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Une crise financière trente fois plus puissante qu’en 2008 est imminente, mais nous sommes dans le déni (Huffingtonpost)

Une crise financière trente fois plus puissante qu’en 2008 est imminente, mais nous sommes dans le déni (Huffingtonpost)

511111 Rating 5.00 (5 Votes)Catégorie : Actualités internationales  Publication : 15 juin 2019  Mis à jour : 15 juin 2019  Création : 15 juin 2019 Écrit par folamour  Affichages : 2218fShare

Le baril de poudre financier est sur le point d’exploser. La première des choses est de dire la vérité aux Français. Qui a envie de vivre l’expérience de la voltige s’il n’en fait pas le choix ?

Bank 15 06 2019

En Grèce lors de la crise de la dette, quelques jours avant le référendum du 5 juillet 2015. Je veux dire à la crise qui arrive que nous sommes là et que nous résisterons.
Le laisser-faire est la folie qui nous conduit vers cette situation alarmante.

Les dirigeants politiques ont été et sont dans un déni total de la réalité en nous convertissant à l’argent facile de la finance de l’ombre.

Le résultat sera une fulgurante déflagration financière qui laminera des économies entières, des nations. La prochaine crise sera pire que celle de 2008 et se positionnera à 254.000 milliards d’euros.

Au travers ce qu’on appelle la crise des gilets jaunes s’exprime l’émotion, le ressenti des Français et vise à dénoncer les effets néfastes pressentis de l’argent facile. Les plus fragiles de nos concitoyens savent déjà dans leur quotidien que l’argent vaut de moins en moins.

Nous allons tous faire naufrage. Et chacun doit payer son écot à la société.

Qu’en est-il du rôle de l’Etat ? Il est devenu hyper régulateur et s’est transformé en exportateur financier.

« Les dirigeants politiques ont été et sont dans un déni total de la réalité en nous convertissant à l’argent facile de la finance de l’ombre. »

Tout dans notre économie est devenu “low” : low taux, low salaires… seule la misère ne sera pas low. Il semblerait que les chiffres des analyses aient adopté cette étrange et dangereuse tendance low.

Est-ce qu’on ne voit rien ou est-ce qu’on ne veut rien voir de l’urgence, lorsqu’on constate qu’aux Etats-Unis une hausse du déficit budgétaire de 77% par rapport à 2018 a été enregistrée. Dans les deux cas, les experts nient l’urgence et pas de réaction observée…

L’examen de la situation de la France mérite de l’honnêteté. Avec un taux de 1,5% de croissance une annonce de la reprise de l’économie est une fausse annonce. Je dénonce et affirme que la tendance est à la décroissance. L’analyse claire des chiffres montre 0,3% de croissance rêvée au premier trimestre 2019. Le chiffre de 1,5% de croissance annuelle nous parle d’une baisse par rapport à 2018 et 2017. La courbe de la trajectoire économique n’est donc pas celle de la réelle croissance que l’on nous vend.
Qu’en est-il du pouvoir d’achat qui aurait été injecté et qui aurait dû entraîner un regain de consommation ? L’effet attendu ne s’est pas produit, car dans la réalité le Français, qui le peut encore, essaie d’épargner en prévision d’un futur incertain annoncé.
La dynamique ne se crée pas et bute sur des problèmes structurels franco-français. Le taux de chômage est structurel. Les responsables politiques annoncent la reprise et les entreprises rencontrent des difficultés à embaucher. Il nous manque de l’invention, de l’innovation, il nous manque les moteurs de la relance et la confiance.

Je m’interroge et demande où est la croissance, quand on peut constater que dans le domaine du commerce extérieur le ratio français exportation sur PIB reste faible et que pour les entreprises les gains de productivité restent également incroyablement faibles.

Donc où est la croissance ? Je cherche la croissance.

Les problèmes sont tragiques, le baril de poudre financier est sur le point d’exploser.

La France doit se préparer avant l’explosion de la bulle des dettes. En sortant du déni et en parlant vrai et honnête en économie.
Je trouve scandaleux qu’en France, soient posées autant de barrières à l’initiative d’entreprendre. Il est important de faciliter le développement de l’investissement, mais il est important aussi que les entreprises participent à hauteur raisonnable à la contribution au budget de l’Etat. Il est important aussi que l’Etat opte pour de vraies économies réalistes, mais qu’il n’intervienne plus au travers de participations dans des entreprises privées.

« Tout dans notre économie est devenu “low” : low taux, low salaires… seule la misère ne sera pas low. »

La France doit se préparer sur cette base. Il faut en finir avec le surplus d’argent injecté par les banques centrales, argent qui n’arrive jamais au niveau de l’économie réelle mais dans les caisses des banques qui l’ont transformé en emprunt d’Etat.La conséquence est que les Etats ont emprunté de plus en plus et trop.

C’est la combinaison de ces deux éléments qui a créé la dette abyssale. 254.000 milliards d’euros.

Les Etats ont profité de cette situation, les entreprises et les ménages ont emprunté à bon marché. Cela s’avère être un drame.
La crise du surendettement est arrivée au niveau mondial. Pour rembourser cette dette dite publique, les Etats peuvent augmenter les revenus par le biais des impôts ou baisser les dépenses de l’Etat en diminuant les services publics. Cela pose problème. Nous nous trouvons à l’heure actuelle dans une situation où les banques centrales, les banques privées et les gouvernements se retrouvent tous liés et interdépendants. Par conséquence, lorsqu’une difficulté de quel ordre que ce soit apparaîtra, les trois partenaires seront concernés. Le présage de l’imminence d’une crise financière trente fois plus puissante que celle de 2008 affectera tous les citoyens avec une force considérable.

A ce jour environ 10% du bilan des banques est en “bons d’Etat” avec une pondération de 0% sans garantie. Les banques privées que nous connaissons ont tout intérêt à le faire car cela ne leur coûte rien en fonds propres et délivre de grasses marges.

La réglementation financière (Bale III) a réglé les dérèglements de 2008, nous sommes en 2019 et le problème est qu’il n’y a pas de réglementation contre les dérèglements de 2019. Le seul élément de réglementation qui aurait pu réduire cet appétit d’emprunt public des Etats n’a pas été proposé pour des raisons purement politiques. Pour exemple les dettes de l’Etat américain ont augmenté de 77% sur les 3 premiers mois de cette année. A mon avis, cela va encore faire augmenter aux Etats-Unis le coût des emprunts et entraîner la finance mondiale dans une spirale mondiale. Dès que les Etats-Unis seront en récession, c’est le monde entier qui sera en difficulté dont l’Europe et la France avec un effet direct sur la consommation des ménages.

Alors que faut-il faire ?

La première des choses à faire est de dire la vérité. La vérité aux Français, oui, elle leur est due par respect, par respect de leur travail aussi.
L’heure n’est plus au silence, l’heure n’est plus aux mensonges. L’heure est venue d’apprendre à reconnaître les erreurs. Nous nous trouvons au bord du précipice, lequel d’entre nous a envie de vivre l’expérience de la voltige s’il n’en fait pas le choix ?

