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Les élites mondiales envisagent-elles de renverser le dollar ?

Les élites mondiales envisagent-elles de renverser le dollar ?


Par F. William Engdahl − Le 13 septembre 2019 − Source Russia Insider via Global Research

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Les remarques inhabituelles et les actions du chef de la Banque d’Angleterre, sur le départ, et d’autres initiés de la banque centrale suggèrent fortement qu’il existe un scénario très moche pour mettre fin au rôle du dollar américain en tant que monnaie de réserve mondiale. Dans le processus, cela impliquerait que la Fed déclenche délibérément une dépression économique dramatique. Si ce scénario est effectivement déployé dans les mois à venir, Donald Trump entrera dans les annales de l’histoire en tant que deuxième Herbert Hoover et l’économie mondiale sera plongée dans le pire effondrement depuis les années 1930. Voici quelques éléments qui méritent d’être considérés.

Le Discours de la Banque d’Angleterre

Le 23 août, Mark Carney, président de la très spéciale Banque d’Angleterre, a prononcé un discours remarquable lors de la récente assemblée annuelle des banquiers centraux et des élites financières à Jackson Hole dans le Wyoming. Le discours de 23 pages aux autres banquiers centraux et aux initiés de la finance est clairement un signe important de la façon dont les pouvoirs installés, qui gèrent les banques centrales mondiales, envisagent de conquérir le monde.

Carney s’attaque aux failles évidentes du système de réserves en dollars après 1944, en notant que :

«… Une asymétrie déstabilisante au cœur du système monétaire et financier international (IMFS) se développe. Alors que l'économie mondiale est en train de se réorganiser, le dollar américain reste aussi important que lorsque les accords de Bretton Woods se sont effondrés. [en 1971, NdT]» Il a carrément déclaré :«… À plus long terme, nous devons changer le jeu… Les risques augmentent et ils sont structurels».

Il présente ensuite un plan remarquablement détaillé pour la transformation du règne actuel du dollar par la banque centrale mondiale, un changement révolutionnaire.

Carney explique le fait que la Chine, en tant que première nation commerçante au monde, est le candidat évident pour remplacer le dollar en tant que principale réserve. Toutefois, il note :

«… Pour que le renminbi devienne une monnaie véritablement mondiale, il en faut beaucoup plus. En outre, l’histoire enseigne que la transition vers une nouvelle monnaie de réserve mondiale risque de ne pas se dérouler sans heurts.»

Il indique que cela signifie souvent des guerres ou des dépressions, car il cite le rôle de la Première Guerre mondiale, qui poussa la livre sterling vers la sortir en faveur du dollar américain. Ce que Carney trouve plus immédiat, c’est un nouveau système monétaire basé sur le FMI, destiné à remplacer le rôle dominant du dollar. Carney déclare :

"L’augmentation du renminbi pourrait, avec le temps, fournir une seconde meilleure solution aux problèmes actuels du FMI, mais la première meilleure solution consisterait à mettre en place un système multipolaire. L’avantage principal d’un système multifonctionnel multipolaire est la diversification…" Il ajoute : "Lorsque le changement intervient, il ne devrait pas être possible d’échanger un hégémon monétaire contre un autre. Tout système unipolaire n'est pas adapté à un monde multipolaire…" En d'autres termes, il dit : "Désolé, Beijing, vous devez attendre."

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre propose en effet que le FMI, avec ses droits de tirage spéciaux multidevises (DTS), un panier de cinq monnaies – dollar, livre, yen, euro et désormais renminbi – joue un rôle central dans la création d’un nouveau système :

«Le FMI devrait jouer un rôle central dans la formation des politiques nationales et transfrontalières. … Mutualiser les ressources du FMI et répartir ainsi les coûts entre les 189 pays membres …»

Pour que cela fonctionne, il propose de porter les fonds de DTS du FMI à 3 000 milliards de dollars, qui constitueraient le noyau d’un nouveau système monétaire.

Ensuite, Carney propose que le FMI supervise la création d’une nouvelle infrastructure de paiement basée sur un «stablecoin» [crypto-monnaie] international. Se référant à la Libra privée [crypto-monnaie de Facebook], il déclare clairement qu’une «nouvelle monnaie hégémonique synthétique (CSS) serait mieux fournie par le secteur public, peut-être par un réseau de monnaies numériques des banques centrales. À noter que Carney, un ancien banquier de Goldman Sachs, est mentionné comme un candidat de premier plan pour remplacer Christine Lagarde à la tête du FMI. Son discours est-il un aveu ouvert de ce que prévoient les plus grands banquiers centraux du monde comme prochaine étape vers une monnaie et un contrôle économique mondiaux ? Voyons plus loin.

En savoir plus : La mondialisation est la fin de l’humanité : vers une économie de la paix avec un système monétaire alternatif

Lagarde à la BCE

Le discours de Carney, une fois déchiffré à partir du jargon de la banque centrale, nous fournit pour la première fois une feuille de route claire sur laquelle les pouvoirs qui contrôlent la banque centrale mondiale voudraient nous emmener. Le rôle de réserve mondial du dollar américain doit prendre fin. Il doit être remplacé par une forme de DTS du FMI servant de base à une réserve multidevises, qui à son tour serait finalement basée sur une monnaie numérique, appelée aussi monnaie basée sur la block chain.

Ne vous y trompez pas, ces monnaies seraient entièrement contrôlées par les autorités de la banque centrale et le FMI. Cela nécessiterait l’élimination souvent proposée de toutes les espèces en faveur de la monnaie numérique, où chaque centime dépensé peut être contrôlé par les banquiers l’État. Cette société sans numéraire ouvrirait également la voie à la prochaine grande crise financière et à la confiscation par les gouvernements des dépôts bancaires des citoyens ordinaires en vertu de la nouvelle loi sur le « renflouement des banques » maintenant en vigueur depuis 2014 dans tous les principaux pays industrialisés, y compris l’UE et les États-Unis .

Le FMI est complètement en retard sur le passage aux monnaies numériques mondiales à chaînes de blocs et sur l’utilisation du DTS pour remplacer le dollar américain dominant. Dans un discours peu remarqué du 14 novembre 2018, la directrice du FMI, Mme Lagarde, a clairement indiqué que le FMI était derrière les initiatives de monnaies numériques des banques centrales ainsi que des sociétés sans numéraire. Elle a noté très attentivement :

"Je pense que nous devrions envisager la possibilité d'émettre de la monnaie numérique. L'État pourrait peut-être fournir de l'argent à l'économie numérique.» Elle a ajouté : «Un nouveau vent souffle, celui de la numérisation… Quel rôle restera-t-il pour l'argent dans ce monde numérique ? … La demande de liquidités diminue - comme le montrent les travaux récents du FMI. Et dans dix, vingt ou trente ans, qui échangera encore des bouts de papier ?"

