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Prises de bénéfices en Bourse de Paris, l’Oncle Sam était aux abonnés absents

Par Cécile Le Coz | investir.fr |

Faute d’impulsion venue des Etats-Unis, où Wall Street a gardé portes closes, le Cac 40 s’est replié de 0,48%, à 5 256,18 points, dans un volume réduit. ArcelorMittal s’est maintenu en tête de l’indice.

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Palais Brongniart

La séance de Bourse du 19 février | Crédits photo : Shutterstock

Sans grande surprise, la Bourse de Paris a marqué le pas après un gain de 4% pour le Cac 40 la semaine dernière, sa meilleure performance hebdomadaire depuis fin juin 2016. Les prises de bénéfices l’ont emporté ce lundi, l’indice terminant en recul de 0,48%, à 5 256,18 points.

L’inspiration a manqué en Europe alors que Wall Street est fermé en ce jour de Présidents’ Day. Les marchés chinois, quant à eux, ont poursuivi les célébrations de la nouvelle année du chien et ne rouvriront même que jeudi à Shanghai. Faute de carburant, les volumes de transactions à Paris se sont limités à 2,25 milliards d’euros.

Les autres grands marchés européens sont tous restés dans le rouge, dont Francfort, où le Dax a cédé 0,53%, et Londres, où le FTSE 100 s’est replié de 0,64%.

Prudence avant une émission obligataire américaine

Les intervenants ont aussi fait preuve de prudence à la veille d’une importante émission d’obligations du Trésor américain d’un montant de 151 milliards de dollars, le plus élevé depuis au moins 1994, selon les données compilées par Bloomberg. Au total, le Trésor américain s’apprête à allouer pour 258 milliards de dollars de dette cette semaine.

Cette accélération historique des émissions d’emprunts aux Etats-Unis en période de croissance économique, parallèlement à une hausse des rendements, risque de provoquer une envolée du coût de la dette, ont écrit les analystes de Goldman Sachs dans une note datée du 18 février. « La politique fiscale fédérale entre en territoire inconnu. Dans le passé, le Congrès répondait au renforcement de l’économie et à l’alourdissement du poids de la dette en augmentant les impôts et en réduisant les dépenses. Cette fois, c’est le contraire qui se produit », constatent-ils.

Les banques centrales sont également dans l’actualité. Mark Carney devait être auditionné par la Chambre des Communes ce lundi, alors que la Banque d’Angleterre a prévenu le 8 février qu’elle pourrait relever ses taux d’intérêt plus rapidement qu’anticipé par le marché. A Bruxelles, la réunion de l’Eurogroupe devait notamment discuter de la nomination du prochain vice-président de la BCE, le mandat de Vitor Constancio arrivant à échéance. Le suspense a vite pris fin : l’Espagnol Luis de Guindos s’est retrouvé le seul candidat en lice après le retrait par l’Irlande de la candidature de Philip Lane.

ArcelorMittal a dominé le Cac 40

ArcelorMittal s’est distingué à la tête du Cac 40. Le Département américain du Commerce a recommandé au président Trump un relèvement des tarifs douaniers et l’imposition de quotas plus restrictifs sur l’acier et l’aluminium importés aux Etats-Unis, notamment en provenance de Chine.

Casino est resté bien orienté, également, après avoir annoncé que Monoprix était entré en négociations exclusives en vue d’acquérir Sarenza, le spécialiste de la vente de chaussures en ligne. Cette acquisition vise à « compléter l’offre de Monoprix et à le positionner comme un leader omnicanal du lifestyle (mode, décoration, beauté) », a précisé le distributeur dans un communiqué.

Sopra Steria a reculé en dépit de bons résultats 2017, même si le cash-flow net est jugé décevant. Pour CM-CIC Market Solutions, les comptes ont été pénalisés par le Royaume-Uni, ainsi que par les restructurations en cours, qui ont affecté la marge opérationnelle d’activité, en croissance de 8,6%, contre 8,8% attendu par le cabinet d’analystes.

Veolia Environnement, a disputé la lanterne rouge du Cac 40 à Publicis Group, qui l’a finalement remportée. Le numéro un mondial des services à l’environnement a annoncé que sa filiale gabonaise (eau et électricité), qu’il détient à 51%, avait été « réquisitionnée » vendredi par le ministère de l’Eau et de l’Energie et ses dirigeants écartés, en dépit d’un récent renouvellement de son contrat pour cinq ans supplémentaires.

Vallourec, qui publie ses comptes mercredi, s’est apprécié de 4,5%.

Parmi les notes d’analystes, enfin, HSBC a dégradé Worldline de « neutre » à « sous-performance » à la veille de la publication de ses résultats annuels. La valeur a accusé la plus forte baisse du SRD.

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Une inversion massive des marchés boursiers est-elle en cours ?

Une inversion massive des marchés boursiers est-elle en cours ?


Par Brandon Smith – Le 7 février 2018 – Source alt-market.com


Je le dis depuis des années et je le répète ici : les marchés des actions sont le pire signal « prédictif » possible pour la santé de l’économie générale, car ils constituent un indicateur extrême. C’est-à-dire que lorsque les marchés boursiers finissent par s’écraser, c’est généralement après des années de signes négatifs autour d’autres fondamentaux plus importants.

Bien sûr, que nous le voulions ou non, le fait est que le reste des analystes est psychologiquement dépendant du comportement des marchés boursiers. Les masses déterminent leur optimisme économique (si elles sont employées) selon les cours du Dow Jones et de S&P, mais aussi, dans une certaine mesure, par des statistiques de chômage officielles frauduleuses. Lorsque les actions commencent à plonger, la société prend conscience de la situation réelle et devient soudainement préoccupée par les dangers financiers dont elle aurait dû s’inquiéter depuis le début.


Eh bien, cela a peut-être pris quelques mois de plus que ce que j’avais initialement prévu, mais il semblerait qu’un tel moment de révélation (cette gifle dans le visage dont j’ai parlé il y a quelques semaines) soit sur nous. En moins de quelques jours, la plupart des gains sur les marchés mondiaux pour 2018 ont été effacés. La question est, cela va-t-il finir par un simple « hoquet » dans une bulle boursière haussière spectaculaire ? Ou est-ce le glas fatal et le début de l’implosion de cette bulle ?

Après avoir prédit l’élection de Donald Trump, j’ai également prédit que les banques centrales commenceraient à arrêter de soutenir les marchés boursiers. Cela s’est en fait produit avec le programme continu de hausse des taux d’intérêt de la Fed et de réduction de son bilan, qui étrangle efficacement le flux de crédit bon marché aux banques et aux entreprises qui ont alimenté les rachats d’actions pendant des années. Sans cet argent facile, constant et toujours en expansion, il ne reste plus rien pour agir comme béquille pour les marchés actions, sauf peut-être une foi aveugle. Et la foi aveugle dans l’économie finit toujours par être abattue par la laide réalité des mathématiques.