« Il faut en finir avec le surplus d’argent injecté par les banques centrales, argent qui n’arrive jamais au niveau de l’économie réelle mais dans les caisses des banques qui l’ont transformé en emprunt d’Etat. »

Il y a urgence à adopter une série de mesures imposées. Elles devront être équitables.
A ce stade il est important de souligner que les entreprises ne paient quasiment pas d’impôts et c’est pourquoi la participation des entreprises au budget de l’Etat reste proportionnellement trop faible. Il faudra donc en urgence remonter ce taux de participation, en revanche il faut faire diminuer au plus vite les charges sociales qui elles sont indécemment trop élevées.

En ce qui concerne la tension française entre les riches et les pauvres (y compris la classe moyenne), il faut recréer l’équilibre de participation privée à la bonne marche de la nation en créant une tranche supplémentaire pour les salaires annuels de plus d’un million d’euros.

La combinaison de ces deux éléments permettra rapidement de remonter les revenus de notre Etat et de le libérer progressivement de sa dette.

Un élément fondamental sera le désengagement de l’Etat du secteur privé pour n’agir que sur le cadre économique et non l’impliquer directement au travers de participations dans des entreprises.

La responsabilité des hommes de bien qui savent est engagée. C’est par leur inaction que la bulle financière explosera.

Source(s) : Huffingtonpost.fr via Contributeur anonyme

https://www.crashdebug.fr/international/16139-une-crise-financiere-trente-fois-plus-puissante-qu-en-2008-est-imminente-mais-nous-sommes-dans-le-deni-huffingtonpost

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Trump se prépare-t-il à une guerre commerciale contre l’UE ? « Les Européens sont pires que la Chine »

Trump se prépare-t-il à une guerre commerciale contre l’UE ? « Les Européens sont pires que la Chine »

 Dominique Dewitte  28 juin 2019 3 minutes read

Le président américain Donald Trump à son arrivée à Osaka pour la réunion du G20
 Getty Images

Le président américain Trump est arrivé au Japon jeudi pour la réunion annuelle du G20 qui se tiendra cette année à Osaka. Peu avant son départ, il a été interviewé à Fox Business par la présentatrice Maria Bartiromo. Le passage de Trump a duré 47 minutes et a de nouveau donné une série de citations remarquables. Une série de leaders mondiaux qui se rendront ce vendredi à Osaka n’ont pas été épargnés.

Après avoir d’abord discuté du dossier chinois et du différend commercial, Trump est passé au Japon, le pays hôte :

« Le Japon peut regarder l’attaque d’une télévision Sony »

« Nous avons un traité avec le Japon. Si le Japon est attaqué, nous participerons à la troisième guerre mondiale. Nous irons là-bas, les protégerons et risquerons nos vies. Nous allons nous battre, d’accord ? Mais si nous sommes attaqués, le Japon n’a rien à faire du tout. Il pourra regarder l’attaque que nous subirons sur une télé Sony. »

Puis il est passé à l’Allemagne :

« L’Allemagne est un pays défaillant »

« L’Allemagne profite énormément de nous. Qu’est ce que vous dites de ça ? L’Allemagne paye – l’OTAN concerne la Russie, n’est-ce pas ? Défendre l’Europe contre la Russie, voilà de quoi il s’agit. Mais l’Allemagne paye des milliards et des milliards à la Russie pour l’énergie. Ils donnent donc des milliards à la Russie et nous sommes supposés défendre l’Allemagne et l’Allemagne est malhonnête.  »

De l’Allemagne à l’Europe, il n’y avait qu’un pas :

« L’UE a été créée pour tirer parti des Etats-Unis »

« Oh oui, l’Europe est… L’Europe nous traite encore plus mal que la Chine. L’Europe, croyez-moi, écoutez, je viens d’Europe, nous en venons, vous venez d’Europe. Vous venez de nations européennes. [Bartiromo est d’origine américano-italienne, ndlr]. Les pays européens ont été établis pour tirer parti des États-Unis. Elle [l’UE] a été créé pour le commerce et pour profiter de nous, et c’est ce qu’ils font. »

« Vous savez, ils l’ont fait très intelligemment. Et ils ont Draghi, qui est… nous devrions avoir Draghi à la place de notre responsable de la FED. Draghi comme vous savez a déclaré la semaine dernière qu’il allait baisser les taux d’intérêt pour stimuler l’économie. Ils vont mettre de l’argent dans l’économie, ils vont pomper de l’argent dans l’économie, parce que leur économie est OK, mais pas terrible. »

« Je ne dis pas que l’OTAN est une mauvaise chose, je dis que c’est injuste que l’Europe, que l’Europe nous coûte 180 milliards par an – 181 milliards, d’accord ? »

« Les Européens sont pires que la Chine »

« Les Européens ont profité de nous. Je suis sérieux Pire que la Chine, ils ont des barrières commerciales pires que celles de la Chine. Ils n’achètent pas nos produits, nous achetons leurs produits. Ils nous envoient des voitures, mais ne prennent ppas nos voitures. »

«L’Europe nous a très mal traités. Maintenant, je vais vous dire ce que j’ai. Quand j’ai commencé, j’ai dit à Jean-Claude, c’est un homme fantastique, un homme d’affaires fantastique, un homme d’affaires extrêmement dur. Et puis vous avez une femme en Europe. Je ne mentionnerai pas son nom, mais on pense à elle pour prendre la place de Jean-Claude, car il prend sa retraite, d’une certaine manière. Elle déteste les États-Unis peut-être plus que quiconque que j’aie jamais rencontré. Ce qu’elle fait, ce qu’elle fait à notre pays, elle poursuit toutes nos sociétés en justice. Vous savez, nous devrions également poursuivre Google et Facebook en justice et peut-être que cela se produira, d’accord. Mais regardez Apple, ils poursuivent Apple pour des milliards de dollars. Ils poursuivent tout le monde. Cela fait qu’il est presque impossible de faire des affaires dans deux sens. »

Plus tard dans la journée, Trump a envoyé un tweet sur l’Inde: «J’attends avec impatience mon entretien avec le Premier ministre Modi sur le fait que l’Inde applique depuis des années des droits de douane élevés sur les produits américains et les a récemment augmentés. C’est inacceptable et ces droits de douane doivent être retirés ! »

Donald J. Trump@realDonaldTrump

I look forward to speaking with Prime Minister Modi about the fact that India, for years having put very high Tariffs against the United States, just recently increased the Tariffs even further. This is unacceptable and the Tariffs must be withdrawn!111 k05:47 – 27 juin 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité37,9 k personnes parlent à ce sujet

La femme que Trump ne veut pas nommer : Margrethe Vestager

La femme que Trump ne veut pas nommer est la commissaire danoise Margrethe Vestager. Elle a été officiellement nommée par le gouvernement danois cette semaine pour un nouveau mandat à la CE. C’est important parce que son parti libéral est maintenant dans l’opposition au Danemark. Cependant, selon les experts européens, les chances que Vestager succède à Juncker sont minces. Maintenant que Macron veut se débarrasser du « Spitzenkandidat » allemand Manfred Weber, les autres Spitzenkandidat Timmermans et Vestager sont également menacés d’être écartés. Beaucoup pensent cependant que la nomination de Vestager à la présidence de la Commission européenne ne ferait que donner à Trump le signe que l’Europe ne le laissera pas la berner.