Remarques de Dudley

L’introduction de ce nouveau monde monétaire numérique des banquiers centraux va nécessiter, comme le suggère Carney, des bouleversements dramatiques du statu quo, qui conduiraient à la fin du rôle dominant du dollar américain depuis l’accord de Bretton Woods de 1944. Comme ce rôle de monnaie de réserve en dollars est l’un des piliers de la puissance américaine dans le monde, sa réalisation n’exigerait rien de moins qu’une catastrophe. Est-ce vraiment ce que la Réserve fédérale prévoit discrètement avec ses politiques monétaires ?

Un soupçon remarquable de ce qui pourrait être en cours dans les travaux est venu, dans un éditorial, de la personne qui jusqu’en 2018 était le très important président de la Banque de réserve fédérale de New York, Bill Dudley, qui, comme Mark Carney, est un ancien de Goldman Sachs. Dudley n’est pas un acteur mineur dans le monde des banquiers centraux. Jusqu’à l’année dernière, il était également membre du conseil d’administration de la Banque des règlements internationaux (BRI) et présidait le Comité des systèmes de règlement des paiements de la BRI et le Comité du système financier mondial.

Dudley, soulignant la politique de guerre commerciale de Trump et ses dangers économiques, émet ensuite la rare déclaration non-diplomatique suivante :

"La réélection de Trump constitue sans doute une menace pour l’économie américaine et mondiale, pour l’indépendance de la Fed et pour sa capacité à atteindre ses objectifs en matière d’emploi et d’inflation. Si l'objectif de la politique monétaire est d'obtenir les meilleurs résultats économiques à long terme, les responsables de la Fed devraient examiner la mesure dans laquelle leurs décisions affecteront les résultats politiques de 2020."

Bien que cela ait beaucoup choqué, Dudley ne fait que rendre public ce que la Fed a fait depuis sa création en 1913 – influencer furtivement le cours de la politique mondiale et américaine en dissimulant des politiques monétaires «neutres». Dudley suggère non pas «une ingérence russe» mais plutôt une ingérence de la Fed.

La Fed pourrait facilement faire basculer les États-Unis dans la crise. Les niveaux d’endettement de l’économie américaine atteignent des records pour les ménages privés, le gouvernement fédéral et les entreprises américaines. La plupart des sociétés américaines ont utilisé une dette croissante, dépassant les 9 000 milliards de dollars, pour racheter des actions plutôt que d’investir dans de nouvelles installations et de nouveaux équipements, alimentant ainsi une bulle sans précédent dans les actions du S & P. La hausse des actions n’est pas un signe de santé économique, mais une bulle spéculative dangereuse susceptible de s’effondrer.

Si la Fed reprenait maintenant ses hausses de taux et poursuivait son resserrement quantitatif discrètement jusqu’en 2020, une série de défauts de paiement de type domino, de faillites d’entreprises, de saisies hypothécaires résidentielles, de défauts de prêts auto et de prêts étudiants pourrait rapidement rendre plus que douteuse une deuxième présidence Trump en 2020. Cependant, ce ne serait pas une raison pour que le reste du monde, qui s’oppose aux politiques de Trump, se réjouisse. Cela provoquerait également un effondrement des grands pays émergents qui ont emprunté des centaines de milliards de dollars libellés en dollars américains, notamment des sociétés d’État chinoises, la Turquie, l’Argentine et le Brésil, pour n’en nommer que quelques-uns. Les banques européennes, de l’Italie jusqu’à l’Allemagne en passant par la France, feraient faillite.

Que ce scénario de Dudley doive se concrétiser en 2020 ou non, seuls les comploteurs acteurs clés de la banque centrale le savent assurément. Il est clair que près de onze ans après la crise financière mondiale de 2008, les politiques sans précédent en matière de taux d’intérêt zéro de la banque centrale dans l’UE et jusqu’à récemment aux États-Unis ont alimenté la création de ce que certains appellent une «Bulle de Tout», pas seulement des actions, mais aussi dans les obligations des sociétés et publiques et dans les prix des maisons. Si une nouvelle intervention de la Fed, visant à relever les taux et à resserrer le crédit, l’événement prophétisé, à savoir l’éclatement délibéré, par la banque centrale, de cette bulle gonflée, sous le prétexte du danger que représente Trump pour l’économie mondiale, prophétie que Carney a en tête quand il dit, «la transition vers un nouveau la monnaie de réserve pourrait ne pas se dérouler sans heurts» pourrait bien se réaliser ? Espérons que non. Les prochains mois le diront.

F. William Engdahl est consultant et conférencier en risques stratégiques, diplômé en politique de l’Université de Princeton et auteur de best-sellers sur le pétrole et la géopolitique, exclusivement pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

Vous pouvez relire notre note de lecture de son dernier livre publié aux éditions demi-lune.

Note du Saker Francophone

Valérie Bugault, dès 2018, et d'autres encore comme Brandon Smith plus récemment, avait déjà démonté le projet des élites financières concentrées autour du réseau des banques centrales.

On peut aussi noter une atmosphère crépusculaire de fin de règne, et une étrange coïncidence, entre ce discours du directeur de la Banque d'Angleterre et celui de Macron, fin Août, sur les erreurs de l'occident et la place nouvelle de la Chine ou de la Russie. Le Saker US nous a déjà commenté les grandes lignes. Il est quand même surprenant que Macron, dans un discours de deux heures, n'ait pas abordé le sujet financier qui est au cœur des enjeux de pouvoir. Peut-être savait-il que le sujet allait être abordé rapidement par un autre globaliste de poids.

Traduit par jj, relu par Hervé pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/les-elites-mondiales-envisagent-elles-de-renverser-le-dollar

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Egypte : les réserves de change nettes ont atteint 45 milliards de dollars en juillet

Egypte : les réserves de change nettes ont atteint 45 milliards de dollars en juillet

Par Nephthali Messanh Ledy -8 août, 20190 Partager Facebook Twitter Linkedin

Les réserves de change nettes de l’Égypte ont augmenté de 565 millions de dollars pour atteindre 44,916 milliards de dollars fin juillet, selon les données dévoilées mardi 6 août par la Banque centrale du pays (CBE).

