Cachez cette Croix que Lidl ne saurait voir…

RTL signale une info reçue d’un auditeur indigné : la chaîne de magasins Lidl a fait effacer une Croix sur une photo de Grèce illustrant l’emballage d’une moussaka.

« Je suis scandalisé par les magasins Lidl qui pour vendre des produits grecs efface sur des photos de la Grèce, une partie de son paysage et de sa culture », nous a écrit Antoine, mardi soir, via notre bouton orange Alertez-nous. « Je vous laisse voir les photos« , ajoute-t-il.

La photo montre une petite église orthodoxe aux coupoles d’un bleu intense qui contraste avec le blanc de ses murs et qui se dresse à flanc de falaise sur l’île de Santorin.

Ce paysage illustre les emballages de la gamme de produits grecs ERIDANOUS « Original Greek Product » (« Produit grec original »). Moussaka, yaourt, pistaches ou encore feta sont vendus chez Lidl sous cette marque, avec à chaque fois la photo de l’église orthodoxe… étonnamment sans croix.

RTL a interrogé le porte-parole de Lidl qui avoue la transformation de la photo. « Nous évitons l’utilisation de symboles religieux car nous ne souhaitons exclure aucune croyance religieuse», a répondu le représentant du géant allemand de la grande distribution.

« Nous sommes une entreprise qui respecte la diversité et c’est ce qui explique la conception de cet emballage », a-t-il encore ajouté. Pour Lidl, la meilleure façon de respecter la « diversité » serait donc d’effacer les croix sur des emballages de produits vendus en Europe, continent chrétien ?

Et RTL de demander pourquoi les services marketing du groupe n’ont pas directement opté pour un paysage sans monument religieux.

Source : RTL

http://www.medias-presse.info/lidl-ment-lidl-fete-le-ramadan/79518/?utm_source=OxiMailing&utm_medium=e-mail&utm_campaign=mpi%5F208

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La bombe H de Punggyefi.

La bombe H de Punggyefi, marque un fait d’une importance non discutable  et ce ne sont pas les cris d’orfraies qui désormais n’apporteront que des postures inutiles.

Mais comme les temps nous amènent a favoriser ,  face aux réalités , un pragmatisme plus sensible aux faits qu’aux élucubrations souvent empreintes de naiveté et d’une méconnaissance totale de l’histoire, de la géopolitique et l’ importante représentation militaire des Etats Unis dans l’environnement maritimes des côtes coréennes  et la présence militaire également américaine en Corée du sud.

L’annonce par la Corée du Nord d’avoir dèveloppé une bombe à hydrogène capable d’être mise sur son nouveau modèle de missile balistique intercontinental a de quoi inquiéter mais pas étonner.

Le Larousse  nous donne la définition  de la force de dissuasion:

« La dissuasion :Stratégie de défense qui s’appuie essentiellement sur  l’arme nucléaire. L’adversaire potentiel renonce à une agression parce qu’il pense que le gain escomptable est inférieur au risque de destruction qu’il encourt…. »

La dissuasion demeure la composante majeure de la défense française.

le nombre d’Etats dotés de l’arme nucléaire en 2015 selon le TNP / les USA, RUSSIE ,ROYAUME UNI , CHINE .

Reconnu posssédant l’arme nucléaire : l’ INDE, PAKISTAN ,COREE du NORD

Etat possédant l’arme nucléaire sans reconnaissance officielle : ISRAËL.

Les sanctions décidées au Conseil de sécurité de l’ONU sont aussi diverses que variées.

L’ambassadeur de Chine  réclame une dénucléarisation de la péninsule coréenne

d’autres pays siégeant au Conseil de sécurité : interdiction de commercer avec la Corée du Nord

Moscou et Pékin ne se sont pas prononcés

la prochaine réunion du Conseil de sécurité  la semaine prochaine apportera d’autres éléments.

La dénucléarisation reste toujours d’actualité, mais guère d’espoir de voir cette voie se développer. La volonté des peuples de ne pas vouloir accepter une  invasion ou une attaque militaire sur leur territoire est compréhensible.

Les attaques occidentales en prenant les atteintes aux droits de l’homme comme prétexte pour s’imposer sur un état, ne sont plus justifiées . les   » fameux printemps arabes  » ont montré leurs impuissance et provoqué la mort de millions d’innocents, et une arrivée massive de populations fuyant les guerres  que l’Union Européenne a dû mal a gérer

La Corée du nord, montre que son désir d’indépendance et sa volonté d’étre reconnue comme puissance a part entière auprés de la communauté des Nations.

Le peuple coréen prendra son destin en main.

Bernard FELLI

https://ombre43.wordpress.com

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Washington menace Pyongyang d’une « réponse militaire massive »

Photo non datée diffusée par l’agence officielle nord-coréenne KCNA le 3 septembre 2017 montre le numéro un nord-coréen Kim Jong-Un (c) examinant une bombe H © KCNA VIA KNS/AFP STR

Washington menace Pyongyang d’une « réponse militaire massive »

le 4 septembre 2017

Les Etats-Unis ont menacé dimanche la Corée du Nord d’une « réponse militaire massive » au cas où elle menacerait leur territoire ou celui de leurs alliés, à la suite du sixième essai nucléaire du régime de Pyongyang.

La Maison Blanche a indiqué, dans son compte rendu d’un entretien du président Donald Trump avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, que les Etats-Unis n’excluaient pas d’utiliser leurs capacités nucléaires en cas de menace nord-coréenne.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, qui a déjà infligé en vain sept série de sanctions à la Corée du Nord pour la contraindre à renoncer à ses programmes nucléaire et balistique, doit se réunir lundi en urgence.

