CHERS LECTEURS ,

Chers lecteurs ,

Le mois de juillet a déjà bien commencé, aussi  cet après- midi, je viens de prendre la décision de prendre quelques jours de repos .

j’ai des livres  qui m’attendent , de plus mon jardin  réclame  un peu d’attention, voila 7 ans que j’ai commencé ma revue de presse internationale .

J’ai ainsi pu traverser derrière mon clavier d’ordinateur l’actualité de la France , des évènements du Moyen- Orient , de Chine, de la Russie, des grands mouvements sociaux, les grandes élections  U.S A , France et ailleurs. ..

Ce que je retiens le nombre de victimes civiles innocentes provoqué par des guerres violentes le  YEMEN ,la SYRIE la liste est longue et ce n’est pas mes quelques jours de repos qui arrêteront ,un temps soit peu la funeste  liste d’innocents :femmes ,enfants.

Tous les pays de quelques horizons livrent à l’actualité le lot de misére, de morts er d’injustices.

Je profite du beau temps, et je fais très attention a ne pas  tomber dans le catastrophisme ambiant qu’il vienne du climat ,de la bourse ou des guerres commerciales ,tout est prétexte : pétrole,terres rares gaz de schiste.

Je vais fermer mon ordinateur, aller me promener avec ma chienne et tailler mes rosiers.

Bonnes vacances à tous et j’en profite pour vous remercier de votre fidélité  à la lecture de la revue de presse  « ombre 43 ».

Bernard FELLI administrateur de «  ombre 43 »

https://ombre43.wordpress.com/

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Un pétrolier iranien chargé de pétrole saisi par des marines britanniques au large de Gibraltar n’a pas été lié pour la Syrie – Téhéran

Oil supertanker Grace 1 on suspicion of being carrying Iranian crude oil to Syria is seen near Gibraltar, Spain July 4, 2019

Un pétrolier iranien chargé de pétrole saisi par des marines britanniques au large de Gibraltar n’a pas été lié pour la Syrie – Téhéran

MONDE13h16 au 07.07.2019(mise à jour 13:26 07.07.2019) Obtenir une URL courte18  2  23

La saisie par les Royal Marines d’un pétrolier iranien sous pavillon panaméen chargé de pétrole iranien au large du territoire britannique de Gibraltar a donné lieu à une condamnation intense de Téhéran, qualifiant ce mouvement de « piraterie » et accusant Londres de parroter la « politique hostile » de Washington.

Le pétrolier saisi jeudi au large de Gibraltar ne transportait pas de pétrole brut en Syrie, comme l’a précédemment affirmé la Grande-Bretagne, a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi.

« Contrairement à ce que prétendent les autorités britanniques, le pétrolier ne se dirigeait pas vers la Syrie », a déclaré Araqchi, s’adressant à des journalistes lors d’une conférence de presse dimanche.

Selon le diplomate américain, le port syrien mentionné par le Royaume-Uni comme destination du navire-citerne ne serait pas en mesure d’accueillir le navire. Araqchi n’a pas précisé où le navire se dirigeait. Un peu plus tôt, il a été signalé que le pétrole brut était envoyé à la raffinerie de Banyas, dans le nord-ouest de la Syrie.

Araqchi a souligné que personne n’avait donné à la Grande-Bretagne le droit de retenir le pétrolier dans les eaux internationales, affirmant que, ce faisant, le Royaume-Uni se livrait à un « flibustier ». Le responsable a ajouté que Téhéran restait en contact avec les autorités britanniques et demandait la libération immédiate du navire. Il aurait recours à des mécanismes juridiques en cas d’échec de la diplomatie.

Des discussions sont également en cours avec les autorités espagnoles, a déclaré Araqchi. Auparavant, Madrid avait annoncé son intention de protester formellement contre la détention du pétrolier à Londres, citant la prétendue incursion du Royaume-Uni dans les eaux territoriales espagnoles. L’Espagne ne reconnaît pas la juridiction du Royaume-Uni sur les eaux autour de Gibraltar.

Le 4 juillet, les Royal Marines britanniques et les autorités de Gibraltar ont saisi le Grace 1, un supertanker battant pavillon panaméen et d’une capacité de charge de 300 000 tonnes qui appartiendrait à Russian Titan Shipping Lines, de Dubaï. L’équipage du navire, composé de 28 membres, serait composé principalement de ressortissants indiens, pakistanais et ukrainiens, qui resteraient à bord du navire. Les autorités de Gibraltar ont ordonné la détention du pétrolier pendant au moins deux semaines, invoquant les sanctions économiques imposées par l’Union européenne à la Syrie.

Téhéran a convoqué l’ambassadeur du Royaume-Uni en Iran à la suite de l’incident, qualifiant la saisie de « forme de piratage », tandis que Londres a rejeté les accusations et a loué les actions des autorités de Gibraltar, décrivant le mouvement comme un « message clair » que le Royaume-Uni ne voudrait pas. tolérer la violation des sanctions contre la Syrie.

Le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, a également salué la détention du pétrolier.

Les autorités espagnoles ont déclaré que les États-Unis avaient informé le Royaume-Uni du pétrolier. Moscou a condamné cette détention, affirmant qu’elle « contredit » l’engagement pris par le Royaume-Uni et d’autres pays de l’UE de sauver l’accord nucléaire de 2015 avec l’Iran.

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L’Iran augmente l’enrichissement d’uranium et reproche à l’Europe de ne pas respecter ses engagements en matière nucléaire

 An Iranian security official, dressed in protective clothing, walks inside the Uranium Conversion Facility, just outside the city of Isfahan, 410 kilometers, (255 miles), south of the Iranian capital Tehran in this Wednesday, March 30, 2005

L’Iran augmente l’enrichissement d’uranium et reproche à l’Europe de ne pas respecter ses engagements en matière nucléaire

MONDE09:41 07.07.2019(mise à jour 11:01 07.07.2019) Obtenir une URL courte9  37  5

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré lundi que le pays avait dépassé la limite de stockage de 300 kilogrammes d’uranium enrichi fixée par l’accord de 2015, un fait confirmé par l’Agence internationale de l’énergie atomique. Comme l’a expliqué le président Rouhani, la démarche de l’Iran est une tentative de sauver l’accord nucléaire.

