Vidéo. J-F Gayraud Terrorisme et crime organisé. Les hybrides : nouvelle perception stratégique

Vidéo. J-F Gayraud Terrorisme et crime organisé. Les hybrides : nouvelle perception stratégique

Par Fabien HERBERT, Jean-François GAYRAUD, Pierre VERLUISE, Selma MIHOUBI, le 9 février 2018  Imprimer l'article  lecture optimisée  Télécharger l'article au format PDF

Haut fonctionnaire de la police nationale, J-F Gayraud est l’auteur de « Théorie des Hybrides. Terrorisme et crime organisé », préface de Jacques de Saint Victor, Paris, CNRS édition. Entretien réalisé à l’occasion des VIIIe Assises Nationales de la Recherche Stratégique organisées par le CSFRS. Propos recueillis par Pierre Verluise, fondateur du Diploweb.com. Images et son Selma Mihoubi et Fabien Herbert. Montage Fabien Herbert pour Diploweb.

Cet entretien avec J-F Gayraud permet de prendre la mesure d’une des grandes nouveautés du monde post-Guerre froide : l’hybridation du terrorisme et du crime organisé. Un propos très riche et précis, très accessible. (4 minutes)

QUESTIONS :
. Qu’appelez-vous « l’hybridation » ?
. Quelles sont les idées fausses sur la question des « hybrides » ?
. Qu’en est-il de « l’hybridation » des djihadistes ?

Cette vidéo peut facilement être diffusée en classe ou en amphi pour illustrer un cours ou un débat.

https://www.diploweb.com/Video-J-F-Gayraud-Terrorisme-et-crime-organise-Les-hybrides-nouvelle-perception-strategique.html

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Israël: l’ambassadeur américain lance une rare attaque contre le Haaretz

Israël: l’ambassadeur américain lance une rare attaque contre le Haaretz

Jérusalem – L’ambassadeur des Etats-Unis en Israël s’en est pris vivement vendredi au quotidien Haaretz en se demandant s’il avait perdu « tout sens de la décence », après la parution d’une tribune au vitriol contre le diplomate.

La querelle qui a donné lieu à cette attaque rarissime met aux prises David Friedman, connu pour son soutien à la colonisation, et un quotidien de gauche opposé à l’occupation des Territoires palestiniens.

La controverse trouve ses origines dans l’assassinat d’un rabbin de la colonie d’Har Bracha lundi en Cisjordanie occupée.

Dans un tweet publié mardi, M. Friedman disait avoir offert il y a vingt ans une ambulance à la colonie d’Har Bracha, mais se désolait de voir cette semaine une femme et quatre enfants en deuil et des « dirigeants palestiniens (qui) chantent les louanges du meurtrier ».

Jeudi, le Haaretz publiait une tribune de l’une de ses signatures, Gideon Levy, rudoyant M. Friedman, « l’ambassadeur ami de l’occupation ».

« Les Etats-Unis ont le droit de nommer un ambassadeur qui croit en la nécessité d’encourager et de financer les crimes de guerre et les violations du droit international », dit M. Levy, connu pour ses écrits sur les affres de l’occupation et dénigré par ses détracteurs comme un propagandiste des radicaux palestiniens.

M. Levy persifle sur le fait que la bande de Gaza, territoire sous blocus israélien, aurait plus besoin qu’Har Bracha d’une ambulance. Il affirme à quel point des colonies comme Har Bracha, profondément à l’intérieur de la Cisjordanie, rendent impossible la création d’un Etat palestinien et de la paix.

« Avec ou sans l’ambulance de Friedman, Har Bracha (littéralement +la Montagne de la bénédiction+) est une montagne de malédictions », dit M. Levy.

« Qu’arrive-t-il au Haaretz ? », a réagi M. Friedman vendredi sur Twitter, « quatre enfants portent le deuil de leur père assassiné et voilà que cette publication parle de leur communauté comme d’une +montagne de malédictions+. Est-ce qu’ils ont perdu tout sens de la décence ? »

Moment très fort

M. Friedman, qui était l’avocat du président Donald Trump, a pris ses fonctions en mai 2017, précédé par ses positions controversées en faveur de la colonisation. Il a depuis continué à ulcérer les Palestiniens et à régaler les colons en parlant de « prétendue occupation » des Territoires ou en déclarant qu’Israël occupait « seulement 2% de la Cisjordanie ».

La colonisation est illégale au regard du droit international.

Le patron du Haaretz, Amos Schocken, a donné raison à Gideon Levy sur Twitter en s’adressant directement à l’ambassadeur: « Aussi longtemps que la politique d’Israël – que votre gouvernement et vous-même soutenez – consistera à faire barrage au processus de paix, à annexer de fait les Territoires, à perpétuer l’apartheid, à combattre le terrorisme tout en acceptant d’en payer le prix, les rituels de deuil se poursuivront ».

M. Schocken fait référence au soutien sans faille manifesté à Israël par l’administration Trump, qui a culminé le 6 décembre avec la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Devant ce qu’elle considère comme un parti pris outrancièrement pro-israélien, l’Autorité palestinienne a pris la décision exceptionnelle de suspendre les contacts avec les officiels américains.

Le président Donald Trump a défendu l’annonce du 6 décembre dans un entretien accordé au quotidien israélien Israel Hayom, favorable au Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Interrogé sur les moments les plus mémorables de sa première année de présidence, M. Trump répond que la décision sur « Jérusalem était un moment très fort ». Cependant, « je pense que les deux parties (israéliennes et palestiniennes) devront faire des compromis difficiles pour parvenir à un accord de paix », ajoute-t-il.

(©AFP / 09 février 2018 13h45)

https://www.romandie.com/news/Israel-l-ambassadeur-americain-lance-une-rare-attaque-contre-le-Haaretz_RP/889055.rom

Reprendre le contrôle des zones de non-droit

Reprendre le contrôle des zones de non-droit

Reprendre le contrôle des zones de non-droit

Par Ligne droite, rassemblement de Français engagés pour une droite nouvelle ♦ Parmi les nombreuses formes que prend l’insécurité dans notre pays, les cités sensibles sont sans doute les plus préoccupantes en raison de l’accumulation des actes délictueux ou criminels qui y sont commis, mais aussi parce que c’est clairement l’autorité, voire la souveraineté, de l’État français qui y sont bafouées. Aussi Ligne droite estime-t-elle indispensable que notre nation reprenne le contrôle des zones de non-droit.


Les lois de la République bafouées

Dans ces quartiers qui portent bien leur nom, les lois de la République n’y sont en effet plus appliquées. Et pour cause, les services de l’État n’y pénètrent plus que très difficilement. La police, quand elle doit s’y aventurer, y entre en force. Les pompiers et autres services publics voient leurs véhicules régulièrement caillassés. Même les médecins y sont parfois agressés.
Autant dire, dans ces conditions, que les voyous y règnent en maîtres. Ainsi le trafic de drogue dispose au sein de ces cités d’un terrain privilégié pour s’y développer presque au grand jour. Les bandes y sont nombreuses et agressives et la grande criminalité y trouve là ses appuis et ses auxiliaires. Quant aux habitants ordinaires, ils doivent subir des nuisances et des incivilités de toutes sortes ainsi que des vols et des agressions qui rendent leur vie quotidienne particulièrement éprouvante.
Les femmes qui ne respectent pas la tenue musulmane traditionnelle sont par ailleurs soumises à un harcèlement incessant. Car, dans la plupart de ces cités, l’islam est aussi très présent et, à bien des égards, très menaçant. Beaucoup de ces zones de non-droit ont pu être qualifiées par des experts de califats localisés, c’est-à-dire d’enclaves islamistes que les djihadistes et autres aspirants terroristes utilisent comme zone de refuge, de protection et de soutien, selon le modèle de Molenbeek, la commune tristement célèbre des environs de Bruxelles.

