Mario Draghi offre à la Bourse sa plus forte hausse depuis le mois de juillet

investir.fr | |

La Banque centrale européenne n’entend pas modifier sa politique monétaire pendant longtemps, ce qui suscite une réaction très positive des marchés d’actions. Mario Draghi, son président, s’est montré particulièrement rassurant.

image: https://investir.lesechos.fr/medias/2017/10/26/1716142_1509001785_paris2_565x424p.jpg

Palais Brongniart

La séance de Bourse du 26 octobre | Crédits photo : Shutterstock

Pour un peu, on se croirait revenu à la douce période du « whatever it takes », cette euphorie qu’avait suscité la formule magique de Mario Draghi, en 2012. Le président de la Banque centrale européenne a pris la parole à l’occasion de la publication d’une décision de politique monétaire, cet après-midi. S’il n’y avait qu’une seule chose à retenir ce serait celle-ci : la BCE n’a aucune intention de resserrer sa politique monétaire. Bien sûr, la Bourse applaudit des deux mains.

Le programme d’achat d’actifs de la BCE devait initialement prendre fin cette année. Il sera prolongé d’« au moins » neuf mois, soit de janvier à septembre 2018, à un rythme moitié moins rapide (30 milliards d’euros d’obligations par mois contre 60 actuellement). Cela correspond aux rumeurs qui circulaient depuis plusieurs semaines et n’est donc pas une surprise. Par ailleurs, les titres qu’elle détient et qui arrivent bientôt à maturité seront en majorité réinvestis, ce pour une période étendue. Ce deuxième point manque un peu de précisions (quelle part des titres ? Pour combien de temps exactement ?), mais Mario Draghi a insisté sur le fait que la politique de réinvestissement serait un outil majeur d’assouplissement monétaire dans le futur. Enfin, et c’est le point clé, la BCE ne prévoit pas de relever ses taux directeurs même « bien après » la fin de son QE. « L’expression est assez vague pour désigner, selon nous, une période allant de six mois à un an », commente Bruno Cavalier, chef économiste d’Oddo BHF. Jusqu’aux environs du printemps 2019, il n’y a donc aucune inquiétude à avoir.

Et si le QE était prolongé de plus de neuf mois ?

Pour Mario Draghi, les perspectives économiques et l’évolution de l’inflation restent conditionnées à une poursuite du soutien de la politique monétaire, dans un contexte de pressions sur les prix toujours faibles en zone euro. En réponse à une question d’un journaliste sur la durée du QE, le président de la BCE a déclaré qu’une large majorité des membres du conseil des gouverneurs penchent pour un programme d’achat d’actifs sans limitation et qu’ils n’entendent pas y mettre fin de façon soudaine. Rappelons que la prolongation a été annoncée jusqu’en septembre 2018 « au moins ».

Le Cac 40 a grimpé, lentement mais sûrement, après ces annonces, et enregistre une hausse de 1,50% à 5.455,40 points. Il s’agit de sa plus forte progression journalière depuis le 12 juillet (1,59%). Les volumes d’affaires sont par ailleurs plus élevés que d’habitude, à 4,2 milliards d’euros. Les autres indices européens s’inscrivent également en nette hausse. Wall Street affiche une progression plus mesurée, à quelques heures de la publication des résultats trimestriels d’Amazon, Alphabet, Microsoft et Intel. Twitter bondit de plus de 10% après avoir annoncé qu’il pourrait dégager le premier bénéfice de son histoire au quatrième trimestre.

STMicroelectronics et Nokia, le grand écart du Cac 40

En France, Nokia chute fortement après sa publication trimestrielle pour s’inscrire très largement en queue de peloton du Cac 40. Le groupe s’attend à un durcissement des conditions de marché dans les réseaux en 2018. A l’inverse, STMicroelectronics et Orange sont entourés, le fabricant de semi-conducteurs ayant relevé ses objectifs annuels, tandis que l’opérateur télécom a confirmé les siens. L’Oréal est quant à lui dopé par la forte progression de Beiersdorf, le fabricant de la crème Nivea, qui a relevé sa prévision de ventes annuelles après un chiffre d’affaires supérieur aux attentes. Enfin, TechnipFMC monte également après avoir relevé ses objectifs 2017 pour son segment Onshore/Offshore.

En savoir plus sur https://investir.lesechos.fr/marches/actualites/cac-40-bce-euro-dollar-amazon-alphabet-la-seance-de-bourse-du-26-octobre-1716142.php#hcizyIrU0tMBk2Ie.99

Publicités

La Syrie vient de frapper un avion israélien F-35

La Syrie vient de frapper un avion israélien F-35


Par Tyler Durden – Le 18 octobre 2017 – Source ZeroHedge
via Les Chroniques du Grand Jeu

Résultats de recherche d'images pour « israeli air force f-35 »
Il semble que la « démonstration de force » israélienne lors de la récente visite du ministre russe de la Défense, Sergueï Shoigu, se soit transformée en échec total. Le 16 octobre, Shoigu est arrivé en Israël pour des réunions avec le ministre de la Défense Avigdor Lieberman et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Les deux hommes étaient censés discuter de la situation dans la région, y compris la Syrie, la lutte contre le terrorisme, ainsi que la coopération militaire et technique.


Le même jour, les Forces de défense israéliennes (FDI) ont affirmé que leurs avions de guerre avaient visé une batterie antiaérienne des forces de défense aérienne syriennes qui avaient lancé un missile sur un avion israélien survolant le Liban.

@IDFSpokesperson
Plus tôt aujourd’hui, un missile antiaérien a été lancé depuis la Syrie vers les avions de la FDI lors d’un vol de routine au-dessus du Liban. Pas de hits [Coup au but, NdT] confirmés
11h37 – 16 oct. 2017

« L’armée a ciblé la batterie avec quatre bombes et, selon l’IDF, la batterie a été endommagée dans la mesure où elle n’était plus opérationnelle. L’armée a déclaré que la batterie ciblée était la même que celle qui a tiré sur des avions israéliens en mars dernier, ce qui a incité Israël à utiliser pour la première fois son système anti-missile Arrow », a rapporté le journal israélien Haaretz.

L’armée syrienne a confirmé les frappes israéliennes et a déclaré qu’elles avaient causé des « dégâts matériels ». Mais il est intéressant de noter que, selon le ministère syrien de la Défense, les avions israéliens ont violé l’espace aérien syrien à la frontière avec le Liban dans la région de Baalbek. L’incident a eu lieu à 8h51 heure locale.

L’armée de l’air israélienne a-t-elle intentionnellement provoqué la réaction de l’armée syrienne pour justifier la frappe sur la batterie de défense aérienne syrienne ? Ce ne serait pas la première fois.

En outre, certains experts pro-israéliens et activistes médiatiques ont clairement lié l’incident à la visite du ministre russe de la Défense à Tel-Aviv, disant que c’était une belle démonstration de force face à l’alliance russo-irano-syrienne.

Cependant, quelque chose s’est mal passé. Selon les informations disponibles, les forces de défense syriennes ont utilisé leur missile S-200 contre l’avion de combat israélien. Ce missile de fabrication soviétique est le système antiaérien à longue portée le plus avancé exploité par l’armée syrienne. Malgré cela, il est démodé en termes de guerre moderne et de progrès de la technologie furtive.

Pourtant, le ministère syrien de la Défense a déclaré que les forces gouvernementales ont répondu à la violation de l’espace aérien et « frappé directement l’un des avions, forçant [les avions israéliens] à battre en retraite » – en contradiction avec l’affirmation israélienne selon laquelle « aucun coup au but » n’a été confirmé.


Quelques heures seulement après l’incident du missile avec la Syrie, les médias israéliens ont rapporté qu’un chasseur multi-rôle furtif F-35 de l’armée de l’air israélienne était devenu inutilisable à la suite d’une collision avec un oiseau lors d’un vol d’entraînement. Selon le Times of Israel :

« Deux cigognes ont heurté un avion de chasse F-35 lors d’un vol d’entraînement mardi, exigeant que l’avion subisse des travaux de maintenance, a indiqué l’armée.

Les oiseaux ont frappé le F-35, appelé ‘Adir’ en hébreu, juste avant qu’il ne revienne à la base aérienne de Nevatim dans le désert du centre du Néguev. »

Cependant, les sources israéliennes n’ont pas pu montrer une photo de l’avion de combat F-35 après la « collision d’oiseaux ». En outre, on ne sait pas si le F-35 pourra redevenir opérationnel « dans les prochains jours » – comme le prétend la déclaration de l’armée israélienne – parce que son revêtement furtif a probablement été endommagé.

