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FDJ: l’Etat veut céder jusqu’à 52% du capital, pour près de 2 milliards d’euros

Finance et marchés

FDJ: l’Etat veut céder jusqu’à 52% du capital, pour près de 2 milliards d’euros

Par Challenges.fr le 07.11.2019 à 07h49

Cette cession d’au maximum 99,3 millions d’actions de la Française des Jeux pourrait rapporter jusqu’à 1,9 milliard d’euros à l’Etat.Ce jeudi est le premier jour de la souscription permettant de réserver des actions, une période qui précède son entrée en Bourse prévue le 21 novembre.

FDJ

L’introduction en Bourse est la dernière étape menant à la privatisation de la Française des jeuxAFP/ARCHIVES – LIONEL BONAVENTURE

L’Etat va céder « un maximum » de 99,3 millions d’actions de la Française des Jeux dans le cadre de sa privatisation, soit 52% de son capital, une opération qui devrait lui rapporter jusqu’à 1,9 milliard d’euros.PUBLICITÉinRead invented by Teads

Jeudi 7 novembre, au premier jour de la souscription permettant de réserver des actions, une période qui précède son entrée en Bourse prévue le 21 novembre, le groupe a détaillé les conditions tarifaires et techniques de l’opération.

Elle « consistera en la cession par l’Etat d’un nombre maximum de 99.320.000 actions existantes FDJ, représentant un maximum de 52% du capital social de FDJ », a précisé l’entreprise dans un communiqué.

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, avait déjà indiqué mercredi soir au Parisien que la fourchette indicative de prix avait été fixée entre 16,50 euros et 19,90 euros par action. L’Etat devrait donc tirer de l’opération entre 1,6 et 1,9 milliard d’euros, sans intégrer la décote de 2% annoncée pour les investisseurs particuliers, selon un calcul de l’AFP.

« Dernière étape »

« Aujourd’hui, avec le lancement de l’introduction en Bourse, s’ouvre la dernière étape menant à la privatisation de La Française des Jeux et à sa cotation à la Bourse de Paris », a mis en avant la PDG Stéphane Pallez, citée dans le communiqué.PUBLICITÉinRead invented by Teads

Elle a dit « se réjouir qu’une part importante de l’offre soit réservée aux particuliers, notamment à nos détaillants, et aux salariés qui bénéficieront de conditions préférentielles pour acheter des actions FDJ ».

« Nous espérons qu’ils seront nombreux à participer à l’opération pour devenir actionnaires dans la durée d’un groupe solide, dynamique, innovant et responsable. Ils pourront ainsi bénéficier du partage des fruits de sa croissance, grâce à une politique de dividende attractive, dont l’objectif est de distribuer 80% du résultat net dès 2020 », a-t-elle rappelé.

Héritière de la loterie nationale créée en 1933, la FdJ est une des rares entreprises publiques françaises en bonne santé financière. Son nom est aussi très familier pour les Français, qui ont encore misé l’an dernier près de 16 milliards d’euros dans ses jeux d’argent et de hasard.

(Avec AFP)

https://www.challenges.fr/finance-et-marche/fdj-l-etat-veut-ceder-jusqu-a-52-du-capital-pour-pres-de-2-milliards-d-euros_683515

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Le documentaire à charge : nouvelle arme de manipulation massive

MÉDIAS 7 OCTOBRE 2019

Le documentaire à charge : nouvelle arme de manipulation massive

Capture d’écran YouTube du documentaire d’Arte « Le Monstre de Wall Street »-19 septembre 2019

Vous vous sentez manipulés par les documentaires ? Voici pourquoi et comment, avec l’exemple d’un documentaire d’Arte, « les financiers qui dirigent le monde ».

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Par Philippe Mösching.

Alors qu’un documentaire devrait être une forme d’expression grand public qui éveille l’esprit en nous offrant des points de vue nouveaux, il se révèle au contraire être une arme militante qui impose son parti pris non pas par la force de ses arguments mais uniquement sur une mise en scène grandiloquente. Comment manipuler les mains vides : décryptage par l’exemple.

On peut s’attendre à ce qu’un documentaire essaie de confronter différentes opinions, d’offrir au spectateur plusieurs points de vue de sorte à développer son esprit critique, puis lui permette de se forger une opinion ou de réviser ses positions. Si les émissions de débats existent toujours, malheureusement trop souvent limités aux sujets politiques, un nouveau genre populaire est apparu : le documentaire à charge. On y trouve Cash Investigation de France Télévisions et, plus surprenant, la chaîne Arte.

Étudions le cas précis d’un documentaire intitulé « Le monstre de Wall Street – ces financiers qui dirigent le monde » que vous trouverez facilement sur les plateformes de vidéo en ligne. Le titre annonce déjà la couleur, celle de la haine du système financier. La cible est la société BlackRock, gestionnaire de fonds.

37 SECONDES SUFFISENT…

Les 37 premières secondes de ce documentaire suffisent à donner le ton et à présenter les trois seules accusations qui seront par la suite martelées à un rythme infernal, telle de la musique techno ne laissant aucun autre choix que de secouer son corps jusqu’à la reddition, et déclarer la finance comme la mère de tous les maux.

Durant ce laps de temps sont présents tous les éléments qui seront ensuite recyclés durant les 1 heure 29 minutes 32 secondes restantes.

Pour la forme : la bande-son constituée d’une musique oppressante, rythmique et parcourue de bruitages irréels évoquant parfois des cris inhumains. Les premières images présentent tous les symboles de la finance : la statue de la Liberté – les défenseurs de la liberté apprécieront – les gratte-ciel de New-York, des billets verts, des enseignes au nom du coupable BlackRock et des écrans de traders. Ambiance sombre et inquiétante, rythmée de flash lumineux agressifs.

Pour le fond : ces 37 secondes suffisent à énoncer les trois accusations définitives supposées mettre le monstre de Wall Street KO. La première dénonce la dimension de l’entreprise, la seconde est une accusation de manipulation et la dernière dénonce un culte du secret, confirmant la culpabilité. On reconnaît ici les ingrédients des thèses complotistes appliquées cette fois à la finance.

Résonne alors un discours célèbre qui a valu à son orateur l’élection de président de la République, ce qui donne une idée de l’enjeu dont il est question ici. Résonnent aussi des moments plus sombres de notre Histoire ; bien que la cible ne soit pas la même, la méthode l’est. La taille n’est ni une accusation, ni même une critique. La manipulation ne sera pas démontrée, le cas échéant l’entreprise aurait été condamnée. Et le secret pourrait être discutable voire critiquable s’il était érigé en système avec intention de nuire, mais ici rien de tel n’est montré.

…PUIS UNE HEURE ET DEMIE DE REPRISES

Ce qui est frappant dans ce documentaire c’est l’écart entre la pauvreté des arguments présentés et la grandiloquence de la mise en scène. Une heure et demie exactement résumée durant les 37 premières secondes. L’argument de la taille sera repris 44 fois au total : géant, mondial, colossal, explosion, inonder, écraser, puissance, milliards. Comme il n’existe pas 44 synonymes dans la langue française, les mots reviennent en boucle avec un effet entêtant et abrutissant exactement toutes les deux minutes. Curieux comme la taille peut constituer une accusation à elle seule.

