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Arabie saoudite : confusion autour de la plus grande introduction en Bourse de l’histoire (Aramco)

Arabie saoudite : confusion autour de la plus grande introduction en Bourse de l’histoire (Aramco)

Par latribune.fr  |   |  591  mots
Le ministre saoudien de l’Énergie Khaled al-Faleh a démenti ce jeudi 23 aoûtdans un communiqué le gel de l'introduction en Bourse de la compagnie pétrolière nationale Saoudi Aramco. (Photo : le ministre, lors d'une réunion de l'Opep, en novembre 2017).
Le ministre saoudien de l’Énergie Khaled al-Faleh a démenti ce jeudi 23 aoûtdans un communiqué le gel de l’introduction en Bourse de la compagnie pétrolière nationale Saoudi Aramco. (Photo : le ministre, lors d’une réunion de l’Opep, en novembre 2017). (Crédits : Reuters)
Le ministre saoudien de l’Énergie a démenti jeudi 23 août une annulation du projet d’introduction en Bourse de la compagnie pétrolière Saudi Aramco, contrairement à des informations parues dans la presse hier soir. Pour autant, les doutes des analystes, refroidis par les reports successifs et surtout les réticences de la major saoudienne à se soumettre aux obligations de transparence des sociétés cotées, pourraient avoir raison de l’enthousiasme -et de la convoitise- des marchés alléchés par cette IPO présentée par le Prince comme « la plus importante de l’histoire ».

Contrairement à des informations diffusées hier soir par l’agence Reuters, l’Arabie saoudite a annoncé ce jeudi 23 août être toujours engagée à mettre en Bourse le géant pétrolier public Aramco, rejetant les informations selon lesquelles elle aurait renoncé à ce projet.

« Le gouvernement reste attaché à l’introduction en Bourse de Saudi Aramco au moment où il le jugera opportun quand les conditions (du marché) seront optimales », a indiqué le ministre saoudien de l’Energie Khaled al-Faleh dans un communiqué.

La veille, citée par Reuters, une source saoudienne informée du projet d’IPO déclarait :

« La décision d’annuler cette IPO a été prise il y a un certain temps mais personne ne peut l’avouer publiquement donc les déclarations vont progressivement dans ce sens: d’abord un report puis un abandon ».

L’Arabie saoudite s’est séparée des conseillers financiers travaillant sur cette opération car elle concentre désormais son attention sur un projet de prise d’une « participation stratégique » par Aramco au capital du groupe pétrochimique Saudi Basic Industries Corporation (Sabic), numéro quatre mondial de son secteur, avaient dit deux sources à Reuters..

Plan de diversification de l’économie lancé par le prince ben Salmane

Le prince avait annoncé en 2016 le projet de cession sur le marché d’environ 5% de Saudi Aramco – via une cotation aussi bien en Arabie saoudite qu’à l’international – disant alors que la transaction valorisait l’entreprise à au moins 2.000 milliards de dollars (1.726 milliards d’euros).

Ce projet est au coeur d’un plan de diversification de l’économie lancé par le prince héritier Mohammed ben Salmane afin de stimuler l’économie du royaume.

Le ministre a refusé d’avancer une date, et réaffirmé que cela dépendait de « plusieurs facteurs, notamment des conditions de marchés favorables ainsi que l’acquisition d’actifs pétroliers dans l’aval prévue dans les prochains mois ».

Une opération dont les reports successifs font douter les analystes

M. al-Faleh n’a pas donné plus de précisions sur les actifs en question. Toutefois le PDG d’Aramco, Amine Nasser, avait confirmé le mois dernier l’existence de pourparlers préliminaires pour une prise de participation dans Sabic, la quatrième plus grande firme de pétrochimie du monde, détenue à 70% par le Fonds d’investissement public du royaume saoudien (PIF). Sabic est la plus grosse firme cotée sur le marché financier de Ryad avec une capitalisation d’environ 100 milliards de dollars (85 milliards d’euros).

La cession d’une part minoritaire dans Aramco (environ 5%) a été reportée à plusieurs reprises depuis son annonce en 2016. Les dirigeants de la société publique ont invoqué officiellement des conditions défavorables sur les marchés financiers pour repousser l’introduction qui devait avoir lieu cette année. Ce qui a poussé les analystes à douter qu’elle ait vraiment lieu.

Un manque de transparence qui pourrait assécher la convoitise des marchés

Ces doutes ont été renforcés mercredi soir par des informations de presse sur un arrêt de ce projet d’IPO de la part des autorités et sur la dissolution de l’équipe de conseillers financiers qui était chargée de le mener.

Les places financières de Londres, New York et Hong Kong espèrent toutes recevoir une partie du gâteau de cette entrée en Bourse tant attendue.

Mais les experts doutent qu’Aramco puisse arriver à être évaluée à 2.000 milliards de dollars comme le souhaite le prince héritier. Et l’entreprise semble réticente à faire l’objet d’un audit approfondi comme l’exigerait une éventuelle entrée en Bourse, ce qui expliquerait les retards de l’opération.

(Avec AFP e tReuters)

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/petrole-aramco-ryad-dement-vouloir-stopper-la-plus-grande-introduction-en-bourse-de-l-histoire-788220.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180823

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La Russie peut-elle résister à de nouvelles sanctions de Donald Trump ?

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La Russie peut-elle résister à de nouvelles sanctions de Donald Trump ?

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La Russie peut-elle résister à de nouvelles sanctions de Donald Trump ?
Alexei Druzhinin / SPUTNIK / AFP

De nouvelles sanctions américaines contre la Russie devraient entrer en vigueur ce 22 août, suite à l’affaire Skripal. Cette salve de restrictions, beaucoup plus radicales, pourrait avoir un impact sensible sur l’économie russe. Reste que le pays de Vladimir Poutine a des atouts pour résister.

L’oncle Sam repart à l’offensive contre la Russie, après avoir infligé, en avril dernier, des sanctions à l’encontre d’entreprises, d’oligarques et de responsables politiques russes. Des mesures qui avaient plombé la Bourse de Moscou et le rouble, et avaient notamment fragilisé le géant national de l’aluminium, Rusal. Après la pause estivale, le Congrès américain va étudier divers projets de loi prévoyant de nouvelles sanctions à l’encontre de Moscou. “Ces sanctions incluent des restrictions supplémentaires sur les importations et les exportations russes vers les États-Unis et sur l’activité des banques russes sur le territoire américain. Il est également envisagé d’interdire aux citoyens américains d’acheter de nouvelles émissions de dette souveraine russe (emprunts d’Etat de la Fédération russe, NDLR) ayant une maturité supérieure à 14 jours”, rapporte Claudia Calich, responsable de la dette émergente chez la société de gestion britannique M&G Investments.

