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La livre britannique chute en plein chaos sur le Brexit

La livre britannique chute en plein chaos sur le Brexit

Londres (awp/afp) – La livre lâchait prise jeudi face à l’euro et au dollar, perdant 1,5% par rapport à la veille au soir, alors que les démissions de plusieurs ministres britanniques jettent une ombre sur le projet d’accord sur le Brexit.

Vers 15H00 GMT, la livre valait 1,2787 dollar, contre 1,2992 dollar mercredi soir vers 22H00 GMT.

La monnaie européenne, de son côté, s’échangeait à 88,37 pence pour un euro, contre 87,05 pence mercredi soir.

Face au billet vert, l’euro baissait légèrement à 1,1300 dollar pour un euro, contre 1,1310 dollar mercredi à 22H00 GMT.

« Je ne peux soutenir l’accord proposé pour deux raisons », liées notamment au futur statut de l’Irlande du Nord après le Brexit, a expliqué l’ex-ministre chargé du Brexit, Dominic Raab, dans sa lettre de démission publiée sur son compte Twitter, faisant chuter la livre.

Son départ a été suivi par celui de la ministre du Travail et des Retraites, Esther McVey, puis par la secrétaire d’Etat britannique chargée du Brexit, Suella Braverman. Avant eux, c’était le secrétaire d’Etat britannique pour l’Irlande du Nord, le conservateur Shailesh Vara, qui avait annoncé son départ du gouvernement.

« Il y a surtout toujours une bonne chance (disons 50-50) d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord », ont estimé les analystes de Capital Economics.

L’intervention de la Première ministre britannique, Theresa May, devant le Parlement pour défendre l’accord qu’elle a obtenu n’a pas permis à la livre de se relever, mais ne l’a pas envoyé plus bas non plus.

« Le plus inquiétant pour la livre serait qu’un vote de défiance s’ensuive », a jugé Miles Eakers, analyste pour Centtrip, alors qu’un député conservateur pro-Brexit a justement réclamé une telle procédure.

La veille, la livre avait oscillé entre pertes et gains, au gré des rumeurs sur de possibles démissions de ministres, sur un éventuel vote de défiance à l’encontre de Theresa May au Parlement ou sur l’accord en lui-même. Elle avait néanmoins terminé la séance en légère hausse, rassurée par l’aval donné alors par le gouvernement.

Ajoutant aux déboires de la livre, « les chiffres des ventes au détail au Royaume-Uni (pour octobre) sont un complet désastre avec la plus forte baisse depuis sept mois », a souligné Naeem Aslam, analyste pour Think Markets.

Les ventes au détail au Royaume-Uni ont ainsi reculé de 0,5% en octobre sur un mois, après avoir déjà fléchi en septembre. C’est une mauvaise surprise alors que les économistes interrogés par Bloomberg tablaient sur un rebond de 0,2%.

Pour le mois de septembre, l’ONS a révisé le chiffre, avec une baisse qui s’établit désormais à 0,4% (contre 0,8% précédemment).

Parmi les autres devises, le dollar était en baisse face au yen, à 113,25 yens pour un dollar jeudi contre 113,63 mercredi soir.

L’euro valait 127,97 yens jeudi, contre 128,51 mercredi.

Le franc suisse progressait face à l’euro, à 1,1358 franc suisse jeudi pour un euro, contre 1,1381 la veille, tout comme face au billet vert à 1,0052 franc suisse pour un dollar, contre 1,0069 mercredi.

L’once d’or valait 1.212,35 dollars, contre 1.210,85 dollars mercredi à 22H00 GMT.

La monnaie chinoise dévissait à 6,9392 yuans pour un dollar jeudi contre 6,9505 yuans mercredi vers 15H30 GMT.

Enfin, le bitcoin s’échangeait pour 5.229,14 dollars, contre 5.551,06 dollars mercredi, selon des chiffres compilés par Bloomberg.