L’unité de la nation menacée

Aussi ces zones de non-droit posent-elles un problème majeur. La République ne peut en effet pas tolérer que des portions de son territoire ne soient plus soumises à ses lois. L’accepter, ce serait d’abord faire l’aveu d’une faiblesse honteuse qui ne pourrait qu’inciter les voyous à aller toujours plus loin dans le défi aux autorités. Mais ce serait aussi remettre en cause le principe de l’unité de la République et s’engager sur la voie du communautarisme, voire de la partition de fait du territoire.

Des solutions qui ne règlent rien

Le Système l’a bien senti qui, au cours des dernières décennies, a tenté plusieurs initiatives pour esquisser des solutions au problème. Il y a eu la rénovation urbanistique consistant à détruire les tours pour bâtir des immeubles plus à l’échelle humaine. Mais, si ces opérations apportent en effet un mieux-être aux habitants les plus tranquilles, elles ne règlent nullement le problème des cités. Car celui-ci est lié aux racailles qui y résident et non aux murs qui les abritent. Nos gouvernants ont aussi imaginé de faire massivement appel à des animateurs en tout genre, relayés par des associations richement dotées et aidés de policiers de proximité. L’idée, qui est d’amadouer, d’éduquer et d’encadrer les voyous, a là aussi trouvé ses limites car, pourvoyeuse de beaucoup d’argent et de nombreux avantages, l’initiative a été en quelque sorte absorbée par le milieu des délinquants qui a pris ce qu’il y avait à prendre sans améliorer vraiment la situation.

Le pouvoir à l’État, pas aux mafieux

Ligne droite estime en conséquence que le moment est venu de changer de méthode et de recourir à l’autorité. Pour cela, les pouvoirs publics doivent comprendre qu’il s’agit pour les délinquants de ces quartiers d’une question de pouvoir et de rapport de force. Celui qui sera obéi est celui que l’on respecte parce qu’il est le plus fort et qu’il a de ce fait le pouvoir. Dès lors, la question est simple : qui a le pouvoir dans les cités : le mafieux, l’imam ou le préfet ? Pour rétablir l’autorité de l’État dans ces zones de non-droit, la seule solution est donc de lancer des actions de force pour y imposer à nouveau et durablement le pouvoir des représentants de l’État.

Des opérations de remise en ordre

Concrètement, l’idée consiste à effectuer des opérations spéciales de remise en ordre, au cours desquelles le quartier ciblé est investi par d’importantes forces de police qui s’y installent à demeure et en contrôlent les entrées et les sorties. Présentes au moins pendant trois mois, elles ont pour mission de permettre à tous les services de l’État de normaliser la situation. Les clandestins et les délinquants étrangers sont interpellés et aussitôt expulsés. Les trafiquants sont arrêtés et incarcérés. Des fouilles systématiques sont effectuées pour y découvrir les caches et saisir la drogue et les armes. Les fauteurs de trouble sont mis à l’écart et les étrangers parmi eux voient leur permis de séjour supprimé. Les familles indésirables sont reléguées hors de la cité. La liste des locataires est revue pour, le cas échéant, rééquilibrer la population des résidents en offrant des logements à des familles sans histoire au détriment des locataires à problèmes.

Une aide pour les quartiers apaisés

À l’issue de l’opération, le quartier est confié à un réseau serré de gardiens appartenant à un corps supervisé par l’État et recrutés parmi les jeunes retraités sous-officiers de l’armée. Formés à gérer les situations à risque par des méthodes psychologiques ou par le recours à la force, ces gardiens qui seraient présents nuit et jour auraient pour mission de gérer les incivilités et d’éviter que les trafics ne se reconstituent. Ils seraient au quotidien les représentants permanents de la puissance publique. Une fois apaisés, les quartiers en question pourraient alors bénéficier d’une assistance sociale privilégiée chargée d’aider les jeunes à trouver une formation ou un emploi, à favoriser l’animation de la vie locale et à susciter l’intégration à la nation française.

Une loi d’exception

L’opération de reprise en main des cités serait légalement encadrée par une loi spéciale dérogatoire du droit commun. La situation étant exceptionnelle, elle justifierait en effet des mesures hors normes. Les cités seraient ainsi prises en charge les unes après les autres et gageons que ces manifestations d’autorité contribueraient progressivement à rétablir sur le terrain le rapport de force légitime, celui grâce auquel ce sont les voyous qui ont peur de la police et non l’inverse.

Ligne droite
08/02/2018

Crédit photo : Les Ulis – Jerzil [CC BY-SA 2.0], via Flickr

https://www.polemia.com/reprendre-le-controle-des-zones-de-non-droit/

A400M : Airbus a peut-être mis fin à son cauchemar financier

A400M : Airbus a peut-être mis fin à son cauchemar financier

Par Michel CABIROL  |   |  435  mots
Airbus devrait livrer 16 A400M (15 + 1 appareil non livré fin 2017 à l'Allemagne) en 2018 et 11 en 2019
Airbus devrait livrer 16 A400M (15 + 1 appareil non livré fin 2017 à l’Allemagne) en 2018 et 11 en 2019 (Crédits : Pascal Rossignol)
Airbus a signé une déclaration d’intention avec les sept pays européens pour la signature d’un avenant au contrat qui va réduire les risques techniques et financiers du programme A400M.

Airbus a-t-il enfin tiré un trait sur son cauchemar financier. Même si la prudence reste encore de rigueur, le constructeur européen a peut-être arraché un accord aux pays clients de lancement de l’A400M pour se sortir de ce piège financier. Il doit annoncer jeudi prochain (15 février) de nouvelles provisions au titre de ce programme. « Une augmentation des provisions pour contrats déficitaires relatives au programme est à l’étude pour les résultats de l’exercice 2017 qui seront publiés le 15 février 2018 », a indiqué Airbus dans un communiqué publié mercredi. Une nouvelle charge de 1,2 milliard d’euros avait été annoncée il y a un an par Airbus.

« Nous avons désormais la possibilité de stopper ou tout au moins de réduire l’hémorragie et de livrer les capacités dont ont besoin nos clients », a observé le président exécutif d’Airbus, Tom Enders, cité dans le communiqué.