Ainsi, d’après la version israélienne, l’avion de combat ne serait plus opérationnel après la collision avec les oiseaux, malgré le fait que le F-35 a passé avec succès la certification de collision avec les oiseaux (infos officielles ici). Le F-35 est l’avion de combat le plus coûteux au monde avec un prix de développement d’environ 406,5 milliards de dollars.

Israël achète activement ces chasseurs, prétendûment les plus avancés du monde, payant environ 100 millions de dollars pièce.

Alors, qu’est-ce qui a vraiment frappé le F-35 ?

Note du Saker Francophone

Cette histoire est révélatrice de la fragilité de l'armée impériale car une grande partie du récit militaire américain tient à sa supériorité supposée en matière d'armement alors que les meilleurs experts pensent que le F-35 est très fragile pour ne pas dire inutilisable.

Notre blog s'en est fait régulièrement l'écho par le passé. Si la frappe est confirmée, la crédibilité chancelante de ces F-35 va encore s'effriter. Les pays européens qui en ont acheté, notamment les Anglais, doivent sacrément transpirer en ce moment, sans parler des Israéliens.

 

http://lesakerfrancophone.fr/la-syrie-vient-de-frapper-un-avion-israelien-f-35

La CPI prend l’eau de toutes parts

La CPI prend l’eau de toutes parts

 

13 octobre, 2017
Actualité et événement

Leslie Varenne

Outre les révélations de Mediapart, sur lesquelles l’IVERIS reviendra dans un prochain article, la Cour Pénale Internationale (CPI) continue de toucher le fond.
En effet, le 11 octobre, Eric Bacard, fonctionnaire de la Cour depuis 2004, ancien expert en médecine légale auprès du Tribunal Pénal International pour la Yougoslavie (TPIY), était entendu comme témoin lors du procès de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé. Son audition était fort ennuyeuse en apparence, mais en apparence seulement. En réalité, elle a mis en lumière des faits essentiels à la manifestation de la vérité et a également permis de prendre la mesure de l’amateurisme de cette justice internationale en matière scientifique.

– Le fonctionnaire/témoin rédige un rapport d’expertise fondamental pour l’accusation en trois jours chrono et oublie de changer la date sur son ordinateur.

– L’expert en médecine légale ne vérifie pas s’il y a des scellés sur les sacs mortuaires, ni avant, ni après ses prélèvements ADN.

– L’expert ne peut pas procéder à l’exhumation du corps de Madame Bamba, l’une des femmes décédées ce jour-là, car la famille ne retrouve plus l’emplacement de la tombe dans le cimetière d’Abobo, la plaque identifiant la sépulture ayant mystérieusement disparu. Finalement, ce sont les autorités ivoiriennes qui procéderont à cette exhumation, mais l’expert est incapable de dire sur quelles bases ces autorités ont fini par identifier la tombe…

– Lors du contre interrogatoire très pertinent et très pointu du professeur Jacob, membre de l’équipe de défense de Laurent Gbagbo, Eric Bacard, emploie des conditionnels, ignore les réponses, ne se rappelle plus, « il lui semble » …

Mais, sans aucun doute, ce 11 octobre marque d’une pierre blanche ce long procès. Depuis six ans, l’IVERIS enquête sur la tuerie des femmes d’Abobo et cherche où, comment et pourquoi les corps de ces victimes ont disparu ? (Lire le rapport sur ce sujet ici.) Le fonctionnaire/témoin a enfin apporté une réponse hier. Les dépouilles ont été enterrées dans une fosse commune après qu’une panne d’électricité ait altéré le fonctionnement des chambres froides. Cette révélation laisse pantois. Pour mémoire, feu le général Guei est resté à la morgue d’Abidjan pendant sept ans avant d’être enterré dans son village de Kabacouma ; L’inhumation d’Ibrahim Coulibaly, dit IB, a eu lieu quatorze mois après son décès.

Question : pourquoi la chaîne de froid a-t-elle pu être maintenue pendant autant de temps dans ces deux cas sans problème ?

Réponse : parce que les morgues d’Abidjan disposent de groupes électrogènes !

Questions : Pourquoi cette panne ? Ni accusation ni défense ne semblent s’y intéresser. Quand a-t-elle eu lieu ? Cette interrogation paraît essentielle à une expertise médico-légale afin d’analyser l’état des corps, mais là encore, l’audience d’hier ne s’est pas enquise de ce point, pourtant crucial.

Reste une autre énigme fondamentale dans ce dossier : pourquoi les employés de la morgue ont-ils ôté les sacs mortuaires dans lesquels se trouvaient les victimes avant de les mettre dans la fosse commune avec des centaines d’autres victimes ?

Enfin, pour clôturer cette nouvelle séance surréaliste, une fois encore, le juge-président, Cuno Tarfusser a annoncé une suspension des audiences du procès Laurent Gbabo-Charles Blé Goudé en raison du manque de moyens financiers de la CPI. C’est la deuxième fois que la Cour agit ainsi au mépris des accusés [2], qui, faut-il le rappeler, sont présumés innocents et à qui la liberté provisoire est systématiquement refusée.

 

Leslie Varenne

https://www.iveris.eu/list/actualites_et_evenements/287-la_cpi_prend_leau_de_toutes_parts/
[2] https://www.iveris.eu/list/notes_danalyse/229-cpi__autopsie_dun_naufrage_judiciaire

 

https://www.iveris.eu/list/actualites_et_evenements/287-la_cpi_prend_leau_de_toutes_parts/

 

 

 

[2] https://www.iveris.eu/list/notes_danalyse/229-cpi__autopsie_dun_naufrage_judiciaire

La RDC dans une situation exceptionnelle

La RDC dans une situation exceptionnelle

 

Partager sur
20 octobre, 2017
Entretien

Leslie Varenne

Eve Bazaïba, secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo (MLC) parti de Jean-Pierre Bemba, emprisonné à la Haye depuis neuf ans, a accordé un entretien à l’IVERIS. Elle revient sur la situation politique en RDC et sur les dernières révélations de la CPI.

 

 

Le mandat de Joseph Kabila est terminé depuis le 19 décembre 2016, cependant il se maintient toujours au pouvoir et l’élection présidentielle est, encore reportée, en 2019 cette fois, bafouant ainsi les accords conclus entre l’opposition et le gouvernement. La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a décrété qu’elle avait besoin de 504 jours pour organiser les élections, mais pourquoi cette annonce de 504 jours pourquoi pas 502 ? La précision de ce chiffre sur une date aussi lointaine n’est-elle pas grotesque ?

C’est effectivement grotesque, la CENI et le Président se moquent des populations, le MLC propose d’organiser l’élection dans 200 jours et nous pouvons démontrer que cela est possible techniquement mais nous savons bien qu’il n’y aura pas d’élection ni en 2019, ni en 2020, ni en 2021. Au passage, il serait bon d’auditer cette structure pour faire toute la lumière sur sa gestion financière particulièrement opaque.
Dans la situation où nous sommes, un soulèvement populaire est toujours possible même si la répression en 2014 et 2015 a été très importante. En prime, la découverte de fosses communes, la situation dramatique dans le Kasaï et dans l’Est du Congo crée une atmosphère macabre, un climat de terreur. A cela il faut ajouter l’appauvrissement de l’opposition parlementaire qui cumule trois mois d’impayés ce qui rend certains députés encore plus vulnérables à la corruption.