Je crois que cette dernière plongée extraordinaire des marchés actions n’est pas un « hoquet » mais un signe que la « contagion » est à l’œuvre. C’est aussi un signe d’une instabilité inhérente à notre système financier. Voici quelques raisons pour lesquelles cette tendance devrait se poursuivre.

Niveaux historiques des dettes d’entreprise

Comme mentionné ci-dessus, les taux d’intérêt artificiellement bas ont permis aux entreprises d’avoir une marge de manœuvre incroyable pour manipuler les marchés boursiers à volonté en utilisant des rachats d’actions et d’autres méthodes. Cependant, il y a maintenant des conséquences à cette stratégie. Par exemple, les niveaux d’endettement des entreprises atteignent maintenant des sommets historiques ; bien plus élevés que les niveaux d’endettement juste avant le krach de 2008.

Si cela n’illustre pas la fausseté de ce que l’on appelle la « reprise économique » je ne sais pas ce que c’est. Au-delà, que va-t-il se passer alors que la Fed continue d’augmenter les taux d’intérêt et que toute cette dette détenue par les « too big to fail » va devenir beaucoup plus chère ? Eh bien, je pense que nous voyons ce qui se passe. Au fil du temps, la foi dans la capacité d’une entreprise à soutenir le niveau de ses actions va s’éroder, et un profond déclin va surgir de cette farce.

Rapport cours/bénéfices

Dans certaines de ses déclarations finales lors de sa démission à titre de chef de la Réserve fédérale, Janet Yellen a fait quelques commentaires sur l’état des marchés boursiers. Ceux-ci comprenaient des déclarations selon lesquelles les valorisations boursières étaient élevées et que le ratio cours/bénéfice du S&P 500 (le ratio entre la valeur des actions et le bénéfice réel par action) était à un sommet historique. Cela correspond exactement au changement de politique contre lequel j’ai mis en garde en 2017 et à mon affirmation selon laquelle Jerome Powell sera le président de la Fed pour superviser le krach final de la bulle des marchés après le renflouement de 2008.

La flambée des ratios cours/bénéfices ne se produit pas seulement sur les marchés américains. Par exemple, la même tendance peut être observée dans des pays comme l’Inde. Cela veux dire qu’il existe un gros problème d’évaluation des actions dans le monde entier.

Le problème ici est que les bénéfices des entreprises ne justifient pas des prix d’actions aussi élevés. Par conséquent, quelque chose d’autre doit gonfler ces prix. Ce sont, bien sûr, les mesures de relance de la banque centrale. Et maintenant la fête est presque terminée, que ces « maudits acheteurs baissiers » veuillent bien l’admettre ou non.

Pics de rendement des bons du Trésor à 10 ans

La hausse des rendements des bons du Trésor a-t-elle réellement été le signal d’une « économie en accélération » comme le suggèrent souvent les économistes traditionnels ? Pas vraiment. À l’ère des manipulations monétaires par les banques centrales, il est plus probable que les rendements aient monté parce que les marchés anticipent l’arrivée de Jerome Powell comme président de la Fed et l’accélération des hausses de taux d’intérêt plutôt qu’une accélération de l’économie.

La notion que l’économie elle-même pourrait être « en surchauffe » en 2018 est un mème de propagande plutôt nouveau et néfaste utilisé par les banquiers centraux pour définir un narration particulière. Je crois que ce récit sera l’affirmation que « l’inflation » est une préoccupation majeure plutôt que la déflation et que les banques centrales doivent agir pour tempérer l’inflation avec des hausses de taux plus agressives. En réalité, ce que nous voyons n’est pas une « inflation » dans un sens traditionnel, mais une stagflation. C’est-à-dire que nous voyons des éléments d’inflation des prix dans les biens et services de première nécessité ainsi que dans les marchés immobiliers, mais une déflation continue dans le reste de l’économie.

La Fed, en particulier, continuera d’ignorer les fondamentaux négatifs, car elle cherche délibérément à faire exploser la bulle boursière qu’elle a créé.

La flambée des rendements obligataires à 10 ans semble être étroitement liée à la volatilité récente des actions. Cette volatilité a augmenté de façon exponentielle lorsque les rendements ont approché la barre des 3%, ce qui semble être le point de déclenchement magique d’une forte baisse des actions. Bien que les rendements aient légèrement baissé avec la chute des marchés cette semaine, je recommande toujours de garder un œil sur cet indicateur.

Faiblesse du dollar

Comme je l’ai mentionné dans un récent article, il y a eu un étrange écart entre les taux d’intérêt et le dollar américain. Alors que la Fed poursuit sa politique de hausse des taux d’intérêt, le dollar-index aurait du réagir en conséquence. Au lieu de cela, le dollar a été rapidement en baisse, calant seulement lors des deux dernières séances de trading. Si le dollar-index continue de baisser alors même que les actions baissent et que les taux augmentent, cela peut suggérer un risque systémique pour le dollar lui-même.

Un tel risque pourrait inclure un lâcher de dollars par les banques centrales étrangères en faveur d’un panier plus large de devises, ou pour le panier de DTS créé par le FMI.

Accélération des réductions de bilan

La publication la plus récente des données de la Fed sur son programme de réduction de son bilan montre une baisse des avoirs de 18 milliards de dollars ; C’est beaucoup plus élevé que les 12 milliards de dollars initialement prévus par la Fed. C’est-à-dire que la Fed est en train de relâcher les avoirs à son bilan beaucoup plus rapidement qu’elle ne l’avait annoncé au public au départ.

Pourquoi est-ce important ? Eh bien, si vous avez suivi le comportement des actions au cours des dernières années ainsi que les augmentations du bilan de la Fed, vous savez que les marchés boursiers ont augmenté en corrélation directe avec ce bilan. En d’autres termes, plus les achats de la Fed ont augmenté, plus les actions ont monté.

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Bilan de la Fed et marché US en 2017

 

Si cette corrélation est directement liée, alors que la Fed réduit son bilan, les actions devraient baisser.

Ainsi, alors que la Fed annonce sa dernière série de réductions de bilan le 31 janvier, la réduction est beaucoup plus élevée que prévu et en une semaine, nous avons assisté à la plus grande baisse du marché sur deux jours depuis des années. Vous pourriez penser que cette observation pourrait être importante, mais si vous regardez les médias économiques dominants, presque personne ne le mentionne. Au lieu de cela, ils cherchent toutes sortes d’explications aléatoires pour ce qui vient de se passer, dont aucune n’est très logiquement satisfaisante.

Je crois que la Fed ne poursuivra pas seulement son programme de hausse des taux d’intérêt même si les actions commencent à s’effondrer, mais qu’elle se délestera aussi de son bilan le plus rapidement possible.