Jean Claude Juncker & Margrethe Vestager

De son côté, l’interview indique que Trump pourrait aussi se préparer à une guerre commerciale contre l’Europe. Les références à Draghi, à Vestager, aux voitures allemandes, au pipeline NordStream…envoient des signaux très clairs. En arrivera-t-on à cela ? Certains ne le pensent pas, car les conséquences pour les marchés boursiers seraient brutales et Trump est connu pour mesurer la santé de l’économie au niveau des bourses. D’autre part, avec Matteo Salvini, Boris Johnson, Andrzej Duda et Viktor Orbàn, Trump aura plusieurs alliés qui n’hésiteront pas à l’aider à saboter la politique étrangère de l’UE.

Le sanctionneur arrosé

Le sanctionneur arrosé

Publié le 20 Juin 2019 par Observatus geopoliticus in Etats-UnisEconomieRussiePétrole

Lorsque les frères Lumière projetèrent, en 1895, le premier film de l’histoire cinématographique, ils n’imaginaient sans doute pas la postérité de leur Arroseur arrosé. Ces derniers temps, le rôle du jardinier crétin est repris avec ardeur, quoiqu’à son corps défendant, par l’empire qui ne semble décidément pas savoir comment s’y prendre avec ses sanctions. Jugez-en plutôt…

Depuis les sanctions contre la Russie décidées par Washington et imposées aux euronouilles en 2014, l’indice de la bourse de Moscou a gagné 100%. Les opérateurs sont stupéfaits : « Ce que le marché russe a fait est incroyable étant données les sanctions. On se demande ce qui se passerait si celles-ci étaient suspendues… » Une chose est sûre : le « philanthrope »-boursier Soros ne s’attendait certainement pas à ça.

Et comme de leur côté, les réserves dépassent à nouveau les 500 milliards d’équivalents-dollars (seul un cinquième est libellé en billets verts), retrouvant leur niveau de 2014, le Kremlin a le sourire. Oh, à propos de dédollarisation, Bruxelles et Moscou sont en discussion pour favoriser les paiements roubles-euros. Pour l’instant, 54% des exportations russes vers l’UE sont encore payées en dollars (34% en euros et 8% en roubles). Pour les exportations européennes vers la Russie, les chiffres sont déjà plus intéressants : 48% en euros, 28% en roubles et seulement 22% en dollars.

Conclusion : un certain chemin a déjà été parcouru sur la voie de la dédollarisation mais l’UE continue de payer l’énergie russe en devises US. Les Russes jouent habilement la carte de l’infatuation des euronouilles envers leur monnaie (Il faut sauver le soldat euro) pour enfoncer un clou supplémentaire dans le cercueil de la domination financière impériale, pilier de sa puissance.

Moscou a également d’autres bonnes raisons de se réjouir tandis que les stratèges de DC la Folle se prennent, eux, la tête à deux mains. Depuis les sanctions états-uniennes contre le pétrole vénézuélien, les raffineurs américains se sont découvert une soudaine passion pour… l’or noir russe, dont les importations ont triplé ! Dans un scénario kafkaïen délicieux à souhait, les USA sanctionnent Caracas mais augmentent les revenus de Moscou qui aide Caracas.

Dans la même lignée, les sanctions impériales contre le pétrole iranien obligent l’Inde, grande importatrice de naphte perse, à regarder du côté de son allié historique russe. D’où ils sont, McCainistan et Brzezinski doivent regarder tout ça d’un air consterné en s’arrachant le peu de cheveux qui leur restent…

L’ANCIEN N°2 DE WALL STREET ANNONCE UN « TSUNAMI » FINANCIER

ECONOMIE ET POLITIQUE

L’ANCIEN N°2 DE WALL STREET ANNONCE UN « TSUNAMI » FINANCIER

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L’ancien n°2 de Wall Street annonce un « tsunami » financier

L’ex-numéro deux de la Bourse de New York tire la sonnette d’alarme. Selon lui, il faut se préparer à vivre une crise financière mondiale sans précédent d’ici fin 2020.

C’est une mise en garde et une alerte en bonne et due forme. L’ancien numéro deux de la Bourse de New York Georges Ugeux craint le pire. Interrogé par Le Parisien, le patron de la société de conseil Galileo Global Advisors prévoit une crise financière encore plus violente que celle de 2008 d’ici fin 2020. Cette fois-ci, les banques ne seraient pas en cause, Georges Ugeux vise le surendettement des pays industrialisés. Il estime que les États ont pu emprunter « dans des conditions excessivement favorables et ne s’en sont pas privés ».

Conséquence : « des pays comme l’Italie, la France, les États-Unis et le Japon sont arrivés à un niveau d’endettement qui n’est plus soutenable ». L’ancien n°2 de Wall Street explique que « le montant de la dette publique mondiale s’élève désormais à 63.000 milliards de dollars (55.000 milliards d’euros) ». Pour lui le calcul est simple, « au fur et à mesure que les taux d’intérêt augmentent, les déficits budgétaires augmentent et menacent la notation de ces pays et leur capacité à se refinancer sans exploser ».

>>> À lire aussi : La crise de 2019, celle qui ridiculisera toutes les autres ?

Un constat qui devrait entraîner « d’ici à fin 2020 », « un tsunami » financier. Georges Ugeux estime que « ce qui est arrivé à Lehman Brothers, c’est lilliputien à côté de ce qui nous attend ! ». Alors que faire pour empêcher la banqueroute ? « Les banques centrales doivent absolument arrêter progressivement d’emprunter de l’argent facile ». L’ex-numéro deux de la Bourse de New York invite, dans Le Parisien, les gouvernements à avoir également une « meilleure discipline budgétaire ».

Tester la hausse graduelle des taux d’intérêt

La solution pratique face à cette crise financière annoncée ? « Tester la hausse graduelle des taux d’intérêt comme l’ont fait les États-Unis pour sortir d’urgence des taux d’intérêt négatifs » selon le patron belge. À ses yeux, cela n’aura « aucun impact sur la décision d’un chef d’entreprise ou d’un ménage d’investir ».