Par contraste le « à taille humaine » deviendrait un gage de probité et de haute valeur morale. Cela reste à démontrer, et ce ne sera pas facile sachant que plus une entreprise est grande plus les décisions impliquent un nombre important de personnes et de contrôles faisant que mécaniquement les fraudeurs se trouvent plus souvent être des individus isolés ou des petites structures.

Les accusations de manipulation reviennent 15 fois. Manipulation des entreprises, des politiciens, des administrations, et même des États. Des accusations basées sur des témoignages anonymes et des allégations sans preuve. Sachant qu’au final aucune action en justice n’a abouti à une condamnation. À qui doit-on octroyer sa confiance ? À la justice ou au journalisme militant ?

Et pour finir, le soi-disant culte du secret, lui aussi ne tient sur rien. Dans un excès de confiance, les journalistes dénoncent au contraire une tendance à trop communiquer. Il s’agit là d’un moment fort de ce documentaire où un employé forcément repenti s’épanche, le visage dans le noir et la voix robotisée, sur une pratique qui fait froid dans le dos. Minute 26:52 :

« Ils [BlackRock] louaient des salles où le PDG présentait les résultats du trimestre et exposait aussi ses objectifs »

On touche ici du doigt le cœur du concept qui consiste à énoncer un fait, qui dans ce cas précis est une pratique réglementée par la loi et donc tout à l’honneur de ce PDG, avec une mise en scène et une intonation qui le feront passer pour une accusation de poids. Pour nous achever, deux secondes de musique oppressante plus tard, la voix off nous affirme exactement le contraire :

« ce qui se passe à l’intérieur de la société ne fuite presque jamais »

Le fond n’a donc aucun intérêt, seule la mise en scène porte le message.

LA MANIPULATION PAR LA FORME

Cet exemple n’est pas anecdotique. L’ensemble de ce documentaire se base sur des faits qui réels, supposés ou imaginés, seront versés immédiatement à l’accusation  par leur mise en image et en musique. Parfois, par paresse sans doute, des attaques gratuites et irresponsables tentent d’emporter l’adhésion par la force de l’excès.

  • « Ils font ce qu’ils veulent » : non je ne crois pas, ils seraient en prison si c’était le cas.
  • « L’ascendant du capitalisme international sur la démocratie nationale » : il est vrai, qu’à l’inverse le collectivisme a bien servi la cause de la démocratie.
  • « Les géants de la finance qui se partagent le monde entre eux » : plus c’est gros, plus ça passe et avec un pléonasme si jamais on n’avait pas compris.

UN SUJET INTÉRESSANT SI L’ON PREND LA PEINE DE L’ÉTUDIER

Alors que certains thèmes survolés auraient pu servir d’introduction à des débats intéressants :

  • est-ce qu’un gestionnaire de fonds peut représenter un risque systémique, alors qu’il ne prête pas d’argent ?
  • est-il légitime qu’il bénéficie d’un pouvoir sur les entreprises où il investit l’argent de ses clients ?
  • peut-il représenter un risque pour la concurrence lorsqu’il a une influence et des intérêts dans des sociétés concurrentes ?
  • est-ce que les décisions prises par des intelligences artificielles peuvent représenter un risque de déstabilisation des marchés, de l’économie en général ?
  • quelles frontières définir entre liberté des marchés et régulation ?
  • jusqu’où les États doivent-ils faire appel à des sociétés privées pour évaluer les risques ?

Le plus grave est qu’à force de marteler de tels messages, on fabrique une opinion qui se renforcera par la suite selon le biais de confirmation. Le fait qu’on s’attaque à des symboles de pouvoir qui représentent finalement peu de personnes et qu’il est difficile de trouver un angle favorable à exposer donnent un avantage indéniable qui malheureusement fait oublier que les échanges financiers sont à la source de créations et de partages de richesses.

Faisant oublier que le capitalisme est indissociable de la notion de propriété privée inscrite dans l’article 2 de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, juste après la liberté. Faisant oublier que de nombreuses régulations ont été mises en place pour protéger les usagers, les entreprises, les institutions et les États : échanges automatiques d’informations pour traquer les fraudeurs, directives MIFID sur les marchés financiers pour assurer la transparence des risques et des prix, garantir l’adéquation et la connaissance par le client des produits vendus, ainsi que pour traquer les manipulations de marché, reporting des produits dérivés pour mesurer les expositions et contenir les risques de marché, séparation des banques de détail et d’investissement – le Glass-Steagall act aux États-Unis dont l’équivalent français n’a pas abouti – stress test pour anticiper les risques systémiques, accords de Bâle 3 limitant les encours des banques, etc.

EXPLIQUONS ET CONSTRUISONS

Le système financier doit être expliqué pour ce qu’il est. Il doit garantir un accès ouvert, transparent et équitable pour tous. Il doit servir à renforcer les liens entre les nations par le partage d’intérêts communs. Il doit être au service de chacun pour favoriser des échanges fluides et efficients. Il doit aussi rester sous surveillance pour éviter les dérives, les concentrations de risques et les effets systémiques.

Loin des messages toxiques et trompeurs que ce genre de documentaire véhicule, il vaudrait mieux expliquer au lieu d’alimenter la défiance et donc le rejet. Ironiquement,  Arte présente aussi un documentaire intitulé « L’art de vous manipuler ». Les journalistes l’ont sans doute visionné avant, car on y retrouve toutes les ficelles dénoncées ici…

Par Philippe Mösching

Pourquoi la Fed a injecté en catastrophe 270 milliards $ sur les marchés monétaires Richard Détente

POURQUOI LA FED A INJECTÉ EN CATASTROPHE 270 MILLIARDS $ SUR LES MARCHÉS MONÉTAIRES

PUBLIÉ PAR RICHARD DÉTENTE | 26 SEPT. 2019 | ARTICLES188 

La Fed a dû voler au secours de l’économie américaine en injectant d’urgence des dizaines de milliers de dollars de liquidités dans le système financier en une semaine. C’est la première fois depuis la crise financière de 2008 que la Fed intervient ainsi sur les marchés monétaires. Pour quelle raison injecter plus de 270 milliards $ dans une économie qui va bien ? Pourquoi nos banques ont-elles si peur ? Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle crise financière ?

https://youtu.be/iMN1HMR1pzQ

La reproduction, intégrale ou partielle, est autorisée dès lors qu’elle est accompagnée d’un lien vers la source originale.Tags : InterviewsÉconomieCrise financièreMonnaieBanques centralesMarché actionsTaux d’intérêtPolitiqueQEInflationBanques


RICHARD DÉTENTE  VIDÉOS DE VULGARISATION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE

Diplômé d’études supérieures en commerce et enseignant à l’université de Lyon, il me paraît essentiel que l’économie et la finance soient expliqués de manière compréhensible pour tous. C’est l’intérêt des vidéos de vulgarisation diffusées sur ma chaîne « Grand Angle ». Derrière chaque sujet, complexe en apparence, se cache une réalité simple.

https://or.fr/actualites/pourquoi-fed-injecte-en-catastrophe-270-milliards-sur-marches-monetaires-1634

Les élites mondiales envisagent-elles de renverser le dollar ?

