirats arabes unis (EAU) pour soutenir le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi contre les rebelles houthis. Ce conflit, l’une des pires crises humanitaires en cours, a entraîné la mort de dizaines de milliers de personnes.

https://www.lorientlejour.com/article/1169864/armes-francaises-au-yemen-le-cargo-saoudien-en-mouvement-renonce-au-havre.html

Patricia Lalonde : « Yémen : Un accord est possible »

Patricia Lalonde : « Yémen : Un accord est possible »

Le Billet du Lundi du 06/05/2019, par Patricia Lalonde*

Le Congrès américain a voté une résolution le 25 avril demandant l’arrêt du soutien des Etats-Unis à la guerre du Yémen. Le président Trump y a immédiatement mis son veto.

Le candidat favori démocrate Joe Biden vient à son tour de demander l’arrêt du soutien à cette guerre. Ce sont les derniers développements d’un conflit qui a provoqué la plus grave crise humanitaire de ces vingt dernières années.

Récemment la République du Yémen avait salué la décision du Conseil de l’Union Européenne, affirmant que la solution politique était la seule option possible pour mettre fin au conflit qui déchire le pays. C’est dans cette optique qu’une délégation du Parlement européen doit se rendre à Sanaa, si les deux parties l’acceptent.

Il aura fallu trois années d’une guerre qui a provoqué cette grave crise humanitaire pour obtenir une prise de position de l’Union Européenne.

Trois années où de nombreuses voix se sont élevées pour demander l’arrêt des ventes d’armes à l’Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis.

Trois années au cours desquelles chaque initiative de parlementaires pour mettre autour d’une table de négociation les différents protagonistes du conflit aura été étouffée.

Trois années où la seule voix qui a pu se faire entendre a été celle de la « Coalition » menée par l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis.

Trois années pendant lesquelles on nous a vendu un conflit entre « l’occupant Saoudien » et les « rebelles Houthis ».

Il s’agit en réalité d’un conflit entre Yéménites opposant le parti de l’ex-président Ali Abdallah Saleh, allié aux Houthis, contre le gouvernement de Mansour Hadi, soutenu par l’Arabie Saoudite et réfugié à Riyad. Tous sont donc Yéménites et la résolution du conflit devrait en premier lieu se faire entre Yéménites… Vouloir réduire cette guerre en affrontement entre Sunnites et Zaidistes-Chiites reste réducteur et dangereux.

Les Nations-Unies ont réuni à Stockholm en décembre dernier les principaux protagonistes du conflit, le gouvernement légitime du Yémen actuellement retranché à Aden et le gouvernement de facto des Houthis et du General People’s Congress, le parti de l’ancien président Ali Abdallah Saleh, représenté par son ministre des Affaires étrangères, Hisham Sharaf Abdullah. Les deux parties ont réussi à se mettre d’accord sur l’application d’une trêve dans les combats, suscitant un immense espoir.

Les négociations se feraient en 3 phases : la première concernant les ports d’Hodeida, de Salif et de Ras Issa, la deuxième concernerait le futur de Taez, l’une des régions les plus touchées par le conflit, et la troisième concernerait l’échange de prisonniers.

Faisant fi des nombreuses pressions qui s’exerçaient contre eux, des parlementaires européens représentant la plupart des groupes politiques ont pris l’initiative d’inviter les négociateurs du gouvernement de Sanaa, Mohammed Abdul Salam et Abdul Malik Al Ijri pour faire un état des lieux des négociations et de l’application des décisions sur le terrain.

Concernant la première phase de ces négociations, ils se sont plaints que la Coalition refusait de se conformer à l’accord  : il avait en effet été décidé que les forces du gouvernement de facto se retirent à 5 km du port d’Hodeida tandis que celles de la Coalition prendraient le contrôle du huitième kilomètre à partir des bords de la Mer Rouge. Cette étape constituait une priorité qui avait été actée par les Nations unies. La Coalition s’arc-boutait sur la revendication du contrôle du port d’Hodeida.

Les deux parties se sont toutefois mises d’accord pour que l’aide humanitaire puisse passer par les ports de Hodeida, Salif et Ras Issa.