“Si les États-Unis interdisent vraiment aux investisseurs américains de financer le gouvernement russe, de nombreux investisseurs et banques en Europe devraient en faire de même, en particulier s’ils ont des activités sur le sol américain. Cela réduirait considérablement les volumes négociés quotidiennement sur la nouvelle dette”, relève l’expert de M&G Investments. Reste à voir l’impact sur la capacité de financement du pays de Vladimir Poutine

>> A lire aussi – La Russie veut éviter les sanctions américaines… avec ses propres paradis fiscaux

“Si on fait l’hypothèse que les investisseurs américains et européens (instruments indirects compris) détiennent 33% du marché des obligations OFZ (c’est-à-dire libellées en rouble, NDLR) et 100% de la dette en devises étrangères, la Russie pourrait faire face à un déficit de financement d’environ 5 à 7 milliards de dollars par an entre 2019 et 2023. Cependant, si l’on se fie à d’anciennes enquêtes auprès des investisseurs, les non-résidents sont très probablement investis dans des obligations qui arriveront à échéance d’ici 5 à 15 ans, tandis que les investisseurs locaux, dont les banques, privilégient plutôt les titres à plus court terme”, rapporte Claudia Calich. Cela donnerait un sursis à la Russie pour s’adapter aux nouvelles sanctions, si celles-ci sont approuvées, juge-t-elle.

>> A lire aussi – Quels pays émergents ont le plus à perdre dans la guerre commerciale que démarre Donald Trump ?

En outre, le bond de près de 50% des prix du pétrole sur un an et le raffermissement de la croissance ont permis à la Russie de “renouer avec un excédent budgétaire, en plus de l’excédent de sa balance courante (solde des échanges de biens, de services, de revenus et de transferts courants, NDLR). Les réserves de change de la Russie, constituées grâce aux achats de dollars par la banque centrale, sont remontées à 450 milliards de dollars, soit un peu moins que le niveau enregistré avant les sanctions de 2014”, souligne Claudia Calich.

Evolution du prix du baril de pétrole (en bleu, échelle de gauche) et des réserves de change de la Russie (en orange, échelle de droite)

M&G Investments

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Si les prix du pétrole “se stabilisent à leur niveau actuel et si les nouvelles représailles américaines ne font pas dérailler la croissance économique via un choc sur la confiance et la liquidité du marché domestique, la Russie, grâce à la solidité de sa situation financière, devrait être capable d’absorber l’impact négatif de nouvelles sanctions”, estime l’expert de M&G Investments.

>> A lire aussi – Vers un Opep américano-russe ?

La Russie présente des opportunités d’achat pour l’investisseur

Nous jugeons que les emprunts d’Etat russes (code ISIN RU000A0JTK38) constituent une opportunité d’achat, aux niveaux de cours actuels. Leur rendement annuel – 8,6%, à l’heure où nous écrivons ces lignes – est appréciable pour l’investisseur. Ils sont par exemple accessibles via un courtier en ligne tel que Saxo Banque.

>> A lire aussi – Vladimir Poutine se débarrasse de la dette américaine au profit de l’or, voici pourquoi

Quant aux actions russes, elles restent très bon marché. Elles se paient en effet 5,7 fois les bénéfices estimés pour les 12 prochains mois, pour un rendement moyen des dividendes de 7,5%, rapporte Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez la société de gestion genevoise Pictet Asset Management. Elles figurent parmi notre sélection de placements à privilégier pour le second semestre 2018. Les investisseurs souhaitant miser dessus pourront s’intéresser à des fonds, comme Pictet Russian Equities (code ISIN LU0338483075) ou encore des trackers, tels que Lyxor Russia ETF (code ISIN FR0010326140).

https://www.capital.fr/entreprises-marches/la-russie-peut-elle-resister-a-de-nouvelles-sanctions-de-donald-trump-1303833

Pourquoi Trump vient-il de déclencher une nouvelle crise financière ?

Pourquoi Trump vient-il de déclencher une nouvelle crise financière ?

Publié par wikistrike.com sur 18 Août 2018, 13:06pm

Catégories : #Economie, #Politique internationale

Pourquoi Trump vient-il de déclencher une nouvelle crise financière ?

L’attaque de Trump contre la livre turque, combinée aux récentes mesures de la Réserve fédérale pour réduire drastiquement l’offre de dollars, entraînent le monde vers une crise monétaire identique à celle de 1997. C’est peut-être exactement le but recherché.

Vendredi dernier, Donald Trump a annoncé de nouvelles sanctions contre la Turquie, notamment le doublement des droits de douane sur l’acier et l’aluminium qu’il avait introduits plus tôt cette année. La monnaie turque était déjà en difficulté, mais ces nouvelles sanctions  » sont la goutte qui fait déborder le vase « , selon Edward Park de la société de gestion britannique Brooks Macdonald.

Le même jour, la livre turque est tombée à plus de 6 face au dollar, pour la première fois, atteignant un nouveau bas historique de 7,21 par rapport au dollar, dimanche. Après que la Turquie a mis des plafonds aux swaps de devises, la livre a repris un peu de sa valeur perdue, et elle s’échangeait à 6,12 mercredi, toujours bien en dessous des 4,75 pour un dollar qu’elle valait la semaine dernière.

La réaction turque a eu un certain effet, mais ça ne suffira pas : interdire simplement le commerce de la livre au-dessus d’un certain niveau, comme la Turquie a fait, n’est guère un moyen pérenne de revaloriser la monnaie ; et selon le Financial Times, les investisseurs  » continuent d’augmenter leurs paris contre la Turquie à travers d’autres moyens, comme les swaps de défaut qui garantissent le paiement de la dette en cas de défaut « . Les actions des banques turques sont aujourd’hui à leur plus bas niveau depuis 2003.

La vulnérabilité de la monnaie vient surtout du fait que le pays a d’énormes dettes en dollars. Les entreprises turques doivent aujourd’hui près de 300 milliards de dollars de dettes libellées en devises, un chiffre qui représente plus de la moitié de son PIB. Comment cela s’est-il produit et pourquoi cela est-il soudainement devenu un problème ?

Pendant l’ère de l’assouplissement quantitatif (QE), la Réserve fédérale américaine a inondé les institutions financières américaines avec 3500 milliards de dollars de nouveaux dollars, dont une grande partie a afflué sur les marchés dits  » émergents  » comme la Turquie. Tant que l’orchestre jouait, tout allait bien – des taux d’intérêt presque nuls, combinés à la faiblesse du dollar, rendaient ces dettes abordables. Mais depuis que la Réserve fédérale a mis fin à son programme d’assouplissement quantitatif l’an dernier – et qu’elle a ensuite commencé à l’inverser en vendant les actifs financiers qu’elle avait achetés (et donc en retirant des dollars du système financier) – la valeur du dollar a recommencé à augmenter, ce qui augmente de prix de la dette.

Cette appréciation du dollar a été aggravée par deux hausses successives des taux d’intérêt de la Réserve ; mais elle a également été aggravée par les décisions de Trump. Paradoxalement, les guerres commerciales de Trump ont conduit à une nouvelle hausse du dollar, car les investisseurs ont considéré ce dernier comme un  » refuge » par rapport à d’autres monnaies jugées moins capables de résister aux turbulences aléatoires qu’il a déclenchées. Même le yen et le franc suisse, traditionnellement considérés comme  » aussi solides que l’or « , se sont affaiblis face au dollar, comme d’ailleurs face à l’or lui-même.

