Une arme «secrète» russe fait trembler les Britanniques

Une arme «secrète» russe fait trembler les Britanniques

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Une arme «secrète» russe fait trembler les Britanniques

La Russie développerait une arme secrète «plus puissante» que la bombe nucléaire, capable de mettre hors de combat des armées entières, s’alarme le Daily Star.

Le tabloïde britannique Daily Star tire la sonnette d’alarme, affirmant que des fabricants russes développeraient de nouveaux gadgets puissants qui pourraient s’avérer plus efficaces que les armes nucléaires.

Le média fait savoir que l’industrie de la défense russe aurait conçu un puissant missile électromagnétique, l’Alabouga, capable de désactiver les ogives de missiles et les systèmes de communication à bord des avions ennemis à une distance de 3,5 km.

Les journalistes du Daily Star affirment que le missile serait en mesure de bloquer les mécanismes de chargement des chars, de faire exploser les munitions d’artillerie à l’intérieur de leur tourelle, voire de tuer des soldats ennemis retranchés à une profondeur de 100 m sous la terre.

Le média évoque également le Listva, un véhicule de déminage qui pourrait utiliser des rayons de haute fréquence pour neutraliser les explosifs à distance.

Les médias avaient déjà publié l’information sur le développement en Russie d’un puissant missile électromagnétique Alabouga.

Vladimir Mikhéev, directeur général du groupe Radioelectronnyïé tekhnologuii (Technologies radio-électroniques), avait précédemment déclaré que l’Alabouga n’était pas une arme concrète, mais un ensemble de recherches scientifiques top secret visant à définir les grands axes du développement de l’arme radio-électronique du futur.

source: https://fr.sputniknews.com/international/201710011033279924-arme-electromagnetique-russe/

En savoir plus sur http://reseauinternational.net/une-arme-secrete-russe-fait-trembler-les-britanniques/#crFOP6vldEag7CtU.99

 

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Mordehaï Vanunu pourrait émigrer en Norvège

Mordehaï Vanunu pourrait émigrer en Norvège

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Le gouvernement norvégien a accordé au technicien atomiste israélien Mordehaï Vanunu le droit de rejoindre sa famille en Norvège.

Citoyen israélien converti au christianisme, Mordehaï Vanunu révéla au Sunday Times, en 1986, les secrets du réacteur de Dimona et du programme militaire nucléaire de son pays. Il fut alors enlevé à Rome sur ordre de Shimon Peres et transféré en Israël où il fut condamné à 18 ans de réclusion.

Libéré en 2004, sa peine totalement achevée, dont 11 ans à l’isolement total, il est soumis à une assignation à résidence et à une interdiction de contact avec la presse. Il parvient à enfreindre une vingtaine de fois cette restriction —dont une fois avec Silvia Cattori pour le Réseau Voltaire [1]— et est condamné à chaque fois.

Nul ne sait s’il pourra ou non quitter Israël pour la Norvège.

Le Pentagone (6/10) – Les preuves physiques 2

Plan de l’étude sur le Pentagone :

    1. L’incroyable bêtise
    2. Le crash – L’incendie

  1. Les dégâts
  2. Les témoignages et les preuves visuelles
  3. Les preuves physiques 1
  4. Les preuves physiques 2
  5. Les débris 1
  6. Les débris 2
  7. Le pilotage
  8. Les victimes

7-2. Les dégâts extérieurs au bâtiment

Comme cette partie du Pentagone était en cours de rénovation, des annexes et des matériaux ont été disposés à l’extérieur du bâtiment par les entreprises réalisant cette rénovation.

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Le Pentagone durant les travaux, peu avant l’attaque

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Le Pentagone le 25 août 2001

La photo aérienne ci-dessous, prise en mai 2001, montre ce qui était présent dans la zone d’impact. La flèche violette montre la trajectoire de l’avion écrasé.

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On observe :

  • 1 & 7: remorques des entrepreneurs
  • 2: clôture grillagée
  • 3: une structure d’évacuation de ventilation. L’aération de l’immeuble est alimentée par des puits souterrains. La structure au sol est protégée par un petit mur de ciment (~ 30 cm de haut)
  • 4 : bobines de câble. Ce sont de grandes structures métalliques solides (diamètre d’environ 2 mètres)
  • 5 & 6: générateur électrique mobile. Il était utilisé pour alimenter la zone de travail à l’intérieur du bâtiment lorsque les circuits électriques internes ne fonctionnaient pas. 5 (l’avant) contient l’alternateur et 6 (l’arrière) le moteur diesel.

Après avoir frappé les poteaux d’éclairage, l’avion a affecté les structures suivantes :

  • moteur droit : impact sur la clôture et sur la partie avant du générateur électrique
  • moteur gauche : impact sur le coin (le plus proche de l’axe d’arrivée) de la structure de ventilation
  • ventre (ou plus probablement, turbulences) : impacts sur les bobines de câble
  • partie inférieure de l’avion : impact sur les remorques 1 et 2, volatilisées

Certains se sont demandé pourquoi il n’y a pas eu de dégâts sur la pelouse. La réponse est simple : la partie la plus basse de l’avion (légèrement penché à gauche) a touché le sol juste après avoir traversé cette pelouse, quand le moteur gauche a touché le petit mur entourant la structure de ventilation.

La raison pour laquelle la pelouse ne porte pas de débris est également clair. Compte tenu de la vitesse de l’impact, les parties de l’avion qui ne sont pas rentrées dans le bâtiment par les ouvertures (fenêtres et trous créés par l’accident) ont été déchiquetées, et ont rebondi vers l’extérieur. Elles ont été réfléchies comme un liquide contre la façade, et se retrouvent donc dans un secteur délimité approximativement par les deux lignes en pointillés violets dans le schéma précédent. Nous y reviendrons.