En tout cas, Airbus, qui avait appelé en février 2017 à engager des discussions en vue de redéfinir le cadre contractuel de l’A400M, a d’ores et déjà signé une déclaration d’intention avec les sept pays européens (Allemagne, France, Royaume-Uni, Espagne, Turquie, Belgique, Luxembourg). L’accord définit le cadre d’un avenant au contrat mutuellement engageant, qui devrait être finalisé en 2018. « Ce jalon va permettre de rendre plus robuste et fiable l’exécution du programme, en réduisant les risques techniques et financiers », a expliqué Airbus dans un communiqué.

« Finalisée aujourd’hui (mercredi 7 février, ndlr), cette déclaration d’intention est une avancée importante vers la signature en 2018 d’un accord contractuel définitif avec l’OCCAR et les nations clientes de lancement, en vue de réduire les risques et d’assurer l’avenir du programme », a précisé Airbus.

Un plan de livraison remanié

L’organisation européenne de coopération en matière d’armement OCCAR, qui gère le programme A400M pour le compte des sept pays, les nations clientes et Airbus ont ainsi convenu de modifier certains éléments contractuels, dont un plan de livraison remanié ainsi qu’une feuille de route pour le développement et la qualification des capacités militaires finales de l’A400M.

Le programme A400M comprend sept standards (batch) pour arriver à sa version définitive avec toutes les capacités tactiques en 2020, voire 2021. La solution définitive du TP400 avec sa nouvelle boite de transmission de puissance (Propeller Gear Box ou PGB) devrait être certifiée dans le courant du premier trimestre 2018, explique-t-on à La Tribune. Après avoir livré 19 appareils en 2017, Airbus devrait en livrer 16 (15 + 1 appareil non livré fin 2017 à l’Allemagne) en 2018 et 11 en 2019.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/a400m-airbus-a-peut-etre-mis-fin-a-son-cauchemar-financier-767706.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180208

Stéphanie Gibaud réagit au maintien du mandat d’arrêt contre Assange et dénonce les pleins pouvoirs de l’oligarchie

La lanceuse d’alerte française, Stéphanie Gibaud, commente le maintien du mandat d’arrêt contre Julian Assange par le Royaume-uni. Elle déplore que seuls les escrocs réussissent et cumulent les bonnes places et que l’honnêteté soit un handicap dans nos prétendues démocraties où les oligarques [les gens qui cumulent richesse et pouvoir] se serrent les coudes. Stéphanie Gibaud avait refusé d’être complice du trafic d’évasion fiscale de la banque UBS où elle travaillait et qui, en dénonçant ce trafic a fait rentrer entre 13 et 19 milliards dans les caisses de l’État et a ainsi fait stopper les évasions fiscales qui auraient du se poursuivre depuis. Son témoignage lui a valu de perdre son emploi et de ne jamais plus en retrouver depuis.

L’évasion fiscale est un privilège de riches

L’évasion fiscale est un privilège que seuls les très riches peuvent se payer, ce qui augmente d’autant leur richesse. Les pauvres, eux, sont traqués par le fisc et subissent des contrôles fiscaux d’une dureté incroyable. Qui sait qu’un petit ou moyen entrepreneur [souvent déclaré en nom propre] qui subit un contrôle fiscal est tenu de recevoir et d’installer confortablement durant 3 mois un contrôleur dans ses locaux, souvent à la vue des clients, lui fournissant au fur et à mesure tous les documents qu’il réclame, tout en essayant de continuer à faire fonctionner son entreprise durant ce temps-là. Il suffit de dénonciations anonymes pour qu’un petit ou moyen entrepreneur (commerçant, artisan, prestataire de services etc.) soit soumis à cela. Les dénonciations étant souvent le fait de concurrents jaloux.

Si un redressement fiscal est décidé à l’issue du contrôle fiscal, le petit entrepreneur doit immédiatement s’acquitter des sommes réclamées, même quand l’erreur est reconnue de bonne foi et même si elle est due à l’expert comptable. Il faut savoir qu’il y a une myriade de lois toujours plus complexes auxquelles sont soumises les entreprises, il n’y a donc rien d’étonnant que les chefs d’entreprise ne les maitrisent pas toujours toutes. Si celui-ci ne s’acquitte pas immédiatement des sommes auxquelles le redressement fiscal l’a condamné, son entreprise et tous ses biens sont mis immédiatement en liquidation [s’ils est déclaré en nom propre]. Si l’entreprise est une société, l’entreprise est liquidée. Si le fisc, par pure bonté d’âme, accorde un tout petit délai pour le paiement, alors il y aura des intérêts en plus de la condamnation et une pénalité. Ces contrôles fiscaux sont la cause de nombreuses fermetures d’entreprises en France, qui n’impactent pas seulement les chefs d’entreprise et leurs familles, mais aussi leurs employés qui se retrouvent au chômage. Comme ils sont généralement moins de 10 employés dans ces petites entreprises, leur sort n’intéresse personne.

La dictature fiscale n’est pas une vue de l’esprit 

Par contre lorsque l’administration fiscale est dans son tort, ce qui est fréquent, et qu’elle doit rendre des sommes indument prélevées pour n’avoir pas tenu compte des lois, elle a plusieurs mois pour donner sa réponse et très souvent, comme l’entreprise a fait la preuve que le fisc était dans son tort, il préfère garder le silence et ne pas répondre en toute illégalité en ne remboursant rien. L’entrepreneur n’a alors plus que la solution de porter plainte au tribunal et il lui faudra des années pour rentrer dans ses fonds, avec tous les frais de justice à assumer par-dessus le marcher. Si au bout de la procédure judiciaire le fisc est enfin condamné à verser les sommes qu’il doit depuis tout ce temps, il n’est alors tenu qu’à verser un intérêt légal sur les sommes dues, sans aucune pénalité en dépit du tort qu’il aura ainsi occasionné à l’entreprise et à ses employés. Souvent, entre-temps, ladite entreprise aura fermé pour cause de banqueroute ou pour éviter la banqueroute, faute d’avoir pu faire fructifier les sommes confisquées indument par le fisc. Loin d’en être impactée, dans le cas d’une entreprise qui aura du fermer avant d’avoir le résultat du procès, l’administration fiscale sera entièrement bénéficiaire parce qu’elle gardera toutes les sommes qu’elle lui devait. La dictature fiscale n’est pas une vue de l’esprit en France, d’autant plus qu’elle condamne sans passer par la case Justice.

Contrairement à Stéphanie Gibaud qui s’est attaqué à des oligarques des banques et de l’évasion fiscale et qui ne trouve plus de travail de ce fait, Les enquêteurs fiscaux, eux, sont intéressés aux sommes qu’ils font rentrer dans les caisses de l’État, ils ont donc intérêt à faire le plus de  redressements fiscaux qu’ils peuvent. Mais ils n’opèrent que sur le territoire national, et donc pas dans les paradis fiscaux où les gros capitalistes envoient leurs capitaux pour échapper au fisc. La banque USB dans laquelle travaillait Stéphanie Gibaud, organisait les évasions fiscales des gros capitalistes, il est fort probable qu’elle continue puisqu’elle a conservé ses employés véreux…

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Des renards responsables du poulailler des services de renseignements, par Ray McGovern

Source : Ray McGovern, Consortium News, 22-01-2018

Les récentes révélations de suppressions « par inadvertance » de données électroniques au FBI et à la NSA concernant des crimes présumés sont décrites comme une « erreur », mais les antécédents des agences de renseignement suggèrent une explication peut-être plus désagréable, explique Ray McGovern dans cet éditorial.

