Deir ez Zoor presque en vue

Deir ez Zoor presque en vue

3 Septembre 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient

Décidément, tout sourit en ce moment au 4+1. Plutôt que de se précipiter vers Deir ez-Zoor en laissant sur ses arrières de dangereuses zones contrôlées par Daech, le commandement syro-russe a intelligemment entrepris de les réduire d’abord afin d’avoir les coudées franches. Ce fut fait en deux temps trois mouvements.

D’après le ministère russe de la Défense, Uqayribat est libérée, ce qui provoquera vraisemblablement l’effondrement rapide de la dernière poche de l’EI en Syrie centrale. D’autant que les Sukhois y vaporisent quotidiennement du takfiri…

Tous les efforts se portent maintenant sur Deir ez-Zoor où la garnison syrienne résiste héroïquement depuis des années contre vents daéchiques et marées obamesques. Rien n’y a fait et la clique américano-wahhabite s’y est cassée les dents plus d’une fois.

A l’heure où nous parlons, les loyalistes avancent inexorablement vers Zoor. Ils ne sont plus qu’à 25 km de leurs frères d’armes assiégés depuis trois ans, ces derniers pouvant même entendre désormais le bruit des combats !

Au printemps, les prédictions évoquaient une levée de siège pour la fin de l’année. En juin, on tablait plutôt sur octobre-novembre. Et maintenant, même si les petits hommes en noir vendront chèrement leur peau, on peut se demander si elle n’interviendra pas dès le mois de septembre…

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/

 

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Sommet des BRICS) Une nouvelle décennie pour approfondir les relations et définir le cap à suivre

Sommet des BRICS) Une nouvelle décennie pour approfondir les relations et définir le cap à suivre

© Chine Nouvelle (Xinhua)Liu Ying, le 02/09/2017 16:05

Si les dix premières années du partenariat entre les pays des BRICS étaient axées sur le développement de leur coopération, la nouvelle décennie qui s’annonce portera principalement sur l’approfondissement de leurs relations et la définition d’un nouveau cap à suivre, a estimé Arancha Gonzalez, directrice exécutive du Centre du commerce international (CCI), agence de développement fondée par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et l’ONU.

Dans une interview accordée à Xinhua en amont du neuvième Sommet des BRICS, qui se tiendra dans la ville chinoise de Xiamen du 3 au 5 septembre sur le thème « Un partenariat plus fort pour un avenir radieux », Mme Gonzalez a indiqué que le succès des BRICS s’expliquait par leur capacité à développer la coopération entre leurs membres, à savoir le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud.

« La réussite la plus importante des BRICS a été l’établissement, le développement et le maintien d’une coalition de pays », a-t-elle estimé.

A l’origine, les travaux du groupe visaient principalement à aider ces pays à travailler ensemble, en particulier dans le domaine économique, et à établir des consensus entre ces cinq pays qui représentent plus de 40% de la population mondiale et 23% du PIB mondial, a rappelé Mme Gonzalez.

« Les premières années ont servi à jeter les bases », a-t-elle expliqué, ajoutant que « les dix prochaines années doivent servir à approfondir cette relation dans deux directions différentes ».

La première consiste à « exploiter pleinement le potentiel qui existe entre les pays des BRICS« .

« Si l’on regarde le commerce, le potentiel est immense, mais les chiffres actuels sont relativement faibles, de même que ceux des investissements. Il faut approfondir les relations entre les BRICS dans le commerce, les investissements, l’innovation et le développement », a déclaré Mme Gonzalez.

La deuxième direction consiste pour les BRICS à « exercer leur influence pour établir un consensus interne sur des questions importantes ».

Mme Gonzalez a indiqué que les économies des pays des BRICS étaient hétérogènes et qu’elles auraient besoin d’exploiter des domaines « très spécifiques ».

En 2001, le PIB de la Chine était égal à celui de tous les autres membres des BRICS réunis. Aujourd’hui, il représente deux tiers de leur PIB, a-t-elle indiqué.

Malgré cette différence, les BRICS « ont le désir d’exprimer leur voix dans les affaires internationales », a-t-elle poursuivi, ajoutant que tous les pays des BRICS doivent surmonter leurs faiblesses économiques s’ils souhaitent que le groupe ait une croissance économique saine.

Selon elle, les BRICS doivent centrer leur attention sur le développement de leurs propres pays ainsi que sur la coopération entre eux.

Le rôle des BRICS dans la gouvernance mondiale est important, car le groupe a une influence tant dans le domaine économique que politique, a-t-elle souligné.

Cela se confirmera si les BRICS parviennent à mener des actions ensemble dans des domaines dépassant la sphère nationale, a-t-elle estimé.

https://chine.in/actualite/cn/sommet-des-brics-une-nouvelle-decennie-pour_101786.html

Tunisie-Chine : la Route de la Soie pourrait se transformer en « jackpot » pour l’économie tunisienne

Tunisie-Chine : la Route de la Soie pourrait se transformer en « jackpot » pour l’économie tunisienne

© Chine Nouvelle (Xinhua)Tun, le 02/09/2017 18:18

 

Bien que rétablies diplomatiquement depuis uniquement 53 ans, les relations entre la Tunisie et la Chine sont beaucoup plus anciennes et solides puisque, à l’époque, Carthage la phénicienne (300 av. J-C) commerçait déjà avec la Chine, a souligné l’ancien ambassadeur de Tunisie en Chine, Sahbi Basly, dans une interview exclusive à l’Agence de presse Xinhua.

Actuel président du Conseil de coopération tuniso-chinoise (CCTC), Sahbi Basly voit que « ces relations historiques se fondent sur des paramètres fondamentaux voire même intouchables particulièrement la non-ingérence dans les affaires intérieures (…) la Tunisie était depuis longtemps solidaire avec la Chine unique ».

Il faut bien reconnaître, a appuyé Sahbi Basly, que « c’est bien la Chine qui a sorti en aide à la Tunisie avant même l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays notamment lors des inondations de 1969 outre la présence depuis plus de 40 ans de missions médicales chinoises opérant sur le sol tunisien ».

Et d’ajouter que la Chine contribue également au développement global en Tunisie via certains mégaprojets à commencer par des barrages situés dans le nord-ouest du pays jusqu’à – plus récemment – une maison de culture à Menzah dans le grand-Tunis.

« Force sera de mentionner, a-t-il fait rappel, que la première visite dans les années 1960 de Zhou Enlai en Afrique avait commencé par la Tunisie (…) aujourd’hui, avec la nouvelle démarche du président Xi Jinping autour de la Route de la Soie, la Tunisie devrait avoir intérêt à promouvoir davantage son héritage historique, culturel, politique et économique avec la Chine ».

« Le tourisme demeure, certes, l’un des piliers stratégiques de la Route de la Soie qui favorise non seulement des rapports économiques mais surtout des rapports sociaux et culturels (…) la Chine veut se faire comprendre par le reste du monde ».

Selon l’ancien ambassadeur tunisien, « si jamais la Chine échouait auparavant dans certaines régions en Afrique ou en Moyen-Orient, un faussé culturel en est la principale raison (…) la Chine veille farouchement à résoudre ce problème via une des initiatives comme celle de la Route de la Soie ».

« Il s’agit d’une parfaite approche économique solidaire de développement autant plus que pareille initiative encourage le contact humain universel d’où la promotion culturelle et touristique entre la Chine et son environnement extérieur ».

Récemment, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Khemais Jhinaoui, a effectué une visite officielle en Chine en marge de laquelle, il a confirmé dans un entretien exclusif avec Xinhua que son pays se veut pleinement engagé dans l’initiative mondiale « Belt and Road » proposée par la Chine et disposée à faire partie des projets de coopération prévus sous cette initiative.

Cette visite, a commenté l’ancien diplomate tunisien, « constitue une étape importante dans la restauration du dialogue entre la Tunisie et la Chine à moins que les déclarations

d’intentions n’est pas suffisante à la lumière de cette mondialisation féroce et ce besoin des populations à davantage de prospérité et de solidarité dans la distribution de la richesse ».

« Nous avons des partenaires européens, certes, mais cela n’exclut pas le bénéfice d’avoir d’autres partenaires de poids à l’instar de la Chine (…) tout dépendra de la volonté politique de la Tunisie« .

Pour Sahbi Basly, « la Chine et la Tunisie bénéficient d’un potentiel d’amitié et de réciprocité outre un capital de confiance que je considère, personnellement sous-exploités (…) et ce, afin que l’économie tunisienne puisse redémarrer après six ans de ralentissement ».

Etant en connaissance de cause, le président du Conseil de coopération tuniso-chinoise (CCTC) pense que « la Tunisie doit aller au-delà de la juste adhésion aux principes de la Route de la Soie pour en passer à la signature d’accords, être présente sur le terrain et concrétiser toutes les déclarations d’intentions ».

En effet, une importante délégation chinoise vient de parachever une visite en Tunisie, précisément à la zone économique de Zarzis (sud-est tunisien) « qui doit être le principal promoteur de développement de toute la région impliquant six provinces », a encore fait savoir Sahbi Basly.

S’arrêtant sur les avantages potentiels que devrait avoir l’économie tunisienne dans le cadre d’une ouverture sur les investissements chinois, M. Basly se veut persuadé que le nouveau Code des investissements (approuvé à la mi-2017) favorisera l’instauration d’un climat fertile aux investisseurs chinois.

« Il ne faut surtout pas avoir peur quant à la protection du produit tunisien en fermant le marché aux investisseurs étrangers notamment nos amis chinois qui ont le potentiel nécessaire pour contribuer à la relance de l’économie tunisienne », a dit l’ancien ambassadeur de Tunisie en Chine.

D’après lui, « la Tunisie a vraiment besoin d’une certaine synergie positive (…) jusque-là, nos planificateurs et économistes ont eu peur de pouvoir protéger le tissu économique tunisien alors que – bien au contraire – plus un pays soit ouvert plus il attire des investissements et améliore son produit ».