Comme l’a dit Aly-Khan Satchu, fondateur et PDG de Rich Management, « le dollar américain a été transformé en arme – soit délibérément, soit à dessein » (y a-t-il une différence ?), ajoutant que d’autres pays subiront le même traitement  » s’ils s’entêtent dans la même politique qu’Erdogan « .

Ainsi, le coup porté par les Etats-Unis à la Turquie est quadruple  – hausses de taux d’intérêt et tarissement des dollars de la Fed ; tarifs douaniers et sanctions de Trump. Il en résulte une perte de près de 40 % de la valeur de la livre depuis le début de l’année.

Les effets se font déjà sentir bien au-delà des frontières de la Turquie ; le rand sud-africain est tombé, lundi, à son plus bas niveau depuis deux ans, et la roupie indienne, le peso mexicain et la rupiah indonésienne ont tous été durement touchés. Cela n’est pas surprenant, car le gonflement de la dette libellée en dollars – de 2 000 milliards de dollars il y a 15 ans à 9 000 milliards aujourd’hui, en grande partie par les pays du Sud – combiné à l’inversion de l’assouplissement quantitatif, sont les ingrédients d’une crise qui ne demande qu’à éclater. Toutes les conditions qui avaient précédé la crise monétaire de 1997 en Asie de l’est sont désormais réunies. Il ne manquait qu’un petit coup de pouce – et Trump vient de le donner.

Tout cela est expliqué dans tous les manuels d’économie, ou plutôt ça devrait l’être si les manuels  reflétaient la réalité (ce qui est loin d’être le cas). Les dix dernières années sont pratiquement le replay exact de la décennie qui a précédé la crise de 1997. Si la dévaluation du dollar de l’Accord de Plaza de 1985 n’était pas exactement du quantitative easing, elle avait le même but et les mêmes résultats – un flot d’argent et de dettes en dollars bon marchés, et donc une dépendance et une vulnérabilité mondiales croissantes au dollar et à la politique monétaire et économique des États-Unis.

Cette vulnérabilité a ensuite été effectivement ‘encaissée’ lorsque l’accord de Plaza a été ‘inversé’, 10 ans plus tard, (par l’accord du Louvres, ndt), un renversement qui à l’instar du renversement actuel de l’assouplissement quantitatif, étrangle le crédit et fait monter les taux d’intérêt, rendant les marchés plus instables et les faillites plus probables.

Le déclencheur a finalement été l’effondrement du baht – la monnaie d’un pays (la Thaïlande) qui avait un PIB deux fois moins élevé que celui de la Turquie – qui a provoqué une crise qui s’est étendue à toute l’Asie, sabotant le développement du continent et permettant aux entreprises américaines d’acheter certaines des usines industrielles les plus avancées du monde pour une fraction de leur valeur.

Il n’est donc pas difficile de comprendre pourquoi Trump et la Fed pourraient vouloir déclencher une telle crise aujourd’hui. Plus les monnaies des pays endettés en dollars dégringolent, plus ils doivent céder de biens et de services réels aux Etats-Unis pour payer les intérêts de leurs dettes en papier-dollars aux États-Unis – et ceux qui ne peuvent pas suivre seront avalés pour trois sous.

Cependant, au-delà du profit purement économique, il y a aussi l’impératif géopolitique de maintenir et d’étendre la domination américaine en écrasant ses rivaux. Trump ne fait rien d’autre, après tout, que d’utiliser toute la puissance dont il dispose pour détruire ses adversaires. Mettre les pays les uns après les autres au bord de la faillite – et donc à la merci du FMI – est un moyen de transformer la dépendance à l’égard du dollar accumulée au cours de la dernière décennie en pouvoir pur et dur.

On peut facilement imaginer ce que les États-Unis pourraient exiger en échange de leur soutien pour obtenir le renflouement du FMI – mettre fin aux importations de pétrole en provenance de l’Iran, cesser de participer à la Route de la soie chinoise… le potentiel est énorme. On entend déjà des menaces directes contre la Turquie pour qu’elle fasse ‘ce qu’elle doit faire’ pour ‘rassurer les marchés’ – le Times de mardi, par exemple, exige que  » Erdogan mette fin à son différend avec l’Occident s’il veut éviter une crise plus profonde… sa ligne de conduite devrait être claire : il devrait relever les taux d’intérêt [c’est-à-dire promettre aux spéculateurs internationaux des coupures plus importantes dans l’économie turque], tenir compte des économistes compétents, garantir explicitement l’indépendance de la banque centrale [c’est-à-dire la soustraire au contrôle démocratique], et se réconcilier avec le président Trump » – car, après tout, « le soutien des États-Unis sera nécessaire si le FMI ou la Banque mondiale doit intervenir ».

En effet, c’est là qu’on voit toute l’hypocrisie de la soi-disant opposition entre les ‘mondialistes’ et les ‘nationalistes économiques’ de la Maison Blanche Trump – et du pays dans son ensemble – apparaître au grand jour, une fois de plus. Lorsqu’il s’agit de pousser les pays du Sud à la faillite, leurs intérêts sont absolument les mêmes. Les communiqués de Goldman Sachs qui décrient les tarifs douaniers de Trump sont de l’enfumage, la vérité, c’est que la guerre commerciale est la cerise sur le gâteau de la politique de la Fed dont le but est d’écraser les ‘marchés émergents’.

Wall Street dépend précisément du type d’instabilité financière que les guerres commerciales de Trump ont déclenchée. Comme l’a noté Peter Gowan, « l’économie américaine dépend… de la reproduction constante des crises monétaires et financières internationales « . Wall Street en particulier « dépend de l’instabilité chaotique des systèmes financiers des marchés émergents ». Mais on dissimule la vraie nature de ces décisions en les drapant dans l’étendard du ‘nationalisme’ et en les présentant comme des solutions aux pseudo-chocs de la ‘mondialisation’. Les pays du sud se trouvent maintenant au bord du précipice – et les ‘libéraux de l’establishment’ et les ‘insurgés nationalistes’ attendent en ligne le moment de les y pousser.

Dan Glazebrook

Dan Glazebrook est un écrivain politique indépendant dont les articles passent sur RT, Counterpunch, Z magazine, le Morning Star, le Guardian, le New Statesman, l’Independent et Middle East Eye, entre autres. Son premier livre, « Divide and Ruin: The West’s Imperial Strategy in an Age of Crisis » a été publié par Liberation Media en octobre 2013. Il contenait un recueil d’articles écrits à partir de 2009 examinant les liens entre l’effondrement économique, la montée des BRICS, la guerre contre la Libye et la Syrie et l’ »austérité ». Il fait actuellement des recherches sur l’utilisation par les États-Unis et le Royaume-Uni d’escadrons de la mort à caractère sectaire contre des États indépendants et des mouvements de l’Irlande du Nord et de l’Amérique centrale dans les années 1970 et 1980 jusqu’au Moyen-Orient et à l’Afrique d’aujourd’hui.