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>> En vidéo – Cette jeune femme de 24 ans est la plus jeune courtière de Wall Street

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Du « krach boursier de 2018 » à la « crise financière de 2019 »

Du « krach boursier de 2018 » à la « crise financière de 2019 »


Par Michael Snyder – Le 4 janvier 2019 – Source Economic Collapse

Michael SnyderLes marchés boursiers s’effondrent dans le monde entier, nous assistons à des flash crash extrêmement violents sur le marché des changes, des conditions économiques ralenties dans le monde entier et la peur rend de nombreux investisseurs extrêmement vifs à dégainer.
Le crash boursier de 2018 a anéanti environ 12 000 milliards de dollars de la richesse du marché boursier mondial, mais les choses étaient censées se calmer une fois entrés en 2019. Mais il est clair que cela ne se produit pas. Après que Apple a annoncé que ses ventes au cours du premier trimestre seraient beaucoup, beaucoup plus faibles que prévu, le cours de l’action Apple a commencé à tomber comme une pierre et à la fin de la séance de mercredi, l’entreprise avait perdu 75 milliards de dollars de capitalisation boursière. Pendant ce temps, les flash crash ont provoqué certaines des fluctuations les plus violentes que nous ayons jamais vues sur les marchés des changes…

Il a fallu sept minutes au yen pour bondir à des niveaux jamais vus depuis presque une décennie.

Au cours de ces minutes déchaînées, aux environs de 9 h 30 à Sydney, le yen a bondi de près de 8% par rapport au dollar australien, atteignant son plus fort niveau depuis 2009, et de 10% par rapport à la livre turque. La devise japonaise a progressé d’au moins 1% par rapport à ses homologues du groupe des 10, dépassant les 72% du niveau australien  obtenu après une guerre commerciale, une déroute des actions, un différend sur le budget italien et la hausse des taux de la Réserve fédérale.

C’est le genre de chaos que nous ne voyons que pendant une crise financière.

Les investisseurs sont également troublés par le fait que la Chine vient de connaître la première contraction de l’activité de ses usines depuis plus de deux ans…

La Banque populaire de Chine a annoncé mercredi soir qu’elle avait assoupli ses conditions en matière de réduction ciblée des réserves obligatoires afin de profiter davantage aux petites entreprises.

Cette décision a été prise après que la Chine a fait état de sa première contraction de l’activité industrielle en plus de deux ans en décembre.

Un ralentissement à long terme de la Chine causerait des ravages au niveau mondial.

Mais bien sûr, la plus grande nouvelle de la journée a été ce qui est arrivé à Apple. L’indice Dow Jones Industrial Average était en baisse de 660 points mercredi, et le grand choc sur Apple a été la principale raison de cette baisse.

En incluant les 75 milliards de dollars qui viennent d’être effacés, la valeur d’Apple a maintenant chuté de 452 milliards de dollars depuis le 3 octobre…

En seulement trois mois, Apple a perdu 452 milliards de dollars de capitalisation boursière, dont des dizaines de milliards jeudi, alors que les actions du géant de la technologie ont encore sombré.

Les actions d’Apple ont chuté de 39,1% depuis le 3 octobre, lorsque l’action avait atteint un sommet de $233,47. Avec une capitalisation boursière d’environ 674 milliards de dollars, ces pertes dépassent la valeur individuelle de 496 membres du S & P 500, y compris J.P. Morgan.

Paradoxe ironique, la vérité veut que Apple soit, en fait, l’une des sociétés les plus solides sur le plan financier à Wall Street. C’est juste que le prix de la société était bien supérieur à la normale, de sorte que tout soupçon de mauvaise nouvelle risquait de provoquer un déclin de cette ampleur.

La quantité de richesse papier que les investisseurs en bourse viennent de perdre est absolument stupéfiante. Pour mettre cela en perspective, voici quelques faits supplémentaires sur l’argent que les investisseurs d’Apple ont perdu, ces faits proviennent de CNBC

À ce stade, les marchés financiers américains sont hypersensibles à toute mauvaise nouvelle, et le fait que les ventes d’Apple baissent considérablement en Chine est définitivement une mauvaise nouvelle.

Un analyste a déclaré qu’il s’agissait du « jour le plus sombre pour Apple depuis l’ère de l’iPhone » et a exprimé son opinion selon laquelle « l’ampleur de la chute de la demande chinoise… laisse pantois ».

Bien sûr, Apple est loin d’être seul. L’activité économique ralentit sensiblement sur toute la planète et nous avons appris mercredi que l’activité des usines aux États-Unis venait tout juste de subir le déclin le plus important depuis la dernière récession…

Au-delà de Apple, les investisseurs ont également été troublés par la plus forte baisse, en un mois, de l’activité des usines américaines depuis la Grande Récession. L’indice ISM manufacturier, étroitement surveillé, a chuté à son plus bas niveau depuis deux ans, fournissant une preuve supplémentaire du ralentissement de la croissance et de la douleur provoquée par la guerre commerciale américano-chinoise.

De plus, les deux indices économiques d’alerte de Bloomberg sont « devenus négatifs pour la première fois depuis l’élection de Trump ».

Les chocs vont continuer, et il devient de plus en plus clair que cette année sera très difficile.

Alors que la crise continue de s’aggraver, gardez un œil sur nos grandes institutions financières. La dixième banque italienne vient d’imploser et il est probable que de plus en plus de dominos financiers commenceront à s’effondrer à mesure que les pertes s’accumuleront.

Au cours de la dernière décennie, il y a eu d’autres moments où Wall Street a été secouée, mais ces épisodes n’ont duré que quelques semaines au maximum.

Cela fait maintenant trois mois, et cette nouvelle crise ne montre aucun signe d’essoufflement.

Cela signifie que nous avons un tas de problèmes. Parce qu’une fois que cette avalanche financière sera amorcée, il sera impossible de l’arrêter.

Pour le moment, je pense que ce flot panique de ventes est en train de s’atténuer et que vendredi sera meilleur pour les investisseurs. Bien sûr, les marchés sont nerveux au point qu’une seule mauvaise nouvelle pourrait instantanément les faire chuter à nouveau. Mais à moins de mauvaises nouvelles, j’espère que les choses seront plus calmes.

Il y aura des bons et des mauvais jours en 2019.

Il y aura des hauts et des bas.

Mais il est devenu extrêmement clair que le ralentissement anticipé par tant de personnes est enfin arrivé, et que la crise financière de 2019 sera une rude bataille.

Michael Snyder

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/du-krach-boursier-de-2018-a-la-crise-financiere-de-2019

 

Wall Street s’envole à la clôture pour sa meilleure séance depuis 2009

Wall Street s’envole à la clôture pour sa meilleure séance depuis 2009

New York – Après s’être emballés en fin de séance mercredi, les indices vedette de la Bourse de New York ont enregistré leur meilleure performance depuis 2009, repartant ainsi nettement de l’avant après une chute tout aussi spectaculaire au cours des derniers jours.

Le Dow Jones Industrial Average a bondi de 4,98% ou 1.086,2 points, pour terminer à 22.878,36 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, s’est envolé de 5,84% à 6.554,36 points.

L’indice élargi S&P 500 a gagné 4,96% à 2.467,70 points.

Cette progression correspond surtout à un rebond technique après une période particulièrement chaotique à Wall Street: les indices, après leur pire semaine depuis 2008, s’étaient encore enfoncés lundi et avaient connu leur pire performance jamais enregistrée la veille d’un Noël.

Après une telle débandade, le marché « était franchement prêt pour un rebond », relève Matt Miskin de Manulife Asset Management.

