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POLITIQUE MONÉTAIRE ET CRISE: CARESSEZ UN CERCLE ET IL DEVIENT VICIEUX.

POLITIQUE MONÉTAIRE ET CRISE: CARESSEZ UN CERCLE ET IL DEVIENT VICIEUX.

je vous livre ce texte car il expose clairement avec 10 ans de retard ce que j’ai écrit dès le mois de Mars 2009 puis début 2010 ; j’ai alors expliqué que dans la voie suivie par les banques centrales, il n’y avait pas de retour en arrière, quand on entre dans l’inflationnisme monétaire, il n’y a qu’une voie, celle de la fuite en avant.

On ne peut jamais revenir en arrière: ils ont brulé leurs vaisseaux ai-je écrit très souvent pour bien vous faire comprendre.

La crise, la vraie est devant nous, pas derrière. 

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Nous connaissons tous les grandes lignes de la réaction de la Fed et des autres banques centrales à la crise financière de 2008.

Tout d’abord, la Fed a réduit les taux d’intérêt à zéro et les a maintenus à ce niveau  pendant sept ans.

Cette extravagance de taux zéro, d’assouplissement quantitatif (QE) et de « création  monétaire » a permis d’atténuer la panique et de soutenir  le système financier.

Mais cela n’a rien fait pour ramener la croissance à sa tendance de long terme ou pour améliorer les revenus personnels au  rythme qui se prévaut  habituellement lors d’une expansion économique.

Maintenant, après une expansion de 10 ans, les décideurs s’inquiètent  des conséquences d’une nouvelle récession.

Le seul problème est que les banques centrales n’ont pas réussi à retirer  les mesures de soutien mises en place lors de la dernière récession.

Les taux d’intérêt sont à 2,5%, mais ils sont bien inférieurs aux 5% qui seraient nécessaires pour donner  à la Fed une marge de manoeuvre et les  réduire suffisamment pour contrer   la prochaine récession.

La Fed a réduit son bilan de 4,5 billions de dollars à 3,8 milliards de dollars, mais ce chiffre est toujours bien au-dessus du niveau de 800 milliards de dollars qui prévalait avant QE1.

En bref, la Fed (et les autres banques centrales) n’a pu   que très partiellement normaliser et est loin de pouvoir remédier à une nouvelle récession ou à une panique si elle devait se présenter demain.

Il faudrait des années à la Fed pour rétablir les taux d’intérêt et son bilan à la normale.

Jusqu’à ce qu’ils y parviennent , il ne sera pas possible de lutter contre la prochaine récession . Les chances d’éviter une récession jusqu’à ce que la Fed  normalise sont faibles.

Le problème de tout type de manipulation du marché est qu’il n’y a aucun moyen de mettre fin à la situation sans conséquences non voulues  et généralement négatives.

Une fois que vous avez commencé à manipuler, il en faut de plus en plus pour que le jeu continue. Il n’est plus possible de faire demi-tour sans faire craquer  le système.

Bien sûr, la manipulation par les agences gouvernementales et les banques centrales commence toujours avec de bonnes intentions. Ils essaient de « sauver » les banques ou « sauver » les marchés des issues  extrêmes ou des crashs.

Mais ce désir de sauver quelque chose ne tient pas compte du fait que les faillites bancaires et les krachs de marché sont parfois nécessaires et sains pour éliminer les excès et les dysfonctionnements antérieurs.

Un crash peut effacer la pourriture, nettoyer  les pertes et permettre au système de tout repartir  avec un bilan sain et une plus grande  prudence.

Au lieu de cela, les banquiers centraux vont à la rescousse des banques corrompues ou mal gérées. Cela protège  les  responsables,  directeurs de banque , investisseurs incompétents et corrompus et reporte le mal sur  l’investisseur ou le travailleur ordinaire. Ils voient  leur situation se déteriorer  tandis que les gestionnaires de banque incompétents conservent leur emploi et leurs gros bonus.

Mais le plus gros problème est qu’il n’y a pas d’issue, comme je l’ai dit. Une manipulation en mène à une autre.

La politique de taux d’intérêt zéro (ZIRP) ne fonctionnant pas, la Fed s’est tournée vers l’assouplissement quantitatif (QE). Après le QE1, le QE2 et le QE3 (2008-2013) sont venus le «ralentissement» (2014) puis le «décollage» des taux (2015), suivis des «pause» et de la «patience» pour augmenter encore les taux (2016– 19).

La dernière manipulation est le resserrement quantitatif (QT, l’opposé de QE), bien qu’il semble que le QT soit maintenant réduit.

Confus? Tout le monde l’est aussi.

Le fait est que la Fed n’a pas normalisé ses taux et qu’elle  n’a pas normalisé la taille de son bilan.

C’est juste une manipulation après l’autre avec des résultats faibles.

Tout cela  est sans issue.

La dernière forme de manipulation est ce que l’on appelle un «dispositif  de mise en pension permanente», qui n’est qu’une autre forme de QE.

En vertu de cette facilité, les banques échangeraient leurs réserves de trésorerie auprès de la Fed contre des titres du Trésor, en promettant de les reconvertir immédiatement en espèces si nécessaire.

Essentiellement, cette manipulation permettrait aux banques de détenir moins de réserves que ce qui est actuellement requis, sachant que la Fed viendrait àleur secours  si elles avaient des problèmes.

C’est juste un autre stratagème comptable pour prétendre assainir le bilan de la Fed.

Ce ne sera pas la dernière manipulation.

Nous en sommes loin .

Jim Rickards

Politique monétaire et crise: caressez un cercle et il devient vicieux.

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LES GAFA VONT-ILS PRÉCIPITER LA CHUTE DES BANQUES ?

LES GAFA VONT-ILS PRÉCIPITER LA CHUTE DES BANQUES ?

PUBLIÉ PAR PHILIPPE HERLIN | 2 MAI 2019 | ARTICLES2197 

La question n’a rien de saugrenu : les GAFA investissent les services bancaires, ainsi qu’une floppée de fintechs. Apple s’est lancé dans le paiement en 2014 et vient de s’allier avec Goldman Sachs pour proposer une carte de crédit. Facebook autorise le paiement sur sa messagerie et devrait lancer cet été une cryptomonnaie. Amazon regarde de près le secteur et Google cherche à étendre son service de paiement, Google Pay. Parallèlement, une multitude de fintechs à travers le monde proposent l’ouverture de comptes bancaires avec des frais de fonctionnement réduits.