Peu après le test de l’engin nord-coréen, qui était selon Pyongyang une bombe à hydrogène ou bombe H, le président Trump a dénoncé une action « hostile », et le secrétaire américain à la Défense, le général Jim Mattis, est monté en première ligne.

Depuis la Maison Blanche, Jim Mattis a adressé une mise en garde solennelle au régime de Kim Jong-Un, tout en l’appelant à entendre les injonctions de la communauté internationale.

« Nous avons de nombreuses options militaires et le président voulait être informé sur chacune d’entre elles », a déclaré le secrétaire à la Défense à l’issue d’une réunion entre M. Trump et son équipe de sécurité nationale.

« Toute menace visant les Etats-Unis ou ses territoires, y compris Guam (dans le Pacifique, ndlr), ou ses alliés, fera l’objet d’une réponse militaire massive », a averti Jim Mattis, à côté duquel se tenait le général Joe Dunford, le chef d’état-major inter-armes.

M. Mattis a cependant souligné que les Etat-Unis ne recherchaient pas « l’anéantissement total » de la Corée du Nord.

– ‘Capacités nucléaires’ –

Quelques heures après l’avertissement lancé par le général Mattis, la Maison Blanche a mentionné, dans son compte rendu de l’entretien téléphonique intervenu entre MM. Trump et Abe après l’essai nord-coréen, que les Etats-Unis n’excluaient pas d’utiliser leurs forces nucléaires pour riposter à une éventuelle menace.

« Le président Trump a réaffirmé l’engagement des Etats-Unis à défendre notre patrie, nos territoires et nos alliés en utilisant la gamme complète des capacités diplomatiques, conventionnelles et nucléaires dont nous disposons », selon le communiqué.

Le régime nord-coréen a publié dimanche, avant l’essai nucléaire, des photos montrant son dirigeant Kim Jong-Un en train d’inspecter un engin présenté comme une bombe H (bombe à hydrogène ou thermonucléaire) miniaturisée pouvant être installée sur le nouveau missile balistique intercontinental dont dispose le régime.

– Option militaire risquée –

M. Trump, qui a dénoncé « des actions dangereuses pour les Etats-Unis », a laissé planer le doute sur ses intentions. A un journaliste qui lui demandait s’il envisageait une réponse militaire, le président américain a répondu: « Nous verrons ».

« La Corée du Sud s’aperçoit, comme je le leur ai dit, que leur discours d’apaisement avec la Corée du Nord ne fonctionnera pas, ils ne comprennent qu’une chose! », a lancé M. Trump sur Twitter à l’intention de son homologue sud-coréen Moon Jae-In, partisan d’un dialogue avec le régime de Kim Jong-Un.

Les experts estiment que l’option militaire contre le régime de Kim Jong-Un est extrêmement risquée, car elle pourrait provoquer une réaction en chaîne et un grave conflit régional.

En réponse à l’essai nord-coréen, la Corée du Sud a mené lundi un exercice militaire impliquant des missiles balistiques, a rapporté l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.

L’exercice a simulé une attaque sur le polygone d’essais nord-coréen, touchant « des cibles choisies dans la mer de l’Est » ou mer du Japon, a indiqué l’agence, citant l’état-major interarmes.

Un quotidien sud-coréen, le Donga Ilbo, a exhorté lundi les autorités de Séoul à se doter de l’arme atomique et à ne plus dépendre des Etats-Unis pour la sécurité du pays. « Au moment où des armes nucléaires sont agitées au-dessus de nos têtes, nous ne pouvons pas toujours dépendre du parapluie nucléaire et de la dissuasion américaine », a déclaré le journal dans un éditorial.

– Cinq à six fois supérieure –

Principal allié de Pyongyang, la Chine a « condamné vigoureusement » la nouvelle provocation nord-coréenne. Elle a également entrepris des contrôles de radiations nucléaires à sa frontière avec la Corée du Nord.

Pyongyang n’a jamais caché que ses programmes interdits avaient pour but de mettre au point des missiles balistiques intercontinentaux capables de porter le feu nucléaire sur le continent américain.

Selon des spécialistes sud-coréens, la puissance du tir de dimanche était cinq à six fois supérieure à celle du précédent essai nord-coréen, effectué en septembre 2016 et qui était de 10 kilotonnes.

Quelle que soit la puissance de la déflagration, Jeffrey Lewis, du site armscontrolwonk.com, a estimé qu’il s’agissait bien d’une arme thermonucléaire, ce qui constitue un progrès notoire dans les programmes nucléaire et balistique nord-coréens.

Pour Koo Kab-Woo, spécialiste de la Corée du Nord à l’Université de Seoul, « la Corée du Nord continuera son programme d’armes nucléaires à moins que les Etats-Unis ne proposent des discussions ».

