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US : l’industrie pétrolière et gazière en déclin …

US : l’industrie pétrolière et gazière en déclin …


… Les grandes banques assèchent les financements et se préparent à saisir les actifs de l’industrie pétrolière et gazière en déclin 


Par Justin Mikulka − Le 13 avril 2020 − Source DeSmog

Opérations de l’industrie pétrolière dans le bassin permien du Texas. Crédit : Justin Hamel © 2020

Les finances de l’industrie pétrolière et gazière sont si lamentables que les grandes banques qui ont financé, à perte, le boom de la fracturation envisagent maintenant de prendre la mesure inhabituelle de saisir les compagnies pétrolières qui n’ont pas les moyens de rembourser les prêts bancaires.

Reuters a rapporté que les banques étudient la possibilité de saisir les actifs des compagnies pétrolières car la voie plus traditionnelle de la faillite entraînera des pertes énormes pour les banques – alors que la saisie des actifs et leur conservation jusqu’à l’augmentation des prix du pétrole réduirait probablement ces pertes.

Buddy Clark, du cabinet d’avocats Haynes and Boone, a expliqué à Reuters que « les banques peuvent maintenant brandir de manière crédible la menace de saisir les compagnies et leurs propriétés si elles ne remboursent pas leurs prêts ».

Alors que la saisie des actifs des emprunteurs qui ne peuvent pas rembourser leurs prêts est courante dans des secteurs comme l’immobilier – en particulier l’immobilier résidentiel – c’est une mesure inhabituelle pour l’industrie du pétrole et du gaz. Reuters explique que la dernière fois que cela s’est produit, c’était lors du crash pétrolier de la fin des années 1980. Lors du dernier krach pétrolier, lorsque le prix du baril de pétrole est passé de plus de 100 à 40 dollars, il y a eu une série de faillites, mais les banques n’ont pas saisi les actifs.

La différence maintenant est que les compagnies exploitant le pétrole de schiste ont continué à augmenter leur dette – grâce aux prêts des banques – au point que la plupart de ces compagnies ne sont pas viables avec des prix du pétrole bas. Comme l’a récemment fait remarquer un observateur de l’industrie dans le New York Times« C’est comme la fin des années 80 qui était si mauvaise ».

Un nouveau point de vue qui n’existait pas dans les années 80 est le changement radical de sentiment de la part de certaines parties de la communauté des investisseurs sur la viabilité de l’industrie pétrolière. Jim Cramer, conseiller en investissement à la télévision CNBC, a déclaré que les actions pétrolières étaient dans leur « phase terminale » en janvier, avant que les prix du pétrole ne s’effondrent aux niveaux actuels et que le coronavirus n’assèche la demande mondiale de pétrole.

Plus récemment, dans un remarquable article d’opinion pour Seeking Alpha, Kirk Spano conseillait aux investisseurs de se retirer de l’industrie dès maintenant en expliquant de façon unique pourquoi il était urgent de le faire :

Nous sommes sur le point d’assister à une vague massive de faillites d’entreprises d’exploitation de schiste bitumineux gérées par des cadres voleurs qui ont emprunté sur des actifs et se sont payé des primes pendant des années sans se soucier de la valeur pour les actionnaires.

Alors que DeSmog a commenté les problèmes de fraude potentielle dans l’industrie avec des cadres qui s’enrichissent eux-mêmes alors que les entreprises qu’ils dirigent ont perdu de l’argent, il s’agit d’un changement d’attitude décidé lorsque des sites comme SeekingAlpha appellent les investisseurs à sortir et à « poursuivre les dirigeants qui ont presque tous manqué à leurs obligations fiduciaires ».

C’est pourquoi les banques envisagent maintenant de saisir les actifs des compagnies pétrolières en faillite – c’est une mauvaise option pour les banques mais c’est la meilleure qui reste.

Selon Moody’s, au troisième trimestre 2019, 91 % des dettes d’entreprises américaines en défaut de paiement étaient dues à des sociétés pétrolières et gazières.

Souvenez-vous, c’était AVANT la guerre des prix et le coronavirus. L’industrie pétrolière était déjà en difficulté avant le début de la crise actuelle.

Le financement des ventes d’actifs pétroliers a disparu

Il est compréhensible que ces mêmes banques qui ont financé l’industrie et le boom du pétrole de schiste ne soient pas intéressées à accorder de nouveaux prêts aux entreprises pour qu’elles acquièrent des actifs. Cela pose un autre problème majeur, même pour les plus grandes compagnies pétrolières qui avaient prévu de financer les opérations actuelles déficitaires en vendant des actifs.

BP avait prévu de vendre ses actifs en Alaska à la société Hilcorp pour 5,6 milliards de dollars, mais il apparaît maintenant que les grandes banques ne sont pas prêtes à prêter cet argent à Hilcorp – ce qui, selon le Wall Street Journal, signifie que l’accord est probablement mort.

C’est un exemple de la façon dont la dépendance de l’industrie pétrolière à l’égard de la dette finit par causer de sérieux problèmes. Comme nous l’avons souligné, les compagnies qui fracturent le schiste pour du pétrole ont toujours compté sur la dette, mais jusqu’à récemment, ce n’était pas un problème pour les grandes compagnies pétrolières comme BP.

Le Wall Street Journal rapporte que la raison pour laquelle BP voulait vendre ces actifs est que celle-ci est également très endettée et qu’elle prévoyait d’utiliser cette vente d’actifs pour rembourser une partie de sa dette.

Cela n’augure rien de bon pour les projets d’Exxon de financer ses activités courantes par la vente d’actifsExxon avait annoncé son intention de lever 15 milliards de dollars cette année grâce à la vente d’actifs, mais il semble qu’aucun prêteur ne soit disposé à risquer ces sommes dans des entreprises désireuses d’acheter des actifs pétroliers et gaziers.

Exxon & Total n’ont pas généré suffisamment de liquidités… pour couvrir … les dépenses et les dividendes… BP a pu couvrir son dividende, mais… les niveaux d’endettement ont augmenté. Shell avait besoin de vendre des actifs pour couvrir ses dividendes et ses rachats

La fracturation hydraulique survit par la dette, sans nouveaux prêts, elle ne peut pas continuer

Comme nous l’avons documenté sur DeSmog, au cours des deux dernières années, l’industrie américaine de la fracturation a emprunté environ 250 milliards de dollars de plus que ce qu’elle a gagné en vendant du pétrole et du gaz issus des technique de fracturation. Cela a rendu très riches de nombreux PDG de l’industrie du fracturation et une grande partie de cet argent est également allé aux banquiers de Wall Street – et ils ne le rendront pas.

Sans la possibilité d’emprunter davantage, l’industrie sera décimée. Dans un article du New York Times de la semaine dernière, la journaliste Bethany McLean a souligné cette réalité.

Le livre de McLean, Saudi America, a mis en lumière les failles fatales des finances de l’industrie de la fracturation et son article actuel résume la réalité des finances délirantes de l’industrie de la fracturation.

« En réalité, le rêve a toujours été une illusion, et son effondrement était déjà en cours. C’est parce que la fracturation du pétrole n’a jamais été financièrement viable », écrit McLean.

Les choses qui ne sont pas viables ont généralement une fin. Un jour.

De plus, la fracturation semble être une énorme bulle alimentée par la dette, et les tentatives d’éviter de le reconnaître sont probablement vouées à l’échec

Les banques le savent, c’est pourquoi elles n’accordent plus de prêts aux compagnies d’extraction de pétrole de schiste et prennent la dernière mesure désespérée de saisir les actifs des compagnies pétrolières.

Mais les banques savent aussi autre chose. Les banques sont les premières à être renflouées et elles auront beaucoup d’argent pour s’en sortir. Les grandes banques ont provoqué la crise du logement en accordant des prêts douteux – et elles ont été renflouées.

Les grandes banques ont financé l’industrie de la fracturation qui a perdu de l’argent au cours de la dernière décennie, tout comme elles ont financé la crise du logement. Mais la réalité est que, tout comme dans la crise du logement, les prochains renflouements protégeront les banques.

Ce qui est différent dans cette crise, c’est que le marché du logement a rebondi et continue à représenter une grande partie de l’économie américaine. Si des gens comme Jim Cramer ont raison et que l’industrie pétrolière est dans sa « phase terminale » – le financement futur de l’industrie pétrolière par ces banques pourrait ne pas continuer avec le laxisme imprudent qui a alimenté le grand désastre de la fracturation aux USA.