Quant à la Chine, a-t-il poursuivi, « elle a pu faire tout cela pour ainsi en devenir une locomotive économique mondiale dans les domaines spatial, technologique, immobilier, agroalimentaire, automobile, etc. »

Tout cela, a insisté Sahbi Basly, « ne révèle pas du hasard plutôt d’une approche visionnaire de la Chine qui a permis aux entreprises étrangères de débarquer pour ainsi créer sa propre dynamique économique d’où, par conséquent, la mise à niveau des entreprises chinoises ».

Dans cet ordre d’idée, l’ancien ambassadeur tunisien réalise que son pays pourrait tirer profit d’une nouvelle phase franchie par la Chine fondée, selon lui, sur un « niveau économique plus élevé et une industrie délocalisée ».

Effectivement, a-t-il résumé, « la Tunisie pourrait jouer un rôle dans la délocalisation des industries manufacturières chinoises du fait que le coût de production chinois est plus cher que celui en Tunisie, ce qui était l’inverse dix ans auparavant.

Sahbi Basly estime dans ce sens que « la Route de la Soie va de pair avec cette tendance et cette démarche chinoise au service d’une économie et un partenariat solidaires avec d’autres pays qui en partagent la même vision dont la Tunisie qui, l’espérons ardemment, devrait figurer parmi les Etats signataires de charte de la Route de la Soie ».

Début de l’année en cours, la Tunisie a décidé d’exonérer les touristes chinois de visa d’entrée. Une décision séduisante aux yeux d’un touriste chinois désireux de venir découvrir ce pays qui joint harmonieusement trois aspects exceptionnellement métissés à savoir nord-africain, arabo-musulman et méditerranéen.

Par rapport à la destination tunisienne, « la Tunisie se veut dans l’obligation de bien préparer l’infrastructure adéquate et, améliorer son produit touristique et met en valeur ses véritables richesse pour ainsi s’adapter aux spécificités du Touriste chinois, qui est le plus souvent un bon consommateur et bien cultivé », a estimé M. Basly.

Ce dernier, a-t-il précisé, « s’intéresse bien évidemment aux monuments historiques et tend davantage à s’ouvrir sur d’autres cultures et bien comprendre l’histoire pour ainsi mieux l’intégrer ».

A titre d’exemple, Sahbi Basly prévoit atteindre 300 millions de touristes chinois à l’horizon de 2020 à travers le monde: « si jamais la Tunisie pourrait en attirer juste un million, on aura un jackpot touristique ».

Le tiers du déficit commercial de la Tunisie vient de la Chine soit environ 3 milliards de dinars, a indiqué l’ancien ambassadeur tunisien. Décembre dernier, a-t-il fait rappel, la BCT (Banque centrale de Tunisie) a essayé d’atténuer ce gap sous prétexte que nous payons cette dette en dollar américain et ce, via une opération avec nos amis chinois afin de bien pouvoir, à la limite, épargner ce déficit en l’échangeant en monnaie échangeable entre la Tunisie et la Chine ».

Parmi les mesures entreprises par la Banque centrale tunisienne depuis février dernier figure l’introduction du Yuan chinois dans son panier de devises étrangères. Une décision qui vient soutenir les exportations tunisiennes et garantir une présence plus visible sur le marché financier chinois.

https://chine.in/actualite/cn/tunisie-route-soie-pourrait_101789.html

(BRICS) Les BRICS entrent dans une nouvelle décennie d’or

(BRICS) Les BRICS entrent dans une nouvelle décennie d’or

© Chine Nouvelle (Xinhua)Xing Yaofeng, le 02/09/2017 15:26

 

Entamant sa deuxième décennie, le bloc du marché émergent des BRICS brille davantage alors que ses cinq pays membres consolident la coopération, bâtissent une confiance réciproque et recherchent des bénéfices mutuels.

Les dirigeants du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud se réuniront à l’occasion du 9e sommet des BRICS, qui aura lieu du 3 au 5 septembre à Xiamen, dans la province chinoise du Fujian (sud-est).

Etant donné que les cinq pays se trouvent à des phases de développement similaires et font face à des défis semblables, les échanges efficaces ont constitué un fort élan pour leur développement économique et social.

Depuis la création du mécanisme en 2006, les BRICS ont amélioré la coordination en termes de politique macroéconomique, promu la coopération dans les domaines de la réforme structurelle et des infrastructures et en matière fiscale et ont réalisé des progrès dans les secteurs budgétaire et financier.

Les pays des BRICS sont aujourd’hui des acteurs clés dans l’économie et la gouvernance mondiales. Au total, les cinq pays ont représenté 23% de l’économie mondiale en 2016, soit près du double par rapport à 2006.

Ces pays ne se sont pas montrés effrayés par la morosité de l’économie mondiale, mais ont prouvé au monde qu’ils pouvaient accomplir davantage en restant unis.

Les économies des BRICS ont contribué à plus de la moitié de la croissance économique mondiale durant les dix dernières années, devenant les moteurs les plus puissants de l’économie mondiale.

Bien que le mécanisme ait connu des hauts et des bas ces dernières années et que chaque membre soit confronté à ses propres défis, ils sont comme cinq doigts d’une main : courts ou longs quand ils sont écartés, mais un poing puissant lorsqu’ils sont serrés.

Le groupe, qui n’est basé ni sur l’idéologie ni sur la géopolitique, est considéré comme une nouvelle, voire une meilleure, forme de gouvernance mondiale dans laquelle les marchés émergents jouent des rôles clés.

La Chine a également contribué au modèle « BRICS Plus » pour le sommet de Xiamen, afin de renforcer la coopération entre les BRICS et les autres marchés émergents et pays en développement, apportant des bénéfices à tous.

Les dirigeants de cinq autres marchés émergents et pays en développement, à savoir l’Egypte, le Mexique, le Tadjikistan, la Guinée et la Thaïlande, assisteront au Dialogue des marchés émergents et des pays en développement lors du sommet et mèneront un dialogue avec les membres des BRICS.

En tant que mécanisme de coopération multilatéral sans aucun pays développé, les BRICS placent les pays en développement, presque entièrement silencieux, au centre de de la gouvernance mondiale.

En chinois, les BRICS se traduisent par quatre caractères signifiant « pays de briques d’or », en partie pour traduire l’idée de leur futur prometteur.

Pendant la deuxième décennie des BRICS, le « contenu d’or » continuera de croître aussi longtemps que les cinq économies renforceront la coopération pragmatique pour résoudre les différends, amélioreront la confiance mutuelle et promouvront la confiance dans le cadre du mécanisme.

Dans un contexte de reprise morose de l’économie mondiale et de revers de la mondialisation, le sommet de Xiamen devrait permettre de redonner de la brillance aux marchés émergents et aux pays en développement et d’inaugurer une nouvelle décennie d’or des BRICS.

Les pessimistes qui prédisent un « déclin de la brillance » des BRICS seront une nouvelle fois déçus, car « l’or véritable est à l’épreuve du feu ».

https://chine.in/actualite/cn/brics-les-brics-entrent-dans-une-nouvelle_101784.html

(BRICS) La Chine est prête à organiser le plus grand Forum commercial des BRICS

(BRICS) La Chine est prête à organiser le plus grand Forum commercial des BRICS

© Chine Nouvelle (Xinhua)Wang Zizheng, le 02/09/2017 17:04

La Chine est prête à organiser le plus grand Forum commercial des BRICS les 3 et 4 septembre, auquel participeront plus de 1.000 personnalités du secteurs des affaires, à Xiamen, dans la province du Fujian (sud-est).

La président chinois, Xi Jinping, participera à la cérémonie d’ouverture du forum et prononcera un discours.

Le forum devrait rassembler 1.200 participants, dont les représentants de près de 80 multinationales présentes sur la liste Fortune 500, a déclaré Jiang Zengwei, chef du Conseil chinois pour la promotion du commerce international, lors d’une conférence de presse.

Les 632 entreprises qui participeront au forum appartiennent aux secteurs traditionnels, tels que l’énergie et les infrastructures, ainsi qu’aux industries émergentes comme la biologie et l’Internet, a-t-il présenté.

Ayant pour thème « BRICS : partenariat plus solide pour un avenir plus brillant », le forum se concentra sur le commerce et les investissements, la coopération financière, la connectivité et l’économie bleue.

Les dirigeants du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud se rencontreront lors du 9e sommet des BRICS, qui se déroulera du 3 au 5 septembre.

En tant qu’événement parallèle important du sommet des BRICS, le forum a été lancé en 2010 et organisé par le pays exerçant la présidence tournante des BRICS. Il sert de plate-forme pour permettre aux leaders commerciaux de discuter des questions d’intérêt commun, de bâtir des consensus et de formuler des suggestions politiques.

Créé par l’ancien économiste de Goldman Sachs, Jim O’Neill, en 2001, l’acronyme « BRIC » désigne le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, quatre marchés émergents possédant une croissance rapide et un grand potentiel. En 2010, L’Afrique du Sud a rejoint le groupe, qui fut alors rebaptisé « BRICS« .

https://chine.in/actualite/cn/brics-est-prete-organiser-plus-grand_101788.html

Les trois points marqués du prochain sommet des BRICS à Xiamen (AVANT-PAPIER)

Les trois points marqués du prochain sommet des BRICS à Xiamen (AVANT-PAPIER)

© Chine Nouvelle (Xinhua)Liang Nin, le 02/09/2017 13:56

Ayant pour thème « BRICS : un partenariat plus solide pour un avenir plus brillant », le neuvième sommet du bloc se déroulera du 3 au 5 septembre, à Xiamen (sud-est de la Chine), avec des événements et une initiative sans précédents destinés à bien préparer une seconde décennie de coopération entre les cinq pays émergents et même au-delà.