LNT avec AFP

https://lnt.ma/washington-menace-pyongyang-dune-reponse-militaire-massive/

Ce serait un mouvement judicieux si l’Irak devenait un médiateur entre l’Arabie saoudite et l’Iran

Ce serait un mouvement judicieux si l’Irak devenait un médiateur entre l’Arabie saoudite et l’Iran


Par Andrew Korybko – Le 22 août 2017 – Source Oriental Review

Iraq's Muqtada al-Sadr makes rare Saudi visit, Jul 2017
Des rapports contradictoires ont récemment affirmé que l’Arabie saoudite appelait l’Irak à servir de médiateur entre elle-même et l’Iran. L’Agence de presse saoudienne cependant a cité, quelques jours après l’apparition de cette nouvelle, une source qui a violemment nié sa véracité. Il est néanmoins important d’examiner pourquoi ce scénario n’est pas seulement crédible, mais serait également très sage s’il s’avérait vrai. Le milicien et influent chef religieux chiite Muqtada al-Sadr revient d’une visite au Royaume qui a vu des langues s’agiter dans tout le Moyen-Orient, avec des commentateurs incapables de comprendre pourquoi quelqu’un qui satisfaisait tel un stéréotype à toutes les caractéristiques d’un adversaire saoudien était fêté comme invité d’honneur de haut rang par la famille royale. J’ai écrit à ce sujet dans mon analyse sur The Duran intitulée « Est-ce que l’Irakien Al-Sadr devient saudien ? », qui postulait que l’une des raisons derrière le voyage aurait pu être que ce pays centralement positionné entre l’Arabie saoudite et l’Iran proposait sa médiation entre ses deux grands et puissants voisins, avec l’un des acteurs non étatiques les plus symboliquement importants, al-Sadr.

Il n’est pas clair à cet instant de savoir quel rôle – si jamais cela devient réalité –  Al-Sadr pourrait jouer dans tout effort de médiation, mais la logique géostratégique derrière le maintien du pays [L’Irak, NdT] comme pivot central entre l’Arabie saoudite et l’Iran tient toujours. L’Irak reste plus que tout autre État de la région celui qui détient la clé pour conserver l’équilibre des pouvoirs entre ces deux rivaux du Moyen-Orient. En outre, l’Iran et l’Arabie saoudite ont tous deux des intérêts sectaires contigus en Irak en ce qui concerne les communautés chiites et sunnites, et ils sont tous deux préoccupés par ce qui se passera après le vote d’indépendance du Kurdistan irakien le mois prochain. La sécession des Kurdes laisserait les communautés chiites et sunnites amèrement divisées dans un état croupion instable sans le facteur d’équilibre que leurs compatriotes du Nord avaient précédemment joué pour garder le pays au moins nominalement uni. Une autre guerre civile irakienne entre ces deux groupes n’est pas dans les intérêts de l’Iran ou de l’Arabie saoudite, mais ils pourraient être attirés involontairement dans ce conflit par un élan stratégique incontrôlable et un dilemme sécuritaire.

L’Iran préférerait se concentrer sur la sauvegarde de ses intérêts dans la Syrie post-Daech, face à la menace croissante du terrorisme kurde le long de sa région frontalière et sur l’amélioration de son économie. De même, les Saoudiens doivent se concentrer sur leur nouvelle Guerre froide avec le Qatar, réduire leur participation à la désastreuse guerre contre le Yémen et promouvoir des changements socio-économiques à long terme grâce à l’ambitieux programme Vision 2030 et résister aux risques politiques potentiels qui pourraient survenir en conséquence de ce plan entre la famille dirigeante et les clercs wahhabites. Pour faire face à ces tâches beaucoup plus urgentes, l’Iran et l’Arabie saoudite doivent trouver un compromis temporaire dans leur rivalité à l’échelle du Moyen-Orient, ainsi que préserver l’intégrité territoriale post-kurde et la stabilité d’un État Irakien fragile. C’est pourquoi cela a du sens que Bagdad prenne l’initiative pour réduire les tensions entre Téhéran et Riyad, car il pourrait espérer ainsi trouver un moyen de faire coopérer les deux grandes puissances pour maintenir l’Irak soudé comme le signe le plus visiblement tangible de toute détente prochaine.

Andrew Korybko

: http://lesakerfrancophone.fr/ce-serait-un-mouvement-judicieux-si-lirak-devenait-un-mediateur-entre-larabie-saoudite-et-liran

(BRICS) Entrée en opération du premier projet financé par la NBD des BRICS

(BRICS) Entrée en opération du premier projet financé par la NBD des BRICS

© Chine Nouvelle (Xinhua)Li Xiang, le 03/09/2017 16:07

 

Le premier projet financé par la Nouvelle Banque de développement (NBD) des BRICS est entré en opération samedi à Shanghai.

Un prêt de 525 millions de yuans (76 millions de dollars) avec une échéance de 17 ans a été accordé au projet d’énergie solaire Shanghai Lingang Distributed Solar Power Projet, grâce à un accord signé conjointement par la NBD, le ministère des Finances et le gouvernement municipal de Shanghai en décembre 2016.

Un système d’énergie photovoltaïque distribué d’une capacité totale de 100 mW sera construit sur les toits d’usines de la Zone industrielle de Lingang. La première phase, d’une capacité de 6,8 mW, a été lancée samedi.

La NBD a été fondée par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud (BRICS) durant leur sixième sommet, à Fortaleza, au Brésil, en juillet 2014, avant son ouverture officielle à Shanghai en juillet 2015.

Elle a été créée avec pour objectif de financer des projets d’infrastructures et de développement durable dans les pays des BRICS et dans d’autres économies émergentes et pays en développement.

La NBD a approuvé sa première série de prêts d’une valeur de 811 millions de dollars en avril 2016. A l’heure actuelle, quatre des projets financés par la banque se trouvent en Chine.

https://chine.in/actualite/cn/brics-entree-operation-premier-projet_101836.html

Les menaces des USA ont mené Pyongyang à sa pleine aptitude au combat

Julian Assange

Les menaces des USA ont mené Pyongyang à sa pleine aptitude au combat

© AP Photo/ Kirsty Wigglesworth

International

21:08 03.09.2017(mis à jour 02:18 04.09.2017) URL courte
103415491

Julian Assange estime que Washington a poussé la Corée du Nord à sophistiquer son programme de missiles et arriver à la pleine aptitude opérationnelle.