Justin Mikulka

Note du Saker Francophone

Cet article est tiré d'une série : L’industrie du schiste argileux creuse plus de dettes que de bénéfices

Traduit par Hervé, relu par Wayan pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/les-grandes-banques-assechent-les-financements-se-preparent-a-saisir-les-actifs-de-lindustrie-petroliere-et-gaziere-en-declin

Royal Air Maroc apporte des précisions sur les vols spéciaux pour le retour des Marocains à l’étrange

about:blankÉCONOMIE ET FINANCE

Royal Air Maroc apporte des précisions sur les vols spéciaux pour le retour des Marocains à l’étranger

LE 9 JUILLET 2020
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Faisant suite au communiqué du gouvernement marocain autorisant le déplacement par voies aérienne et maritime entre le Maroc et le reste du monde sous certaines conditions, Royal Air Maroc annonce dans un communiqué qu’elle mettra en place un nouveau programme de vols qui sera adapté aux conditions imposées par le gouvernement dans le cadre de cette opération.PUBLICITÉAds by Teads

La Compagnie Nationale tient à signaler qu’il s’agira de vols spéciaux qui seront programmés, en parfaite coordination avec les autorités marocaines concernées. Ils concerneront un nombre limité de destinations, composé en partie de routes déjà desservies par Royal Air Maroc. Aussi, le programme devrait être finalisé pour un début de commercialisation avant la fin de cette semaine, et dès lors les modalités de vente des billets seront communiquées. 

Par ailleurs, et conformément aux recommandations des pouvoirs publics et aux normes internationales, Royal Air Maroc a mis en place des mesures de sécurité sanitaire afin de garantir la santé et la sécurité de ses clients et de son personnel. A cet effet, la Compagnie Nationale tient à préciser que le port du masque est obligatoire sur l’ensemble de ses vols et que seuls les sacs à main et les sacs pour enfants et pour ordinateurs sont autorisés à bord comme bagages cabine. Royal Air Maroc rappelle également que ses services procèdent, entre autres, à la désinfection régulière des avions et de tous les espaces empruntés par les passagers depuis l’enregistrement jusqu’à l’embarquement. De même, les mesures de sécurité sanitaire sont extrêmement respectées durant l’opération d’embarquement comme le respect de la distanciation dans la zone d’embarquement, dans les bus de transfert et dans les escabeaux et les passerelles.

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https://lnt.ma/royal-air-maroc-apporte-des-precisions-sur-les-vols-speciaux-pour-le-retour-des-marocains-a-letranger/?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Newsletter_jeudi_9_juillet_2020_alerte&utm_medium=email

« Le piège américain » de Frédéric Pierucci


Un livre sur la guerre économique menée par les Etats Unis


Par Will Dunn − Le 18 décembre 2019 − Source NewStatesMan

En début d’année, un groupe de journalistes a été autorisé à pénétrer dans le bureau de Ren Zheng-fei, le fondateur et PDG de Huawei. Lorsque les photos de la visite ont été publiées sur Internet, les lecteurs ont rapidement remarqué le choix de lecture de Ren : une traduction en mandarin du livre Le Piège Américain, dans laquelle Frédéric Pierucci a utilisé l’expérience de son arrestation et de son emprisonnement aux États-Unis pour raconter l’histoire d’une longue et discrète guerre commerciale menée par les États-Unis contre le reste du monde. La lecture de ce livre a dû être pleine d’enseignements pour Zheng-fei, dont la société est au centre de tensions entre les États-Unis et la Chine et dont la fille, Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, est actuellement assignée à résidence au Canada et risque d’être extradée vers les États-Unis pour fraude (ce qu’elle conteste). Mais comme Pierucci l’a découvert lui-même, l’agression d’entreprises étrangères par les États-Unis est une tendance établie.

Début 2013, Pierucci était invité à dîner au 57e étage de l’hôtel Marina Bay Sands à Singapour par son patron, Patrick Kron, alors PDG du géant industriel français Alstom. Parmi les cadres présents se trouvait Keith Carr, le directeur juridique du groupe. Carr et Pierucci ont brièvement évoqué « l’affaire Tarahan » : une enquête sur l’utilisation de « consultants » pour persuader des membres du gouvernement indonésien d’acheter des équipements Alstom afin de les utiliser dans leurs centrales électriques. La plupart des acteurs du secteur de l’énergie savaient que ces « consultants » soudoyaient des fonctionnaires, mais une enquête interne d’Alstom avait disculpé Pierucci lui-même de toute implication. Alors qu’ils sirotaient des cocktails, Carr a dit à Pierucci : « Vous n’avez absolument rien à craindre ».

Quelques semaines plus tard, Pierucci s’envolait pour New York pour un voyage d’affaires de routine. Il fut arrêté par des agents du FBI à sa descente d’avion et s’est retrouvé, pendant quelques heures, menotté à un mur et soumis à un interrogatoire. Encore sous le choc et le décalage horaire, il a été transféré dans une prison de haute sécurité, dans une cellule surpeuplé et sans fenêtres où les meurtres et les violences sexuelles sont monnaie courante, et on lui a dit qu’il risquait une peine maximale de 125 ans.

Pierucci a été inculpé en vertu de la loi sur les pratiques de corruption à l’étranger, qui permet au ministère de la justice (DoJ) de poursuivre des ressortissants étrangers pour des crimes – notamment de corruption – commis en dehors de sa juridiction. Si une entreprise emploie des personnes, négocie ses actions ou même stocke ses courriels (comme le fait presque tout le monde) aux États-Unis, le DoJ a le droit d’enquêter, d’emprisonner et d’infliger de lourdes amendes.

Les Américains savaient que Pierucci n’était pas le meneur des pratiques de corruption d’Alstom. Lorsque d’autres cadres d’Alstom ont été arrêtés et que le DoJ s’en est pris à la direction de l’entreprise, il est devenu évident que la liberté de Pierucci était devenue un instrument de chantage pour un accord. En avril 2014, après un peu plus d’un an de prison (sans avoir été ni condamné ni libéré sous caution), Pierucci a découvert la nature de cet accord. D’une télévision dans la salle commune de la prison, il a appris qu’Alstom avait accepté de vendre toute sa division énergie à General Electric (GE).

La France a un modèle d’investissement public dans l’approvisionnement énergétique dont le Royaume-Uni ne peut que rêver. Après le choc pétrolier de 1973, le pays a mis en œuvre le plan Messmer, un vaste programme de construction qui a permis de créer 56 centrales nucléaires. La France possède tellement d’énergie nucléaire bon marché qu’elle peut même en vendre à d’autres pays ; trois millions de foyers britanniques sont alimentés par l’électricité française. Mais en 2014, une grande partie de l’infrastructure nucléaire française – y compris les centrales elles-mêmes – est devenue propriété américaine. [Étonnant, c’est plus EDF qui possède les centrales, Alsthom ne fait que la maintenance même si c’est stratégique, NdT]

Pierucci et son partenaire en écriture, le journaliste d’investigation Matthieu Aron, ont élaboré un compte-rendu détaillé des machinations qui ont permis cet acte de « guerre économique ». On y voit des lobbyistes se frayer facilement un chemin depuis les bureaux de Barack Obama et d’Emmanuel Macron jusqu’à la salle du conseil d’administration de GE ; des auditeurs ne voyant que ce pour quoi ils sont payés ; des petits actionnaires voyant leurs investissements s’évaporer tandis que Patrick Kron, qui était le PDG de la société pendant la majeure partie de la période où Alstom soudoyait les marchés de l’énergie dans le monde entier, quitte l’entreprise avec les honneurs et un parachute doré de plus de 12 millions d’euros.

Au-delà du fait qu’il y a de la corruption partout et qu’elle n’est punie que lorsque cela est opportun, ce livre a quelque chose d’important à dire sur le monde d’aujourd’hui. Alors que Trump cherche à empêcher la croissance industrielle de la Chine en utilisant les droits de douane, une guerre commerciale plus subtile et plus efficace est menée depuis de nombreuses années. Tant sous les administrations républicaines que démocrates, les États-Unis cherchent à « déstabiliser », comme le décrit Pierucci, les grandes entreprises des autres nations. Des entreprises britanniques, françaises, suédoises, russes et allemandes ont payé des dizaines de milliards d’amendes lorsque les États-Unis ont étendu leur juridiction légale au monde entier. Les États-Unis ne sont pas non plus les seuls à mener ce combat : Carlos Ghosn, l’ancien PDG de Nissan-Renault, a été arrêté au Japon pour crime financier mais proteste contre le fait qu’il fasse l’objet d’une « conspiration » à motivation politique, alors que le Japon et la France se bousculent pour le contrôle de la production automobile.