Nous sommes dans une séquence exceptionnelle qui nécessite des mesures exceptionnelles. La situation actuelle est pire que sous le régime de Mobutu, l’entourage de Joseph Kabila s’est enrichi dans des proportions beaucoup plus importantes que celles en cours sous le maréchal-président et les populations se sont appauvries dans les mêmes proportions. Sous l’ère Mobutu, il y avait une répression sévère mais il n’y a jamais eu de massacres de masse comme il en existe aujourd’hui. Nos partenaires nous disent « débarrassez-vous de votre Président », mais ce n’est pas nous qui avons créé le monstre. Nous n’avons jamais cru en Joseph Kabila, un homme sortit du néant. Après le meurtre de son père en 2001, c’est Jacques Chirac qui l’a adoubé en l’appelant le premier : « Président », alors qu’il n’était même pas encore désigné pour conduire une transition. Les partenaires occidentaux ont vu un bon élève docile et malléable, en 2002, lors des accords de Sun City, les mêmes nous ont dit « tout est négociable, sauf Joseph Kabila », ils voulaient le placer au-dessus de la mêlée, ils le soutenaient. En 2006, il ne gagne pas les élections, en 2011 non plus. Aujourd’hui le Président congolais dispose de moyens conséquents, il a les capacités financières, les capacités militaires, le carnet d’adresses et il se retourne contre tous. Mais ce sont les partenaires occidentaux qui l’ont créé, Joseph Kabila n’a jamais eu et n’aura jamais le soutien des Congolais.

Quelle aide l’opposition peut-elle trouver auprès des acteurs régionaux ?

Depuis le début de son arrivée au pouvoir, Joseph Kabila a des liens forts et étroits avec le Rwanda et l’Ouganda, donc il n’y a rien à attendre de ce côté-là. L’Angola ne semble plus prête à apporter un soutien inconditionnel au Président, mais pour l’instant le pays le plus nocif c’est l’Afrique du Sud, avec le Président Zuma qui défend son homologue congolais de manière ostentatoire.

Jean-Pierre Bemba a été arrêté en Belgique en mai 2008, puis transféré à la Haye en juillet de cette même année. Son procès a duré quatre ans et il s’est déroulé d’une manière tout aussi stupéfiante d’un point de vue juridique que celui de Laurent Gbagbo, comment réagissez-vous aux révélations de Mediapart ?

Nous sommes satisfaits de ces révélations car elles nous donnent raison. Le bureau du procureur n’a jamais apporté d’éléments au-delà de tout doute raisonnable montrant que Jean-Pierre Bemba est responsable des exactions qui ont eu lieu en République Centrafricaine. La guerre dans ce pays a opposé les Présidents Patassé et Bozizé, ils n’ont jamais été inquiétés, seul le Président du MLC a été inculpé. Le procureur Ocampo n’a pas instruit à charge et à décharge en violation de l’article 54 du statut de Rome. A ce jour une vingtaine de témoins ont saisi le greffe de la Cour parce que le Procureur leur avait demandé d’accuser Jean-Pierre Bemba en échange d’avantages. A la fin de son mandat Ocampo a bouté dehors les témoins qui réclamaient leurs dus. La procureure actuelle, Fatou Bensouda, ne veut pas entendre parler de ces personnes, sous prétexte qu’elle n’a pas participé au deal, alors qu’elle a collaboré aux enquêtes et qu’elle était l’adjointe de Luis Moreno Ocampo. Autre fait extrêmement grave, Jean-Pierre Bemba a été placé sous écoute et tous les éléments sont à la disposition du bureau du procureur, ce qui est parfaitement illégal. Cette affaire n’est pas terminée, la défense de Jean-Pierre Bemba a interjeté appel et nous avons tous les éléments à notre disposition pour démontrer combien cette Cour a été partiale. Nous avons dénoncé toutes ces manipulations, dont le seul but consistait à écarter Jean-Pierre Bemba de la scène politique congolaise afin de laisser Joseph Kabila gouverner sans opposant. Nous voyons aujourd’hui où cela a mené la RDC.

 

 

https://www.iveris.eu/list/entretiens/288-la_rdc_dans_une_situation_exceptionnelle/

 

 

 

 

 

 

 

 

Clinton & les démocrates explosent

Clinton & les démocrates explosent

Bloc-Notes

   Forum

Il n’y a pas de commentaires associés a cet article. Vous pouvez réagir.

   Imprimer

Clinton & les démocrates explosent

Il y avait ceux qui disaient que Trump serait rapidement éliminé après l’annonce de sa candidature en juin 2015 ; ceux qui disaient que les mandarins républicains “sérieux” lui feraient mordre la poussière dès les premières primaires de janvier 2016 ; ceux qui disaient que la candidate démocrate officielle Clinton ne ferait qu’une bouchée du candidat républicain Trump ; ceux qui disaient que Trump ayant été élu, les USA allaient être réformés radicalement et dans l’ordre ; ceux qui disaient, avant même qu’il soit entré en fonction, qu’il serait aussitôt destitué ; ceux qui disaient que Trump devenu président allait être mis au pas par le Deep State ; ceux qui disaient que Trump contrôlé comme il l’était par le Deep State étant décidément incontrôlable et développant une politique incohérente, les démocrates tireraient en 2018 les marrons du feu…

Nous en sommes là et rien de tout cela ne s’est réalisé ni, à notre estime, ne se réalisera comme on le prévoit… Chaque jugement impératif rappelé ci-dessus, chaque épisode impératif impliquait et implique la fin de la crise US, d’une manière ou d’une autre, y compris d’une manière révolutionnaire ou d’une manière autoritaire. Le dernier “épisode impératif” s’effondre en poussière, avec les démocrates & Clinton en cours de pulvérisation, et la crise non seulement n’est pas à son terme, mais dans un étage supplémentaire d’accélération.

Par ailleurs, vous trouvez sur ce site ce jour même un texte complémentaire de TheDailyCaller qui nous semble assez bien décrire l’avalanche de révélations, de déclarations, de mises en cause qui est en train de pulvériser le simulacre spécifique mis en place par les démocrates à coups, extraordinaires de surpuissance, de corruption, de calomnies, de diffamation, et de narrative bien entendu. C’en est au point où la presseSystème, WaPo et New York Times en tête, laisse tomber “la maison Clinton” (les Clinton et leurs acolytes) et le DNC (Democratic National Committee, direction du parti démocrate) qui organisèrent avec toutes les tromperies qui font l’affaire la candidature-bidon d’Hillary Clinton pour les présidentielles USA-2016.

Désormais, des articles de ces deux grands monuments journalistiques de la vertu postmoderne, progressistes-sociétales et des élites du bloc-BAO, publient en se bouchant le nez des révélations affreusement choquées sur les divers cadavres puants qu’on est en train de sortir des armoires démocrates et qui viennent directement du fonds Clinton… Et Alex Christoforou, de TheDuran.com, d’observer en mesurant l’abîme de pourriture de cette bande ainsi mis à jour :

« Nous ne pouvons que nous demander si le Deep State, qui a travaillé avec Hillary Clinton à propager sa fable Russiagate, n’a pas décidé de se débarrasser d’elle et de son cercle rapproché. » (« We can’t help but wonder if the Deep State, that worked with Hillary to propagate her Russia fables, has decided to throw her and her inner circle under the bus. »)

C’est en effet tout le simulacre du Russiagate qu’on jugeait “extrême” sinon suprême, et qui avait tout pour l’être effectivement pour avoir la peau de Trump et constituer le pavois triomphant de la première présidente du genre féminin des USA, c’est tout cet artifice de constructivisme postmoderne et inverti qui est en train d’être réduit en poussière… Dissolution pour dissolution, on découvre que “la maison Clinton“ et son acolyte, le DNC d’alors, sont bâtis sur du sable qui s’avère mouvant et puant tout ensemble. Les implications des uns et des autres sont mises à jour en une cascade de déconstruction bien dans le style postmoderne, lorsque le système de communication décide de tourner-Janus, de jouer à l’antiSystème et de “faire aïkido”.

Mais il ne faut surtout pas s’y tromper, il faut prendre garde à ne pas entrer dans les raisonnements un peu trop rationnels, car il ne peut être question de simples rapports directs de cause à effet, où les déboires de l’un profitent à l’autre et vice-versa. Cet épisode ne fait pas et ne fera pas de Trump un grand chef d’État et un président triomphant parce que Trump reste le clown de téléréalité qu’il est ; par conséquent, il poursuivra sa politique erratique qui le balance en zigzag, qui fait de lui pour un instant un hyper-populiste, et l’instant d’après un hyper-neocon. Les “généraux de Trump”, le trio Kelly-McMaster-Mattis, ont encore quelques mèches de cheveux à s’arracher, – même McMaster ! – à vouloir contrôler The-Donald. La situation, nous signale la vigie, est hors de tout contrôle de tous les côtés qu’on se tourne.