Les autorités iraniennes ont annoncé que l’enrichissement d’uranium dans le pays dépasserait les 3,6% « d’ici quelques heures », ce qui est au-dessus de la limite fixée par l’accord sur le nucléaire de 2015. Téhéran a également promis de réduire ses engagements dans l’accord nucléaire tous les 60 jours si le problème n’est pas résolu.

« Si ces opportunités ne sont pas utilisées, personne ne devrait douter de notre sérieux: la réduction de nos engagements [dans le cadre du JCPOA] se poursuivra tous les 60 jours », a souligné le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

Selon Araghchi, l’Europe n’a pas rempli ses engagements vis-à-vis du JCPOA, alors que « les portes de la diplomatie sont toujours ouvertes ».

Araghchi a souligné que la réduction des engagements de l’Iran dans le cadre de l’accord nucléaire allait « parallèlement à la sauvegarde du JCPOA, et non à sa destruction, cette tendance pourrait conduire à l’interruption de notre participation au JCPOA ».

De nouvelles initiatives sont toutefois nécessaires, a déclaré Araghchi lors d’une réunion conjointe du cabinet iranien et du porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Behruz Kamalvandi.

« Nous ne sommes pas prêts à rester à tout prix au sein du JCPOA. Aujourd’hui, toutes les mesures que nous prenons en matière d’enrichissement d’uranium visent à sauver le JCPOA. La préservation de l’accord nucléaire est un principe pour nous », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Ali Rabii, à l’adresse suivante: Dimanche.

Cette annonce intervient six jours après que le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, a annoncé que Téhéran enrichirait son uranium au-delà du niveau de 3,67% décrit dans l’accord sur le nucléaire de 2015, et maintiendrait l’enrichissement à un niveau qu’il jugerait nécessaire.

Commentant cette décision, le président iranien Hassan Rouhani a expliqué que « la décision de l’Iran de réduire ses engagements ne vise pas à saper le JCPOA, mais aussi à tenter de le sauver; car nous pensons que si nous ne faisons rien, l’accord sera perdu. »

Suite à cette annonce, le président américain Donald Trump a averti l’Iran de « faire attention aux menaces  » dans un tweet. Washington a également exhorté l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à tenir une session extraordinaire consacrée aux problèmes liés à l’activité nucléaire iranienne, a annoncé vendredi le conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton.

L’UE a exprimé son ferme soutien à l’accord nucléaire. Samedi, le président françaisEmmanuel Macron a eu un appel téléphonique avec son homologue iranien dans lequel ils ont accepté de rechercher les conditions pour la reprise des négociations entre toutes les parties à l’accord nucléaire d’ici au 15 juillet.

La Russie, partie à l’accord nucléaire aux côtés des États européens, a également réagi à l’annonce de l’Iran. Le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que l’Iran avait dépassé ses limites de stocks d’uranium enrichi en raison des sanctions américaines interdisant l’achat d’uranium en excès à Téhéran.

Le 8 mai, l’Iran a annoncé qu’il se désistait partiellement de ses obligations au titre du JCPOA . Cette décision intervient exactement un an après que les États-Unis se soient totalement retirés de l’accord sur le nucléaire et aient imposé de nouvelles sanctions sur l’Iran.

L’Iran a également lancé un ultimatum aux autres signataires de l’accord nucléaire – La Chine, l’Union européenne, la France, l’Allemagne, la Russie et le Royaume-Uni – en leur donnant 60 jours pour protéger Téhéran des sanctions imposées par Washington, sans quoi il risquerait de réduire encore ses engagements.

Un peu plus tôt, Donald Trump avait confirmé que le Pentagone déploierait 1 500 soldats supplémentaires au Moyen-Orient malgré les tensions avec l’Iran.

Les États-Unis ont abandonné leurs exemptions de sanctions sur le pétrole iranien en mai. Les dérogations ont été émises l’année dernière, après que le président Trump eut retiré les États-Unis de l’accord sur le nucléaire conclu avec l’Iran en 2015 et imposé des restrictions sévères aux banques, à l’énergie et à d’autres sources d’énergie.

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STOP AUX DONS POUR NOTRE-DAME !

22 JUIN 2019PUBLIÉ PAR MARC LE STAHLER

STOP AUX DONS POUR NOTRE-DAME ! 
(L’Imprécateur)

9 % seulement des dons promis pour la réparation de Notre-Dame ont été versés. Ceux qui ont annulé ou reporté leur don ont eu raison : il ne faut plus rien verser tant que le gouvernement n’aura pas précisé clairement son projet.

Car il existe un projet, déjà vieux de quatre ans, dont le cœur est de faire de l’île de la Cité un gigantesque centre commercial et d’arrêter la fonction centre de culte catholique de Notre-Dame.
Castaner et les Frères Trois points l’ont dit : la cathédrale est un bâtiment historique de la République, pas un lieu de culte. Le culte islamique c’est contemporain, passe encore, mais le culte chrétien c’est ringard et facho, dehors !

L’architecte-urbaniste Dominique Perrault et Philippe Belaval, président du Centre des Monuments Nationaux, ont pensé au financement. Ils proposent pour l’île de la Cité (25 ha) de « créer environ 100.000 m² nouveaux – valeur foncière dépassant le milliard d’euros – sans transformation radicale« . Plus d’un milliard juste pour le foncier. Si l’on y ajoute les concessions, les locations de bâtiments et de surfaces à des sociétés financières, commerciales, touristiques, comme cela vient d’être fait pour un tiers de l’Hôtel Dieu, avec pour objectif de faire passer à la caisse une quinzaine de millions de touristes, combien de milliards de taxes et de recettes pour l’État et la Ville de Paris ?

Si NDDP n’est plus cathédrale, que l’État et Paris financent eux-mêmes !

Alors il faut être fermes avec le président et le maire. Leur faire comprendre que si Notre-Dame n’est pas remise en état à l’identique et ne reste pas le second lieu de culte au monde après Saint-Pierre de Rome, ils devront financer leur « supermarché » par les moyens financiers habituels, par emprunt auprès de leurs fournisseurs de capitaux préférés, Rothschild & Co, Morgan Bank et autres.

Les gros donateurs devraient être prudents, car il y a maintenant un doute sur les vrais motifs de leur générosité s’ils étaient au courant du projet commercial de Madame Hidalgo et du président Hollande, projet repris avec enthousiasme par le fils spirituel de Hollande, Emmanuel Macron.

Un premier rapport a été rendu en 2016 à François Hollande. Le document de 56 pages a été rédigé par l’architecte Dominique Perrault (le concepteur de la BNF à Paris) et le président du Centre des Monuments Nationaux, Philippe Bélaval.