Mais revenons au générateur électrique, garé à quelques mètres du Pentagone. Il était en gros de ce type :

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Il a été frappé par le moteur droit, qui a touché la clôture, près de son angle, et le générateur.

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Le générateur a été déplacé de côté par la violence du choc, sa partie avant étant détruite – avant de brûler :

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En bas à droite, le générateur en flammes

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La violence du choc physique a déplacé le générateur (qui n’est plus aligné avec la remorque grise)

Un témoin a déclaré que le moteur est rentré dans le générateur comme dans du beurre :

Frank Probst – sur un trottoir à côté de la Route 27, près de la face ouest du Pentagone ; il est surpris d’être en vie – a senti l’avion passer quelques mètres au dessus de lui, et l’a regardé continuer droit sur le Pentagone. D’abord, il a vu le bout de l’aile droite traverser une remorque d’un générateur “comme si c’était du beurre”, a déclaré Probst. [Source : The Pentagon, a history]

Ceci qui se voit fort bien ici, tout comme la trace du réacteur sur le grillage :

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Mais il y a mieux 🙂

Cela concerne les “carénages des rails des volets” (flap track “canoe” fairing) : ce sont les deux pièces en forme de canoë un peu pointues qui dépassent de l’aile vers l’arrière, et surnommés “canoës” :

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Carénages qui, à l’atterrissage, sont en position “poussez-vous, ça fait mal…” (elles étaient probablement en position relevée le 11 septembre) :

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Eh bien si le moteur a arraché l’avant, il se trouve que le carénage a aussi buté dans le générateur – quelques mètres plus loin, tout en haut :

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Au passage, notez que le moteur a aussi arraché le petit escalier en bois…

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La trace du carénage canoë

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Les zones 1 et 2 de l’aile ont donc tapé en 1 et 2 le grillage et le générateur

Vous ne voyez pas bien ? Regardez, il y a mieux ! :

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Le carénage a en fait “scié” tout le dessus du générateur… !

Regardez ici :

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Par ailleurs, l’avion était légèrement en roulis, comme ceci :

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Comme la hauteur du générateur montre que le moteur droit était à environ 2 mètres du sol, cela signifie que le moteur gauche était au ras du sol à la fin.

Et donc, il a fini par taper le petit muret de 30 cm protégeant la bouche de ventilation :

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On voit bien le muret percé à gauche :

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Le bouche de ventilation a aussi été abimée :

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Réparations le 14 septembre 2001

Retrouvons notre témoin Frank Probst :

“Pratiquement au même moment, Probst vit un nuage de poussière exploser en l’air, lorsque le moteur gauche de l’avion frappa une bouche de ventilation en béton. Le pilote semblait viser une fenetre du premier étage, pratiquement exactement où se trouvait Probst dix minutes auparavant, pour vérifier l’air conditionné.” [Source : The Pentagon, a history]

On note aussi le fait que cinq des six grosses bobines de câble (en fait, cela s’appelle des tourets) ont été simplement déplacées sans grand dommage (probablement par les turbulences), une seule ayant été détruite :

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En conclusion, on a cette intéressante photo de synthèse (cliquez pour zoomer) qui permet de voir l’axe parfait de l’avion, avec le moteur gauche cassant le muret et le moteur droit cassant la barrière et le générateur :

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Enfin, intéressons-nous aux arbres sur la façade, vu que le nez de l’avion a piqué pile dessus :

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Le Pentagone le 7 septembre 2001

On note que le tronc a été sectionné net :

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Synthèse des impacts extérieurs

Bref, tout démontre que l’avion a bien frappé le Pentagone…

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Voir aussi ici :

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P.S. merci de ne pas intervenir en commentaire sur des points qui seront traités dans les prochains billets, il y a assez de quoi dire avec ceux-ci… (merci donc d’éviter de faire des affirmations péremptoires si vous n’avez pas étudié à fond ce dossier, posez alors simplement des questions…)

Je rappelle aussi que je partage avec vous les résultats d’un gros travail de synthèse, à mon sens parfaitement convainquant (sur un sujet qui n’a donc du coup aucun intérêt, et nous fait perdre beaucoup de temps qui serait tellement utile pour analyser ce qui se passe sous nos yeux ; mais ce n’est pas inutile de faire un tel travail une fois).

Après, vous avez bien le droit de ne pas être convaincu par le très très très large faisceau de preuves (que vous n’aurez totalement que vendredi, certes). Mais vous m’accorderez alors en retour le droit de ne pas vouloir entamer de débat avec vous sur ce point. Rassurez-vous, il y a de nombreux sites internet où vous pourrez vous adonner au plaisir des joutes sur ce sujet… Et nous parlerons d’autre chose lundi 🙂

Suite de la série ici.

N.B. : les séries sur le 11 Septembre sont évidemment lourdes à modérer. Comme vous le voyez dans le plan au début du billet, ce billet s’insère dans une longue série. Merci donc de ne pas commenter sur de sujets qui seront clairement traités par la suite, cela fait perdre du temps à tout le monde. Vous pouvez commenter la série dans ce billet dédié.

Les commentaires sont fermés.

 

http://www.les-crises.fr/911-1-pentagone-6/

Les risques de la prolifération étatique, par Pascal Boniface

Je vous propose ici une première vision, dans le cadre du débat autour des référendums actuels…

Pascal Boniface (@PascalBoniface), directeur de l’IRIS (www.iris-france.org), revient sur les référendums autour de l’autonomie du kurdistan irakien et de l’indépendance de la Catalogne.