Plus important encore, il confirme que si les hommes politiques se positionnent du côté du marché libre ou de l’État, il s’agit d’un mensonge. Aucun marché n’est totalement libre, et les deux sont toujours liés – parfois bien plus que ce que l’on pourrait imaginer.

Will Dunn

Traduit par Wayan, relu par Hervé pour le Saker Francophone

« Le piège américain » de Frédéric Pierucci


Un livre sur la guerre économique menée par les Etats Unis

https://lesakerfrancophone.fr/le-piege-americain-de-frederic-pierucci


L’EFFONDREMENT DE L’ÉCONOMIE MONDIALE RÉVÈLE L’ÉCHEC COMPLET DU CAPITALISME NÉOLIBÉRAL

Choix de l’éditeur économique 25.04.2020 – 2,240 vues    4.4 ( 7 votes)

L’EFFONDREMENT DE L’ÉCONOMIE MONDIALE RÉVÈLE L’ÉCHEC COMPLET DU CAPITALISME NÉOLIBÉRAL

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Écrit par le Dr Leon Tressell exclusivement pour SouthFront

  • Fitch Ratings, «une récession mondiale sans précédent en cours»
  • Selon l’économiste Sven Heinrich, «les banques centrales sont des armes de destruction économique massive».

Au fur et à mesure que les jours passent, des données affluent pour révéler les immenses dégâts économiques causés par la pandémie de coronavirus. La plupart des politiciens et des experts économiques rejetteront la responsabilité de l’ouragan économique, provoquant des dizaines de millions de chômeurs, sur les blocages du coronavirus. Fitch Ratings  a donné un bref aperçu de la catastrophe économique en cours qui, selon elle, se prolongera jusque dans les années 2020:

«Le PIB mondial devrait désormais chuter de 3,9% en 2020, une récession d’une profondeur sans précédent dans l’après-guerre. Ceci est deux fois plus important que le déclin prévu dans notre mise à jour GEO du début avril et serait deux fois plus grave que la récession de 2009. »

«La baisse du PIB équivaut à une baisse de 2,8 milliards de dollars des niveaux de revenu mondiaux par rapport à 2019 et à une perte de 4 500 milliards de dollars par rapport à nos attentes avant virus pour le PIB mondial de 2020. Fitch s’attend à une baisse du PIB de la zone euro de 7%, du PIB américain de 5,6% et du PIB britannique de 6,3% en 2020. »

Pourtant, au début de cette année, les médias financiers et les classes politiques du monde entier faisaient des prévisions optimistes sur la façon dont nous allions connaître une croissance économique modérée cette année, bâtie sur des bases économiques solides. Il n’y avait aucune raison de s’inquiéter ou de s’alarmer de laisser le capital mondial opérer sa magie et ses retombées économiques assureraient à tous un niveau de vie élevé.

Avance rapide de 4 mois et une pandémie de santé mondiale a révélé à quel point les fondements économiques de l’ordre économique néolibéral qui ont été annoncés comme un tel succès depuis l’ère Reagan-Thatcher des années 1980 ont été peu profonds, fragiles et instables. Ces fondations ont été construites sur des taux d’intérêt infiniment bas, une augmentation exponentielle de la dette publique et privée (envoyant la dette mondiale au-dessus de 250 billions de dollars) et une augmentation massive des inégalités sociales et économiques. Parallèlement à cela, il y a eu l’exploitation intense des nations dans le monde en développement et l’utilisation de guerres de changement de régime comme des prises de ressources nues qui cimentent le modèle économique néolibéral en place.L’économie mondiale ralentissait en 2019 et se dirigeait vers une récession mondiale . L’économie japonaise était déjà entrée en récession au dernier trimestre 2019,Pendant ce temps, les données PMI de la Chine et de l’Allemagne ont indiqué qu’elles planaient juste à l’extérieur du territoire de la récession.L’économie mondiale à la fin de 2019 était au bord du gouffre et avait juste besoin d’un catalyseur ou d’une épingle pour éclater la bulle de tout ce qui a vu une inflation massive des prix. d’actifs papier à travers le monde, allant des actions et obligations aux dérivés tels que les obligations de prêts garantis.

La croissance économique anémique qu’a connue le capitalisme mondial depuis la dernière crise financière, il y a à peine 12 ans, a été basée sur une expansion gigantesque de la masse monétaire mondiale, les banques centrales et les gouvernements estimant à tort que la seule façon de soutenir notre dette était alimentée le système économique devait créer de plus en plus de dettes.

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Les 12 dernières années depuis la crise financière mondiale de 2008 ont vu un transfert de richesse sans précédent des classes ouvrières à la classe milliardaire qui exerce une immense influence politique sur les gouvernements du monde entier. Les programmes de relance des banques centrales, c’est-à-dire l’assouplissement quantitatif et les taux d’intérêt historiquement bas, ont alimenté une aubaine spéculative qui a poussé les marchés financiers à des niveaux record à travers le monde.

Pendant ce temps, les gouvernements du monde entier ont cherché à donner un coup de main à la classe des milliardaires en difficulté en réduisant les gains en capital, le revenu et l’impôt sur les sociétés dans tous les domaines. La taxe de 1 billion de dollars du président Trump donnée aux élites économiques en 2017 est l’exemple le plus flagrant de ce phénomène.

Dans le même temps, les salaires de milliards de personnes ordinaires ont stagné ou baissé tandis que les prestations sociales et les soins de santé ont diminué. Nous avons maintenant une situation totalement surréaliste où 26 milliardaires contrôlent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de l’humanité, soit plus de 3,8 milliards de personnes.

Les classes ouvrières et moyennes ainsi que les pauvres sous-employés des pays en développement ont été obligés de payer les coûts de la crise économique mondiale de 2008. Une fois que la pandémie de coronavirus s’est finalement éteinte, les travailleurs de ce monde seront confrontés à une dépression économique qui rivalisera et pourrait même dépasser en gravité celle des années 1930. Les gouvernements à tous les niveaux chercheront à nouveau à faire payer aux citoyens ordinaires le coût des gigantesques dettes contractées par les renflouements du gouvernement et des banques centrales.

Dans un effort désespéré pour soutenir leur système et protéger les intérêts de leur propre classe, les banquiers centraux et les politiciens du monde entier président un autre transfert de richesse qui profite au 1% le plus riche de la société. Bloomberg a noté comment plus de 8 billions de dollars ont été imprimés de toutes pièces par les banques centrales mondiales et les gouvernements pour soutenir leur système alimenté par la dette. La majeure partie de cette horde d’argent fiduciaire est allée au service des besoins de Wall Street et de ses homologues à Londres, Paris, Francfort, Shanghai, etc. Le  Wall Street Journal  a ouvertement reconnu cette vérité dans un éditorial:

«La Fed peut penser que tout cela est essentiel pour protéger la plomberie du système financier et réduire le risque systémique jusqu’à ce que la crise du virus passe, mais ne vous y trompez pas, la Fed protège d’abord Wall Street. L’objectif semble être de relever les prix des actifs, comme l’a fait la Fed après la panique financière, et d’espérer que l’effet de richesse se répercute sur le reste de l’économie. »

À mesure que les années 2020 progressent, des inégalités massives de richesse et de santé, la faim et la pauvreté amèneront un grand nombre de personnes à remettre en question le système économique hyper financiarisé dont le seul motif est de protéger les intérêts du 1%.

Le système monétaire dominé par les États-Unis, qui accorde un traitement préférentiel à l’empire et à ses alliés, est en déclin. Son déclin sera exacerbé par les coups de marteau jumeaux de la pandémie de coronavirus et la dépression économique mondiale qui se déroule actuellement.

Au cours de la prochaine décennie, faire du monde deviendra un endroit encore plus instable alors que la puissance hégémonique de notre époque cherche à maintenir sa position dominante dans l’économie mondiale au détriment des autres nations. Les contradictions et les tensions entre les États-Unis et leur rival chinois seront considérablement exacerbées au cours de la prochaine période. Comme nous l’avons vu dans les années 1930, une fois que ces contradictions et tensions économiques atteignent un point de rupture, les superpuissances du jour ont peu de possibilités d’action à leur disposition au-delà de la guerre ou de l’apaisement de leur rival. aurait pu être évité. Si l’Espagne républicaine avait vaincu l’insurrection fasciste de Franco, l’élan vers la guerre aurait été ralenti.Cela aurait considérablement renforcé le gouvernement du Front populaire en France et stoppé les politiques d’apaisement qui ont permis à l’Allemagne nazie de se renforcer comme une tumeur cancéreuse.
Au cours de la prochaine décennie, il y aura sans aucun doute d’autres cas de ce genre où la marche en avant vers la guerre pourra être évitée.

https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&tl=fr&u=https%3A%2F%2Fsouthfront.org%2Fglobal-economic-collapse-reveals-the-complete-failure-of-neo-liberal-capitalism%2F

Coronavirus aux USA: Qui va gagner des milliards de dollars?