« C’est fou de voir comment les investisseurs peuvent être aussi pessimistes et le lendemain se dire que les choses ne vont pas si mal », ajoute-t-il.

« Fondamentalement, rien n’a changé », abonde Karl Haeling de LBBW.

Dans un marché aux faibles volumes en cette période de fêtes, ce considérable retournement de tendance a été alimenté par la vigueur du secteur de l’énergie, qui a profité de l’envolée de près de 9% du baril de pétrole coté à New York.

Autre élément entraînant: Amazon a gagné 9,45% après avoir indiqué n’avoir jamais envoyé autant d’articles pour les fêtes de fin d’année. Un signal encourageant pour l’ensemble du secteur de la distribution et la consommation des Américains en général.

Quelques grandes stars de la tech étaient aussi à la fête: Facebook s’est apprécié de 8,16%, Apple de 7,04% et Microsoft de 6,83%.

L’état d’esprit du marché a également été rasséréné par des commentaires d’un conseiller de la Maison Blanche, Kevin Hassett, qui a assuré que le poste de Jerome Powell à la présidence de la Banque centrale américaine n’était aucunement menacé.

Des informations de presse avaient évoqué en fin de semaine dernière un possible limogeage du patron de l’institution par Donald Trump, une éventualité redoutée par des investisseurs s’inquiétant déjà de voir partir un à un les responsables considérés comme les plus importants contre-poids aux décisions intempestives du locataire de la Maison Blanche.

Dans ce regain d’appétit pour le risque, le marché obligataire a reculé, le taux d’intérêt sur la dette à dix ans des États-Unis remontant à 2,807%, contre 2,738% lundi à la clôture, et celui à 30 ans à 3,065%, contre 2,993%.

jum/alb/bh

FACEBOOK

APPLE INC.

MICROSOFT

AMAZON.COM

(©AFP / 26 décembre 2018 21h33)

https://www.romandie.com/news/Wall-Street-s-envole-la-cl-ture-pour-sa-meilleure-s-ance-depuis-2009_RP/983081.rom

L’euro rebondit, Donald Trump s’en prend à la Fed

L’euro rebondit, Donald Trump s’en prend à la Fed

Paris (awp/afp) – L’euro effaçait lundi ses pertes de vendredi face au dollar, des informations de presse assurant que Donald Trump aurait envisagé de congédier le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Jerome Powell.

Vers 15H15 GMT (16H15 à Paris), l’euro s’échangeait à 1,1429 dollar pour un euro contre 1,1372 vendredi à 22H00 GMT.

Donald Trump aurait discuté en privé de la possibilité de congédier le président de la Banque centrale, étant agacé par la décision mercredi de l’institution d’augmenter les taux d’intérêt, selon des médias américains, une information démentie par le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin.

« Cela fait directement suite à la hausse du taux directeur de la Fed de la semaine dernière, un mouvement que le marché attendait plus restreint et qui a contribué aux pertes des indices boursiers », a commenté Fritz Louw, analyste de MUFG.

En relevant ses taux directeurs, la Fed rend le dollar plus rémunérateur, et donc plus attractif pour les investisseurs. Les cambistes ont donc pu s’inquiéter de voir le président des Etats-Unis peser sur la politique monétaire de l’institution.

« Heureusement, Mnuchin est venu au secours en éloignant cette hypothèse, car j’étais prêt à passer la matinée à vendre mes actifs », a prévenu Stephen Innes, analyste chez Oanda.

Il n’est cependant pas certain que le dollar continuerait à souffrir d’un mouvement de vente sur les marchés.

Cette polémique « ajoute au sentiment d’inquiétude du marché », a jugé M. Louw, qui estime que si elle continue, elle pourrait être négative pour l’économie américaine, mais « le dollar a tendance à profiter de ces périodes d’aversion au risque ».

De même, la menace de blocage des administrations à Washington pesait sur la confiance des marchés.

« En général, il y a un mouvement de vente avant le blocage, mais les marchés se reprennent après l’annonce officielle », ont cependant estimé les analystes de RaboBank.

Par ailleurs, « les volumes devraient rester restreints en cette période de fête », a souligné Naeem Aslam, analyste de Think Markets.

À 15H15 GMT lundi, le yen remontait légèrement face à la monnaie européenne, à 126,19 yens pour un euro contre 126,48 vendredi soir, et plus nettement face au dollar, à 110,42 yens pour un dollar contre 111,22 vendredi soir.

Le franc suisse se stabilisait face à l’euro (1,1292 franc pour un euro contre 1,1300 vendredi) et montait face à la devise américaine (0,9882 franc suisse pour un dollar au lieu de 0,9938 vendredi).

La monnaie chinoise montait face au billet vert à 6,8991 yuans pour un dollar contre 6,9065 yuans vendredi à 15h30 GMT.

L’once d’or valait 1.267,45 dollars, à son plus haut depuis six mois, contre 1.256,05 dollars vendredi.

Enfin, le bitcoin s’échangeait à 4.197,79 dollars contre 3.848,60 dollars vendredi, selon des chiffres compilés par Bloomberg.

Cours de lundi Cours de vendredi

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15H15 GMT 22H00 GMT

EUR/USD 1,1429 1,1372

EUR/JPY 126,19 126,48

EUR/CHF 1,1292 1,1300

EUR/GBP 0,8987 0,8998

USD/JPY 110,42 111,22

USD/CHF 0,9882 0,9938

GBP/USD 1,2717 1,2645

afp/rp

(AWP / 24.12.2018 16h52)

https://www.romandie.com/news/L-euro-rebondit-Donald-Trump-s-en-prend-la-Fed_RP/982707.rom

Perquisitions chez Deutsche Bank, rattrapée par les Panama Papers

Perquisitions chez Deutsche Bank, rattrapée par les Panama Papers

Des voitures de police garées devant le siège de Deutsche Bank à Francfort, le 29 novembre 2018 / © dpa/AFP / Boris Roessler

La justice allemande a ordonné la perquisition jeudi de locaux de Deutsche Bank, dont le siège du groupe à Francfort, dans une enquête pour blanchiment d’argent déclenchée par les révélations des « Panama Papers ».

La première banque allemande, qui peine depuis des années à redresser ses recettes, est soupçonnée depuis le mois d’août « d’avoir aidé des clients à créer des sociétés dans des paradis fiscaux », a expliqué à la presse Nadja Niesen, porte-parole du parquet de Francfort.

Si les structures « offshore » ne sont pas par elles-mêmes illégales, elles permettent « de blanchir de l’argent issu d’infractions pénales », ce qui contraint les banques à « signaler » aux autorités tout soupçon à ce sujet, précise le parquet.

Or Deutsche Bank « n’a pas communiqué les soupçons de blanchiment à l’égard de sociétés offshore pratiquant la fraude fiscale », avant la révélation en avril 2016 du scandale des « Panama Papers », manquant ainsi à son obligation légale, estime la même source.

Selon les magistrats de Francfort, la banque disposait pourtant « d’éléments suffisants dès le début de ses relations » avec les clients basés dans des paradis fiscaux.