Commentaires des investisseurs

Les grandes entreprises d’investissement commencent à faire entendre leurs voix sur le potentiel non seulement de baisse des marchés, mais aussi sur le niveau de la chute. Capital AMP, basée à Sydney, a suggéré un recul plutôt modéré de 10% des actions, ce qui, je pense, deviendra la base des discussions pour la plupart des médias grand public au cours des deux prochaines semaines. Au moins, jusqu’à ce que tout s’écroule beaucoup plus loin que ça.

Le chef de la direction de Blackstone s’attend à ce que les actions chutent d’au moins 20% cette année, un chiffre beaucoup plus agressif mais toujours pas assez élevé selon moi.

Je crois toujours que les estimations de ce genre ne sont crédibles qu’à très court terme. D’ici la fin de l’année 2018, il est possible que les marchés doublent le niveau des pires baisses estimées, prévues par le monde de l’investissement traditionnel, compte tenu des fondamentaux.

Commentaires du banquier central

Les commentaires des agents de la Réserve fédérale renforcent l’idée que la banque centrale est sur le point d’écraser la bulle du marché haussier. Le directeur de la section locale de San Francisco, Robert Kaplan, a déclaré que la Fed pourrait devoir augmenter les taux d’intérêt PLUS que les trois fois attendues par les économistes traditionnels en 2018.

Comme indiqué ci-dessus, les déclarations de Janet Yellen, la sortante, étaient décidément « bellicistes » ce qui suggère que les marchés immobiliers et les actions sont surévaluées. En plus de cela, Jerome Powell, le nouveau président de la Fed, a été cité dans les documents de la Fed de 2012 (finalement publié le mois dernier) discutant de la bulle du marché créée par la Fed et du besoin de la tempérer. En d’autres termes, Powell est l’homme parfait pour ce travail d’implosion des marchés actions. Powell a même prédit en 2012 que lorsque la Fed relèverait ses taux, la réaction des marchés boursiers pourrait être sévère. Intéressant que les marchés plongent le premier jour où Powell assume la position de président de la Fed.

Je suppose que finalement un agent de la Fed et moi avons quelque chose en commun. Nous avons tous les deux prédit le même résultat sur les marchés, provoqué par le même événement déclencheur depuis environ le même nombre d’années.

J’ai décrit dans les moindres détails le plan pour la « réinitialisation économique mondiale » et le rôle de Powell dans la supervision du prochain krach boursier dans mon article « Party While You Can – Central Bank Ready To Pop The ‘Everything’ Bubble ». Dans cet article, j’ai prédit exactement les résultats qui semblent se développer aujourd’hui sur les marchés actions.

Par essence, Powell est décrit par les médias traditionnels comme « le mec de Trump » et avec ce changement dans le leadership de la Fed, celle-ci est maintenant appelé « la Fed de Trump ». Ce n’est pas une rhétorique aléatoire. Je ne peux penser à aucun autre président dans le passé qui a été crédité par les médias grand public pour les activités de la Réserve fédérale. Le contrôle de Trump sur la Réserve fédérale est nul. Mais, les actions de la Fed au cours de cette année vont sans aucun doute écraser les marchés actions, les mêmes dont Trump a stupidement pris la hausse à son compte depuis son élection.

Le vrai problème ici est : à quelle vitesse cette plaie purulente si laide va-t-elle exploser ? C’est difficile à dire. Je ne serais pas surpris si les marchés chutaient d’environ 20% par rapport aux sommets atteints au cours des deux prochains mois, puis qu’ils décrochent. Nous pouvons même voir quelques rebonds spectaculaires à court terme, tous présentés avec trompettes et fanfare par les médias économiques traditionnels qui proclameront que la dernière chute brutale n’est rien de plus qu’une « anomalie ». Ensuite, une forte baisse se poursuivra jusqu’à la fin 2018 et la panique s’ensuivra.

Cela dit, s’il y a une sorte de crise géopolitique majeure (comme une guerre avec la Corée du Nord), alors tous les paris sont à revoir. Les marchés pourraient tomber de manière exponentielle en quelques semaines plutôt qu’en une année. Comme les derniers jours l’ont prouvé, les marchés actions ne sont pas invincibles, loin de là. Et tous les gains accumulés en l’espace de quelques années peuvent être effacés en un instant.

Brandon Smith

Traduit par Hervé, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/une-inversion-massive-des-marches-boursiers-est-elle-en-cours

 

L’euro monte face au dollar, la livre britannique sous les projecteurs

L’euro monte face au dollar, la livre britannique sous les projecteurs

Londres (awp/afp) – L’euro montait un peu mardi face à un dollar pénalisé par la reprise des marchés d’actions américains, mais les cambistes se concentraient sur la livre britannique après des données sur l’inflation au Royaume-Uni.

Vers 17H00 GMT (18H00 HEC), l’euro valait 1,2365 dollar, contre 1,2291 dollar lundi vers 22H00 GMT.

La monnaie unique européenne baissait en revanche face à la devise japonaise, à 133,05 yens pour un euro contre 133,53 yens lundi soir.

Le billet vert aussi perdait du terrain face à la monnaie nipponne, à 107,61 yens pour un dollar – tombant même vers 16H05 GMT à 107,41 yens, son niveau le plus faible depuis début septembre dernier – contre 108,64 yens la veille.

Au Royaume-Uni, la hausse des prix à la consommation a été plus rapide qu’attendu en janvier, à 3% sur un an, « comme le mois précédent mais au-dessus des attentes, et peut ainsi être vu comme une surprise », a observé David Cheetham, analyste chez XTB.

La livre britannique tirait parti de ce chiffre et s’inscrivait en hausse mardi face au dollar, mais comme l’a fait remarquer M. Cheetham, la réaction de la devise restait limitée, car après des commentaires encourageants sur l’économie britannique de la part de la Banque d’Angleterre (BoE) la semaine dernière, les attentes du marché sont élevées.

Depuis les propos de la BoE jeudi, la probabilité d’une hausse des taux d’intérêt en mai est passée jeudi à plus de 60%, alors qu’elle était auparavant de 50%.

La hausse des taux est la principale arme monétaire dont dispose une banque centrale pour tenter de contrer l’inflation.

De son côté, le dollar a effacé une partie de ses gains de la semaine dernière face aux autres grandes devises, souffrant d’un rebond des marchés d’actions alors que les investisseurs retrouvaient un peu d’appétit pour les actifs à risque.

La semaine dernière avait été marquée par une très forte volatilité sur les marchés d’actions, déclenchée par la dégringolade des indices new-yorkais. Cela avait poussé les investisseurs à privilégier les valeurs refuges comme le dollar, donnant ainsi un coup de pouce au billet vert.