Michelduchaine

Défenseur de la Terre/Defender of the Earth

Coronavirus aux USA: Qui va gagner des milliards de dollars?

 ~ MICHEL DUCHAINE

Trump lui-même a nommé ces sociétés qui concluraient un partenariat public-privé historique en ce qui concerne la prétendue épidémie de coronavirus. Ces agences et entreprises se sont associées et ont été chargées des moyens suivants pour lutter contre la présumée épidémie. S’agit-il d’une crise sanitaire massive déclenchée en Amérique ou s’agit-il d’une simulation prévue par Bill Gates and Co…?

Ces entreprises et agences qui sont autorisées à s’associer avant qu’une situation d’urgence nationale ne soit déclarée. Elles doivent être examinées de près dans leur rôle pendant le verrouillage total de l’Amérique. Un effondrement économique sous nos yeux, imputé à un «virus» qui n’est peut-être qu’une simulation.

Nous assistons à la fermeture de toute la nation, les entreprises sont contraintes de fermer, les gens paniquent, les libertés sont supprimées. Quoi qu’il en soit, nous assistons au démantèlement total de la Constitution américaine.

Dans le même temps, le contrôle de la production et le contrôle de la consommation s’alignent parfaitement, ce qui ressemble au totalitarisme. Une forme de liquidation de l’Amérique a commencé.

CDC – prend le contrôle du navire en utilisant les outils de l’établissement médical des revendeurs de médicaments pharmaceutiques, tout en bénéficiant d’un renflouement. Le CDC est également nommé par des preuves publiques, pour être dans les coulisses de travailler à saboter la Constitution et la Déclaration des droits en étant impliqué dans de nombreux faux drapeaux en Amérique au cours de la dernière décennie. Accepte les dons des sociétés de santé privées et des labos pharmaceutiques.

FDA – Toujours au lit avec les revendeurs de médicaments pharmaceutiques et les fabricants de vaccins. Permet de décider quelles entreprises sont autorisées, quels médicaments pharmaceutiques peuvent être distribués et quels vaccins peuvent être administrés.

Google – Chargé de prendre le contrôle du flux d’informations en ligne, à l’aide d’un logiciel de surveillance avancé, de diagnostics en ligne et de censure. Retient toute information qu’ils choisissent d’empêcher le public de sortir des sentiers battus médicaux.

Walmart – est nommé de manière pratique pour aider à contrôler le flux de consommation, se cachant derrière un soi-disant acte de gentillesse en prêtant de l’espace de stationnement pour des tests au volant. Pendant ce temps, la reine du bien-être des entreprises, recevant 14 milliards de dollars ou plus par an, avait déjà établi un partenariat avec le DHS pour aider à espionner la nation, avec le partenariat de mouchards «si vous voyez quelque chose, dites quelque chose» Napolitano-Walmart snitch.

Walgreens / CVS – en concubinage avec de grandes sociétés pharmaceutiques faisant la promotion de médicaments pharmaceutiques et de vaccins tout en aidant à contrôler le flux d’informations relatives aux preuves massives de dangers des vaccins et des médicaments distribués. Il reçoit également des pots-de-vin et des profits sur la vente de vaccins.

Target – Premier à rejoindre le DHS pour la sécurité nationale et les simulations liées aux catastrophes. Cet article / vidéo montre deux cadres assis à une table avec la FEMA en 2012 discutant de leur collaboration dans de telles simulations et / ou situations, dans des centres de rotation «de trois mois». Target est obsédée par la surveillance. « Le nom de Target continue d’apparaître dans des articles sur la vidéosurveillance à l’échelle nationale. Il a ouvert la voie à des relations entre les entreprises et les États et les gouvernements locaux pour partager des informations de surveillance et de renseignement. Il a même ses propres centres de fusion. »

Becton-Dickinson – Les stocks plongeaient. Soudainement partenaires avec CDC, on lui a ordonné de commencer immédiatement la production de dispositifs médicaux et d’équipements de test.

Quest Diagnostics – Laboratoire d’essais, partenaire de Walmart en 2017, partenaire du CDC en 2013, où environ 3,2 millions d’Américains ont été infectés par l’hépatite C. Plusieurs recours collectifs ont été déposés l’année dernière contre Lab Corporation of America Holdings et Quest après une violation de données lorsqu’ils ont illégalement  » révélé que les informations personnelles et médicales de plus de 19 millions de leurs clients avaient été divulguées« , cependant, Trump leur fait quand même confiance.

Roche Pharma – Avant l’épidémie, un don de “600.000 $ (pot-de-vin) de Genentech à la Fondation CDC en 2012 a obligé le CDC à promouvoir l’expansion des tests et du traitement de l’hépatite virale. La société mère de Genentech est Roche, qui arrive juste à fabriquer des kits de test et des médicaments pour le traitement de l’hépatite C.  On leur a maintenant ordonné dans ce partenariat public-privé de commencer à fabriquer des kits de test de coronavirus immédiats pour 400.000 $ par semaine jusqu’à nouvel ordre.

Signify Health – Le plus grand fournisseur d’appels à domicile du pays. Trump suspend les règles, règlements, codes et lois dans cette soi-disant crise nationale des soins de santé. Partenariat avec le Département des services humains et le CDC pour la surveillance publique.

LabCorp – On lui assigné des tests de laboratoire pendant l’épidémie, en partenariat avec le CDC. L’année dernière, de multiples recours collectifs ont été intentés contre Lab Corporation of America Holdings et Quest après une violation de données après avoir «illégalement révélé que les informations personnelles et médicales de plus de 19 millions de leurs clients avaient été divulguées», mais Trump leur fait toujours confiance. Un certain nombre de poursuites pour faute professionnelle ont été déposées contre LabCorp.

LHC Group – Fournisseur national de visites à domicile, Trump suspend les règles, règlements, codes et lois dans cette soi-disant crise nationale des soins de santé. Avec CDC, est utilisé pour une surveillance publique plus poussée.

Thermo-Fisher – Selon cet article, «Thermo Fisher a été brièvement mentionné lors d’une conférence de presse vendredi après-midi tenue par le président Trump, qui a parlé de l’augmentation de la production de l’entreprise. « Je voudrais également remercier Thermo Fisher », a déclaré Trump. « L’objectif de la FDA est d’autoriser, espérons-le, leur demande dans les 24 heures – cela ira très rapidement; ça va très vite – ce qui apportera, en outre, 1,4 million de tests disponibles la semaine prochaine et 5 millions d’ici un mois. » Trump a ajouté: « Je doute que nous ayons besoin de quoi que ce soit d’autre . »

En outre, selon Reuters, «Opengate Capital Group LLC a déposé vendredi un procès alléguant que le fabricant d’équipement de laboratoire Thermo Fisher Scientific Inc (TMO.N) lui avait vendu une usine mexicaine l’an dernier sans révéler qu’un cartel de la drogue y opérait. La société de capital-investissement a affirmé que l’installation de fabrication basée à Reynosa, au Mexique, qu’elle avait acquise dans le cadre d’un accord plus important avec Thermo Fisher, avait été régulièrement infiltrée par des gangs du Gulf Cartel depuis au moins 2011, selon une copie de la plainte. vu par Reuters. Le procès, déposé devant un tribunal fédéral de Los Angeles, alléguait que Thermo Fisher avait agi de mauvaise foi en retenant des documents et enjoignant les employés de cacher la présence du gang de la drogue dans l’établissement. »

SECRÉTARIAT DE L’ÉNERGIE – On lui a ordonné de «remplir les réservoirs à ras-bord» avec du pétrole brut pendant la pandémie de coronavirus. Peut-être aussi de changer le système comptable de la production pour qu’il ressemble au prix de production basé sur les «crédits d’énergie». La crise de santé publique fait peur d’épuiser les réserves actuelles.

CMS Medicare / Medicaid – Partenaires avec CDC. Immédiatement, le Congrès adopte un «projet de loi sur les dépenses d’urgence pour les coronavirus» qui comprend des dispositions renonçant à certaines restrictions de Medicare pendant l’urgence de santé publique. Cela arrive au moment idéal car de nombreux Medicare / Medicaid dans les différents États vont faire faillite. Suspend également les règlements, a permis d’empêcher le public de visiter les maisons de soins d’infirmiers, les hôpitaux, etc.