C’est-à-dire que la crise US, qui est le cœur grondant de la GCES (Grande Crise d’Effondrement du Système), n’est pas finie avec le naufrage des Clinton/démocrates, qu’au contraire elle accélère encore plus. L’épisode actuel, même s’il pulvérise un des aspects du Russiagate et l’un des arguments anti-Trump essentiels des démocrates, n’empêche en rien les constats suivants qui poursuivent la crise US, et même au contraire renforce ces constats :

• La Russie reste plus que jamais l’Ennemi absolu, celui qu’il faut détruire, celui qui interfère dans les vertueux processus de la Grande République. Après tout, les Russes, après avoir été condamnés pour avoir intrigué et soutenu Trump dans l’élection USA-2016, sont désormais en voie d’être condamnés pour avoir plus ou moins facilité les entreprises de Clinton dans sa campagne de corruption et de simulacre anti-Trump et antirusse (mais oui) qui pulvérise le système politique et électoral des USA… Tant il serait éternellement nécessaire qu’ils figurassent, les Russes, comme les “méchants” qui veulent mettre à bas la démocratie US par leurs interférences scandaleuses, et cela jusqu’à liquidation complète, par suicide “à-la-Lincoln” et pour solde de tous comptes de la susdite démocratie.

• Les démocrates qu’on donnait vainqueurs des élections mid-term de novembre 2018, ne sont plus rien donnés pour rien du tout puisqu’entrés dans un processus dit out of control. Pour autant, les républicains continuent à se déchirer, avec leur tendance irrésistible à vouloir être quitte, éventuellement en participant à sa liquidation, de leur président-clown et de ses vitupérations anti-establishment malgré que certains débris de sa pseudo-politique favorisent tant l’establishment. Qui peut dire ce que donneront ces élections ? Un Congrès totalement hors de contrôle, face à un président hors de contrôle, enveloppé d’un Deep State qui ne se contrôle plus lui-même. Le futur de la Grande République est totalement out of control et la crise affiche une santé éclatante.

• La politique progressiste-sociétale avec la haine furieuse de Trump qui va avec est plus que jamais en mode de surpuissance, désordre utopique et haineux dans ce “tourbillon crique” de désordre qu’est plus que jamais “D.C.-la-folle”. On peut bien enterrer “la maison Clinton“, l’étendard de celle qui aurait pu être et qui n’a rien été du tout continue à claquer en tête des hordes féministes en marche. L’inquisition antiraciste et dévoreuse d’un “suprémacisme blanc” d’autant plus mis en procès qu’il est pulvérisé, devrait se poursuivre plus forte que jamais parce que le désordre absolu de “D.C.-la-folle” constitue une voie royale pour l’exercice sans aucune retenue de la folie sociétale-progressiste. Hollywood, débarrassé de son monstrueux et embarrassant Weinstein, est plus que jamais prêt à financer la vertu sociétale-progressiste et prépare une volée de scénarios sur la “nouvelle Révolution Américaine”, ou comment les USA ont inventé la Résurrection-Postmoderne après s’être tiré une balle sertie d’ors divers dans la tête.

Ainsi donc et puisqu’il est question de Hollywood, nous nous devons de recommander au spectateur du Biggest Show On Earth de ne surtout pas quitter son fauteuil. Un blockbuster pareil ne peut être interrompu comme ça, sous prétexte que son faux-masque politique du moment a quelques difficultés de trésorerie et le reste. Comme on dit et puisqu’il est question du Biggest On Earth en l’occurrence, “The Show Must Go On…”. Ainsi en sera-t-il, jusqu’à épuisement des combattant, des us & coutumes et de la Constitution des États-Unis… Le titre de cette série de films est déjà tout trouvé : Delenda Est Systemum.

 

Mis en ligne le 26 octobre 2017 à 07H

 

http://www.dedefensa.org/article/clinton-les-democrates-explosent

Exclusif : les preuves qu’Anne Hidalgo avait un emploi fictif

Exclusif : les preuves qu’Anne Hidalgo avait un emploi fictif

Exclusif : les preuves qu’Anne Hidalgo avait un emploi fictif
Thomas Samson/ AFP

Elle aussi ! Pendant plus de deux ans, la pasionaria parisienne de la citoyenneté et du vivre-ensemble s’est discrètement fait payer par le ministère du Travail pour un emploi imaginaire. Une enquête de Philippe Eliakim.

Cela faisait des années qu’on le murmurait dans les cercles parisiens sans parvenir à le démontrer, ni à pouvoir le dire tout haut. Capital est aujourd’hui en mesure de le confirmer : après avoir été élue première adjointe de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris en mars 2001, Anne Hidalgo a continué de se faire payer pendant des mois par son administration d’origine, le ministère du Travail. En plus de ses indemnités d’élue réglées par la mairie – 5.575 puis 6.424 euros mensuels à partir d’octobre 2002, sans compter les défraiements –, elle percevait un salaire mensuel de 3.040 euros du ministère, auquel s’ajoutaient entre 1.000 et 2.000 euros de primes.

Pour quel travail ? Jusqu’en avril 2002, la numéro 2 de la capitale, inspectrice du travail en chef de son état, était officiellement mise à disposition du cabinet de Marylise Lebranchu, la ministre de la Justice de Lionel Jospin, comme conseillère technique puis comme chargée de mission. Entre les réunions interministérielles, les notes à rédiger, les arbitrages techniques et les permanences du week-end, les conseillers de ministre occupent l’un des emplois les plus harassants qui soient, et ceux de Marylise Lebranchu n’échappaient pas à la règle. “Les gens de chez Vaillant (le ministre de l’Intérieur de l’époque, NDLR) passaient leur temps à nous canarder, se rappelle un ancien de l’équipe. Il fallait préparer la présidentielle, on était tous au taquet.”

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir.)

En janvier 2003, près de 2 ans après avoir été nommée première adjointe au maire de Paris, Anne Hidalgo continuait de se faire discrètement payer par le ministère du Travail, comme l’atteste ce bulletin de salaire.

Tous, sauf Anne Hidalgo. “A son arrivée, en novembre 2000, elle a travaillé pendant quelques semaines sur le conflit des greffiers. Mais ensuite, elle est partie faire sa campagne municipale, et on ne l’a pratiquement plus revue”, assure notre ancien conseiller. Une absence que son congé maternité, quelques mois plus tard, ne suffit pas à justifier. “C’était ce que l’on appelle un emploi fictif, confirme un autre membre du cabinet.

Elle ne participait jamais aux réunions de travail, elle n’avait même pas de bureau. Les seules fois où on la croisait, c’est lorsque le club de Martine Aubry, Réformer, organisait une réunion ou un dîner dans les locaux du ministère, avec Benoît Hamon et François Lamy.”

>> A lire aussi – Emploi fictif d’Anne Hidalgo : la réponse incohérente de la mairie de Paris

Changement de décor à partir d’avril 2002. Lionel Jospin ayant été battu à la présidentielle, Marylise Lebranchu rend les clés de son ministère, et Anne Hidalgo doit réintégrer officiellement son poste à la direction régionale du travail d’Ile-de-France. Elle n’y met évidemment jamais les pieds. Mais, selon nos informations, elle n’en continue pas moins de se faire verser son salaire. Ce qui constitue ni plus ni moins une rémunération pour emploi fictif. Rémunération qui perdure y compris lorsque, en octobre 2002, elle assume l’intérim de Bertrand Delanoë, victime d’une agression au couteau. Manifestement, la droite, revenue aux affaires, n’a guère envie de se brouiller avec l’égérie de la commune de Paris. On ne sait jamais…

>> A lire aussi – Paris, Troyes, Colmar… Dans ces villes, les élus subventionnent discrètement leurs anciens collègues

L’un des rares à être au courant de cette affaire est le syndicat SUD-Travail. “Au début de 2001, nous avons découvert avec stupéfaction que le nom d’Anne Hidalgo figurait toujours sur la liste des votants aux élections professionnelles. Cela signifiait qu’elle continuait d’être payée alors qu’elle ne faisait plus rien”, dévoile Yves Sinigaglia, l’un des responsables de l’organisation. Il entame alors une longue bataille au nom de la préservation des deniers publics, fait le siège de la Dagemo (la DRH de l’administration du travail), écrit à la Cour des comptes, à la Commission des comptes de campagne et, bien sûr, à la mairie de Paris, sans jamais recevoir de réponse.