18 réponses à Les risques de la prolifération étatique, par Pascal Boniface

De Gaulle, Roosevelt et l’AMGOT

De Gaulle, Roosevelt et l’AMGOT

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

De Gaulle, Roosevelt et l’AMGOT

1er octobre 2017 – J’aimerais bien que ce soit en signe ironique fait au livre de Philippe Roger, L’ennemi américain, qu’Éric Branca a donné comme titre à son livre L’ami américain. (*) Le livre de Roger, publié avec grand fracas et grand succès au moment (en 2002) où la France s’opposait aux premières actions déstructurantes US de l’époque 9/11(préparation de l’invasion de l’Irak), constituait une des armes de communication essentielles des proaméricanistes français soutenus par les influences qu’il faut et dont on retrouve la parentèle de l’époque, contre de Gaulle certes, dans le livre de Branca. On peut par ailleurs penser que ce livre de Branca fait partie d’une réaction actuelle, ou dirais-je plus prudemment une tentative de réaction tant est forte la mainmise du Système sur les psychologies, contre l’extraordinaire puissance de l’influence et de la référence américaniste sur la direction politique française, étalée littéralement comme on est beurré sur une tartine, lors des présidences Sarkozy-Hollande. (On sait ce qu’on en pense ici, à dedefensa.org, d’une façon très générale, il suffit de lire l’article “PolitiqueSystème (II)” du Glossaire.dde.)

Là-dessus me vient une autre réflexion liminaire, qui va compléter la première. Il s’agit d’une observation de Chateaubriand dans un article de 1824 : « Le public a sans cesse besoin qu’on lui remette en mémoire les choses mêmes dont il est tous les jours occupé. Il lit vite et mal : il est distrait et oublieux. » Cette remarque vaut pour tout ce monde qui est lecteur souvent pressé lorsqu’il s’agit de suivre des événements courants ou même de l’historique qui vous sert dans votre quotidien, quoique certes avec des degrés selon les lecteurs ; certes (suite), la remarque vaut pour moi comme elle vaut pour tout lecteur, y compris celui de dedefensa.org. Elle a joué à plein et s’est vérifiée pour ce cas, à propos de ma lecture du livre de Branca. Pour autant, je suis loin de l’avoir fini puisque j’en suis à la page 80, juste passé l’exposé sur l’AMGOT (acronyme US pour Allied Military Government of Occupied Territories). Mais c’est justement ce dont il s’agit et dont je souhaite vous entretenir.

(J’avertis ici le lecteur que je lui parle moins du livre de Branca que de mon propre comportement de lecteur. Je ne suis pas là pour vous dire que le livre de Branca est du génie pur, ou qu’il ne l’est pas du tout ; d’ailleurs, en juger dans un sens ou l’autre à la page 80 alors qu’il en compte 380, cela serait bien audacieux… Je parle d’un effet de la lecture qui, soudain, illumine une perception et lui donne un sens qu’on ne soupçonnait pas jusqu’ici. Il est plus question du lecteur que de l’écrivain, même en ayant bien entendu à l’esprit cette évidence que s’il n’y avait pas l’écrivain il n’y aurait pas de lecteur.)

L’AMGOT, donc… C’est l’acronyme du programme générique que l’administration Roosevelt avait décidé d’appliquer dans les pays européens et autres soudain privés de leurs cadres de direction et de gestion, et occupés par l’armée US (par “les armées alliées”). On comprend qu’il s’agit des pays vaincus, puisque vaincus comme ils le sont par une destruction complète et une reddition sans condition, et une haine furieuse par-dessus le marché, cela signifie qu’ils sont complètement déstructurés et qu’il importe de leur imposer des structures. Ce sera l’AMGOT, et l’AMGOT est donc bien la recette pour gérer les pays ennemis et vaincus avant qu’ils ne se rétablissent avec, on l’espère fermement, un régime complètement reconnaissant et souriant vis-à-vis du vainqueur d’hier. C’est bien ce traitement que Roosevelt veut appliquer aussi à la France, comme si la France était un “pays ennemi et vaincu” par les USA, alors qu’elle le fut par l’Allemagne nazie.

Il ne s’agit pas de croire, contrairement à ce qu’on pourrait être poussé à conclure aussitôt, que Branca apporte des révélations sur cette affaire, ni même ce qu’on pourrait considérer comme une “perception nouvelle”. Tous les détails qu’il donne sont en général connus, et d’ailleurs souvent référencés. Plutôt, il s’agit du rythme de l’exposé, du récit, qui fait qu’on est conduit à donner une place et une importance différentes à l’AMGOT, et soudain à réaliser l’ampleur et la profondeur de l’infamie de la démarche de Roosevelt. Cette perception est bien entendu renforcée par les détails que j’évoquais plus haut, mais qui sont concentrés en quelques pages (de la page 74 à la page 80). Soudain, il nous est rappelé que, du côté anglo-saxon, il n’a pas manqué de voix de haute volée pour dénoncer la chose ; Eden dans le mode tonitruant chez les Britanniques, et Churchill tout de même et indirectement ; surtout, des militaires du côté US, et notamment les trois grands chefs, Eisenhower (**), Marshall et MacArthur, qui étaient scandalisés par les intentions du président. (***)

L’ensemble de la lecture fait que j’ai perçu, dans cette dynamique, l’affaire AMGOT comme le point culminant de l’affrontement entre Roosevelt et de Gaulle, alors qe cette affaire était jusqu’alors plutôt un épisode parmi d’autres dans l’histoire de leur mésentente. C’est toujours “l’histoire de leur mésentente”, mais dans ce cas l’AMGOT, qui revient effectivement à l’asservissement et à l’humiliation d’une grande nation amie affaiblie tragiquement par des événements épouvantables, se révèle comme un acte de brigandage, une piraterie internationale qui, à elle seule, justifie toute l’inimitié de De Gaulle pour la politique américaniste et le système de l’américanisme, ce que lui reprochèrent souvent des fractions de la droite, pétainistes et héritiers des pétainistes en tête.