Cours de jeudi Cours de mercredi

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15H00 GMT 22H00 GMT

EUR/USD 1,1300 1,1310

EUR/JPY 127,97 128,51

EUR/CHF 1,1358 1,1381

EUR/GBP 0,8837 0,8705

USD/JPY 113,25 113,63

USD/CHF 1,0052 1,0069

GBP/USD 1,2787 1,2992

afp/rp

(AWP / 15.11.2018 16h22)

https://www.romandie.com/news/La-livre-britannique-chute-en-plein-chaos-sur-le-Brexit/971822.rom

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La dé-dollarisation à marche forcée

La dé-dollarisation à marche forcée


Par Arkady Savitsky – Le 15 septembre 2018 – Source Strategic Culture

Arkady SAVITSKYLe Forum économique de l’Est (EEF) s’est tenu à Vladivostok du 11 au 13 septembre 2018. Fondé en 2015, l’événement est devenu une plateforme de planification et de lancement de projets visant à renforcer les liens commerciaux dans la région Asie-Pacifique.

Cette année, l’EFF a réuni des délégations de plus de 60 pays pour discuter sur le thème : « L’Extrême-Orient : Élargir la gamme des possibilités »

Russia’s Eastern Economic Forum Wrap Up: De-Dollarization Tops Agenda

Au cours de ces trois jours, cent événements commerciaux ont réuni plus de 6 000 participants, 1 357 journalistes ont couvert le forum. L’année dernière, le nombre de participants était de 5 000 avec 1 000 représentants des médias impliqués dans les reportages et la diffusion. L’EEF-18 a rassemblé 340 PDG étrangers et 383 russes. Près de 80 start-ups d’Asie du Sud-Est se sont jointes à la réunion.

Cette année, 175 accords d’une valeur totale de 2 900 milliards de roubles (environ 4,3 milliards de dollars) ont été signés. À titre de comparaison, le montant était de 2 500 milliards de roubles (environ 3,7 milliards de dollars) en 2017. Ils englobent le développement des gisements de Baimsky à Tchoukotka, la construction d’un terminal LNG (gaz liquéfié) pour Novatek dans la baie de Bechevinskaya au Kamchatka et l’investissement des pays asiatiques dans des projets agricoles dans l’Extrême-Orient russe. Le fonds d’investissement direct russe (RDIF), le groupe Mail.Ru, Megafon et le chinois Alibaba ont signé un accord sur la création d’une coentreprise commerciale AliExpress. Rosneft et la CNPC chinoise ont signé un accord d’exploration pétrolière.

La délégation chinoise était la plus importante (1 096 personnes), suivie par les Japonais (570 membres). Parmi les invités figuraient le président de la Mongolie et les premiers ministres du Japon et de la Corée du Sud. C’était également la première fois que le président chinois Xi Jinping assistait à l’événement pour rencontrer son homologue russe. La question de la dé-dollarisation était en tête de l’ordre du jour. La Russie et la Chine ont réaffirmé leur intérêt pour l’utilisation accrue des monnaies nationales dans les accords bilatéraux.

Au cours du forum, Kirill Dmitriev, responsable du RDIF, a déclaré que le fonds avait l’intention d’utiliser uniquement les monnaies nationales dans ses transactions avec la Chine à partir de 2019. Il coopérera avec la China Development Bank. Cette « yuanification » fait des progrès visibles, les contrats à terme sur le brut de Shanghai augmentant de 14%, voire plus, leur part des marchés pétroliers. La Chine a signé des accords avec le Canada et le Qatar sur les échanges en devises nationales.

La dé-dollarisation est une tendance qui prend de l’ampleur dans le monde entier. Un nombre croissant de pays souhaitent remplacer le dollar. La Russie mène la course pour se protéger des fluctuations, des tempêtes et des guerres et sanctions commerciales imputables aux États-Unis. Moscou soutient le commerce sans dollar avec Ankara dans le contexte de la crise de la livre turque. La Turquie passe du dollar aux règlements en monnaies nationales, y compris pour ses échanges avec la Chine et d’autres pays. Se débarrasser du dollar américain est l’enjeu de l’ordre du jour de la prochaine réunion du BRICS. Depuis avril, l’Iran a basculé tous ses paiements internationaux en euro.

Les voix appelant à la dé-dollarisation deviennent plus fortes parmi les plus proches alliés européens de l’Amérique. En août, le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a appelé à la création d’un nouveau système de paiement indépendant des États-Unis. Selon lui, l’Europe ne devrait pas permettre aux États-Unis d’agir « derrière notre dos et à nos dépens ». Cet officiel souhaite renforcer l’autonomie européenne en établissant des canaux de paiement indépendants, en créant un Fonds monétaire européen et en construisant un système SWIFT indépendant.