Article original: Trump just triggered a new financial crisis. Here’s why

Source: https://arretsurinfo.ch/pourquoi-trump-vient-il-de-declencher-une-nouvelle-crise-financiere/

 

Par Dan Glazebrook, RT

Publié le 17 août 2018 sous le titre Trump just triggered a new financial crisis. Here’s why

Traduction : Dominique Muselet

http://www.wikistrike.com/2018/08/pourquoi-trump-vient-il-de-declencher-une-nouvelle-crise-financiere.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

La Turquie jure de sortir « plus forte », écarte toute aide du FMI

La Turquie jure de sortir « plus forte », écarte toute aide du FMI

Le ministre turc des Finances et gendre de Recep Tayyip Erdogan, Berat Albayrak, à Istanbul le 10 août 2018. / © AFP / Yasin AKGUL

Le puissant ministre turc des Finances s’est efforcé jeudi de rassurer les investisseurs étrangers, assurant que la Turquie n’avait pas besoin de l’aide du Fonds monétaire international pour sortir « encore plus forte » de la crise monétaire qu’elle traverse.

Berat Albayrak, qui est aussi le gendre du président Recep Tayyip Erdogan, s’est adressé dans l’après-midi à quelques milliers d’investisseurs originaires des Etats-Unis, d’Europe et d’Asie lors d’une téléconférence inédite qui s’annonçait comme un test de crédibilité.

« Nous sortirons encore plus forts de ces turbulences », a déclaré le ministre, selon des propos rapportés par la télévision d’Etat TRT.

Affirmant que la Turquie n’envisageait pas d’avoir recours au FMI, il a ajouté que son gouvernement s’efforcerait d’attirer des investissements directs de l’étranger.

La livre turque, qui s’est effondrée la semaine dernière sur fond de crise diplomatique avec les Etats-Unis, a réagi positivement à ces déclarations, rebondissant jeudi pour le troisième jour de suite.

Elle gagnait ainsi environ 3,9% de sa valeur face au dollar à 14H10 GMT par rapport à la séance de changes précédente, s’échangeant à 5,72 livres contre un billet vert, même si elle était loin d’effacer l’importante perte de ces derniers jours.

La livre semble s’être stabilisée depuis mardi sous l’effet de mesures prises par la banque centrale et de nouvelles barrières dressées par le régulateur turc des banques (BDDK) pour limiter la spéculation sur la devise turque.

– Risque de contraction –

Le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d’un rassemblement public dans la région d’Unye. Le 11 août 2018. / © TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE/AFP / Cem OKSUZ

Cette dernière, qui a perdu 40% de sa valeur cette année, a connu la semaine dernière une spectaculaire débâcle qui a fait souffler un vent de panique sur les places boursières mondiales redoutant un effet contagieux.

Cet effondrement a été accéléré par l’escalade des tensions entre la Turquie et les Etats-Unis qui ont pris des sanctions réciproques et augmenté leurs tarifs douaniers respectifs pour certains produits.

Malgré le rebond de la livre de ces derniers jours, les économistes restent préoccupés par la dispute entre Ankara et Washington, liée notamment à la détention d’un pasteur américain en Turquie, et par la mainmise de M. Erdogan sur l’économie.

Les marchés ont sévèrement sanctionné le refus de la banque centrale de relever ses taux d’intérêt le mois dernier, en dépit de la chute de la livre et d’une inflation galopante. M. Erdogan, partisan de la croissance à tout prix, s’y oppose fermement.

M. Albayrak a promis jeudi que son gouvernement aurait deux priorités : combattre l’inflation, qui a atteint près de 16% en glissement annuel en juillet, et la discipline budgétaire.

– Entretien avec Macron –

Dans la tourmente financière, la Turquie a reçu un soutien de poids mercredi : l’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a promis lors d’un entretien avec M. Erdogan à Ankara que son pays investirait 15 milliards de dollars dans ce pays.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan reçoit l’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani / © TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE/AFP / Kayhan OZER

Signe que la crise avec Washington incite par ailleurs Ankara à renouer avec l’Europe, M. Erdogan s’est entretenu au téléphone mercredi avec la chancelière allemande Angela Merkel et avec son homologue français Emmanuel Macron jeudi.

Selon Ankara, MM. Erdogan et Macron ont souligné, au cours de cet échange, « l’importance de renforcer davantage (leurs) relations économiques ».

M. Albayrak s’est lui entretenu jeudi avec son homologue allemand, Olaf Scholz, et les deux ministres sont convenus de se rencontrer le 21 septembre à Berlin, selon Ankara.

Par ailleurs, la justice turque a ordonné mardi la libération de deux soldats grecs et mercredi du président d’Amnesty International en Turquie, des développements inattendus dans deux affaires qui ont contribué à tendre les rapports entre Ankara et l’Europe.

« Ces libérations ne sont évidemment pas une coïncidence », remarque une source diplomatique européenne.

« Mais les causes sous-jacentes (de la défiance) sont toujours là: on n’a toujours pas de garantie sur l’indépendance de la banque centrale ou de la justice », poursuit cette source. « Cela montre juste qu’Erdogan est très pragmatique quand il est sous pression économique ».

(©AFP / (16 août 2018 17h46)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-La-Turquie-jure-de-sortir-plus-forte–carte-toute-aide-du-FMI/945985.rom

Le pétrole recule avant les stocks américains

Le pétrole recule avant les stocks américains

Londres (awp/afp) – Les prix du pétrole reculaient à nouveau mercredi en cours d’échanges européens avant les données hebdomadaires officielles sur les stocks américains, des premiers chiffres faisant état d’une hausse inattendue des réserves de brut.

Vers 10H20 GMT (12H20 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 71,54 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 62 cents par rapport à la clôture de mardi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat d’août cédait 53 cents à 67,55 dollars.

Vers 08H45 GMT, le Brent a touché 71,23 dollars, à son plus bas niveau en trois mois, tandis que le WTI avait atteint mardi 67,03 dollars, à son plus bas en trois semaines et demie.

Les marchés attendent la publication en cours de séance du rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) sur les réserves arrêtées au 13 juillet.

Après une glissade de 12,6 millions de barils des stocks de brut la semaine dernière, les analystes tablent sur une nouvelle baisse hebdomadaire de 4,1 millions de barils des réserves américaines de brut, selon la médiane d’un consensus compilé par Bloomberg.

Les réserves d’essence auraient elles reculé de 700.000 barils et celles d’autres produits distillés (fioul de chauffage et diesel) auraient augmenté de 1,18 million de barils.

Mais la fédération professionnelle de l’American petroleum institute (API), qui publie ses propres données dès le mardi, a pour sa part estimé que les stocks de brut, d’essence et de produits distillés avaient augmenté.

« L’API a fait état d’une hausse de 630.000 barils (des stocks de brut, ndlr), ce qui n’est pas énorme », a commenté Michael van Dulken, analyste chez Accendo Markets, qui estime que l’EIA pourrait décevoir les attentes.

Après s’être envolés au printemps alors que les marchés se focalisaient sur les perturbations de l’offre au Venezuela et dans d’autres pays, avec la perspective de sanctions américaines contre l’Iran, les prix ont reculé avec les efforts d’augmentation de la production, principalement chez les trois plus grands producteurs mondiaux, les Etats-Unis, la Russie et l’Arabie saoudite.