De guerre lasse, il finit par saisir la Cada (Commission d’accès aux documents administratifs) afin d’obtenir communication du dossier de la première adjointe. Contraint et forcé, le ministère lui envoie les documents en sa possession, mais pas l’hôtel de ville, où l’omerta est un principe de vie. Dans une note confidentielle adressée à Anne Hidalgo, le directeur des affaires juridiques de la mairie Pierre-Eric Spitz a beau prévenir que, “si l’on oppose un refus réitéré à la communication des documents” malgré l’avis de la Cada, “M. Sinigaglia pourrait saisir le juge administratif”, l’inflexible élue ne lâche rien.

La pression du syndicat va tout de même finir par payer. Début 2003, le ministère du Travail cesse enfin de rémunérer sa salariée absente. Par arrêté du 7 janvier, il la place rétroactivement en position de détachement à la mairie de Paris (ce qui aurait dû être fait deux ans plus tôt) et lui demande de rendre les sommes indûment perçues depuis la dissolution du cabinet Lebranchu, soit 21.659,05 euros hors primes.

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir.)

En février 2003, sous la pression du syndicat SUD, la première adjointe a été contrainte de rembourser 21.659,05 euros des salaires qu’elle avait perçus du ministère du Travail. Mais elle a gardé en poche l’essentiel de ses rémunérations indues.

>> A lire aussi – La Tour Eiffel, machine à cash de la mairie de Paris

À demi-content de cette demi-victoire, le syndicat SUD lance alors une procédure au tribunal administratif pour obtenir le remboursement des salaires perçus pendant les dix-neuf mois précédents. Mais les magistrats, ne jugeant que sur la forme (sans débattre de la réalité du travail accompli au cabinet Lebranchu), ne lui donneront pas satisfaction. “Cela n’aurait sans doute pas été la même chose si nous avions attaqué au pénal pour emploi fictif, mais nous n’avions pas les moyens de nous payer une telle procédure”, regrette Yves Sinigaglia.

Reste à faire les calculs. En vingt-six mois d’emploi imaginaire, la pasionaria du vivre-ensemble et de la mobilisation citoyenne (qui n’a pas souhaité répondre à Capital) se sera mis dans la poche un peu plus de 100.000 euros. Si l’on défalque les 21.000 qu’elle a été contrainte de rembourser, l’addition pour le contribuable se monte à environ 80.000 euros. C’est moins que la facture des futurs JO. Mais plus que celle des rapports bidon de Xavière Tibéri, qui ont, jadis, coûté son poste à un maire de Paris.

 

http://www.citoyens-et-francais.fr/2017/10/le-magazine-capital-apporte-les-preuves-qu-anne-hidalgo-avait-un-emploi-fictif.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

La Russie entend donner un cadre juridique à l’usage des cryptomonnaies

La Russie entend donner un cadre juridique à l’usage des cryptomonnaies

La Russie entend donner un cadre juridique à l'usage des cryptomonnaies© Karen Blier Source: AFP
Des pièces de monnaies représentant des Bitcoins.

Le président russe a confié au gouvernement le soin d’élaborer une législation réglementant le domaine des monnaies virtuelles telles que le Bitcoin, en plein essor en Russie comme partout dans le monde.

Le gouvernement russe et la Banque de Russie ont été chargés par le président Vladimir Poutine d’élaborer des lois réglementant le fonctionnement et l’utilisation des monnaies cryptographiques telles que le Bitcoin. La décision a été annoncée le 24 octobre sur le site du Kremlin.

Les lois en question devront être prêtes d’ici juillet 2018. Elles incluront, entre autres, l’obligation pour les «mineurs» de Bitcoin (ceux qui contribuent à la création de la monnaie en prêtant contre rémunération la puissance de calcul de leur ordinateur), d’Ether et d’autres monnaies virtuelles, de s’enregistrer et de payer des impôts liés à celles-ci.

Le président russe souhaite également introduire des règles pour les «initial coin offerings», méthode de levées de fonds via l’émissions de «tokens» échangeables plus tard contre des monnaies virtuelles. Ce moyen d’attirer des capitaux bénéficie d’une popularité considérable dans le monde : au cours du troisième trimestre de 2017, les entreprises internationales ont ainsi réussi à collecter 1,12 milliard d’euros, d’après The Wall Street Journal.

Dans le mois d’octobre, Vladimir Poutine avait mis en garde contre les risques liés à l’utilisation des cryptomonnaies et avait prévenu qu’il n’y aurait aucun responsable au cas où elles s’effondreraient, dans la mesure où les monnaies virtuelles sont émises par «un nombre illimité de sources anonymes».

Pour l’instant, l’utilisation des monnaies numériques n’est pas réglementée en Russie.

https://francais.rt.com/economie/44948-poutine-veut-reguler-cryptomonnaies-taxer

Trente ans après Sankara, la France doit poser des actes

Trente ans après Sankara, la France doit poser des actes Par Un collectif de personnalités civiles

Source : Libération, 15-10-2017

A l’occasion de la commémoration de l’assassinat du président du Burkina Faso, des représentants de la société civile française et burkinabè appellent les autorités françaises à ne plus faire entrave à la justice.

Il y a trente ans, le 15 octobre 1987, le président du Burkina Faso Thomas Sankara était assassiné, signant l’arrivée de Blaise Compaoré au pouvoir. Il y a trois ans, soulevant un formidable élan d’espoir en Afrique francophone, le 30 octobre 2014, la rue burkinabé se levait pour chasser du pouvoir cet autocrate corrompu et pilier régional de la Françafrique, resté au pouvoir pendant vingt-sept ans avec l’appui de la France. Cet événement, chargé de symbole, aurait dû enfin interpeller les responsables politiques français. Il n’en a rien été.

Depuis un an, la demande de commission rogatoire émise par la justice burkinabé afin d’enquêter sur les éventuelles complicités françaises et de lever le Secret défense sur les archives françaises relatives à l’assassinat de Thomas Sankara, est restée lettre morte: ce refus de coopérer avec les juges burkinabés bloque les investigations sur les possibles complicités internationales dont ont bénéficié les assassins d’un président africain en exercice. Si leur procès a lieu sans les informations que protège le pouvoir français, l’impunité sera une fois de plus encouragée.

Quelques mois après avoir ordonné l’exfiltration de Blaise Compaoré et ses proches par l’armée française et permis ainsi au vieux dictateur d’échapper à la justice de son pays, le président François Hollande s’était engagé à déclassifier ces archives. Mais les promesses n’engageant que ceux qui les croient, ces secrets de la République restent inaccessibles et la justice se heurte une fois de plus à la realpolitik françafricaine.

Comme si ce mépris ne suffisait pas, les autorités françaises couvrent désormais un nouvel affront fait aux magistrats burkinabé. Deux mois après que ceux-ci ont rendu publique l’émission d’un mandat d’arrêt international contre François Compaoré, ce frère et bras droit de Blaise Compaoré s’est targué dans la presse française de circuler librement dans l’Hexagone [1], en prétendant qu’il n’existait aucun mandat le concernant –une dénégation déjà utilisée par son avocat fin juillet [2].

A Ouagadougou, où Emmanuel Macron prévoit de se rendre le mois prochain, les juges d’instruction soupçonnent le frère du dictateur déchu d’être impliqué dans un assassinat emblématique: le 13 décembre 1998, Norbert Zongo, le journaliste le plus populaire du pays, et les trois personnes qui l’accompagnaient étaient mitraillés dans leur véhicule, ensuite incendié. C’est le commanditaire présumé de cet assassinat politique que protège la France si elle n’exécute pas le mandat d’arrêt international.

Trente ans après l’assassinat d’un président qui continue d’incarner l’espoir pour la jeunesse africaine et le martyr face aux crimes de la Françafrique, trois ans après que la rue burkinabé a envoyé un puissant appel à cesser de soutenir des régimes illégitimes, il est temps d’entendre le message: des mouvements populaires similaires bouillonnent au Togo, au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville –autant de dictatures que la France continue de soutenir activement.

Plutôt que de vagues promesses lors d’un discours à l’université de Ouagadougou le mois prochain, l’exécutif français doit désormais poser des actes: la rapide levée du Secret défense sur les documents relatifs à l’assassinat de Thomas Sankara et l’arrestation de François Compaoré, pour permettre à la justice burkinabé de faire enfin son travail, sont indispensables.