Ces derniers jours, nous avons appris que le FBI et l’Agence nationale de sécurité ont supprimé « par inadvertance » des messages électroniques relatifs aux délits signalés, mais persiste une fâcheuse réalité : personne au sein du FBI ou de la NSA n’est susceptible d’être tenu responsable de ces « erreurs ».

C’est une tradition vieille de 70 ans. Le manque actuel de responsabilisation est rendu possible par (1) la corruption au sommet des agences de renseignement ; (2) le secret commode derrière lequel leurs dirigeants se cachent ; (3) les tracasseries administratives et les failles structurelles du système ; (4) l’indulgence/complicité de la plupart des « médias grand public », et (5) les eunuques qui dirigent les comités de « contrôle » du Congrès, qui – l’histoire le montre – peuvent être intimidés par des menaces, y compris le chantage, comme l’ancien directeur du FBI J. Edgar Hoover.

On peut cependant parier sans risques que ni le FBI ni la NSA n’ont supprimé leurs dossiers sur les principaux dirigeants du Congrès – y compris la leader de la minorité démocrate à la Chambre des représentants Nancy Pelosi, qui s’enorgueillissait de son très long mandat à la tête de la Commission du renseignement de la Chambre des représentants, pour se plaindre plus tard « qu’ils [les responsables du renseignement] nous trompent tout le temps ».

En fait, Pelosi a été informé par la NSA et la CIA de toutes sortes de crimes, y compris la surveillance sans autorisation des citoyens américains, en violation du quatrième amendement, et la torture.

L’absence de responsabilisation en matière de renseignement a créé une sorte de tourbillon parfait, qui a permis des crimes et des méfaits moins graves commis sur ordre de ceux qui siègent au sommet de la communauté du renseignement. Alors que les rapports de presse indiquent que les commissions de contrôle du Congrès disposent désormais de preuves documentaires « explosives » – pas encore effacées – de ces crimes, il reste à voir si les commissions auront le courage de faire leur devoir en vertu de la loi.

Même s’ils essaient, il y a fort à parier qu’ils ne pourront pas beaucoup avancer, face à la vive résistance des chefs des agences de renseignement et à des « médias grand public » soumis et effrayés.

L’impressionnante Rosemary Woods

Ceux d’entre nous qui ont les cheveux un peu gris se souviendront du fameux trou de 18,5 minutes causé « par erreur » par Rosemary Woods, la secrétaire de longue date du président Richard Nixon, alors qu’elle transcrivait une vidéo clé, prise dans le Bureau ovale, d’une discussion entre le président Richard Nixon et son partenaire dans le monde du crime, le chef d’état-major des RH. Haldeman, juste après l’effraction du Watergate.(La bande elle-même a ensuite été détruite.)

Les plus jeunes se souviennent peut-être d’un reportage sur les bandes vidéo de la torture de la « baignoire » dans un « site noir » de la CIA [les « sites noirs » désignent des prisons clandestines contrôlées par la CIA dans différents pays, NdT] en Thaïlande en 2002, bandes vidéo qui ont été délibérément détruites en 2005 sur ordre de Jose Rodriguez, directeur des opérations de la CIA à l’époque.

Woods a témoigné qu’elle avait effacé une partie de la bande par erreur. Elle n’a subi aucune conséquence pour son « erreur » et est décédée en 2005 à l’âge de 87 ans.

Et sans surprise, Rodriguez est aussi retombé sur ses pieds.

Les responsables de la CIA ont d’abord prétendu que les bandes vidéo avaient été détruites pour protéger l’identité des enquêteurs – lisez tortionnaires. Il a été révélé plus tard que le directeur exécutif de la CIA, Kyle « Dusty » Foggo, a écrit dans un courriel que Rodriguez pensait que « la colère causée par la destruction n’est rien, comparée à ce que ce serait si les bandes vidéo tombaient dans le domaine public », ajoutant qu’elles seraient « dévastatrices pour nous ».

Foggo s’est retrouvé en prison à la suite d’une affaire de fraude étrangère aux faits. Malheureusement, sans doute aucun haut responsable des services de renseignements qui aujourd’hui suivra la méthode Foggo/Rodriguez (in)acceptable à l’époque ne finira derrière les barreaux, à moins que cette fois-ci le Congrès ne fasse preuve d’un courage inhabituel.

Ray McGovern travaille avec la branche éditoriale de l’Église œcuménique du Sauveur dans le centre-ville de Washington. Après avoir pris sa retraite d’une carrière de 27 ans en tant qu’analyste de la CIA, il a été cofondateur de Veterans Intelligence Professionals for Sanity (VIPS).

Source : Ray McGovern, Consortium News, 22-01-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

6 réponses à Des renards responsables du poulailler des services de renseignements, par Ray McGovern :

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Comment le Safari Club-II peut changer la donne au Moyen-Orient

Comment le Safari Club-II peut changer la donne au Moyen-Orient


Par Wayne Madsen – Le 26 janvier 2017 – Source Strategic Culture via dedefensa

What Is ‘Safari Club II’ and How It Can Change Middle East Dynamics
Pendant la guerre froide, la Central Intelligence Agency avait convaincu certains alliés d’Europe et du Moyen-Orient d’établir une alliance informelle entre services de renseignement dont les liens avec les États-Unis devraient être officiellement « contestables de manière plausible » – selon le langage typique de la CIA. En 1976, un groupe de directeurs d’agences de renseignement pro-occidentaux s’étaient secrètement rencontrés au « Mt. Kenya Safari Club » (Safari Club du Mont Kenya), à Nanyuki au Kenya, pour élaborer un pacte informel visant à limiter l’influence soviétique en Afrique et au Moyen-Orient. Le groupe s’était réuni sous les auspices du marchand d’armes saoudien Adnan Khashoggi, du président kenyan Jomo Kenyatta et du secrétaire d’État américain Henry Kissinger. Si Khashoggi était présent à la première réunion de ce groupe informel qui allait être connu sous le nom de « Safari Club » Kenyatta et Kissinger en étaient absents.

Les signataires de la charte originale du Safari Club au Kenya comprenaient le comte Alexandre de Marenches, directeur du Service de Documentation Extérieure et de Contre-Espionnage (SDECE, prédécesseur de la DGSE) ; Kamal Adham, le chef d’Al Mukhabarat Al A’amah, le service de renseignement saoudien ; le général Kamal Hassan Aly, directeur du service de renseignement égyptien ; Ahmed Dlimi, chef du service de renseignement marocain ; enfin, le général Nematollah Nassiri, chef de l’agence de renseignement iranienne SAVAK. Il y a des indices, mais aucune preuve réelle, que le chef du Mossad d’Israël, Yitzhak Hofi, aurait informellement participé à cette première réunion du Safari Club.