Le tandem avait reçu en décembre 2015 une lettre de mission de François Hollande, « en accord avec Mme Anne Hidalgo« , demandant une vision de l’île de la Cité « à l’horizon des vingt-cinq prochaines années« . 

Ce rapport rappelle que « la dernière intervention d’ensemble des pouvoirs publics sur l’île est celle du baron Haussmann« . Le centre névralgique de la capitale se trouve face à une « opportunité unique » d’en faire « un ensemble architectural contemporain« .

Le Palais de Justice a déjà été déménagé dans un quartier bien tiers-mondisé, la porte de Clichy, où le soir on se croirait à Bamako, les prostituées en plus. La Préfecture de police est dans un bâtiment voisin. La Préfecture ressemble furieusement à une HLM et le Palais de Justice à une construction en Lego sur quatre étages végétalisés.
Il y a mieux à la Défense. Mais comme c’est « contemporain », c’est « beaucoup plus beau » pour le président.

Tout ce qui est « contemporain », acier et verre, est très cher

Ce qui est moins beau, c’est le coût pharaonique du nouveau Palais de Justice et son financement. Ils augurent mal de ce qui va se passer pour Notre-Dame et l’Ile de la Cité !
Rien que pour la conception, (architecte Renzo Piano), les études techniques et celles du financement : 725 millions d’euros !
Coût de la construction par Bouygues, 2,35 milliards (Le Figaro). L’État loue le bâtiment à Bouygues pour 50 millions par an, plus 35 millions pour l’entretien. Il a raison, parce que les bâtiments d’acier et de verre de Renzo Piano ne durent jamais longtemps sans beaucoup d’entretien, comme son Centre Tjibaou à Nouméa qui rouille debout.
Mais faut faire contemporain, Coco, « c’est beaucoup plus beau ».

Palais de Justice, quatre containers en Lego superposés, que c’est beau !

L’État a besoin des dons promis pour Notre-Dame

On comprend mieux, avec ces exemples, que l’État a furieusement besoin des dons promis pour Notre-Dame à laquelle il veut donner un style « contemporain » avec serre-toiture végétalisée et flèche en titane ou béton, si l’on en croit la rumeur actuelle, qui n’est pour le moment pas confirmée.

L’actuel marché aux fleurs et aux oiseaux, si typique du vieux Paris, va lui aussi être remplacé par une grande serre à étages, « une sorte de Crystal Palace« . Des grandes coupoles en verre vont couvrir les cours des ex-Palais de Justice et de la Préfecture, elles abriteront des logements et des commerces avec un objectif qui plait beaucoup au maire Anna-Maria Hidalgogo : réaliser un mixage de populations, bobos et migrants, par exemple.

Autre utilisation massive de verre et de métal prévue : tout le parvis sera recouvert d’une dalle en verre. Elle permettra aux promeneurs de voir le supermarché et les ruines archéologiques, les toilettes et les vestiaires du dessous. On ne peut imaginer le coût d’une dalle de verre de 100 m x 135 m capable de supporter environ 5 000 tonnes, si l’on tient compte des coefficients de sécurité nécessaires à la sécurité de 10 à 20 000 touristes en surface les jours d’affluence. Voire plus si l’on en croit l’architecte-paysager Perrault « En sous-sol, les millions de visiteurs qui patientent [[aujourd’hui]] sous la pluie ou la canicule disposeront de services indispensables, comme des toilettes ou une bagagerie. »

Et Notre-Dame ? Pas de réparation à l’identique prévue

Et Notre-Dame ? Philippe Bélaval, président du Centre des Monuments Nationaux a déjà étudié plusieurs projets, celui-ci a sa préférence :

Un jardin suspendu et une flèche en béton sans croix ni coq. Le contemporain ne supporte pas le catho et le franchouillard. Les machins bleutés entre les tours et aux extrémités des chapelles latérales sont évidemment en acier et verre pour caser entre autres quelques boutiques et donner l’indispensable touche « contemporain ».

« Il faut que tout soit terminé pour le J.O. de 2024 », a ordonné le président !
Alors que le projet initial était 25 ans à partir de 2015, soit 2040.
Comme on le voit, l’incendie de 2019 est arrivé au bon moment.

Mais… pas d’amalgame ! Selon Le Canard Enchainé, l’enquête de la Préfecture est arrivée à la conclusion que la cause de l’incendie démarrant par une explosion, se propageant en quelques minutes et ne détruisant finalement que la toiture et la flèche est dû, soit à un mégot jeté par un ouvrier par l’une des ouvertures d’aération de la toiture, soit à un court-circuit. Toutes les autres pistes ont été effacées d’un coup de plumeau élyséen. On s’en doutait depuis le début, Macron et Castaner l’avaient dit, ce n’est pas pour rien qu’ils ont des intelligences complexes !

L’Imprécateur
22 juin 2019

https://www.minurne.org/billets/20946

ASSURER SEUL SA DÉFENSE ?

ACTUS – NEWSDÉFENSEG2S ASSOCIATION

G2SGénéral Desportes

ASSURER SEUL SA DÉFENSE ?


G2S

G2S5 JUILLET 2019

Soldats belges. Crédit : DR.

Pour le GDI (2S) Vincent DESPORTES, l’OTAN, tel que nous la connaissons, vit ses dernières années. Pris individuellement aucun pays, y compris la France, n’a les moyens d’assurer seul sa défense dans tous les domaines Il y a donc urgence à bâtir une défense de l’Europe avec les pays qui en partagent notre vision des enjeux.

LA DÉFENSE, OUTIL IMPÉRATIF DE L’AUTONOMIE EUROPÉENNE

Les Européens ont longtemps cru que, pour avoir éliminé la guerre sur leur propre sol, ils l’avaient éradiquée. La montée des tensions internationales, la renaissance des politiques de puissance, l’explosion du terrorisme les ramènent à la raison. La guerre a toujours un bel avenir et les rapports humains demeurent des rapports de force. Dès lors, raisonner seulement économie en acceptant le nanisme politique et militaire est une faute : on ne peut penser l’Europe sans espérer sa maturité stratégique, donc sans vouloir son autonomie, donc sans bâtir sa défense.

POURQUOI FAUT-IL CONSTRUIRE L’EUROPE DE LA DÉFENSE ?