Même s’ils avouent avoir eux-mêmes leur part de responsabilité, ils se sont plaints que le cessez-le-feu ne soit pas respecté. Ils ont pris comme une vraie déclaration de guerre les bombardements de la Coalition, en violation totale des accords de Stockholm. Des pêcheurs en avaient été la cible : huit d’entre eux avaient été tués.

Les négociateurs ont rappelé que les Saoudiens s’étaient aussi attaqués aux bâtiments de la Croix-Rouge et de Médecins sans Frontières. Ils ne comprenaient pas le silence de la Communauté Internationale alors que l’Arabie Saoudite ne respectait pas les conventions internationales… Ils ont également condamné les privations d’eau et de gaz infligées à la population.

Concernant la deuxième phase des accords de Stockholm sur Taez, il avait été convenu qu’un comité de coordination conjoint soit établi afin d’ouvrir un corridor humanitaire et de permettre le passage des personnes et des biens commerciaux dans et autour de la ville.

Mais là encore, la Coalition aurait refusé de bouger estimant qu’il devait d’abord y avoir un accord sur Hodeida.

Concernant l’échange des prisonniers, troisième volet de ces négociations, ils ont expliqué qu’ils se heurtaient à un manque de confiance des deux côtés : la liste de la Coalition contiendrait 9000 noms dont 110 seraient des membres d’Al-Qaida, qui pour certains ont combattu aux côtés de Daesh en Syrie. Celle du gouvernement de Sanaa 7500 dont 750 seulement ont été reconnus par la Coalition . (La Croix Rouge et les Nations Unies détiendraient une copie de ces listes).

Le négociateur a enfin tenu à insister sur la présence de prisons tenues par les Emirats Arabes Unis où des actes de torture étaient infligés aux prisonniers.

UN envoy Martin Griffith, left, talks to Houthi representatives during a meeting in Sanaa, Yemen, on June 16, 2018. Yahra Arhab / EPA

Les négociateurs ont précisé pour conclure qu’une solution politique privilégiant le fédéralisme devait être retenue. Le Yémen devait avoir une Chambre des représentants qui tienne compte de la densité et de la géographie du pays. Ils ont précisé que des élections devraient pouvoir se tenir prochainement afin de remplacer les nombreux députés morts pendant le conflit.

Ils se sont par ailleurs plaints de ne pas avoir de reconnaissance officielle hormis celle des Nations Unies.

Ils martelaient que sans respect de l’accord sur Hodeida, aucun progrès ne pourra être fait.

Ils espéraient que la récente venue à Aden de Jeremy Hunt, secrétaire d’Etat des Affaires étrangères britannique, n’allait pas renforcer la position intransigeante de la Coalition sur Hodeida, prenant le risque d’enterrer les accords de Stockholm.

La réouverture de l’aéroport de Sanaa aux vols commerciaux serait par ailleurs un signe important pour aider les négociateurs de Sanaa.

Le Parlement européen doit entendre une autre musique que celle des puissants lobbys Saoudiens ou Emiratis afin de montrer qu’il est capable d’appuyer les efforts de l’Envoyé Spécial des Nations Unies, Martin Griffith, et d’apporter sa pierre à la résolution d’un conflit dont la crise humanitaire est sans précédent et pour laquelle beaucoup seront accusés de crimes de guerre.

*Patricia Lalonde, Vice-présidente de Geopragma

http://geopragma.fr/index.php/2019/05/06/p-lalonde-yemen-un-accord-est-possible/

Armes au Yémen : solidarité avec nos confrères de Disclose et Radio France

Un homme inspecte une maison après un bombardement aérien à Sanaa au Yemen, le 10 avril dernier.
PHOTO : © ZUMA Press/ZUMA/REA
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TRIBUNE

Armes au Yémen : solidarité avec nos confrères de Disclose et Radio France

37 sociétés de journalistes et rédactions s’élèvent contre la plainte déposée par le ministère des Armées contre les journalistes ayant dévoilé le rapport documentant l’usage des armes vendues à l’Arabie Saoudite et aux Emirats arabes unis dans la guerre au Yémen.