Il s’agit d’un niveau record dont le montant qui couvre plus de huit mois d’importations de produits de base, d’après la même source. Ces réserves étaient de 44,352 milliards de dollars fin juin 2019, contre environ 36 milliards de dollars avant la révolution de 2011 et son épisode de troubles politiques et économiques.

Le niveau planché historique des réserves de change nettes de l’Égypte a été observé en octobre 2016, avec 19 milliards de dollars.

https://www.financialafrik.com/2019/08/08/egypte-les-reserves-de-change-nettes-ont-atteint-45-milliards-de-dollars-en-juillet/

Rédacteur en chef de Financial Afrik. Basé à Lomé, Nephthali Messanh Ledy est diplômé en Communication, en Marketing et en Commerce International. Passionné de l’actualité internationale, outre l’économie et les finances africaines. Il s’intéresse également aux réseaux sociaux et au football.

https://www.financialafrik.com/2019/08/08/egypte-les-reserves-de-change-nettes-ont-atteint-45-milliards-de-dollars-en-juillet/

Les banques commencent à facturer les dépôts, en Suisse et en Allemagne pour l’instant (Capital)

Les banques commencent à facturer les dépôts, en Suisse et en Allemagne pour l’instant (Capital)

11111 Rating 0.00 (0 Votes)Catégorie : Actualités internationales  Publication : 5 août 2019  Mis à jour : 5 août 2019  Création : 5 août 2019 Écrit par folamour  Affichages : 29fShare

Depots

La filiale suisse d’UBS a annoncé qu’elle agirait de la sorte avec les dépôts des particuliers excédant 2 millions de francs suisses. Les banques françaises ne comptent pas suivre le mouvement pour l’instant.

Les grandes fortunes réfléchiront peut-être à deux fois avant de laisser dormir leur argent dans les banques suisses et allemandes. Elles sont de plus en plus nombreuses à facturer les dépôts importants, explique le Financial Times, relayé par Les Echos. Dernière en date : la filiale suisse d’UBS, qui va facturer 0,75% par an les soldes de trésorerie individuelle supérieurs à 2 millions de francs suisses.

Cette mesure entrera en vigueur à partir du 1er novembre. UBS emboîte le pas à d’autres banques suisses, comme Julius Baer ou Pictet, qui agissent déjà de la sorte. « À la suite de mesures similaires prises par un certain nombre d’autres banques ici en Suisse, nous confirmons que nous avons décidé d’ajuster les frais de dépôt en espèces pour les francs suisses détenus en Suisse », a fait savoir la banque au Financial Times. Les clients fortunés concernés vont être bientôt prévenus par courrier des changements à venir.

⋙ Lire aussi Taux d’intérêt : la banque centrale des Etats-Unis devrait les baisser pour prolonger la croissance

Une méthode « très loin » d’être mise en place en France

En agissant de la sorte, UBS répercute sur ses clients la pénalité infligée par la Banque nationale suisse sur les dépôts, qui s’élève à 0,75%. Cela prouve aussi que les banques anticipent une longue période de baisse des taux, qui menacerait leur rentabilité. « Nous supposons que cette période de faibles taux d’intérêt durera encore plus longtemps et que les banques continueront à appliquer des taux d’intérêt négatifs sur les dépôts des clients auprès des banques centrales », a ajouté UBS.

En Allemagne, 30 banques appliquent déjà des taux négatifs à leurs clients privés, si leurs dépôts sont supérieurs à 100.000 euros. Mais cette mesure n’est pour l’instant pas envisagée en France. « On est très loin de mettre en place une facturation des dépôts. Cela ne se développe d’ailleurs pas tellement en zone euro », fait savoir Frédéric Oudéa, qui dirige la Société Générale, aux Echos. Le son de cloche est le même du côté du Crédit Agricole.

⋙ Lire aussi Crédit immobilier : bonne nouvelle, les taux vont rester très bas cette année

Un attentisme qui peut surprendre, alors que les banques françaises sont celles, avec leurs homologues allemandes, qui sont les plus concernées par le taux négatif de la BCE. Celui-ci est de 0,40% et concerne depuis 2016 les excédents d’argent dans les coffres des banques. Les banques françaises ont payé 1,655 milliards d’euros à la BCE, soit moins que les banques allemandes (2,560 milliards d’euros) : cela représente 60% des 7 milliards d’euros perçus par la BCE grâce à ce taux négatif, expliquent Les Echos.

Source : Capital.fr

https://www.crashdebug.fr/international/16345-les-banques-commencent-a-facturer-les-depots-en-suisse-et-en-allemagne-pour-l-instant-capital

Une crise financière trente fois plus puissante qu’en 2008 est imminente, mais nous sommes dans le déni (Huffingtonpost)

Une crise financière trente fois plus puissante qu’en 2008 est imminente, mais nous sommes dans le déni (Huffingtonpost)

511111 Rating 5.00 (5 Votes)Catégorie : Actualités internationales  Publication : 15 juin 2019  Mis à jour : 15 juin 2019  Création : 15 juin 2019 Écrit par folamour  Affichages : 2218fShare

Le baril de poudre financier est sur le point d’exploser. La première des choses est de dire la vérité aux Français. Qui a envie de vivre l’expérience de la voltige s’il n’en fait pas le choix ?

Bank 15 06 2019

En Grèce lors de la crise de la dette, quelques jours avant le référendum du 5 juillet 2015. Je veux dire à la crise qui arrive que nous sommes là et que nous résisterons.
Le laisser-faire est la folie qui nous conduit vers cette situation alarmante.

Les dirigeants politiques ont été et sont dans un déni total de la réalité en nous convertissant à l’argent facile de la finance de l’ombre.

Le résultat sera une fulgurante déflagration financière qui laminera des économies entières, des nations. La prochaine crise sera pire que celle de 2008 et se positionnera à 254.000 milliards d’euros.

Au travers ce qu’on appelle la crise des gilets jaunes s’exprime l’émotion, le ressenti des Français et vise à dénoncer les effets néfastes pressentis de l’argent facile. Les plus fragiles de nos concitoyens savent déjà dans leur quotidien que l’argent vaut de moins en moins.

Nous allons tous faire naufrage. Et chacun doit payer son écot à la société.

Qu’en est-il du rôle de l’Etat ? Il est devenu hyper régulateur et s’est transformé en exportateur financier.

« Les dirigeants politiques ont été et sont dans un déni total de la réalité en nous convertissant à l’argent facile de la finance de l’ombre. »

Tout dans notre économie est devenu “low” : low taux, low salaires… seule la misère ne sera pas low. Il semblerait que les chiffres des analyses aient adopté cette étrange et dangereuse tendance low.