Sur la seule année 2016, rappelle Nadja Niesen, une succursale de Deutsche Bank basée aux Îles vierges britanniques a ainsi pris en charge « plus de 900 clients représentant un volume d’affaires de 311 millions d’euros ».

– ‘Agir sérieusement’ –

Comme le droit allemand ne permet pas de poursuivre une entreprise pour blanchiment, les investigations visent « deux salariés de Deutsche Bank âgés de 46 et 50 ans, ainsi qu’un certain nombre de responsables non identifiés de l’entreprise », d’après Mme Niesen.

La justice allemande a ordonné la perquisition de six locaux de Deutsche Bank, dont le siège du groupe à Francfort / © AFP/Archives / DANIEL ROLAND

Quelque 170 magistrats, policiers et agents des services fiscaux ont entamé jeudi aux aurores la fouille de cinq locaux de la banque à Francfort, Eschborn et Gross-Umstadt, ainsi que d’un « domicile privé », saisissant « de nombreux documents écrits et électroniques ».

Le parquet n’a fait état d’aucune arrestation.

« Nous avons le sentiment d’avoir déjà fourni aux autorités toutes les informations utiles concernant les Panama Papers. Bien entendu, nous coopérerons étroitement avec le parquet », a de son côté promis Deutsche Bank.

Après la Société Générale, perquisitionnée en avril 2016, Deutsche Bank est la deuxième grande banque européenne rattrapée par les millions de documents confidentiels issus du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, détaillant plus de 214.000 sociétés offshore ainsi que leurs actionnaires.

La razzia opérée jeudi « est une surprise, parce que c’est la première fois que les autorités allemandes semblent agir sérieusement contre une banque » sur ces soupçons, commente auprès de l’AFP Markus Meinzer, directeur de l’association Tax Justice Network.

– Audit allemand –

Or « il était temps », estime M. Meinzer, « parce que les Panama Papers ont amplement illustré la coopération » entre banques et cabinets d’avocats « pour monter des structures avec un seul but: aider les clients à masquer leur identité ».

Des actionnaires de Deutsche Bank participent à une assemblée générale à Francfort, le 21 mai 2015 / © AFP/Archives / DANIEL ROLAND

Pour Deutsche Bank, qui dégringole depuis dix ans dans la hiérarchie des banques mondiales, est visé par des milliers de procédures judiciaires et souffre en Bourse, cette enquête s’ajoute à une longue liste de difficultés.

« Chaque fois qu’on peut trébucher sur quelque chose, Deutsche Bank le fait », résume un avocat d’affaires francfortois sous couvert de l’anonymat.

Fin septembre, le gendarme allemand des marchés avait pris la décision inédite de déclencher un audit pour évaluer les progrès du groupe dans la lutte contre la criminalité financière (blanchiment, financement du terrorisme ou du crime organisé).

En janvier 2017, la première banque allemande avait écopé d’une amende de près de 630 millions de dollars dans le cadre d’une enquête des autorités américaine et britannique pour blanchiment d’argent en provenance de Russie.

La semaine dernière encore, Deutsche Bank a été éclaboussée par les investigations visant la banque danoise Danske Bank, dont la banque allemande a été la correspondante pendant huit ans.

En Bourse, le titre de l’établissement francfortois lâchait 2,11% à 8,41 euros jeudi vers 13H30 GMT, après avoir déjà perdu près de la moitié de sa valeur depuis le début de l’année.

(©AFP / (29 novembre 2018 14h52)

https://www.romandie.com/news/Perquisitions-chez-Deutsche-Bank-rattrap-e-par-les-Panama-Papers/975268.rom

Comment Wall Street a permis à la révolution foudroyante de perdre des milliards de dollars

Comment Wall Street a permis à la révolution foudroyante de perdre des milliards de dollars


Par Justin Mikulka – Le 4 mai 2018 – Source DeSmog

Wall Street sign
Un panneau de Wall Street à New York. Crédit : domaine public

 

L’industrie américaine du pétrole de schiste saluée comme une « révolution » a brûlé 250 milliards de dollars de plus que ce qu’elle a rapporté au cours de la dernière décennie. Il s’agit d’une entreprise de destruction d’argent d’une ampleur épique.

En septembre 2016, le service de notation financière Moody’s a publié un rapport sur les compagnies pétrolières américaines, dont beaucoup souffraient de la chute massive des prix du pétrole. Moody’s a constaté que « le coût financier de la crise pétrolière ne peut être qualifié que de catastrophique », en particulier pour les petites entreprises qui ont contracté d’énormes dettes pour financer la fracturation dans des formations de schistes lorsque les prix du pétrole étaient élevés.

Et même si les sociétés de schistes ne réalisent toujours pas de bénéfice, Wall Street continue de prêter plus d’argent à cette industrie tout en vantant ces sociétés comme de bons investissements. Pourquoi les investisseurs feraient ça ?

David Einhorn, investisseur vedette de fonds de couverture et fondateur de Greenlight Capital, a qualifié l’industrie du schiste argileux de « farce ».

« Une entreprise qui brûle de l’argent et qui ne croît pas, cela ne vaut rien », a déclaré M. Einhorn, qui va souvent à contre-courant du monde financier.

Les investisseurs ne sont-ils pas censés se concentrer sur l’investissement dans des entreprises rentables ? Bien qu’en théorie, oui, la réalité est tout à fait différente pour des industries comme le pétrole de schiste et l’habitation.

Si la crise financière américaine de 2008 a révélé quelque chose, c’est que Wall Street ne se soucie pas de faire un « deal merdique » quand il s’agit de profits et de bonus pour ses traders et cadres, malgré leurs rôles dans le crash.

Wall Street fait de l’argent en facilitant les transactions comme un bookmaker de Vegas fait de l’argent en prenant des paris. Comme le dit le dicton à propos de Las Vegas : « La maison gagne toujours ». Ce qui est vrai pour les casinos et les jeux de hasard est également vrai pour Wall Street.

Wall Street est à l’origine de la crise financière de 2008, et certains de ses architectes en ont personnellement profité. Cependant, alors que quelques cadres en ont bien profité, le résultat a été une baisse de l’emploi de 8,8 millions de personnes, et selon Bloomberg News en 2010, « à un moment donné l’an dernier [2009], les États-Unis avaient prêté, dépensé ou garanti jusqu’à 12 800 milliards de dollars pour sauver l’économie ».

JP Morgan (ainsi qu’une grande partie de Wall Street) ont eu besoin d’importantes sommes d’argent sous forme de renflouements pour survivre aux retombées de tous les mauvais prêts accordés, qui ont provoqué la crise du logement. Est-ce que JP Morgan s’abstient d’accorder des prêts à l’industrie du schiste argileux ? Non. Bien au contraire.

Comme le montre ce graphique sur les banques qui prêtent de l’argent à la société de shale EOG Resources, sous forme de renflouement, alors que tous les grands acteurs de Wall Street sont sur le coup, JP Morgan a pris les plus gros paris.