Le « Mt. Kenya Safari Club », fondé en 1959, était la copropriété du magnat du pétrole de l’Indiana, Ray Ryan, qui avait des liens avec la CIA et la mafia ; de Carl W. Hirschmann Sr., le fondateur suisse de Jet Aviation, une société internationale d’aviation d’affaires ayant des liens étroits avec la CIA et qui a été vendue à General Dynamics en 2008 ; et de l’acteur William Holden. Le 18 octobre 1977, après que le Safari Club ait installé son quartier général opérationnel au Caire, Ryan fut tué dans une voiture piégée à Evansville, Indiana. William Holden est mort dans son appartement de Santa Monica, en Californie, le 12 novembre 1981, apparemment après avoir trébuché sur une table de chevet et s’être fait une blessure au crâne qui entraîna le décès par hémorragie ; Holden était seul et il agonisa pendant plusieurs heures, son corps n’étant découvert que trois jours plus tard. Le meurtre de Ryan est une affaire classée mais non résolue tandis que des questions sans réponse caractérisent la mort solitaire de Holden.

En 1977, Khashoggi profita des problèmes fiscaux de Ryan avec le gouvernement américain et des difficultés financières de Hirschmann pour acquérir le contrôle total du « Mt. Kenya Safari Club » qui devint simplement le Safari Club, peu de temps avant le meurtre de Ryan. Avec le transfert clandestin de son siège au Caire, le Safari Club devint un élément-clef dans le recrutement de combattants irréguliers arabes pour lutter contre l’Union soviétique en Afghanistan. Khashoggi a joué un rôle clé dans le financement de la « Légion arabe » en Afghanistan en s’appuyant sur le soutien de la famille royale saoudienne et du sultan Hassanal Bolkiah du Brunei.

La couverture du « Mt. Kenya Safari Club » continua à jouer un rôle utile dans les réunions clandestines du Safari Club, y compris celle du 13 mai 1982 entre le ministre israélien de la Défense, Ariel Sharon ; le président du Soudan, Jaafar al-Nimeiri ; Omar al-Tayeb, chef des renseignements soudanais ; le milliardaire américano-israélien Adolph « Al » Schwimmer, fondateur d’Israel Aerospace Industries ; Yaacov Nimrodi, ancien officier de liaison du Mossad à Téhéran du temps de la SAVAK du Shah ; enfin, le directeur adjoint du Mossad, David Kimche.

Le chef du Safari Club était George « Ted » Shackley, qui, en tant que directeur adjoint de la CIA pour les opérations, était le chef des opérations clandestines de la CIA sous la direction de George W. Bush [Bush père] en 1977-1978. Shackley, dont le surnom était « Blond Ghost » fut mis à pied par le directeur de la CIA de Jimmy Carter, l’amiral Stansfield Turner, puis rappelé au service par le chef de la CIA de Ronald Reagan, William Casey. Agissant comme un agent de renseignement privé, Shackley a joué un rôle clé dans la mobilisation de l’ancien réseau SAVAK du Safari Club en Europe pour contribuer à la tristement célèbre affaire Iran-contra.

Le Safari Club était responsable de la plupart des opérations clandestines de l’Occident contre l’Union soviétique dans les zones de conflit s’étendant de l’Afghanistan à la Somalie et de l’Angola au Nicaragua. Il est ironique qu’un groupe d’agences de renseignement et de groupes de guérilla soutenant les Houthis au Yémen reprenne aujourd’hui le modèle de l’ancien Safari Club pour combattre les États-Unis, l’Arabie saoudite, Israël et leurs mandataires au Yémen, la Corne de l’Afrique, et le grand Moyen-Orient.

Le mouvement houthi anti-Saoudien au Yémen, dont les membres adhèrent à la secte Zaidi-Shi’a de l’Islam, s’oppose aux pratiques fondamentalistes rigides du wahhabisme saoudien. Les Houthis, qui sont alignés religieusement et politiquement sur l’Iran chiite, ont établi un service de renseignement externe sous la direction d’Abdelrab Saleh Jerfan. S’inspirant de la formule du Safari Club, les services de renseignement houthis ont conclu des accords informels avec le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) ou Pasdaran ; le Service de sécurité préventive (PSS) de Palestine ; les trois branches du renseignement du Hezbollah libanais, y compris l’Unité 1800, la branche du renseignement des opérations spéciales du Hezbollah ; enfin, avec le service de renseignement du Hamas, basé à Gaza mais dont les agents sont répartis dans tout le Moyen-Orient. Maintenant que le président syrien Bachar al-Assad a mis en déroute la plupart des armées de guérilla djihadistes de son pays, notamment avec l’aide du personnel des forces expéditionnaires houthies, la Syrie est mieux placée pour fournir une assistance militaire à la coalition houthie au Yémen. Ensemble, cette alliance de forces antisionistes et anti-wahhabites, que l’on pourrait surnommer « Safari Club-II » peut lancer des opérations de pénétration de la frontière saoudienne du Yémen et mener des opérations militaires contre des cibles militaires et gouvernementales saoudiennes dans la province d’Asir en Arabie saoudite.

La coalition suscitée et menée par l’Arabie saoudite, qui comprend des troupes des Émirats arabes unis ; du Pakistan ; de l’Égypte ; du Koweït ; du Maroc ; du Soudan ; de Jordanie et de Bahreïn − est intervenue dans la guerre civile yéménite en 2015, sous l’impulsion de sa direction saoudienne. Cette intervention a conduit les Houthis à riposter et, dès 2016, ils ont étendu leur action en territoire saoudien. Les forces houthies sont entrées dans trois régions frontalières saoudiennes, notamment Asir, Jizan et Najran. Avec l’appui des services de renseignements des Pasdaran et du Hezbollah, les Houthis ont créé un groupe sécessionniste saoudien, Ahrar al-Najran, ou « les Indépendants de la région de Najran ».

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Najran faisait partie jusqu’en 1934 du royaume de Mutawakkilite au Yémen, gouverné par la dynastie Zaidi jusqu’en 1962, lorsque le roi a été renversé. Les irrédentistes du côté saoudien de la frontière veulent la réunification avec le Yémen. La tribu yéménite Hamdanid, qui avait été le principal soutien de la dynastie Zaidi, a prêté serment d’allégeance à la coalition menée par les Houthis au Yémen, marquant ainsi un succès considérable du Safari Club-II.

Le renseignement houthi effectue également une surveillance et des reconnaissances des bases navales israéliennes en mer Rouge dans l’archipel des Dahlak, en Érythrée et dans le port de Massawa. Les Houthis ont également surveillé les opérations militaires saoudiennes et émiraties dans la ville portuaire d’Assab en Érythrée. En 2016, les forces houthies auraient attaqué le quartier général de la marine érythréenne à Assab après l’arrivée des forces saoudiennes dans la ville portuaire. Les Houthis ont peut-être été aidés par un autre allié du Safari Club-II, le groupe d’opposition érythréen, l’Organisation démocratique Afar de la mer Rouge (RSADO), qui reçoit également le soutien de l’Éthiopie.

En 2016, les Houthis ont mené avec succès une incursion dans Asir et capturé une base militaire saoudienne, ainsi qu’une cache d’armes américaines et canadiennes. Le parrainage par Safari Club-II d’un mouvement sécessionniste en Arabie saoudite ressemble au soutien que le Safari Club originel avait apporté à divers groupes insurgés, dont l’UNITA en Angola, la RENAMO au Mozambique et les contras au Nicaragua.