Est-ce qu’on ne voit rien ou est-ce qu’on ne veut rien voir de l’urgence, lorsqu’on constate qu’aux Etats-Unis une hausse du déficit budgétaire de 77% par rapport à 2018 a été enregistrée. Dans les deux cas, les experts nient l’urgence et pas de réaction observée…

L’examen de la situation de la France mérite de l’honnêteté. Avec un taux de 1,5% de croissance une annonce de la reprise de l’économie est une fausse annonce. Je dénonce et affirme que la tendance est à la décroissance. L’analyse claire des chiffres montre 0,3% de croissance rêvée au premier trimestre 2019. Le chiffre de 1,5% de croissance annuelle nous parle d’une baisse par rapport à 2018 et 2017. La courbe de la trajectoire économique n’est donc pas celle de la réelle croissance que l’on nous vend.
Qu’en est-il du pouvoir d’achat qui aurait été injecté et qui aurait dû entraîner un regain de consommation ? L’effet attendu ne s’est pas produit, car dans la réalité le Français, qui le peut encore, essaie d’épargner en prévision d’un futur incertain annoncé.
La dynamique ne se crée pas et bute sur des problèmes structurels franco-français. Le taux de chômage est structurel. Les responsables politiques annoncent la reprise et les entreprises rencontrent des difficultés à embaucher. Il nous manque de l’invention, de l’innovation, il nous manque les moteurs de la relance et la confiance.

Je m’interroge et demande où est la croissance, quand on peut constater que dans le domaine du commerce extérieur le ratio français exportation sur PIB reste faible et que pour les entreprises les gains de productivité restent également incroyablement faibles.

Donc où est la croissance ? Je cherche la croissance.

Les problèmes sont tragiques, le baril de poudre financier est sur le point d’exploser.

La France doit se préparer avant l’explosion de la bulle des dettes. En sortant du déni et en parlant vrai et honnête en économie.
Je trouve scandaleux qu’en France, soient posées autant de barrières à l’initiative d’entreprendre. Il est important de faciliter le développement de l’investissement, mais il est important aussi que les entreprises participent à hauteur raisonnable à la contribution au budget de l’Etat. Il est important aussi que l’Etat opte pour de vraies économies réalistes, mais qu’il n’intervienne plus au travers de participations dans des entreprises privées.

« Tout dans notre économie est devenu “low” : low taux, low salaires… seule la misère ne sera pas low. »

La France doit se préparer sur cette base. Il faut en finir avec le surplus d’argent injecté par les banques centrales, argent qui n’arrive jamais au niveau de l’économie réelle mais dans les caisses des banques qui l’ont transformé en emprunt d’Etat.La conséquence est que les Etats ont emprunté de plus en plus et trop.

C’est la combinaison de ces deux éléments qui a créé la dette abyssale. 254.000 milliards d’euros.

Les Etats ont profité de cette situation, les entreprises et les ménages ont emprunté à bon marché. Cela s’avère être un drame.
La crise du surendettement est arrivée au niveau mondial. Pour rembourser cette dette dite publique, les Etats peuvent augmenter les revenus par le biais des impôts ou baisser les dépenses de l’Etat en diminuant les services publics. Cela pose problème. Nous nous trouvons à l’heure actuelle dans une situation où les banques centrales, les banques privées et les gouvernements se retrouvent tous liés et interdépendants. Par conséquence, lorsqu’une difficulté de quel ordre que ce soit apparaîtra, les trois partenaires seront concernés. Le présage de l’imminence d’une crise financière trente fois plus puissante que celle de 2008 affectera tous les citoyens avec une force considérable.

A ce jour environ 10% du bilan des banques est en “bons d’Etat” avec une pondération de 0% sans garantie. Les banques privées que nous connaissons ont tout intérêt à le faire car cela ne leur coûte rien en fonds propres et délivre de grasses marges.

La réglementation financière (Bale III) a réglé les dérèglements de 2008, nous sommes en 2019 et le problème est qu’il n’y a pas de réglementation contre les dérèglements de 2019. Le seul élément de réglementation qui aurait pu réduire cet appétit d’emprunt public des Etats n’a pas été proposé pour des raisons purement politiques. Pour exemple les dettes de l’Etat américain ont augmenté de 77% sur les 3 premiers mois de cette année. A mon avis, cela va encore faire augmenter aux Etats-Unis le coût des emprunts et entraîner la finance mondiale dans une spirale mondiale. Dès que les Etats-Unis seront en récession, c’est le monde entier qui sera en difficulté dont l’Europe et la France avec un effet direct sur la consommation des ménages.

Alors que faut-il faire ?

La première des choses à faire est de dire la vérité. La vérité aux Français, oui, elle leur est due par respect, par respect de leur travail aussi.
L’heure n’est plus au silence, l’heure n’est plus aux mensonges. L’heure est venue d’apprendre à reconnaître les erreurs. Nous nous trouvons au bord du précipice, lequel d’entre nous a envie de vivre l’expérience de la voltige s’il n’en fait pas le choix ?

« Il faut en finir avec le surplus d’argent injecté par les banques centrales, argent qui n’arrive jamais au niveau de l’économie réelle mais dans les caisses des banques qui l’ont transformé en emprunt d’Etat. »

Il y a urgence à adopter une série de mesures imposées. Elles devront être équitables.
A ce stade il est important de souligner que les entreprises ne paient quasiment pas d’impôts et c’est pourquoi la participation des entreprises au budget de l’Etat reste proportionnellement trop faible. Il faudra donc en urgence remonter ce taux de participation, en revanche il faut faire diminuer au plus vite les charges sociales qui elles sont indécemment trop élevées.

En ce qui concerne la tension française entre les riches et les pauvres (y compris la classe moyenne), il faut recréer l’équilibre de participation privée à la bonne marche de la nation en créant une tranche supplémentaire pour les salaires annuels de plus d’un million d’euros.

La combinaison de ces deux éléments permettra rapidement de remonter les revenus de notre Etat et de le libérer progressivement de sa dette.

Un élément fondamental sera le désengagement de l’Etat du secteur privé pour n’agir que sur le cadre économique et non l’impliquer directement au travers de participations dans des entreprises.

La responsabilité des hommes de bien qui savent est engagée. C’est par leur inaction que la bulle financière explosera.