Le fondateur du site lanceur d’alerte WikiLeaks, Julian Assange, estime que ce sont les «menaces américaines» qui ont mené la Corée du Nord à sa pleine aptitude opérationnelle et ont dopé le programme de missiles de ce pays.

«Les menaces constantes des États-Unis à l’encontre de la Corée du Nord l’ont menée à sa pleine aptitude opérationnelle, renforçant ses conceptions scientifiques dans le domaine des missiles, son unité et son soutien au régime», a-t-il indiqué sur son compte Twitter.

​Et de souligner que les peuples coréens étaient d’ores et déjà laborieux, intelligents et fidèles aux traditions. Or, face aux menaces et à la concurrence, son efficacité croît.

​La Corée du Nord a affirmé avoir procédé «avec un succès parfait», dimanche, à l’essai souterrain d’une bombe à hydrogène capable d’être transportée par un missile balistique intercontinental. Il s’agit du sixième essai mené par la Corée du Nord depuis 2006.Le test a provoqué deux secousses de magnitude 6,3 et 4,6 respectivement. L’agence météorologique du Japon (JMA) a par la suite indiqué que celles-ci étaient d’une puissance au moins 10 fois supérieure à celle du dernier essai nucléaire nord-coréen mené l’an passé.

https://fr.sputniknews.com/international/201709031032898653-coree-usa-programme-nuclaire/

DIRECT. Essai nucléaire nord-coréen : la Corée du Nord est « dangereuse » pour les Etats-Unis, juge Donald Trump

DIRECT. Essai nucléaire nord-coréen : la Corée du Nord est « dangereuse » pour les Etats-Unis, juge Donald Trump

La Corée du Nord affirme être parvenue à développer une nouvelle arme nucléaire dotée d’une « grande capacité destructrice ».

Le président américain Donald Trump, le 2 septembre 2017, au camp militaire d\'Ellington Field, prè de la ville de Houston au Texas. 
Le président américain Donald Trump, le 2 septembre 2017, au camp militaire d’Ellington Field, prè de la ville de Houston au Texas.  (NICHOLAS KAMM / AFP)

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Violaine JaussentPierre GodonFrance Télévisions

Mis à jour le 03/09/2017 | 17:32
publié le 03/09/2017 | 09:18

Ce qu’il faut savoirLa Corée du Nord a affirmé avoir procédé « avec un succès parfait », dimanche 3 septembre, à l’essai souterrain d’une bombe à hydrogène capable d’être transportée par un missile balistique intercontinental, a indiqué la télévision nord-coréenne. Le président français a condamné ce test « avec la plus grande vigueur » et appelé la communauté internationale à réagir à « cette nouvelle provocation avec la plus grande fermeté ». Suivez les réactions à cet essai dans notre direct.

Une forte secousse. L’essai a provoqué un séisme d’une magnitude de 6,3, enregistré à 5h30 (heure de Paris) par l’institut américain de sismologie USGS. Cette magnitude laisse supposer que cet essai est d’une puissance inédite.

Une explosion « cinq à six fois plus puissante » qu’en 2016. « L’échelle de l’énergie était de cinq à six fois plus puissante que lors du cinquième essai nucléaire », a déclaré le chef de l’administration météorologique sud-coréenne.

 Le coulpe franco-allemand hausse le ton. Angela Merkel et Emmanuel Macron se disent favorables à « un durcissement » des sanctions de l’Union européenne contre la Corée du Nord.

Quelle réaction américaine ? L’essai nucléaire auquel a procédé la Corée du Nord prouve que le pays est « dangereux » pour les Etats-Unis, a jugé Donald Trump sur Twitter. Il a aussi affirmé qu’une politique d’« apaisement » envers la Corée du Nord « ne fonctionnera pas ».

Retrouvez ici l’intégralité de notre live #COREE_DU_NORD

17h32 : Le président chinois, Xi Jinping, et son homologue russe, Vladimir Poutine, ont exprimé leur souhait de « répondre de manière appropriée » à l’essai nucléaire auquel a procédé la Corée du Nord. Un ton moins virulent que celui utilisé par les Etats-Unis ou les Européens.

17h27 : J’ai l’impression que les Etats ne font rien pour contrer la Coree du nord puisque nous sommes au sixieme essai nucléaire. Combien de temps cela va-t-il durer ?

17h26 : A mon avis, le problème vient de la Chine qui joue un double-jeu avec la communauté internationale . Je suis sûr que si le président chinois haussait vraiment le ton avec Kim-Jong-Un ça changerait tout .

17h26 : Dans les commentaires, vous êtes nombreux à jouer les géopolitologues sur la crise nord-coréenne.

17h24 : @Véronique Là, vous me posez une question un peu vaste pour une réponse en quelques lignes. Effectivement, l’approche des Jeux d’hiver, qui se déroulent au nord de la Corée du Sud (près de la frontière donc) peut entraîner un accroissement des tensions et un renforcement de la sécurité. Au départ, les organisateurs avaient pourtant proposé à leurs voisins du nord d’organiser quelques épreuves, proposition finalement déclinée.

17h22 : Bonjour, Dans un tel contexte n’est-il pas inquiétant que les prochains jeux olympiques d’hiver se déroulent en Corée du Sud ?Est-ce que le régime nord Coréen ne risque pas de profiter d’un tel événement pour mettre en avant sa puissance de frappe ?