Les élites mondiales envisagent-elles de renverser le dollar ?


Par F. William Engdahl − Le 13 septembre 2019 − Source Russia Insider via Global Research

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Les remarques inhabituelles et les actions du chef de la Banque d’Angleterre, sur le départ, et d’autres initiés de la banque centrale suggèrent fortement qu’il existe un scénario très moche pour mettre fin au rôle du dollar américain en tant que monnaie de réserve mondiale. Dans le processus, cela impliquerait que la Fed déclenche délibérément une dépression économique dramatique. Si ce scénario est effectivement déployé dans les mois à venir, Donald Trump entrera dans les annales de l’histoire en tant que deuxième Herbert Hoover et l’économie mondiale sera plongée dans le pire effondrement depuis les années 1930. Voici quelques éléments qui méritent d’être considérés.

Le Discours de la Banque d’Angleterre

Le 23 août, Mark Carney, président de la très spéciale Banque d’Angleterre, a prononcé un discours remarquable lors de la récente assemblée annuelle des banquiers centraux et des élites financières à Jackson Hole dans le Wyoming. Le discours de 23 pages aux autres banquiers centraux et aux initiés de la finance est clairement un signe important de la façon dont les pouvoirs installés, qui gèrent les banques centrales mondiales, envisagent de conquérir le monde.

Carney s’attaque aux failles évidentes du système de réserves en dollars après 1944, en notant que :

«… Une asymétrie déstabilisante au cœur du système monétaire et financier international (IMFS) se développe. Alors que l'économie mondiale est en train de se réorganiser, le dollar américain reste aussi important que lorsque les accords de Bretton Woods se sont effondrés. [en 1971, NdT]» Il a carrément déclaré :«… À plus long terme, nous devons changer le jeu… Les risques augmentent et ils sont structurels».

Il présente ensuite un plan remarquablement détaillé pour la transformation du règne actuel du dollar par la banque centrale mondiale, un changement révolutionnaire.

Carney explique le fait que la Chine, en tant que première nation commerçante au monde, est le candidat évident pour remplacer le dollar en tant que principale réserve. Toutefois, il note :

«… Pour que le renminbi devienne une monnaie véritablement mondiale, il en faut beaucoup plus. En outre, l’histoire enseigne que la transition vers une nouvelle monnaie de réserve mondiale risque de ne pas se dérouler sans heurts.»

Il indique que cela signifie souvent des guerres ou des dépressions, car il cite le rôle de la Première Guerre mondiale, qui poussa la livre sterling vers la sortir en faveur du dollar américain. Ce que Carney trouve plus immédiat, c’est un nouveau système monétaire basé sur le FMI, destiné à remplacer le rôle dominant du dollar. Carney déclare :

"L’augmentation du renminbi pourrait, avec le temps, fournir une seconde meilleure solution aux problèmes actuels du FMI, mais la première meilleure solution consisterait à mettre en place un système multipolaire. L’avantage principal d’un système multifonctionnel multipolaire est la diversification…" Il ajoute : "Lorsque le changement intervient, il ne devrait pas être possible d’échanger un hégémon monétaire contre un autre. Tout système unipolaire n'est pas adapté à un monde multipolaire…" En d'autres termes, il dit : "Désolé, Beijing, vous devez attendre."

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre propose en effet que le FMI, avec ses droits de tirage spéciaux multidevises (DTS), un panier de cinq monnaies – dollar, livre, yen, euro et désormais renminbi – joue un rôle central dans la création d’un nouveau système :

«Le FMI devrait jouer un rôle central dans la formation des politiques nationales et transfrontalières. … Mutualiser les ressources du FMI et répartir ainsi les coûts entre les 189 pays membres …»

Pour que cela fonctionne, il propose de porter les fonds de DTS du FMI à 3 000 milliards de dollars, qui constitueraient le noyau d’un nouveau système monétaire.

Ensuite, Carney propose que le FMI supervise la création d’une nouvelle infrastructure de paiement basée sur un «stablecoin» [crypto-monnaie] international. Se référant à la Libra privée [crypto-monnaie de Facebook], il déclare clairement qu’une «nouvelle monnaie hégémonique synthétique (CSS) serait mieux fournie par le secteur public, peut-être par un réseau de monnaies numériques des banques centrales. À noter que Carney, un ancien banquier de Goldman Sachs, est mentionné comme un candidat de premier plan pour remplacer Christine Lagarde à la tête du FMI. Son discours est-il un aveu ouvert de ce que prévoient les plus grands banquiers centraux du monde comme prochaine étape vers une monnaie et un contrôle économique mondiaux ? Voyons plus loin.

En savoir plus : La mondialisation est la fin de l’humanité : vers une économie de la paix avec un système monétaire alternatif

Lagarde à la BCE

Le discours de Carney, une fois déchiffré à partir du jargon de la banque centrale, nous fournit pour la première fois une feuille de route claire sur laquelle les pouvoirs qui contrôlent la banque centrale mondiale voudraient nous emmener. Le rôle de réserve mondial du dollar américain doit prendre fin. Il doit être remplacé par une forme de DTS du FMI servant de base à une réserve multidevises, qui à son tour serait finalement basée sur une monnaie numérique, appelée aussi monnaie basée sur la block chain.

Ne vous y trompez pas, ces monnaies seraient entièrement contrôlées par les autorités de la banque centrale et le FMI. Cela nécessiterait l’élimination souvent proposée de toutes les espèces en faveur de la monnaie numérique, où chaque centime dépensé peut être contrôlé par les banquiers l’État. Cette société sans numéraire ouvrirait également la voie à la prochaine grande crise financière et à la confiscation par les gouvernements des dépôts bancaires des citoyens ordinaires en vertu de la nouvelle loi sur le « renflouement des banques » maintenant en vigueur depuis 2014 dans tous les principaux pays industrialisés, y compris l’UE et les États-Unis .

Le FMI est complètement en retard sur le passage aux monnaies numériques mondiales à chaînes de blocs et sur l’utilisation du DTS pour remplacer le dollar américain dominant. Dans un discours peu remarqué du 14 novembre 2018, la directrice du FMI, Mme Lagarde, a clairement indiqué que le FMI était derrière les initiatives de monnaies numériques des banques centrales ainsi que des sociétés sans numéraire. Elle a noté très attentivement :

"Je pense que nous devrions envisager la possibilité d'émettre de la monnaie numérique. L'État pourrait peut-être fournir de l'argent à l'économie numérique.» Elle a ajouté : «Un nouveau vent souffle, celui de la numérisation… Quel rôle restera-t-il pour l'argent dans ce monde numérique ? … La demande de liquidités diminue - comme le montrent les travaux récents du FMI. Et dans dix, vingt ou trente ans, qui échangera encore des bouts de papier ?"