Source: Look Who Gets to Make Billions off the Coronavirus

Par Stéphanie Sledge

TheGovernmentRag.com

Stéphanie est une journaliste d’investigation citoyenne et rédactrice en chef fondatrice de THE GOVERNMENT RAG, un site d’actualités éducatif alternatif qui a commencé en 2009. Stephanie fait du commerce dans la vérité, la liberté et la transparence. Elle s’est engagée à éduquer le public sur les vrais problèmes auxquels les Américains sont confrontés aujourd’hui.


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Publié par Michel Duchaine

Born in 1953,I am the founder of the Defenders of the Earth in October 10 ,2007. We try to proposed an alternative of the New World Order and a new vision of life. We consider that the Humanity must live in harmony with all forms of life and abolish the neoliberalism for preserve the human life and continue the Earthlians adventure. We consider that we are not alone and we will receive an ultimatum in few time. Voir tous les articles par Michel Duchaine

https://michelduchaine.com/2020/03/23/coronavirus-aux-usa-qui-va-gagner-des-milliards-de-dollars/

Frappé de plein fouet par la crise économique, le Liban annonce être en défaut de paiement

RTFrancias Share to FacebookShare to TwitterShare to TelegramShare to WhatsAppShare to Email EN DIRECT Frappé de plein fouet par la crise économique, le Liban annonce être en défaut de paiement 8 mars 2020, 10:18- Avec AFP © DALATI AND NOHRA Source: AFP Photographie fournie par l’agence photo libanaise Dalati & Nohra, le 7 mars 2020.

Frappé de plein fouet par la crise économique, le Liban annonce être en défaut de paiement

Elle montre le Premier ministre libanais, Hassan Diab, au palais du gouvernement à Beyrouth, la capitale (image d’illustration). Malgré la formation d’un nouveau gouvernement le 21 janvier, la crise économique ne cesse de s’aggraver au Liban. Désormais, le pouvoir veut négocier sa dette s’élevant à près de 170% du PIB, l’un des ratios les plus élevés au monde. Le 7 mars 2020, le Premier ministre libanais Hassan Diab a annoncé que le Liban ne paierait pas une dette arrivant à échéance dans deux jours, premier défaut de paiement de l’histoire du pays secoué par une profonde crise économique. «Nos réserves en devises ont atteint un niveau inquiétant […] poussant le gouvernement à suspendre [le paiement d’une dette arrivant] à échéance le 9 mars», a déclaré le Premier ministre dans un discours retransmis par les chaînes locales. «C’est le seul moyen pour stopper l’hémorragie […] avec le lancement d’un vaste plan de réformes nécessaires, incluant une baisse des dépenses publiques», a-t-il ajouté.    92 milliards de dollars de dette Pays endetté à hauteur de 92 milliards de dollars – soit environ 170% de son PIB –, le Liban «va restructurer sa dette conformément à l’intérêt national», a ajouté le chef du gouvernement désigné fin décembre, plus de deux mois après le début d’un mouvement de contestation inédit contre la classe politique accusée de corruption et d’incompétence. Il s’agit de la première décision majeure du gouvernement formé en janvier après des semaines de manifestations, dans un pays qui fait face à sa pire crise économique depuis la fin de la guerre civile (1975-1990). Le 9 mars, l’Etat devait rembourser 1,2 milliard d’Eurobonds – des bons du Trésor émis en dollar –, dont une partie est détenue par les banques locales et la Banque centrale. Sur l’ensemble de l’année 2020, le pays devait en théorie honorer 4,6 milliards de dollars de dette, a précisé Hassan Diab.   Plan de sauvetage  La restructuration de la dette fera partie d’un vaste plan de sauvetage visant à réaliser plus de 350 millions de dollars d’économies par an, a déclaré le Premier ministre. Hassan Diab s’est également engagé à mener à bien les réformes promises en 2018 dans le cadre d’une conférence d’aide internationale, contre 11,6 milliards de dollars de dons et de prêts qui n’ont toujours pas été débloqués.  Le Premier ministre a également préconisé une restructuration du secteur bancaire, le montant total des dépôts représentant environ quatre fois celui de l’économie du pays. Les banques libanaises détiennent près de la moitié des 30 milliards d’Eurobonds émis par l’Etat. Craignant un épuisement de leurs réserves en devises étrangères, elles ont déjà imposé des restrictions drastiques ces derniers mois. Lire aussi Liban : tensions et mobilisation autour du Parlement qui accorde sa confiance au gouvernement Plusieurs établissements ont ainsi plafonné les retraits à 100 dollars par semaine, et interdit les transferts d’argent vers l’étranger, suscitant la colère des Libanais qui craignent aussi que leurs dépôts soient ponctionnés. Au Liban, le dollar est utilisé au quotidien, au même titre que la livre libanaise. «Comment pourrions-nous payer les créanciers alors que les Libanais ne peuvent pas accéder à leur propre argent dans les banques ?», s’est interrogé Hassan Diab, affirmant vouloir œuvrer à la «protection des dépôts dans le secteur bancaire, surtout ceux des petits épargnants». Les Libanais craignent par ailleurs l’accélération de la dépréciation de leur monnaie face au dollar. Le cours de la livre libanaise, indexé sur le billet vert depuis 1997 au taux fixe de 1 507 livres pour un dollar, a récemment frôlé les 2 700 livres pour un dollar dans les bureaux de change. Quant aux réserves en devises de la Banque centrale du Liban, essentielles pour maintenir ce système d’indexation, elles ont dégringolé ces derniers mois, totalisant 35,8 milliards de dollars fin février, contre 43,5 milliards en septembre 2018.  Une crise économique doublée d’une crise politique Depuis octobre 2019, un mouvement de contestation agite le pays, réclamant une refonte du système politique et la démission d’une classe politique accusée d’incompétence et de corruption. La rue impute la situation actuelle à un cumul de mauvaises politiques au cours des trois dernières décennies. Le pays a commencé à s’endetter massivement à la fin de la guerre civile pour financer sa reconstruction, mais faute de réformes et de bonne gouvernance, le déficit public s’est creusé et la dette publique est passée de quelques milliards de dollars au début des années 1990 à plus de 90 milliards de dollars aujourd’hui. Le 7 mars 2020, des manifestants ont défilé dans plusieurs villes du pays, dont Beyrouth et Tyr (sud), pour crier leur colère. «Nous ne devons pas payer le prix des lacunes du gouvernement», a lancé Nour, une manifestante de 16 ans devant le siège de la Banque centrale libanaise à Beyrouth. A la demande de l’Etat, une mission d’urgence du Fonds monétaire international (FMI) a été dépêchée le mois dernier, mais aucune assistance financière de l’institution n’a été annoncée pour le moment. «Le Liban a besoin avant tout d’un plan imminent de restructuration de la dette […] sous l’égide du FMI», explique Marwan Barakat, chef du département de recherche à la Bank Audi. Mais certaines forces politiques locales, notamment le Hezbollah, ont récemment affiché leur opposition à une telle «mise sous tutelle». International Raconter l’actualité

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/72105-frappe-crise-liban-defaut-paiement

« Choose France »: 4 milliards d’euros d’investissements annoncés

Économie

« Choose France »: 4 milliards d’euros d’investissements annoncés

Par Challenges.fr le 20.01.2020 à 08h13

Emmanuel Macron reçoit lundi à Versailles des patrons venus du monde entier dans le cadre de « Choose France », un événement marqué par une série d’annonces de contrats et de nouveaux investissements totalisant près de 4 milliards d’euros.

Emmanuel Macron lors de l'édition "Choose France" 2018 à Versailles

Emmanuel Macron lors de l’édition « Choose France » 2018 à VersaillesPOOL/AFP/ARCHIVES – THIBAULT CAMUS

Emmanuel Macron reçoit lundi 20 janvier à Versailles des patrons venus du monde entier, pour vanter une France accueillant les entreprises à bras ouverts, credo illustré par une série d’annonces de contrats et de nouveaux investissements totalisant près de 4 milliards d’euros. Cette profession de foi, pour la troisième édition du sommet « Choose France », va néanmoins se heurter encore à l’actualité sociale: après les « gilets jaunes » en 2019, la mobilisation contre la réforme des retraites cette année.

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Au 47e jour du mouvement, et alors que la grève dans les transports semble marquer le pas, plusieurs organisations syndicales – CGT, FO, FSU et Solidaires des Yvelines – ont déjà annoncé qu’elles manifesteraient lundi à Versailles. Dimanche soir, l’Elysée a détaillé de nouveaux investissements, pour s’en réjouir: « santé, transport, banque, agroalimentaire, télécoms, numérique… Il y a des annonces sur tous les territoires, dans tous les secteurs et pour tout type d’emplois ».