Source(s) : Huffingtonpost.fr via Contributeur anonyme

https://www.crashdebug.fr/international/16139-une-crise-financiere-trente-fois-plus-puissante-qu-en-2008-est-imminente-mais-nous-sommes-dans-le-deni-huffingtonpost

La vérité sur… le fonds d’investissement aux centaines de milliards d’Apple


La vérité sur… le fonds d’investissement aux centaines de milliards d’Apple

Par Gilles Fontaine le 29.06.2019 à 13h42ABONNÉS

Filiale du géant high-tech américain, le fonds d’investissement Braeburn Capital opère sous le radar depuis 2005 en contournant toutes les règles fiscales. Son encours : plus de 225 milliards de dollars. Révélations.

La vérité sur… le fonds d'investissement aux centaines de milliards d’Apple

Mission principale de la filiale d’Apple en charge de la gestion des actifs : gérer et placer au mieux les énormes quantités de cash générées pas les ventes de ses produits.AFP

Bienvenue à Reno, riante bourgade du Nevada posée au pied des montagnes et réputée pour son rodéo de classe internationale, sa course d’avions en rase-mottes, ses casinos… Nettement moins connue du grand public, et pour cause, est la transhumance opérée par des dizaines d’entreprises de l’univers high-tech au cours des dernières décennies vers ce petit coin désertique à la météo plutôt clémente : les températures en été tournent ici autour des 22 degrés et les précipitations sont généralement bien étalées tout au long de l’année.

90 % logés à l’étranger

Parmi ces entreprises discrètement installées dans la région figure un nom qui fait fantasmer le monde de la finance et les journalistes depuis des années : Braeburn Capital. La Braeburn est une variété de pommes néozélandaises. C’est aussi une filiale du groupe Apple, fondée en 2005, et en charge de la gestion des actifs du géant high-tech américain. En clair, sa mission principale est de gérer et de placer au mieux les énormes quantités de cash générées pas les ventes de produits Apple. La totalité des sommes sous gestion dépasse aujourd’hui les 225 milliards de dollars, dont 90 % seraient logés dans des filiales étrangères, ce qui en fait l’un des fonds d’investissement les mieux dotés de la planète.

La filiale d’Apple opère sous le radar depuis sa création, mais elle n’est pas totalement invisible. Elle possède sa page Facebook, dans la rubrique  » entreprise locale « , et affiche chichement 44 mentions « like ». Quelques clics sur Google permettent même de localiser l’entreprise.

Celle-ci était initialement installée au 730 Sandhill Road, à Reno. Ironie du sort, c’est aussi le nom de la rue où sont domiciliées les plus grandes sociétés de capital-risque de la Silicon Valley, à Menlo Park.

Un vétéran à sa tête

Braeburn Capital a déménagé dans le courant de l’année 2012, à deux blocs de son ancienne adresse, au 6900 Boulevard McCarran. Le bâtiment est quelconque, sans charme et sans style, typique des petits immeubles de bureaux des zones d’activités commerciales américaines. Une simple plaque indique les bureaux de la filiale d’Apple, au deuxième étage, suite 3020. La banque d’investissement Merrill Lynch dispose également de locaux dans le même bâtiment, au rez-de-chaussée. La typologie des lieux semble indiquer qu’il s’agit plus que d’une simple boîte aux lettres pour la filiale financière d’Apple. Son patron est un vétéran de la finance : Jeffrey Power dirige l’organisation depuis près de six ans. La cinquantaine, visage rond et poupin, ce Californien est passé par Wells Fargo, le fonds d’investissement KKR et le site de e-commerce eBay avant de rejoindre la firme de Cupertino.

Impossible d’en savoir plus, ni sur le style de décoration du bureau de Jeff Power, ni sur le nombre de personnes travaillant sur place. A l’instar de tous les hedge funds, celui d’Apple se montre extrêmement discret sur ses activités. Et Braeburn Capital dévoile évidemment le moins d’informations possible sur la nature de ses participations. Mais, contrairement à un hedge fund, le fonds d’Apple ne se limite pas à accepter des investisseurs avertis. Ils placent l’argent des actionnaires du groupe, des investisseurs ordinaires, exactement comme le ferait un quelconque fonds commun de placement, mais sans jamais leur expliquer ce qu’ils possèdent réellement.

Dans un article intitulé «  Apple est un hedge fund qui fabrique des téléphones  » et publié en août 2018 par The Wall Street Journal, deux chercheurs de l’université de Washington, Thomas Gilbert et Christopher Hrdlicka, dénoncent l’opacité des grands groupes dans leurs stratégies d’investissement et celle d’Apple en particulier. «  Quand vous achetez des actions Apple, vous prenez aussi une part dans l’un des plus gros fonds d’investissement au monde, écrivent-ils. Apple se comporte comme un hedge fund en soutenant son portefeuille de valeurs avec 115 milliards de dollars de dettes. « 

Attributs du paradis fiscal

Ce n’est pas un hasard si les dirigeants d’Apple ont choisi Reno pour y installer leur bras armé financier. Ils auraient pu choisir de se rapprocher de Wall Street, où sont installés la plupart des autres hedge funds, leurs concurrents. Mais ils n’auraient pas trouvé la même qualité de vie aussi bon marché avec ses casinos géants et ses chambres d’hôtel de luxe à moins de 70 dollars la nuit. Toute l’ingénierie de Braeburn Capital repose sur le savoir-faire et la capacité de ses dirigeants à trouver des astuces fiscales légales dans le monde entier pour éviter de payer des impôts. Et l’Etat du Nevada est sans doute l’un des meilleurs endroits aux Etats-Unis pour faire ce genre de chose. Surtout quand le siège social de son entreprise se situe à moins d’une heure d’avion de la Californie, plus précisément à Cupertino, dans le sud de la Silicon Valley, où le taux d’imposition sur les sociétés est de 8,84 %. Dans le Nevada, c’est 0 %. La firme à la pomme n’est évidemment pas la seule à profiter de l’extrême largesse de cet Etat en matière de fiscalité sur les entreprises. Des dizaines d’autres ont ouvert une filiale, pour les mêmes motifs, dans les environs de Reno, parmi lesquels Oracle, Microsoft, Cisco, ou encore Harley Davidson. Et elles sont probablement des milliers à disposer au moins d’une adresse postale dans l’Etat du Delaware, sur la côte est des Etats-Unis, qui possède tous les attributs d’un paradis fiscal.