La technique est toujours la même : commencer par le paiement, y compris en partenariat avec les banques, qui ainsi ne se doutent de rien, puis renforcer le contact avec le client, lui proposer d’autres services, et enfin prendre son autonomie vis-à-vis des banques, qui se retrouvent le bec dans l’eau. Apple illustre parfaitement cette stratégie.

Facebook envisage même de lancer sa propre cryptomonnaie cet été, le Facebook Coin. Rien d’officiel pour l’instant, mais les confidences du top management indiquent que le projet avance. Les virements transnationaux seraient à la portée de tous et très bon marché alors que les prestataires actuels exigent de confortables commissions. De plus, non seulement les banques, mais aussi Visa et Mastercard, seraient mis sur la touche avec le Facebook Coin.

Bien sûr, ces nouveaux acteurs ne représentent que quelques pourcents de part de marché aujourd’hui, mais il faut regarder la situation au niveau mondial et en termes de dynamique. Presque la moitié de la population mondiale n‘est pas bancarisée et ces acteurs technologiques sont les mieux placés pour répondre à ce besoin (un smartphone + une appli, et voici un compte en banque). Les perspectives de croissance des banques traditionnelles sont sérieusement obérées. D’autre part, dans les pays développés, les jeunes générations n’ont pas les craintes de leurs aînés pour les services bancaires dématérialisés, au contraire, ils baignent dedans.

On peut aussi prévoir qu’une question deviendra cruciale dans les années à venir, face aux prévisions d’un nombre croissant d’économistes d’une prochaine crise financière : où préférez-vous déposer votre cash ? Dans une banque au bilan perclus de dettes, ou chez Apple qui dispose d’un matelas de 200 milliards de dollars de liquidités ? Les gens vont se rendre compte que déposer ses économies à la Deutsche Bank, par exemple, relève d’une prise de risque insensée. Puis, que peuvent proposer les banques classiques pour garder leurs clients ? Des placements ? Ils ne rapportent plus rien à cause des taux zéro ! Du crédit immobilier, c’est tout, et il finira certainement un jour ou l’autre par être « ubérisé ».

Les épargnants vont apprendre à devenir résilients face aux crises financières et bancaires qui ne manqueront pas de survenir tellement les dettes publiques et privées gonflent partout dans le monde : du cash dans un établissement capable de résister aux crises (donc pas une banque), de l’immobilier, un peu de cryptomonnaie, et de l’or physique pour se protéger contre les risques bancaire et monétaire. Le dernier cri de la technologie et la monnaie la plus ancestrale, voici la bonne formule !

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PHILIPPE HERLIN CHERCHEUR EN FINANCE / MEMBRE DE L’ÉQUIPE ÉDITORIALE D’OR.FR

https://or.fr/actualites/gafa-vont-ils-precipiter-chute-des-banques-1528

«En 2019, la croissance française devrait être deux fois supérieure à celle de l’Allemagne», selon Villeroy de Galhau

«En 2019, la croissance française devrait être deux fois supérieure à celle de l’Allemagne», selon Villeroy de Galhau

François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France. [Noir sur Blanc (Essec)]

François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, défend le rôle de son institution et prédit une croissance française deux fois supérieure à celle de son voisin allemand. Un article de notre partenaire, La Tribune.

En cette période tumultueuse où les marchés financiers européens se préparent aux turbulences d’un Brexit sans accord, le gouverneur de la Banque de France a accepté de répondre aux questions des Mardis de l’ESSEC. Et la tâche du soir pour François Villeroy de Galhau n’en fut pas beaucoup plus aisée : convaincre des étudiants perplexes quant à l’actualité du rôle que joue une institution comme la Banque de France, vieille de deux siècles.

« Avoir des institutions financières de régularisation plus efficaces est un élément positif de l’économie française ! » Créée par Napoléon Bonaparte en 1800, la Banque de France a aujourd’hui deux grandes missions : « Une mission de confiance et une mission de bon financement de l’économie ».

Cette dernière renvoie notamment à la surveillance des banques et groupes d’assurance à travers une instance peu connue du grand public, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution.

Bien que son rôle soit méconnu des Français, la Banque de France n’en demeure pas moins un rouage essentiel de l’économie française et européenne. Elle garantit la confiance dans l’euro, pilier d’un système coopératif qui est, selon Villeroy de Galhau, « l’institution européenne qui fonctionne le mieux ».

À ceux qui douteraient encore de l’influence de « sa » banque : « Avoir des institutions financières de régularisation de la finance le plus efficace possible est un élément positif de l’économie française, et on peut parfaitement moderniser une institution publique », martèle-t-il.

Sa notoriété, la Banque de France la tire peut-être de ses fameuses réserves d’or (2345 tonnes). Objet de fantasmes de bon nombre de souverainistes, l’or est même sujet à des (fausses) rumeurs selon lesquelles la Banque de France songerait à vendre ses réserves. « C’est faux ! » répond le gouverneur, « on pourrait vendre l’or, mais c’est ultra-sensible sur le plan émotionnel » avant d’ajouter que « ce qui fait la valeur d’une monnaie, c’est la confiance qu’elle inspire entre les parties qui l’échangent ».

Économie et croissance: comment l’UE doit-elle avancer?

L’économie et la croissance feront partie des priorités du prochain Parlement européen, selon  les eurodéputés Sven Giegold (Vert) et Gunnar Hökmark (PPE).

« J’ai passé dix ans en entreprise car ce ne sont pas  deux mondes opposés, c’est deux manières de servir son pays. De grâce, n’opposons pas les deux ! »

De même que les interrogations sur l’importance de la Banque de France ne cessent de croître, le service public est lui aussi de plus en plus remis en question. À ceci s’ajoute le fait que public et privé ne sont pas toujours perçus comme compatibles, en témoigne la nomination de Villeroy de Galhau à la tête de la Banque de France qui avait alors provoqué quelques remous. À ceux qui lui reprochent son passage chez BNP Paribas, le gouverneur affirme : « J’avais pris des engagements clairs sur le fait que je rompais tout lien avec BNP Paribas. Personne ne m’a pris en défaut dans le fait de servir en tant qu’homme libre et droit ».