LE PLUS GRAND FORUM COMMERCIAL DU SOMMET DES BRICS

Le Forum commercial des BRICS, événement majeur en marge du sommet, devrait rassembler dimanche et lundi un nombre record de 1.200 participants à Xiamen, dont des dirigeants de 55 multinationales figurant dans le classement Top 500 du magazine Fortune.

Outre la Chine, chacun des pays membres envoie une centaine de participants, alors que des entreprises d’une vingtaine de pays en dehors du bloc, dont les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, prendront également part au forum.

Commerce et investissements, coopération financière, connectivité et économie de la mer seront les quatre principaux sujets de discussions.

Le président chinois Xi Jinping assistera à la cérémonie d’ouverture du forum et prononcera un discours inaugural pour faire le point sur les expériences en matière de coopération au sein des BRICS et donnera un aperçu des perspectives de développement futur. Les dirigeants d’autres pays membres ou de pays invités, à savoir le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Egypte et la Guinée, prononceront également des discours ou prendront part à des discussions.

Les BRICS représentent actuellement 23% de l’économie mondiale, 16% du commerce extérieur et 12% des investissements à l’étranger, contribuant à plus de 50% de la croissance économique mondiale. Ils restent toujours un moteur de croissance de la planète.

« Le forum permettra de renforcer la confiance des milieux d’affaires, d’intensifier les échanges et la coopération entre les entreprises et d’accorder des conseils au gouvernement », indique Jiang Zengwei, directeur du comité d’organisation du Forum commercial 2017 et chef du Conseil chinois pour la promotion du commerce international.

DES ECHANGES ENTRE PEUPLES

« Il y aura davantage d’activités culturelles impliquant les pays des BRICS cette année sous la présidence chinoise des BRICS« , a déclaré Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères, lors d’une récente conférence de presse à la veille du sommet. A l’occasion du prochain sommet, les échanges entre les peuples seront particulièrement renforcés et deviennent l’un des trois piliers du mécanisme des BRICS qui est entré dans une nouvelle phase, alors que les deux autres sont la coopération économique et la coopération politique et sécuritaire.

Au cours du sommet, les dirigeants assisteront à la cérémonie d’ouverture de la fête culturelle des BRICS.

La Chine a organisé les Jeux des BRICS 2017 dans la ville de Guangzhou (sud) en juin, marquant le premier événement sportif et d’échanges culturels multilatéral dans le cadre de la coopération entre les BRICS.

La Chine a également organisé un forum des médias, un festival de cinéma, une réunion sur la médecine traditionnelle et un forum de jeunes diplomates, pour promouvoir l’amitié et la compréhension entre les peuples des pays des BRICS.

« Les dirigeants des pays des BRICS parviendront à des consensus sur le renforcement des échanges entre les peuples durant le prochain sommet des BRICS à Xiamen« , a noté M. Wang.

LES BRICS+ : UN CERCLE D’AMIS ELARGI

Les pays des BRICS ne sont pas enfermés dans leur propre club, la coopération dépasse largement le cercle des cinq pays membres. Depuis 2013, le pays hôte du sommet a commencé à inviter certains pays ne faisant pas partie du bloc pour nouer un dialogue.

Cette année, la Chine a proposé le modèle « BRICS+ », invitant en conséquence les dirigeants de l’Egypte, du Mexique, du Tadjikistan, de la Guinée et de la Thaïlande pour participer à un dialogue entre pays émergents et pays en développement.

Selon des observateurs, la plupart des pays invités étaient auparavant issus de la même région que le pays hôte, alors que la Chine a choisi de sélectionner cette année cinq pays ayant des caractéristiques régionales distinctes et comme représentants de leur continent, avec qui les pays des BRICS discuteront de la coopération Sud-Sud et de projets de développement international. Cela aidera à élargir l’influence de la coopération des BRICS, à faire de ce mécanisme l’une des plus importantes plateformes au monde pour promouvoir la coopération entre les pays émergents et les pays en voie de développement.

https://chine.in/actualite/cn/les-trois-points-marques-prochain-sommet-des_101781.html

 

Les kurdes, armes de déstabilisation massive de Washington au Moyen-Orient

Les kurdes, armes de déstabilisation massive de Washington au Moyen-Orient

À l’instar du peuple palestinien, les Kurdes souhaitent accéder à leur autonomie. Cependant, depuis la dislocation de l’Empire ottoman, certains de leurs chefs ont préféré s’allier aux puissances impérialistes plutôt qu’aux États limitrophes. Ils ont — ainsi que leurs proches — trahi leur peuple en se mettant au service des puissances impérialistes, afin de déstabiliser le Moyen-Orient. Ils ont tenté de créer des États fantoches successivement en Iran, Iran et Syrie, c’est-à-dire dans des contrées où ils ont été auparavant accueillis et protégés. Sarah Abed nous raconte leur histoire.

| 1er septembre 2017

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En 1917, la création du Kurdistan, de l’Arménie et d’Israël a été l’un des objectifs de guerre du président états-unien Woodrow Wilson. Après avoir envoyé la Commission King-Craine pour vérifier l’emplacement exact des populations, il a proclamé le Kurdistan par la Conférence de Sèvres (1920), ici en rose sur la carte. La conférence a également reconnu la possibilité que la zone hachurée (actuellement en Irak) se joigne volontairement au Kurdistan par référendum. Cependant, cet État n’a jamais vu le jour et a été abrogé par la Conférence de Lausanne (1923). Seul ce territoire, et seulement celui-ci, peut être légitimement exigé par les Kurdes.

L’histoire du peuple Kurde a longtemps suscité mystère et perplexité ; et l’on commence à trouver, seulement depuis peu, des articles qui abordent ce sujet dans les médias dominants. Depuis l’invasion de l’Irak par les États-Unis, et le conflit actuel en Syrie, le récit kurde a été « romancé » par les médias dominants et les politiciens états-uniens afin de cautionner leur politique interventionniste. Depuis l’invasion de la Syrie par les E.U, ces derniers et Israël ont soutenu un Kurdistan semi-autonome : Israël leur versant la somme de 3,84 milliards de dollars contre du pétrole, ce qui va dans l’intérêt, à la fois géopolitique et économique, des deux parties  [1].

En 2015, le Financial Times a rapporté que pas moins de 77 % de l’approvisionnement d’Israël en pétrole, dans les derniers mois, provenait du Kurdistan irakien, ce qui représente 19 millions de barils entre le début du mois de mai et le 11 août. Au cours de cette période, plus d’un tiers des exportations nord-iraquiennes ont transité par voie maritime via le port turc de Ceyhan jusqu’en Israël, avec des transactions atteignant quasiment le milliard de dollars. Cet article s’appuyait sur, je cite, « des informations concernant les transactions commerciales, le trafic maritime notamment celui des pétroliers au moyen de satellites ».

Ces ventes, symbolisent la volonté d’émancipation de l’Irak du Nord ainsi que l’effilochement des liens entre Erbil et Bagdad ce qui ne fait que renforcer les craintes relatives à la volonté d’indépendance totale des Kurdes vis-à-vis de l’Irak.

En 1966, le ministre de la Défense irakien, Abd al-Aziz al-Uqayli, a reproché aux Kurdes d’Irak leur ambition de fonder « un second Israël » au Moyen-Orient. Il a aussi prétendu que « les puissances aussi bien occidentales qu’orientales soutiennent les rebelles dans leur projet de création d’un nouvel État d’Israël au nord du territoire irakien à l’image de ce qu’ils ont fait en 1948 lors de la création de la colonie »  [2]. Il est intéressant de constater qu’une fois de plus l’Histoire se répète à travers l’existence de cette relation au demeurant uniquement fondée sur la crainte réciproque de représailles.

Pour l’essentiel du conflit en Syrie, plusieurs milices kurdes sont devenues les meilleurs alliées des forces coalisées armées sous commandement US au sein du territoire ; recevant de la part de ses membres une aide se traduisant par l’obtention de gigantesque cargaisons d’armes, la formation et l’entrainement de leurs troupes  [3]. Ces milices kurdes sont aussi majoritaires au sein des Forces démocratiques syriennes (SDF), organe pro-US, leader avéré de la coalition, ayant participé à l’offensive contre Daesh visant à libérer Rakka. Les armes que les États-uniens ont fourni aux combattants kurdes et arabes de la coalition anti-islamique comportent notamment : des mitrailleuses, des mortiers, des missiles anti-char, des véhicules blindés et du matériel de haute-technologie.

Au mois de mai, Le président des États-Unis, Donald Trump, a approuvé l’initiative consistant à équiper les combattants kurdes en Syrie en armement lourd, incluant des mortiers et des mitrailleuses  [4]. Au cours du mois qui a suivi, 348 camions transportant du matériel militaire ont transité selon l’agence de presse turque Anadolu. Selon les informations délivrées par d’autres agences de presse, la liste des armes devant être livrées par le Pentagone au groupe suscité comprend 12 000 Kalachnikov, 6 000 fusils mitrailleurs, 3 000 lance-grenades et environ 1 000 missiles anti-char d’origine russe et états-unienne.

La cargaison US comprend 130 camions, dont 60 véhicules passant le 5 juin, et 20 véhicules le 12, selon Sputnik News  [5].

Le 17 Juin, Sputnik News rapporte que les USA continuent de fournir au Parti de l’union démocratique (PYD) en Syrie des munitions pour combattre Daesh, livrant ainsi du matériel transporté par 50 camions au cours de cette seule journée, selon les médias turcs. Un peu plus tôt, le même jour, ces camions ont atteint la ville d’Al-Hasakah, au nord-ouest de la Syrie.