Remarques de Dudley

L’introduction de ce nouveau monde monétaire numérique des banquiers centraux va nécessiter, comme le suggère Carney, des bouleversements dramatiques du statu quo, qui conduiraient à la fin du rôle dominant du dollar américain depuis l’accord de Bretton Woods de 1944. Comme ce rôle de monnaie de réserve en dollars est l’un des piliers de la puissance américaine dans le monde, sa réalisation n’exigerait rien de moins qu’une catastrophe. Est-ce vraiment ce que la Réserve fédérale prévoit discrètement avec ses politiques monétaires ?

Un soupçon remarquable de ce qui pourrait être en cours dans les travaux est venu, dans un éditorial, de la personne qui jusqu’en 2018 était le très important président de la Banque de réserve fédérale de New York, Bill Dudley, qui, comme Mark Carney, est un ancien de Goldman Sachs. Dudley n’est pas un acteur mineur dans le monde des banquiers centraux. Jusqu’à l’année dernière, il était également membre du conseil d’administration de la Banque des règlements internationaux (BRI) et présidait le Comité des systèmes de règlement des paiements de la BRI et le Comité du système financier mondial.

Dudley, soulignant la politique de guerre commerciale de Trump et ses dangers économiques, émet ensuite la rare déclaration non-diplomatique suivante :

"La réélection de Trump constitue sans doute une menace pour l’économie américaine et mondiale, pour l’indépendance de la Fed et pour sa capacité à atteindre ses objectifs en matière d’emploi et d’inflation. Si l'objectif de la politique monétaire est d'obtenir les meilleurs résultats économiques à long terme, les responsables de la Fed devraient examiner la mesure dans laquelle leurs décisions affecteront les résultats politiques de 2020."

Bien que cela ait beaucoup choqué, Dudley ne fait que rendre public ce que la Fed a fait depuis sa création en 1913 – influencer furtivement le cours de la politique mondiale et américaine en dissimulant des politiques monétaires «neutres». Dudley suggère non pas «une ingérence russe» mais plutôt une ingérence de la Fed.

La Fed pourrait facilement faire basculer les États-Unis dans la crise. Les niveaux d’endettement de l’économie américaine atteignent des records pour les ménages privés, le gouvernement fédéral et les entreprises américaines. La plupart des sociétés américaines ont utilisé une dette croissante, dépassant les 9 000 milliards de dollars, pour racheter des actions plutôt que d’investir dans de nouvelles installations et de nouveaux équipements, alimentant ainsi une bulle sans précédent dans les actions du S & P. La hausse des actions n’est pas un signe de santé économique, mais une bulle spéculative dangereuse susceptible de s’effondrer.

Si la Fed reprenait maintenant ses hausses de taux et poursuivait son resserrement quantitatif discrètement jusqu’en 2020, une série de défauts de paiement de type domino, de faillites d’entreprises, de saisies hypothécaires résidentielles, de défauts de prêts auto et de prêts étudiants pourrait rapidement rendre plus que douteuse une deuxième présidence Trump en 2020. Cependant, ce ne serait pas une raison pour que le reste du monde, qui s’oppose aux politiques de Trump, se réjouisse. Cela provoquerait également un effondrement des grands pays émergents qui ont emprunté des centaines de milliards de dollars libellés en dollars américains, notamment des sociétés d’État chinoises, la Turquie, l’Argentine et le Brésil, pour n’en nommer que quelques-uns. Les banques européennes, de l’Italie jusqu’à l’Allemagne en passant par la France, feraient faillite.

Que ce scénario de Dudley doive se concrétiser en 2020 ou non, seuls les comploteurs acteurs clés de la banque centrale le savent assurément. Il est clair que près de onze ans après la crise financière mondiale de 2008, les politiques sans précédent en matière de taux d’intérêt zéro de la banque centrale dans l’UE et jusqu’à récemment aux États-Unis ont alimenté la création de ce que certains appellent une «Bulle de Tout», pas seulement des actions, mais aussi dans les obligations des sociétés et publiques et dans les prix des maisons. Si une nouvelle intervention de la Fed, visant à relever les taux et à resserrer le crédit, l’événement prophétisé, à savoir l’éclatement délibéré, par la banque centrale, de cette bulle gonflée, sous le prétexte du danger que représente Trump pour l’économie mondiale, prophétie que Carney a en tête quand il dit, «la transition vers un nouveau la monnaie de réserve pourrait ne pas se dérouler sans heurts» pourrait bien se réaliser ? Espérons que non. Les prochains mois le diront.

F. William Engdahl est consultant et conférencier en risques stratégiques, diplômé en politique de l’Université de Princeton et auteur de best-sellers sur le pétrole et la géopolitique, exclusivement pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

Vous pouvez relire notre note de lecture de son dernier livre publié aux éditions demi-lune.

Note du Saker Francophone

Valérie Bugault, dès 2018, et d'autres encore comme Brandon Smith plus récemment, avait déjà démonté le projet des élites financières concentrées autour du réseau des banques centrales.

On peut aussi noter une atmosphère crépusculaire de fin de règne, et une étrange coïncidence, entre ce discours du directeur de la Banque d'Angleterre et celui de Macron, fin Août, sur les erreurs de l'occident et la place nouvelle de la Chine ou de la Russie. Le Saker US nous a déjà commenté les grandes lignes. Il est quand même surprenant que Macron, dans un discours de deux heures, n'ait pas abordé le sujet financier qui est au cœur des enjeux de pouvoir. Peut-être savait-il que le sujet allait être abordé rapidement par un autre globaliste de poids.

Traduit par jj, relu par Hervé pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/les-elites-mondiales-envisagent-elles-de-renverser-le-dollar

Egypte : les réserves de change nettes ont atteint 45 milliards de dollars en juillet

Egypte : les réserves de change nettes ont atteint 45 milliards de dollars en juillet

Par Nephthali Messanh Ledy -8 août, 20190 Partager Facebook Twitter Linkedin

Les réserves de change nettes de l’Égypte ont augmenté de 565 millions de dollars pour atteindre 44,916 milliards de dollars fin juillet, selon les données dévoilées mardi 6 août par la Banque centrale du pays (CBE).

Il s’agit d’un niveau record dont le montant qui couvre plus de huit mois d’importations de produits de base, d’après la même source. Ces réserves étaient de 44,352 milliards de dollars fin juin 2019, contre environ 36 milliards de dollars avant la révolution de 2011 et son épisode de troubles politiques et économiques.