Mais malgré la baisse récente, « à 70 dollars le baril, le Brent est toujours quasiment 20 dollars plus cher qu’un an auparavant », ont rappelé les analystes de JBC Energy, « et pour atteindre ce niveau il a fallu utiliser une bonne partie des capacités de production disponibles ».

Selon eux, dans un marché où les réserves commerciales sont peu élevées et où les producteurs ont peu de marge pour augmenter encore leurs extractions, une volatilité élevée est à attendre dans les prochains mois.

js/pn/nas

(AWP / 18.07.2018 12h28)

https://www.romandie.com/news/Le-p-trole-recule-avant-les-stocks-am-ricains/937596.rom

 

Les actionnaires d’Alstom votent mardi sur la prise de contrôle par Siemens

Les actionnaires d’Alstom votent mardi sur la prise de contrôle par Siemens

Annoncée en septembre 2017, la prise de contrôle historique d’Alstom par Siemens permettrait aux deux entreprises de tenir tête au chinois CRRC et au canadien Bombardier / © AFP/Archives / SEBASTIEN BOZON, CHRISTOF STACHE

Les actionnaires d’Alstom sont convoqués mardi en assemblée générale pour approuver la prise de contrôle du groupe français par l’allemand Siemens, qui fait polémique en France depuis l’annonce l’automne dernier de l’accord de rapprochement.

Alstom, qui fabrique notamment le TGV, et la division transport de Siemens, qui produit l’ICE, avaient signé le 23 mars un accord de rapprochement.

Selon les termes de cet accord, Siemens doit apporter ses activités ferroviaires et signalisation à Alstom, en échange de la moitié du capital du groupe français, dont il pourra dépasser les 50,5% du capital après quatre ans.

Annoncée en septembre l’année dernière, cette prise de contrôle historique permettrait aux deux entreprises de tenir tête au chinois CRRC et au canadien Bombardier.

L’annonce de cet accord avait suscité en septembre une polémique en France, une partie de la classe politique dénonçant la prise de contrôle par un groupe allemand d’un fleuron de l’industrie française.

L’intersyndicale d’Alstom s’est également opposée à ce projet, redoutant des fermetures de sites et des suppressions d’emplois en France.

L’opération est aussi surveillée de près par la Commission européenne, qui craint que l’ accord ne mette à mal la concurrence. Elle a annoncé vendredi qu’elle examinerait le projet de rachat, avec une décision rendue avant le 21 novembre.

La commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la politique industrielle de la France s’est elle aussi penchée sur le potentiel rachat d’Alstom par Siemens, suscitant des divergences entre parlementaires, dans le cadre de discussions sur le contrôle des investissements étrangers.

L’accord, qui doit donner naissance à un nouveau géant européen du rail, pourrait être finalisé au premier semestre 2019, sous réserve de l’accord des actionnaires d’Alstom.

(©AFP / 16 juillet 2018 15h42)

https://www.romandie.com/news/Les-actionnaires-d-Alstom-votent-mardi-sur-la-prise-de-contr-le-par-Siemens/936971.rom

Prises de bénéfices en Bourse de Paris, l’Oncle Sam était aux abonnés absents

Par Cécile Le Coz | investir.fr |

Faute d’impulsion venue des Etats-Unis, où Wall Street a gardé portes closes, le Cac 40 s’est replié de 0,48%, à 5 256,18 points, dans un volume réduit. ArcelorMittal s’est maintenu en tête de l’indice.

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Palais Brongniart

La séance de Bourse du 19 février | Crédits photo : Shutterstock

Sans grande surprise, la Bourse de Paris a marqué le pas après un gain de 4% pour le Cac 40 la semaine dernière, sa meilleure performance hebdomadaire depuis fin juin 2016. Les prises de bénéfices l’ont emporté ce lundi, l’indice terminant en recul de 0,48%, à 5 256,18 points.

L’inspiration a manqué en Europe alors que Wall Street est fermé en ce jour de Présidents’ Day. Les marchés chinois, quant à eux, ont poursuivi les célébrations de la nouvelle année du chien et ne rouvriront même que jeudi à Shanghai. Faute de carburant, les volumes de transactions à Paris se sont limités à 2,25 milliards d’euros.

Les autres grands marchés européens sont tous restés dans le rouge, dont Francfort, où le Dax a cédé 0,53%, et Londres, où le FTSE 100 s’est replié de 0,64%.

Prudence avant une émission obligataire américaine

Les intervenants ont aussi fait preuve de prudence à la veille d’une importante émission d’obligations du Trésor américain d’un montant de 151 milliards de dollars, le plus élevé depuis au moins 1994, selon les données compilées par Bloomberg. Au total, le Trésor américain s’apprête à allouer pour 258 milliards de dollars de dette cette semaine.

Cette accélération historique des émissions d’emprunts aux Etats-Unis en période de croissance économique, parallèlement à une hausse des rendements, risque de provoquer une envolée du coût de la dette, ont écrit les analystes de Goldman Sachs dans une note datée du 18 février. « La politique fiscale fédérale entre en territoire inconnu. Dans le passé, le Congrès répondait au renforcement de l’économie et à l’alourdissement du poids de la dette en augmentant les impôts et en réduisant les dépenses. Cette fois, c’est le contraire qui se produit », constatent-ils.

Les banques centrales sont également dans l’actualité. Mark Carney devait être auditionné par la Chambre des Communes ce lundi, alors que la Banque d’Angleterre a prévenu le 8 février qu’elle pourrait relever ses taux d’intérêt plus rapidement qu’anticipé par le marché. A Bruxelles, la réunion de l’Eurogroupe devait notamment discuter de la nomination du prochain vice-président de la BCE, le mandat de Vitor Constancio arrivant à échéance. Le suspense a vite pris fin : l’Espagnol Luis de Guindos s’est retrouvé le seul candidat en lice après le retrait par l’Irlande de la candidature de Philip Lane.

ArcelorMittal a dominé le Cac 40

ArcelorMittal s’est distingué à la tête du Cac 40. Le Département américain du Commerce a recommandé au président Trump un relèvement des tarifs douaniers et l’imposition de quotas plus restrictifs sur l’acier et l’aluminium importés aux Etats-Unis, notamment en provenance de Chine.

Casino est resté bien orienté, également, après avoir annoncé que Monoprix était entré en négociations exclusives en vue d’acquérir Sarenza, le spécialiste de la vente de chaussures en ligne. Cette acquisition vise à « compléter l’offre de Monoprix et à le positionner comme un leader omnicanal du lifestyle (mode, décoration, beauté) », a précisé le distributeur dans un communiqué.

Sopra Steria a reculé en dépit de bons résultats 2017, même si le cash-flow net est jugé décevant. Pour CM-CIC Market Solutions, les comptes ont été pénalisés par le Royaume-Uni, ainsi que par les restructurations en cours, qui ont affecté la marge opérationnelle d’activité, en croissance de 8,6%, contre 8,8% attendu par le cabinet d’analystes.