Figure du public passée par le privé, François Villeroy de Galhau reste convaincu de cette spécificité qui fait, à ses yeux, la force de notre pays : « J’espère qu’il n’existe pas d’antagonisme entre la modernité et le service public. J’ai passé dix ans en entreprise, car ce ne sont pas deux mondes opposés, c’est deux manières de servir son pays. De grâce, n’opposons pas les deux ! »

« Il n’y a pas de surendettement global des familles françaises »

Par sa fonction régulatrice de l’économie, la Banque de France se doit de détecter d’éventuelles menaces qui pourraient porter atteinte au système. Prévenir le surendettement, qui plus est au moment où emprunter en France n’a jamais été aussi simple, apparaît crucial. L’endettement du secteur privé a atteint 133% du PIB au troisième trimestre 2018, endettement directement corrélé à la politique extrêmement accommodante de la BCE.

Villeroy de Galhau a tant bien que mal tenté de relativiser ce phénomène : « Dans la culture de financement français, on a une préférence pour le financement par la dette, notamment dans les entreprises ».

Il peut néanmoins se targuer d’avoir traité avec justesse la question du surendettement puisque fin 2018, la Banque a connu une baisse de 30% du nombre de dossiers, « notamment grâce à la loi Lagarde qui encadre mieux ». D’autant plus que le surendettement ne concerne qu’entre 150 000 et 200 000 personnes, ce qui pousse François Villeroy de Galhau à considérer « qu’il n’y a pas de surendettement global des familles françaises ».

La stabilité des prix exigée par les citoyens implique une inflation inférieure à 2%, ce qui nécessite une politique monétaire accommodante. Mais rassurez-vous, loin de lui l’idée de prêter à tout va, le gouverneur de la Banque de France est « payé pour rester vigilant en permanence ».

« La sortie de l’euro serait un jeu extrêmement dangereux sur l’inflation,  la croissance et les conditions de financement »

Alors que les États-Unis connaissent une certaine stabilité et une croissance forte, la croissance française – tout comme l’ensemble de l’Union européenne – a connu une année 2018 en deçà des prévisions de la BCE. Mais il ne faut pas s’y tromper, si les États-Unis ont bien pu compter sur une relance de leur économie, au moyen notamment d’une forte politique budgétaire, celle-ci se fait au détriment de ses partenaires économiques tels que l’Union européenne. M. Villeroy de Galhau n’a pas mâché ses mots au sujet de l’actuel président américain « M. Trump a notamment un fort rôle sur le ralentissement de la croissance mondial : le protectionnisme est un ennemi de la croissance. Dans le ralentissement pour 2018, l’incertitude sur le commerce mondial est le premier facteur explicatif ».

Outre l’influence américaine sur les résultats européens, on peut déplorer le climat économique morose de plusieurs pays européens qui n’arrange rien. Avec en tête de ce mouvement l’économie italienne qui connaît une croissance trop faible, aujourd’hui aux alentours de 0%, représentant ainsi « un frein assez fort ». De son côté, l’Allemagne a connu des facteurs spécifiques comme le test des moteurs diesels qui a changé et auquel l’industrie allemande a eu du mal à s’adapter. Enfin, et non des moindres, la France résiste mieux, car nous avons aujourd’hui « beaucoup de pouvoir d’achat dans l’économie française, et pas que les « mesures gilets jaunes » ». Le gouverneur de la Banque de France a ainsi clos son bilan de l’année 2018 par une note des plus encourageantes : « En 2019, la croissance française devrait être deux fois supérieure à l’économie allemande ! »

Les élections européennes approchent, et tandis que certains partis nationalistes prônent une récupération de la souveraineté monétaire afin d’utiliser la monnaie comme levier de croissance, il est bon de rappeler le soutien que portent les citoyens européens à l’euro avec plus de 75% d’avis favorables. Sortir de l’euro, met en garde Villeroy de Galhau, « ferait exploser l’inflation et jouerait sur le pouvoir d’achat ». D’autant plus que « dans les gains de l’euro, on a eu la diminution des coûts de financement de l’économie », ajoute-t-il. Car si le différentiel de taux entre la France et l’Allemagne était de 1,9% dix ans avant Maastricht, il n’est aujourd’hui plus que de 0,4%. Un rappel n’étant jamais de trop : « La sortie de l’euro serait un jeu extrêmement dangereux sur l’inflation, la croissance et les conditions de financement. »

« Ne soyons pas trop dans l’autoflagellation »

Débat national oblige, François Villeroy de Galhau s’est exprimé sur un sujet qui ne laisse personne insensible : la fiscalité. Toujours dans son rôle de garde-fou de l’économie française, le gouverneur de la Banque de France « appelle à la prudence sur la créativité fiscale ». L’objectif premier doit ainsi être la réduction de la dette publique : « si on veut moins de déficit, tôt ou tard il faudra moins de dépenses, donc la stabilisation de la dépense publique en volume, pour qu’elle n’évolue pas comme l’inflation ». Ce qui passe par une solidarité intergénérationnelle : « On est tous sensible au développement durable : cette dette publique, c’est la charge que nous vous léguons, et on n’en est pas très fiers ».

Soucieux de créer du lien avec les étudiants, Villeroy de Galhau a pris garde de conclure son intervention par un message que nous ne répéterons jamais assez : « Je souhaite que chacun d’entre vous puisse être fidèle à sa vocation. Je vous souhaite d’être toujours fier de votre pays et de l’Europe. Nous portons des valeurs, un modèle social, donc ne soyons pas trop dans l’autoflagellation ».

La Banque de France voudrait plus de fusions bancaires transfrontalières en Europe

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a plaidé l’allègement des barrières réglementaires qui freinent les fusions bancaires transfrontalières en Europe.

 

Les banques russes rejoignent le système mondial chinois de paiements alternatifs

 

29.avril.2019 // Les Crises

Les banques russes rejoignent le système mondial chinois de paiements alternatifs

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Source : Sentinelles Saps, 13-04-2019

Alors que la Russie se débarrasse activement de ses dollars américains et achète de l’or au rythme le plus rapide depuis des décennies, il n’est pas difficile de déchiffrer ce qui estécrit sur le mur pour savoir ce que le Kremlin pense de la possibilité d’une détente dans les relations douloureuses entre les États-Unis et la Russie.

Et comme la Russie cherche maintenant clairement à mettre fin aux liens monétaires avec un « ouest » arrimé au dollar, il n’y a qu’une alternative : la Chine. C’est pourquoi il n’est probablement pas surprenant que plusieurs banques russes aient rejoint le système chinois de paiements internationaux (CIPS), également connu sous le nom de « SWIFT chinois », afin de faciliter les opérations entre les deux pays, selon un haut responsable de la Banque centrale de Russie (CBR).