Lundi 15 avril, le site d’investigation Disclose dévoilait, en partenariat avec plusieurs médias, un rapport classé « confidentiel défense » documentant l’usage des armes vendues par la France à l’Arabie Saoudite et aux Emirats arabes unis dans la guerre au Yémen, menée depuis 2015 au prix de la « pire crise humanitaire au monde », selon les Nations unies. Ce document, dont la publication n’a aucunement remis en cause la sécurité des agents français sur le terrain, a été révélé en raison de son intérêt manifeste pour le public. Il invalide le discours officiel du gouvernement français, qui prétend que cet arsenal ne sert qu’à des fins défensives.

Plainte du ministère des Armées

Or mercredi dernier, deux journalistes de Disclose, Geoffrey Livolsi et Mathias Destal, ainsi qu’un journaliste de la cellule investigation de Radio France partenaire de ces révélations, Benoît Collombat, ont appris leur convocation à la mi-mai par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), dans le cadre d’une enquête préliminaire pour « compromission du secret de la défense nationale » ouverte par le parquet de Paris après le dépôt d’une plainte par le ministère des Armées.

Nous, sociétés de journalistes et de rédacteurs, exprimons notre pleine et entière solidarité avec nos confrères, qui n’ont fait que leur travail : porter à la connaissance des citoyens des informations d’intérêt public sur les conséquences des ventes d’armes françaises. Depuis ces révélations, le gouvernement est resté muet sur les faits. Aujourd’hui, pour avoir exposé ces informations, trois journalistes se retrouvent sous la menace d’une procédure, pour un délit puni d’une peine d’emprisonnement, dont l’objectif manifeste est de connaître les sources à l’origine de leur travail.

En ces temps décidément préoccupants pour la liberté d’informer, ces convocations rappellent, s’il en était besoin, à quel point il est indispensable de renforcer en France la protection des sources, consacrée par la Cour européenne des droits de l’homme comme « l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse ». Le secret défense ne saurait être opposé au droit à l’information, indispensable à un débat public digne de ce nom, ni servir d’épée de Damoclès pour dissuader les journalistes d’enquêter, et de publier.
Signataires : les sociétés de journalistes, sociétés des rédacteurs et sociétés des personnels de l’AFP, BFMTV, Challenges, CNews, Courrier internationalLes Echos, Europe 1, Le Figaro, France 2, France 24, France 3 National, France Info, Franceinfo.fr, France Info TV, France Inter, France-SoirL’HumanitéLe JDDLibération, M6, MediapartLe MondeL’ObsParis MatchLe Parisien-Aujourd’hui en FranceLe Point, Premières Lignes, RFI, RMC, RTL, Télérama, TF1, La Tribune, TV5Monde, et les rédactions d’Alternatives Economiques, de La Croix et des Jours.

https://www.alternatives-economiques.fr/armes-yemen-solidarite-nos-confreres-de-disclose-radio-france/00089174

Les autorités yéménites rassemblent des milliers de migrants dans le sud du pays, selon l’OIM

Les autorités yéménites rassemblent des milliers de migrants dans le sud du pays, selon l’OIM

 

Les autorités yéménites ont rassemblé environ 3 000 migrants en situation irrégulière, principalement des Ethiopiens, dans le sud du pays, « créant ainsi une situation humanitaire aiguë » , a annoncé vendredi l’agence de migration des Nations Unies. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) « est profondément préoccupée par les conditions de détention des migrants et s’engage avec les autorités à assurer l’accès des migrants en détention », a indiqué le bureau. Les migrants sont détenus dans des stades de football en plein air et dans un camp militaire. Les détentions ont commencé dimanche dans la ville d’Aden et la province voisine de Lahj, qui sont sous le contrôle du gouvernement internationalement reconnu, soutenu par l’Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis, a rapporté Reuters. Les rebelles houthis contrôlent Sanaa, la capitale et d’autres grands centres urbains.

https://www.rt.com/newsline/457646-yemen-migrants-south-iom/

La Force de réaction rapide au pouvoir au Soudan

La Force de réaction rapide au pouvoir au Soudan

  

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Le général Abdelfattah Mohamed Hamdan Dagalo (ici prêtant serment devant le nouveau chef d’État) est l’actuel commandant de la Force de réaction rapide soudanaise au Yémen.

Imposé par l’Arabie saoudite, il a été nommé adjoint du général-président Abdel Fattah Abdelrahmane al-Burhan, lui-même ancien responsable du déploiement de l’armée soudanaise au Yémen.