Le niveau planché historique des réserves de change nettes de l’Égypte a été observé en octobre 2016, avec 19 milliards de dollars.

https://www.financialafrik.com/2019/08/08/egypte-les-reserves-de-change-nettes-ont-atteint-45-milliards-de-dollars-en-juillet/

Rédacteur en chef de Financial Afrik. Basé à Lomé, Nephthali Messanh Ledy est diplômé en Communication, en Marketing et en Commerce International. Passionné de l’actualité internationale, outre l’économie et les finances africaines. Il s’intéresse également aux réseaux sociaux et au football.

https://www.financialafrik.com/2019/08/08/egypte-les-reserves-de-change-nettes-ont-atteint-45-milliards-de-dollars-en-juillet/

Les banques commencent à facturer les dépôts, en Suisse et en Allemagne pour l’instant (Capital)

Les banques commencent à facturer les dépôts, en Suisse et en Allemagne pour l’instant (Capital)

11111 Rating 0.00 (0 Votes)Catégorie : Actualités internationales  Publication : 5 août 2019  Mis à jour : 5 août 2019  Création : 5 août 2019 Écrit par folamour  Affichages : 29fShare

Depots

La filiale suisse d’UBS a annoncé qu’elle agirait de la sorte avec les dépôts des particuliers excédant 2 millions de francs suisses. Les banques françaises ne comptent pas suivre le mouvement pour l’instant.

Les grandes fortunes réfléchiront peut-être à deux fois avant de laisser dormir leur argent dans les banques suisses et allemandes. Elles sont de plus en plus nombreuses à facturer les dépôts importants, explique le Financial Times, relayé par Les Echos. Dernière en date : la filiale suisse d’UBS, qui va facturer 0,75% par an les soldes de trésorerie individuelle supérieurs à 2 millions de francs suisses.

Cette mesure entrera en vigueur à partir du 1er novembre. UBS emboîte le pas à d’autres banques suisses, comme Julius Baer ou Pictet, qui agissent déjà de la sorte. « À la suite de mesures similaires prises par un certain nombre d’autres banques ici en Suisse, nous confirmons que nous avons décidé d’ajuster les frais de dépôt en espèces pour les francs suisses détenus en Suisse », a fait savoir la banque au Financial Times. Les clients fortunés concernés vont être bientôt prévenus par courrier des changements à venir.

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Une méthode « très loin » d’être mise en place en France

En agissant de la sorte, UBS répercute sur ses clients la pénalité infligée par la Banque nationale suisse sur les dépôts, qui s’élève à 0,75%. Cela prouve aussi que les banques anticipent une longue période de baisse des taux, qui menacerait leur rentabilité. « Nous supposons que cette période de faibles taux d’intérêt durera encore plus longtemps et que les banques continueront à appliquer des taux d’intérêt négatifs sur les dépôts des clients auprès des banques centrales », a ajouté UBS.

En Allemagne, 30 banques appliquent déjà des taux négatifs à leurs clients privés, si leurs dépôts sont supérieurs à 100.000 euros. Mais cette mesure n’est pour l’instant pas envisagée en France. « On est très loin de mettre en place une facturation des dépôts. Cela ne se développe d’ailleurs pas tellement en zone euro », fait savoir Frédéric Oudéa, qui dirige la Société Générale, aux Echos. Le son de cloche est le même du côté du Crédit Agricole.

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Un attentisme qui peut surprendre, alors que les banques françaises sont celles, avec leurs homologues allemandes, qui sont les plus concernées par le taux négatif de la BCE. Celui-ci est de 0,40% et concerne depuis 2016 les excédents d’argent dans les coffres des banques. Les banques françaises ont payé 1,655 milliards d’euros à la BCE, soit moins que les banques allemandes (2,560 milliards d’euros) : cela représente 60% des 7 milliards d’euros perçus par la BCE grâce à ce taux négatif, expliquent Les Echos.

Source : Capital.fr

https://www.crashdebug.fr/international/16345-les-banques-commencent-a-facturer-les-depots-en-suisse-et-en-allemagne-pour-l-instant-capital

Une crise financière trente fois plus puissante qu’en 2008 est imminente, mais nous sommes dans le déni (Huffingtonpost)

Une crise financière trente fois plus puissante qu’en 2008 est imminente, mais nous sommes dans le déni (Huffingtonpost)

511111 Rating 5.00 (5 Votes)Catégorie : Actualités internationales  Publication : 15 juin 2019  Mis à jour : 15 juin 2019  Création : 15 juin 2019 Écrit par folamour  Affichages : 2218fShare

Le baril de poudre financier est sur le point d’exploser. La première des choses est de dire la vérité aux Français. Qui a envie de vivre l’expérience de la voltige s’il n’en fait pas le choix ?

Bank 15 06 2019

En Grèce lors de la crise de la dette, quelques jours avant le référendum du 5 juillet 2015. Je veux dire à la crise qui arrive que nous sommes là et que nous résisterons.
Le laisser-faire est la folie qui nous conduit vers cette situation alarmante.

Les dirigeants politiques ont été et sont dans un déni total de la réalité en nous convertissant à l’argent facile de la finance de l’ombre.

Le résultat sera une fulgurante déflagration financière qui laminera des économies entières, des nations. La prochaine crise sera pire que celle de 2008 et se positionnera à 254.000 milliards d’euros.

Au travers ce qu’on appelle la crise des gilets jaunes s’exprime l’émotion, le ressenti des Français et vise à dénoncer les effets néfastes pressentis de l’argent facile. Les plus fragiles de nos concitoyens savent déjà dans leur quotidien que l’argent vaut de moins en moins.

Nous allons tous faire naufrage. Et chacun doit payer son écot à la société.

Qu’en est-il du rôle de l’Etat ? Il est devenu hyper régulateur et s’est transformé en exportateur financier.

« Les dirigeants politiques ont été et sont dans un déni total de la réalité en nous convertissant à l’argent facile de la finance de l’ombre. »

Tout dans notre économie est devenu “low” : low taux, low salaires… seule la misère ne sera pas low. Il semblerait que les chiffres des analyses aient adopté cette étrange et dangereuse tendance low.

Est-ce qu’on ne voit rien ou est-ce qu’on ne veut rien voir de l’urgence, lorsqu’on constate qu’aux Etats-Unis une hausse du déficit budgétaire de 77% par rapport à 2018 a été enregistrée. Dans les deux cas, les experts nient l’urgence et pas de réaction observée…

L’examen de la situation de la France mérite de l’honnêteté. Avec un taux de 1,5% de croissance une annonce de la reprise de l’économie est une fausse annonce. Je dénonce et affirme que la tendance est à la décroissance. L’analyse claire des chiffres montre 0,3% de croissance rêvée au premier trimestre 2019. Le chiffre de 1,5% de croissance annuelle nous parle d’une baisse par rapport à 2018 et 2017. La courbe de la trajectoire économique n’est donc pas celle de la réelle croissance que l’on nous vend.
Qu’en est-il du pouvoir d’achat qui aurait été injecté et qui aurait dû entraîner un regain de consommation ? L’effet attendu ne s’est pas produit, car dans la réalité le Français, qui le peut encore, essaie d’épargner en prévision d’un futur incertain annoncé.
La dynamique ne se crée pas et bute sur des problèmes structurels franco-français. Le taux de chômage est structurel. Les responsables politiques annoncent la reprise et les entreprises rencontrent des difficultés à embaucher. Il nous manque de l’invention, de l’innovation, il nous manque les moteurs de la relance et la confiance.