(Au reste, les “pétainistes” sont, dans ce cas des relations avec Roosevelt, les meilleurs amis du président US, à un point qui est là aussi du domaine de la révélation, qui devient quasiment une parentèle avec les Chambrun [René de Chambrun, gendre de Laval et de descendance directe du La Fayette de la Guerre d’Indépendance américaine]. Ils sont rejoints par une constellation de personnalités qui ne sont pas directement pétainistes, qui ont même prétendu entrer “en résistance“, mais qui sont tout de même du même parti, – dans ce cas, le “parti de l’étranger”, toujours très puissant en France… Cela va d’Alexis Léger [St-John Perse] à Jean Monnet.)

On comprend combien le cynisme, l’arrogance et la tromperie sont une composante essentielle de la “politique libérale” des soi-disant dirigeants progressistes US, de Wilson à Obama (mise à part l’une ou l’autre exception heureuse, – en fait, seulement Carter à cet égard) ; cette politique qui se couvre inconsciemment, comme par privilège assuré, du manteau de la vertu et de l’exceptionnalisme pour mieux assurer ses coups en traître, et qui représente certes le mieux la tendance au globalisme et le débouché inévitable sur le simulacre de la postmodernité et du progressisme-sociétal. En un sens, Roosevelt entendait, avec AMGOT, traiter la France comme ils ont traité l’Irak qui s’était pourtant battu en leur nom contre l’Iran pendant huit années.

Peut-être reste-t-il à rechercher la cause initiale de l’antipathie de Roosevelt pour de Gaulle (cela va dans ce sens), qui ne craignait pas de toucher jusqu’au grotesque dès l’origine et relevait pour certains détails plus de la psychiatrie que de la politique. (Lors de leur première rencontre, des officiers du Secret Service étaient dissimulés derrière diverses tentures, armés de mitraillette. Sans doute craignait-on que ce coupe-jarret de De Gaulle n’agressât Roosevelt ou ne le prît en otage.) Je pense et penche simplement pour l’influence de ses “amis” français (Monnet, Chambrun, etc.) qui, eux, haïssaient de Gaulle (surtout Monnet) et purent largement faire leur travail avant que les événements n’amènent les deux hommes (de Gaulle et Roosevelt) à devoir se connaître, s’arranger ou s’affronter, etc. Bateleur éblouissant, orateur naturellement et presque vertueusement démagogique, magicien du verbe, Roosevelt est de cette même espèce qu’un Obama, avec la même tendance politique vue plus haut, caractérisée par l’arrogance et la sûreté de soi, aimant à se forger une opinion préjugée à partir du jugement des autres pour paraître assuré à ses propres yeux, sans nécessité de consulter la réalité mais au contraire semblant la maîtriser par avance.

Ainsi justifierais-je la citation de Chateaubriand faite au début de cette page, mais en la retournant pour lui donner un sens positif. Il est vrai que le lecteur (dans ce cas, le mot est plus approprié que “public”) « a sans cesse besoin qu’on lui remette en mémoire les choses mêmes dont il est tous les jours occupé… » (Certes, les rapports entre de Gaulle et Roosevelt ne m’occupent pas tous les jours, mais elles sont dans le courant général de mes réflexions, comme je le suggère moi-même en faisant le parallèle entre l’AMGOT et l’Irak.) Ce rafraîchissement de la mémoire n’est pas, dans ce cas, pour rattraper une distraction ou un oubli, mais pour susciter à partir des souvenirs enfuis et d’un récit nouveau d’une chose connue des perspectives inédites et remarquables.

J’insiste bien sur le rôle du lecteur dans ce cas : il n’est pas assuré que Bronca partage la même analyse de l’importance de l’AMGOT, ou de sa signification, etc. Il reste qu’il a suscité dans un esprit étranger des orientations intuitives et des mécanismes inédits ; sa mission, dans ce sens, est accomplie.

 

Notes

(*) Il faut signaler que c’est aussi le titre du livre de Justine Faure, chez Tallandier, en 2004 : L’ami américain – La Tchécoslovaquie, enjeu de la diplomatie américaine. La législation sur la protection (droits d’auteur) des titres d’“œuvres de création” est assez complexe pour permettre cette sorte de “doublon” involontaire.

(**) Pour Eisenhower, on voit souvent ces liens d’estime avec de Gaulle, notamment lorsque, en août 1944, il donne son accord sans en référer à Roosevelt pour que la 2ème DB française soit autorisée à entrer la première dans Paris, et non une division US comme primitivement prévu. Eisenhower prend cette décision sans en référer à Roosevelt, estimant probablement qu’il aurait essuyé un refus et que la seule issue était de placer le président devant un fait accompli qu’il ne pourrait pas décemment dénoncer.

(***) D’une façon générale, on peut faire l’hypothèse que cette réaction des trois chefs est largement alimentée par leur service à tous trois, en 1917-1918 en France, et leur perception de la puissance et de la gloire de l’armée française et de la France à cette époque. Il y ainsi la fraternité d’armes et le sens que le comportement d’une telle puissance collective que celle manifestée par la France en 1918 est l’indice certain d’une souveraineté qu’il importe absolument de respecter.