Le général Hamdan Dagalo n’a jamais servi dans l’armée soudanaise. Durant la guerre civile du Darfour, il était à la tête d’une milice combattant pour le président Omar el-Béchir. De nombreuses ONG l’ont alors accusé d’avoir conduit des atrocités. Il est devenu le commandant de la Force de réaction rapide qui est une unité paramilitaire combattant au Yémen. Là encore, il a été accusé de commettre des atrocités.

L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont accordé, le 21 mars 2019, 3 milliards de dollars au Conseil militaire de transition pour répondre à la crise alimentaire soudanaise (pas yémenite).

https://www.voltairenet.org/article206286.html

Les pirates repartent à l’attaque. Un bateau-mère stoppé plein net dans l’Océan indien

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l’université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 – Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l’IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).

https://www.bruxelles2.eu/2019/04/23/une-attaque-pirate-dejouee-dans-locean-indien/

L’Occident laissera-t-il construire des chemins de fer reliant le Golfe à la Méditerranée ?

L’Occident laissera-t-il construire des chemins de fer reliant le Golfe à la Méditerranée ?

Alors que les Etats-Unis et leurs alliés ont délibérément créé les conditions de la famine en Corée du Nord, puis au Soudan, en Tunisie et aujourd’hui au Yémen, ils commencent à y conduire la Syrie. Le seul moyen de s’en préserver est de relancer l’économie régionale qui s’est effondrée durant les guerres d’Iraq et de Syrie. Deux projets de chemin de fer se concurrencent : l’un pour développer la région, le second pour la diviser. Les Occidentaux se comporteront-ils en êtres humains ou poursuivront-ils leur rêve de domination ?

 | DAMAS (SYRIE)  

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Pour sa reconstruction, la Syrie ne peut compter que sur elle même, car aucun de ceux qui ont dépensé des centaines de milliards de dollars pour la détruire n’est prêt à débourser le moindre centime pour la reconstruire.

Dans ces conditions, l’avenir du pays est de renouer avec son passé : lorsqu’il était le point de passage obligé entre l’océan Indien et la mer Méditerranée. Durant l’antiquité, la « route de la soie » partait de l’ancienne capitale chinoise de Xi’an pour aboutir à Antioche et à Tyr.

Cette route n’était pas seulement un passage permettant d’échanger des marchandises de ville en ville, c’était aussi une voie culturelle par laquelle la philosophie chinoise se diffusa en Asie et la religion musulmane arriva en Chine ; une route dont la langue commune fut non pas le mandarin, mais le persan. Par la suite, la Syrie continua à être le passage entre l’océan Indien et la Méditerranée, ce qui lui assura la prospérité jusqu’à la construction du Canal de Suez.

Le projet d’un chemin de fer reliant le port iranien de Khorramshahr, à la frontière iraquienne, à la côte méditerranéenne syrienne, via Bagdad, n’est pas nouveau. Il avait déjà été planifié avant la guerre, à l’époque du marché commun turco-irano-syrien. Ses voies furent systématiquement sabotées par les mercenaires pro-Occidentaux, faisant dérailler les trains et tuant le personnel et les voyageurs.

Ainsi, depuis le début, les concepteurs de la guerre —Royaume-Uni en tête— entendaient empêcher l’activité économique de la Syrie. C’est un comportement caractéristique du colonialisme britannique : s’assurer que les peuples colonisés resteront toujours dépendants.

Par exemple, alors que l’Inde était le principal producteur de coton, Londres s’assura qu’elle puisse produire, mais interdit qu’elle file, de sorte que le tissu ne puisse être réalisé qu’en Angleterre. C’est pourquoi le Mahatma Gandhi fila le coton au rouet comme un acte de subversion.

Les Etats-Unis prétendent aujourd’hui s’opposer à ce projet de chemin de fer pour prévenir l’envoi d’armes lourdes iraniennes au Liban. Nous savons que ce n’est qu’un prétexte puisque le secrétaire d’Etat Mike Pompeo l’a lui même déclaré le mois dernier. Le seul objectif de Washington est de retarder l’exploitation du gaz et du pétrole syrien le temps qu’il vende ses hydrocarbures de schiste (dont la production devrait rapidement décliner à partir de 2023, selon l’Agence internationale de l’Energie).