Les bouleversements politiques au Yémen et en Arabie saoudite ont débouché sur de nouvelles alliances entre la coalition saoudienne et les membres du Safari Club-II. Le 4 novembre 2017, le prince héritier saoudien, Mohammed bin Salman, a entrepris de consolider son pouvoir politique en arrêtant plusieurs princes de la Maison des Saoud, ainsi que d’éminents ministres, dignitaires religieux et hommes d’affaires. Un hélicoptère transportant le prince Mansour bin Muqrin, le vice-gouverneur de la province d’Asir, et sept autres hauts responsables saoudiens, s’est écrasé près d’Abha, dans la province d’Asir, près de la frontière avec le nord du Yémen contrôlé par les Houthis. Selon plusieurs rapports, l’hélicoptère aurait été abattu par les Saoudiens après qu’ils eurent appris qu’il volait vers le Yémen contrôlé par les Houthis où le prince et son parti avaient reçu l’assurance de l’asile politique. Un prince saoudien se joignant aux Houthis aurait constitué un coup symbolique et de communication majeur pour le Safari Club-II. Dans tous les cas, cette intervention signale que les Houthis ont pris position dans la lutte pour le pouvoir au sein de la maison des Saoud.

Dans le même temps, les services secrets houthis, aidés par les impressionnantes capacités de renseignement de communication du Hezbollah, ont intercepté des communications téléphoniques entre le président yéménite Ali Abdullah Saleh, ancien allié des Houthis, avec les EAU et la Jordanie, alliés des Saoudiens. Ces écoutes ont permis de découvrir que Saleh négociait un accord séparé avec la coalition saoudienne-émiratie, une orientation qui a été considérée par les Houthis comme la trahison ultime. Les Houthis ont pris d’assaut la résidence de Saleh dans la capitale yéménite de Sanaa et l’ont exécuté sur place.

Il est remarquable et ironique à la fois que le Safari Club-II se batte contre de nombreux membres du Safari Club original. À l’exception de l’Iran, membre du Safari Club-II mais sous un régime complètement différent, il s’agit de l’Arabie saoudite, d’Israël, de la France, de l’Égypte, du Maroc et d’autres satellites des États-Unis, et du Soudan. Henry Kissinger, un des parrains du Safari Club originel, conseille maintenant le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, relais du Mossad à la Maison Blanche, sur ses contacts fréquents avec les dirigeants saoudiens et d’autres acteurs régionaux de la même clique, y compris les Israéliens.

Le Safari Club-II dispose de ce dont manquait le Safari Club originel : un soutien populaire. La coalescence des intérêts des populations opprimées du Yémen, du Liban et de la Palestine (Cisjordanie et Gaza), ainsi que les préoccupations géopolitiques de sécurité de l’Iran, expliquent ce soutien populaire. Plus récemment l’évolution du Qatar à la suite de la querelle de cet Émirat avec l’Arabie, a fait profiter le Safari Club-II d’un nouvel avantage de communication et sans doute plus. Le Safari Club-II bénéficie désormais d’une oreille sympathique à Doha, capitale du Qatar, membre à l’origine de la coalition saoudienne au Yémen mais désormais cible du boycott économique par les Saoudiens, les Bahreïnis, les Koweïtiens et les Émiratis. La Chine, qui a coopéré avec le Safari Club d’origine en Afghanistan et en Angola, a reçu des délégations houthi à Beijing. Cette puissance fournirait également des armes à la coalition houthi au Yémen via l’Iran. Oman, qui est resté neutre dans la guerre civile yéménite, est devenu en 2016 un relais pour fournir des armes aux Houthis dans des camions portant des plaques d’immatriculation omanaises. Le gouvernement irakien dirigé par les chiites est également connu pour apporter son soutien aux Houthis.

La CIA et ses alliés de la guerre froide ont fourni, avec le Safari Club originel, un modèle inestimable pour les peuples assiégés et menacés du Yémen, de la Corne de l’Afrique et de l’ensemble du Moyen-Orient. Le Safari Club-II donne aux Saoudiens, aux Israéliens, aux Américains, aux Égyptiens, aux Marocains et à d’autres, y compris l’État islamique financé par l’Arabie saoudite et les guérillas d’al-Qaïda au Yémen, un avant-goût amer de leur propre médecine.

Wayne Madsen

Traduit par dedefensa

http://lesakerfrancophone.fr/comment-le-safari-club-ii-peut-changer-le-moyen-orient

 

La France s’oppose au Consensus de Sotchi

La France s’oppose au Consensus de Sotchi

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Interrogé par BFM TV, le 7 février 2018, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a accusé « la Turquie, le régime de Damas, l’Iran et tous ceux qui attaquent la Ghouta orientale et Idleb » de violer le droit international.

L’expression « régime de Damas » désigne la République arabe syrienne, État membre de l’Onu. La Ghouta orientale abrite des combattants encadrés par les Frères musulmans et les Forces spéciales britanniques. Idleb est contrôlé par Al-Qaïda.

Contrairement aux propos du ministre, les opérations militaires de la Syrie sur son propre territoire ne violent pas le droit international. Elles se situent au contraire dans le cadre de la Charte de l’Onu et de la résolution 2625 de l’Assemblée générale. La participation de l’Iran aux combats, à la requête du président el-Assad, est tout aussi légale en droit international.

Par contre, la présence de Forces spéciales françaises sans autorisation du gouvernement internationalement reconnu de la Syrie contrevient à la Charte de l’Onu et à la résolution 2625.

Le 13 novembre 2017, le secrétaire à la Défense US, James Mattis, avait déjà prétendu que la présence des troupes de son pays sans autorisation de la Syrie était autorisée par le Conseil de sécurité. Ce qui est faux.

M. Le Drian intervenait pour s’opposer au Consensus de Sotchi. Il a accusé la Syrie d’utiliser des armes chimiques et a rappelé que la France n’accepterait de paix que négociée à Genève sous l’autorité du Département des affaires politiques de l’Onu (c’est-à-dire de Jeffrey Feltman) et incluant la Ghouta orientale et Idleb. Or, le Conseil de sécurité interdit toute négociation de ce type avec Al-Qaïda, ce qui rend la position française impossible à satisfaire.

 

http://www.voltairenet.org/article199625.html

La Chine installe une base militaire en Afghanistan

La Chine installe une base militaire en Afghanistan


Par Peter Korzun – Le 30 janvier 2018 – Source Strategic Culture

La province afghane du Badakhshan est limitrophe de la région autonome chinoise ouïgour, le Xinjiang. Elle faisait autrefois partie d’une voie commerciale reliant l’Orient et l’Occident, connue sous le nom d’ancienne route de la soie. Aujourd’hui, cette route est relancée dans le cadre de l’initiative chinoise One Belt, One Road (OBOR), qui prévoit la construction d’importantes infrastructures en Afghanistan et en Asie centrale, dans le but de stimuler l’intérêt de Beijing pour la province.