 

http://www.dedefensa.org/article/de-gaulle-roosevelt-et-lamgot

Revue de presse du 01/10/2017

 

EUROPE

Les élections allemandes ruinent les rêves européens de Macron

« Journée noire pour Emmanuel Macron. Dimanche 24 septembre, le président français encaisse la déconvenue de ses troupes aux élections sénatoriales ; il doit aussi constater que le résultat du scrutin qui se déroulait en Allemagne est exactement celui qu’il redoutait. En pire. »

Source : RUPTURES

EVASION FISCALE

Taxer les GAFA, c’est impératif et possible

« Les pays développés semblent enfin prendre à bras le corps le problème d’évasion fiscale des GAFA. Derrière le sigle, il y a quatre géants du numérique, Google, Amazon, Facebook et Apple. Quatre entreprises aux modèles d’affaires et aux stratégies fiscales elles-mêmes très différentes. »

Source : XERFI CANAL

Les riches Européens gros utilisateurs des paradis fiscaux

« Le chercheur français Gabriel Zucman vient de publier avec deux de ses collègues une nouvelle estimation de l’utilisation des paradis fiscaux par les particuliers. Grâce à des données originales, on a une idée plus précise du recours à ces territoires par les plus riches, dont les Européens s’avèrent de gros utilisateurs. Les montants détenus par les riches particuliers dans les paradis fiscaux représentent l’équivalent de 8 % de leur richesse, soit environ 10 % du PIB mondial. Gabriel Zucman avait déjà fourni ce résultat en 2013, mais il va plus loin en montrant que cette moyenne cache d’importantes disparités entre les pays. »

Source : ALTERNATIVES ECONOMIQUES

FRANCE

Le généreux cadeau d’Emmanuel Macron aux banquiers et assureurs les plus riches

« Emmanuel Macron a fait inclure dans le budget 2018 une mesure fiscale très bienveillante pour les banques et les assurances travaillant à Londres mais qui s’appliquera finalement aussi à celles installées en France. Au total, encore un beau paquet de millions d’euros de baisses d’impôts pour les plus fortunés. »

Source : MARIANNE

Fiscalité du capital : une réforme favorable aux plus riches

« « Il y a bien une guerre des classes, mais c’est ma classe, celle des riches, qui la mène, et nous sommes en train de la gagner », commentait il y a quelques années le financier américain Warren Buffet, régulièrement classé parmi les premières fortunes mondiales. Ce qui est vrai aux Etats-Unis est en train de le devenir en France. »

Source : ALTERNATIVES ECONOMIQUES

GÉOPOLITIQUE

D’Ukraine et d’Afghanistan

« Parmi les nombreux enseignements du sommet des BRICS à Xiamen début septembre, il est une perle que nous n’avions pas rapportée. De la bouche même de Vladimirovitch. Interrogé sur l’éventuelle décision américaine de fournir des armes létales au régime de Kiev, Poutine a répondu en termes délicieusement ambigus que les républiques autoproclamées de Donestk et Lugansk pourraient à leur tour vendre des armes sur des théâtres d’opération où les Etats-Unis sont présents. Traduction : Si vous armez l’Ukraine, nous armons les Talibans. »

Source : CHRONIQUES DU GRAND JEU

La comédie de la guerre en Serbie

« La guerre de l’OTAN contre la Serbie a été la référence pour d’autres guerres « humanitaires » — en Iraq, en Libye et maintenant en Syrie —, mais elle ne faisait plus l’actualité quand le dirigeant serbe a été disculpé faisait observer John Pilger il y a un an. Passant en revue les ficelles utilisées pour justifier les guerres « humanitaires », son article reste d’une brûlante actualité. »

Source : INVESTIG’ACTION

Nouvelles d’Eurasie

« Alors que l’empire maritime unilatéral US perd toujours plus la main, même s’il réussit encore parfois quelques « coups », la multipolarité eurasienne continue son inexorable ascension, bien que celle-ci ne soit pas exempte d’accrocs. Le Grand jeu dans toute sa splendeur… Si le Bhoutan et son fameux BNB (Bonheur national brut) est connu pour sa douceur de vivre à l’écart du développement frénétique de la planète, les derniers mois avaient cependant été marqués par de très fortes tensions dans la zone. »

Source : CHRONIQUES DU GRAND JEU

Macron prépare une explosion du militarisme français

« Depuis sa prise de fonctions en mai et en particulier ces dernières semaines, Macron a lancé une pléthore d‘initiatives et d’annonces laissant entrevoir une augmentation explosive des interventions militaires de Paris dans les foyers de crise d‘Afrique et du Moyen-Orient. Paris attend de toute évidence la fin de l‘élection en Allemagne, pour l’heure son allié désigné, pour passer à l’acte. »

Source : WORLD SOCIALIST WEB SITE

LIBERTÉS

Perquisitions et répression à Bure : le silence de Nicolas Hulot

« Le 20 septembre, la gendarmerie a perquisitionné plusieurs lieux à Bure (Meuse) et dans ses environs, habités par des opposants à Cigeo, le projet d’enfouissement de déchets nucléaires. La « maison de résistance », une ancienne ferme transformée en lieu d’accueil des militants anti-nucléaires, a ainsi été perquisitionnée vers 6h20 [1]. Au même moment, quatre domiciles privés étaient investis par les forces de l’ordre. Du matériel divers – ordinateur, disque dur, clé USB, téléphones portables, livres… – a été saisi. Les forces de l’ordre ont justifié ces perquisitions par la commission rogatoire d’un juge d’instruction, dans le cadre de l’enquête relative à une action menée en juin dernier contre l’hôtel-restaurant du laboratoire de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, en charge du projet Cigéo. »