Lors de la présentation de son programme annuel, le 12 septembre, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a appelé  l’Union européenne à promouvoir l’euro en tant que monnaie mondiale pour défier le dollar. Selon lui, « nous devons faire davantage pour permettre à notre monnaie unique de jouer pleinement son rôle sur la scène internationale ». M. Juncker estime « qu’il est absurde que l’Europe paie 80% de sa facture d’importation d’énergie – d’une valeur de 300 milliards d’euros par an – en dollars américains alors que seulement 2% environ de nos importations d’énergie proviennent des États-Unis. » Il souhaite que la série de propositions faites dans son discours sur l’état de l’union commence à être mise en œuvre avant les élections du Parlement européen en mai.

70% de toutes les transactions commerciales mondiales utilisent le dollar, tandis que 20% sont réglés en euros et le reste en yuan et autres devises asiatiques. La valeur du dollar est élevée pour que les prix des biens de consommation aux États-Unis soient artificiellement bas. La demande de dollars permet de refinancer l’énorme dette à des taux d’intérêt bas. La politique américaine de guerres commerciales et de sanctions a déclenché le processus mondial de dé-dollarisation. Utiliser des mesures punitives comme outil de politique étrangère revient à  se tirer une balle dans le pied. Cela provoque une réaction brutale pour saper le statut du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale – la base de la puissance économique américaine. La politique d’agression sape l’hégémonie du monde américain en le rendant plus faible, pas plus fort.

Arkady Savitsky est un spécialiste des questions militaire. Il est basé à Saint-Pétersbourg, en Russie.

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francphone

http://lesakerfrancophone.fr/la-de-dollarisation-a-marche-forcee

 

Couacs balistiques et fessées financières

Chroniques du Grand jeu

Couacs balistiques et fessées financières

22 Avril 2018 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient, #Economie, #Europe, #Etats-Unis, #Russie

Alors que les inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) effectuent leurs premiers prélèvements à Douma, les couacs du show médiatique américano-anglo-français commencent à émerger.

Nous avions déjà vu que les deux-tiers des missiles avaient été interceptés par la défense syrienne fortement « conseillée » par les Russes. Il appert maintenant que l’intervention française du petit Jupiterinho de l’Elysée a tourné à la farce, plusieurs projectiles n’ayant pu être lancés pour cause de bug semble-t-il. D’ici à ce qu’on nous dise que c’est encore un coup des hackers russes… En l’occurrence, on ne peut pas tout à fait l’écarter, l’ours ayant plusieurs longueurs d’avance en terme de guerre électronique. L’incident du Donald Cook en Mer noire revient invariablement à l’esprit :

Un jet russe seulement équipé d’un dispositif de brouillage électronique avait semble-t-il totalement paralysé le système de défense du bateau, notamment le coûteux et sophistiqué dispositif Aegis sensé équiper tous les navires de l’OTAN. L’on a déjà parlé à plusieurs reprises de l’avance des Russes en matière de guerre électronique, notamment lorsque leurs avions sont arrivés ni vus ni connus en Syrie, au nez et surtout à la barbe des turco-américano-saoudiens.

La marine française a-t-elle connu la même mésaventure ? Pas impossible…

Quant aux « missiles intelligents » du Donald, ils n’ont pas seulement été dans leur majorité abattus ; certains, intacts, ont été récupérés par les Russes et envoyés à Moscou pour analyse. Encore un programme multi-milliardaire du Pentagone qui n’a servi à rien ?

L’aigle US perd également des plumes dans le Grand jeu financier. Il y a un an presque jour pour jour, nous écrivions :

Une nouvelle est passée à peu près inaperçue quelques semaines avant le false flag chimique de Khan Cheikhoun. La banque centrale russe a ouvert son premier bureau à l’étranger à Pékin le 14 mars, à un moment où la Russie va pour la première fois de son histoire lancer un emprunt en yuans chinois.

Fin mars, le dragon renvoyait la pareille en ouvrant une banque de compensation à Moscou afin gérer les transactions en yuans et de créer en Russie un pool de liquidités en RMB facilitant le commerce bilatéral en monnaies nationales. Ce centre pourrait devenir un important hub financier dans le cadre de l’Union Economique Eurasienne et les nouvelles routes de la Soie chinoises.

Mais surtout, les discussions avancent sur l’établissement d’un étalon-or commun aux deux pays au moment où les monnaies occidentales deviennent chaque jour un peu plus des monnaies de singe. Il est même évoqué l’éventualité de paiements commerciaux en or !