Pour comprendre pourquoi JP Morgan et le reste de ces banques prêteraient de l’argent à des sociétés travaillant dans le schiste qui continuent de le perdre, il est important de comprendre le concept de jeu de « la commision ». Merriam-Webster le définit comme « une charge prise (comme par un bookmaker ou une maison de jeu) sur les paris ».

Wall Street gagne de l’argent en prenant une part de l’argent des autres. Pour une maison de jeu, peu importe si tout le monde gagne de l’argent ou en perd, tant que la maison reçoit sa part – sa com, comme on l’appelle dans le monde financier – des frais de gestion.

Comprendre ce concept permet de comprendre pourquoi les investisseurs ont prêté 250 milliards de dollars à l’industrie du schiste, qui les a brûlé. Si vous prenez des commissions sur 250 milliards de dollars, vous avez une grosse pile d’argent. Et même si ces compagnies pétrolières peuvent toutes faire faillite, Wall Street ne rend jamais les commissions.

Trent Stedman de la société d’investissement Columbia Pacific Advisors LLC a expliqué au Wall Street Journal à la fin de 2017 pourquoi les producteurs de schistes continueraient à forer plus de puits même si les sociétés saignent de l’argent sur chaque baril produit :

Certains diraient : nous savons que c’est une mauvaise économie, mais c’est ce que veut The Street.

Et « The Street » obtient généralement ce qu’elle veut, même lorsqu’il est clair que prêter de l’argent à des sociétés dans le pétrole de schistes qui perdent de l’argent depuis une décennie et qui sont déjà très endettées est « une mauvaise économie ». Mais les primes de Wall Street sont basées sur le montant des « frais » qu’un employé peut apporter à la banque. Plus les frais sont élevés, plus la prime est élevée. Et plus de prêts – même ceux qui sont clairement mauvais sur le plan économique – signifient beaucoup plus de frais.

Les sociétés pétrolières de schistes sont les « créatures des marchés financiers »

En 2017, le « légendaire » responsable de fonds spéculatif Jim Chanos a qualifié les sociétés pétrolières de schistes de « créatures des marchés financiers », ce qui signifie que sans l’argent de Wall Street, elles n’existeraient pas. Chanos a également déclaré publiquement qu’il vendait à découvert les actions du géant pétrolier de schiste argileux Continental Resources, car l’entreprise ne peut même pas gagner assez d’argent pour payer les intérêts sur ses prêts.

Et il marque un point. En 2017, Continental Resources a dépensé 294,5 millions de dollars  en remboursement d’intérêts, ce qui représente environ 155 % de son revenu net ajusté de 2017. Lorsque vous ne pouvez même pas payer les intérêts sur vos cartes de crédit, vous êtes fauché.

Et pourtant, en 2017, les capitaux des investisseurs continuaient d’affluer, Continental Resources faisant partie de ceux qui se sont endettés auprès de Wall Street pour un autre milliard de dollars.

En 2017, les sociétés américaines [d’exploration et de production] ont levé plus d’obligations que jamais depuis le début de l’effondrement des prix en 2014, avec des émissions d’environ 60 milliards de dollars, soit près de 30% de plus qu’en 2016, selon Dealogic. Les grandes sociétés comme Whiting Petroleum, Continental Resources, Southwestern, Noble, Concho et Endeavor Energy Resources ont chacune levé 1 milliard de dollars ou plus au cours du second semestre de 2017.

Quel est l’ampleur du problème que pose le prêt d’argent à une industrie qui brûle des milliards de dollars et s’endette ? Il est si gros que le PDG de la compagnie de schistes Anadarko Petroleum blâme Wall Street et demande à ses entreprises d’arrêter de prêter de l’argent à l’industrie du pétrole de schistes. Oui, c’est bien vrai.

En 2017, Al Walker, PDG d’Anadarko, a déclaré  lors d’une conférence d’investisseurs que les investisseurs de Wall Street étaient le problème :

Le plus gros problème auquel notre industrie est confrontée aujourd’hui, c’est vous. Vous pouvez nous aider à nous aider nous-mêmes. C’est un peu comme aller aux alcooliques anonymes. Tu sais, on a besoin d’un partenaire. Nous avons vraiment besoin que la communauté financière fasse preuve de discipline.

Le Wall Street Journal rapporte que Walker affirme : « Wall Street est devenu un catalyseur qui pousse les entreprises à accroître leur production à tout prix, tout en punissant ceux qui essaient de vivre selon leurs moyens. »

Imaginez vous supplier les banques d’arrêter de vous prêter de l’argent. Et d’être ignoré.

La production croissante à tout prix est l’histoire de la « révolution » du schiste argileux. Le coût financier payé jusqu’à présent a été de plus de 280 milliards de dollars que l’industrie a dépensés – de l’argent que ses entreprises ont reçu de Wall Street et, malgré le plaidoyer d’Al Walker, continuent de recevoir.

The Economist résume la situation en 2017 :

Elle [l’industrie du schiste] a brûlé de l’argent, que le prix du pétrole soit à 100 $, comme en 2014, ou à environ 50 $, comme il l’a été au cours des trois derniers mois. Les 60 plus grandes entreprises ont utilisé en moyenne 9 milliards de dollars par trimestre au cours des cinq dernières années.

Les prix plus élevés du pétrole sont maintenant présentés comme le sauveur de l’industrie, mais, comme l’a fait remarquer The Economist, l’industrie du schiste perdait de l’argent même lorsque le prix du pétrole était à 100 $ le baril.

Pourtant, Wall Street continue de donner de l’argent à l’industrie du schiste et l’industrie du schiste continue de le perdre à mesure qu’elle augmente sa production. Pour être clair, cet arrangement rend les PDG des sociétés de schistes et les prêteurs financiers très riches, c’est pourquoi la tendance devrait se poursuivre. Et c’est pourquoi le PDG de Continental Resources, Harold Hamm, continuera de répéter le mythe selon lequel son industrie fait de l’argent, comme il l’a dit à la fin de 2017 :

Quiconque laisse entendre qu’il n’y a pas eu beaucoup d’expansion et de création de richesse dans cette industrie grâce au forage horizontal et à toute la technologie développée ces dix dernières années, je veux dire, c’est tout à fait ridicule.

Personne ne contestera que Hamm et ses partenaires à Wall Street ne sont pas extrêmement riches. C’est ce qui s’est produit malgré la perte de sommes d’argent épiques par l’entreprise de Hamm et le reste de l’industrie de l’emballage. La même année où Hamm a fait cette déclaration, son entreprise ne pouvait même pas couvrir ses remboursements d’intérêts. Pour mettre les choses en perspective, Continental Resources ne pouvait même pas faire l’équivalent du paiement minimum sur sa carte de crédit.

Surveillez ce que fait l’industrie, pas ce qu’elle dit

La hausse des prix du pétrole permet d’avancer plus d’histoires sur la façon dont 2018 sera l’année où l’industrie du schiste argileux réalisera enfin des profits. Harold Hamm l’appelle l’« année de rupture » de Continental Resources. Il est intéressant de voir comment le fait de ne pas perdre d’argent pendant un an est considéré comme une « année exceptionnelle » dans l’industrie du schiste argileux.