Source : Bastamag

L’Europe finance largement l’industrie de la surveillance des citoyens

« Alors que l’Union européenne investit comme jamais dans la « sécurité », un rapport décrit l’influence des entreprises privées dans la définition de cette politique. Selon les auteurs, « la poursuite privée du profit a été confondue avec l’intérêt général du public, au prétexte d’une “sécurité” dont la démocratie paie le prix ». »

Source : REPORTERRE

MATIÈRES PREMIÈRES

Transition énergétique : la demande de métaux pourrait bondir de 1 000 % dans un scénario 2°C

La Banque mondiale a passé au crible les trois principales technologies qui vont faire le monde bas-carbone limitant l’augmentation de la température à 2°C à la fin du siècle : le solaire, l’éolien et les batteries utilisées dans les véhicules électriques. L’usage de ces énergies vertes, pourrait faire exploser la demande de minéraux et métaux. Concernant les accumulateurs électriques, l’augmentation de la demande de métaux (aluminium, cobalt, fer, plomb, lithium, manganèse et nickel) pourrait atteindre plus de 1 000 %. Quant aux infrastructures nécessaire à la production d’électricités vertes à l’horizon 2050, dans un scénario où ces énergies représenteraient respectivement 42% et 100% du mix, la quantité cumulée d’acier, cuivre et aluminium nécessaire serait de 6 à 11 fois la production mondiale totale de 2010. La Banque mondiale table sur le Chili et le Pérou pour le cuivre et le lithium et sur Nouvelle-Calédonie pour le nickel, mais la Chine restera l’acteur de premier plan pour presque tous les métaux (production et réserve)

Source : Novethic

RÉFLEXION

Laurent Alexandre, prophète du QI artificiel

« Les discussions autour de la technologie sont sujettes à de nombreuses spéculations plus ou moins rigoureuses. Le Comptoir vous propose ici une version remaniée d’un texte initialement paru sur le blog technocritique Mais où va le web ?. Plein de bon sens, le philosophe Michel Juffé y questionne les fondements et les errances intellectuelles des interventions-spectacles de Laurent Alexandre, (fut)urologue (spécialiste) de l’intelligence artificielle et fondateur du site Doctissimo dont le “sérieux” n’est plus à prouver. Le philosophe répond notamment à son entretien publié au Figarovox en juin 2017 et qui donne le ton : « “Bienvenue à Gattaca” deviendra la norme ». »

Source : LE COMPTOIR

Emmanuel Todd : «La crétinisation des mieux éduqués est extraordinaire»

« Pour l’historien Emmanuel Todd, la vraie fracture n’est aujourd’hui plus sociale, mais éducative. Et la démocratie est vouée à disparaître en Europe. »

Source : LIBERATION

Produire ou ne pas produire : Classe, modernité et identité

« La classe consti­tue une rela­tion sociale. Rame­née à l’es­sen­tiel, elle est un fait écono­mique. Elle distingue le produc­teur du distri­bu­teur et du proprié­taire des moyens et des fruits de la produc­tion. Quelle que soit sa caté­go­rie, elle défi­nit l’iden­tité d’une personne. Avec qui vous iden­ti­fiez-vous ? Ou plus préci­sé­ment, avec quoi vous iden­ti­fiez-vous ? Nous pouvons tous être rangés dans un certain nombre de caté­go­ries socio-profes­sion­nelles. Mais là n’est pas la ques­tion. Votre iden­tité est-elle défi­nie par votre travail ? Par votre niche écono­mique ? »

Source : LE PARTAGE

Le grand escamotage néolibéral

« Afin d’en finir avec l’idée d’égalité, Friedrich Hayek proposait de s’en tenir à l’égalité devant la loi et, plus récemment, c’est « l’égalité des chances » qui est constamment promue comme alternative à la redistribution. »

Source : LAVA

SOCIETÉ

Les ordonnances mettent gravement en danger les victimes de harcèlement sexuel

« Une grande cause nationale sera mise au cœur de l’action du quinquennat : l’égalité entre les femmes et les hommes », promettait le candidat Emmanuel Macron. Devenu président de la République, il vient de signer des ordonnances réformant le code du travail qui risquent de minimiser les droits, déjà très fragiles, des femmes victimes de harcèlement sexuel. Plusieurs dispositions, réparties sur diverses ordonnances, inquiètent les victimes, leurs avocates et l’Association européenne contre les violences faîtes aux femmes au travail (AVFT). « La mise à mort des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT- voir notre article ici) est un scandale. Cela porte un coup d’arrêt à la montée en puissance d’un outil dont l’on se servait de plus en plus. », commence Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’AVFT, qui traite chaque année environ 150 dossiers de harcèlement sexuel au travail.