L’annonce d’une augmentation significative des salaires en janvier aux États-Unis le 2 février avait déclenché la chute des indices américains.

Cette tendance a ravivé le spectre d’une accélération de l’inflation et la crainte des investisseurs de voir la Réserve fédérale américaine (Fed) resserrer sa politique monétaire plus rapidement que prévu, en particulier en procédant cette année à plus de trois hausses de ses taux d’intérêt.

Dans ce contexte, les cambistes optaient pour la prudence dans l’attente de la publication mercredi des données sur l’inflation aux États-Unis pour janvier, ont relevé des analystes.

« Le rebond du dollar semble bel et bien terminé, après seulement une semaine, mais l’inflation attendue mercredi pourrait tout même lui donner un second souffle », a prévenu Chris Beauchamp, analyste chez IG.

Vers 17H00 GMT, la livre britannique baissait face à la monnaie unique européenne, à 89,04 pence pour un euro, mais montait face au billet vert, à 1,3890 dollar pour une livre.

La devise suisse se stabilisait face à l’euro, à 1,1547 franc suisse pour un euro, et montait face à la devise américaine, à 0,9337 franc pour un dollar.

La monnaie chinoise a terminé en baisse face au billet vert, à 6,3410 yuans pour un dollar à 15H30 GMT contre 6,3275 yuans lundi à la même heure.

L’once d’or a fini à 1.325,35 dollars au fixing du soir, contre 1.322,30 lundi.

Le bitcoin valait 8.532,22 dollars, contre 8.825,00 dollars lundi vers 22H00 GMT, selon des chiffres compilés par le fournisseur de données financières Bloomberg.

Cours de mardi Cours de lundi

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17H00 GMT 22H00 GMT

EUR/USD 1,2365 1,2291

EUR/JPY 133,05 133,53

EUR/CHF 1,1547 1,1547

EUR/GBP 0,8904 0,8883

USD/JPY 107,61 108,64

USD/CHF 0,9337 0,9395

GBP/USD 1,3890 1,3837

acd/js/pb

(AWP / 13.02.2018 18h08)

https://www.romandie.com/news/L-euro-monte-face-au-dollar-la-livre-britannique-sous-les-projecteurs/890088.rom

Le pétrole, après sa pire semaine en deux ans, ouvre en hausse à New York

Le pétrole, après sa pire semaine en deux ans, ouvre en hausse à New York

New York (awp/afp) – Le prix du pétrole new-yorkais montait à l’ouverture lundi, rebondissant après sa pire semaine en deux ans dans le sillage du regain de vigueur à la Bourse et du repli du dollar.

Vers 14H10 GMT, le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en mars, référence américaine du brut, gagnait 71 cents et s’échangeait à 59,91 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

Il avait reculé de 9,5% la semaine dernière, sa plus importante chute depuis janvier 2016.

Mais « comme sur les autres marchés financiers, l’état d’esprit a changé et la tendance s’est inversée », a remarqué Matt Smith de ClipperData.

A Wall Street les indices sont repartis avec entrain à la hausse après une semaine chaotique, alimentant l’appétit des investisseurs pour les actifs plus risqués.

Le dollar de son côté se repliait un peu face à un panier de grandes devises, rendant ainsi moins cher le baril libellé dans le billet vert pour les acheteurs utilisant d’autres devises.

En lien plus direct avec le marché du brut, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a dans son rapport mensuel une nouvelle fois revu à la hausse ses prévisions de l’offre américaine cette année, augmentation qualifiée de « préoccupante » par le cartel.

L’Opep s’est en effet associée fin 2016 à 10 autres producteurs, dont la Russie, pour limiter leur production.

Cet accord, qui a été renouvelé jusqu’à fin 2018, ainsi que des perturbations involontaires de la production, notamment au Venezuela, ont fait grimper les prix du pétrole.

Mais les industriels américains ont profité de cette opportunité pour développer leurs coûteuses exploitations de pétrole de schiste. Le nombre de puits actifs a encore augmenté la semaine dernière, selon le dernier décompte de l’entreprise de services pétroliers Baker Hughes.

La production hebdomadaire aux Etats-Unis a dépassé les 10 millions de barils par jour.

« Les investisseurs s’inquiètent; ce qui a fait grimper les prix du brut depuis le mois de septembre, à savoir une demande mondiale robuste, des perturbations de la production et une discipline de l’industrie américaine, pourrait ne pas tenir », ont commenté les analystes de Goldman Sachs.

Toutefois, a souligné Phil Flynn de Pruce Futures Group, « les producteurs répondent à la demande. Ils ne pompent pas juste pour le plaisir de pomper, les réserves de pétrole ont plongé aux Etats-Unis et la demande au niveau mondial est au plus haut ».

L’Opep a d’ailleurs aussi relevé dans son rapport mensuel sa prévision de demande mondiale de pétrole à 98,60 millions de barils par jour, soit une croissance de 1,59 million de barils par jour sur l’année.

afp/rp

(AWP / 12.02.2018 15h26)

https://www.romandie.com/news/Le-petrole-apres-sa-pire-semaine-en-deux-ans-ouvre-en-hausse-a-New-York/889662.rom

https://www.romandie.com/news/Le-petrole-apres-sa-pire-semaine-en-deux-ans-ouvre-en-hausse-a-New-York/889662.rom

Alors, krach ou pas krach ?

Par Vincent Branchet | investir.fr | |

Avec un nouveau repli, vendredi, le Cac 40 enregistre une violente correction sur la semaine. Si les craintes d’un krach boursier sont légitimes, elles doivent être confrontées à l’analyse des données historiques.

 Venons-nous de vivre les premiers jours du prochain krach ? La Bourse est-elle sur le point de s’effondrer comme en 2008 ou en 2001 ? Ou sa chute n’est-elle qu’un simple mouvement de correction, naturel dans un marché qui reste orienté en hausse ?

Les grandes secousses appellent les grandes questions. La chute de 5,33% du Cac 40, cette semaine, après une dégringolade de 3% la semaine dernière, a de quoi inquiéter les porteurs d’actions. De l’autre côté de l’Atlantique, le Dow Jones et le S&P 500 ont perdu 6,6% en cinq jours (au moment de la clôture européenne, vendredi).

Ce qui est sûr, c’est que cette tendance n’est pas éphémère. Tout cela n’est pas un non-évènement. Depuis jeudi, il n’y a plus de doute ; les marchés sont entrés en phase de correction. Le S&P 500, qui sert plus ou moins de référence mondiale, affiche en effet plus de 10% de baisse par rapport à son record du 26 janvier.

C’est le critère principal qui définit un mouvement de correction, et selon une étude de Goldman Sachs relayée par CNBC, il annonce quatre mois difficiles. « La correction moyenne en phase de marché haussier est de 13% en quatre mois et il ne faut que quatre mois pour rebondir », indique cette étude.