C’est impératif d’abord, parce que, en termes de défense, l’échelle des nations européennes est dépassée. Une puissance moyenne ne peut plus se doter d’un système de défense cohérent, comme ce fut le cas jusqu’au milieu du XXe siècle. Pour deux raisons.

  • La première relève de l’expansion continue des domaines de conflictualités. La guerre n’abandonne jamais un espace dont elle s’est emparée. Il fallait hier être capable de combattre sur terre, puis sur mer ; les évolutions technologiques du XXe siècle ont imposé aux armées de détenir des capacités de combat dans la troisième dimension, air puis espace, et – pour certaines – nucléaires. Le XXIe siècle rajoute le cyberespace et il faudra demain se défendre dans tout nouvel espace conquis par l’homme. À l’expansion des espaces de guerre ne correspond nullement celui des budgets militaires de plus en plus chichement comptés. A supposer qu’il en ait la volonté politique, un État européen n’est plus en mesure de constituer en solo une capacité d’action substantielle dans les cinq espaces d’affrontement.
  • La deuxième raison relève de l’accroissement exponentiel du coût des équipements. Chaque nouvelle génération d’armement multiplie par 10 (et parfois davantage) le coût des systèmes d’armes alors même que les équipements sophistiqués fabriqués en petite série ont un coût prohibitif. Tout État est donc contraint de réduire son parc à chaque saut générationnel… ou d’accepter le décrochage technologique.

La conséquence ? Sauf pour les superpuissances dotées de vastes moyens budgétaires, le choix se fait entre un système de défense échantillonnaire, affaibli de déficiences capacitaires béantes, et le rétablissement de la cohérence et de l’exhaustivité à un niveau supranational. Pour les nations européennes, il est donc techniquement nécessaire de retrouver à ce niveau
les capacités manquantes au niveau national.

C’est ici qu’apparaît à nouveau la nécessité de l’Europe de la défense : ce niveau supranational doit être fiable. Or, si cela a été longtemps le cas de l’Alliance atlantique, c’est fini. Les Européens savent que leur défense ne vaut que par la garantie américaine… mais elle est devenue un mythe pernicieux.

Ils tentent de se rassurer : « la défense collective, c’est l’OTAN ». Exact, pour un certain temps encore… mais hasardeux !

Les États-Unis assurent la part majeure du budget de l’OTAN et quand ils seront définitivement tournés vers leur Ouest, il n’y aura plus de défense collective de l’Europe ! Ce « pivot stratégique » de l’Atlantique vers le Pacifique reflète la réalité du monde. Dans moins de vingt ans, la population américaine d’origine européenne sera devenue minoritaire et le vieux réflexe de défense de la « terre des ancêtres » aura disparu. Les États-Unis, affranchis de leur dépendance énergétique à l’égard du Proche-Orient, pourront certes connaître de brefs regains d’intérêt pour l’Europe mais soyons sans illusions : jamais plus le soldat RYAN ne viendra mourir sur une plage d’Europe… d’autant qu’il s’appellera RAMIREZ ! N’imaginons pas qu’une fois la page TRUMP tournée, le flot s’inversera : il s’agit d’une tendance lourde. Le découplage États-Unis/Europe est inéluctable : TRUMP n’est pas un accident de l’histoire.

Ne pouvant lier son destin à une puissance dont les intérêts stratégiques s’éloignent des siens, l’Europe doit prendre acte que l’OTAN n’est plus son assurance tous risques et réagir, vite : elle ne dispose plus que de quelques années pour construire son propre système de défense. À défaut, elle se trouvera fort démunie lorsque le dernier navire de l’US Navy aura quitté Anvers pour ramener à Baltimore le dernier soldat américain.

Enfin, soyons en sûrs, le monde a besoin d’Europe. Qu’on le veuille ou non, notre monde né le 26 juin 1945 à San Francisco est aujourd’hui moribond. Or, notre planète en ébullition, en mutation profonde, de moins en moins régulée par des organisations faiblissantes, notre planète a besoin d’Europe.
Une Europe née de l’entrechoquement sanglant des ambitions nationales, puis des Lumières, puis de massacres encore, une Europe devenue pôle de sagesse et d’équilibre, une Europe creuset et porteuse des valeurs humanistes, une Europe aux ambitions désormais raisonnables, facteur d’apaisement dans un monde qui court à nouveau vers le gouffre.

L’Europe doit jouer son rôle dans le monde. Mais pour cela elle doit être entendue, donc militairement forte. Car depuis que le monde existe, son histoire est ainsi faite : les valeurs ne valent que par la puissance de l’épée, la voix ne porte qu’en fonction du calibre des canons. Or aujourd’hui l’Europe, privée de puissance militaire commune, est un continent aphone. Cela explique que la France joue aujourd’hui un rôle plus important que l’Europe sur la scène internationale : elle peut s’engager concrètement, au cœur des crises. Sa voix porte bien davantage que celle de l’Europe.

QUEL MODÈLE POUR LA DÉFENSE DES PAYS EUROPÉENS ?

L’armée européenne est-elle la solution ? Elle est plutôt une Vision, mais une vision à long terme. En effet, une armée démocratique est nécessairement une armée de citoyens : tant qu’il n’y aura pas de citoyens européens, il n’y aura pas d’armée européenne. Celle-ci suppose une autorité politique légitime décidant pour les nations de l’intérêt stratégique commun, donc, si nécessaire, de l’engagement des forces – et de la mort… – au combat. Nous en sommes loin. Mais c’est une vision utile, un jalon ultime.

Il faut donc construire auparavant – et urgemment : il nous reste vingt ans tout au plus – une armée des nations européennes. Pas des 27 nations : nous n’avons plus le luxe du rêve. L’élargissement européen a été poussé par l’Oncle Sam pour dissoudre l’Europe dans l’espace : résultat brillamment atteint. De Paris à Budapest, les perceptions des menaces et des intérêts stratégiques, les cultures opérationnelles, sont trop divergentes pour que les pays de l’Union acceptent d’une seule voix de subordonner leur défense à la mise en commun de moyens dont ils auraient perdu la liberté d’emploi.

Le réalisme veut donc que l’on parte d’un noyau de nations souveraines capables de compromis stratégiques et d’érosion de leur autonomie au nom d’un intérêt supérieur accepté, dépassant les égoïsmes nationaux. Ce qui suppose une conscience claire de ce qui a été écrit plus haut, un volontarisme sans faille et un façonnage obstiné des opinions publiques pour le bien commun des citoyens. La solution aujourd’hui la plus prometteuse a fait ses preuves dans d’autres domaines – celui de la politique monétaire en particulier. C’est celle d’un Eurogroupe de défense, porté par les volontés conjointes de la France et de l’Allemagne, dans lequel les décisions seraient prises à la majorité qualifiée.