Mécanismes planétaires

A chaque fois qu’est acheté un Mac, un iPhone, un iPad, ou tout autre produit de la marque Apple, une partie des bénéfices de cette vente est généralement déposée sur des comptes contrôlés par Braeburn. L’argent est ensuite investi dans des actions, des obligations ou d’autres produits financiers. Plus tard, lorsque ces investissements commencent à produire leurs dividendes, ils peuvent être mis à l’abri des autorités fiscales californiennes grâce à l’adresse du quartier général de Braeburn, à Reno dans le Nevada. Et sa miraculeuse fiscalité des entreprises à 0 %.

Le fabricant de l’Apple Watch est un orfèvre en matière d’optimisation fiscale. Et les stratèges de Braeburn sont parvenus à étendre ces mécanismes à l’échelle planétaire. «  Quand un iPhone est vendu où que ce soit dans le monde, les profits sont légalement exportés, sous la forme d’une redevance vers un pays à la fiscalité avantageuse « , explique Jean-Louis Gassée, ancien vice-président d’Apple. L’entreprise a été l’une des pionnières, à partir des années 1980, d’une technique comptable connue sous le nom de  » Double Irish With a Dutch Sandwich « , le Double irlandais et sandwich hollandais, qui permet de réduire substantiellement les impôts en faisant transiter les bénéfices par des filiales irlandaises et aux Pays- Bas, puis de les expédier vers les Caraïbes. Cette technique est aujourd’hui utilisée par des centaines d’autres entreprises et pas seulement issues du monde de la tech. Certaines ont carrément fait le copier-coller des méthodes d’Apple.

Pressions politiques

 » Le problème des réserves de cash d’Apple est que ça se voit et que l’enjeu devient très politique « , commente Jean-Louis Gassée. Les financiers de Braeburn jouent au chat et à la souris avec la Commission européenne et l’administration Trump, qui réclament chacune leur part de cet incroyable trésor de guerre. «  Mais les actionnaires font également pression, analyse Daniel Pinto, fondateur de Stanhope Capital. Soit vous rendez l’argent, soit vous montrez que vous pouvez en faire quelque chose. «  Que faire avec plus de 225 milliards de dollars ? Racheter Tesla ou Disney ? Dans son roman paru en début d’année Le jour où Apple a acheté la Grèce, Jean-Cédric Michel suggère une autre voie : racheter la dette grecque pour imposer un nouveau logiciel Apple Tax permettant de collecter facilement la TVA. Absurde ou visionnaire ?

https://www.challenges.fr/high-tech/la-verite-sur-le-bras-arme-financier-d-apple_661191

LES MINI-BOTS ITALIENS VONT-ILS TUER L’EURO ?

LES MINI-BOTS ITALIENS VONT-ILS TUER L’EURO ?

PUBLIÉ PAR PHILIPPE HERLIN | 13 JUIN 2019 | ARTICLES1710 

Une dizaine de jours après l’élection européenne, la Commission européenne, par la voix de son commissaire Pierre Moscovici, a annoncé une « procédure de déficit excessif fondée sur la dette » envers l’Italie (bizarrement pas la France, qui souffre pourtant d’un déficit public supérieur…). Comme pour répondre à cet affront, le Parlement italien a voté – à l’unanimité, il faut le signaler – une motion concernant la création de « mini-BOTs », c’est-à-dire de Bons du Trésor ordinaires (Buoni Ordinaro del Tresorio) de montant unitaire faible (« mini »), du niveau d’un billet de banque, pour pouvoir être utilisé couramment. Ils n’offriraient pas d’intérêts et seraient sans échéance, ce qui les assimileraient à des monnaies traditionnelles.

Ces mini-BOTs répondraient à un problème concret et lancinant : l’État italien a des arriérés de paiement d’environ 60 milliards d’euros envers les entreprises italiennes. Solder cette dette creuserait le déficit et l’endettement public de façon importante, ce que Bruxelles interdit. D’où l’idée des mini-BOTs, qui seraient émis pour le montant de cette dette, versés aux entreprises, qui pourraient ensuite s’en servir pour payer leurs impôts, sans que les « critères de Maastricht » ne soient affectés.

Ensuite, ce circuit fermé (État-entreprises-État) pourrait s’élargir : les entreprises pourraient utiliser ces mini-BOTs entre elles, puis pour payer une partie des salaires de leurs salariés et, ainsi, les particuliers pourraient les utiliser. Ces mini-BOTs deviendraient alors une véritable monnaie parallèle. Dans ce modèle, 1 mini-BOT = 1 euro, on resterait dans le cadre de l’euro, même si cette création monétaire irait à l’encontre des traités européens qui imposent une monnaie unique.

L’étape suivante consisterait à décréter que 1 mini-BOT = 1 « nouvelle lire », par exemple, et qu’elle soit cotée sur le marché des changes aux côtés des autres devises, dont l’euro, pour se retrouver dans un système à deux monnaies. La marche ultime serait de convertir, du jour au lendemain, les avoirs en euros dans la nouvelle monnaie (1 euro = 1 nouvelle lire). Et voilà l’Italie sortie de l’euro ! L’Italexit est mis en œuvre. Tout ceci relève de la fiction, bien entendu, mais les Italiens viennent tout de même de décider d’en écrire la première page avec cette motion parlementaire.

Il y a juste un petit oubli dans ce scénario : la balance Target2. Ce système de compensation entre les banques centrales de la zone euro traduit les déséquilibres des balances des paiements entre les pays (quand un Italien achète une Mercedes, cela se concrétise par une créance de la Banque centrale allemande sur la Banque centrale italienne). Le déficit se creuse pour l’Italie (500 milliards d’euros) tandis que les créances explosent pour l’Allemagne (plus de 900 milliards d’euros), qui serait ainsi la grande perdante d’un Italexit ! Un cataclysme susceptible de faire exploser la monnaie unique.

Alors, finalement, peut-être que ces mini-BOTs ne sont qu’un moyen de pression sur Berlin, le vrai patron en Europe, pour que le gouvernement italien puisse légèrement accroître son déficit budgétaire (qui restera inférieur au déficit français, mais personne ne vient embêter Macron, moins turbulant que Salvini il est vrai…). Ou peut-être pas ; les Italiens auraient déjà pris la décision de s’affranchir de la monnaie européenne, et ils y vont pas à pas. Les mois qui viennent seront cruciaux, et la perspective d’une nouvelle crise de l’euro, d’un niveau nettement supérieur à la crise grecque en 2011, se renforce.

La reproduction, intégrale ou partielle, est autorisée dès lors qu’elle est accompagnée d’un lien vers la source originale.