Veolia Environnement, a disputé la lanterne rouge du Cac 40 à Publicis Group, qui l’a finalement remportée. Le numéro un mondial des services à l’environnement a annoncé que sa filiale gabonaise (eau et électricité), qu’il détient à 51%, avait été « réquisitionnée » vendredi par le ministère de l’Eau et de l’Energie et ses dirigeants écartés, en dépit d’un récent renouvellement de son contrat pour cinq ans supplémentaires.

Vallourec, qui publie ses comptes mercredi, s’est apprécié de 4,5%.

Parmi les notes d’analystes, enfin, HSBC a dégradé Worldline de « neutre » à « sous-performance » à la veille de la publication de ses résultats annuels. La valeur a accusé la plus forte baisse du SRD.

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Une inversion massive des marchés boursiers est-elle en cours ?

Une inversion massive des marchés boursiers est-elle en cours ?


Par Brandon Smith – Le 7 février 2018 – Source alt-market.com


Je le dis depuis des années et je le répète ici : les marchés des actions sont le pire signal « prédictif » possible pour la santé de l’économie générale, car ils constituent un indicateur extrême. C’est-à-dire que lorsque les marchés boursiers finissent par s’écraser, c’est généralement après des années de signes négatifs autour d’autres fondamentaux plus importants.

Bien sûr, que nous le voulions ou non, le fait est que le reste des analystes est psychologiquement dépendant du comportement des marchés boursiers. Les masses déterminent leur optimisme économique (si elles sont employées) selon les cours du Dow Jones et de S&P, mais aussi, dans une certaine mesure, par des statistiques de chômage officielles frauduleuses. Lorsque les actions commencent à plonger, la société prend conscience de la situation réelle et devient soudainement préoccupée par les dangers financiers dont elle aurait dû s’inquiéter depuis le début.


Eh bien, cela a peut-être pris quelques mois de plus que ce que j’avais initialement prévu, mais il semblerait qu’un tel moment de révélation (cette gifle dans le visage dont j’ai parlé il y a quelques semaines) soit sur nous. En moins de quelques jours, la plupart des gains sur les marchés mondiaux pour 2018 ont été effacés. La question est, cela va-t-il finir par un simple « hoquet » dans une bulle boursière haussière spectaculaire ? Ou est-ce le glas fatal et le début de l’implosion de cette bulle ?

Après avoir prédit l’élection de Donald Trump, j’ai également prédit que les banques centrales commenceraient à arrêter de soutenir les marchés boursiers. Cela s’est en fait produit avec le programme continu de hausse des taux d’intérêt de la Fed et de réduction de son bilan, qui étrangle efficacement le flux de crédit bon marché aux banques et aux entreprises qui ont alimenté les rachats d’actions pendant des années. Sans cet argent facile, constant et toujours en expansion, il ne reste plus rien pour agir comme béquille pour les marchés actions, sauf peut-être une foi aveugle. Et la foi aveugle dans l’économie finit toujours par être abattue par la laide réalité des mathématiques.

Je crois que cette dernière plongée extraordinaire des marchés actions n’est pas un « hoquet » mais un signe que la « contagion » est à l’œuvre. C’est aussi un signe d’une instabilité inhérente à notre système financier. Voici quelques raisons pour lesquelles cette tendance devrait se poursuivre.

Niveaux historiques des dettes d’entreprise

Comme mentionné ci-dessus, les taux d’intérêt artificiellement bas ont permis aux entreprises d’avoir une marge de manœuvre incroyable pour manipuler les marchés boursiers à volonté en utilisant des rachats d’actions et d’autres méthodes. Cependant, il y a maintenant des conséquences à cette stratégie. Par exemple, les niveaux d’endettement des entreprises atteignent maintenant des sommets historiques ; bien plus élevés que les niveaux d’endettement juste avant le krach de 2008.

Si cela n’illustre pas la fausseté de ce que l’on appelle la « reprise économique » je ne sais pas ce que c’est. Au-delà, que va-t-il se passer alors que la Fed continue d’augmenter les taux d’intérêt et que toute cette dette détenue par les « too big to fail » va devenir beaucoup plus chère ? Eh bien, je pense que nous voyons ce qui se passe. Au fil du temps, la foi dans la capacité d’une entreprise à soutenir le niveau de ses actions va s’éroder, et un profond déclin va surgir de cette farce.

Rapport cours/bénéfices

Dans certaines de ses déclarations finales lors de sa démission à titre de chef de la Réserve fédérale, Janet Yellen a fait quelques commentaires sur l’état des marchés boursiers. Ceux-ci comprenaient des déclarations selon lesquelles les valorisations boursières étaient élevées et que le ratio cours/bénéfice du S&P 500 (le ratio entre la valeur des actions et le bénéfice réel par action) était à un sommet historique. Cela correspond exactement au changement de politique contre lequel j’ai mis en garde en 2017 et à mon affirmation selon laquelle Jerome Powell sera le président de la Fed pour superviser le krach final de la bulle des marchés après le renflouement de 2008.

La flambée des ratios cours/bénéfices ne se produit pas seulement sur les marchés américains. Par exemple, la même tendance peut être observée dans des pays comme l’Inde. Cela veux dire qu’il existe un gros problème d’évaluation des actions dans le monde entier.

Le problème ici est que les bénéfices des entreprises ne justifient pas des prix d’actions aussi élevés. Par conséquent, quelque chose d’autre doit gonfler ces prix. Ce sont, bien sûr, les mesures de relance de la banque centrale. Et maintenant la fête est presque terminée, que ces « maudits acheteurs baissiers » veuillent bien l’admettre ou non.

Pics de rendement des bons du Trésor à 10 ans

La hausse des rendements des bons du Trésor a-t-elle réellement été le signal d’une « économie en accélération » comme le suggèrent souvent les économistes traditionnels ? Pas vraiment. À l’ère des manipulations monétaires par les banques centrales, il est plus probable que les rendements aient monté parce que les marchés anticipent l’arrivée de Jerome Powell comme président de la Fed et l’accélération des hausses de taux d’intérêt plutôt qu’une accélération de l’économie.

La notion que l’économie elle-même pourrait être « en surchauffe » en 2018 est un mème de propagande plutôt nouveau et néfaste utilisé par les banquiers centraux pour définir un narration particulière. Je crois que ce récit sera l’affirmation que « l’inflation » est une préoccupation majeure plutôt que la déflation et que les banques centrales doivent agir pour tempérer l’inflation avec des hausses de taux plus agressives. En réalité, ce que nous voyons n’est pas une « inflation » dans un sens traditionnel, mais une stagflation. C’est-à-dire que nous voyons des éléments d’inflation des prix dans les biens et services de première nécessité ainsi que dans les marchés immobiliers, mais une déflation continue dans le reste de l’économie.

La Fed, en particulier, continuera d’ignorer les fondamentaux négatifs, car elle cherche délibérément à faire exploser la bulle boursière qu’elle a créé.

La flambée des rendements obligataires à 10 ans semble être étroitement liée à la volatilité récente des actions. Cette volatilité a augmenté de façon exponentielle lorsque les rendements ont approché la barre des 3%, ce qui semble être le point de déclenchement magique d’une forte baisse des actions. Bien que les rendements aient légèrement baissé avec la chute des marchés cette semaine, je recommande toujours de garder un œil sur cet indicateur.