17h09 : @blueAngel Il n’est pas à l’ordre du jour de balancer une bombe nucléaire sur Pyongyang. En revanche, la Corée du Sud a fait savoir qu’elle envisageait de déployer les armes tactiques américaines les plus puissantes à la frontière pour répondre à toute provocation du régime de Kim Jong-un. C’est-à-dire des bombes A ou H de portée réduite, utilisables sur un champ de bataille.

17h05 : En combien de temps les Etats-Unis pourraient déclencher le feu nucléaire sur la Corée du Nord ? Ont ils de telles armes au Japon ou en Corée du Sud ?

17h16 : @Capmed L’essai nucléaire a eu lieu dans la base souterraine de Punggye-ri, située au nord-est du pays, et dont on ne sait pas grand chose si ce n’est que trois tunnels creusés dans la montagne y mènent. Selon les sismologues chinois, le séisme causé après l’explosion, mesuré à une magnitude de 4,6 sur l’échelle de Richter, pourrait avoir entraîné un effondrement de la roche située au-dessus du lieu de l’explosion.

16h57 : Bonjour, une question concernant l’essai nucléaire de la Corée du Nord : s’agissait-il d’un essai aérien ou sous terrain ? Car outre les tensions diplomatiques qui vont en découler, un essai aérien aura forcément des conséquences radioactives localement aussi bien pour les Russes que les Chinois ! Merci de m’apporter cette précision.

16h36 : @anonyme Les sanctions évoquées par Donald Trump auront d’abord un volet économique. Le président américain sous-entend que ceux qui commercent avec la Corée du Nord ne pourront plus exporter aux Etats-Unis. Mais on peut aussi attendre une réponse sur un autre volet, car Trump a estimé que la politique d’apaisement avec Pyongyang s’était soldée par un échec.

16h34 : Quelles types de sanctions peuvent prendre les USA contre la Corée du Nord?

15h40 : @anonyme : Et non ! Les bombes larguées sur Hiroshima et Nagasaki étaient des bombes A comme atomique. En guise de comparaison, la bombe H la plus puissante, testée par les Soviétiques en 1961, était près de 4 000 fois plus puissante que la bombe A lâchée par les Américains sur Hiroshima en 1945.

15h29 : Hiroshima ce n était pas une bombe H?

15h25 : En parallèle, le président américain, Donald Trump, va réunir dans la journée son équipe de sécurité nationale après l’annonce d’un nouveau test nucléaire mené par la Corée du Nord.

15h20 : Les Etats-Unis vont préparer de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord, annonce le département du Trésor.

14h05 : Bonjour @Milo. Difficile de répondre à cette question. Mais sachez que la Chine a déclenché un plan d’urgence pour contrôler le niveau des radiations le long de sa frontière avec la Corée du Nord, dès 5h45 heure française, soit peu après l’essai nucléaire.

14h05 : Bonjour franceinfo: Y a-t-il des risques sanitaires (radiations ?) pour les populations a proximité des sites de tests nucléaires nord-coréens, voire pour les pays voisins ?Merci !

14h10 : La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Emmanuel Macron, se sont appelés après le nouvel essai nucléaire de la Corée du Nord. Ils ont jugé que « la dernière provocation en date du dirigeant à Pyongyang a atteint une nouvelle dimension » et ils sont tous les deux favorables à « un durcissement » des sanctions de l’Union européenne.

14h09 : C’est la présentatrice favorite de la Corée du Nord qui a repris du service pour annoncer avec fierté que son pays était en possession de la bombe H. Ri Chun-hee, présentatrice chevronnée septuagénaire, est là pour chaque événement majeur. C’est elle qui avait été choisie pour annoncer aux fidèles téléspectateurs la mort de Kim Jong-il en 2011.

(KCTV / AFP)

13h54 : « La Corée du Nord est un Etat voyou devenu une grande menace et une gêne pour la Chine, qui essaie d’aider mais ne rencontre que peu de succès », poursuit Donald Trump. Il juge également avec sévérité les discussions menées par la Corée du Sud avec son voisin du Nord et estime qu’une politique d’« apaisement » envers la Corée du Nord « ne fonctionnera pas ».

13h43 : Les actions de la Corée du Nord sont « très hostiles et dangereuses pour les Etats-Unis », réagit sur son compte Twitter le président américain Donald Trump, après le sixième essai nucléaire de la Corée du Nord.

12h07 : De quel droit pourrions-nous interdire à un pays de disposer de la bombe nucléaire alors que nous-même nous en avons une?

12h15 : Bonjour @cool. Oui la France, tout comme les quatre autres membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, Etats-Unis, Russie, Royaume-Uni et Chine, possède cette bombe H. Mais aucun pays n’a, à ce jour, utilisé sa bombe en dehors de tirs d’essai, comme nous l’expliquons dans cet article.

12h06 : Bonjour.Je voulais savoir si la France aussi possède ce genres de bombes ?

11h11 : « La communauté internationale doit traiter cette nouvelle provocation avec la plus grande fermeté, afin d’amener la Corée du Nord à reprendre sans condition la voie du dialogue et à procéder au démantèlement complet, vérifiable et irréversible de ses programmes nucléaires et balistiques. »

Dans ce communiqué diffusé par l’Elysée, le président français interpelle la communauté internationale, mais souhaite également une réaction unie et claire de l’Union européenne.

11h06 : Emmanuel Macron condamne le sixième essai nucléaire nord-coréen et appelle les membres du Conseil de Sécurité des Nations unies « à réagir rapidement à cette nouvelle violation par la Corée du Nord du droit international« .