Signataires : Mathieu Lopes, coprésident de Survie; Bruno Jaffré,animateur du réseau international «Justice pour Sankara, justice pour l’Afrique»; Abdoulaye Diallo, coordinateur du Centre national de presse Norbert Zongo; Me Guy Hervé Kam, porte-parole du mouvement «Balai Citoyen».

(1) Voir «Affaire Sankara, le gouvernement Hollande n’a pas tenu ses promesses!», blog de Bruno Jaffré, 12 mai 2017.

(2) Interview dans l’hebdomadaire Jeune Afrique, 24 septembre 2017.

(3) «Burkina: le mandat international contre François Compaoré est un “grand pas”», RFI, 29 juillet 2017.

Un collectif de personnalités civiles

Source : Libération, 15-10-2017

=================================================

Affaire Sankara, le gouvernement Hollande n’a pas tenu ses promesses !

Source : Le blog Mediapart, Bruno Jaffré, 12-05-2017

Plusieurs personnalités du régime avaient promis des avancées quant à la mise à disposition des archives. Le gouvernement va être dissout sans aucune réponse officielle. Malgré de nombreuses interventions y compris un courrier de Mariam Sankara à François Hollande que nous rendons public ci-dessous.

Affaire Sankara où en est-on ?

En novembre 2014, une puissante insurrection populaire balayait le régime de Blaise Compaoré. Elle avait suscité alors un immense espoir d’une vie meilleure mais aussi de justice. De nombreuses affaires restaient non élucidées et non jugées au Burkina, parmi lesquelles l’assassinat de Thomas Sankara.

Alors que toutes les procédures judiciaires au Burkina Faso avaient été rejetées ou bloquées sous le régime de Blaise Compaoré, l’une des premières promesses du gouvernement de la transition fut de rouvrir le dossier.Un juge militaire fut nommé courant mars 2015. Il se mit rapidement au travail.

En octobre 2016, les avocats de la famille Sankara révélaient les avancées de l’enquête lors d’une conférence de presse. Quatorze personnes sont inculpées : Gilbert Diendéré, ancien chef du régiment de sécurité présidentielle, véritable numéro 2 du régime de Blaise Compaoré et auteur du coup d’Etat manqué de septembre 2015, un ancien journaliste, Gabriel Tamini, et le médecin militaire Diébré Alidou. Ce dernier avait signé le certificat de décès avec la mention « mort de mort naturelle ». Les autres sont pour la plupart des militaires membres du commando qui ont, par la suite, intégré le régiment de sécurité présidentielle sous les ordres de Gilbert Diendéré. Deux mandats d’arrêt ont par ailleurs été lancés accompagnés de demandes d’extraction pour Blaise Compaoré, réfugié en Côte d’Ivoire et pour Hyacinthe Kafando, le chef présumé du commando en fuite (voir https://blogs.mediapart.fr/bruno-jaffre/blog/131016/affaire-sankara-le-juge-dinstruction-demande-la-france-la-levee-du-secret-defense).

Le juge semble donc avoir bouclé l’enquête sur ce qui s’est passé le 15 octobre 1987 dans l’enceinte du Conseil de l’Entente où Thomas Sankara et ses compagnons ont été assassinés.

Le juge burkinabé lance une commission rogatoire et demande la levée du secret défense

Les avocats révélaient aussi que le juge burkinabè François Yaméogo souhaitait poursuivre ses investigations hors du Burkina, notamment sur une éventuelle participation de la France à un complot international.

C’est ainsi qu’on apprenait le lancement d’une demande de commission rogatoire et de la levée du secret défense. Il s’agit en réalité de demander la coopération de la France pour, la nomination d’un juge français chargé de poursuivre l’enquête en France en collaboration avec le juge Burkinabè.

Cette demande est exécutée dans le cadre des accords de coopération signés le 24 avril 1961, notamment le chapitre 1er intitulé « transmission et l’exécution des commission rogatoires » » du Titre II dénommé « entraide judiciaire » concernant la coopération en matière de justice. L’article 3 stipule: « Les commissions rogatoires, tant en matière civile, et commerciale, qu’en matière pénale et administrative, sont transmises par la voie diplomatique pour être exécutées par les autorités judiciaires de l’État requis » mais l’article 4 précise : « L’État requis pourra refuser d’exécuter une commission rogatoire si celle-ci n’est pas de sa compétence ou si elle est de nature à porter atteinte à la souveraineté, à la sécurité ou à l’ordre public dudit État ». Notons ici qu’il s’agit donc bien de décision politique.

Précisons encore que la levée du secret défense ne peut être acceptée si elle émane d’un pays étranger. Mais l’acceptation de la commission rogatoire, permettrait donc via le juge français, de faire cette demande et qu’elle soit traitée.

Le réseau international Justice pour Sankara justice pour l’Afrique s’est empressé de tenter de médiatiser cette information en publiant un communiqué de presse (voir https://blogs.mediapart.fr/bruno-jaffre/blog/131116/affaire-sankara-la-france-doit-accepter-la-levee-du-secret-defense-sans-tarder) et relançait sa pétition (voir http://thomassankara.net/petition-louverture-dune-enquete-parlementaire-parlement-francais-conditions-de-lassassinat-president-thomas-sankara-de-compagnons-4469/)

Mariam Sankara écrit à François Hollande en février 2017

Sans nouvelle sur la suite donnée à la demande du juge, Mariam Sankara écrivait à François Hollande 1er février 2017 pour solliciter son « soutien et permettre à la justice burkinabè d’avancer dans l’examen du dossier de l’assassinat de Thomas Sankara, mon défunt époux ». Après avoir rappelé toutes les démarches déjà entreprises, elle écrit : « La poursuite des enquêtes m’oblige à revenir vers vous afin que vous interveniez pour que soient acceptées, la demande d’une commission rogatoire en France et la levée du secret défense sur l’assassinat du Président Thomas Sankara, comme vient de le demander le juge François Yaméogo ».

La réponse intervient, le 20 mars 2017, par la voie du Chef de Cabinet du ministère des affaires étrangères, M. Yann Delaunay. Il indique : « En vertu de la séparation des pouvoirs, le ministère des Affaires étrangères et du Développement international ne peut intervenir auprès de l’autorité judiciaire dans le cadre d’une affaire en cours, ce qui ne permet pas de vous informer sur l’état d’avancement de la demande ». Il ajoute cependant plus loin : « Soyez assurée que les ministères qui seraient sollicités dans le cadre de la procédure judiciaire y coopéreront pleinement par la mise à disposition des documents demandés et moyennant, pour les pièces qui l’exigeraient, la mise en œuvre de la procédure légale en matière de déclassification ».

Nouvelle promesse de Claude Bartolone lors de sa visite au Burkina en mars 2017

Le Président de l’Assemblée nationale, M. Bartolone, en visite officielle au Burkina Faso du 22 au 24 mars 2017 est questionné sur cette affaire dès son arrivée à l’aéroport. Il répond « Je vous le dis, nous sommes pour que la justice française réponde à toutes les demandes qui émaneront de la justice du Burkina Faso, afin qu’il ne puisse pas subsister le moindre doute sur les relations qui doivent exister entre les deux pays. La justice doit donc faire son travail et la vérité triompher. » (source http://www.lobservateur.bf/index.php/editorial/item/6195-assassinat-de-thomas-sankara-la-france-se-doit-de-repondre-claude-bartolone-president-de-l-assemblee-nationale-francaise). La promesse semble très claire !

Il continue cependant à nier la participation française lors du même séjour : « Si chaque fois qu’il y avait un assassinat dans le monde, on devait mettre ça sur le dos des gouvernants qui sont au pouvoir… Pour nous, soyons clairs, en tant que députés, français, socialistes, nous n’avons rien à voir avec cette affaire qui concerne le Burkina. Mais, s’il y a des demandes de la justice burkinabè vis-à-vis de la justice française pour la communication d’un certain nombre de pièces qui permettent au Burkina de faire toute la transparence avec son histoire, nous n’y voyons que des avantages. » (voir http://www.aujourd8.net/index.php/sante/8-a-la-une/3089-claudebartoloododododoldlclaudoeodddddldllddd).

Ajoutons que Bartolone était accompagné de François Loncle, le président du groupe d’amitiés franco-burkinabè à l’assemblée nationale française à qui nous avons consacré un chapitre intutilé François Loncle, le digne successeur de Guy Penne (voir https://blogs.mediapart.fr/bruno-jaffre/blog/110915/affaire-sankara-claude-bartolone-place-la-france-en-retard-sur-le-burkina).