Source : Bastamag

ÉCONOMIE

Les Nations unies fustigent les dérives du capitalisme

« L’hyperpuissance des grandes entreprises et l’insuffisante régulation de la finance sont au nombre des dérives dénoncées par l’ONU. En 2010, le prix Nobel d’Economie, Joseph Stiglitz, avait déjà jeté un pavé dans la mare en dénonçant dans son ouvrage « le triomphe de la cupidité » comme l’origine de la crise de 2008. Sept ans plus tard, les Nations unies, fustigent à leur tour les méfaits de cette cupidité et les dérives du capitalisme vers un monde de rentiers. Dans son rapport annuel 2017 sur le commerce et le développement, la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement ( Cnuced ) ne mâche pas ses mots. »

Source : LES ECHOS

Pourquoi l’Allemagne s’en sort mieux que la France

« L’économie allemande s’est nettement redressée ces dernières années. Mais les réformes libérales de Gerhard Schröder n’y sont pas pour grand-chose. Les Français raffolent des modèles : néerlandais, danois, britannique, américain… Mais il y en a quand même un qui revient toujours : le modèle allemand. Celui-ci est cependant utilisé de façon très contradictoire dans le débat hexagonal. »

Source : ALTERNATIVES ECONOMIQUES

ÉTATS-UNIS

On ne pose pas de question

« L’entreprise de Trump a à peine contrôlé ses partenaires étrangers. Est-ce que c’était une défaillance ou une stratégie ? » Le conseiller spécial désigné par le département de la justice pour enquêter sur une éventuelle coordination entre le gouvernement russe et des membres de la campagne de Trump pourrait s’en servir de prétexte pour dériver vers les transactions immobilières de ses sociétés.

Source : The New Yorker

 

http://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-01102017/

Michel Onfray : les «collabos» d’aujourd’hui sont ceux qui estiment que l’Islam est une religion de paix, de tolérance et d’amour

30 septembre 2017

Michel Onfray : les «collabos» d’aujourd’hui sont ceux qui estiment que l’Islam est une religion de paix, de tolérance et d’amour

A l’occasion de la parution de son dernier livre, Miroir du nihilisme, Houellebecq éducateur, un essai consacré à Soumission de Michel Houellebecq, Michel Onfray a accordé un entretien au FigaroVox. Extrait :

V_9782718608577« Beaucoup ont vu dans ‘Soumission’ une critique de l’islam radical. Vous y voyez plutôt un grand roman de la collaboration. Qui sont les «collabos» d’aujourd’hui?

Ceux qui estiment que l’Islam est une religion de paix, de tolérance et d’amour et ne veulent pas entendre parler d’un Islam de guerre, d’intolérance et de haine. Certes, il existe un islam pratiqué par des gens qui voient en cette religion une coutume familiale ou un signe d’appartenance dans laquelle dominent effectivement la tolérance, la paix et l’amour.

Mais il y a aussi, dans le Coran et dans l’histoire de l’islam, terrorismes inclus, une autre voie qui est celle de la misogynie, de la phallocratie, de l’homophobie, de l’antisémitisme, du bellicisme, de la guerre qui constituent des valeurs à exporter par le djihad guerrier.

Le collaborateur ne veut voir que le premier islam en estimant que le second n’a rien à voir avec l’islam. Le Coran est un livre dont les sourates justifient aussi bien le premier que le second islam. Concrètement, ces collaborateurs sont les islamo-gauchistes qu’on trouve ici ou là au NPA, dans la France Insoumise, dans l’aile gauche du PS, au PCF, ou à EELV. Il y en a également dans l’aile gauche des Républicains – chez les juppéistes par exemple.

C’est aussi une critique acerbe du monde universitaire. Un monde avec lequel vous avez toujours pris vos distances …

Michel Houellebecq se contente de décrire cette institution qui fonctionne à la cooptation, au piston, donc au phénomène de cour ; avec retard, elle suit les modes qu’elle ne crée jamais ; elle se prétend du côté de la science alors qu’elle est le lieu de l’idéologie ; elle est un lieu de rituels d’écriture scrupuleux et de reproduction institutionnelle – comme l’a bien vu Bourdieu ; elle dit être un lieu de recherche mais on y cherche ceux qui y trouveraient -précisons que je parle des seuls secteurs littéraires, sociologiques, philosophiques…

C’est pour ma part un monde contre lequel je n’ai rien puisque j’ai refusé de l’intégrer après ma soutenance alors que ma directrice de thèse me proposait d’y faire carrière et que j’ai préféré rester professeur de philosophie dans un lycée technique.

Mais, en effet, l’Université est une institution et, en tant que telle, elle est un lieu où la liberté, l’autonomie et l’indépendance soufflent peu! Ni Montaigne ni La Boétie, ni Descartes ni Voltaire, ni Nietzche ni Proudhon, ni Alain ni Camus n’ont eu besoin de l’université pour penser – et leurs pensées furent vraiment libres…

Posté le 30 septembre 2017 à 19h29 par Michel Janva | Catégorie(s): France : L’Islam en France

 

Dollar… moyant

Dollar… moyant

29 Septembre 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Etats-Unis, #Economie, #Pétrole, #Chine, #Russie

Sterling 1931, dollar 2018 ? C’est la question que se pose ouvertement le très sérieux Daily Reckoning, faisant écho à ce que nous avons expliqué à de nombreuses reprises, notamment début mai :

La vague de dédollarisation touche lentement mais sûrement la planète et met en péril l’empire américain. A ce titre, la lune de miel aurifère sino-russe est éclairante. Le mois dernier, nous écrivions :

Une nouvelle est passée à peu près inaperçue quelques semaines avant le false flag chimique de Khan Cheikhoun. La banque centrale russe a ouvert son premier bureau à l’étranger à Pékin le 14 mars, à un moment où la Russie va pour la première fois de son histoire lancer un emprunt en yuans chinois.

Fin mars, le dragon renvoyait la pareille en ouvrant une banque de compensation à Moscou afin gérer les transactions en yuans et de créer en Russie un pool de liquidités en RMB facilitant le commerce bilatéral en monnaies nationales. Ce centre pourrait devenir un important hub financier dans le cadre de l’Union Economique Eurasienne et les nouvelles routes de la Soie chinoises.