La plus importante provient de l’armateur italo-suisse MSC, qui a passé une commande d’un montant de 2 milliards d’euros aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire pour deux nouveaux paquebots, livrables en 2025 et 2027 et propulsés au GNL (gaz naturel liquéfié). Cette commande ferme s’accompagne de la signature de deux protocoles d’accord entre MSC et les chantiers navals, portant potentiellement sur 4 milliards d’euros d’investissements supplémentaires.PUBLICITÉAds by Teads

Deuxième destination pour les investisseurs étrangers en Europe

« Choose France », événement auquel sont attendus près de 200 dirigeants d’entreprises français et étrangers qui vont participer au total à « plus de 400 rencontres bilatérales », est voulu depuis 2018 comme un rendez-vous à l’orée du Forum économique mondial (WEF) de Davos en Suisse.

Outre le président et le Premier ministre Edouard Philippe, 19 membres du gouvernement vont accueillir, sous les ors du château royal, des patrons de grands groupes américains (Coca-Cola, Snap Inc, Fedex, Google, Netflix…), asiatiques (Hyundai Motors, Samsung Electronics, Fosun, Toyota…), africains (Cooper Pharma, Orascom) et européens (Rolls Royce, EY, ING Bank…)PUBLICITÉAds by Teads

Comme en 2018, la France demeure la deuxième destination pour les investisseurs étrangers en Europe derrière l’Allemagne et devant le Royaume-Uni, qui s’apprête à sauter dans l’inconnu en sortant de l’Union européenne. Entre 2017 et 2019, son attractivité a progressé du 22e au 15e rang du classement publié par le WEF, « soit la meilleure progression du top 20 », selon l’Elysée.

« Battre de nouveaux records »

Selon Matignon, les investissements directs étrangers dans les entreprises françaises ont crû de plus de 5 milliards d’euros en 2018 (soit une hausse de 20%) « et l’année 2019 promet de battre de nouveaux records ». La construction à Saint-Nazaire des deux nouveaux paquebots de 6.700 passagers chacun va générer « 14 millions d’heures de travail, correspondant à 2.400 emplois pendant trois ans et demi », précise l’exécutif.

L’accord prévoit également le développement d’une nouvelle classe de paquebots au GNL, ainsi que celui d’un nouveau prototype de bateaux propulsés pour partie à la voile, intégrant de fait les « meilleures innovations en matière environnementale », le secteur de la croisière étant régulièrement accusé d’énormément polluer.

Parmi les autres annonces dans le cadre de « Choose France », figure la décision de Coca-Cola et de son embouteilleur d’investir un milliard d’euros sur cinq ans en France, dont la moitié pour renforcer son réseau de production et de distribution, et l’autre pour « soutenir le développement de ses marques actuelles et introduire de nouveaux produits sur le marché français ».

En outre, le géant pharmaceutique AstraZeneca a annoncé un investissement de plus de 450 millions d’euros (500 millions de dollars) sur cinq ans en France, dont plus de 200 millions d’euros pour son site de Dunkerque où M. Macron est attendu lundi.

Le groupe anglo-suédois, qui emploie environ 1.000 salariés en France, va en particulier poursuivre le développement de ce site spécialisé dans la production de produits aérosols pour le traitement de l’asthme et de la bronchopneumopathie chronique obstructive.

(Avec AFP)

https://www.challenges.fr/economie/macron-vante-une-france-ouverte-aux-investissements_694592

Les actions du secteur de la défense en hausse depuis l’assassinat de Soleimani

Les actions du secteur de la défense en hausse depuis l’assassinat de Soleimani

Repéré par Léa Polverini — 4 janvier 2020 à 13h52

L’assassinat du général iranien par les États-Unis risque de précipiter une escalade de violences dans la région.

La Bourse de Wall Street, à New York, en octobre 2019. | Johannes Eisele / AFP
La Bourse de Wall Street, à New York, en octobre 2019. | Johannes Eisele / AFP

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur Los Angeles Times

C’est une légère hausse que les actions du secteur de la défense ont enregistrée après l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani, ordonné par le président des États-Unis Donald Trump dans la nuit du 3 janvier.

Alors que le Guide suprême d’Iran Ali Khamenei a annoncé qu’une «sévère vengeance» était à attendre, le gouvernement états-unien a affirmé de son côté que 3.000 à 3.500 militaires seraient déployés au Koweït pour répondre «au niveau accru de menace contre les forces et les installations américaines».

Face au risque d’escalade de violences dans la région, la bourse de Wall Street est elle aussi «montée au créneau»: alors que l’indice boursier du S&P 500 perdait du terrain, l’indice du secteur aérospatial et de l’industrie de la défense a grimpé d’1,8% ce vendredi.PUBLICITÉ

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Les drones ont le vent en poupe

Le record revient pour l’heure à AeroVironment, qui a progressé de 6,9%. La firme californienne est notamment spécialisée dans la fabrication de petits drones de reconnaissance à courte portée, qui peuvent atteindre la taille d’un colibri, et qui sont principalement utilisés par l’armée américaine. Elle travaille en collaboration avec le Pentagone, la DARPA (agence chargée de la recherche et du développement des nouvelles technologies destinées à un usage militaire), et la NASA.

Selon Ken Herbert, le directeur général de la banque d’investissement Canaccord Genuity, la surveillance de proximité est «une mission précise pour laquelle les drones d’AeroVironment sont très bien adaptés», et dont le conflit entre les États-Unis et l’Iran pourrait bien faire exploser les ventes.

Le conglomérat Northrop Grumman Corporation a quant à lui vu ses actions monter de 5,4%. Comptant parmi les plus grosses entreprises d’armement au monde, la compagnie s’est investie dans le secteur aérospatial et dans celui des missiles. Elle fabrique des avions tels que le bombardier B-2, et est actuellement en charge du développement du bombardier B-21, destiné à l’US Air Force.

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Le fabriquant du chasseur bombardier F-35, Lockheed Martin, première entreprise mondiale de défense et de sécurité, a enregistré une hausse plus modeste, de 3,6%, quand Raytheon, entreprise spécialisée dans les technologies de missiles et de radars, a gagné 1,5%.

La seule entreprise de défense à avoir subi une baisse parmi les plus grosses sociétés américaines est Boeing, avec -0,2%. Depuis les crashs successifs de ses deux 737 Max en octobre 2018 et en mars 2019, qui ont respectivement causé la mort de 189 et de 157 personnes, l’entreprise connaît une période de troubles qui se répercute sur sa cotation en bourse.

http://www.slate.fr/story/185945/bourse-actions-secteur-defense-hausse-assassinat-soleimani-iran-etats-uni

Comment Boeing se suicide

Comment Boeing se suicide

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   samedi 14 décembre 2019

   Forum

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Comment Boeing se suicide

On sait que l’affaire Boeing-737Max est devenue une crise en soi, qui mérite d’être suivie avec attention dans la mesure où elle reflète bien les comportements et l’évolution du Corporate Power  dans cette époque de crise générale, ou Grande Crise d’Effondrement du Système. La crise Boeing-737Max est d’autant plus intéressante qu’elle réunit des éléments fondamentaux de la postmodernité et de notre contre-civilisation :

• un ensemble crisique type du système de l’américanisme ;
• une entreprise gigantesque du point de vue du capitalisme américaniste et globalisé, c’est-à-dire des points de vue financier et commercial, comme deuxième entreprise des USA en volume financier et premier exportateur des USA ;
• une entreprise qui conçoit et fabrique des produits à l’avant-garde de la technologie opérationnelle ;
• une entreprise qui, dans sa production aéronautique, est aussi active dans le secteur civil que dans le secteur militaire.

Le caractère unique et “exceptionnaliste” (comme sont les USA) de Boeing est en train de nous apparaître comme très largement équilibré, comme par un effet-miroir inversé, par le “caractère unique et ‘exceptionnaliste’” de la catastrophe qui est en train de se développer en son sein. Une audition de témoins venus de Boeing et de la FAA, mercredi devant la Commission des Transports de la Chambre des Représentants, a permis de prendre une nouvelle mesure de cet événement qui progresse, souvent d’une façon feutrée et dissimulée, mais qui se signalent tout de même par  de brutales incursions dans la progression de la  vérité-de-situation  s’accordant parfaitement au processus éventuellement post-simulacre  que nous décrivions hier.

Le cover-up (dissimulation, étouffement) de la catastrophe semble devenir impossible, justement à cause de l’ampleur de la catastrophe et des “fuites” sans nombre, officialisées, institutionnalisées, de la part d’acteurs du drame, notamment ceux qui le virent venir et tentèrent de prévenir les dirigeants.  Cette impossibilité possible du cover-up  ferait ainsi partie de l’arsenal de notre hypothèse sur une époque post-simulacre.