Dans un monde aux évolutions belligènes et en l’absence de capacité régulatrice internationale, il revient à l’Europe d’assumer sa défense commune. S’ils tiennent à leur civilisation, les Européens doivent se doter au plus tôt de moyens propres de défense : de manière réaliste, fermement mais pas à pas, en cessant de rêver à un ordre ancien définitivement disparu.

Peu importe, au fond, l’appellation. Ce dont l’Europe a besoin, c’est une défense de l’Europe, par l’Europe et pour l’Europe, disposant d’une capacité militaire autonome et intégrée, apte à défendre en autonomie ses intérêts et sa capacité à vivre comme elle l’entend.DéfenseÉtats-UnisEuropeG2SGénéral Desportes

https://theatrum-belli.com/assurer-seul-sa-defense/

L’Union Européenne félicite la Tunisie

L’Union Européenne félicite la Tunisie

Par IB – 6 juillet 2019 – 08:43

L’ambassadeur de l’Union Européenne en Tunisie, Patrice Bergamini, a félicité vendredi le président de la République Béji Caïd Essebsi pour la signature du décret portant sur la convocation des électeurs.

L’ambassadeur européen a assuré, dans un tweet, que la Tunisie et l’Union européenne partagent un même socle de valeurs communes, notamment la démocratie.

Le Décret en question, signé hier, devrait être publié au Journal officiel, hier, soit un jour avant l’expiration du délai fixé pour sa signature, a annoncé et précisé le député Tarek Ftiti dans une déclaration aux médias.

Conformément à l’article 101 (nouveau) de la loi électorale, le 7 juillet est le dernier délai pour la publication dans le JORT, du décret présidentiel dont la publication doit intervenir dans un délai minimum de trois mois avant le jour du scrutin pour les élections législatives, régionales, municipales et présidentielles, et dans un délai minimum de deux mois pour le référendum.

http://www.webdo.tn/2019/07/06/lunion-europeenne-felicite-la-tunisie/

http://www.webdo.tn/2019/07/06/lunion-europeenne-felicite-la-tunisie/

Lettres persanes

Lettres persanes

25 Juin 2019

Lorsqu’il publia son roman épistolaire en 1721, Montesquieu ne s’imaginait peut-être pas que sa chère Perse serait dans l’oeil du cyclone géopolitique 298 ans plus tard… Beaucoup a déjà été dit, ici ou ailleurs, sur la crise du Golfe 3.0 ou 4.0 (on ne compte plus). Contentons-nous de revenir sur les tous derniers éléments pertinents.

Si beaucoup espéraient (du côté impérial) ou craignaient (du côté de la multipolarité) que Poutine « vende » l’Iran en échange de la Syrie, ils ont été déçus/soulagés. L’inédit sommet tripartite Russie-Israël-USA, lors duquel Washington et Tel Aviv étaient censés convaincre Moscou de lâcher l’Iran, a accouché d’une souris. Pire ! l’envoyé russe, Nikolaï Patrouchev, a renvoyé Bolton & Co dans les cordes :

« L’Iran a toujours été et demeure notre allié, avec qui nous développons nos relations dans un contexte aussi bien bilatéral que multilatéral. Nous croyons donc qu’il est inadmissible de qualifier l’Iran comme la principale menace de la région et de le mettre sur le même plan que l’Etat Islamique ou d’autres organisations terroristes. »

L’ami Nikolaï en a rajouté une couche en déclarant que, selon les données militaires russes, le drone US était bien dans l’espace aérien iranien et que les accusations américaines contre Téhéran concernant l’attaque de pétroliers étaient « de piètre qualité et peu professionnelles ». Pan, sur la moustache de Bolton qui, avec son siamois israélien, ne s’attendait visiblement pas à se faire reprendre aussi vertement. Voilà qui n’a pas dû lui arriver très souvent dans sa carrière…

Et encore, Patrouchev n’a-t-il pas élaboré sur le fait que les Iraniens auraient également pu descendre un P8 Poseidon, avion de patrouille maritime, avec 35 soldats US à bord. Message sublimal : Nous sommes restés très modérés mais on peut vous faire beaucoup plus mal. De fait, si l’armée iranienne souffrira énormément d’un conflit, elle peut infliger des dommages sévères aux bases US de la région et mettre le feu aux alliés pétromonarchiques de l’empire.

Et bien sûr, Téhéran est dans les starting blocks pour lancer sa guerre asymétrique sur deux axes. D’abord en actionnant une guérilla chiite qui embrasera le Moyen-Orient : Hezbollah vs Israël, Houthis vs Arabie saoudite, UMP irakiennes vs soldats américains. Ensuite, en fermant le détroit d’Ormuz pour faire exploser le cours du pétrole et amocher salement l’économie mondiale.

Les compagnies d’assurance ont déjà multiplié par dix (!) le prix de leur police pour un pétrolier naviguant dans le Golfe, ce qui se répercute sur le coût du baril. Mais ce n’est rien par rapport aux cours stratosphériques qu’atteindrait l’or noir si le détroit était réellement menacé de fermeture : 300$, 500$ voire même 1000$ selon des projections de Goldman Sachs. Les marchés mondiaux ne s’en remettraient pas et la crise de 1929 ferait figure d’aimable gaspillage.

Pas sûr dans ces conditions que le Cretinho de la Maison Blanche, qui prend apparemment aussi ses conseils de l’excellent Tucker Carlson mais aurait mieux fait d’écouter celui-ci avant d’engager les illuminés Bolton et Pompeo, pas sûr dans ces conditions, donc, que Cretinho franchisse le pas. Pour l’instant, la guerre des mots s’amplifie, Rouhani qualifiant l’administration US de « retardée mentale » et celle-ci menaçant de « faire disparaître » l’Iran. Ambiance, ambiance…

La toute dernière livrée des sanctions américaines ciblent symboliquement les leaders iraniens mais il ne faudrait pas y voir seulement un aveu d’impuissance. En menaçant de sanctionner Zarif, le ministre des Affaires étrangères, les petits génies du Potomac pensent couper toute possibilité de négociations diplomatiques. Stratégie de la tension, toujours. Le Pompée du Département d’Etat, lui, fait la tournée des popotes pétromonarchiques pour les engager dans une grande coalition. Mais les grassouillets cheikhs sont aussi veules que riches et il n’est pas sûr qu’ils acceptent de s’engager. Déjà, les Emirats Arabes Unis, pourtant fanatiquement anti-iraniens, retournent leur keffieh à la vitesse de l’éclair, constatant soudain que la guerre, c’est dangereux. Il est très facile de payer des mercenaires au Yémen pour faire le sale boulot, mais se retrouver en première ligne, voilà qui est trop risqué pour ces chères pétronouilles.