Mais surtout, les discussions avancent sur l’établissement d’un étalon-or commun aux deux pays au moment où les monnaies occidentales deviennent chaque jour un peu plus des monnaies de singe. Il est même évoqué l’éventualité de paiements commerciaux en or !

Cela fait un certain temps que l’ours et le dragon nous mijotent quelque chose avec le métal précieux.

De fait, le mariage aurifère est déjà assez poussé. La Chine paye en yuans le pétrole russe qu’elle importe. Avec ces yuans, Moscou se précipite… à Shanghai pour acheter de l’or ! Circuit autarcique dont le dollar est totalement absent.

Assistera-t-on bientôt à un échange direct pétrole contre or ? Pas impossible vu ce que nous évoquions précédemment. Mais alors pourquoi Pékin continue de pousser à l’acceptation de contrats à terme sur le pétrole en yuans dans l’optique de rendre la monnaie chinoise indispensable sur le marché de l’or noir – ce que d’aucuns nomment le pétroyuan ? Peut-être bien pour embarquer les Saoudiens dans l’aventure.

L’article du Daily Reckoning par lequel nous avons commencé ne dit pas autre chose. 1971 : fin de la convertibilité du dollar en or. 1974 : « invention » du pétrodollar par Kissinger et la maison des Seoud, forçant peu ou prou le monde à acheter l’or noir avec le billet vert et permettant à l’empire US de vivre au-dessus de ses moyens.

Mais le système est maintenant en train de craquer et c’est évidemment le duo sino-russe que l’on retrouve derrière. La triade pétrole-yuan-or exclue totalement le dollar. Moscou a été la première à accepter le nouveau paradigme, suivie par les BRICS et maintenant le Venezuela. D’autres suivront, mettant fin au rôle prépondérant du dollar comme ce dernier avait mis fin à l’hégémonie de la livre sterling dans la première moitié du XXème siècle. Éternel cycle de la grandeur et de la décadence des empires…

 

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/09/dollar.moyant.html

George Soros finance l’indépendantisme catalan

George Soros finance l’indépendantisme catalan

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La fondation Open Society Initiative for Europe de George Soros a financé en 2014 des organisations militant pour l’indépendance de la Catalogne, a révélé La Vanguardia l’année dernière

Selon des documents internes, elle a versé
- 27 049 dollars au Consell de Diplomàcia Pública de Catalunya (Conseil de diplomatie publique de Catalogne) ; organisme créé par la Généralité de Catalogne avec divers partenaires privés ;
- 24 973 dollars au Centre d’Informació i Documentació Internacionals a Barcelona (CIDOB — Centre d’information et de documentation internationale de Barcelone), un think tank indépendantiste.

Le CIDOB joue le rôle de pré-ministère des Affaires étrangères pour la Généralité de Catalogne. Il défend en toutes choses le même point de vue que celui d’Hillary Clinton.

George Soros financió a la agencia de la paradiplomacia catalana”, Quico Sallés, La Vanguardia, 16 de agosto de 2016.

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«La première guerre sur internet du monde a commencé en Catalogne», s’alarme Julian Assange

«La première guerre sur internet du monde a commencé en Catalogne», s’alarme Julian Assange

«La première guerre sur internet du monde a commencé en Catalogne», s'alarme Julian Assange© Jon Nazca Source: Reuters
Julian Assange sur un écran géant lors d’une conférence retransmise en direct à Barcelone, le 26 septembre
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Les tentatives de Madrid de blocage des applications facilitant la tenue du référendum en Catalogne constituent une véritable «guerre sur internet» selon Julian Assange, qui a lancé un appel appuyé afin de lutter contre ces mesures.

Julian Assange, le célèbre fondateur du site Wikileaks, s’est invité à sa manière dans la campagne du référendum sur l’indépendance de la Catalogne, qui doit se tenir le 1er octobre malgré son interdiction par la justice espagnole. Impitoyable défenseur de la liberté d’expression, le lanceur d’alerte s’est insurgé contre les mesures prises par Madrid pour tenter d’empêcher la tenue du scrutin, ciblant particulièrement les mesures de censure dans le domaines des télécommunications.

«La première guerre sur internet du monde a commencé en Catalogne», a écrit Julian Assange sur Twitter, le 30 septembre. «Les habitants et le gouvernement [de la région de Catalogne] utilisent internet pour organiser le référendum d’indépendance de dimanche [1er octobre], tandis que les services espagnols de renseignement gèlent les télécommunications et se livrent à la censure de centaines de sites, de protocoles, etc…», a détaillé le célèbre lanceur d’alerte.

S’appuyant notamment sur des informations relayées par le journal catalan El Nacional le 29 septembre, Julian Assange a dénoncé l’intrusion de la garde civile espagnole dans un bâtiment de télécommunications de Barcelone, qui visait à bloquer 29 applications que le gouvernement catalan comptait utiliser pour organiser le vote et compter les voix.

J’appelle tous nos soutiens et les informaticiens à révéler les méthodes de censure de la garde civile et des services de renseignement espagnols

Une mesure qui a révolté le lanceur d’alerte et contre laquelle il souhaite faire naître une mobilisation internationale : «J’appelle tous nos soutiens et les informaticiens où qu’ils soient, à nous aider à révéler, puis à contourner les méthodes de censure de la garde civile et des services de renseignement espagnols.»

Madrid, qui n’a pas autorisé le scrutin, cherche par tous les moyens à empêcher son organisation. La justice espagnole a notamment demandé au géant américain Google de désactiver une application expliquant comment et où se rendre pour voter.

 

https://francais.rt.com/international/43972-premiere-guerre-sur-internet-monde-a-commence-en-catalogne-alarme-assange#.Wc_JcReePGg.facebook

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