Précisons que M. François Loncle a soutenu Emmanuel Macron, ce qui ne présage rien de bon pour les rapports qu’entretiendra le nouveau gouvernement avec l’Afrique et pour la gestion de l’affaire Sankara.

Un courrier de Pouria Amirshahi à Hollande rendu public

Monsieur Pouria Amirshahi est député des français de l’étranger dans une circonscription qui comporte le Burkina Faso. Il est par ailleurs secrétaire de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale. On peut deviner, sans grand risque de se tromper, qu’il était donc au courant du voyage de M. Bartolone.

Le 15 Mars 2017, soit une semaine avant, il écrit un courrier à François Hollande, (voir à http://www.pouriaamirshahi.fr/2017/03/18/affaire-sankara-je-demande-louverture-des-archives-francaises/) qu’il se charge de médiatiser. Il écrit : « L’articulation entre la sûreté de l’Etat, le droit au respect de la vie privée et la possibilité pour la société de se saisir des enjeux historiques est une question majeure dans un pays démocratique. Cet équilibre doit être trouvé afin que les historiens soient en mesure de faire le travail et assurer ainsi que l’écriture de l’Histoire ne soit pas instrumentalisée par les enjeux politiciens . Je vous demande donc par la présente d’ouvrir les archives nationales concernant l’assassinat de Thomas Sankara ». Il tient une promesse qu’il nous avait faite il y a 4 ans !

En effet, nous avions approché M. Pouria Amirshahi, lors du dépôt de la première demande d’enquête parlementaire en 2013.Il n’avait pas alors voulu nous rencontrer mais nous avait cependant fait dire, via ses attachés parlementaires, qu’il ne s’associerait pas à la demande d’enquête parlementaire. Et il nous avait alors promis qu’il demanderait l’ouverture des archives diplomatiques. (voir à http://thomassankara.net/demande-denquete-parlementaire-sur-lassassinat-du-president-thomas-sankara-compte-rendu-de-la-conference-de-presse-a-lassemblee-nationale-le-13-fevrier-2013-avec-video/). Pourquoi avoir attendu si longtemps ?

Et les termes sont-ils suffisamment précis, compte tenu de l’état d’avancement de la recherche d’archives?

Un historien, M. Vincent Hiribarren, a déjà sollicité une dérogation pour avoir accès aux « archives nationales ». Il a pu recevoir un premier inventaire et avait pu consulter certains documents. D’autres lui sont interdits d’accès comme on le lui a signifé. Dans un article du Monde il écrit : « … seuls les documents de la présidence française pour cette période ont été versés, ce qui veut dire que toute demande de dérogation ne peut porter que sur les archives de François Mitterrand. Pour le ministère de la défense et celui des affaires étrangères ou de la coopération, ces documents ne sont tout simplement pas consultables. Il en va de même pour les archives de Jacques Chirac qui était alors premier ministre. » Il ajoute : « Quant aux documents que j’ai pu lire, le résultat est décevant : après des démarches qui ont pris un an et demi, les archives ne contenaient que des miettes d’histoireet absolument rien de concret ». (voir http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/03/13/ouvrons-les-archives-sur-le-meurtre-de-thomas-sankara_5093727_3212.html)

D’autres démarches dans la dernière période

Plusieurs démarches ont été effectuées ces derniers mois pour appuyer les demandes du juge burkinabè, face à l’absence de réponse officielle :

Le 27 janvier 2017 le réseau international « Justice pour Sankara justice pour l’Afrique » écrivait à tous les députés et sénateurs leur demandant de soutenir la demande du juge burkinabè auprès des autorités françaises (voir à http://thomassankara.net/initiatives-menees-cadre-de-campagne-justice-thomas-sankara-justice-lafrique-annee-2017/)

Le 8 mars 2017, le sénateur communiste Michel Billout questionnait le gouvernement sur la réponse à la commission rogatoire et la demande de levée du secret du juge burkinabè (voir à http://michelbillout.fr/activite-des-senateurs/les-questions-au-gouvernement/article/assassinat-de-thomas-sankara )

Le 2 avril 2017. Le Réseau « Justice pour Sankara justice pour l’Afrique » et des familles de victimes et leurs soutiens rendaient publique une adresse aux candidats aux présidentielles et législatives françaises sous le titre « secret défense ou déraison d’État ». On peut y lire : « Il est de notre responsabilité de citoyen d’empêcher que la raison d’état et son paravent « le secret défense» ne servent trop souvent à voiler les dérives, voire les turpitudes des services et responsables de la Nation. Aucun des cas cités ne met en danger la sécurité de l’état et l’autocontrôle instauré depuis 1998 par une commission administrative est notoirement lacunaire et contraire aux engagements européens de la France ». Et plus loin « Ensemble nous leur demandons de s’engager pour que non seulement dans ces dossiers le secret défense n’entrave plus la justice et la vérité mais qu’en outre il s’engage sur le nécessaire contrôle par une juridiction indépendante de la notion et de l’usage du Secret Défense. » (voir http://thomassankara.net/secret-defense-deraison-detat-adresse-aux-candidats-aux-elections-presidentielles-legislatives-francaises-de-2017/). Cette initiative fait suite à la table ronde sur le thème « Secret défense contre la vérité et la justice » dont nous avons rendu compte ici (voir https://blogs.mediapart.fr/bruno-jaffre/blog/270317/le-secret-defense-contre-la-verite-et-la-justice ). Malheureusement peu de réponses sont parvenues, et pas de l’équipe d’Emmanuel Macron.

Des promesses… mais aucune réponse officielle alors que le gouvernement Hollande va être dissout !

L’affaire Sankara, s’est donc maintenant déportée en France, comme le montre ces quelques exemples. Ce sont bien des autorités politiques qui gèrent le dossier comme nous l’avons montré plus haut. Les demandes sont transmises par la voie diplomatique. Le gouvernement peut refuser. Et les promesses dont nous avons rendu compte proviennent bien de personnalités politiques, le Président de l’Assemblée nationale et le chef de cabinet du ministère des affaires étrangères.

Voilà déjà huit mois que la commission rogatoire a été demandée avec la demande de levée du secret défense. Le gouvernement Hollande est sur le départ, les cartons sont sans doute déjà bouclés. Aucune réponse officielle n’a encore été donnée à la demande du juge burkinabè François Yaméogo.

Que se passe-t-il ? Huit mois, ce temps est-il insuffisant pour traiter ce dossier et en apporter une réponse ? Que dire de ces promesses ? Les ministres vont changer et le Chef de cabinet auteur de la lettre aussi. Le nouveau gouvernement comprendra beaucoup de néophytes et de nouveaux décideurs qui vont vouloir reprendre le dossier au début.

Force est de reconnaître que cela ressemble à une dérobade n’en déplaisent à M. Bartolone qui déclare « soyons clairs, en tant que députés, français, socialistes, nous n’avons rien à voir avec cette affaire qui concerne le Burkina », renouvelant ce qu’il avait déclaré pour refuser la demande d’enquête parlementaire sur l’assassinat de Thomas Sankara (voir https://blogs.mediapart.fr/bruno-jaffre/blog/110915/affaire-sankara-claude-bartolone-place-la-france-en-retard-sur-le-burkina). Une telle attitude ne va faire que conforter les soupçons qui concernent François Mitterrand et son entourage. Sans pour autant dédouaner ceux concernant l’entourage de Jacques Chirac, qui rappelons-le, lors de son arrivée comme premier ministre de la cohabitation l’été 1986, avait rappelé aux affaires africaines Jacques Foccart, le créateur de la Françafrique.

Bruno Jaffré

Source : Le blog Mediapart, Bruno Jaffré, 12-05-2017

Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s’arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]

Une réponse à Trente ans après Sankara, la France doit poser des actes

  1. Fritz Le 26 octobre 2017 à 05h33

    Afficher/Masquer

    Tiens ? Je croyais que les responsables et complices de l’assassinat de Thomas Sankara, qu’il soient burkinabés ou français, avaient déjà été jugés par la CPI.
    Hmmm…

     

  2. https://www.les-crises.fr/trente-ans-apres-sankara-la-france-doit-poser-des-actes/

A Riyad, les annonces fracassantes du prince «MBS »

A Riyad, les annonces fracassantes du prince «MBS »

Isabelle Couet Le 25/10 à 11:39

image:

Le prince Mohammed ben Salmane directrice générale Fonds monétaire international  lors conférence « Future Investment Initiative »  accueille 2.500 participants Ryad. 