Un dernier élément pour la compréhension des tenants et aboutissants persiques. Il se pourrait (mais l’info n’est pas sûre et reste au conditionnel) que les Russes aient envoyé des conseillers techniquesafin d’améliorer la défense anti-aérienne iranienne. Si c’est confirmé (et c’est encore un gros si), au vu de ce qui s’est fait en Syrie avec les 2/3 des missiles US descendus ou détournés, la nouvelle n’est pas bonne pour la coterie américano-israoudienne…Tag(s) : #Moyen-Orient

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Climat : cessons le catastrophisme, misons sur la technologie !

6 JUILLET 2019

Climat : cessons le catastrophisme, misons sur la technologie !

Source https://unsplash.com/photos/I0_Ptnxe-5s

Une étude réalisée par le think tank australien Breakthrough annonce la fin de la civilisation à l’horizon 2050. Les progrès technologiques, et non l’alarmisme, aideront à lutter contre le changement climatique.

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Par Chelsea Follett.

Une étude publiée le 30 mai par le think tank australien Breakthrough – National Centre for Climate Restoration s’inquiète de ce que « les systèmes humains et planétaires atteignent un point de non-retour d’ici le milieu du siècle, avec la perspective d’une Terre en grande partie inhabitable provoquant l’effondrement des nations et de l’ordre international ». Cette vision apocalyptique de l’année 2050 s’inscrit dans une longue tradition de catastrophismes contre-productifs.

Dernièrement, Joe Biden, l’ancien vice-président et candidat à la primaire démocrate, a situé le « point de non-retour » encore plus tôt, dans seulement douze ans. « La façon dont on va agir ou échouer à agir au cours des douze prochaines années déterminera les conditions de vie sur notre planète »a-t-il dit il y a quelques jours.

Les problèmes environnementaux sont bien réels, mais les alarmistes ne rendent pas service à la cause en utilisant un discours cataclysmique pour décrire le futur proche.

DES PROPHÈTES DE MALHEUR

Comme l’a souligné Steven Pinker de l’Université Harvard dans son livre Enlightenment Now, la recherche en psychologie a montré que « les gens sont plus disposés à reconnaître le réchauffement climatique si on leur dit que le problème peut être résolu par des innovations politiques et technologiques au lieu de les alerter sur de terribles catastrophes ».

Mais au lieu de se concentrer sur des solutions, comme l’énergie nucléaire qui n’émet pas de CO2 et d’autres avancées technologiques susceptibles de réduire les émissions de carbone, certaines personnes bien intentionnées ont recours à une rhétorique apocalyptique. L’humanité a déjà atteint le « point de non-retour » à plusieurs reprises, selon d’anciens prophètes de malheur.

En 2006, Al Gore prédisait que « dans les dix prochaines années », le monde « atteindrait un point de non-retour » si des mesures drastiques n’étaient pas prises. Cela situait « le point de non-retour » en 2016.

Il y a trente ans, en 1989, un haut responsable de l’environnement de l’ONU déclarait à l’Associated Press que « des pays entiers pourraient être rayés de la surface de la Terre par l’élévation du niveau des mers » si des actions radicales n’étaient pas déployées d’ici l’an 2000. L’océan n’a englouti aucun pays depuis cette prédiction.

En 1982, Mostafa Tolba, le directeur général du Programme des Nations Unies pour l’environnement, déclarait qu’une absence d’intervention d’ici l’an 2000 entraînerait « une catastrophe écologique qui connaîtrait une dévastation aussi complète et irréversible qu’un holocauste nucléaire ». Sa prophétie d’un « holocauste nucléaire » écologique en quelques 18 années ne s’est pas réalisée.

Remontons jusque 1970. Déjà à l’époque, George Wald, biologiste de l’Université Harvard, affirmait : « La civilisation prendra fin d’ici quinze ou trente ans si des mesures immédiates ne sont pas prises contre les problèmes que connaît l’humanité. » Sa prédiction situait la fin de la civilisation entre 1985 et 2000.

Toujours en 1970, le philosophe Peter Gunter de l’université de North Texas écrivait : « D’ici l’an 2000, dans trente ans, le monde entier, à l’exception de l’Europe occidentale, de l’Amérique du Nord et de l’Australie, sera en famine. »

Et en 1969, le biologiste de l’Université de Stanford Paul Ehrlich déclarait : « Si j’étais joueur, je parierais que l’Angleterre n’existera plus en l’an 2000. » Il a bien fait de ne pas miser d’argent sur cette idée, il aurait beaucoup perdu 31 ans plus tard.

POUR UNE APPROCHE BEAUCOUP PLUS RÉALISTE DE L’ÉCOLOGIE

Cette multiplication de prévisions exagérées et infondées de catastrophes serait amusante si celles-ci ne nuisaient pas autant à la perception du public quant aux véritables défis environnementaux, notamment le changement climatique.

Heureusement, de nombreux environnementalistes ont une vision moins pessimiste et plus réaliste. Jesse H. Ausubel, professeur à l’Université Rockefeller, qui a joué un rôle essentiel dans l’organisation de la première conférence mondiale sur le changement climatique à Genève en 1979, a montré comment le progrès technologique permet à la nature de rebondir. Par exemple, augmenter le rendement des cultures pour produire davantage de nourritures avec moins de terres réduit l’impact environnemental de l’agriculture. En fait, si les agriculteurs du monde entier se hissaient au niveau de productivité de l’agriculteur américain moyen, l’humanité serait en mesure de restituer à la nature un territoire de la taille de l’Inde.