Je m’interroge et demande où est la croissance, quand on peut constater que dans le domaine du commerce extérieur le ratio français exportation sur PIB reste faible et que pour les entreprises les gains de productivité restent également incroyablement faibles.

Donc où est la croissance ? Je cherche la croissance.

Les problèmes sont tragiques, le baril de poudre financier est sur le point d’exploser.

La France doit se préparer avant l’explosion de la bulle des dettes. En sortant du déni et en parlant vrai et honnête en économie.
Je trouve scandaleux qu’en France, soient posées autant de barrières à l’initiative d’entreprendre. Il est important de faciliter le développement de l’investissement, mais il est important aussi que les entreprises participent à hauteur raisonnable à la contribution au budget de l’Etat. Il est important aussi que l’Etat opte pour de vraies économies réalistes, mais qu’il n’intervienne plus au travers de participations dans des entreprises privées.

« Tout dans notre économie est devenu “low” : low taux, low salaires… seule la misère ne sera pas low. »

La France doit se préparer sur cette base. Il faut en finir avec le surplus d’argent injecté par les banques centrales, argent qui n’arrive jamais au niveau de l’économie réelle mais dans les caisses des banques qui l’ont transformé en emprunt d’Etat.La conséquence est que les Etats ont emprunté de plus en plus et trop.

C’est la combinaison de ces deux éléments qui a créé la dette abyssale. 254.000 milliards d’euros.

Les Etats ont profité de cette situation, les entreprises et les ménages ont emprunté à bon marché. Cela s’avère être un drame.
La crise du surendettement est arrivée au niveau mondial. Pour rembourser cette dette dite publique, les Etats peuvent augmenter les revenus par le biais des impôts ou baisser les dépenses de l’Etat en diminuant les services publics. Cela pose problème. Nous nous trouvons à l’heure actuelle dans une situation où les banques centrales, les banques privées et les gouvernements se retrouvent tous liés et interdépendants. Par conséquence, lorsqu’une difficulté de quel ordre que ce soit apparaîtra, les trois partenaires seront concernés. Le présage de l’imminence d’une crise financière trente fois plus puissante que celle de 2008 affectera tous les citoyens avec une force considérable.

A ce jour environ 10% du bilan des banques est en “bons d’Etat” avec une pondération de 0% sans garantie. Les banques privées que nous connaissons ont tout intérêt à le faire car cela ne leur coûte rien en fonds propres et délivre de grasses marges.

La réglementation financière (Bale III) a réglé les dérèglements de 2008, nous sommes en 2019 et le problème est qu’il n’y a pas de réglementation contre les dérèglements de 2019. Le seul élément de réglementation qui aurait pu réduire cet appétit d’emprunt public des Etats n’a pas été proposé pour des raisons purement politiques. Pour exemple les dettes de l’Etat américain ont augmenté de 77% sur les 3 premiers mois de cette année. A mon avis, cela va encore faire augmenter aux Etats-Unis le coût des emprunts et entraîner la finance mondiale dans une spirale mondiale. Dès que les Etats-Unis seront en récession, c’est le monde entier qui sera en difficulté dont l’Europe et la France avec un effet direct sur la consommation des ménages.

Alors que faut-il faire ?

La première des choses à faire est de dire la vérité. La vérité aux Français, oui, elle leur est due par respect, par respect de leur travail aussi.
L’heure n’est plus au silence, l’heure n’est plus aux mensonges. L’heure est venue d’apprendre à reconnaître les erreurs. Nous nous trouvons au bord du précipice, lequel d’entre nous a envie de vivre l’expérience de la voltige s’il n’en fait pas le choix ?

« Il faut en finir avec le surplus d’argent injecté par les banques centrales, argent qui n’arrive jamais au niveau de l’économie réelle mais dans les caisses des banques qui l’ont transformé en emprunt d’Etat. »

Il y a urgence à adopter une série de mesures imposées. Elles devront être équitables.
A ce stade il est important de souligner que les entreprises ne paient quasiment pas d’impôts et c’est pourquoi la participation des entreprises au budget de l’Etat reste proportionnellement trop faible. Il faudra donc en urgence remonter ce taux de participation, en revanche il faut faire diminuer au plus vite les charges sociales qui elles sont indécemment trop élevées.

En ce qui concerne la tension française entre les riches et les pauvres (y compris la classe moyenne), il faut recréer l’équilibre de participation privée à la bonne marche de la nation en créant une tranche supplémentaire pour les salaires annuels de plus d’un million d’euros.

La combinaison de ces deux éléments permettra rapidement de remonter les revenus de notre Etat et de le libérer progressivement de sa dette.

Un élément fondamental sera le désengagement de l’Etat du secteur privé pour n’agir que sur le cadre économique et non l’impliquer directement au travers de participations dans des entreprises.

La responsabilité des hommes de bien qui savent est engagée. C’est par leur inaction que la bulle financière explosera.

Source(s) : Huffingtonpost.fr via Contributeur anonyme

https://www.crashdebug.fr/international/16139-une-crise-financiere-trente-fois-plus-puissante-qu-en-2008-est-imminente-mais-nous-sommes-dans-le-deni-huffingtonpost

La vérité sur… le fonds d’investissement aux centaines de milliards d’Apple


La vérité sur… le fonds d’investissement aux centaines de milliards d’Apple

Par Gilles Fontaine le 29.06.2019 à 13h42ABONNÉS

Filiale du géant high-tech américain, le fonds d’investissement Braeburn Capital opère sous le radar depuis 2005 en contournant toutes les règles fiscales. Son encours : plus de 225 milliards de dollars. Révélations.

La vérité sur… le fonds d'investissement aux centaines de milliards d’Apple

Mission principale de la filiale d’Apple en charge de la gestion des actifs : gérer et placer au mieux les énormes quantités de cash générées pas les ventes de ses produits.AFP

Bienvenue à Reno, riante bourgade du Nevada posée au pied des montagnes et réputée pour son rodéo de classe internationale, sa course d’avions en rase-mottes, ses casinos… Nettement moins connue du grand public, et pour cause, est la transhumance opérée par des dizaines d’entreprises de l’univers high-tech au cours des dernières décennies vers ce petit coin désertique à la météo plutôt clémente : les températures en été tournent ici autour des 22 degrés et les précipitations sont généralement bien étalées tout au long de l’année.

90 % logés à l’étranger

Parmi ces entreprises discrètement installées dans la région figure un nom qui fait fantasmer le monde de la finance et les journalistes depuis des années : Braeburn Capital. La Braeburn est une variété de pommes néozélandaises. C’est aussi une filiale du groupe Apple, fondée en 2005, et en charge de la gestion des actifs du géant high-tech américain. En clair, sa mission principale est de gérer et de placer au mieux les énormes quantités de cash générées pas les ventes de produits Apple. La totalité des sommes sous gestion dépasse aujourd’hui les 225 milliards de dollars, dont 90 % seraient logés dans des filiales étrangères, ce qui en fait l’un des fonds d’investissement les mieux dotés de la planète.