Ci-dessous, nous reprenons un texte de WSWS.org qui poursuit bien entendu Boeing de ses foudres trotskistes et anticapitalistes et qui, dans ce cas, comme ce l’est dans diverses occasions où nous utilisions cette source, fournit une excellente documentation qui est à notre sens beaucoup plus de caractère antiSystème que de caractère trotskiste. C’est le caractère antiSystème, d’où qu’il vienne, qui nous intéresse et nous laissons le caractère trotskiste à ceux qui en rêvent encore et toujours. 

Ce que nous montrent les différents éléments de témoignage entendus à la Chambre, – sans que la Chambre, pourrie jusqu’à l’os, notamment par le prébendes de Boeing, ne s’en émeuve vraiment, – c’est l’extrême profondeur du cancer qui ronge Boeing. Cela concerne certes le 737Max, mais aussi la manière de produire, les pressions sur le personnel très qualifié mais qui perd cette qualification sous la force de ces pressions, l’affichage sans aucune retenue du changement ontologique qui a affecté cette compagnie qui est historiquement l’une des premières, chronologiquement et qualitativement, de l’histoire de l’aviation.

Le principal témoin Ed Pierson, cadre supérieur de chez Boeing, a ainsi rapporté la réponse de son supérieur, vice-président de Boeing et responsable du programme 737Max, à qui il demandait de ralentir la cadence forcée de production et de réorganiser les équipes affectées à cette production, – ce qui impliquait une interruption puis une reprise moins rapide de la production, – avec réponse dans ces termes : « Nous ne pouvons pas faire ça. Je ne peux pas faire ça [parce que Boeing est] une organisation à but lucratif. »

Le fric, pas les avions, – et quant aux passagers…

Tout est à l’aune de cet épisode qui nous dit que Boeing en tant que tel qu’il fut dans l’histoire n’existe plus. Boeing n’est plus guidé que par les bénéfices, les revenus, l’argent et rien d’autre, et tous les impératifs de qualité et de sécurité sont désormais, et à notre sens irrémédiablement, passés au second plan… “Irrémédiablement” en effet, à cause du changement de nature de Boeing, de son ontologie complètement différente de ce qu’elle fut jusqu’à quelque part autour de 1975-1985. Le temps écoulé entre ces dates et aujourd’hui, et la tragédie du 737Max, correspond au temps nécessaire pour cette opération fondamentale du “changement d’être”. On ne revient pas sur de telles perversions qui tuent le passé et ce qui a existé, c’est-à-dire la tradition.

(Eh certes oui, l’on peut parler de “tradition” qui est un facteur relatif, et dans le cas de Boeing la “tradition” est celle de ses débuts puis de ses succès appuyés sur le savoir-faire de ces débuts, et c’est cela qui est rompu tant la modernité ne cesse de se dévorer elle-même à mesure qu’elle avance, pour ne jamais dépendre de structures stables et harmonieuses, et pouvoir terminer dans ce qu’il y a de plus volatile, de plus simulacre, de plus “absence d’être”, – la financiarisation postmoderne, clef de voute de l’effondrement.)

Bien entendu, nous croyons plus que jamais à « la cataracte Boeing », c’est-à-dire à la catastrophe de l’effondrement de l’avionneur. Lorsque, dans son zèle à montrer la cupidité et l’injustice du capitalisme, le texte de WSWS.org  indique « Alors que l’immobilisation du Max 8 et les poursuites par les pilotes et les proches des victimes devraient coûter 8 milliards de dollars à Boeing, la valeur de la société a augmenté de près de 200 milliards de dollars entre le moment où les avions ont été annoncés en 2011 et le moment où l’ensemble de la flotte a été cloué au sol », – bien, sûr, il pêche par militantisme tactique et nous donne une fausse image de la vérité de situation.

C’est “jusqu’ici” qu’il faut dire à propos des $8 milliards que devraient coûter à Boeing « l’immobilisation du Max 8 et les poursuites par les pilotes et les proches des victimes ». En effet, cette affaire ne fait que commencer et Boeing a déjà subi, en plus des $8 milliards, des pertes de manque-à-gagner avec plus de 250 avions commandés chez Airbus par trois compagnies, qui s’étaient auparavant décidé pour le 737Max. Les pertes à prévoir, non seulement pour des raisons techniques et de sécurité des appareils, mais aussi et surtout de confiance dans toutes les productions Boeing sont colossales et finalement à la mesure d’un ébranlement décisif vers l’effondrement de ce géant too big to fail/to fall. Ce n’est pas la logique historique de la “révolution permanente” trotskiste qui menace Boeing, mais la logique prédatrice et autodestructrice du néo-capitalisme ultralibéral.

Le texte ci-dessous, de WSWS.org est du 14 décembre 2019 (traduction de la version originale en anglais du 13 décembre 2019).

dedefensa.org

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Les dirigeants de Boeing doivent rendre des comptes

L’ancien cadre supérieur de Boeing Ed Pierson a témoigné mercredi devant la commission des transports et des infrastructures de la Chambre des Représentants qu’il avait averti la haute direction de l’entreprise à deux reprises au cours de l’été 2018 que «la détérioration des conditions à l’usine» de production du Boeing 737 de Renton, dans l’État de Washington, entraînerait inévitablement une production d’avions défaillants et potentiellement mortels.

Le rapport de cet ex-employé révèle un autre niveau de la criminalité et de la négligence des dirigeants de Boeing dans leur volonté de générer des bénéfices de plusieurs milliards de dollars avec l’avion 737 Max 8. Ce fut un autre avertissement, cette fois par un travailleur qui produisait ces avions, que les conditions dans l’usine compromettaient la sécurité de dizaines d’avions qui pourraient éventuellement transporter des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants.

Les craintes de Pierson se sont réalisées quatre mois après son deuxième avertissement lorsque le vol 610 de Lion Air a plongé dans la mer de Java après avoir décollé de Jakarta, en Indonésie, tuant les 189 passagers et membres d’équipage à bord. Cela a été suivi d’un deuxième crash d’un avion Max 8 juste aux abords d’Addis-Abeba, le vol 302 d’Ethiopian Airlines, qui a anéanti la vie de 157 autres êtres humains.

Ce n’est qu’après le deuxième crash que Boeing a décidé de clouer au sol l’avion meurtrier dans le monde entier, et cela ne s’est produit qu’après que l’indignation internationale a monté lorsque Boeing a déclaré deux jours après le deuxième crash qu’ils avaient «pleinement confiance en la sécurité du 737 Max». Ces commentaires ont été soutenus et repris par la Federal Aviation Administration (FAA) et le président américain Donald Trump.

La même audience du Congrès a également révélé que le mois suivant le premier accident, une analyse interne de la FAA a déterminé que, à moins que l’avion ne soit immobilisé, le Max 8 ferait l’objet en moyenne d’un accident mortel tous les deux ou trois ans, une quantité supérieure à celle indiquée par Boeing ou l’agence à l’époque. Ce rapport a été écarté par l’agence pendant plus d’un an, même après le deuxième crash en moins de six mois.

La raison immédiate de ces deux accidents était un logiciel auparavant inconnu appelé système d’augmentation des caractéristiques de manœuvre (MCAS), qui s’est activé par erreur en raison d’un capteur d’angle d’attaque défectueux et a forcé les deux avions à plonger de façon incontrôlable. Les capteurs, a noté Pierson, remplaçaient les originaux également défectueux, ce qui n’aurait pas dû se produire sur des avions vieux de quelques mois seulement. Ces faits mettaient en évidence  de graves problèmes dans le processus de production elle-même du Max 8.

Dans un courriel de juin 2018 adressé au vice-président de Boeing, Scott Campbell responsable du programme Max 8, Pierson a averti que «franchement, toutes les sonneries d’alarme sont activées dans mon jugement». Il a explicitement noté le manque de mécaniciens, d’électriciens et de techniciens qualifiés, un taux d’heures supplémentaires qui a plus que doublé et qui affecte l’attention des travailleurs. Il a ajouté que «pour la première fois de ma vie, je suis désolé de dire que j’hésite à faire monter ma famille dans un avion Boeing.»

Dans ses commentaires devant le Congrès, Pierson a souligné «la pression dogmatique exercée sur le calendrier» après que l’entreprise ait exigé que l’usine augmente la production du nombre d’avions qu’elle fabrique de 47 à 52 par mois, avec l’augmentation des «risques pour la sécurité des produits et des travailleurs.»