Si ce que nous sommes en train de vivre est une phase de correction, alors la théorie voudrait que les actions stagnent ou baissent encore un peu jusqu’en juin, avant de rebondir durablement.

Si ça n’est pas une correction, alors c’est un marché baissier

Toutefois, il existe un deuxième scénario, dans lequel la Bourse entre en phase de marché baissier (bear market). Pour cela, il faut que le S&P 500 perde plus de 20% par rapport à son dernier record, c’est-à-dire qu’il casse le seuil des 2.300 points. Dans ce cas, les difficultés durent en moyenne deux ans et les indices perdent environ 30% ; on peut alors parler de krach boursier. Au moment de la clôture des marchés en Europe, vendredi, le S&P 500 avait encore 11% de marge avant d’atteindre ce seuil.

Le Dow Jones et le S&P 500 ont déjà « retracé » (jargon d’analyse pour « perdu ») 38,2% de la hausse qu’ils ont enregistrée depuis l’élection de Donald Trump, ce qui correspond à un seuil technique bien connu en analyse graphique (retracements de Fibonacci). Les prochains seuils à surveiller seraient 23.200 points, puis 22.100 points pour le Dow Jones. L’indice américain avait encore 2,7% à perdre, vendredi vers 17h30, pour atteindre le premier seuil, et 7,4% pour revenir sur le deuxième.

Tant que les indices américains n’ont pas perdu 20%, tant qu’ils n’ont pas touché les seuils graphiques « sur lesquels tout le monde agit, […] donc en quelque sorte auto-réalisateurs », comme l’expliquait récemment un spécialiste d’analyse graphique, on ne peut donc parler que de phase de correction. Il est trop tôt pour parler de krach.

C’est d’ailleurs loin d’être la première fois que le Cac 40 perd autant de points en une semaine. Il avait par exemple cédé 6,6% en janvier 2016 et 6,5% fin août 2015, pour ne citer que les chutes les plus récentes, sans changement sur la tendance de moyen terme.

Un problème de salaire et d’inflation

L’étincelle qui a déclenché ce mouvement est une hausse sensible des salaires outre-Atlantique, qui a ravivé les craintes de tensions inflationnistes. La statistique, publiée vendredi 2 février, a immédiatement semé le trouble sur les marchés de taux. Le taux d’emprunt d’Etat français a franchi le seuil des 1% pour la première fois en 10 mois. Son homologue américain a grimpé sur un pic de quatre ans, proche de 2,9%.

Un autre chiffre est venu renforcer ce sentiment, ce jeudi. Le Département du travail américain a fait état d’une nouvelle contraction des inscriptions hebdomadaires chômage ; 9.000 inscriptions de moins, soit 221.000, chiffre inédit en 45 ans. Les craintes concernant l’inflation et le durcissement des politiques monétaires ont par ailleurs trouvé un écho dans le message de la Banque d’Angleterre le même jour. L’institution a laissé entendre qu’elle pourrait relever ses taux plus rapidement et plus fortement que prévu initialement.

De toute façon, les opérateurs auront à charge de faire avec une volatilité ambiante nettement plus élevée que ce à quoi ils étaient habitués. Le Vix, qui mesure celle du S&P 500, communément surnommé indice de la peur, a dépassé mardi le seuil de 50 pour la première fois en deux ans et demi. A Paris les volumes d’échanges ont été exceptionnellement élevés pendant toute la semaine (6,3 milliards d’euros vendredi, contre 4 milliards par jour en moyenne ces dernières années).

S’il est trop tôt pour parler de krach, pour profiter de la période faste de marchés en hausse tranquille et sans à-coups, c’est déjà trop tard.

En savoir plus sur https://investir.lesechos.fr/marches/actualites/le-cac-40-perd-1-41-a-5-079-21-points-1740987.php#w3Lw5O3llrOjlzHU.99

Marchés financiers : De New York à Casablanca, de bulle en bulle…

Plongeon du Dow Jones à Wall Street, le 5 février 2017 à New York © AFP Bryan R. Smith

Économie et Finance

Marchés financiers : De New York à Casablanca, de bulle en bulle…

le 7 février 2018

Le mini krach de Wall Street, intervenu le lundi 5 février 2018, qui a fait dévisser les indices new-yorkais de près de 5% et qui a ébranlé les bourses occidentales et asiatiques, ne surprend personne !

En effet, selon la phrase célèbre d’Alan Greenspan, ancien président de la FED, banque centrale américaine, « les arbres ne peuvent monter jusqu’au ciel » !

Et un pourcentage suffit à le démontrer, celui de la performance de Wall Street de 34% en à peine un peu plus d’un an.

Tant va la cruche à l’eau…

A ce niveau d’appréciation d’un indice on ne peut que parler de bulle financière, laquelle, en l’occurrence, n’a pas été alimentée par le retour à la croissance de l’économie américaine, ce qui serait une explication normale parce ce que les indices bousiers doivent s’apprécier avec la croissance.

Non, elle est le résultat de la durée inacceptable des taux faibles et des rendements obligataires nuls.

La bourse new-yorkaise, et même les bourses occidentales et leurs consœurs asiatiques, bénéficient, depuis quelques années déjà, de l’afflux  massif de capitaux  à la recherche tout simplement de rendements.

Certes, Wall Street a pu en plus intégrer les avantages de la réforme fiscale de Donald Trump comme Londres a souffert du Brexit, mais, fondamentalement, les investisseurs ne pouvaient pas continuer de se contenter de l’argent gratuit et soutenir la FED et la BCE dans leurs politiques expansionnistes de soutien aux économies au lendemain de la crise financière de 2007-2008.  D’autant que ces banques centrales, par la diminution de leurs injections de capitaux, annoncent un retour progressif à la réalité par une augmentation progressive des taux d’intérêt.

De fait, les taux longs ayant repris aux États-Unis expliqueraient plus le mini krach de Wall Street justifiant ainsi d’une volonté de diversification normale des portefeuilles des institutionnels.

Même si l’on peut ne pas comprendre qu’une appréciation de 60 points de base des Bons du Trésor américain sur le moyen terme entraine une chute de 4,5% de l’indice boursier new yorkais.

Ce sont là les jeux de la bourse qui jongle entre une appréciation des taux annonciatrice à la fois d’un retour de tendance et d’une reprise de la croissance américaine pour dégonfler une bulle boursière, laquelle, par définition, finit toujours par éclater.

D’ailleurs, une bulle est beaucoup plus facile se constituer qu’à éclater et il vaut mieux qu’elle n’éclate pas brusquement car elle risque de causer une nouvelle grande crise financière.

Et notre bourse ?

A notre petite échelle, face à de tels événements, on se doit de réaliser que la Bourse de Casablanca est en phase de constitution d’une bulle et veiller à la désamorcer, sous peine de risquer de traverser un prochain cycle boursier dépressif.