L’Afghanistan abrite d’importants gisements de matières premières que la Chine pourrait importer. Pékin est en train d’investir 55 milliards de dollars au Pakistan et prévoit de construire un corridor économique s’étendant  jusqu’à la mer d’Arabie. L’OBOR dynamisera l’économie mondiale et profitera également à l’Afghanistan. La Chine est le principal investisseur et partenaire commercial de l’Afghanistan. La stabilité en Afghanistan est dans l’intérêt de la Chine, mais il y a peu d’espoir que les États-Unis puissent la fournir. Après tout, Washington n’a rien réalisé de substantiel allant dans ce sens depuis 2001. Il y a eu des attaques et des replis soudains, des changements de tactiques et de stratégies, et de nombreuses études sur la façon de renverser la tendance de cette guerre, mais les talibans sont toujours forts et l’économie afghane en ruine – le trafic de drogue étant le seul type d’entreprise qui y prospère. Jusqu’à présent, l’administration Trump n’a pas encore présenté sa stratégie tant attendue pour l’Afghanistan, même s’il y a au moins 8 400 soldats américains basés dans le pays. Et leur nombre va bientôt augmenter. Les relations entre les États-Unis et les autres acteurs concernés, comme le Pakistan, sont très tendues. Washington a récemment suspendu son aide militaire à ce pays.

L’instabilité en Afghanistan menace le corridor économique sino-pakistanais, un élément important de l’OBOR. La Chine agit en tant que médiateur, essayant de concilier les différences entre les acteurs régionaux. Les relations afghanes et pakistanaises se sont détériorées en 2017 lorsqu’elles se sont accusé l’une et l’autre de fournir un soutien aux djihadistes opérant dans les zones frontalières. Pékin travaille d’arrache-pied pour améliorer ces relations bilatérales. Elle a mis en place une réunion tripartite entre tous les ministres des Affaires étrangères en 2017. L’un des résultats de ces discussions a été la création de groupes de travail pour promouvoir la coopération dans divers domaines d’activité. Une autre réunion devrait avoir lieu cette année à Kaboul.

Le Mouvement islamique du Turkménistan oriental, un mouvement nationaliste et islamique ouïgour du Xinjiang, est actif en Afghanistan. Les militants acquièrent de l’expérience de combat en combattant côte à côte avec les talibans et d’autres groupes militants. Pékin ne veut pas que ces guerriers chevronnés reviennent et se livrent à des activités terroristes sur son territoire.

La Russie et la Chine ont intensifié leur aide militaire aux États d’Asie centrale. Elles estiment que l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) peut contribuer de manière substantielle à un règlement pacifique. Ces deux pays tentent de construire un réseau d’États régionaux. Moscou et Pékin sont motivées par leurs intérêts nationaux. Conscientes de leurs responsabilités en tant que grandes puissances, elles travaillent ensemble pour promouvoir la sécurité en Afghanistan et en Asie centrale.

Ceci dit, la Chine pourrait penser que ses intérêts dans la région sont suffisamment forts pour justifier un engagement militaire à l’extérieur de ses frontières. Des représentants du gouvernement afghan ont indiqué que la Chine envisage de construire une base militaire au Badakhshan. Les discussions sur les détails techniques vont bientôt commencer. Les armes et le matériel seront chinois, mais l’installation sera dirigée par du personnel afghan. Les véhicules et le matériel seront acheminés par le Tadjikistan. Il ne fait aucun doute que des instructeurs militaires chinois et autres experts viendront également former et assister les missions. Le vice-président de la Commission militaire centrale chinoise, Xu Qiliang, affirme que la construction de cette base devrait être achevée en 2018.

Grâce à quelques offensives puissantes menées en 2017, les talibans ont capturé temporairement les districts d’Ishkashim et Zebak et celui du Badakhshan. Le gouvernement afghan n’a pas réussi à assurer une présence militaire suffisante pour assurer la sécurité. Un accord avait été conclu avec les commandants locaux sur le terrain, qui leur avait donné une part de la production de lapis-lazuli là-bas, en échange d’une cessation des hostilités. Mais les chamailleries internes ont sapé la paix fragile entre les groupes locaux, et les talibans ont saisi l’occasion pour intervenir. La présence d’État islamique dans la province est particulièrement préoccupante. La sécurité des frontières est donc une question d’une importance primordiale pour Pékin.

La question est : jusqu’où la Chine est-elle prête à aller ? Jusqu’à présent, elle a limité ses activités militaires à des équipes commandos patrouillant dans le corridor de Wakhan. Une base militaire au Badakhshan constituerait une étape importante démontrant que Pékin est prête à étendre sa présence dans le pays et remplacer les États-Unis. La Chine a un atout dont les États-Unis manquent – ses bonnes relations avec la Russie et le Pakistan. Pékin représente l’OCS, une grande organisation internationale qui comprend des acteurs tels que la Turquie, l’Iran, l’Inde, le Pakistan et les pays d’Asie centrale. L’année dernière, le président russe Vladimir Poutine a pris l’initiative de relancer les travaux du Groupe de contact de l’OCS sur l’Afghanistan. Ces activités avaient été suspendues en 2009. La Russie préconise d’ouvrir dès que possible des pourparlers directs entre le gouvernement afghan et les talibans. Pékin soutient également cette idée. Les deux nations sont dans le même bateau. Moscou a déclaré qu’elle était prête à accueillir une conférence sur l’Afghanistan.

L’OCS peut transformer le processus de paix en un véritable effort multilatéral. Cela affaiblira le poids des États-Unis dans la région, mais renforcera les chances de trouver un règlement au conflit. La coopération et la diplomatie pourraient ouvrir un nouveau chapitre dans l’histoire de l’Afghanistan.

Peter Korzun

Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone.

http://lesakerfrancophone.fr/la-chine-installe-une-base-militaire-en-afghanistan

 

Jusqu’où la situation peut-elle empirer pour la compagnie pétrolière d’État vénézuelienne ?

Jusqu’où la situation peut-elle empirer pour la compagnie pétrolière d’État vénézuelienne ?


Par  Amy Myers Jaffe – Le 23 janvier 2017 – Source Council on Foreign Relation

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La dernière tentative du Venezuela pour lever des capitaux en émettant une crypto-monnaie, le petro, liée prétendument à ses réserves de pétrole de l’Orénoque est problématique à tant de niveaux qu’il est difficile de savoir comment la commenter au-delà du fait que le gouvernement américain a déjà dit que le nouveau marché risquerait d’être exposé aux sanctions américaines. L’arrêt de cette crypto-monnaie pourrait devenir l’élément le plus facile à traiter par l’administration de Donald J. Trump pour contrer les mesures prises par Caracas pour gérer les créanciers de la compagnie pétrolière publique du Venezuela, Petróleos de Venezuela, PDA (PDVSA).

PDVSA s’engage dans toutes sortes de transactions sans argent pour contourner les saisies de cargaisons de pétrole. Mais la société pourrait faire face à encore plus de difficultés cette année car les difficultés financières du Venezuela ont mordu dans sa capacité à maintenir ses champs pétroliers en activité. Citibank estime que la capacité de production de pétrole du Venezuela pourrait chuter à un million de barils par jour au cours de l’année 2018, contre 2,8 millions b/j en 2015, alors que son accès au crédit se détériore, accentuant encore plus le délabrement de ses installations. Les sociétés de services internationales limitent leurs activités dans le pays en prenant prétexte des centaines de millions de dollars de frais impayés. Les champs de pétrole du Venezuela ont un taux de déclin naturel de 25% qui nécessite une attention constante pour maintenir les capacités de production.