En conséquence, les mesures de suivi de la qualité interne de Boeing ont révélé une augmentation de 30 pour cent de défauts d’ingénierie et de câblage, qui peuvent tous provoquer des pannes ou des incidents potentiellement mortels dans un avion. Tout cela aurait pu avoir un effet sur les défaillances des capteurs MCAS. Afin de résoudre ces problèmes, Pierson a affirmé qu’il était nécessaire de fermer l’usine «pour permettre à notre équipe de se regrouper afin que nous puissions terminer les avions en toute sécurité».

Alors même que les conditions de production se dégradaient, les dirigeants de Boeing ont continué à ignorer les averissements de Pierson. Lors d’une réunion entre Pierson et Campbell, au cours de laquelle le premier a réitéré son appel à arrêter la production pour répondre à des problèmes de sécurité avérés, le responsable du programme 737 Max lui a dit: «Nous ne pouvons pas faire ça. Je ne peux pas faire ça» parce que Boeing est «une organisation à but lucratif».

La cupidité sans gêne incarnée dans cette déclaration ne donne qu’un aperçu des énormes sommes d’argent que Boeing a gagnées grâce au programme Max 8. Alors que l’immobilisation du Max 8 et les poursuites par les pilotes et les proches des victimes devraient coûter 8 milliards de dollars à Boeing, la valeur de la société a augmenté de près de 200 milliards de dollars entre le moment où les avions ont été annoncés en 2011 et le moment où l’ensemble de la flotte a été cloué au sol.

Les dirigeants de Boeing eux-mêmes ont également fait d’immenses fortunes personnelles. Lors de la montée fulgurante des actions de la société en janvier et février de cette année, le directeur financier Gregory Smith, le vice-président exécutif John Keating, l’avocat général Michael Luttig et le directeur général Dennis Muilenberg ont tous vendu des actions pour une valeur de 9,5 millions de dollars, 10,1 millions de dollars, 9,5 millions de dollars et 6,5 millions de dollars respectivement.

Ces chiffres démentent les larmes de crocodile que la direction de Boeing a versées, surtout quand on se rend compte que le deuxième crash du Max 8 s’est produit juste un mois après ces fructueuses opérations boursières. Étaient-ils conscients des dangers de l’avion et, plutôt que d’avertir leurs pilotes et passagers, ont-ils profité de l’occasion pour en tirer profit ?

On ne peut pas non plus passer sous silence les remarques faites par les Représentants de la commission des transports de la Chambre. En réponse à la publication du document interne de la FAA, le représentant démocrate Peter DeFazio de l’Oregon a déclaré: « Malgré ses propres calculs, la FAA a voulu parier avec la sécurité du public en laissant le 737 Max continuer à voler.» Le président de la sous-commission de Transport de la Chambre n’a fait aucune mention du fait que lui et ses collègues avaient récemment adopté la loi sur la ré-autorisation de la FAA, qui donne à Boeing et à d’autres constructeurs d’avions encore plus de liberté à l’égard de la réglementation et de la surveillance.

De plus, le gouvernement américain ainsi que des municipalités et des États fédérés ont subventionné les opérations de Boeing. Depuis 1994, Boeing a reçu 74 milliards de dollars de subventions et de prêts gouvernementaux, dont 14 milliards proviennent uniquement de l’État de Washington [où sont installées les usines Boeing]. Cet argent a été prélevé directement de la classe ouvrière et déposé dans les poches des dirigeants et des gros actionnaires de la société.

Cela montre clairement la relation entre le gouvernement américain et Boeing, le deuxième plus grand entrepreneur de défense du pays et le plus gros exportateur US. Ils n’ont pas de relation contradictoire, mais représentent plutôt le lien entre le Corporate Power, l’État et l’establishment militaire.

Malgré des preuves évidentes et croissantes de la négligence criminelle de la part des dirigeants de Boeing qui a causé la mort de plus de 300 personnes, aucune accusation pénale n’a été portée contre les responsables concernés. Cela est tout à fait dans la ligne judiciaire établie ces temps-ci, où même les délits de grandes entreprises les plus horribles n’ont donné lieu à aucune poursuite. Mais la justice pour les victimes, sans parler de la sécurité du public, exige que les cadres supérieurs et les responsables gouvernementaux impliqués dans ces crimes soient tenus de rendre des comptes.

Ces liens et les catastrophes des Max 8 ne sont pas simplement des symptômes de la cupidité des grandes entreprises, mais le résultat final du système capitaliste lui-même, qui subordonne tous les besoins sociaux au profit privé. Il existe une contradiction fondamentale entre les intérêts de la société, y compris le transport aérien sûr, efficace et peu coûteux, et la propriété privée des industries essentielles, ainsi que la division de l’économie mondiale entre les États-nations rivaux. Les mêmes contradictions fondamentales du capitalisme alimentent les conflits géopolitiques et économiques qui menacent le monde de guerre nucléaire et de catastrophes écologiques.

La seule façon de prévenir de nouvelles catastrophes est de supprimer le but lucratif dans l’industrie des avions de lignes, de mettre fin à la domination de Wall Street et de remplacer le cauchemar du marché capitaliste par un système de transport aérien planifié de manière rationnelle et organisé au niveau international. Cela nécessite la nationalisation des compagnies aériennes et aérospatiales et leur transformation en services publics appartenant à la collectivité et contrôlés démocratiquement.

Bryan Dyne, WSWS.org

https://www.dedefensa.org/article/comment-boeing-se-suicide

FDJ: l’Etat veut céder jusqu’à 52% du capital, pour près de 2 milliards d’euros

Finance et marchés

FDJ: l’Etat veut céder jusqu’à 52% du capital, pour près de 2 milliards d’euros

Par Challenges.fr le 07.11.2019 à 07h49

Cette cession d’au maximum 99,3 millions d’actions de la Française des Jeux pourrait rapporter jusqu’à 1,9 milliard d’euros à l’Etat.Ce jeudi est le premier jour de la souscription permettant de réserver des actions, une période qui précède son entrée en Bourse prévue le 21 novembre.

FDJ

L’introduction en Bourse est la dernière étape menant à la privatisation de la Française des jeuxAFP/ARCHIVES – LIONEL BONAVENTURE

L’Etat va céder « un maximum » de 99,3 millions d’actions de la Française des Jeux dans le cadre de sa privatisation, soit 52% de son capital, une opération qui devrait lui rapporter jusqu’à 1,9 milliard d’euros.PUBLICITÉinRead invented by Teads

Jeudi 7 novembre, au premier jour de la souscription permettant de réserver des actions, une période qui précède son entrée en Bourse prévue le 21 novembre, le groupe a détaillé les conditions tarifaires et techniques de l’opération.

Elle « consistera en la cession par l’Etat d’un nombre maximum de 99.320.000 actions existantes FDJ, représentant un maximum de 52% du capital social de FDJ », a précisé l’entreprise dans un communiqué.

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, avait déjà indiqué mercredi soir au Parisien que la fourchette indicative de prix avait été fixée entre 16,50 euros et 19,90 euros par action. L’Etat devrait donc tirer de l’opération entre 1,6 et 1,9 milliard d’euros, sans intégrer la décote de 2% annoncée pour les investisseurs particuliers, selon un calcul de l’AFP.

« Dernière étape »

« Aujourd’hui, avec le lancement de l’introduction en Bourse, s’ouvre la dernière étape menant à la privatisation de La Française des Jeux et à sa cotation à la Bourse de Paris », a mis en avant la PDG Stéphane Pallez, citée dans le communiqué.PUBLICITÉinRead invented by Teads

Elle a dit « se réjouir qu’une part importante de l’offre soit réservée aux particuliers, notamment à nos détaillants, et aux salariés qui bénéficieront de conditions préférentielles pour acheter des actions FDJ ».

« Nous espérons qu’ils seront nombreux à participer à l’opération pour devenir actionnaires dans la durée d’un groupe solide, dynamique, innovant et responsable. Ils pourront ainsi bénéficier du partage des fruits de sa croissance, grâce à une politique de dividende attractive, dont l’objectif est de distribuer 80% du résultat net dès 2020 », a-t-elle rappelé.

Héritière de la loterie nationale créée en 1933, la FdJ est une des rares entreprises publiques françaises en bonne santé financière. Son nom est aussi très familier pour les Français, qui ont encore misé l’an dernier près de 16 milliards d’euros dans ses jeux d’argent et de hasard.

(Avec AFP)

https://www.challenges.fr/finance-et-marche/fdj-l-etat-veut-ceder-jusqu-a-52-du-capital-pour-pres-de-2-milliards-d-euros_683515