En effet, le MASI a pris 7% en janvier 2018, soit autant que toute l’année 2017 !

A notre niveau, les mêmes causes produisant les mêmes effets, les taux obligataires s’installant dans la durée, sans avoir jamais frôlé  certes le zéro comme en Europe et aux Etats Unis, ont maintenu les rendements obligataires à moins de 3%.

Ce qui, naturellement, a reporté l’intérêt de nos investisseurs, principalement les institutionnels, sur le marché financier, créant ainsi une bulle sur certaines valeurs, laquelle se traduit sur la performance du marché.

Et même si les prévisions des résultats des sociétés cotées pour 2017 sont bonnes, la bourse de Casablanca ne peut digérer une forte concentration des investissements, créant naturellement un excès de valorisation, c’est-à-dire une bulle dont l’éclatement inévitable risquerait de causer des dégâts.

Des dégâts dont nous avons déjà connu les méfaits dans un passé récents avec notamment une forte dépréciation des portefeuille financiers des institutionnels, compagnies d’assurance et autres caisses de retraite.

Que faire quand l’on sait que les taux obligataires ne risquent pas de repartir à la hausse au Maroc sachant que le Trésor n’y a pas intérêt pour maintenir la charge de sa dette ?

En effet, le maximum qu’il ait accepté dans les dernières adjudications, c’est une appréciation de 10 points de base pour le 10 ans.

Et il serait même prêt, comme annoncé dans la Loi de Finances, à se financer à l’international plutôt que de causer une pression sur le marché national…

Afifa Dassouli

https://lnt.ma/marches-financiers-de-new-york-a-casablanca-de-bulle-bulle/

Séisme boursier international après la plongée de Wall Street

Économie et Finance

Séisme boursier international après la plongée de Wall Street

le 6 février 2018

L’onde de choc venue des États-Unis, où Wall Street a plongé de façon spectaculaire lundi soir, a gagné les marchés européens mardi matin après avoir déjà emporté les places asiatiques.

A l’ouverture en Europe, la baisse ne laissait aucune doute: -3,43% à la Bourse de Paris, -3,5% à Londres, -3,58% à Francfort, -3,3% à Madrid, -3,6% à Amsterdam.

« L’Europe se retrouve face à une vague rouge après le bain de sang sur les marchés américains » et ce « moins de deux semaines après un sommet historique » atteint par Wall Street, souligne Jasper Lawler, analyste chez London Capital Group.

La question que tout le monde se posait mardi en Europe, c’est si la baisse ne faisait que commencer ou s’il s’agissait d’un accès de faiblesse passager.

Selon les experts de Mirabaud Securities Genève, « la séance d’aujourd’hui sera extrêmement importante (peut-être la plus importante depuis le début de l’année), car elle va tester les nerfs des investisseurs et confirmer (ou non) si nous sommes rentrés » dans une phase de baisse du marché, « ce que nous ne pensons pas ».

« Jusqu’où la baisse? », s’interrogent également les analystes d’Aurel BGC. S’ils estiment que « la baisse pourrait durer encore un peu d’ici la fin de la semaine », ils jugent néanmoins que « les liquidités sont également abondantes et les investisseurs devraient rapidement juger que cette baisse est davantage saine que malsaine », ouvrant la voie à une stabilisation.

« Évidemment, si de nouveaux signes tendent à confirmer que l’inflation accélère réellement aux États-Unis, la volatilité pourrait rester durablement plus forte », complètent-il.

L’inflation, le chiffon rouge 

C’est justement les craintes au sujet de l’inflation qui ont mis le feu aux poudres, alors que l’année 2018 avait bien commencé, les indices boursiers enchaînant les records à New York.

Vendredi la publication aux États-Unis du rapport mensuel sur l’emploi a subitement changé la donne. Bonne nouvelle pour l’économie américaine, l’annonce d’une augmentation significative des salaires en janvier a eu un effet dévastateur sur les marchés en ravivant les craintes d’inflation, et donc d’un resserrement monétaire américain à un rythme plus rapide que prévu. Dans la foulée, les taux de rendement des bons du Trésor se sont enflammés et Wall Street a trébuché.

Lundi, les pertes se sont accrues et l’indice vedette Dow Jones a chuté de près de 1.600 points en séance, avant de clôturer en baisse de 4,60%.

Les places financières asiatiques ont emboîté le pas à Wall Street, Tokyo en tête avec une perte de 4,73% mardi, du jamais vu depuis l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Hong Kong a aussi perdu plus de 5% en clôture et Shanghai plus de 3%.

« Les investisseurs sont convaincus que l’inflation revient et que les taux d’intérêt vont grimper plus haut que ce qui avait été anticipé », a résumé Stephen Innes, responsable des transactions Asie-Pacifique chez Oanda, interrogé par l’AFP.

Sur le marché obligataire, les taux d’emprunt américains restaient sous pression. Le rendement à 10 ans progressait à 2,758% contre 2,706% lundi à la clôture.

A l’inverse, le marché européen était recherché, jouant son rôle de valeur refuge. A l’ouverture en Europe, le taux d’emprunt à 10 ans de l’Allemagne, le fameux Bund qui fait référence sur le marché, reculait à 0,699% contre 0,736% la veille. Le yen et l’or, également prisés en période agitée, se renforçaient aussi logiquement.

Après la fièvre qui s’était emparée des marchés ces dernières semaines, « cette soudaine baisse est un choc », a commenté auprès de l’AFP Toshihiko Matsuno, de SMBC Nikko Securities.

Autre actif risqué délaissé, la devise virtuelle bitcoin, en forte baisse depuis plusieurs semaines, poursuivait sa chute mardi, tombant même brièvement sous les 6.000 dollars alors qu’elle frôlait les 20.000 dollars en décembre. Le bitcoin évoluait à 6.137 dollars vers 08H30 GMT.

Toutefois, malgré ces impressionnantes dégringolades, les observateurs restaient sereins. « Nous pensons que c’est une correction saine et en même temps éphémère », relevait Peter Garnry, analyste de Saxo Bank.  « Le moment était venu d’une correction », estimait aussi Stephen Innes, sans y voir non plus les prémices d’un « krach ».


Débâcle sur les places asiatiques après le plongeon de Wall Street

Les places financières asiatiques, Tokyo en tête, ont plongé mardi, emboîtant le pas à Wall Street où les investisseurs ont soudainement cédé à l’affolement après plusieurs mois d’euphorie boursière.

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a lâché 4,73% en clôture après être tombé de plus de 7% en séance, du jamais vu depuis l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche qui avait provoqué un mouvement de panique ponctuel.