Notons au passage une curieuse coïncidence qui se répète deux années de suite : revers financiers de l’empire riment avec false flag en Syrie. Ca doit être l’air printanier du mois d’avril…

Dans Goldfinger versus Pétrodollar, nous expliquions :

La vague de dédollarisation touche lentement mais sûrement la planète et met en péril l’empire américain. A ce titre, la lune de miel aurifère sino-russe est éclairante.

De fait, le mariage aurifère est déjà assez poussé. La Chine paye en yuans le pétrole russe qu’elle importe. Avec ces yuans, Moscou se précipite… à Shanghai pour acheter de l’or ! Circuit autarcique dont le dollar est totalement absent.

Assistera-t-on bientôt à un échange direct pétrole contre or ? Pas impossible vu ce que nous évoquions précédemment. Mais alors pourquoi Pékin continue de pousser à l’acceptation de contrats à terme sur le pétrole en yuans dans l’optique de rendre la monnaie chinoise indispensable sur le marché de l’or noir – ce que d’aucuns nomment le pétroyuan ? Peut-être bien pour embarquer les Saoudiens dans l’aventure.

Il y a sept mois, nous ajoutions :

Sterling 1931, dollar 2018 ? C’est la question que se pose ouvertement le très sérieux Daily Reckoning, faisant écho à ce que nous avons expliqué à de nombreuses reprises (…)

1971 : fin de la convertibilité du dollar en or. 1974 : « invention » du pétrodollar par Kissinger et la maison des Seoud, forçant peu ou prou le monde à acheter l’or noir avec le billet vert et permettant à l’empire US de vivre au-dessus de ses moyens.

Mais le système est maintenant en train de craquer et c’est évidemment le duo sino-russe que l’on retrouve derrière. La triade pétrole-yuan-or exclue totalement le dollar. Moscou a été la première à accepter le nouveau paradigme, suivie par les BRICS et maintenant le Venezuela. D’autres suivront, mettant fin au rôle prépondérant du dollar comme ce dernier avait mis fin à l’hégémonie de la livre sterling dans la première moitié du XXème siècle. Éternel cycle de la grandeur et de la décadence des empires…

Les manigances du facétieux duo sino-russe ont apparemment donné des idées aux autres. Après le Venezuela, l’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas, la Turquie est le dernier pays en date à demander le rapatriement de son stock d’or détenu au siège de la FED américaine à New York. Signe du manque de confiance grandissant envers l’empire et sa « politique de pression financière ».

Dans le même temps, lors d’une conférence économique, le sultan s’est lâché contre l’utilisation du billet vert en des termes inhabituellement durs : « Pourquoi emprunte-t-on en dollars ? Je suggère d’utiliser l’or qui n’a jamais été un moyen d’oppression à travers l’histoire. » A bon entendeur…

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2018/04/couacs-balistiques-et-fessees-financieres.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Pétrodollar : changement de donne…

Pétrodollar : changement de donne…


Le marché à terme du pétroyuan ouvre ses portes aujourd’hui. Dix milliards de yuans négociés dés la première heure.


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Profile picture for user Tyler DurdenPar Tyler Durden – Le 26 mars 2018 – Source ZeroHedge

Après la préparation et toutes les attentes, les pom-pom girls et les prédictions d’apocalypse, les contrats à terme sur le pétrole brut – INE Crude Oil Futures – libellés en yuan chinois, ont commencé à se négocier ce soir à Shanghai, et cela semble bien démarrer avec plus de 10 milliards de yuans négociés dans la première heure.

Jusqu’à présent, il a bien accompagné les contrats à terme WTI (en $US), se négociant avec une prime d’environ 2 dollars par rapport WTI (en dollars US).

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Graphique comparatif des cotations du WTI ($US) et du INE (Yuan)

Plus de 23 000 contrats ont été négociés au cours de la première heure pour un volume de négociation théorique de plus de 10 milliards de yuans, soit plus de 1,5 milliard de dollars… ce qui indique une demande importante.

Le Offshore Yuan évolue en phase avec les contrats à terme pétroyuan – le WTI ayant tendance à suivre le $US.

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Comme nous l’avons noté assez récemment, après de nombreux faux départs au cours de la dernière décennie, le pétroyuan est maintenant en place et la Chine va tenter de défier le pétrodollar pour la suprématie. Adam Levinson, directeur associé en charge des investissements chez Graticule Asset Management Asia (GAMA), a déjà averti, l’année dernière, que le lancement par la Chine d’un contrat à terme sur le pétrole en yuan allait choquer les investisseurs qui n’y ont pas prêté attention.