PHILIPPE HERLIN CHERCHEUR EN FINANCE / DOCTEUR EN ÉCONOMIE

https://or.fr/actualites/mini-bots-italiens-vont-ils-tuer-euro-1559

Le FMI met les USA en garde contre les risques commerciaux et financiers

Finance et marchés

Le FMI met les USA en garde contre les risques commerciaux et financiers

LE FMI MET LES USA EN GARDE CONTRE LES RISQUES COMMERCIAUX ET FINANCIERS

Le Fonds monétaire international (FMI) a prévenu les Etats-Unis qu’une aggravation des différends commerciaux ou un retournement brutal des marchés financiers présenteraient des risques importants pour leur économie. /Photo prise le 8 avril 2019/REUTERS/Yuri Gripas YURI GRIPAS

WASHINGTON (Reuters) – Le Fonds monétaire international (FMI) a prévenu les Etats-Unis qu’une aggravation des différends commerciaux ou un retournement brutal des marchés financiers présenteraient des risques importants pour leur économie

Dans un rapport publié jeudi, le FMI estime que les Etats-Unis pourraient réaliser 2,6% de croissance cette année, alors qu’il ne projetait que 2,3% en avril.

Le Fonds conseille malgré tout à la Réserve fédérale de s’abstenir de relever à nouveau les taux d’intérêt car une telle décision freinerait la croissance.

« Une aggravation des différends commerciaux en cours ou le retournement brutal d’un marché financier encore récemment exubérant représentent des risques tangibles pour l’économie américaine », écrit le FMI.

Ce dernier se montre critique vis-à-vis de la méthode suivie par les Etats-Unis, à coups de droits de douane, pour rééquilibrer les relations commerciales internationales et il estime qu’il est tout particulièrement important de résoudre le différend commercial avec la Chine car il représente une menace sérieuse pour l’économie mondiale.

Le FMI juge en outre que le système financier américain est de plus en plus vulnérable à un éventuel durcissement des conditions de financement, observant que l’endettement des entreprises n’a jamais été aussi élevé et que les normes de crédit se sont relâchées.

« Un retournement brutal de cet environnement accommodant, agissant en interaction avec les passifs des entreprises, pourrait provoquer un tassement significatif de l’activité, de l’investissement et de la création d’emplois », dit encore le Fonds.

« Le système financier paraît sain mais les risques à moyen terme pour la stabilité financière sont en hausse », poursuit le FMI, qui ne manque pas de reprocher aux régulateurs américains de ne pas faire grand chose pour parer à ces risques et d’au lieu de cela d’assouplir les contraintes réglementaires.

(Jason Lange, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Juliette Rouillon)

https://www.challenges.fr/finance-et-marche/le-fmi-met-les-usa-en-garde-contre-les-risques-commerciaux-et-financiers_657292

COMMENT LA FINANCE A CAPTURÉ L’ÉCONOMIE ET COMMENT LA REMETTRE À SA PLACE ?

COMMENT LA FINANCE A CAPTURÉ L’ÉCONOMIE ET COMMENT LA REMETTRE À SA PLACE ?

23 avril 2019 – Posté par Alain Grandjean – ( 0 ) Commentaires

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couv-fascination-ogre-scialom

L’économiste Laurence Scialom[1] vient de publier La fascination de l’ogre (chez Fayard), un essai sur la capture[2] de l’économie par le secteur financier. J’en recommande vivement la lecture ainsi que son interview par Romaric Godin. Laurence est une scientifique engagée ; elle s’est battue contre l’imposture de la loi de séparation bancaire (qui n’a rien séparé du tout , voir dans le blog la série des posts à ce propos), promesse de campagne majeure de François Hollande (exprimée lors du discours du Bourget) et non tenue. Cette affaire a bien montré non seulement le pouvoir considérable du système financier sur l’Etat, mais aussi sa capacité à enfumer au sens strict la conscience collective, notamment en créant une complexité artificielle qui rend inaccessible à la plupart d’entre nous les questions financières.

C’est cette puissance exorbitante que Laurence Scialom met en évidence, en s’appuyant sur un corpus d’articles scientifiques étayant solidement sa démonstration.

Ce livre réussit donc le tour de force de nous :

  • expliquer clairement les maux de la finance contemporaine : accroissement des inégalités sociales, normes de gestion des entreprises les poussant au court-termisme, risques systémiques, conflits d’intérêt etc. ;
  • montrer le rôle de la théorie économique néolibérale dans la justification et la construction de cette domination financière, d’autant plus choquant qu’elle ne résiste en rien au moindre test empirique ;
  • détailler les mécanismes de cette « capture » ;
  • proposer une réforme de l’enseignement de la finance ;
  • et pour finir de fournir des pistes convaincantes pour mettre le holà à cette capture.

La capture contre la nature

Je dirai ici juste un mot sur les liens pas toujours apparents entre la capture de l’économie par la finance et celle du financement de la transition écologique.

1 La financiarisation de l’économie est un obstacle majeur à la prise en compte du long terme donc des questions écologiques, tant dans le monde de la finance que dans celui des entreprises. Plus généralement, rien n’empêche vraiment aujourd’hui cette finance (et en particulier le « shadow banking », soumis à très peu de contraintes) de financer la destruction de la planète, au motif que son rôle est de financer l’économie.

2 Les périodes de crises que la finance dérégulée peut  engendrer aggravent la situation ; dans ces moments il s’agit de « sauver les meubles » ; rien d’autre ne compte.

3 L’aggravation des inégalités sociales (due en particulier à la financiarisation de l’économie) et le niveau exorbitant de certaines rémunérations dans le secteur financier, rendent d’autant plus difficile la lutte contre le changement climatique[3] . Or cette lutte est indispensable car la crise écologique sera elle-même porteuse d’atteintes lourdes aux conditions de vie des plus défavorisés.

4 La montée du pouvoir de la finance s’est accompagnée du désarmement de l’Etat. Le sociologue Benjamin Lemoine[4] a montré comment la dette publique s’est imposée comme la contrainte suprême qui justifie toutes les politiques d’austérité budgétaire et qui place les États sous surveillance des marchés financiers et des agences de notation. L’Etat et les entreprises publiques n’arrivent plus à investir suffisamment (voir notre dossier « libérer l’investissement vert » et notre livre à paraître).

5 Ce désarmement est financier mais aussi humain : les services de l’Etat ne résistent pas à la toute-puissance des lobbys, n’arrivent plus à incarner une orientation claire en matière de transition écologique (les intérêts des lobbys étant divergents, chacun cherche à préserver son terrain de jeu). Ils n’arrivent plus à préserver les intérêts de l’Etat (tant dans les privatisations, qui sont favorisées pour des raisons budgétaires et mal négociées faute de moyens humains , que dans les concessions et autres partenariats publics privés[5]).