Faiblesse du dollar

Comme je l’ai mentionné dans un récent article, il y a eu un étrange écart entre les taux d’intérêt et le dollar américain. Alors que la Fed poursuit sa politique de hausse des taux d’intérêt, le dollar-index aurait du réagir en conséquence. Au lieu de cela, le dollar a été rapidement en baisse, calant seulement lors des deux dernières séances de trading. Si le dollar-index continue de baisser alors même que les actions baissent et que les taux augmentent, cela peut suggérer un risque systémique pour le dollar lui-même.

Un tel risque pourrait inclure un lâcher de dollars par les banques centrales étrangères en faveur d’un panier plus large de devises, ou pour le panier de DTS créé par le FMI.

Accélération des réductions de bilan

La publication la plus récente des données de la Fed sur son programme de réduction de son bilan montre une baisse des avoirs de 18 milliards de dollars ; C’est beaucoup plus élevé que les 12 milliards de dollars initialement prévus par la Fed. C’est-à-dire que la Fed est en train de relâcher les avoirs à son bilan beaucoup plus rapidement qu’elle ne l’avait annoncé au public au départ.

Pourquoi est-ce important ? Eh bien, si vous avez suivi le comportement des actions au cours des dernières années ainsi que les augmentations du bilan de la Fed, vous savez que les marchés boursiers ont augmenté en corrélation directe avec ce bilan. En d’autres termes, plus les achats de la Fed ont augmenté, plus les actions ont monté.

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Bilan de la Fed et marché US en 2017

 

Si cette corrélation est directement liée, alors que la Fed réduit son bilan, les actions devraient baisser.

Ainsi, alors que la Fed annonce sa dernière série de réductions de bilan le 31 janvier, la réduction est beaucoup plus élevée que prévu et en une semaine, nous avons assisté à la plus grande baisse du marché sur deux jours depuis des années. Vous pourriez penser que cette observation pourrait être importante, mais si vous regardez les médias économiques dominants, presque personne ne le mentionne. Au lieu de cela, ils cherchent toutes sortes d’explications aléatoires pour ce qui vient de se passer, dont aucune n’est très logiquement satisfaisante.

Je crois que la Fed ne poursuivra pas seulement son programme de hausse des taux d’intérêt même si les actions commencent à s’effondrer, mais qu’elle se délestera aussi de son bilan le plus rapidement possible.

Commentaires des investisseurs

Les grandes entreprises d’investissement commencent à faire entendre leurs voix sur le potentiel non seulement de baisse des marchés, mais aussi sur le niveau de la chute. Capital AMP, basée à Sydney, a suggéré un recul plutôt modéré de 10% des actions, ce qui, je pense, deviendra la base des discussions pour la plupart des médias grand public au cours des deux prochaines semaines. Au moins, jusqu’à ce que tout s’écroule beaucoup plus loin que ça.

Le chef de la direction de Blackstone s’attend à ce que les actions chutent d’au moins 20% cette année, un chiffre beaucoup plus agressif mais toujours pas assez élevé selon moi.

Je crois toujours que les estimations de ce genre ne sont crédibles qu’à très court terme. D’ici la fin de l’année 2018, il est possible que les marchés doublent le niveau des pires baisses estimées, prévues par le monde de l’investissement traditionnel, compte tenu des fondamentaux.

Commentaires du banquier central

Les commentaires des agents de la Réserve fédérale renforcent l’idée que la banque centrale est sur le point d’écraser la bulle du marché haussier. Le directeur de la section locale de San Francisco, Robert Kaplan, a déclaré que la Fed pourrait devoir augmenter les taux d’intérêt PLUS que les trois fois attendues par les économistes traditionnels en 2018.

Comme indiqué ci-dessus, les déclarations de Janet Yellen, la sortante, étaient décidément « bellicistes » ce qui suggère que les marchés immobiliers et les actions sont surévaluées. En plus de cela, Jerome Powell, le nouveau président de la Fed, a été cité dans les documents de la Fed de 2012 (finalement publié le mois dernier) discutant de la bulle du marché créée par la Fed et du besoin de la tempérer. En d’autres termes, Powell est l’homme parfait pour ce travail d’implosion des marchés actions. Powell a même prédit en 2012 que lorsque la Fed relèverait ses taux, la réaction des marchés boursiers pourrait être sévère. Intéressant que les marchés plongent le premier jour où Powell assume la position de président de la Fed.

Je suppose que finalement un agent de la Fed et moi avons quelque chose en commun. Nous avons tous les deux prédit le même résultat sur les marchés, provoqué par le même événement déclencheur depuis environ le même nombre d’années.

J’ai décrit dans les moindres détails le plan pour la « réinitialisation économique mondiale » et le rôle de Powell dans la supervision du prochain krach boursier dans mon article « Party While You Can – Central Bank Ready To Pop The ‘Everything’ Bubble ». Dans cet article, j’ai prédit exactement les résultats qui semblent se développer aujourd’hui sur les marchés actions.

Par essence, Powell est décrit par les médias traditionnels comme « le mec de Trump » et avec ce changement dans le leadership de la Fed, celle-ci est maintenant appelé « la Fed de Trump ». Ce n’est pas une rhétorique aléatoire. Je ne peux penser à aucun autre président dans le passé qui a été crédité par les médias grand public pour les activités de la Réserve fédérale. Le contrôle de Trump sur la Réserve fédérale est nul. Mais, les actions de la Fed au cours de cette année vont sans aucun doute écraser les marchés actions, les mêmes dont Trump a stupidement pris la hausse à son compte depuis son élection.

Le vrai problème ici est : à quelle vitesse cette plaie purulente si laide va-t-elle exploser ? C’est difficile à dire. Je ne serais pas surpris si les marchés chutaient d’environ 20% par rapport aux sommets atteints au cours des deux prochains mois, puis qu’ils décrochent. Nous pouvons même voir quelques rebonds spectaculaires à court terme, tous présentés avec trompettes et fanfare par les médias économiques traditionnels qui proclameront que la dernière chute brutale n’est rien de plus qu’une « anomalie ». Ensuite, une forte baisse se poursuivra jusqu’à la fin 2018 et la panique s’ensuivra.

Cela dit, s’il y a une sorte de crise géopolitique majeure (comme une guerre avec la Corée du Nord), alors tous les paris sont à revoir. Les marchés pourraient tomber de manière exponentielle en quelques semaines plutôt qu’en une année. Comme les derniers jours l’ont prouvé, les marchés actions ne sont pas invincibles, loin de là. Et tous les gains accumulés en l’espace de quelques années peuvent être effacés en un instant.

Brandon Smith

Traduit par Hervé, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/une-inversion-massive-des-marches-boursiers-est-elle-en-cours

 

L’euro monte face au dollar, la livre britannique sous les projecteurs

L’euro monte face au dollar, la livre britannique sous les projecteurs

Londres (awp/afp) – L’euro montait un peu mardi face à un dollar pénalisé par la reprise des marchés d’actions américains, mais les cambistes se concentraient sur la livre britannique après des données sur l’inflation au Royaume-Uni.