Comme indiqué dans DeSmog, l’industrie a certainement bénéficié d’un énorme coup de pouce avec la récente loi fiscale, ce qui aidera les finances à court terme de ses entreprises. À elle seule, Continental Resources a bénéficié d’un allégement fiscal de 700 millions de dollars.

Des rapports récents dans la presse financière détaillent comment la nouvelle approche dans l’industrie du schiste argileux sera de se concentrer uniquement sur la production rentable de pétrole, et pas seulement sur la production de plus de barils à perte. Comme l’a dit le Wall Street Journal dans un gros titre : « Wall Street dit aux Frackers d’arrêter de compter les barils, de commencer à faire des profits ».

Dans cet article, le PDG de Continental, M. Hamm, assure qu’il est d’accord avec cette nouvelle approche en disant : « Vous prêchez vraiment à la chorale ».

Mais Continental a-t-elle réellement adopté cette nouvelle approche de responsabilité et de restriction financières ?

Pas tant que ça.

L’entreprise de fracturation semble avoir fait le contraire, augmentant la production à des niveaux records, tout comme le reste de l’industrie du schiste argileux. Continental a récemment annoncé son intention de forer 350 nouveaux puits à un coût estimé à 11,7 millions de dollars par puits, ce qui représente plus de 4 milliards de dollars en coûts totaux pour ces puits. La société détient actuellement plus de 6 milliards de dollars de dettes et moins de 100 millions de dollars de liquidités.

Comment Continental financera-t-elle ces nouveaux puits ? Hamm a promis qu’à l’avenir, il n’y aurait « absolument aucune nouvelle dette ». Continental les financera peut-être en vendant des actifs parce que sans dettes supplémentaires, Continental n’a pas l’argent pour financer ces nouveaux puits. Cependant, si le passé est un prélude à l’avenir, Wall Street prêtera volontiers à Continental autant d’argent qu’il le souhaite.

Pourquoi Hamm dirait-il une chose et en ferait-il une autre ? Eh bien, il a personnellement accumulé des milliards de dollars alors que sa société en brûlait tout autant.

Malgré le fait qu’il a mené Continental sur une autre année de perte d’argent en 2017, Hamm a reçu une grosse augmentation.

Justin Mikulka

Note du Saker Francophone

Cet article est tiré d'une série : L’industrie du schiste argileux creuse plus de dettes que de bénéfices.

Traduit par Hervé, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/comment-wall-street-a-permis-a-la-revolution-foudroyante-de-perdre-des-milliards-de-dollars

 

La livre britannique chute en plein chaos sur le Brexit

La livre britannique chute en plein chaos sur le Brexit

Londres (awp/afp) – La livre lâchait prise jeudi face à l’euro et au dollar, perdant 1,5% par rapport à la veille au soir, alors que les démissions de plusieurs ministres britanniques jettent une ombre sur le projet d’accord sur le Brexit.

Vers 15H00 GMT, la livre valait 1,2787 dollar, contre 1,2992 dollar mercredi soir vers 22H00 GMT.

La monnaie européenne, de son côté, s’échangeait à 88,37 pence pour un euro, contre 87,05 pence mercredi soir.

Face au billet vert, l’euro baissait légèrement à 1,1300 dollar pour un euro, contre 1,1310 dollar mercredi à 22H00 GMT.

« Je ne peux soutenir l’accord proposé pour deux raisons », liées notamment au futur statut de l’Irlande du Nord après le Brexit, a expliqué l’ex-ministre chargé du Brexit, Dominic Raab, dans sa lettre de démission publiée sur son compte Twitter, faisant chuter la livre.

Son départ a été suivi par celui de la ministre du Travail et des Retraites, Esther McVey, puis par la secrétaire d’Etat britannique chargée du Brexit, Suella Braverman. Avant eux, c’était le secrétaire d’Etat britannique pour l’Irlande du Nord, le conservateur Shailesh Vara, qui avait annoncé son départ du gouvernement.

« Il y a surtout toujours une bonne chance (disons 50-50) d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord », ont estimé les analystes de Capital Economics.

L’intervention de la Première ministre britannique, Theresa May, devant le Parlement pour défendre l’accord qu’elle a obtenu n’a pas permis à la livre de se relever, mais ne l’a pas envoyé plus bas non plus.

« Le plus inquiétant pour la livre serait qu’un vote de défiance s’ensuive », a jugé Miles Eakers, analyste pour Centtrip, alors qu’un député conservateur pro-Brexit a justement réclamé une telle procédure.

La veille, la livre avait oscillé entre pertes et gains, au gré des rumeurs sur de possibles démissions de ministres, sur un éventuel vote de défiance à l’encontre de Theresa May au Parlement ou sur l’accord en lui-même. Elle avait néanmoins terminé la séance en légère hausse, rassurée par l’aval donné alors par le gouvernement.

Ajoutant aux déboires de la livre, « les chiffres des ventes au détail au Royaume-Uni (pour octobre) sont un complet désastre avec la plus forte baisse depuis sept mois », a souligné Naeem Aslam, analyste pour Think Markets.

Les ventes au détail au Royaume-Uni ont ainsi reculé de 0,5% en octobre sur un mois, après avoir déjà fléchi en septembre. C’est une mauvaise surprise alors que les économistes interrogés par Bloomberg tablaient sur un rebond de 0,2%.

Pour le mois de septembre, l’ONS a révisé le chiffre, avec une baisse qui s’établit désormais à 0,4% (contre 0,8% précédemment).

Parmi les autres devises, le dollar était en baisse face au yen, à 113,25 yens pour un dollar jeudi contre 113,63 mercredi soir.

L’euro valait 127,97 yens jeudi, contre 128,51 mercredi.

Le franc suisse progressait face à l’euro, à 1,1358 franc suisse jeudi pour un euro, contre 1,1381 la veille, tout comme face au billet vert à 1,0052 franc suisse pour un dollar, contre 1,0069 mercredi.

L’once d’or valait 1.212,35 dollars, contre 1.210,85 dollars mercredi à 22H00 GMT.

La monnaie chinoise dévissait à 6,9392 yuans pour un dollar jeudi contre 6,9505 yuans mercredi vers 15H30 GMT.

Enfin, le bitcoin s’échangeait pour 5.229,14 dollars, contre 5.551,06 dollars mercredi, selon des chiffres compilés par Bloomberg.

Cours de jeudi Cours de mercredi

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15H00 GMT 22H00 GMT

EUR/USD 1,1300 1,1310

EUR/JPY 127,97 128,51

EUR/CHF 1,1358 1,1381

EUR/GBP 0,8837 0,8705

USD/JPY 113,25 113,63

USD/CHF 1,0052 1,0069

GBP/USD 1,2787 1,2992

afp/rp

(AWP / 15.11.2018 16h22)

https://www.romandie.com/news/La-livre-britannique-chute-en-plein-chaos-sur-le-Brexit/971822.rom

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Revue de presse nationale et internationale.

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