Les liens, aussi bien historiques qu’actuels entre Israël et les kurdes sont un atout pour les deux camps. Par le passé, Israël a obtenu des renseignement et de l’aide, pour plusieurs milliers de juifs fuyant l’Irak baasiste. Les Kurdes ont reçu protection et aide humanitaire, et ont pu établir des liens avec le monde extérieur et plus particulièrement avec les USA. La première fois que Jérusalem a reconnu avoir fourni de l’aide aux kurdes remonte au 29 septembre 1980, lorsque le Premier ministre Menahem Begin a révélé qu’Israël a aidé les kurdes « au cours de leur soulèvement contre l’État Irakien entre 1965 et 1975 » et que les États-Unis étaient au courant de la chose. Begin a ajouté qu’Israël a envoyé des officiers-instructeurs et des armes, mais pas de combattants.

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Des kurdes de nationalité israélienne protestent devant l’ambassade de Turquie à Tel Aviv, le 8 juillet 2010.

Les kurdes restent le peuple nomade numériquement le plus important à n’avoir jamais eu d’État attitré depuis l’origine des Temps. Cette situation a permis aux puissances occidentales de diviser, de déstabiliser et de conquérir l’Irak et la Syrie.

La coalition de criminels de guerre sous commandement états-unien utilise des ressortissants kurdes syriens dans le but d’anéantir la pacifique et démocratique République syrienne, dirigé par son président, démocratiquement élu, Bachar el-Assad  [6]. Washington cherche à créer un climat sectaire et des divisions ethniques dans un pays qui, avant le début de ce conflit initié par les Occidentaux, n’en n’avaient pas.

Cependant, les spécialistes de la question kurde rejettent cette version des faits car elle va à l’encontre de leur vision de l’histoire qui attribue, à un moment donné au peuple kurde, un État à part entière. Ils estiment la population kurde à 30 millions, conformément à la plupart des sources démographiques. Ils rejettent aussi l’idée qu’ils puissent être instrumentalisés  [7].

Lorsque l’on interroge l’administration autonome sur la limite à accorder à l’aide US et à celle des autres superpuissances, le co-président du Parti de l’union démocratique (PUD), Salih Muslim, répond : « Notre meilleur atout est notre mentalité. Son efficacité dépend de notre capacité à éduquer et gérer notre communauté. Si nous défendons nos principes et notre idéologie alors aucune puissance ne peut nous asservir »  [8].

Il n’y a probablement pas d’autres peuples, de nos jours, autant sujet à fabulation au sein du monde occidental. Systématiquement dépeint comme des « combattants pour la liberté » luttant jusqu’à la fin des Temps pour une terre qu’on leur refuse, les kurdes de manière récurrente ont été utilisés comme bouc-émissaires par les autres pays.

À l’heure actuelle, ils sont utilisés à leur insu par l’Otan et par Israël afin de leur permettre d’assouvir leurs ambitions colonialies visant à découper de grands pays comme l’Irak en petites provinces morcelées à des fins géostratégiques.

C’est le procédé récurrent utilisé par les nations impérialistes leur permettant de coloniser des pays plus petits et moins puissants qu’elles. Les kurdes ont, à travers l’histoire, été instrumentalisés par les puissances coloniales dans leur stratégie de « diviser pour mieux régner » et continuent de jouer ce rôle à l’heure actuelle.

Opportunistes d’extrême gauche ou révolutionnaires authentiques ?

Dans un article de 2007, Daniel Schorr, analyste chevronné de la radio états-unienne NPR, a déclaré que les kurdes sont depuis longtemps instrumentalisés dans les luttes intestines pour la suprématie régionale [9]. Au jour d’aujourd’hui, ils se trouvent en plein milieu d’une guerre d’influence pour la domination au Moyen-Orient entre les États-Unis et l’Iran.

En 1973, le président Richard Nixon et son secrétaire d’État Henry Kissinger ont, avec l’aide de la CIA, provoqué un soulèvement des kurdes du nord de l’Irak contre le président Saddam Hussein.

Les États-uniens ont fait marche arrière lorsque Saddam et le Shah d’Iran ont pu régler leurs différends, abandonnant ainsi les kurdes à leur triste sort. Le plus surprenant, c’est l’amnésie dont semble faire preuve ces derniers en choisissant de continuer de collaborer avec Washington à leur détriment.

Dans la guerre du Golfe, suite à l’invasion du Koweït par l’Irak en 1990, George Bush père a appelé les kurdes, ainsi que la communauté chiite du sud du pays, à se rebeller contre Saddam. L’armée US victorieuse a autorisé Saddam à conserver ses hélicoptères de protection qu’il a utilisé en masse pour réprimer les soulèvements kurdes et chiites.

L’opinion publique états-unienne a finalement contraint l’administration à mettre en place des zones d’exclusion aérienne au nord comme au sud du pays afin de protéger les deux populations.

Les kurdes ont dû payer le prix de leur loyauté envers les USA, et ce n’est pas sans un certain narcissisme que l’administration Bush s’est permis de dicter aux kurdes, prétendument autonomes, la nature des relations à entretenir avec leurs voisins ainsi qu’avec l’Iran, grand rival des États-Unis [10]. Mais au final, les kurdes semblent, à nouveau, pris en étau dans un conflit pour la suprématie régionale entre les USA et l’Iran.

Andrew Exum, ancien ranger de l’armée US et conseillé du Pentagone sur les questions relatives au Moyen-Orient a déclaré « … cette décision — d’armer un groupe étroitement lié à une organisation terroriste étrangère qui, de surcroit, finance depuis plusieurs décennies des insurrections contre l’État turc— aura, à n’en pas douter, des répercussions sur les relations des E.U. avec la Turquie pour les décennies à venir »  [11]. Le gouvernement turc a souligné le fait que la milice kurde est intimement liée au Parti travailliste kurde, un groupe séparatiste communément appelé PKK. Ce groupe est, aux yeux de la Turquie, des E.U et de l’Europe, une organisation terroriste.

Une estimation approximative, recueilli dans le CIA Factbook évalue la population kurde en Turquie à 14,5 millions : 6 millions en Iran, environ 5 à 6 millions en Irak et moins de 2 millions en Syrie, pour un total avoisinant les 28 millions de kurdes au sein de ce territoire qu’ils appellent « Kurdistan » et des régions limitrophes.

Cependant, d’autres sources affirment qu’il ne reste plus que 1,2 millions de kurdes en Syrie, conséquence de cette guerre savamment orchestrée et imposée par l’Otan et ses alliés du Golfe. Environ le même nombre ont émigré en Allemagne au cours des six dernières années.

Il est important de distinguer, d’un côté, les kurdes qui se sont intégrés à leur pays d’accueil, hostiles à la création d’un « Kurdistan », et de l’autre les acharnés qui n’hésitent pas à aider l’Ouest et Israël à déstabiliser la région. Une partie des kurdes de Syrie, et plus particulièrement ceux qui habitent dans des zones qui ne sont pas contrôlées par des kurdes, comme Damas, font preuve de loyauté envers le gouvernement syrien et ont déclaré avoir voté Assad en 2014.

Ces élections libres et démocratiques ont vu Assad l’emporter avec 88,7 % des suffrages devant deux autres candidats [12]. Au début de la guerre en Syrie, il y avait au sein de l’armée syrienne, des combattants kurdes qui recevaient armes et salaires, à l’instar des syriens d’autres ethnies. Il n’en reste aujourd’hui qu’une poignée au sud de la Syrie.

Par contre, au nord, de nombreux kurdes ont quitté les rangs des Forces démocratiques syriennes (FDS), sous commandement états-unien, bien que bénéficiant d’armes, d’un salaire et de formation au combat. Les Syriens considèrent les kurdes restés loyaux envers leur pays comme leurs frères et sœurs syriens, ils n’ont donc rien à voir avec les manigances kurdes décrites précédemment.

La coalition de groupes de mercenaires syriens, plus connu sous le nom de FDS (Forces démocratiques syriennes) est armée, entraînée et soutenue par les E.U. Ce groupe est engagé, en ce moment même, dans la bataille visant à libérer Rakka, dernier bastion de Daesh.

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Jusqu’en mai 2017, l’ensemble des groupes jihadistes et/ou rebelles en Syrie, y compris les factions kurdes connues sous le nom de Forces démocratiques syriennes (SDF), fut armé, formé et soutenu par les États-Unis. Dès que ce soutien a commencé à faiblir, ces groupes se sont séparés.

Indépendance et désunion

Une chose importante à rappeler est que le terme « kurde » se réfère à des personnes qui parlent des langues, ayant certes des origines communes, mais bien différentes. Les deux principales sont : le sorani en Irak et en Iran ; le kurmanji en Syrie, en Turquie et dans de petites régions limitrophes en Irak et en Iran. Le sorani utilise les caractères arabes, alors que le kurmanji utilise les caractères latins, ce qui montre à quel point elles sont éloignées.

Le gouvernement régional du Kurdistan irakien est principalement composé d’individus qui parlent le sorani alors que ceux du PKK, du PYD et d’autres groupes nationalistes en Turquie et en Syrie parlent le kurmanji. Même s’il y a de toute évidence une correspondance entre la cartographie des langues kurdes et celle de l’expression des divers partis politiques kurdes, les frontières ne sont pas aussi nettes.

D’autre part, la Turquie ne s’oppose pas avec la même intensité aux revendications des kurdes irakiens qu’à celles de leurs homologues turcs ou syriens. Favoriser l’autonomie des kurdes d’Irak ne devrait pas dégrader la qualité des relations turco-étatsuniennes contrairement au fait d’encourager le nationalisme des kurdes syriens et turcs.

La quête d’indépendance est inhérente à l’identité kurde. Cependant, tous les kurdes n’envisagent pas un Kurdistan unifié qui réunirait les populations kurdes réparties dans quatre États souverains différents. La plupart des mouvement et des partis politiques kurdes prennent très au sérieux les aspirations de leurs compatriotes au sein même de leur pays respectif. Dans chacun de ces pays, il y a des kurdes qui se sont assimilés et dont les aspirations semblent se limiter à plus de libertés culturelles et de reconnaissance politique.