Au-delà des progrès technologiques, le développement économique peut aussi contribuer à la protection de l’environnement. Au fur et à mesure que les gens sortent de l’extrême pauvreté, ils en viennent souvent à se soucier davantage de la préservation de l’environnement. Par exemple, l’incroyable recul de la pauvreté en Chine, favorisé par la libéralisation économique, a coïncidé avec une meilleure préservation des forêts. En 2015, la Chine comptait 511 807 kilomètres carrés de forêts de plus qu’en 1990. Lorsqu’un pays atteint un PIB par habitant d’environ 4500 dollars, la superficie forestière commence à se redresser. C’est ce qu’on appelle la « transition forestière » ou, plus précisément, la « courbe de Kuznets environnementale ».

Il existe beaucoup d’autres raisons d’être optimiste. Mais ça n’empêche pas David Spratt, directeur de recherche au Breakthrough, de déclarer à Vice que le scénario de leur dernière étude décrit pour 2050 « un monde en décomposition sociale et en chaos total ».

Jamais en reste dans le catastrophisme, la députée Alexandria Ocasio-Cortez, nouvelle égérie des Démocrates, a prophétisé que « le monde va toucher à sa fin dans douze ans » sans intervention urgente, et non pas dans 31 ans. En l’an 353, un évêque nommé Hilaire de Poitiers prédisait aussi la fin du monde en seulement douze ans, soit en 365. Il y a fort à parier que les prévisions d’Ocasio-Cortez soient aussi farfelues que les siennes.

Les défis environnementaux doivent être pris au sérieux. Et, à l’instar de tant d’autres problèmes auxquels l’humanité a été confrontée, les problèmes écologiques devraient être résolus à l’aide de technologies appropriées et d’une prospérité croissante. Le monde existera encore dans une douzaine d’années

Sur le web. Traduction : Raphaël Marfaux pour Contrepoints

.https://www.contrepoints.org/2019/07/06/348451-climat-cessons-le-catastrophisme-misons-sur-la-technologie


Sur le web. Traduction : Raphaël Marfaux pour Contrepoints.

La vague verte en Allemagne préfigure-t-elle le futur triomphe des écolos français ?

La vague verte en Allemagne préfigure-t-elle le futur triomphe des écolos français ?

6 juil. 2019, 13:30

La vague verte en Allemagne préfigure-t-elle le futur triomphe des écolos français ?

© Tobias Schwarz Source: AFPHannah Neumann, Annalena Baerbock et Sven Giegold célèbrent la victoire du parti écologiste allemand au lendemain des élections européennes.

L’Allemagne connaît une vague verte, plus puissante encore que celle qui a déferlé sur la France lors des dernières européennes. Au-delà des différences, le phénomène révèle, des deux côtés du Rhin, une crise générationnelle et géographique commune.

Il n’y a pas qu’en France que l’écologie revient sur le devant de la scène. Les propos d’un Yannick Jadot concédant être devenu «une star» au lendemain des élections européennes auraient presque de quoi faire sourire ses homologues d’outre-Rhin : si Europe-Ecologie Les Verts (EELV) peut en effet se flatter d’avoir recueilli 13,47% des suffrages, ce score est loin d’être aussi impressionnant que celui réalisé par Bündnis 90 – Die Grünen, qui a battu un record historique en atteignant 20,5%. Ce score, le double de celui réalisé en 2014, a permis au parti écologiste d’arriver deuxième au niveau national, talonnant même la CDU d’Angela Merkel. Désormais, les Verts allemands composent près du tiers du groupe Alliance Libre Européenne (ALE), dont les écologistes français ne comptent que pour 9 des 69 élus. Lire aussiL’accord commercial avec le Canada du CETA approuvé par la France

Quitte à user de théories simplistes, certains, en Allemagne, ont tenté d’expliquer cette fulgurante progression par l’influence qu’aurait eue sur les électeurs une prétendue «propagande verte», à commencer par les représentants des partis traditionnels ayant fortement pâti du succès des écologistes. Exemple le plus éloquent : la CDU a fait d’une vidéo diffusée quelques jours avant la date du scrutin sur YouTube son bouc émissaire. Réalisée par un jeune militant dénonçant l’inaction du gouvernement allemand sur la question climatique et appelant à ne pas voter pour les partis traditionnels, elle a même conduit la patronne du parti au pouvoir, Annegret Kramp-Karrenbauer (surnommée AKK), à proposer de restreindre les contenus politiques sur YouTube.

Cette proposition a rapidement déclenché un tollé, notamment chez les jeunes – signe supplémentaire d’une classe politique peinant à comprendre l’intérêt de la question écologique chez les jeunes générations. C’est d’ailleurs chez ces dernières que les Verts ont réalisé leur meilleur score (presque un tiers des moins de 33 ans), alors qu’ils n’ont obtenu que 9% des voix des plus de 70 ans. 

Les deux Allemagnes

Le clivage générationnel n’est pas le seul que la percée des écologistes allemands ait mis en lumière. Déjà connue et bien documentée, la fracture entre Est et Ouest semble une fois de plus visible. Les Verts ont réalisé leurs meilleurs scores dans les centres urbains et les grandes métropoles de l’Ouest, auprès d’électeurs diplômés, à fort revenus et sensibles au discours progressiste. Leipzig et Dresde ont seules résisté à la vague verte : il s’agit des deux seules métropoles situées dans l’est du pays (exception faite de Berlin, dont le cas est à part).Lire aussiBlocage de sites d’Amazon par des ONG écologistes et des Gilets jaunes (IMAGES)

Les anciens Länder de la République démocratique d’Allemagne sont toujours à la traîne économiquement ; mais la réalité quotidienne et la mentalité de leurs habitants divergent elles aussi du reste du pays. Moins intégrés à la mondialisation, encore très attachés à leur industrie, frappés de plein fouet par la crise migratoire… ces territoires, où se trouvent pas moins de sept des exploitations de charbon des 10 que compte le pays, font de la résistance. L’urgence de la crise environnementale n’y apparaît pas aussi alarmante que celle, plus pesante au jour le jour, de la pauvreté, du chômage et des salaires.

Ce sont dans ces «nouveaux Länder», comme les Allemands les nomment, que s’est implantée dès sa création l’Alternative für Deutschland (AfD), le parti anti-euro, anti-immigration… et climatosceptique. Aux dernières européennes, le parti est arrivé en tête en Saxe, avec 25,3%, et dans le Brandebourg (19,9%) – du jamais-vu. A l’inverse, il réalise ses plus faibles scores à Hambourg, en Bavière, ou en Rhénanie du Nord-Westphalie, régions particulièrement dynamiquement sur le plan économique.