Trouver un atterrissage en douceur pour traverser la crise pour la filiale américaine de PDVSA, Citgo Petroleum, pourrait devenir de plus en plus complexe pour les États-Unis, alors qu’ils cherchent à gérer la détérioration de la situation au Venezuela. Washington a imposé des sanctions aux membres critiques du gouvernement vénézuélien, mais a été réticent à prendre des mesures qui pourraient déborder sur la capacité d’exploitation de Citgo. Citgo exploite trois des plus grandes raffineries de pétrole d’Amérique pour une capacité totale de 750 000 b/j, y compris une installation régionale importante près de Chicago. Citgo a fourni quinze milliards de gallons d’essence aux États-Unis en 2015. Jusqu’ici, Citgo a été protégé des créanciers par sa structure d’entreprise. Mais récemment, les créanciers de la compagnie pétrolière publique PDVSA, impatients, ont commencé à utiliser des tactiques plus agressives, l’un de ces groupes essayant de s’emparer d’un cargo pétrolier pour tenter de se faire payer. Pour éviter de telles déconvenues, PDVSA, qui à toutes fins pratiques ne peut plus obtenir de lettres de crédit bancaire, est la propriétaire en « temps partagé » de certaines cargaisons de pétrole brut non désignées qu’elle peut exporter en échange de la livraison ultérieure de carburant et de matière première désespérément attendus. Les arrangements sont conçus pour décourager les créanciers d’essayer de tenter de bloquer ce pétrole à l’étranger parce que, en réalité, le pétrole appartient déjà à d’autres parties avant qu’il ne quitte le Venezuela.

L’année dernière, le Venezuela a expédié environ 450 000 b/j vers la Chine dans le cadre d’un remboursement de 60 milliards de dollars de prêts chinois. C’est moins de la moitié du volume de pétrole initialement prévu dans le calendrier de remboursement. En fait, l’un des plus grands prêteurs, China Development Bank, a reçu à peine assez de pétrole et de produits pétroliers raffinés du Venezuela pour couvrir les paiements d’intérêts sur ses prêts, selon Energy Intelligence Group. La Chine et la Russie continuent de recevoir des remboursements via les livraisons de pétrole, un petit pourcentage de la valeur des cargaisons revenant à Caracas. D’autres acheteurs tels que les raffineurs indiens sont encore été vus en train d’« attraper » des cargaisons sur une base « sans frais à bord » qui leur en donne la propriété immédiate.

La question est de savoir si le statu quo prévaudra ou si les opérations de Citgo seront affectées par l’escalade des problèmes financiers. Le sort des obligations de PDVSA, qui sont également dans un état de « quasi-défaut », est particulièrement délicat, car de nombreuses parties différentes revendiquent leurs droits d’une manière qui pourrait permettre la saisie des actions de Citgo. Un accord qui promettait des actions de la société pour des obligataires a créé une ouverture pour accélérer cette prise de contrôle. Dans un autre accord, Goldman Sachs a acheté 2,8 milliards de dollars d’obligations PDVSA à 30 cents sur la base du dollar de 2017. La thèse derrière l’achat de Goldman, et de la plupart des autres lignes de crédit étendues à PDVSA, est que l’entreprise d’État a des actifs précieux, dont certains sont à l’étranger, et des réserves géantes de pétrole. Les gouvernements vont et viennent mais finalement, selon ce raisonnement, le pétrole peut être transformé en argent. L’affaire du Venezuela pourrait servir de test à ce genre de thèse, avec des implications pour les autres producteurs de pétrole qui essaient d’aller sur les marchés mondiaux pour transformer leurs réserves de pétrole en liquidités.

La perturbation des exportations pétrolières vénézuéliennes au niveau du commerce international a été progressive, ce qui en a peut-être quelque peu atténué les effets à ce jour. L’effondrement du système de raffinage du pays a créé des possibilités pour les raffineurs américains d’exporter des volumes croissants d’essence et de diesel vers l’Amérique latine et ailleurs. Dans une certaine mesure, la baisse de ses exportations de pétrole brut a facilité la collaboration en cours entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d’importants producteurs non membres de l’OPEP pour stabiliser les prix du pétrole à des niveaux plus élevés. La hausse des prix du pétrole aide un peu le régime vénézuélien, mais la majeure partie de son pétrole devant être vendue par du troc, les devises convertibles seront de plus en plus difficiles à obtenir, surtout si les problèmes de production de champs pétroliers laissent moins de barils disponibles à la vente.

Au fur et à mesure que la situation financière de PDVSA se détériore, les effets sur le marché du pétrole pourraient se creuser, surtout si cela conduit à l’effondrement de Citgo Petroleum. Les décideurs des États-Unis devraient se demander s’il est souhaitable d’élaborer un plan d’urgence maintenant pour l’anticiper. L’administration Trump pourrait envisager d’être proactive, créant peut-être un appel d’offres ouvert pour la réserve stratégique américaine de pétrole (RSP) avec d’autres raffineurs américains afin de créer au moins un petit stock d’avance de produits raffinés qui pourrait être dirigé vers l’Illinois ou d’autres marchés touchés au printemps, si les opérations de Citgo sont interrompues de façon inattendue par des problèmes financiers ou des poursuites judiciaires. Un tel plan pourrait améliorer l’effet sur les consommateurs américains de tout événement soudain lié au Venezuela et donner à Washington plus de flexibilité pour répondre à la crise en cours au Venezuela. Si rien ne se passe mal dans les semaines à venir, la planification d’urgence pourrait toujours être un deal gagnant-gagnant. Les stocks de produits raffinés pourraient offrir les mêmes protections avant la saison des ouragans de l’été prochain et servir de test pour moderniser la RSP afin d’inclure les produits raffinés sans aucune dépense de l’État.

Amy Myers Jaffe

Note du Saker Francophone

Le CFR, think tank globaliste devant l’Éternel, donne son point de vue sur la situation du pétrole au Venezuela. Vu la politique anti-Maduro du Système, on pouvait s'attendre au pire mais l'article reste assez factuel. On peut noter quand même deux subtilités. Les problèmes d'exportation du Venezuela, structurels ou poussés en avant, arrangent bien les affaires des pétroliers US dans le schiste, libérant le marché pour leurs produits. Il y a même un deuxième effet encore plus intéressant, la prise de contrôle progressive des actifs vénézuéliens, au moins ceux à l'étranger, en toute « légalité » par les grandes firmes habituelles. Couplé à des manques d'investissement semble-t-il bien réels, l'avenir du modèle social, financé en grande partie par le pétrole, semble bien sombre.

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/a-quel-point-la-situation-peut-elle-empirer-pour-la-compagnie-petroliere-detat-venezuelienne-pdvsa

 

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Revue de presse nationale et internationale.

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