Les kurdes, répartis aux quatre coins du Moyen-Orient, n’ont jamais renoncés à leurs aspirations à l’image de nombreux groupes. Bien qu’une partie des Kurdes ait fondé des organisations et des partis politiques légitimes dans le but de favoriser et de promouvoir leurs droits et leur liberté, d’autres, comme le PKK turc ont utilisés des stratégies de guérillas et d’attaques terroristes qui ont eu pour cibles des civils, parfois même des compatriotes.

La grande variété des partis politiques kurdes est révélatrice de dissensions au sein du monde kurde, qui correspondent souvent aux lignes de fractures tribales, linguistiques et nationales, auxquelles s’ajoutent des divergences et rivalités politiques. Les tensions entre les deux principaux partis politiques kurdes en Irak, le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et l’union patriotique du Kurdistan (UPK), ont conduit à une guerre civile qui a coûté la vie à plus de 2 000 d’entre eux au milieu des années 90.

Ces dissensions s’étendent au-delà des frontières, avec des partis et des organisations qui se ramifient ou voient la naissance de partis affiliés au sein des pays voisins. À l’heure actuelle, les désaccords entre kurdes syriens et irakiens concernant les relations à établir avec la Turquie afin de favoriser les perspectives relatives à l’autonomie du peuple kurde ont créé des tensions qui ont opposé d’un côté le PKD irakien et son homologue syrien, le PDK-S, et de l’autre le PKK et son extension syrienne, le PUD. Néanmoins, des groupes kurdes rivaux ont coopéré lorsque la situation l’exigeait.

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Des groupes kurdes ont, à certaines occasions, négocié pas seulement avec leur propre gouvernement mais aussi avec les États voisins, parfois au détriment de leurs relations avec leurs frères. Les relations complexes, aussi bien entre les différents groupes kurdes qu’entre les kurdes et les gouvernements régionaux, sont instables et des alliances se sont nouées puis dissoutes au gré des changements politiques.

Les experts considèrent le manque d’unité des kurdes comme étant la cause principale de leur incapacité à fonder leur propre État.

Les velléités d’indépendances illégitimes et injustifiées des Kurdes

Les Occidentaux prétendent que les kurdes sont parmi les combattants les plus dignes et les plus respectables qui combattent Daesh au Moyen-Orient. Mais si leur objectif est de vaincre Daesh, comme ils le prétendent, pourquoi en viennent-ils à commettre un génocide envers le peuple syrien ? [13] Prenant, ceci en considération, il devient difficile d’adhérer à la thèse occidentale selon laquelle des groupes terroristes kurdes ont pour but d’aider la Syrie. La réalité du terrain vide de substance toutes les belles paroles que les Occidentaux prodiguent pour se donner bonne figure tout en soutenant ces organisations terroristes. Cette interprétation mensongère des faits vise en fait à armer les kurdes de Syrie dans le but d’engendrer l’instabilité et la division dans le pays.

Il est surprenant que les kurdes fassent preuve d’autant d’hostilités à l’égard des Syriens, dans la mesure où le pays les a accueillis à bras ouverts. À titre d’exemple, des réformes ont été menées en Syrie en 2012 favorisant les intérêts kurdes. « Le président Assad a promulgué un décret accordant la citoyenneté arabe syrienne aux résidents étrangers du gouvernorat de Hassake » selon l’agence de presse Sana. Ce décret, qui a bénéficié à 300 000 kurdes, est sorti une semaine après qu’Assad ait chargé une commission de « résoudre le problème du recensement organisé en 1962 dans le gouvernorat de Hassake ».

En janvier 2015, l’agence Sana a rapporté les propos de l’ancien Premier ministre, le Dr. Wael al-Halqi : « Les Kurdes font partie intégrante de la société syrienne et Kobané est une ville chère au cœur de tous les Syriens » [14]. Cette déclaration d’al-Halqi a été prononcée lors de sa rencontre avec une délégation qui comprenait des notables kurdes. Il a aussi encouragé tout le monde à bannir la violence et à promouvoir l’amitié, rappelant qu’une solution à la crise syrienne ne peut advenir que « par le truchement d’un dialogue et d’une réconciliation nationale » tout en précisant que ce dialogue devra se faire « entre compatriotes, à l’écart des injonctions étrangères ».

En 2014, le rassemblement civil démocratique des kurdes syriens a déclaré que la ténacité dont ont fait preuve les habitants de Kobané face aux terroristes reflète leur appartenance à la Syrie [15]. Le secrétariat du Conseil suprême du rassemblement a déclaré que cette ténacité forçait l’admiration et que les tentatives de mise à mal de l’intégrité du territoire kurde sont l’expression d’un complot visant à propager le chaos et la division et à affaiblir l’« Axe de la Résistance ».

Ce ne sont que quelques exemples de la volonté du gouvernement syrien d’unifier les populations vivant au sein de leurs frontières. Malgré toutes ces actions de bonne volonté, les FDS (Forces démocratiques syriennes) ont choisi de s’allier aux ennemis de la Syrie plutôt que de collaborer avec l’armée syrienne.

Un accord récent, initié et négocié par les États-Unis entre une faction de l’Armée syrienne libre et les FDS sous commandement kurde, établit les conditions qui ont permis à la brigade Mut’asim (Armée syrienne libre), d’investir 11 villages du nord de la Syrie, sous contrôle du rival FDS, en toute tranquillité. Le contenu de cet accord sans précédent a été annoncé le 10 mai 2017, déclarant que la Coalition sous commandement US a délégué à Al-Mu’tasim la responsabilité de l’administration des villages désignés.

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Al-Mu’tasim est connu pour être un puissant allié des États-Unis, raison pour laquelle il a été désigné pour assumer cette responsabilité : preuve supplémentaire de l’alliance entre les États-Unis, les Forces démocratiques syriennes et l’Armée syrienne libre. Cette coopération représente une tentative d’entrave à la progression de l’Armée arabe syrienne et de ses alliés.

(À suivre…)

Traduction
Jean-Marc Chicot

[1] “Israel Is Challenging America to Support Kurdish Independence”, Dov Friedman & Gabriel Mitchell, New Republic, July 3, 2014

[2] “Surprising Ties between Israel and the Kurds”, Ofra Bengio, Middle East Quarterly, Summer 2014 (Middle East Forum).

[3] “U.S., allies rush heavy weapons to Kurds to fight militants in Iraq”, David S. Cloud & Brian Bennett, Los Angeles Times, August 11, 2014. “Trump to Arm Syrian Kurds, Even as Turkey Strongly Objects”, Michael R. Gordon & Eric Schmitt, The New York Times, May 9, 2017.

[4] “Trump Approves Plan to Arm Syrian Kurds”, Courtney Kube, NBC News, May 9, 2017.

[5] “Syria’s Kurdish Militias Get 50 Trucks With US Armored Vehicles, Munition”, Sputnik, June 17, 2017.

[6] « Les projets de Kurdistan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 septembre 2016.

[7] “Syrian Kurdish PYD co-leader dismisses possibility of ‘being used as pawns’”, Kom News, April 16, 2017.

[8] “Middle-East – the Kurdish people used as a pawn by the Western powers”, Class Struggle 103, Winter 2014, (International Communist Union).

[9] “Kurds Often Used as Pawns in Power Struggles”, Daniel Schorr, NPR, January 15, 2007.

[10] “The Kurds as Charlie Brown”, Daniel Schorr, Christian Science Monitor, January 19, 2007.

[11] “Trump Moves To Defeat ISIS By Arming Syrian Kurds”, Jack Davis, Western Journalism, May 10, 2017.

[12] « Le Peuple syrien a parlé », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 juin 2014.

[13] « Les États-Unis et Israël débutent la colonisation du Nord de la Syrie », Réseau Voltaire, 1er novembre 2015.. “U.S. Coalition Cleansing Raqqa Of Arabs To Expand Kurdish “Autonomous Region””, Mint Press, June 20, 2017.

[14] “Premier al-Halqi : Kurds are integral part of Syrian society”, Sana, January 29, 2015.

[15] “Civil Democratic Gathering of Syrian Kurds : Ayn al-Arab will continue to raise the Syrian flag”, Sana, October 31, 2014.

http://www.voltairenet.org/article197628.html

 

La Russie met en garde les US au sujet de l’Afghanistan

La Russie met en garde les US au sujet de l’Afghanistan


Moscou dit que sous la direction américaine, le commerce de la drogue et État islamique sont florissants, et maintenant la communauté chiite afghane est attaquée par des hélicoptères non identifiés.


Bhadrakumar

Par M.K. Bhadrakumar – Le 22 août 2017 – Source Russia Insider

La Russie a laissé entendre, par le passé, que les États-Unis parrainent secrètement État islamique en Afghanistan. Jeudi, un porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a monté la barre en alléguant que les « combattants étrangers » qui ont été transférés par des « hélicoptères inconnus » ont perpétré un massacre de chiites Hazara dans la province de Sar-e-Pol dans le nord de l’Afghanistan.

Le porte-parole a déclaré :

« On peut voir des tentatives pour provoquer des conflits ethniques dans le pays (…) Des cas de vols d’hélicoptères non identifiés sur des territoires contrôlés par des extrémistes dans d’autres provinces du nord de l’Afghanistan sont également enregistrés. »

Par exemple, il est prouvé que le 8 août, quatre hélicoptères ont effectué des vols depuis la base aérienne du 209e corps de l’Armée nationale afghane à Mazar-i-Sharif dans la région capturée par les militants dans le district d’Aqcha dans la province de Jowzjan.

Il est à noter que les témoins de ces vols ont échappé aux  radars des agences de sécurité. Il semble que le commandement des forces de l’OTAN qui contrôle le ciel afghan refuse obstinément de constater ces incidents.