11h04 : Bonjour @anonyme. Si si, les habitants de Vladivostok, ville située à environ 130 km de la frontière avec la Corée du Nord, se sont exprimés. Ils ont fait état de secousses d’intensité moyenne. « Aucun dépassement des radiations d’arrière-plan n’a été détecté sur le territoire de la région de Primorski. La situation des radiations reste stable » et « le niveau dans la région reste dans la fourchette normale », a déclaré le service local de contrôle Primgidromet, situé à côté de Vladivostok.

10h59 : Bonjour.Les russes de la région de Vladivostok ne réagissent pas, au moins en déclarations verbales. Pourquoi ? Ils ne sont pas si loin si un avion civile, par exemple, décollait de ce coin de Russie… Le missile qui a survolé le Japon en est la preuve…

10h54 : De son côté, Moscou « condamne de la manière la plus forte » l’essai nucléaire nord-coréen.

10h50 : Cet essai nucléaire nord-coréen est « extrêmement regrettable », estime l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

10h47 : La Corée du Nord a réalisé son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour, affirmant avoir testé une bombe à hydrogène. Mais qu’est-ce qu’une bombe H ? Des bombes H ont-elles déjà été testées ? La Corée du Nord a-t-elle vraiment testé une bombe H ? Franceinfo vous présente cette bombe et les enjeux de cet essai en trois questions.

09h53 : Les voisins de la Corée du Nord réagissent au nouvel essai nucléaire du pays. Le président sud-coréen demande « la punition la plus forte » contre Pyongyang, tandis que Pékin « condamne vigoureusement » ce nouveau test.

09h56 : Bonjour @anonyme @Hub’ et @Anonyme. Pour l’instant, aucune réunion en urgence du Conseil de sécurité de l’ONU n’est convoquée, mais si tel est le cas je vous en informerai. Il y a effectivement eu ce type de réunion mardi, lorsque Pyongyang a lancé un nouveau missile, cette fois au-dessus du Japon. Le Conseil de sécurité de l’ONU avait alors condamné « fermement » le tir mais n’avait pas prononcé de sanctions.

L’ONU garde cette possibilité en réserve selon des sources diplomatiques. La dernière salve de sanctions décidées par l’ONU remonte au 5 août et il avait fallu un mois pour aboutir à une résolution votée à l’unanimité.

09h49 : Bonjour à vous, concernant le tir de la Corée du Nord pourquoi l’onu ne sanctionne pas plus durement ce pays ?

09h49 : Bonjour Violaine. L’ONU a-t-elle encore condamné « fermement » 😂😂😂 ce nouvel essai nucléaire de la Corée du Nord…. ?

09h49 : Bonjour. Une nouvelle réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU est elle prévue pour la Corée du Nord ? Merci. Bon dimanche a vous

09h05 : Un peu plus tôt, le gouvernement japonais a accusé Pyongyang d’avoir mené un sixième essai nucléaire, après que des agences géologiques ont enregistré une « explosion » de magnitude 6,3 près de son principal site de tests atomiques.

09h03 : La Corée du Nord affirme avoir testé avec succès une bombe H capable d’être montée sur un missile à longue portée.

Deir ez Zoor presque en vue

Deir ez Zoor presque en vue

3 Septembre 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient

Décidément, tout sourit en ce moment au 4+1. Plutôt que de se précipiter vers Deir ez-Zoor en laissant sur ses arrières de dangereuses zones contrôlées par Daech, le commandement syro-russe a intelligemment entrepris de les réduire d’abord afin d’avoir les coudées franches. Ce fut fait en deux temps trois mouvements.

D’après le ministère russe de la Défense, Uqayribat est libérée, ce qui provoquera vraisemblablement l’effondrement rapide de la dernière poche de l’EI en Syrie centrale. D’autant que les Sukhois y vaporisent quotidiennement du takfiri…

Tous les efforts se portent maintenant sur Deir ez-Zoor où la garnison syrienne résiste héroïquement depuis des années contre vents daéchiques et marées obamesques. Rien n’y a fait et la clique américano-wahhabite s’y est cassée les dents plus d’une fois.

A l’heure où nous parlons, les loyalistes avancent inexorablement vers Zoor. Ils ne sont plus qu’à 25 km de leurs frères d’armes assiégés depuis trois ans, ces derniers pouvant même entendre désormais le bruit des combats !

Au printemps, les prédictions évoquaient une levée de siège pour la fin de l’année. En juin, on tablait plutôt sur octobre-novembre. Et maintenant, même si les petits hommes en noir vendront chèrement leur peau, on peut se demander si elle n’interviendra pas dès le mois de septembre…

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Sommet des BRICS) Une nouvelle décennie pour approfondir les relations et définir le cap à suivre

Sommet des BRICS) Une nouvelle décennie pour approfondir les relations et définir le cap à suivre

© Chine Nouvelle (Xinhua)Liu Ying, le 02/09/2017 16:05

Si les dix premières années du partenariat entre les pays des BRICS étaient axées sur le développement de leur coopération, la nouvelle décennie qui s’annonce portera principalement sur l’approfondissement de leurs relations et la définition d’un nouveau cap à suivre, a estimé Arancha Gonzalez, directrice exécutive du Centre du commerce international (CCI), agence de développement fondée par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et l’ONU.

Dans une interview accordée à Xinhua en amont du neuvième Sommet des BRICS, qui se tiendra dans la ville chinoise de Xiamen du 3 au 5 septembre sur le thème « Un partenariat plus fort pour un avenir radieux », Mme Gonzalez a indiqué que le succès des BRICS s’expliquait par leur capacité à développer la coopération entre leurs membres, à savoir le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud.