La filiale d’Apple opère sous le radar depuis sa création, mais elle n’est pas totalement invisible. Elle possède sa page Facebook, dans la rubrique  » entreprise locale « , et affiche chichement 44 mentions « like ». Quelques clics sur Google permettent même de localiser l’entreprise.

Celle-ci était initialement installée au 730 Sandhill Road, à Reno. Ironie du sort, c’est aussi le nom de la rue où sont domiciliées les plus grandes sociétés de capital-risque de la Silicon Valley, à Menlo Park.

Un vétéran à sa tête

Braeburn Capital a déménagé dans le courant de l’année 2012, à deux blocs de son ancienne adresse, au 6900 Boulevard McCarran. Le bâtiment est quelconque, sans charme et sans style, typique des petits immeubles de bureaux des zones d’activités commerciales américaines. Une simple plaque indique les bureaux de la filiale d’Apple, au deuxième étage, suite 3020. La banque d’investissement Merrill Lynch dispose également de locaux dans le même bâtiment, au rez-de-chaussée. La typologie des lieux semble indiquer qu’il s’agit plus que d’une simple boîte aux lettres pour la filiale financière d’Apple. Son patron est un vétéran de la finance : Jeffrey Power dirige l’organisation depuis près de six ans. La cinquantaine, visage rond et poupin, ce Californien est passé par Wells Fargo, le fonds d’investissement KKR et le site de e-commerce eBay avant de rejoindre la firme de Cupertino.

Impossible d’en savoir plus, ni sur le style de décoration du bureau de Jeff Power, ni sur le nombre de personnes travaillant sur place. A l’instar de tous les hedge funds, celui d’Apple se montre extrêmement discret sur ses activités. Et Braeburn Capital dévoile évidemment le moins d’informations possible sur la nature de ses participations. Mais, contrairement à un hedge fund, le fonds d’Apple ne se limite pas à accepter des investisseurs avertis. Ils placent l’argent des actionnaires du groupe, des investisseurs ordinaires, exactement comme le ferait un quelconque fonds commun de placement, mais sans jamais leur expliquer ce qu’ils possèdent réellement.

Dans un article intitulé «  Apple est un hedge fund qui fabrique des téléphones  » et publié en août 2018 par The Wall Street Journal, deux chercheurs de l’université de Washington, Thomas Gilbert et Christopher Hrdlicka, dénoncent l’opacité des grands groupes dans leurs stratégies d’investissement et celle d’Apple en particulier. «  Quand vous achetez des actions Apple, vous prenez aussi une part dans l’un des plus gros fonds d’investissement au monde, écrivent-ils. Apple se comporte comme un hedge fund en soutenant son portefeuille de valeurs avec 115 milliards de dollars de dettes. « 

Attributs du paradis fiscal

Ce n’est pas un hasard si les dirigeants d’Apple ont choisi Reno pour y installer leur bras armé financier. Ils auraient pu choisir de se rapprocher de Wall Street, où sont installés la plupart des autres hedge funds, leurs concurrents. Mais ils n’auraient pas trouvé la même qualité de vie aussi bon marché avec ses casinos géants et ses chambres d’hôtel de luxe à moins de 70 dollars la nuit. Toute l’ingénierie de Braeburn Capital repose sur le savoir-faire et la capacité de ses dirigeants à trouver des astuces fiscales légales dans le monde entier pour éviter de payer des impôts. Et l’Etat du Nevada est sans doute l’un des meilleurs endroits aux Etats-Unis pour faire ce genre de chose. Surtout quand le siège social de son entreprise se situe à moins d’une heure d’avion de la Californie, plus précisément à Cupertino, dans le sud de la Silicon Valley, où le taux d’imposition sur les sociétés est de 8,84 %. Dans le Nevada, c’est 0 %. La firme à la pomme n’est évidemment pas la seule à profiter de l’extrême largesse de cet Etat en matière de fiscalité sur les entreprises. Des dizaines d’autres ont ouvert une filiale, pour les mêmes motifs, dans les environs de Reno, parmi lesquels Oracle, Microsoft, Cisco, ou encore Harley Davidson. Et elles sont probablement des milliers à disposer au moins d’une adresse postale dans l’Etat du Delaware, sur la côte est des Etats-Unis, qui possède tous les attributs d’un paradis fiscal.

Mécanismes planétaires

A chaque fois qu’est acheté un Mac, un iPhone, un iPad, ou tout autre produit de la marque Apple, une partie des bénéfices de cette vente est généralement déposée sur des comptes contrôlés par Braeburn. L’argent est ensuite investi dans des actions, des obligations ou d’autres produits financiers. Plus tard, lorsque ces investissements commencent à produire leurs dividendes, ils peuvent être mis à l’abri des autorités fiscales californiennes grâce à l’adresse du quartier général de Braeburn, à Reno dans le Nevada. Et sa miraculeuse fiscalité des entreprises à 0 %.

Le fabricant de l’Apple Watch est un orfèvre en matière d’optimisation fiscale. Et les stratèges de Braeburn sont parvenus à étendre ces mécanismes à l’échelle planétaire. «  Quand un iPhone est vendu où que ce soit dans le monde, les profits sont légalement exportés, sous la forme d’une redevance vers un pays à la fiscalité avantageuse « , explique Jean-Louis Gassée, ancien vice-président d’Apple. L’entreprise a été l’une des pionnières, à partir des années 1980, d’une technique comptable connue sous le nom de  » Double Irish With a Dutch Sandwich « , le Double irlandais et sandwich hollandais, qui permet de réduire substantiellement les impôts en faisant transiter les bénéfices par des filiales irlandaises et aux Pays- Bas, puis de les expédier vers les Caraïbes. Cette technique est aujourd’hui utilisée par des centaines d’autres entreprises et pas seulement issues du monde de la tech. Certaines ont carrément fait le copier-coller des méthodes d’Apple.

Pressions politiques

 » Le problème des réserves de cash d’Apple est que ça se voit et que l’enjeu devient très politique « , commente Jean-Louis Gassée. Les financiers de Braeburn jouent au chat et à la souris avec la Commission européenne et l’administration Trump, qui réclament chacune leur part de cet incroyable trésor de guerre. «  Mais les actionnaires font également pression, analyse Daniel Pinto, fondateur de Stanhope Capital. Soit vous rendez l’argent, soit vous montrez que vous pouvez en faire quelque chose. «  Que faire avec plus de 225 milliards de dollars ? Racheter Tesla ou Disney ? Dans son roman paru en début d’année Le jour où Apple a acheté la Grèce, Jean-Cédric Michel suggère une autre voie : racheter la dette grecque pour imposer un nouveau logiciel Apple Tax permettant de collecter facilement la TVA. Absurde ou visionnaire ?

https://www.challenges.fr/high-tech/la-verite-sur-le-bras-arme-financier-d-apple_661191

LES MINI-BOTS ITALIENS VONT-ILS TUER L’EURO ?