À partir de ce qui précède, il apparaît que des sections des forces armées afghanes et le commandement de l’OTAN – qui contrôle l’espace aérien afghan – agissent main dans la main dans ces opérations secrètes. Sans aucun doute, c’est une allégation très sérieuse. L’attaque contre les chiites Hazara doit être considérée comme un message destiné à Téhéran.

Historiquement et culturellement, l’Iran a des affinités avec la communauté chiite Hazara en Afghanistan. Peut-être, l’administration Trump, qui a juré de renverser le régime iranien, ouvre-t-elle un « deuxième front » par État islamique contre l’Iran sur sa frontière de l’est.

Fait intéressant, le ministère russe des Affaires étrangères a également publié vendredi une déclaration sur la situation alarmante en matière de drogue en Afghanistan. Il a souligné que :

  • Une forte augmentation de la production de drogues est prévue en Afghanistan cette année et un tiers de la population du pays est actuellement impliqué dans la culture du pavot pour l’opium.
  • La géographie du trafic de drogue afghan s’est élargie et atteint maintenant le continent africain.
  • Des tonnes de produits chimiques pour le traitement des stupéfiants sont importées illégalement en Afghanistan – avec l’Italie, la France et les Pays-Bas « parmi les principaux fournisseurs ».
  • Les États-Unis et l’OTAN ne veulent pas ou sont incapables de freiner l’activité illégale.

La Russie et l’Iran ne peuvent pas fermer les yeux sur les activités hostiles des États-Unis (et de l’OTAN) dans leur arrière-cour, transformant la guerre anti-Taliban en une guerre par procuration. Ils ne peuvent que voir le conflit afghan à travers le prisme de leurs tensions approfondies avec les États-Unis.

Quelles sont les options de la Russie ? Le ministre russe de la Défense, Serguei Shoigu, a déclaré lors d’une réunion avec la crème des militaires à Moscou, le 18 août, que le conflit afghan constitue une menace pour la stabilité de l’Asie centrale. Il a déclaré que la Russie envisageait d’organiser des exercices militaires conjoints, en fin d’année, avec le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan. La Russie a des bases militaires au Tadjikistan et au Kirghizistan.

Encore une fois, l’ambassadeur Zamir Kabulov, envoyé présidentiel russe en Afghanistan, a récemment déclaré que si le gouvernement afghan et les États-Unis ne pouvaient pas contrer la menace de État islamique, la Russie recourrait à la force militaire.

Kabulov a révélé que la Russie a dévoilé au Conseil de sécurité de l’ONU le parachutage de fournitures pour les combattants d’État islamique dans au moins trois provinces du nord de l’Afghanistan par des aéronefs non identifiés.

Bien sûr, il est inconcevable que la Russie mette des « bottes sur le terrain » en Afghanistan. Mais si État islamique franchit les frontières des États d’Asie centrale, il s’agira d’une « ligne rouge », et la Russie répliquera.

La Russie renforce ses bases au Kirghizistan et au Tadjikistan. De manière significative, lors d’un exercice militaire conjoint avec le Tadjikistan en juillet, la Russie a testé ses missiles balistiques à courte portée Iskander-M, l’une des armes les plus avancées de l’arsenal russe, avec une portée de 500 kilomètres et une charge utile de 700 kg. Iskander est équipé de systèmes de guidage terminal ayant la capacité de surmonter les défenses antimissiles. La précision d’Iskander pourrait être inférieure à 10 mètres. (La Russie a déployé cette arme mortelle en Syrie).

Avec le licenciement/démission  du stratège de la Maison Blanche Steve Bannon − un idéologue anti-guerre invétéré dans l’administration Trump qui voulait que la guerre afghane soit arrêtée − les généraux ont désormais le dessus dans le contrôle de la politique américaine. Le secrétaire à la Défense, James Mattis, et le conseiller en sécurité nationale, HR McMaster, favorisent le déploiement de troupes supplémentaires en Afghanistan.

L’inconnue connue est John Kelly, que Trump a récemment nommé chef d’état-major. Mais il y a assez d’indications montrant que Kelly – un général à la retraite du Corps de marine et père d’un Marine décédé, le 1er lieutenant Robert Kelly, qui a été tué en Afghanistan en 2010 – partage presque certainement l’opinion de Mattis et McMaster.

Plus on regarde de prés, plus on voit que le véritable défi de Donald Trump ne consiste pas à gagner la guerre contre les talibans, mais le risque élevé qu’il assumera, en prenant les conseils de ses généraux, est de mettre son imprimatur sur une guerre par procuration à part entière en Afghanistan contre la Russie, l’Iran et Chine.

M.K. Bhadrakumar

 

http://lesakerfrancophone.fr/la-russie-met-en-garde-les-us-au-sujet-de-lafghanistan

Le rêve de détruire l’accord nucléaire iranien, par Paul R. Pillar

Source : Paul R. Pillar, Consortium News , 21-07-2017

En plus d’Israël et de l’Arabie saoudite, toujours assoiffés de guerre avec l’Iran, le Président Trump, avec son mépris pour la réalité au sujet de l’accord nucléaire iranien, est devenu lui-aussi un catalyseur-clé, comme l’explique l’ancien analyste de la CIA, Paul R. Pillar.

Le mépris de Donald Trump pour la vérité n’empêche pas la réalité de se heurter continuellement à sa politique, dont le thème le plus constant a été de tenter de détruire les réussites de son prédécesseur. Combien la réalité incommode Trump – et surtout, combien ses efforts pour mettre de côté la réalité nuisent aux intérêts des États-Unis – varie de question en question.

Ce qui a dominé récemment les gros titres, bien évidemment, c’est l’assurance-maladie , à propos de laquelle il nie deux vérités : les principes fondamentaux sur lesquels se fonde la mutualisation de l’assurance et le fait que l’Affordable Care Act (ACA, Loi des Soins Abordables) ait réussi à étendre la couverture de l”assurance-maladie à de nombreux Américains qui ne l’avaient pas auparavant. En matière de politique étrangère, l’une des négations les plus flagrantes de la vérité a trait au changement climatique et, en conséquence, au retrait de Trump de l’accord de Paris, ce qui revient à rejeter un consensus scientifique bien établi.

Trump semble peu se soucier des conséquences à brève échéance de l’isolement des États-Unis et de leur perte d’autorité. Mais les conséquences physiques et économiques les plus cataclysmiques sont celles à plus longue échéance qui arriveront pour la plupart une fois que Trump aura quitté son poste, et il n’y a aucune preuve qu’il s’en soucie le moins du monde.

Quant à ce qui fut probablement la réussite principale de Barack Obama en matière de politique étrangère – l’accord, connu comme le plan d’action globale conjoint (JCPOA), visant à restreindre le programme nucléaire de l’Iran – la vérité que Trump rejette est celle que l’accord fonctionne comme prévu pour empêcher une arme nucléaire iranienne et que l’Iran respecte ses obligations, comme l’ont vérifié des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Tous les trois mois, Trump fait face à l’obligation imposée au Président par le Congrès d’attester que l’Iran respecte l’accord. Cette attestation est supposée être un constat, pas l’expression d’une préférence. Pour un négateur de la vérité comme Trump, qui a dénoncé avec hargne l’accord, cette obligation pose un problème. Le compte-rendu dans le New York Times des discussions à la Maison-Blanche pour aboutir à l’attestation de conformité de l’Iran la plus récente (la seconde sous la présidence de Trump), indique que les conseillers de Trump ont dû le traîner à son corps défendant pour établir l’attestation.

Démolir Obama

Indépendamment, ou peut-être en raison, du succès du JCPOA, Trump est clairement toujours déterminé à essayer de détruire l’accord. Après son incapacité à défaire l’Obamacare côté intérieur, il est probablement plus que jamais déterminé à détruire cette réussite en matière de politique étrangère.

Le compte-rendu du Times laisse entendre qu’à l’échéance de la prochaine attestation, dans trois mois, il y a de fortes chances que Trump refuse d’accepter la vérité une troisième fois, peu importe la rigueur avec laquelle les Iraniens respectent l’accord. Un manquement à l’attestation ouvrirait la voie à de nouvelles sanctions qui représenteraient une violation en bloc du JCPOA par les États-Unis.

En attendant, la Maison-Blanche de Trump a déjà transgressé non seulement l’esprit mais la lettre du JCPOA, en décourageant ouvertement et de façon explicite les autres pays, comme elle l’a fait lors d’une réunion au sommet du G20, de poursuivre la marche normale des affaires avec l’Iran. Les Iraniens en réponse n’ont pas encore renoncé à l’accord, mais, comme l’a indiqué le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif, la patience de l’Iran, comme la patience de n’importe qui, a des limites.

Pour Trump et d’autres qui veulent affronter et isoler l’Iran et qui, tout le long, se sont opposés au JCPOA ou à n’importe quoi de similaire, le scénario privilégié est que les Iraniens se sentent tellement irrités par le non-respect des États-Unis que Téhéran finisse par renoncer et déclare l’accord comme nul.

Si cette tactique échoue, ne soyons donc pas surpris si, en octobre, Trump refuse l’attestation. Cette décision s’accompagnerait d’accusations fabriquées d’infractions iraniennes. Quiconque prêt à examiner avec soin la question saurait qu’elles sont fabriquées car, grâce au régime de surveillance hautement intrusif établi par le JCPOA, les inspecteurs internationaux ont une connaissance très détaillée et rapide de tout ce qui se passe dans le programme nucléaire iranien.

Bien entendu, le fait que des éléments rectificatifs soient immédiatement disponibles n’a pas empêché Trump de mentir au sujet de beaucoup d’autres choses. Mais si l’actuelle attitude iranienne concernant le JCPOA se maintient durant les trois prochains mois, le monde devrait alors réaliser qu’une accusation trumpienne de non-conformité iranienne aurait autant de validité que les déclarations de Trump au sujet de la taille de la foule lors de son intronisation, ou des millions d’électeurs frauduleux qui ont prétendument voté pour Hillary Clinton.