« La réussite la plus importante des BRICS a été l’établissement, le développement et le maintien d’une coalition de pays », a-t-elle estimé.

A l’origine, les travaux du groupe visaient principalement à aider ces pays à travailler ensemble, en particulier dans le domaine économique, et à établir des consensus entre ces cinq pays qui représentent plus de 40% de la population mondiale et 23% du PIB mondial, a rappelé Mme Gonzalez.

« Les premières années ont servi à jeter les bases », a-t-elle expliqué, ajoutant que « les dix prochaines années doivent servir à approfondir cette relation dans deux directions différentes ».

La première consiste à « exploiter pleinement le potentiel qui existe entre les pays des BRICS« .

« Si l’on regarde le commerce, le potentiel est immense, mais les chiffres actuels sont relativement faibles, de même que ceux des investissements. Il faut approfondir les relations entre les BRICS dans le commerce, les investissements, l’innovation et le développement », a déclaré Mme Gonzalez.

La deuxième direction consiste pour les BRICS à « exercer leur influence pour établir un consensus interne sur des questions importantes ».

Mme Gonzalez a indiqué que les économies des pays des BRICS étaient hétérogènes et qu’elles auraient besoin d’exploiter des domaines « très spécifiques ».

En 2001, le PIB de la Chine était égal à celui de tous les autres membres des BRICS réunis. Aujourd’hui, il représente deux tiers de leur PIB, a-t-elle indiqué.

Malgré cette différence, les BRICS « ont le désir d’exprimer leur voix dans les affaires internationales », a-t-elle poursuivi, ajoutant que tous les pays des BRICS doivent surmonter leurs faiblesses économiques s’ils souhaitent que le groupe ait une croissance économique saine.

Selon elle, les BRICS doivent centrer leur attention sur le développement de leurs propres pays ainsi que sur la coopération entre eux.

Le rôle des BRICS dans la gouvernance mondiale est important, car le groupe a une influence tant dans le domaine économique que politique, a-t-elle souligné.

Cela se confirmera si les BRICS parviennent à mener des actions ensemble dans des domaines dépassant la sphère nationale, a-t-elle estimé.

https://chine.in/actualite/cn/sommet-des-brics-une-nouvelle-decennie-pour_101786.html

Tunisie-Chine : la Route de la Soie pourrait se transformer en « jackpot » pour l’économie tunisienne

Tunisie-Chine : la Route de la Soie pourrait se transformer en « jackpot » pour l’économie tunisienne

© Chine Nouvelle (Xinhua)Tun, le 02/09/2017 18:18

 

Bien que rétablies diplomatiquement depuis uniquement 53 ans, les relations entre la Tunisie et la Chine sont beaucoup plus anciennes et solides puisque, à l’époque, Carthage la phénicienne (300 av. J-C) commerçait déjà avec la Chine, a souligné l’ancien ambassadeur de Tunisie en Chine, Sahbi Basly, dans une interview exclusive à l’Agence de presse Xinhua.

Actuel président du Conseil de coopération tuniso-chinoise (CCTC), Sahbi Basly voit que « ces relations historiques se fondent sur des paramètres fondamentaux voire même intouchables particulièrement la non-ingérence dans les affaires intérieures (…) la Tunisie était depuis longtemps solidaire avec la Chine unique ».

Il faut bien reconnaître, a appuyé Sahbi Basly, que « c’est bien la Chine qui a sorti en aide à la Tunisie avant même l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays notamment lors des inondations de 1969 outre la présence depuis plus de 40 ans de missions médicales chinoises opérant sur le sol tunisien ».

Et d’ajouter que la Chine contribue également au développement global en Tunisie via certains mégaprojets à commencer par des barrages situés dans le nord-ouest du pays jusqu’à – plus récemment – une maison de culture à Menzah dans le grand-Tunis.

« Force sera de mentionner, a-t-il fait rappel, que la première visite dans les années 1960 de Zhou Enlai en Afrique avait commencé par la Tunisie (…) aujourd’hui, avec la nouvelle démarche du président Xi Jinping autour de la Route de la Soie, la Tunisie devrait avoir intérêt à promouvoir davantage son héritage historique, culturel, politique et économique avec la Chine ».

« Le tourisme demeure, certes, l’un des piliers stratégiques de la Route de la Soie qui favorise non seulement des rapports économiques mais surtout des rapports sociaux et culturels (…) la Chine veut se faire comprendre par le reste du monde ».

Selon l’ancien ambassadeur tunisien, « si jamais la Chine échouait auparavant dans certaines régions en Afrique ou en Moyen-Orient, un faussé culturel en est la principale raison (…) la Chine veille farouchement à résoudre ce problème via une des initiatives comme celle de la Route de la Soie ».

« Il s’agit d’une parfaite approche économique solidaire de développement autant plus que pareille initiative encourage le contact humain universel d’où la promotion culturelle et touristique entre la Chine et son environnement extérieur ».

Récemment, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Khemais Jhinaoui, a effectué une visite officielle en Chine en marge de laquelle, il a confirmé dans un entretien exclusif avec Xinhua que son pays se veut pleinement engagé dans l’initiative mondiale « Belt and Road » proposée par la Chine et disposée à faire partie des projets de coopération prévus sous cette initiative.