Le prince Mohammed ben Salmane et la directrice générale du Fonds monétaire international  lors de la conférence « Future Investment Initiative »  qui accueille 2.500 participants à Ryad.  – AFP

+ VIDEO. Le gratin des affaires s’est déplacé à Riyad pour une conférence exceptionnelle. L’Arabie va doubler son fonds d’investissement à 400 milliards de dollars.

La terre tremble au pays des Saoud. A l’origine de ces secousses, les rêves fous de Mohammed Ben Salmane. Le trentenaire, qui pourrait prochainement accéder au trône, a envoûté les patrons et investisseurs internationaux réunis trois jours à Riyad. Lors de la conférence organisée du 24 au 27 octobre par le gigantesque fonds souverain, sous le nom de « Future Investment Initiative », le prince réformateur a fait des annonces fracassantes.

« MBS », comme on le surnomme, a annoncé la création d’une  zone économique futuriste au bord de la Mer Rouge. Une cité, qui s’étendra sur 26.500 km2, touchant la Jordanie et l’Egypte, où les énergies seront entièrement renouvelables. Sur les images défilant sur les trois écrans entourant la scène de ce « Davos » saoudien, des simulations presque dignes d’un film de science-fiction ont donné le vertige aux 3.000 participants à l’événement.

Vidéo : ‘Neom’, le projet à 500 milliards de dollars de l’Arabie saoudite

https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01870326/zone/1/showtitle/1/src/vqp8pqNeom, le nom choisi pour cette ville de l’avenir, mettra à profit le soleil et le vent, abondants dans cette région du monde. Ce lieu sorti du sable sera aussi un modèle de technologie. Le patron de SoftBank, qui a déjà visité le site, confirme. « Ce sera une ville où les robots seront plus nombreux que les humains ». Transport sans chauffeur, drones avec passagers, internet accessible comme l’air, biotechnologies… tous les ingrédients de la modernité y seront concentrés. Sans oublier une dimension chère à MBS : le divertissement, qui sera l’un des piliers économiques de la zone.

Gros impact sur l’économie

Le méga-projet qui s’inscrit dans la lignée du plan de transformation de l’Arabie saoudite « Vision 2030 », est estimé à 500 milliards de dollars d’investissement sur plusieurs années. Le Royaume et le Public Investment Fund (PIF) y participeront largement. Le fonds souverain a notamment annoncé que ses encours dépasseront 400 milliards de dollars d’ici à 2020. Une trentaine d’initiatives vont être lancées pour doubler les actifs (230 milliards actuellement), dont la participation au financement de Neom. Cela devrait contribuer à créer 20.000 emplois directs, en plus de 256.000 dans le secteur de la construction, et augmenter la contribution du fonds au PIB de 4,4% à 6,3%. A long terme, les actifs du PIF devraient s’élever à 2.000 milliards de dollars.

Le prince a aussi appelé les investisseurs du monde entier à participer. Pour les convaincre, le japonais SoftBank a indiqué avoir signé un accord avec la compagnie électrique saoudienne dans le solaire. Autres arguments : Klaus Kleinfeld, l’ancien patron d’Alcoa, dirigera le projet Neom. Enfin la réglementation répondra aux besoins des milieux d’affaires, avec un fort degré d’autonomie par rapport au pouvoir central, promet MBS.

« On vient de voir bienvenue à Gattaca », ironise un dirigeant français. Un important investisseur met en garde. Il se souvient de l’échec d’un précédent projet, qui s’est avéré utopique. Les investisseurs exigeront donc beaucoup plus d’informations concrètes avant de signer des chèques. D’ailleurs, comme le souligne un gérant de hedge fund venu spécialement à Riyad pour l’événement, « tous les participants sont en fait venus ici pour lever des fonds ».

C’est finalement sur un autre terrain que le discours de Mohammed ben Salmane a le plus été salué : celui de la religion. « Il faut revenir à ce qu’était l’Arabie saoudite d’il y a plusieurs décennies et renouer avec un islam modéré, ouvert sur les autres religions ». Sous un tonnerre d’applaudissements, MBS a juré vouloir « éradiquer ce qu’il reste d’extrêmisme « . Des paroles que personne n’attendait et qui ont aussi séduit les nombreux Saoudiens et Saoudiennes présents sous les dorures et le marbre du Ritz Carlton. Hommes et femmes étaient d’ailleurs mélangés, comme pour prouver que la transformation de la société n’est pas qu’un doux rêve.

Isabelle Couet, à Riyad

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/030783468236-ryad-va-doubler-son-fonds-dinvestissement-a-400-milliards-de-dollars-2125086.php#cgvH1WwllDpUUWoW.99

Poutintin au pays de l’or bleu

Poutintin au pays de l’or bleu

26 Octobre 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Russie, #Gaz, #Chine, #Europe

S’il est un domaine où le Deep State impérial doit s’arracher encore plus de cheveux qu’ailleurs, c’est bien le Grand jeu énergétique eurasien. Il aura pourtant tout essayé afin d’isoler la Russie mais rien n’y a fait : en joueur d’échecs chevronné, le tsar des pipelines a contré tous les coups, inventant de nouvelles défenses, contre-attaquant là où on ne l’attendait pas.

Comme nous l’annoncions en avril, Gazprom est en pleine bourre et en passe de battre tous ses records de production et d’exportation. Du 1er janvier au 15 octobre 2017, les livraisons d’or bleu vers l’Allemagne ont bondi de 9.7%, vers l’Autriche de 48.3%, vers la République tchèque de 27.5%… La Turquie sultanesque n’est pas en reste, dont les importations atteindront cette année un plus haut historique. Ce alors que le Nord Stream II et le Turk Stream ne sont pas encore en service.

Guère étonnant dans ces conditions que les néo-cons US fassent grise mine et aient tenté, par un nouveau train de sanctions l’été dernier, de ralentir l’inexorable montée en puissance de l’ours sur le Vieux continent, ce qui ne trompe personne (Vladimirovitch reste très mesuré dans ses propos, n’entrant pas dans les détails des implications stratégiques). Mais comme le reconnaît avec mauvaise grâce la presstituée occidentale, il n’y a tout simplement pas d’alternative au gaz russe.

Le pipeline qatari ne passera jamais par la Syrie, le GNL américain est hors de prix et l’or bleu azéri-turkmène reste toujours aussi fantomatique, ce qui ne surprendra pas le fidèle lecteur de nos Chroniques :

Qu’avons-nous répété à de nombreuses reprises à propos de la chimère du gaz azéri ? Selon le merveilleux monde de l’île aux enfants médiatique influencé par qui on sait, il est censé permettre à la ménagère européenne de moins de 50 ans d’échapper à l’invasion gazière de l’horrible ours russe.

Seul hic, l’Azerbaïdjan en a tellement peu que sa compagnie nationale, la SOCAR, a officiellement demandé à Gazprom de lui en fournir pour 5 Mds de m3 par an. Pendant ce temps, les europloucs continuent de prétendre croire, contraints et forcés, aux promesses américaines d’un corridor caspien vide de sens… et de gaz.

Les vassaux geignards de l’empire ne savent plus à quel saint se vouer. Notons la schizophrénie clinique de la Pologne qui :

  1. refuse le Nord Stream II car le gazoduc la court-circuitera totalement.
  2. a également refusé un deuxième gazoduc passant par son territoire via la Biélorussie et susceptible de lui rapporter de copieux royalties.

Quand on préfère se tirer une balle dans le pied dans le seul but de ne pas « consommer russe », on mesure le degré pathologique de la chose…

De l’autre côté de l’échiquier eurasiatique, le Force de Sibérie, Sila Sibiri pour les intimes, est en bonne voie. Rappelons que ce chantier pharaonique au coeur de la taïga sibérienne fait suite au contrat du siècle de 400 Mds d’équivalents dollars signé en 2014 entre Gazprom et le chinois CNPC. Plus de mille kilomètres de tubes ont maintenant été posés et l’or bleu devrait commencer à s’engloutir comme prévu en 2019.

L’intégration énergétique du continent-monde se met chaque jour un peu plus en place et l’empire maritime n’en peut mais…

 

Publicités

Revue de presse nationale et internationale.

Publicités