Si Trump réfute la vérité au sujet de la conformité iranienne, l’issue la plus favorable possible serait que l’Iran ainsi que les cinq autres puissances non états-uniennes qui ont négocié le JCPOA tentent de maintenir l’accord malgré le non-respect américain. Même cette issue aurait des conséquences négatives pour les États-Unis : manque à gagner en Iran, occasions ratées de s’appuyer sur le JCPOA pour aborder les problèmes régionaux, isolement renforcé des État-Unis et éloignement par rapport à leurs alliés.

Autres issues moins favorables : la désintégration complète du JCPOA et l’accélération du programme nucléaire iranien, accompagnées de nouveaux soucis : raccourcissement du délai avant l’émergence d’une éventuelle arme nucléaire iranienne, incertitude accrue au sujet du programme iranien en l’absence des inspections internationales renforcées que le JCPOA avait mises en place, et risque aggravé de la participation des États-Unis à une nouvelle guerre moyen-orientale.

Les motivations de Trump

Jusqu’à quel point Donald Trump, quels que soient les facteurs psychologiques ou politiques qui le conduisent sur son chemin de destruction, se soucierait-il de telles conséquences ? L’expérience acquise avec l’assurance-maladie nous donne quelques indications. Afin de concrétiser son slogan de campagne d’abolir l’Obamacare, Trump est de toute évidence prêt à éliminer la couverture d’assurance-maladie de millions d’Américains, dont beaucoup ont voté pour lui.

Sa façon de traiter une vérité qu’il nie est de tenter de créer une nouvelle réalité, en disant « laissons » [sic] l’ACA échouer, tout en s’employant activement à saboter le programme : par exemple en refusant de faire appliquer le mandat individuel [au titre duquel la loi oblige chaque citoyen à souscrire une assurance-maladie] et en semant autant d’incertitudes que possible pour décourager la participation des compagnies d’assurance.

Il est peu probable qu’un pareil homme se soucie de nuire à la cause de la non-prolifération nucléaire ou d’attiser les risques et tensions accrus au Moyen-Orient, du moment que cela peut augmenter son tableau de chasse de destructeur de réussites.

Paul R. Pillar, durant ses 28 ans à l’Agence centrale du renseignement, est devenu l’un des meilleurs analystes de l’agence.

Source : Paul R. Pillar, Consortium News , 21-07-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

3 réponses à Le rêve de détruire l’accord nucléaire iranien, par Paul R. Pillar

  1. atanguy Le 01 septembre 2017 à 06h38

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    On lit ici comment est jugé ce clown irresponsable meme par un analyste de la CIA. Ce n’est pas seulement l’accord avec l’Iran mais aussi sa politique de destruction de l’avancé obtenue dans la protection de la santé pour les Américains les plus pauvres. Il faut y ajouter la sortie de l’accord sur le réchauffement climatique et maintenant sa politique raciste et xenophobe,sa collusion avec l’extreme droite. Notons qu’Emmanuel Macron n’a pas peur d’être a ses cotés dans les calomnies lancées contre le Venezuela. Tout deux d’ailleurs ont la meme politique de régression sociale pour leur peuple: Cadeaux aux plus riches avec l’argent des plus pauvres. RESISTANCE!

  2. Max Le 01 septembre 2017 à 08h07

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    Que ce soit avec Obama ou avec Trump, j’ai le sentiment que cet accord était mort-né.
    Obama voulant la répétition de ce qui avait été fait en Irak/Libye et était prêt a attendre que le démantèlement du programme iranien soit effectif, Trump n’ayant simplement pas cette patience.
    Les iraniens eux poursuivant leur programme de seuil nucléaire.
    C’est un simple constat, les USA et leurs sbires ne font plus peur tout au moins pas autant qu’avant.
    Les iraniens doivent suivre avec intérêt la situation en Corée et son dernier avatar.
    Un missile le 29aout (date de l’annexion par la force de la Corée par le Japon le 29 aout 1910) a été tiré en direction du japon, l’a survolé à plus de 500km d’altitude, et n’a donc pas violé l’espace aérien japonais, ainsi que la base militaire des USA d’Hokkaido sans réaction apparente des USA et du Japon.

  3. keg Le 01 septembre 2017 à 08h09

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    L’Histoire génère toujours ses Néron.

    Avant c’est Rome que l’on embrasait, aujourd’hui c’est le monde depuis Nagasaki, jusqu’à Téhéran…
    Qui sera le Lot de l’Histoire pétrifié par une vision invisible en toute impunité.

    C’est quoi ces pays quins’autorisent à avoir le feu nucélaire et l’interdissent à d’autres.
    Le moyen de régler le problème, c’est de réapprendre à se faire la guerre au lance pierre (et non flamme). Einstein, c’est pour bientôt!

     

    http://www.les-crises.fr/le-reve-de-detruire-laccord-nucleaire-iranien-par-paul-r-pillar/

DIRECT. Droit du travail : le gouvernement défend une réforme « ambitieuse, équilibrée et juste »

DIRECT. Droit du travail : le gouvernement défend une réforme « ambitieuse, équilibrée et juste »

Le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud détaillent les ordonnances réformant le Code du travail devant la presse jeudi midi.

Le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, lors d\'une conférence de presse présentant les ordonnances réformant le Code du travail, jeudi 31 août à Paris. 
Le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, lors d’une conférence de presse présentant les ordonnances réformant le Code du travail, jeudi 31 août à Paris.  (ALAIN JOCARD / AFP)

Mis à jour le 31/08/2017 | 15:16
publié le 31/08/2017 | 06:21

Ce qu’il faut savoirC’est le jour J. Le gouvernement a dévoilé, jeudi 31 août, ses ordonnances réformant le Code du travail. Le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud les ont détaillées à la presse lors d’une conférence, après les avoir présentées aux partenaires sociaux au cours d’une réunion multilatérale, ce matin, à Matignon. Parmi les principales annonces, le délai de recours aux prud’hommes sera limité à un an pour tous les types de licenciements, et les indemnités de licenciement augmenteront elles de 25%.

De nouvelles règles dans le dialogue social. « L’entreprise sera désormais le niveau essentiel du dialogue social », a affirmé Edouard Philippe lors de la présentation des ordonnances, jeudi. La réforme du Code du travail modifie l’articulation entre les accords de branches et d’entreprises, et le dialogue social dans ces dernières. La direction des TPE et PME pourra directement négocier avec un élu du personnel, même s’il n’est pas mandaté par un syndicat. Les instances représentatives du personnel (délégués du personnel, CE et CHSCT) seront également fusionnées au sein d’un « comité social et économique ».

 Réforme des licenciements. Ces ordonnances prévoient aussi des mesures relatives aux licenciements. Le délai de recours aux prud’hommes est limité à un an pour tout type de licenciement, et les indemnités prud’homales seront plafonnées à trois mois de salaire jusqu’à deux ans d’ancienneté, et à vingt mois jusqu’à trente ans d’ancienneté. En parallèle, les indemnités légales de licenciement vont augmenter de 25%, pour atteindre un quart de mois de salaire par année d’ancienneté. La réforme prévoit également un passage à un périmètre national pour apprécier les difficultés économiques des multinationales qui licencient en France.

 « Faire baisser le chômage ». C’est « une réforme de transformation profonde » qui « doit être assez ambitieuse et efficace pour continuer à faire baisser le chômage de masse et permettre de ne pas revenir sur ce sujet durant le quinquennat », explique le président Emmanuel Macron dans un entretien fleuve accordé jeudi au Point. Le Premier ministre, quant à lui, a qualifié cette réforme d’« ambitieuse, équilibrée et juste ». La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a elle affirmé que sa réforme représentait « une ambition et un saut culturel et qualitatif importants ».

Des manifestations les 12 et 23 septembre. Les opposants dénoncent une « loi travail XXL » dans la droite ligne de la loi El Khomri. Contrairement à 2016, où CGT et FO manifestaient main dans la main, la première est, pour l’heure, la seule grande organisation syndicale à appeler à manifester le 12 septembre. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a déjà annoncé que son syndicat « ne sera pas dans la rue le 12 septembre » pour cette journée d’action. La France insoumise, elle, compte « déferler » sur Paris le 23 septembre contre ce qu’elle considère comme un « coup d’Etat social ».

Retrouvez ici l’intégralité de notre live #TRAVAIL

15h16 : Voici les sujets les plus lus actuellement sur notre site :

Notre direct concernant l’enquête sur la disparition de la petite Maëlys, dans laquelle un homme est en garde à vue.

Notre article sur cette photo d’un jeune homme volage devenu le cliché le plus partagé et détourné de l’été.

Notre résumé des principales mesures annoncées ce midi dans le cadre de la réforme du droit du travail.

15h03 : « Pour nous, c’est une agression confirmée contre le code du travail, avec préméditation en plus », dénonce Alexis Corbière, député de La France insoumise, juste après la présentation des ordonnances réformant le code du travail présentées par le gouvernement. « C’est le basculement de l’ordre social dans une nouvelle étape, hélas, de régression ».

(FRANCEINFO)

14h31 : Si vous êtes perdus, nous résumons dans cet article les principales mesures contenues dans les ordonnances réformant le droit du travail, présentées tout à l’heure.

(ALAIN JOCARD / AFP)

14h35 : Raquel Garrido était présente en tant que chroniqueuse de C8, bien sûr, et non comme membre de la France insoumise. En revanche, je doute qu’elle ait sa carte de presse : il faudrait qu’elle tire la majorité de ses revenus du journalisme depuis au moins trois mois, alors qu’elle vient de débuter son nouveau rôle. Et que son travail soit considéré comme du journalisme. Quoi qu’il en soit, les organisateurs d’une conférence de presse ont le droit de ne pas exiger de carte de presse.