« En ce qui concerne la coopération sur les systèmes de paiement, plusieurs banques sont déjà connectées à CIPS, ce qui permet de faciliter la procédure d’acheminement des paiements », a déclaré Vladimir Shapovalov, directeur du département de la coopération internationale de la CBR, en début de semaine au forum international russo-chinois.

Dans le même temps, comme le note Russia Today, le régulateur espère que ses homologues chinois accorderont une plus grande attention à la solution proposée par la Russie qui a son propre SWIFT, le SFPS (Système de transfert des messages financiers), car il « peut stimuler davantage les échanges bilatéraux », a-t-il ajouté.

Comme RT l’a écrit, la Russie a activement présenté son réseau SFPS, créé en 2014 en réponse aux menaces des États-Unis de déconnecter la Russie de SWIFT, à des partenaires étrangers, dont la Chine, après que sa version à l’exportation eu été prête l’an dernier. La première transaction du système, impliquant une entreprise non bancaire, a été réalisée par le grand groupe pétrolier russe Rosneft en décembre 2017. Environ 500 participants, parmi lesquels d’importantes institutions financières et sociétés russes, ont déjà adhéré. Alors que l’Europe envisage des alternatives à SWIFT, afin de continuer à financer le régime iranien – suite à son exclusion du système monétaire basé sur le dollar, après réimposition des sanctions iraniennes par Trump – le statut de réserve du dollar américain serait sérieusement compromis si Bruxelles rejoignait également l’alternative chinoise ou russe à l’utilisation du dollar, un processus provoqué par la diminution des allocations en dollars américains de la part des gestionnaires des réserves des banques centrales… qui est déjà en cours :

Source : Sentinelles Saps, 13-04-2019

Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s’arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]

https://www.les-crises.fr/les-banques-russes-rejoignent-le-systeme-mondial-chinois-de-paiements-alternatifs/

La Banque de Chine émet à nouveau des obligations pour « la Ceinture et la Route »

La Banque de Chine émet à nouveau des obligations pour « la Ceinture et la Route » © Chine Nouvelle (Xinhua), Le 12/04/2019 13:16 La Banque de Chine, l’une des banques commerciales les plus importantes du pays, a émis 3,8 milliards de dollars d’obligations en diverses devises pour collecter des fonds à bas coût pour des projets de moyen et long termes liés à « la Ceinture et la Route », selon un article publié vendredi par le journal China Daily. Huit types d’obligations ont été émis en cinq devises, soit le dollar américain, l’euro, le renminbi, le dollar hongkongais et le pataca macanais, par les branches de la Banque de Chine au Luxembourg, à Francfort, à Sydney, à Hong Kong et à Macao. En tant que quatrième prêteur commercial de la Chine, la Banque de Chine a émis les obligations de « la Ceinture et la Route » à cinq reprises en sept devises depuis 2017, avec une valeur totale de 14,6 milliards de dollars. « L’intérêt de ce genre d’obligations achetées par des investisseurs internationaux, en particulier des investisseurs européens, a connu une croissance importante ces dernières années », a fait savoir Liu Xinqun, directeur général du département du Trésor de la banque. Lire plus sur :

https://chine.in/actualite/cn/banque-emet-nouveau-des-obligations-pour_118384.html

BDF, JP MORGAN ET L’OR DES FRANÇAIS – INTERVIEW DE PHILIPPE HERLIN

BDF, JP MORGAN ET L’OR DES FRANÇAIS – INTERVIEW DE PHILIPPE HERLIN

PUBLIÉ PAR RICHARD DÉTENTE | 8 AVR. 2019 | ARTICLES1020 

Fin octobre 2018, un article des Échos explique que la Banque de France et la banque américaine JP Morgan se sont associées pour établir des opérations financières avec l’or détenu dans les coffres de la BdF comme contrepartie. J’interview Philippe Herlin qui a enquêté sur cette question.

 

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RICHARD DÉTENTE VIDÉOS DE VULGARISATION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE

https://or.fr/actualites/interview-phillipe-herlin-or-banque-france-jpmorgan-1512

LA CHINE S’ADONNE À UNE FRÉNÉSIE D’ACHATS D’OR

LA CHINE S’ADONNE À UNE FRÉNÉSIE D’ACHATS D’OR

PUBLIÉ PAR OR.FR ™ | 11 AVR. 2019 | ARTICLES138 

À une époque où les gestionnaires de réserves vendent activement un montant modeste, quoique notable, de leurs réserves en dollars pour les remplacer par du yen ou de l’euro, la Russie liquide la devise américaine et achète de l’or à un rythme record.

 

 

Bien que l’appétit de la Russie, qui a doublé ses réserves d’or au cours des trois dernières années, reste sans équivalent, la Chine s’est discrètement jointe à son voisin du nord en exprimant sa défiance à l’égard du dollar : la PBoC a rapporté que la deuxième économie mondiale avait acheté de l’or pour un quatrième mois consécutif, renforçant les spéculations selon lesquelles les banques centrales pourraient continuer d’accumuler du métal précieux au détriment de leurs réserves en dollar américain.

 

 

Selon les dernières données officielles, les réserves d’or de la Chine ont atteint 60,62 millions d’onces en mars, contre 60,26 millions d’onces un mois auparavant. Il s’agit du quatrième mois consécutif de hausse : 11,2 tonnes le mois dernier, après l’ajout de 9,95 tonnes en février, 11,8 tonnes en janvier et 9,95 tonnes en décembre. Au total, la PBoC a acheté plus de 42 tonnes d’or depuis la fin 2018. Comme le montre le graphique ci-dessous, la récente vague d’achats a repris après une pause de 25 mois, la Chine ayant cessé de déclarer ses achats d’or en octobre 2016. Cette tendance s’est inversée en décembre, lorsque Pékin a annoncé qu’elle avait recommencé à accumuler de l’or.

 

 

Avant sa dernière phase d’accumulation, la Chine avait passé de longs mois sans communiquer sur ses avoirs en or. Pour Pékin, déclarer ses achats d’or n’est pas une question de transparence, mais un moyen de lancer un signal politique clair (indiquant une perte de confiance dans le dollar). Lorsque la banque centrale a annoncé un bond de 57% de ses réserves, à 53,3 millions d’onces, à la mi-2015, il s’agissait de sa première mise à jour en six ans.

 

 

Les dernières données de la PBoC indiquent que la Chine a recommencé à acheter de l’or à un rythme régulier, à l’instar de la période allant de mi-2015 à octobre 2016, lorsque le pays augmentait ses réserves presque tous les mois.