Cette visite, a commenté l’ancien diplomate tunisien, « constitue une étape importante dans la restauration du dialogue entre la Tunisie et la Chine à moins que les déclarations

d’intentions n’est pas suffisante à la lumière de cette mondialisation féroce et ce besoin des populations à davantage de prospérité et de solidarité dans la distribution de la richesse ».

« Nous avons des partenaires européens, certes, mais cela n’exclut pas le bénéfice d’avoir d’autres partenaires de poids à l’instar de la Chine (…) tout dépendra de la volonté politique de la Tunisie« .

Pour Sahbi Basly, « la Chine et la Tunisie bénéficient d’un potentiel d’amitié et de réciprocité outre un capital de confiance que je considère, personnellement sous-exploités (…) et ce, afin que l’économie tunisienne puisse redémarrer après six ans de ralentissement ».

Etant en connaissance de cause, le président du Conseil de coopération tuniso-chinoise (CCTC) pense que « la Tunisie doit aller au-delà de la juste adhésion aux principes de la Route de la Soie pour en passer à la signature d’accords, être présente sur le terrain et concrétiser toutes les déclarations d’intentions ».

En effet, une importante délégation chinoise vient de parachever une visite en Tunisie, précisément à la zone économique de Zarzis (sud-est tunisien) « qui doit être le principal promoteur de développement de toute la région impliquant six provinces », a encore fait savoir Sahbi Basly.

S’arrêtant sur les avantages potentiels que devrait avoir l’économie tunisienne dans le cadre d’une ouverture sur les investissements chinois, M. Basly se veut persuadé que le nouveau Code des investissements (approuvé à la mi-2017) favorisera l’instauration d’un climat fertile aux investisseurs chinois.

« Il ne faut surtout pas avoir peur quant à la protection du produit tunisien en fermant le marché aux investisseurs étrangers notamment nos amis chinois qui ont le potentiel nécessaire pour contribuer à la relance de l’économie tunisienne », a dit l’ancien ambassadeur de Tunisie en Chine.

D’après lui, « la Tunisie a vraiment besoin d’une certaine synergie positive (…) jusque-là, nos planificateurs et économistes ont eu peur de pouvoir protéger le tissu économique tunisien alors que – bien au contraire – plus un pays soit ouvert plus il attire des investissements et améliore son produit ».

Quant à la Chine, a-t-il poursuivi, « elle a pu faire tout cela pour ainsi en devenir une locomotive économique mondiale dans les domaines spatial, technologique, immobilier, agroalimentaire, automobile, etc. »

Tout cela, a insisté Sahbi Basly, « ne révèle pas du hasard plutôt d’une approche visionnaire de la Chine qui a permis aux entreprises étrangères de débarquer pour ainsi créer sa propre dynamique économique d’où, par conséquent, la mise à niveau des entreprises chinoises ».

Dans cet ordre d’idée, l’ancien ambassadeur tunisien réalise que son pays pourrait tirer profit d’une nouvelle phase franchie par la Chine fondée, selon lui, sur un « niveau économique plus élevé et une industrie délocalisée ».

Effectivement, a-t-il résumé, « la Tunisie pourrait jouer un rôle dans la délocalisation des industries manufacturières chinoises du fait que le coût de production chinois est plus cher que celui en Tunisie, ce qui était l’inverse dix ans auparavant.

Sahbi Basly estime dans ce sens que « la Route de la Soie va de pair avec cette tendance et cette démarche chinoise au service d’une économie et un partenariat solidaires avec d’autres pays qui en partagent la même vision dont la Tunisie qui, l’espérons ardemment, devrait figurer parmi les Etats signataires de charte de la Route de la Soie ».

Début de l’année en cours, la Tunisie a décidé d’exonérer les touristes chinois de visa d’entrée. Une décision séduisante aux yeux d’un touriste chinois désireux de venir découvrir ce pays qui joint harmonieusement trois aspects exceptionnellement métissés à savoir nord-africain, arabo-musulman et méditerranéen.

Par rapport à la destination tunisienne, « la Tunisie se veut dans l’obligation de bien préparer l’infrastructure adéquate et, améliorer son produit touristique et met en valeur ses véritables richesse pour ainsi s’adapter aux spécificités du Touriste chinois, qui est le plus souvent un bon consommateur et bien cultivé », a estimé M. Basly.

Ce dernier, a-t-il précisé, « s’intéresse bien évidemment aux monuments historiques et tend davantage à s’ouvrir sur d’autres cultures et bien comprendre l’histoire pour ainsi mieux l’intégrer ».

A titre d’exemple, Sahbi Basly prévoit atteindre 300 millions de touristes chinois à l’horizon de 2020 à travers le monde: « si jamais la Tunisie pourrait en attirer juste un million, on aura un jackpot touristique ».

Le tiers du déficit commercial de la Tunisie vient de la Chine soit environ 3 milliards de dinars, a indiqué l’ancien ambassadeur tunisien. Décembre dernier, a-t-il fait rappel, la BCT (Banque centrale de Tunisie) a essayé d’atténuer ce gap sous prétexte que nous payons cette dette en dollar américain et ce, via une opération avec nos amis chinois afin de bien pouvoir, à la limite, épargner ce déficit en l’échangeant en monnaie échangeable entre la Tunisie et la Chine ».

Parmi les mesures entreprises par la Banque centrale tunisienne depuis février dernier figure l’introduction du Yuan chinois dans son panier de devises étrangères. Une décision qui vient soutenir les exportations tunisiennes et garantir une présence plus visible sur le marché financier chinois.

https://chine.in/actualite/cn/tunisie-route-soie-pourrait_101789.html

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Revue de presse nationale et internationale.

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