En avril 2017, puis en novembre dernier, Israël a proposé de construire un autre chemin de fer entre les deux mers. Le ministre des Renseignements et des Transports, Israël Katz, a semble-t-il obtenu l’accord de la Jordanie, de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Sultanat d’Oman. L’envoyé spécial US, Jason Greenblatt, a suggéré que le projet israélien pourrait être inclus dans le « Deal du siècle ».

La quantité de marchandises à acheminer est telle que les deux projets, quoique concurrents, peuvent parfaitement coexister, mais Tel-Aviv n’a pas la réputation d’être partageur.

A vrai dire, les seuls perdants devraient être les Européens de l’Ouest. Car les marchandises d’aujourd’hui ne sont plus celles de la route de la soie antique. Autrefois, les Européens ne produisaient pas de soie alors que la Chine leur en offrait. Aujourd’hui, les uns et les autres produisent les mêmes choses, les chinoises étant de moins bonne qualité, mais beaucoup moins chères. Leur arrivée massive pourrait détruire rapidement ce qui reste de l’industrie européenne. Pour se préserver, les Européens de l’Ouest devraient réglementer leurs échanges.

Source
Al-Watan (Syrie)

https://www.voltairenet.org/article205759.html

Le Congrès vote pour retirer le soutien américain à la guerre au Yémen menée par les Saoudiens

Le Congrès vote pour retirer le soutien américain à la guerre au Yémen menée par les Saoudiens

Le Congrès vote pour retirer le soutien américain à la guerre au Yémen menée par les Saoudiens
La Chambre des représentants américaine a voté en faveur de la fin de l’engagement des États-Unis dans la guerre au Yémen, mais le projet de loi devrait faire l’objet d’un veto du président Donald Trump, la Maison-Blanche évoquant «de graves problèmes constitutionnels».

La Chambre a voté 247-175 en faveur de la résolution demandant à Trump de mettre fin à l’engagement de l’armée américaine dans la guerre dans les 30 jours et de mettre fin au soutien de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite.

Le Congrès  » ne va plus ignorer ses obligations constitutionnelles en matière de politique étrangère « , a déclaré le représentant démocrate Eliot Engel, président du Comité des affaires étrangères de la Chambre des représentants, ajoutant que la guerre au Yémen, dans sa cinquième année consécutive,  » direction. »

EGALEMENT SUR RT.COM« Comment cela sert-il les intérêts américains? » Gabbard dénonce la décision de vendre une technologie d’armes nucléaires à l’Arabie saouditeLe vote marque la première fois que les deux chambres du congrès invoquent la résolution sur les pouvoirs de la guerre de 1973 dans le but de mettre fin à un conflit étranger.

Le haut représentant républicain de la commission des affaires étrangères a toutefois voté contre la résolution jeudi. Le représentant Michael McCaul a déclaré que le vote était une  » interprétation radicale » de la résolution sur les pouvoirs de guerre qui aurait « des implications bien au-delà de l’Arabie saoudite ».

Des milliers de personnes ont déjà été tuées au cours du conflit qui, selon l’ONU, est la pire crise humanitaire au monde, laissant des millions de personnes au bord de la famine.

La décision de mettre fin à l’implication américaine dans le conflit a pris de l’ampleur ces derniers mois, le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul en octobre dernier mettant en lumière les violations des droits de l’homme commises à Riyad. 

La CIA a impliqué le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman dans la mort de Khashoggi, mais Trump a admis à la suite du meurtre que la réaction des États-Unis ne pouvait être trop dure, car il ne voulait pas perdre les « sommes énormes » des États-Unis. Les transactions d’armes saoudiennes. Mais les députés des deux partis représentés au congrès se sont opposés à Riyad et ont reproché à Trump de ne pas prendre une position plus dure contre le royaume saoudien.

Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a déclaré la semaine dernière que l’adoption de cette loi ne serait d’aucune aide pour le peuple yéménite, mais « travaillerait à leur détriment ».

Si Trump oppose le projet de loi comme prévu, ce sera le deuxième veto de sa présidence. Son premier était sur une résolution pour annuler sa déclaration d’une « urgence nationale » à la frontière sud.

https://www.rt.com/news/455571-congress-votes-to-withdraw-yemen/

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Revue de presse nationale et internationale.

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