Deux observations : si la Chine continue d’accumuler de l’or à ce rythme en 2019, elle pourrait devenir le plus gros acheteur de lingots devant la Russie, qui a ajouté 274 tonnes en 2018. Plus important encore, la dernière fois que la Chine a repris ses achats d’or, c’était seulement trois mois avant la dévaluation du yuan d’août 2015, qui a notamment déclenché une période de forte volatilité du yuan et de ralentissement économique.

 

 

La plupart des analystes savent que Pékin n’a jamais cessé d’accumuler secrètement de l’or. La question est de savoir ce que cette récente reprise officielle des achats d’or est censée signaler au reste du monde.

En attendant, les banques centrales mondiales ont ajouté 651,5 tonnes d’or en 2018, soit le deuxième total le plus élevé jamais enregistré, selon le World Gold Council. La Russie a quadruplé ses réserves en l’espace d’une décennie, le président Vladimir Putin étant déterminé à briser la dépendance de son pays au dollar. La Chine l’imitera t-elle ?

Source originale: Zero Hedge

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Les banques chinoises et russes s’autonomisent face au système occidental

Les banques chinoises et russes s’autonomisent face au système occidental

  

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Depuis cinq ans, la Chine et la Russie tentent de mettre en place un système alternatif à celui des échanges interbancaires SWIFT.

Le système SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication), basé à Bruxelles, est contrôlé par les États-Unis.

Le 18 septembre 2014, le Parlement européen, par sa résolution « sur la situation en Ukraine et l’état des relations UE-Russie » (Ref : 014/2841(RSP)), préconisait de déconnecter la Russie du système SWIFT. En réponse, Moscou commençait à mettre en place un système alternatif pour ses échanges intérieurs, le SPFS (Система передачи финансовых сообщений). Celui-ci entrait en fonction, en décembre 2017. Plus de 500 banques russes y sont désormais connectées et certaines banques étrangères commencent à y être intégrées.

Le problème de la Chine est différent de celui de la Russie. Il ne s’agit pas de se prémunir contre des sanctions politiques et de créer un système de transferts bancaires indépendants, mais d’opérer des virements en yuans alors que cette monnaie n’est pas pleinement convertible sur les marchés des changes.
Depuis le 8 octobre 2015, Beijing développe un système pour les transferts de yuans à l’étranger, à la suite d’un accord avec SWIFT : le CIPS (d’abord Cross-Border Inter-Bank Payments System, puis China International Payments System).

Quoi qu’il en soit, selon la Banque centrale russe, le SPFS et le CIPS sont connectés l’un à l’autre depuis la semaine dernière.

Réseau Voltaire

Voltaire, édition internationale

 Quels sont les risques du shadow banking sur l’économie ?

 Quels sont les risques du shadow banking sur l’économie ?
Le risque du shadow banking sur les économies mondiales

Quels sont les risques du shadow banking sur l’économie ?

 

Le shadow banking, ou littéralement « finance de l’ombre », pèse de plus en plus lourd dans l’économie internationale. Mais cette finance parallèle représente aussi un risque majeur pour le système bancaire traditionnel… surtout dans un contexte économique international où les indicateurs passent déjà au rouge.

Le shadow banking : définition et fonctionnement

Dans le monde de la finance, on distingue le système bancaire classique du « shadow banking ». Cette finance de l’ombre, ou finance fantôme, n’est rien de moins qu’une finance parallèle. Elle regroupe les opérations financières réalisées en dehors des bilans des banques. On parle aussi de finance « déstructurée ».

Mieux comprendre le shadow banking avec un exemple

Pour mieux comprendre la définition du shadow banking et son fonctionnement par rapport au système bancaire classique, on peut évoquer le cas habituel d’un particulier qui se tourne vers sa banque pour certains besoins de financement. Une demande de prêt immobilier par exemple, ou un prêt à la consommation pour un achat de voiture ou pour un projet personnel. Pour répondre à ce type de demande, la banque puise dans les dépôts bancaires, mais également dans les liquidités que procurent les banques centrales. L’emprunteur rembourse une somme convenue tous les mois, avec un taux d’intérêt plus ou moins élevé. L’établissement bancaire absorbe ensuite une partie des bénéfices dans ses fonds propres. Elle conserve surtout la trace de l’ensemble de ses transactions dans ses bilans : les banques sont soumises « à toute une série d’astreintes et de règles prudentielles » (source).

Le shadow banking explore le système des banques parallèles

Pour répondre à ces réglementations, les banques ne sont pas autorisées à avoir des créances que l’on pourrait qualifier de « douteuses ». Depuis les années 80, on assiste donc à une multiplication des opérations de titrisation, c’est-à-dire de la transformation de créances en titres financiers. Les opérations sont ainsi sorties des bilans financiers des banques, avec un taux d’intérêt plus élevé pour les plus risquées.

Cela va encore plus loin. Le shadow banking regroupe ainsi tous les grands acteurs financiers qui n’ont pas accès au refinancement des banques centrales et qui n’ont pas de pouvoir de création monétaire. Des fonds divers et variés : « sur le papier, nombre d’entre eux sont connus et bien répertoriés », relève ainsi Challenges.fr. « Des banques d’affaires, des fonds d’investissement, des gestionnaires d’actifs, des sociétés de garantie de crédit, des sociétés d’affacturage etc. » Puisqu’elles ne sont plus effectuées dans le cadre bancaire traditionnel, ces activités financières ne sont plus réglementées.

Cette vidéo réalisée par LeFigaro permet également de mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre.

Quel est le poids du shadow banking en France et sur les finances internationales ?

La finance de l’ombre s’est fortement développée dans les années 80 mais l’essor est encore plus fort depuis les années 2000. Le système présente en effet des avantages pour les acteurs financiers : pas (ou très peu) de réglementation, de la discrétion, des marges plus intéressantes. Et les renforcements de la régulation bancaire, qui suivent directement les crises – comme cela a été le cas en 2008, augmentent l’attrait des acteurs financiers pour le shadow banking.