14h22 : Madame Garrido a-t-elle une carte de presse ? A quel titre était-elle présente à la conférence de presse ?

14h10 : La porte-parole de Jean-Luc Mélenchon lors de l’élection présidentielle, Raquel Garrido, est récemment devenue chroniqueuse de l’émission « Les Terriens du dimanche ». Elle a surpris en posant une question au Premier ministre pendant sa conférence de presse sur les ordonnances réformant le Code du travail. Voici la vidéo.

14h05 : « Lorsqu’on assume ses réformes et qu’on croit aux mesures que l’on présente, on a aucun problème, bien au contraire, a donner la parole à l’opposition », assure encore Matignon à franceinfo sur la présence l’Insoumise Raquel Garrido à la présentation des Ordonnances.

14h05 : Contacté par franceinfo sur la présence de l’Insoumise Raquel Garrido à la conférence de presse d’Edouard Philippe et de Muriel Pénicaud, Matignon assure n’avoir « vu aucun problème à l’accréditer » puisqu’elle travaille sur C8.

13h58 : Plafonnement des indemnités en cas de contentieux, réduction des délais de recours des salariés, possibilité de négocier sans syndicat… Après les nombreuses annonces du gouvernement qui a dévoilé le contenu des ordonnances réformant le Code du travail, n’hésitez à nous poser vos questions, nous y répondrons dans ce direct dans l’après-midi.

13h31 : J’ajoute que mon collègue Vincent Daniel répondra à vos interrogations sur la réforme du Code du travail dans l’après-midi dans ce direct. Je garde certaines de vos questions de côté pour tout à l’heure.

13h30 : Le discours d’Edouard Philippe et Muriel Pénicaud est terminé. Vous pouvez relire tout ce que nous avons écrit à son sujet dans ce direct, et nous préparons un article récapitulatif des annonces, qui arrivera vite.

13h28 : Le texte présenté aujourd’hui « peut être modifié à la marge (…) le cas échéant en fonction des avis des organismes appelés à formuler des avis », explique Edouard Philippe. Mais dans son ensemble il est « arrêté ».

13h23 : « Toutes les craintes que nous avions se confirment. » Voici la réaction à chaud du secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, après la présentation par le gouvernement de ses ordonnances réformant le Code du Travail.

13h22 : Raquel Garrido a demandé à en savoir plus sur l’identité des auteurs de la réforme, et notamment des précisions sur le rôle de l’Elysée dans sa rédaction. Edouard Philippe assure qu’elle a été élaborée par les services du ministère du Travail, et que l’Elysée a « bien entendu » participé aux discussions sur son contenu.

13h18 : Surprise : parmi les journalistes présents s’est glissée Raquel Garrido, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon pendant la présidentielle, et récemment devenue chroniqueuse dans une émission de C8. Le Premier ministre a semblé surpris de la voir dans la foule.

13h15 : « Notre objectif dans la concertation n’a pas été de faire plaisir à tel ou tel, de se dire que telle organisation syndicale avait plus ou moins de légitimité ».

13h12 : Edouard Philippe explique pourquoi la réforme ne touche pas au contrat de travail : « On a considéré que les mesures qui sont dans ce texte sont plus efficaces. Les réflexions sur la nature du contrat de travail, notamment du CDI, ne nous ont pas semblé opportunes ».

13h10 : Le Premier ministre explique que, selon lui, sa réforme clarifiera le droit du travail et permettra de lever les hésitations des investisseurs étrangers : « Si vos affaires ne vont pas bien, vous pourrez, en sachant quelles sont les règles, réduire un peu la taille de votre entreprise ».

13h09 : Edouard Philippe répond maintenant aux questions des journalistes. Vous pouvez toujours le regarder dans notre direct.

13h07 : « Il faut accompagner cette transformation du Code du travail d’autres mesures. C’est d’abord le cas sur le coût du travail », le Premier ministre évoquant la baisse des cotisations salariales dans cette optique. Un autre champ d’action qu’il évoque est celui de la formation.

13h06 : Edouard Philippe « insiste » sur le dialogue social dans les très petites et moyennes entreprises. Dans les entreprises de moins de 20 salariés, il sera possible de négocier tout ce qui ne relève pas de la branche avec les employés, sans la participation d’un délégué syndical. Dans les entreprises de 20 à 50 salariés, le dialogue social sera possible avec un délégué du personnel, même s’il n’est pas mandaté par un syndicat (comme c’est le cas actuellement).

13h05 : Edouard Philippe explique qu’entre temps, « au moins cinq organismes » dans lesquels les syndicats sont représentés pourront examiner et donner leur avis sur le contenu des ordonnances.

13h03 : Les ordonnances seront présentées en Conseil des ministres le 22 septembre (soit, exceptionnellement, un vendredi), annonce Edouard Philippe, qui estime que l’engagement de les présenter avant la fin de l’été est tenu.

13h02 : Muriel Pénicaud conclut en affirmant que sa réforme représente « un ambition et un saut culturel et qualitatif importants ».

13h01 : Muriel Pénicaud promet que des critère d’évaluation de l’impact de cette réforme du Code du travail seront définis avec les partenaires sociaux.

13h00 : Le patron de FO, Jean-Claude Mailly, lui se garde de tout jugement définitif sur la réforme du Code du travail, même si « tout n’est pas parfait », reconnaît-il.

12h59 : Pour limiter la peur d’être condamné aux prud’hommes pour une erreur de forme, les entreprises ne seront sanctionnées que par un mois de dommages et intérêts, mais un employeur ne pourra plus être condamné sur la forme si les prud’hommes lui donnent raison sur le fond.

12h58 : Les TPE et PME sont au cœur du discours du Muriel Pénicaud et Edouard Philippe. Sans surprise, la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises salue la réforme : son président, François Asselin, la juge « particulièrement pragmatique ».

12h56 : Les indemnités de licenciement vont augmenter de 25%, affirme Muriel Pénicaud, ce qu’elle présente comme une compensation du plafonnement des dommages et intérêts aux prud’hommes.

12h56 : Ce délai de recours aux prud’hommes était d’un an pour les licenciements économiques, deux ans pour tous les autres types de licenciements.

12h55 : Le salarié aura un délai de 12 mois pour avoir recours aux prud’hommes quel que soit le type de licenciements, confirme Muriel Pénicaud.

12h54 : Les CDD et CDI de chantier sont un dispositif à mi-chemin entre le CDI et l’intérim. Pour en savoir plus, découvrez notre article consacré à la question. Si les branches le souhaitent, elles pourront y avoir recours. Actuellement, seul le bâtiment pouvait les utiliser.

12h52 : Muriel Pénicaud annonce que les branches pourront négocier sur les CDD et CDI de chantier, mais pas sur les modalités de recours à ces contrats dont la durée correspond à celle de la mission effectuée.

12h49 : La réforme présentée aujourd’hui vise à « changer l’état d’esprit » du Code du travail, a expliqué la ministre du Travail.

12h48 : Muriel Pénicaud évoque le CSE, conseil qui réunira trois des quatre instances représentatives du personnel (délégués du personnel, CE et CHSCT). Elle explique qu’il reprendra toutes les compétences de ces trois instances.

12h49 : Si l’entreprise (quelle que soit sa taille) trouve un accord majoritaire sur le temps de travail ou sur les rémunérations (primes de garde, 13e mois…), cet accord remplacera l’accord de branche (par secteur économique) en vigueur actuellement.

12h48 : Le patron de la CGT Philippe Martinez réagit également au contenu de ces ordonnances : « Toutes les craintes que nous avions se confirment. (…) C’est la fin du contrat de travail ». Son syndicat a appelé à manifester le 12 septembre.

12h45 : Si vous l’avez manquée, voici l’intégralité de l’intervention d’Edouard Philippe, en préambule de la présentation des ordonnances par Muriel Pénicaud, la ministre du Travail.

12h44 : Muriel Pénicaud affirme que quatre des dix critères de pénibilité prévus pas le compte pénibilité sont « inapplicables », question qui sera abordée par une des cinq ordonnances.

12h43 : La CFDT « est déçue » par les ordonnances sur le Code du travail présentées par le gouvernement aux partenaires sociaux. Son secrétaire général, Laurent Berger, vient de le déclarer à sa sortie de Matignon. Il juge que « cette réforme n’est pas à la hauteur ».

12h43 : C’est déjà le cas avec le CODIT disponible en ligne sur le site du gouvernement.

12h43 : Muriel Pénicaud annonce la mise en ligne du Code du travail, mais on peut déjà le trouver en intégralité sur Légifrance.

12h45 : La ministre du Travail estime qu’au-delà de son contenu, la méconnaissance du droit du travail est un obstacle à l’emploi. Elle explique que le contenu du Code du travail sera accessible sous forme numérique.

12h46 : La direction des TPE et PME pourra négocier directement avec un élu du personnel, même s’il n’est pas mandaté par un syndicat, annonce Muriel Pénicaud.

12h39 : « Dans les entreprises de moins de 50 salariés, il y a 4% de délégués syndicaux », estime Muriel Pénicaud, pour qui cela prive leurs salariés d’un droit à la négociation.

12h34 : Edouard Philippe laisse la parole à la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Celle-ci se vante d’avoir fait plus de 300 heures de réunion avec les partenaires sociaux. Regardez son intervention dans notre direct.

12h33 : Le dernier axe cité est « le renforcement de l’attractivité économique de notre territoire ».

12h33 : Le troisième axe est d’« apporter des solutions concrètes aux TPE et PME », explique Edouard Philippe, qui estime que les réformes sont trop souvent « pensées pour les grandes entreprises ».

12h33 : Le deuxième axe selon Edouard Philippe est « la construction de vrai garanties pour tous ». Il cite notamment la réforme du barème des prud’hommes.

 

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Revue de presse nationale et internationale.

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