Ailleurs dans la région, Sydney a fini en baisse de 3,20%, Hong Kong perdait 4,4% à une heure de la clôture, tandis qu’en Chine continentale, l’indice composite de Shanghai a abandonné plus de 3%.

L’année 2018 avait pourtant bien commencé, les indices enchaînant les records à New York, mais vendredi la publication aux Etats-Unis du rapport mensuel sur l’emploi a subitement changé la donne.

Bonne nouvelle pour l’économie américaine, l’annonce d’une augmentation significative des salaires en janvier a eu un effet dévastateur sur les marchés en ravivant les craintes d’inflation, et donc d’un resserrement monétaire américain à un rythme plus rapide que prévu.

Dans la foulée, les taux de rendement des bons du Trésor se sont enflammés et Wall Street a trébuché.

Lundi, les pertes se sont accrues et l’indice vedette Dow Jones a chuté de près de 1.600 points en séance, avant de clôturer en baisse de 4,60%.

« Les investisseurs sont convaincus que l’inflation revient et que les taux d’intérêt vont grimper plus haut que ce qui avait été anticipé », a résumé Stephen Innes, responsable des transactions Asie-Pacifique chez Oanda, interrogé par l’AFP.

Tout comme les donneurs d’ordres se détournent des actions, plus risquées que les obligations, ils se réfugiaient mardi vers le yen, valeur refuge prisée en période d’incertitudes.

De même l’once d’or montait-elle à 1.343 dollars vers 07h00 GMT, contre 1.333,60 dollars lundi soir.

– ‘Choc’ –

Après la fièvre qui s’était emparée des marchés ces dernières semaines, « cette soudaine baisse est un choc », a commenté auprès de l’AFP Toshihiko Matsuno, de SMBC Nikko Securities.

Les marchés entrent maintenant « dans une phase de correction », a-t-il ajouté, avec un déclin de plus de 10% pour l’indice Nikkei par rapport au plus haut du 23 janvier, tout comme le Dow Jones avait lâché lundi plus de 10% en séance par rapport à son record du 26 janvier.

Déjà chahutées lundi, les Bourses européennes, qui s’apprêtaient à ouvrir, risquent de vivre une nouvelle séance difficile, sans forcément céder à la même panique qu’en Asie où « les places ont tendance à surréagir », note M. Innes.

Autre actif risqué délaissé, la devise virtuelle bitcoin, en forte baisse depuis plusieurs semaines, poursuivait sa chute mardi, tombant même brièvement sous les 6.000 dollars alors qu’il frôlait les 20.000 dollars en décembre. Il évoluait autour de 6.260 dollars vers 07H00 GMT.

Toutefois, malgré ces impressionnantes dégringolades, les observateurs restaient sereins. « Le moment était venu d’une correction », estime Stephen Innes qui ne voit pas là les prémices d’un « krach ».

« Nous pensons que c’est une correction saine et en même temps éphémère », renchérissait Peter Garnry, analyste de Saxo Bank.

« Il y a même des possibilités d’achats, peut-être pas aujourd’hui, mais plus tard dans la semaine, après ces massifs mouvements de ventes », soulignait de son côté pour l’agence Bloomberg Sean Fenton, responsable de portefeuille chez Tribeca Investment Partners à Sydney.

 

LNT avec Afp

https://lnt.ma/seisme-boursier-international-apres-plongee-wall-street/

Avis de tempête en Bourse, la dégringolade continue à New York et Paris

La Bourse de Paris enregistre une troisième séance de baisse d’affilée, alors que Wall Street peine à rebondir après une séance particulièrement douloureuse, vendredi. Les autres places européennes accusent le coup.

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Palais Brongniart

La séance de Bourse du 5 février | Crédits photo : Shutterstock

Il est extrêmement facile de tomber dans le catastrophisme lorsque l’on commente l’actualité des marchés. Dès lors que les indices enregistrent une baisse plus forte que d’habitude, le mot « krach » se répand comme une traînée de poudre. La panique pointe le bout de son nez. Tachons d’éviter ces travers, et de résumer les derniers évènements avec un peu de recul. Comme Investir l’a expliqué en réponse aux questions de ses lecteurs, dans un chat sur le site, ce lundi 5 février ; ce n’est pas parce que le marché a perdu 4% en une semaine que l’on peut parler de krach.

Ce sont les taux d’intérêt qui ont déclenché les mouvements de vente des derniers jours. Vendredi, le taux à dix ans français est remonté au-delà de 1% pour la première fois depuis mars 2017. Le rendement de l’obligation du Trésor américain à 10 ans a touché 2,84%, niveau inédit depuis avril 2014. Cela faisait suite à la publication d’excellents chiffres économiques outre-Atlantique, avec entre autres une accélération de l’inflation salariale, qui ravivent les craintes d’un durcissement plus rapide que prévu de la politique monétaire américaine.

L’indice de la peur grimpe en flèche

Le mouvement s’est poursuivi ce lundi. Les taux américains à dix ans ont touché un nouveau pic de quatre ans, à 2,885%. Après un repli de 2,5% vendredi, soit sa plus forte chute depuis le Brexit, le Dow Jones a perdu 1% à l’ouverture de Wall Street cet après-midi, avant de revenir laborieusement vers l’équilibre. Au moment de la clôture en Europe, les trois indices américains étaient dans le rouge. Le Cac 40 a perdu 1,48% à 5.285,83 points, portant à plus de 3% sa baisse des trois dernières séances. Londres enregistre une cinquième séance de baisse, Francfort une sixième.

L’indice Vix, qui mesure la volatilité des marchés, communément appelé « indice de la peur », est au plus-haut depuis novembre 2016. Il a grimpé de plus de 25% depuis jeudi. Certains experts conseillent de vendre. D’autres, comme Peter Cardillo, chef économiste chez First Standard Financial à New York, ne pensent pas « que le recul de vendredi annonce le début d’une correction sévère ». Contactée par CNBC, la Maison Blanche s’est dite « toujours préoccupée lorsque les marchés perdent de la valeur », mais également « confiante dans les fondamentaux de l’économie ».

La croissance des actifs de Wells Fargo gelée, l’action chute à New York

Parmi les actions américaines, Wells Fargo est particulièrement touchée. L’action de la banque abandonne 7% après que la Réserve fédérale lui eut imposé de nouvelles restrictions réglementaires « tant qu’elle n’aura pas suffisamment amélioré sa gouvernance et ses contrôles ». A noter par ailleurs que le fabricant de puces Broadcom a relevé son offre sur son concurrent Qualcomm de 24% à plus de 121 milliards de dollars. Cette offre valorise Qualcomm 82 dollars par action, soit une prime de 24% sur le cours de clôture de vendredi.

A Paris, Peugeot et Renault baissent dans le sillage de Fiat Chrysler à Milan. Le Département américain de la Justice envisagerait d’infliger des amendes « substantielles » au constructeur italien, soupçonné d’avoir utilisé un logiciel destiné à fausser les émissions polluantes des moteurs diesel équipant certains de ses véhicules vendus aux Etats-Unis.