Si bien qu’il devient difficile aujourd’hui d’estimer le poids de cette finance de l’ombre. En 2017, un rapport du Conseil de stabilité financière (FSB – Financial Stability Board) avançait un capital équivalent à 92 000 milliards de dollars. Soit près de 30 000 milliards de plus qu’en 2007… un an avant la crise des subprimes et l’écroulement du système. « Après avoir chuté jusqu’en 2011 sous l’effet de cette crise, la finance parallèle est repartie de plus belle…. », relevait Boursier.com après la publication de ce rapport de la FSB. L’une des raisons avancée par les spécialistes, c’est que finalement, le shadow banking se nourrit de la réglementation bancaire et financière. « Plus la réglementation se durcit, plus le shadow banking – déversoir des risques bancaires – se développe et se technicise », relevait Le Figaro en 2015.Trois ans plus tard, cela continue à se vérifier.

Les mauvais élèves de la finance de l’ombre

En plus du volume que représente le shadow banking, les autorités relèvent un très grand risque pour des pays qui sont fortement dépendants à cette finance hors système bancaire. Ainsi, les îles Caïmans sont particulièrement nourries par cette finance (70% de la part totale des actifs financiers du pays), mais plus près de nous l’Irlande est perfusée par ces milliards d’actifs financiers non régulés, dans une moindre mesure, le Luxembourg et les Pays-Bas le sont aussi.

Comment réguler le shadow banking ?

En 2010, le G20 a commencé à se pencher sur une meilleure maîtrise du shadow banking, en créant le Conseil de stabilité financière (FSB). Mais depuis, les choses n’ont pas réellement avancé et le FSB peine toujours à estimer les chiffres réels et « rien de concret n’a juridiquement abouti », estimel’économiste Jean-Yves Archer dans Les Echos.

Selon les estimations du FSB, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la zone euro détiennent une majorité des actifs qui constituent la finance de l’ombre. Mais d’autres puissances économiques y émergent aussi de plus en plus. C’est le cas de la Russie, de la Chine, de l’Inde… Ainsi, le Monde se penchait en 2017 sur les premiers chiffres du shadow banking en Chine. Un secteur qui atteignait alors 7 060 milliards d’euros, mais qui s’étendait rapidement. Et « la rapidité avec laquelle il s’étend devient une préoccupation pour les régulateurs chinois et à l’étranger, inquiets du risque systémique caché. »

Pourquoi le shadow banking fait peur ?

D’où viennent ces inquiétudes face à la finance de l’ombre justement ? Précisément du système. Il répond aujourd’hui à des besoins des emprunteurs et des investisseurs, et il contourne des réglementations jugées trop sévères ou trop restrictives par certains gros investisseurs. C’est un rouage du système « crédit – consommation – croissance ». Et lorsque tout se passe bien, ce rouage tourne sans problème.

Mais il a deux inconvénients majeurs. D’abord, il représente un poids de plus en plus important dans l’équilibre financier mondial. En 2015, il pesait « un quart des actifs financiers mondiaux, la moitié du poids du système bancaire traditionnel, et l’équivalent du PIB mondial annuel. » (source) Ensuite, il est au cœur d’une interdépendance de l’ensemble des acteurs financiers. Si un seul maillon vient à se rompre, c’est toute la chaîne qui est menacée. Et en bout de chaîne, on retrouve la banque traditionnelle… et l’emprunteur qui paie aussi les pots cassés. Le risque est systémique !

Risque systémique, l’exemple des subprimes en 2008

Et c’est déjà précisément ce qui s’est passé en 2008, lorsque la crise des subprimes aux Etats-Unis a fini par provoquer une panique sur les marchés américains, puis sur l’ensemble des économies mondiales. Bien sûr, si le rouage est petit, une banque peut être sauvée par l’Etat. « Une échelle de grandeur s’impose : la finance de l’ombre représente près de 3 fois le montant du mécanisme de sécurité bancaire mis en place par l’Union européenne », rappelle Jean-Yves Archer en guise de conclusion. J’ajouterai aussi que dix ans après la crise, tous les indicateurs passent déjà au rouge, à un moment où le shadow banking n’est toujours pas réglementé… dans un contexte de surendettement et d’économies zombifiées

En 2018 : ne dites plus Shadow Banking !

Dans le rapport du 2018 du FSB (publié en février 2019) il est décidé de ne plus utiliser le terme “Shadow Banking” mais l’expression “non-banking financial intermediation” ( NBFI) que l’on peut traduire par “l’intermédiation financière non bancaire”. L’objectif de l’association (qui regroupe un certain nombre de banquiers centraux) avec ce changement de terminologie est de,  je cite : “renforcer la résilience de l’intermédiation non bancaire”. En d’autres termes “la finance de l’ombre” ou le “shadow banking” traîne une image de pratiques sulfureuses qui n’est pas obligatoirement adaptée à l’ensemble des métiers de la finance “non bancaire” pour le FSB.

2019 : Innovation et crypto-monnaies

La raison de ce changement de nom c’est la multiplication des innovations dans la finance non-bancaire. Et parfois, elles sont plutôt vertueuses. Elles peuvent avoir finalement comme raison d’être de suppléer ou de fluidifier les fonctionnements des banques. L’exemple français le plus connu, c’est par exemple le compte nickel. Il a été créé pour permettre aux “interdits bancaires”, aux rejetés du système bancaire de bénéficier de moyens de paiement électroniques : carte de paiement ou IBAN pour les achats sur Internet. C’est la définition même d’une activité “non bancaire”, donc du shadow banking. On a bien compris qu’il ne s’agit pas de détourner des fonds ou de blanchir le fruit de trafics en tout genre. Les responsables et les autorités de la finance mondiale ont pris le parti de ne plus interdire ces activités mais de les connaître pour contrôler leur fonctionnement. D’ailleurs, le “compte nickel” a été racheté au final par BNP Paribas. Dans la finance, à la fin c’est la banque qui gagne ?

Crypto et tokens, la révolution

L’autre grande tendance, c’est le développement des “crypto-asset” et des tokens, vers une société sans cash. Des valeurs qui ne sont pas des unités de compte ou de la monnaie sonnante et trébuchante. La grande tendance depuis quelques mois, c’est de créer des “tokens”, de la monnaie numérique qui repose sur des actifs tangibles comme l’or, qui s’accumule en “travaillant pour la communauté ou que l’on achète avec des euros ou autre devise. Les jeunes joueurs de jeux vidéo connaissent bien ce principe. Ils vont être rémunérés pour agir dans le jeu avec des points de vie ou d’expérience ou bien encore des équipements pour leur personnage. Peut-on parler d’activité frauduleuse dans ce cas là ?