Cela pourrait être un coup mortel pour un dollar américain déjà affaibli, et la hausse du yuan comme devise mondiale dominante.

Mais ce n’est pas seulement un nouveau « feu de paille » dans les infos d’actualité qui va tourner court dans quelques jours.

Un avertissement pour les investisseurs depuis 2015

Retour en 2015, lors de la première des nombreuses attaques de la Chine contre le pétrodollar. Gazprom Neft, le troisième producteur de pétrole en Russie, a décidé de s’éloigner du dollar au profit du yuan et d’autres devises asiatiques.

L’Iran a emboîté le pas la même année, utilisant le yuan et une foule d’autres devises pour le commerce, y compris son pétrole.

Au cours de la même année, la Chine a également développé sa Route de la soie, tandis que le yuan commençait à établir une plus grande domination sur les marchés européens.

Mais le pétrodollar américain avait encore une chance de se battre en 2015 parce que les importations de pétrole de la Chine étaient erratiques. À l’époque, Nick Cunningham de OilPrice.com a écrit :

Bien que comptant pour une grande part dans la croissance mondiale de la demande au XXIe siècle, les importations de pétrole de la Chine ont été assez erratiques au cours des derniers mois. En avril, la Chine a importé 7,4 millions de barils par jour, un record, et assez pour en faire le plus grand importateur de pétrole au monde. Mais un mois plus tard, les importations ont chuté à 5,5 millions de barils par jour.

Ce problème a depuis disparu, signalant la montée de la Chine vers la domination du pétrole…

La pente glissante vers le petroyuan commence ici

Le pétrodollar est soutenu par les bons du Trésor, de sorte qu’il peut aider à alimenter les dépenses déficitaires des États-Unis. Supprimez ce mécanisme, et les États-Unis sont en difficulté.

On dirait que le moment est venu…

Un coup mortel qui a commencé en 2015 et a de nouveau frappé en 2017 quand la Chine est devenue le premier consommateur mondial de brut importé…

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Maintenant que la Chine est le premier consommateur mondial de pétrole, Beijing peut exercer un réel pouvoir sur l’Arabie saoudite pour payer le brut en yuan. On soupçonne que c’est ce qui motive les autorités chinoises à faire un effort important pour renégocier leur accord commercial.

Donc, pour en revenir à aujourd’hui, le coup final au pétrodollar pourrait bien avoir été asséné. Nous avions laissé entendre cette possibilité dès septembre 2017


… Les grands exportateurs de pétrole ayant enfin un moyen viable de contourner le système des pétrodollars, l’économie américaine pourrait bientôt se trouver dans des eaux gravement perturbées.

Tout d’abord, la valeur du dollar dépend massivement de son utilisation en tant que moyen de règlement du pétrole. Lorsque cela disparaîtra, nous assisterons probablement à une baisse forte et régulière de la valeur du dollar.

Quand les marchés pétroliers seront à la hausse, le yuan aura la possibilité de devenir la monnaie mondiale dominante dans son ensemble. Cela va encore affaiblir le dollar.

La chute du pétrodollar pourrait être un ascenseur pour l’or

Parmi tous les problèmes à venir pour le dollar, il y a aussi de bonnes nouvelles. Les États-Unis ont peut-être abandonné l’étalon-or dans les années 1970, mais avec l’or qui fait un retour à la première page des médias… nous pourrions voir une résurgence.

Pour la première fois depuis que notre nation a abandonné l’étalon-or il y a des décennies, l’or physique est réintroduit dans le système monétaire mondial de façon massive. Rien que cela est une incroyablement bonne nouvelle pour les propriétaires d’or.

La réintroduction de l’or dans l’économie mondiale pourrait entraîner une hausse notable de son prix. Il est raisonnable de supposer que les exportateurs sont plus susceptibles de choisir un instrument financier adossé à l’or plutôt qu’un instrument [le dollar] créé à partir de rien, selon les besoins du moment.

Bientôt, nous pourrons voir de plus en plus de nations prendre le train en marche, ce qui entraînera une hausse substantielle du prix de l’or.