Hors Cac 40, Air France-KLM abandonne plus de 2% alors que la compagnie envisage de présenter une offre sur Alitalia après les élections générales du 4 mars en Italie, rapporte le Corriere della Sera dans son édition de samedi. Delta Airlines et EasyJet sont également sur les rangs, ajoute le quotidien.

Vincent Branchet
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Le bitcoin poursuit sa chute, passe sous 6.400 dollars

Le bitcoin poursuit sa chute, passe sous 6.400 dollars

Tokyo – Le bitcoin, en forte baisse depuis plusieurs semaines, poursuivait sa chute mardi, tombant sous les 6.400 dollars alors qu’il frôlait les 20.000 dollars en décembre, après une série de mauvaises nouvelles pour la monnaie virtuelle.

Vers 03H00 GMT, il évoluait autour de 6.330 dollars, au plus bas depuis novembre, contre 8.550 dollars lundi.

« Il faut voir derrière ce mouvement les durcissements réglementaires et le fait que les investisseurs perdent confiance » dans les monnaies virtuelles, notamment après le piratage de la plateforme d’échanges japonaise Coincheck, a commenté auprès de l’AFP Stephen Innes, responsable des transactions Asie-Pacifique chez Oanda, société de services financiers spécialisée dans le marché des changes.

Le 26 janvier, Coincheck a perdu l’équivalent de quelque 530 millions de dollars dans le piratage d’actifs en devise virtuelle NEM, à ce jour le vol le plus important dans l’histoire des cryptomonnaies.

La semaine dernière était la « plus mauvaise semaine pour le bitcoin depuis janvier 2015 », ont noté les experts de Mirabaud Securities Genève.

Autorités monétaires et acteurs financiers à travers le monde ont encore durci le ton ces derniers jours sur les monnaies virtuelles.

En Chine, où les plateformes d’échanges avaient déjà dû cesser leurs opérations en septembre, le gouvernement veut désormais étouffer les ultimes transactions de cryptomonnaies, a indiqué lundi un média officiel. Les autorités ont notamment bloqué l’accès aux plateformes d’échange.

La baisse du bitcoin « est principalement due (…) à la volonté des autorités chinoises de renforcer les règles sur les cryptomonnaies », a ainsi affirmé à l’AFP Daisuke Yasaku, de l’institut de recherche Daiwa.

Au Royaume-Uni, Lloyds Banking Group a annoncé le même jour avoir interdit les achats de bitcoin par ses clients munis de carte de crédit, suivant l’exemple de plusieurs grandes banques américaines qui craignent des problèmes d’endettement.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a aussi mis en garde lundi contre les cryptomonnaies, des actifs selon lui « très risqués », et dont le prix est « entièrement spéculatif ».

Le gouvernement britannique avait appelé fin janvier à réguler le bitcoin rapidement, avant qu’il ne finisse par représenter une vraie menace pour le système financier.

Le sujet sera notamment abordé au prochain G20 Finances en mars, où les ministres français et allemand des Finances vont présenter des propositions communes sur la régulation des cryptomonnaies.

Cette baisse du bitcoin intervient alors que les marchés boursiers plongeait mardi dans le sillage de Wall Street, pénalisée par la nervosité des investisseurs face à une hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis.

« Il est trop tôt pour faire un lien entre les performances des marchés boursiers et le bitcoin, mais évidemment, le bitcoin présente aujourd’hui les mêmes tendances de panique que connaissent les marchés boursiers », a estimé Stephen Innes.

ys-kh-mhc/anb

LLOYDS BANKING GROUP

(©AFP / 06 février 2018 04h15)

https://www.romandie.com/news/Le-bitcoin-poursuit-sa-chute-passe-

La Bourse de Paris toujours en forte baisse après Wall Street

La Bourse de Paris toujours en forte baisse après Wall Street

La Bourse de Paris en baisse à la mi-journée / © AFP/Archives / ERIC PIERMONT

La Bourse de Paris s’enfonçait dans le rouge lundi (-1,34%) après l’ouverture en repli de Wall Street, le marché peinant à inverser la tendance morose qui pèse depuis la fin de la semaine écoulée.

A 15H33 (14h33 GMT), l’indice CAC 40 cédait 71,77 points à 5.293,21 points dans un volume d’échanges de 2 milliards d’euros. Vendredi, il avait fini en recul de 1,64%.

La cote parisienne a ouvert en baisse avant de creuser ses pertes, rien ne venant rassurer des investisseurs inquiets des récentes contre-performances de Wall Street.

« Les opérateurs ont vu la chute du Dow Jones de 666 points comme un mauvais présage, et le sentiment négatif est toujours de mise », souligne dans une note David Madden, analyste chez CMC Markets UK.

En cause notamment, outre des résultats d’entreprises en demi-teinte outre-Atlantique, la hausse marquée du marché obligataire depuis fin décembre.

Celle-ci s’est encore accentuée après un rapport sur l’emploi américain de bonne facture vendredi, laissant anticiper une hausse de l’inflation, avec à la clef une possible accélération du resserrement monétaire par la banque centrale américaine (Fed).

S’ils restent attentifs au marché obligataire, les investisseurs vont aussi se plonger dans la saison des résultats d’entreprises, plusieurs mastodontes français publiant les leurs dans les jours à venir.

Du côté des indicateurs, la croissance de l’activité privée en zone euro a continué à s’accélérer en janvier, atteignant un pic de près de 12 ans.

La France a de son côté publié une activité du secteur privé en forte croissance.

Enfin, l’activité dans les services au Royaume-Uni a progressé en janvier à son rythme le plus lent depuis l’été 2016, rattrapée par les incertitudes entourant le Brexit.

Sur le front des valeurs, Capgemini cédait 2,28% à 102,95 euros après avoir annoncé l’acquisition de la société américaine LiquidHub pour environ 400 millions d’euros.

Sanofi baissait de 0,96% à 69,28 euros. Le groupe a informé les autorités philippines qu’il n’allait pas rembourser le coût des doses utilisées d’un vaccin contre la dengue que Manille a suspendu en raison de ses inquiétudes pour la santé publique.

Bic rebondissait de 1,29% à 86,10 euros après avoir été lourdement pénalisé la semaine écoulée en raison d’un avertissement sur résultats.

Maurel et Prom reculait de 2% à 3,68 euros, sans profiter d’un chiffre d’affaires en progression en 2017 grâce à la hausse des cours du brut.

CAC 40 (Euronext)

(©AFP / 05 février 2018 15h51)

https://www.romandie.com/news/La-Bourse-de-Paris-toujours-en-forte-baisse-apres-Wall-Street/887433.rom