Le citoyen reprend le pouvoir sur la finance : Crédit Peer-to-peer, crowdfunding

Là aussi, on évite le système bancaire. Le crédit peer-to-peer, c’est vieux comme le prêt d’argent entre individus. On met en relation via une plateforme internet des prêteurs et des emprunteurs. La plateforme joue le rôle d’intermédiaire. Les premières solutions ont été développées il y a une dizaine d’années. Les banques ont tiré à boulets rouges contre ces “barbares” qui venait puiser dans le business du crédit. Puis, là aussi, les offres se sont professionnalisées et au final, les banques traditionnelles n’ont eu de cesse de racheter ces “start-up”.

Dernière exemple, l’investissement en crowdfunding. Là, c’est le gendarme des marchés financiers qui bloquait le processus. L’appel public à l’épargne était très réglementé à juste titre. Le principe étant de protéger le citoyen des investissements hasardeux ou portés par des personnes peu scrupuleuses. Mais voila, la volonté du citoyen d’investir directement dans des projets (culturels, environnementaux) ou dans des entreprises était de plus en plus forte. Alors, plutôt que de voir arriver des acteurs un peu “border line”, le législateur a préféré organiser et réglementer le crowdfunding, le financement par la foule.

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A propos de Jean-François Faure

COMMENT L’OCCIDENT PILLE LES MILLIARDS LIBYENS

COMMENT L’OCCIDENT PILLE LES MILLIARDS LIBYENS

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01.04.2019

Le 30 mars 2019, les anciens ministres des finances belges ont été interrogés avec passion au parlement belge. Les députés ont notamment posé la question suivante: « Qui vous a autorisé à retirer les intérêts et les dividendes des comptes bloqués de la Libye en 2011? » Le désir des législateurs belges de se conformer au droit international est louable, mais… pas de changement jusqu’à présent!

Je rappelle qu’en 2011, par décision du Conseil de sécurité des Nations unies, les banques des États-Unis et d’autres pays occidentaux ont gelé les avoirs de la Jamahiriya libyenne, qui étaient dans leurs comptes et destinés au développement de la coopération internationale. Cependant, il s’est avéré que toutes ces années, l’argent des comptes en Belgique, au Luxembourg, en Angleterre, en Allemagne et dans d’autres pays avait mystérieusement disparu, ce qui était perçu sous la forme d’intérêts et de dividendes sur des avoirs libyens gelés.

Ce vol des avoirs libyens est estimé par les experts à 3 à 5 milliards d’euros.

Les députés belges ont constaté qu’en octobre 2012, le ministère belge des Finances avait envoyé aux banques belges une lettre dans laquelle il était indiqué que les sanctions anti-libyennes ne s’appliquaient pas aux intérêts et aux dividendes. Lors des audiences parlementaires, le ministre des Finances de l’époque, Steven Vanackere, a reconnu l’existence d’une telle lettre, mais la décision a été prise avant son entrée en fonction.

Mais son prédécesseur, Didier Reynders, l’actuel ministre des Affaires étrangères de Belgique, a assuré aux députés que, à son époque, il n’était pas permis de payer des intérêts ni des dividendes … Il y avait de l’argent, mais il n’y en a pas. Mystique!

Les députés des anciens ministres des Finances n’ont pas su où et à qui les milliards d’euros avaient été transférés.

Dans les médias européens, des articles parus sur le fait que des milliards libyens ont été dépensés pour couvrir les dépenses de l’alliance de l’OTAN qui a commis l’agression en 2011 contre la Jamahiriya libyenne!

De plus, cet argent volé au peuple libyen a financé des mercenaires terroristes en Libye, en Syrie, au Yémen et… pour préparer des actes terroristes en Europe même.

Et la vérité sur le vol le plus grandiose du siècle, et même « sous les auspices de l’ONU », émerge peu à peu des coffres-forts apparemment les plus secrets de l’Ouest.

Cependant, les voleurs laissent toujours des traces.

Comment l’Alliance atlantique pille les terroristes et les terroristes libyens

Le 22 février 2011, les Nations Unies ont décidé de geler les milliards de dollars de l’État souverain de la Jamahiriya libyenne sous le prétexte de « prendre soin des civils » et de « protéger les Libyens du terrible régime sanglant ».

Le 22 août 2011, des bandes de terroristes d’Al-Qaïda, avec le soutien des forces spéciales des pays de l’alliance de l’OTAN, de son aviation et de sa marine, ont lancé un assaut sur Tripoli, la capitale de la Jamahiriya libyenne. La résistance des habitants de la ville et des unités militaires fidèles à la Jamahiriya s’est poursuivie jusqu’à la fin du mois d’octobre.

A cette époque, les pays de l’OTAN coupaient déjà l’argent du peuple libyen.

Déjà en août 2011, le Conseil de sécurité des Nations unies avait examiné les propositions de la France et de l’Allemagne visant à «dégivrer» les avoirs libyens à hauteur de 5 milliards et 1 milliard d’euros, respectivement. Mais l’ancienne Grande-Bretagne était, bien sûr, le pionnier de la réduction, bien que la pièce principale du gâteau ait été coupée par les États-Unis, le principal financier des terroristes d’Al-Qaïda en Libye.

 Sous la pression des États-Unis, en août 2011, les Nations Unies ont approuvé la demande des États-Unis de transférer 1,5 milliard de dollars appartenant à la Jamahiriya libyenne pour répondre à leurs besoins … Un « gouvernement démocratique » à Tripoli. C’est-à-dire dans les poches des démocrates locaux, les terroristes d’Al-Qaïda.

Espagne

Août 2011 La « marionnette » pro-occidentale « PNS », qui règne en Libye, recevra bientôt de l’Espagne une partie des avoirs gelés de la Jamahiriya libyenne. Selon le Premier ministre José Luis Rodriguez Zapatero, les « révolutionnaires » recevront 16 millions d’euros. 
« Nous donnons aux PNS un accès à 16 millions d’euros. Ce sont les fonds libyens conservés en Espagne », a déclaré le Premier ministre aux journalistes. Il a ensuite rassuré les journalistes indignés: à l’avenir, la partie espagnole pourrait transférer davantage d’argent au PNS.

Zapatero a également annoncé sa volonté de dégivrer le reste du compte de l’État libyen. Selon le Premier ministre, cela ne nécessite que l’approbation du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le problème est que le Conseil de sécurité des Nations Unies était dans la poche des États-Unis.

Italie

Le gouvernement italien a également décidé de «débloquer» les comptes de la Jamahiriya libyenne et de donner cet argent aux «rebelles» (autres noms: «révolutionnaires», «démocrates», «victimes du régime»).