LES MINI-BOTS ITALIENS VONT-ILS TUER L’EURO ?

PUBLIÉ PAR PHILIPPE HERLIN | 13 JUIN 2019 | ARTICLES1710 

Une dizaine de jours après l’élection européenne, la Commission européenne, par la voix de son commissaire Pierre Moscovici, a annoncé une « procédure de déficit excessif fondée sur la dette » envers l’Italie (bizarrement pas la France, qui souffre pourtant d’un déficit public supérieur…). Comme pour répondre à cet affront, le Parlement italien a voté – à l’unanimité, il faut le signaler – une motion concernant la création de « mini-BOTs », c’est-à-dire de Bons du Trésor ordinaires (Buoni Ordinaro del Tresorio) de montant unitaire faible (« mini »), du niveau d’un billet de banque, pour pouvoir être utilisé couramment. Ils n’offriraient pas d’intérêts et seraient sans échéance, ce qui les assimileraient à des monnaies traditionnelles.

Ces mini-BOTs répondraient à un problème concret et lancinant : l’État italien a des arriérés de paiement d’environ 60 milliards d’euros envers les entreprises italiennes. Solder cette dette creuserait le déficit et l’endettement public de façon importante, ce que Bruxelles interdit. D’où l’idée des mini-BOTs, qui seraient émis pour le montant de cette dette, versés aux entreprises, qui pourraient ensuite s’en servir pour payer leurs impôts, sans que les « critères de Maastricht » ne soient affectés.

Ensuite, ce circuit fermé (État-entreprises-État) pourrait s’élargir : les entreprises pourraient utiliser ces mini-BOTs entre elles, puis pour payer une partie des salaires de leurs salariés et, ainsi, les particuliers pourraient les utiliser. Ces mini-BOTs deviendraient alors une véritable monnaie parallèle. Dans ce modèle, 1 mini-BOT = 1 euro, on resterait dans le cadre de l’euro, même si cette création monétaire irait à l’encontre des traités européens qui imposent une monnaie unique.

L’étape suivante consisterait à décréter que 1 mini-BOT = 1 « nouvelle lire », par exemple, et qu’elle soit cotée sur le marché des changes aux côtés des autres devises, dont l’euro, pour se retrouver dans un système à deux monnaies. La marche ultime serait de convertir, du jour au lendemain, les avoirs en euros dans la nouvelle monnaie (1 euro = 1 nouvelle lire). Et voilà l’Italie sortie de l’euro ! L’Italexit est mis en œuvre. Tout ceci relève de la fiction, bien entendu, mais les Italiens viennent tout de même de décider d’en écrire la première page avec cette motion parlementaire.

Il y a juste un petit oubli dans ce scénario : la balance Target2. Ce système de compensation entre les banques centrales de la zone euro traduit les déséquilibres des balances des paiements entre les pays (quand un Italien achète une Mercedes, cela se concrétise par une créance de la Banque centrale allemande sur la Banque centrale italienne). Le déficit se creuse pour l’Italie (500 milliards d’euros) tandis que les créances explosent pour l’Allemagne (plus de 900 milliards d’euros), qui serait ainsi la grande perdante d’un Italexit ! Un cataclysme susceptible de faire exploser la monnaie unique.

Alors, finalement, peut-être que ces mini-BOTs ne sont qu’un moyen de pression sur Berlin, le vrai patron en Europe, pour que le gouvernement italien puisse légèrement accroître son déficit budgétaire (qui restera inférieur au déficit français, mais personne ne vient embêter Macron, moins turbulant que Salvini il est vrai…). Ou peut-être pas ; les Italiens auraient déjà pris la décision de s’affranchir de la monnaie européenne, et ils y vont pas à pas. Les mois qui viennent seront cruciaux, et la perspective d’une nouvelle crise de l’euro, d’un niveau nettement supérieur à la crise grecque en 2011, se renforce.

La reproduction, intégrale ou partielle, est autorisée dès lors qu’elle est accompagnée d’un lien vers la source originale.


PHILIPPE HERLIN CHERCHEUR EN FINANCE / DOCTEUR EN ÉCONOMIE

https://or.fr/actualites/mini-bots-italiens-vont-ils-tuer-euro-1559

Le FMI met les USA en garde contre les risques commerciaux et financiers

Finance et marchés

Le FMI met les USA en garde contre les risques commerciaux et financiers

LE FMI MET LES USA EN GARDE CONTRE LES RISQUES COMMERCIAUX ET FINANCIERS

Le Fonds monétaire international (FMI) a prévenu les Etats-Unis qu’une aggravation des différends commerciaux ou un retournement brutal des marchés financiers présenteraient des risques importants pour leur économie. /Photo prise le 8 avril 2019/REUTERS/Yuri Gripas YURI GRIPAS

WASHINGTON (Reuters) – Le Fonds monétaire international (FMI) a prévenu les Etats-Unis qu’une aggravation des différends commerciaux ou un retournement brutal des marchés financiers présenteraient des risques importants pour leur économie

Dans un rapport publié jeudi, le FMI estime que les Etats-Unis pourraient réaliser 2,6% de croissance cette année, alors qu’il ne projetait que 2,3% en avril.

Le Fonds conseille malgré tout à la Réserve fédérale de s’abstenir de relever à nouveau les taux d’intérêt car une telle décision freinerait la croissance.

« Une aggravation des différends commerciaux en cours ou le retournement brutal d’un marché financier encore récemment exubérant représentent des risques tangibles pour l’économie américaine », écrit le FMI.

Ce dernier se montre critique vis-à-vis de la méthode suivie par les Etats-Unis, à coups de droits de douane, pour rééquilibrer les relations commerciales internationales et il estime qu’il est tout particulièrement important de résoudre le différend commercial avec la Chine car il représente une menace sérieuse pour l’économie mondiale.

Le FMI juge en outre que le système financier américain est de plus en plus vulnérable à un éventuel durcissement des conditions de financement, observant que l’endettement des entreprises n’a jamais été aussi élevé et que les normes de crédit se sont relâchées.

« Un retournement brutal de cet environnement accommodant, agissant en interaction avec les passifs des entreprises, pourrait provoquer un tassement significatif de l’activité, de l’investissement et de la création d’emplois », dit encore le Fonds.

« Le système financier paraît sain mais les risques à moyen terme pour la stabilité financière sont en hausse », poursuit le FMI, qui ne manque pas de reprocher aux régulateurs américains de ne pas faire grand chose pour parer à ces risques et d’au lieu de cela d’assouplir les contraintes réglementaires.

(Jason Lange, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Juliette Rouillon)

https://www.challenges.fr/finance-et-marche/le-fmi-met-les-usa-en-garde-contre-les-risques-commerciaux-et-financiers_657292