En ce sens, la carte électorale des écologistes allemands évoque de nouveau celle de la France coupée en deux, entre ses pôles urbains et ses fameuses zones périphériques, les premières privilégiant volontiers les préoccupations environnementales dans l’isoloir quand les secondes se montrent enclines à voter pour le Rassemblement national (RN). Et les Verts ultra-rhénans comme EELV voient peu à peu se profiler un nouveau paradoxe : celui d’incarner, tout en s’en défendant, les idées d’un électorat de privilégiés en rupture avec les aspirations et les préoccupations des classes les plus défavorisées.

Lire aussi : Vers une nouvelle guerre entre la France et l’Allemagne ? par Pierre Lévy

https://francais.rt.com/international/63675-vague-verte-allemagne-prefigure-t-elle-triomphe-futur-ecolos-francais

Osaka 2019 : un sommet du G20 ou du G2 ?

Osaka 2019 : un sommet du G20 ou du G2 ?

Noémie GELIS 4 juillet 2019 Actualités analyséesAsie et OcéanieInternationalJapon Leave a comment

Les 28 et 29 juin s’est déroulé à Osaka le sommet du G20, réunissant les vingt pays les plus développés. Dans un contexte de tensions sino-américaines, il était à craindre que le rendez-vous se déroule dans une atmosphère de conflit. C’est pourquoi le statu quo résultant du sommet est paradoxalement une réussite.

La fin de la Chine-Amérique ou l’ère de l’affrontement sino-américain

Comme au précédent sommet, à Buenos Aires en décembre dernier, les Etats-Unis et la Chine ont annoncé une trêve des sanctions et un renouveau des négociations. Donald Trump autorisera les entreprises américaines à commercer à nouveau avec Huawei et n’imposera pas les droits de douane annoncés sur des produits chinois d’une valeur de 300 milliards de dollars. Il a par ailleurs déclaré qu’il souhaitait la venue aux Etats-Unis de plus d’étudiants chinois. La décision américaine semble se fonder sur la crainte d’une réaction européenne et asiatique. En outre, le début de la campagne américaine a certainement joué un rôle. De fait, les précédentes sanctions à l’encontre de la Chine avaient lésé plusieurs entreprises américaines. En réponse, l’Empire du milieu a accepté de n’acheter qu’une quantité limitée de produits américains, afin de ne pas creuser le déficit commercial.

On assiste donc à une inflexion dans la rivalité sino-américaine. Le président Donald Trump est allé jusqu’à déclarer que les Etats-Unis et la Chine devaient devenir des “partenaires stratégiques”. Ceci contredit de nombreux documents du gouvernement américain les qualifiant de “compétiteurs stratégiques”. Il demeure cependant une forte tension qui participe d’une bipolarisation de la mondialisation.

Des enjeux climatiques qui divisent

Les Etats-Unis sont les seuls du G20 à ne pas être signataires des accords de Paris sur le climat. Le président Donald Trump avait, de fait, consacré la sortie de l’accord le 1er juin 2017. Afin de lutter contre cette singularité, Donald Trump a tenté de rallier à sa cause d’autres pays, notamment la Turquie et le Brésil. L’opposition du Canada et de l’Union Européenne a favorisé son échec. En particulier, Emmanuel Macron a décrété que le non-respect de l’environnement et des accords de Paris serait à présent considéré comme le dépassement d’une “ligne rouge”. Theresa May a aussi proclamé l’importance d’un tel respect. Elle a en particulier soutenu l’idée que cette requête venait aussi des citoyens eux-mêmes : les précédentes élections européennes l’illustrent. Dans cette opposition, la Chine a soutenu “l’urgence” de la crise environnementale.

Un multilatéralisme sclérosé ?

Le G20 sert de terrain de développement des relations bilatérales.
La rencontre entre V. Poutine et T. May, en parallèle du G20, fut particulièrement tendue.

Le G20, créé pour défendre le commerce et le multilatéralisme, sert à présent surtout à l’élaboration des nouvelles stratégies commerciales. Or, celles-ci divisent. En témoignent, la déclaration de Trump selon laquelle les Etats-Unis, le Japon et l’Inde préparaient de “très grosses affaires” – excluant par-là les autres pays. C’est pourquoi Donald Tusk, président du Conseil européen a déclaré que “la scène internationale ne pouvait pas devenir une arène où les égoïstes domineraient dans certains régimes et les émotions nationalistes domineraient l’économie”, précisant que chaque pays n’est pas seulement responsable de ses intérêts personnels mais aussi d’un ordre mondial juste et sécurisé.

Au demeurant, il faut souligner que ce n’est pas parce que le G20 regroupe vingt pays qu’il représente vingt pays. De fait, on l’a vu, l’enjeu s’est essentiellement joué entre la Chine et les Etats-Unis. La difficulté des pays tiers à plaider pour leur cause en était patente. La rivalité sino-américaine s’exerce comme un rouleau compresseur sur l’expression des autres membres.

En définitive, ce ne sont plus les sessions plénières qui prévalent. Aussi, les discussions à cercles restreints, surtout bilatérales, sont préférées. Ainsi en est-il en particulier des discussions entre Donald Trump et Xi Jinping, entre Theresa May et Vladimir Poutine ou encore entre Emmanuel Macron et Jair Bolsonaro – pour n’en citer que quelques-unes. Cette division fragilise même les accords apparemment multilatéraux. Par exemple, le Japon n’est pas sorti de l’accord sur le climat et a soutenu la déclaration rappelant son caractère irréversible. Cependant, il n’en est pas un acteur investi. En effet, les discussions en cours pour un partenariat commercial avec les Etats-Unis le poussent à la retenue. Partant, le multi-bilatéralisme érode le multilatéralisme.

Sources

https://www.scmp.com/news/china/diplomacy/article/3016644/china-hasnt-won-it-hasnt-lost-either-trade-talks-us-enter-new

https://www.theguardian.com/politics/2019/jun/29/g20-theresa-may-urges-countries-to-raise-climate-ambitions

https://www.lemonde.fr/climat/article/2019/06/26/emmanuel-macron-fixe-une-ligne-rouge-sur-le-climat-avant-le-g20-d-osaka_5481887_1652612.htmlShare

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About Noémie GELIS

est étudiante à HEC après une classe préparatoire à Pierre de Fermat.

https://les-yeux-du-monde.fr/actualite/asie-oceanie/41242-osaka-2019-un-sommet-du-g20-ou-du-g2

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