Cela a été annoncé le 31 août 2011 par le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini.

 Bretagne

Mais parlons surtout de la Grande-Bretagne, d’autant plus que les Britanniques se disent « les plus démocratiques, les plus humains, les plus soucieux du sort du monde et des droits de l’homme ».

Le mardi 30 août 2011, sur l’insistance des États-Unis, le Conseil de sécurité de l’ONU a autorisé la Grande-Bretagne à débloquer 1,6 milliard de dollars des comptes de la Libye et à les transférer aux « rebelles » qu’ils ont amenés au pouvoir. demander de l’aide … Libye. Cette décision a été prise, comme l’ont déclaré les Anglo-Saxons, en raison du fait que le pays arabe a déclenché une crise alimentaire.

Huit mois de bombardements par des avions de l’OTAN et de bombardements de villes et de villages par des navires de guerre de l’OTAN venant de la mer, huit mois de blocus économique et humanitaire total par l’alliance de l’OTAN ont apporté les résultats souhaités aux démocrates occidentaux. Il n’y a pas de mots pour décrire le cauchemar dans lequel les soldats de la paix des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de leurs hommes de main à l’OTAN ont transformé le pays prospère en paix.

Qu’en est-il des médias? Les Anglo-Saxons interdisent totalement les manifestations de destruction et les victimes en Libye.

Le fait est un fait. En 2011, les comptes de la Jamahiriya libyenne avaient rapporté 1,5 milliard de dollars à des terroristes d’Al-Qaïda.

Le 30 août 2011, le Conseil de sécurité des Nations unies a autorisé le Royaume-Uni à «débloquer» 1,6 milliard de dollars des fonds du gouvernement libyen, qui ont été conservés dans des banques anglaises.

Le 31 août 2011, l’Angleterre a reçu l’autorisation du Comité des sanctions de dégivrage de l’ONU et a restitué à la Jamahiriya 1,5 milliard de dollars en billets de banque libellés en monnaie libyenne, a déclaré le chef du ministère des Affaires étrangères, William Hague.

Les billets de banque libellés en monnaie nationale libyenne, à l’effigie du chef de la Jamahiriya libyenne, Mouammar Kadhafi, ont été imprimés par une firme britannique avant le début de l’agression de l’alliance contre l’OTAN. Les autorités britanniques ont bloqué l’envoi de fonds en février 2011, mais une partie de cet argent (160 millions de dollars) se trouvait déjà sur un navire à Tripoli, mais le navire a été rendu sous escorte de navires de guerre britanniques. Quelques mois ont passé, les terroristes d’Al-Qaïda ont pris le pouvoir à Tripoli. Aujourd’hui, l’ONU a gracieusement autorisé l’Angleterre à donner des milliards de dollars … aux terroristes.

En outre, la Grande-Bretagne s’est engagée à « remplir la Libye » avec de l’argent libyen, mais à la condition …

Dans quelle condition?

Le gouvernement britannique était déterminé à dégivrer 12 millions de livres supplémentaires d’actifs libyens. Cela a été annoncé le 15 septembre 2011 par le Premier ministre britannique David Cameron lors d’une conférence de presse conjointe avec le président français Nicolas Sarkozy et les dirigeants du Conseil national de transition pro-occidental / PNS / Libye.

Mais à condition … de retrouver Mouammar Kadhafi, le leader de la révolution libyenne. « Nous vous aiderons à trouver Kadhafi et à le traduire en justice », a déclaré Cameron lors d’une conférence de presse à Tripoli. Le Premier ministre a également souligné que le Royaume-Uni était prêt à aider les nouveaux dirigeants libyens, composés majoritairement de terroristes d’Al-Qaïda, et dans d’autres directions. « Maintenant, le printemps arabe peut devenir l’été arabe », a déclaré Cameron.

Et ses prévisions étaient étonnamment précises: après l’éclatement de la Libye, de la Syrie et du Yémen. Outre la Jamahiriya libyenne, les forces spéciales de l’Angleterre, de la France et des États-Unis ont également été déployées et ont pris part à la prise d’assaut de la ville libyenne de Syrte, qui tenait la défense, et aux représailles contre les dirigeants libyens. Jamahiriya.

Le 20 octobre 2011, des photographies et des séquences vidéo de l’exécution de Kadhafi ont fait le tour du monde.

Belgique

Tout ce que les médias occidentaux ont prétendu au sujet de «l’argent libyen» en dehors de la Libye, le fait est que le leader de la révolution libyenne, Mouammar Kadhafi, n’avait pas un seul compte PERSONAL dans des banques étrangères. Ni européenne, ni arabe, ni africaine, ni asiatique. Aucun de ces comptes!

L’argent libyen gelé figure dans les comptes d’entreprises et de fondations publiques libyennes créées à l’époque de la Jamahiriya libyenne prospère et dynamique en vue de développer la coopération internationale avec divers pays et de financer des projets commerciaux internationaux avec la participation de la Libye.

Un État qui a été détruit à la demande des courtiers financiers du monde

Bien que les Nations Unies aient interdit l’utilisation de cet argent, les banques occidentales l’utilisent depuis sept ans pour augmenter leurs bénéfices.

De plus, l’argent a disparu d’un certain nombre de comptes. Les enquêteurs de l’ONU cherchent où ils sont allés. Oui, il y avait de l’argent dans les comptes en 2011, des milliards d’argent libyen, ils ont été gelés par l’ONU. Il y avait des intérêts courus. Ces profits ont disparu.

Pourquoi? Et qui les a décongelés?

SIX MILLIARDS DE DOLLARS! – ont été utilisés pour financer, en Libye et en Syrie, des bandes terroristes, y compris les malfaiteurs de l’organisation criminelle ISIS-DAESH, créée par les agences de renseignement américaines.

Six milliards pour l’OTAN

Près de neuf mois après que Politico (Politico) a annoncé pour la première fois que les paiements d’intérêts liés à près de 70 milliards de dollars d’actifs gelés précédemment détenus par la Jamahiriya libyenne avaient été versés (transférés) sur des comptes cachés. Les enquêteurs des Nations Unies ont finalement commencé à étudier où allait réellement cet argent.

On a appris que les paiements d’intérêts sur les avoirs libyens atteignaient 5,7 milliards de dollars.

Selon la RTBF, les fonds seraient versés sur des comptes contrôlés par des bandes de mercenaires en Libye, accusés de crimes contre l’humanité par la communauté internationale.

http://katehon.com/article/how-west-plunders-libyan-billions