Vers 17H00 GMT (18H00 HEC), l’euro valait 1,2365 dollar, contre 1,2291 dollar lundi vers 22H00 GMT.

La monnaie unique européenne baissait en revanche face à la devise japonaise, à 133,05 yens pour un euro contre 133,53 yens lundi soir.

Le billet vert aussi perdait du terrain face à la monnaie nipponne, à 107,61 yens pour un dollar – tombant même vers 16H05 GMT à 107,41 yens, son niveau le plus faible depuis début septembre dernier – contre 108,64 yens la veille.

Au Royaume-Uni, la hausse des prix à la consommation a été plus rapide qu’attendu en janvier, à 3% sur un an, « comme le mois précédent mais au-dessus des attentes, et peut ainsi être vu comme une surprise », a observé David Cheetham, analyste chez XTB.

La livre britannique tirait parti de ce chiffre et s’inscrivait en hausse mardi face au dollar, mais comme l’a fait remarquer M. Cheetham, la réaction de la devise restait limitée, car après des commentaires encourageants sur l’économie britannique de la part de la Banque d’Angleterre (BoE) la semaine dernière, les attentes du marché sont élevées.

Depuis les propos de la BoE jeudi, la probabilité d’une hausse des taux d’intérêt en mai est passée jeudi à plus de 60%, alors qu’elle était auparavant de 50%.

La hausse des taux est la principale arme monétaire dont dispose une banque centrale pour tenter de contrer l’inflation.

De son côté, le dollar a effacé une partie de ses gains de la semaine dernière face aux autres grandes devises, souffrant d’un rebond des marchés d’actions alors que les investisseurs retrouvaient un peu d’appétit pour les actifs à risque.

La semaine dernière avait été marquée par une très forte volatilité sur les marchés d’actions, déclenchée par la dégringolade des indices new-yorkais. Cela avait poussé les investisseurs à privilégier les valeurs refuges comme le dollar, donnant ainsi un coup de pouce au billet vert.

L’annonce d’une augmentation significative des salaires en janvier aux États-Unis le 2 février avait déclenché la chute des indices américains.

Cette tendance a ravivé le spectre d’une accélération de l’inflation et la crainte des investisseurs de voir la Réserve fédérale américaine (Fed) resserrer sa politique monétaire plus rapidement que prévu, en particulier en procédant cette année à plus de trois hausses de ses taux d’intérêt.

Dans ce contexte, les cambistes optaient pour la prudence dans l’attente de la publication mercredi des données sur l’inflation aux États-Unis pour janvier, ont relevé des analystes.

« Le rebond du dollar semble bel et bien terminé, après seulement une semaine, mais l’inflation attendue mercredi pourrait tout même lui donner un second souffle », a prévenu Chris Beauchamp, analyste chez IG.

Vers 17H00 GMT, la livre britannique baissait face à la monnaie unique européenne, à 89,04 pence pour un euro, mais montait face au billet vert, à 1,3890 dollar pour une livre.

La devise suisse se stabilisait face à l’euro, à 1,1547 franc suisse pour un euro, et montait face à la devise américaine, à 0,9337 franc pour un dollar.

La monnaie chinoise a terminé en baisse face au billet vert, à 6,3410 yuans pour un dollar à 15H30 GMT contre 6,3275 yuans lundi à la même heure.

L’once d’or a fini à 1.325,35 dollars au fixing du soir, contre 1.322,30 lundi.

Le bitcoin valait 8.532,22 dollars, contre 8.825,00 dollars lundi vers 22H00 GMT, selon des chiffres compilés par le fournisseur de données financières Bloomberg.

Cours de mardi Cours de lundi

———————————-

17H00 GMT 22H00 GMT

EUR/USD 1,2365 1,2291

EUR/JPY 133,05 133,53

EUR/CHF 1,1547 1,1547

EUR/GBP 0,8904 0,8883

USD/JPY 107,61 108,64

USD/CHF 0,9337 0,9395

GBP/USD 1,3890 1,3837

acd/js/pb

(AWP / 13.02.2018 18h08)

https://www.romandie.com/news/L-euro-monte-face-au-dollar-la-livre-britannique-sous-les-projecteurs/890088.rom

Le pétrole, après sa pire semaine en deux ans, ouvre en hausse à New York

Le pétrole, après sa pire semaine en deux ans, ouvre en hausse à New York

New York (awp/afp) – Le prix du pétrole new-yorkais montait à l’ouverture lundi, rebondissant après sa pire semaine en deux ans dans le sillage du regain de vigueur à la Bourse et du repli du dollar.

Vers 14H10 GMT, le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en mars, référence américaine du brut, gagnait 71 cents et s’échangeait à 59,91 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

Il avait reculé de 9,5% la semaine dernière, sa plus importante chute depuis janvier 2016.

Mais « comme sur les autres marchés financiers, l’état d’esprit a changé et la tendance s’est inversée », a remarqué Matt Smith de ClipperData.

A Wall Street les indices sont repartis avec entrain à la hausse après une semaine chaotique, alimentant l’appétit des investisseurs pour les actifs plus risqués.

Le dollar de son côté se repliait un peu face à un panier de grandes devises, rendant ainsi moins cher le baril libellé dans le billet vert pour les acheteurs utilisant d’autres devises.

En lien plus direct avec le marché du brut, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a dans son rapport mensuel une nouvelle fois revu à la hausse ses prévisions de l’offre américaine cette année, augmentation qualifiée de « préoccupante » par le cartel.

L’Opep s’est en effet associée fin 2016 à 10 autres producteurs, dont la Russie, pour limiter leur production.

Cet accord, qui a été renouvelé jusqu’à fin 2018, ainsi que des perturbations involontaires de la production, notamment au Venezuela, ont fait grimper les prix du pétrole.

Mais les industriels américains ont profité de cette opportunité pour développer leurs coûteuses exploitations de pétrole de schiste. Le nombre de puits actifs a encore augmenté la semaine dernière, selon le dernier décompte de l’entreprise de services pétroliers Baker Hughes.

La production hebdomadaire aux Etats-Unis a dépassé les 10 millions de barils par jour.

« Les investisseurs s’inquiètent; ce qui a fait grimper les prix du brut depuis le mois de septembre, à savoir une demande mondiale robuste, des perturbations de la production et une discipline de l’industrie américaine, pourrait ne pas tenir », ont commenté les analystes de Goldman Sachs.

Toutefois, a souligné Phil Flynn de Pruce Futures Group, « les producteurs répondent à la demande. Ils ne pompent pas juste pour le plaisir de pomper, les réserves de pétrole ont plongé aux Etats-Unis et la demande au niveau mondial est au plus haut ».

L’Opep a d’ailleurs aussi relevé dans son rapport mensuel sa prévision de demande mondiale de pétrole à 98,60 millions de barils par jour, soit une croissance de 1,59 million de barils par jour sur l’année.

afp/rp

(AWP / 12.02.2018 15h26)

https://www.romandie.com/news/Le-petrole-apres-sa-pire-semaine-en-deux-ans-ouvre-en-hausse-a-New-York/889662.rom

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Revue de presse nationale et internationale.

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