Tyler Durden

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/petrodollar-changement-de-donne

 

L’euro monte face au dollar, aidé par des données européennes

L’euro monte face au dollar, aidé par des données européennes

Londres (awp/afp) – L’euro montait face au dollar jeudi, aidé par des données encourageantes en zone euro tandis que le billet vert souffrait d’une certaine prudence de la Réserve fédérale américaine (Fed) malgré un bond des créations d’emplois dans le secteur privé aux États-Unis.

Vers 14H00 GMT (15H00 HEC), l’euro valait 1,2066 dollar, contre 1,2014 dollar mercredi vers 22H00 GMT.

La monnaie unique européenne montait également face à la devise japonaise, à 136,10 yens pour un euro – grimpant même vers 13H45 GMT à 136,22 yens, un nouveau plus haut depuis fin octobre 2015 – contre 135,17 yens mercredi soir.

Le billet vert montait un peu face à la monnaie nipponne, à 112,79 yens pour un dollar contre 112,52 yens la veille.

« L’euro a repris sa hausse face au dollar après la publication d’indicateurs sur le secteur des services dans plusieurs grands pays de la zone euro (en particulier en Allemagne) biens reçus » par les cambistes, a observé David Madden, analyste chez CMC Markets.

Mais le ton sur le marché des changes restait donné par le billet vert, qui souffrait un peu depuis le début de la séance jeudi de la publication la veille du compte-rendu de la dernière réunion du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) qui avait débouché le mois dernier sur une troisième hausse des taux d’intérêt en 2017.

« Les minutes n’ont pas permis de fournir plus d’indices sur les perspectives de la politique monétaire de la Fed au-delà de ce qui a déjà été communiqué en décembre », a relevé Lee Hardman, analyste chez MUFG.

Elles ont en effet « confirmé que presque tous les membres du Comité ont réaffirmé s’attendre à ce que des hausses progressives des taux soient appropriées » en 2018 en raison d’une croissance un peu supérieure à la tendance, un marché du travail robuste, une amélioration des conditions financières et le stimulus économique découlant de la réforme fiscale, a expliqué l’analyste.

Mais les membres de la Fed se sont tout de même montrés plutôt divisés sur l’évolution des taux d’intérêt en 2018, car les perspectives d’inflation restent source d’interrogations.

« L’impression générale qui se dégage de la réunion de décembre est que l’obstacle qui sépare la Fed d’une accélération de son resserrement monétaire, au-delà de ses prévisions de trois nouvelles hausses en 2018, reste élevé », a résumé M. Hardman.

Et comme l’a fait remarqué Lukman Otunuga, analyste chez FXTM, « si les responsables (de la Fed) ont exprimé un certain optimisme sur le marché du travail américain et pensent que la baisse des impôts pourrait relancer les dépenses de consommation, les inquiétudes sur la faiblesse de l’inflation ont continué d’imprégner les minutes ».

Jeudi, les cambistes digéraient l’annonce d’un bond inattendu des créations d’emplois dans le secteur privé aux États-Unis en décembre, mais restaient prudents à la veille de la publication du rapport officiel mensuel sur l’emploi et le chômage dans la première économie mondiale, un indicateur majeur pour en jauger la santé économique.

Vers 14H00 GMT, la livre britannique baissait face à la monnaie unique européenne, à 89,14 pence pour un euro, mais montait face au billet vert, à 1,3535 dollar pour une livre.

La devise suisse baissait face à l’euro, à 1,1772 franc suisse pour un euro, mais montait face à la devise américaine, à 0,9756 franc pour un dollar.

La monnaie chinoise s’appréciait face au billet vert, à 6,4960 yuans pour un dollar contre 6,5030 yuans mercredi vers 15H25 GMT.

L’once d’or a fini à 1.313,70 dollars au fixing du matin, contre 1.314,90 dollars mercredi au fixing du soir.

Le bitcoin valait 14.577,55 dollars contre 15.029,47 dollars mercredi vers 22H00 GMT, selon des chiffres compilés par le fournisseur de données financières Bloomberg.

Cours de jeudi Cours de mercredi

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14H00 GMT 22H00 GMT

EUR/USD 1,2066 1,2014

EUR/JPY 136,10 135,17

EUR/CHF 1,1772 1,1739

EUR/GBP 0,8914 0,8890

USD/JPY 112,79 112,52

USD/CHF 0,9756 0,9771

GBP/USD 1,3535 1,3515

acd/js/la

(AWP / 04.01.2018 15h31)

https://www.romandie.com/news/L-euro-monte-face-au-dollar-aide-par-des-donnees-europeennes/877807.rom