5 La complexité construite de manière délibérée par la finance rend les enjeux de verdissement de la dite finance très difficiles d’accès. Si l’on peut se féliciter de la montée en puissance de la finance verte à Bruxelles, au sein du réseau des Banques Centrales pour verdir le système financier, il faut reconnaître que la technicité des débats et le poids des acteurs financiers sont tels que ces travaux pourraient eux aussi aboutir à  des dispositifs inefficaces.

Plus que jamais donc il est important que nos concitoyens prennent une claire conscience des causes doctrinales et organisationnelles de l’impuissance de l’Etat à agir vite et bien pour limiter l’ampleur des catastrophes en cours. Sinon, il est à craindre que les revendications se multiplient, la violence s’accroisse mais sans effet réel faute d’un diagnostic pertinent et, dès lors, de propositions de mesures adaptées.

Alain Grandjean

Notes

[1] Laurence Scialom est professeure à l’Université Paris Nanterre. Elle est membre du
conseil scientifique de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et de la commission consultative épargnants de l’Autorité des marchés financiers (AMF),
responsable du pôle régulation financière du think tank Terra Nova et membre qualifiée de l’ONG Finance Watch.
[2] Voir aussi son article pour Finance Watch et le livre « La capture, Où l’on verra comment les intérêts financiers ont pris le pas sur l’intérêt général et comment mettre fin à cette situation ». Christian Chavagneux et Thierry Philipponnat,  La découverte, 2014
[3] En simplifiant, la taxe carbone est vécue comme une injustice de plus ; et sa redistribution n’est pas envisageable pour des raisons de doxa budgétaire, voir point 5
[4] L’ordre de la dette. Enquête sur les infortunes de l’État et la prospérité du marché. La découverte – 2016.
[5] Les PPP sont un moyen de faire réaliser et financer par le privé des opérations devenues non finançables par l’Etat ou les collectivités territoriales. Mais l’expérience montre qu’ils sont malheureusement souvent faits au détriment du donneur d’ordre…

https://alaingrandjean.fr/2019/04/23/finance-a-capture-leconomie-remettre-a-place/

Le projet Poséidon (Naval Group/Fincantieri) tout près de prendre la mer

Le projet Poséidon (Naval Group/Fincantieri) tout près de prendre la mer

 Par Michel Cabirol  |   |  800  mots
La décision de lancer le projet a été prise le 17 avril dernier par un conseil d'administration exceptionnel de Naval Group,
La décision de lancer le projet a été prise le 17 avril dernier par un conseil d’administration exceptionnel de Naval Group, (Crédits : Naval Group)
Le projet de rapprochement dans les navires de guerre de surface entre Naval Group et Fincantieri est prêt. Toutefois, Paris met les Italiens sous surveillance pour s’assurer de leur loyauté à l’exportation.

Quoi de neuf sur le projet Poséidon, le rapprochement entre Naval Group et l’italien Fincantieri ? Tout est prêt pour que ce projet prenne enfin la mer. On y est. Car Paris et Rome ont souhaité attendre la fin de l’élection européenne avant de communiquer sur ce projet franco-italien pour ne « pas être pris en otage » sur ce dossier lors de la campagne, explique une source proche du dossier. La décision de lancer le projet, qui a été prise le 17 avril dernier par un conseil d’administration exceptionnel de Naval Group, a fait l’objet d’un black-out complet de la part des deux industriels de part et d’autre des Alpes. Côté gouvernemental français, le dossier est également clair. « Sur le fond, il n’y pas de sujet », affirme-t-on. Il n’y a plus désormais qu’à appuyer sur le bouton de la communication.

Lors de cette réunion du conseil, les statuts de la société commune à 50-50 entre Naval Group et Fincantieri ont été validés : le PDG sera français et la directrice commerciale italienne, la société sera basée à Gênes et le centre de recherche à Ollioules dans le Var. Cette société commune a pour vocation de regrouper les achats, la Recherche et Développement (R&D) et l’exportation des navires de guerre de surface. C’est surtout sur ce dernier volet que la France, qui « accompagne positivement » ce dossier, compte beaucoup. « On attend de la création de valeur sur l’exportation », explique-t-on dans l’entourage de la ministre des Armées. Pour autant, Fincantieri n’a exporté que pour 39,7 millions d’euros en 2018, selon le rapport italien sur les exportations d’armes après avoir obtenu une de ses rares commandes, un mégacontrat au Qatar en 2017 (3,8 milliards). Enfin, il n’y aura pas d’échanges capitalistique entre les deux groupes.

A l’export, Fincantieri sous surveillance

A l’Hôtel de Brienne, on estime que « ce mouvement crée de la valeur et présente des risques absolument limités, circonscrits et identifiés pour Naval Group ». Ce qui veut dire que très clairement « si jamais cela passait mal, il y a une procédure de sortie » de Naval Group et Fincantieri. Et la France demandera à Naval Group de sortir de la société commune « du jour au lendemain si on n’est pas content de ce qui se passe ». Paris aura « rapidement des indications sur la bonne foi de tous les acteurs à jouer collectif ». Dès 2020, la France pourra juger de la loyauté des Italiens à respecter les décisions prises en commun, la liste des campagnes étant bien connue de tous. « Les vrais juges de paix vont arriver l’année prochaine », souligne-t-on à Paris

« Si jamais on constate de la déloyauté, on dégrafera et si cela se passe tel qu’on souhaite que cela se passe, cela créera de la valeur pour tous, explique-t-on dans l’entourage de la ministre. L’idée est de pérenniser et de créer de l’emploi en France mais ce n’est pas de donner le travail des cols français aux cols bleus italiens. Surtout pas. L’idée, c’est d’avoir un gâteau plus gros à se partager à deux ».

Dans cet esprit, Naval Group et Fincantieri doivent se mettre d’accord sur le partage des prospects à l’export et éviter d’être en compétition. Comme au Brésil où portant Naval Group avait proposé à Fincantieri une proposition commune à la marine brésilienne. En vain. Le groupe naval français a même failli être éliminé dès le départ de la compétition sans avoir la possibilité d’y concourir. Pourquoi ? Les Français ont appris au tout dernier moment que les Italiens n’allaient pas jouer vraiment le jeu d’une offre commune, en déposant en catimini une proposition en solo. Résultat, c’est TKMS (ThyssenKrupp Marine Systems) qui a remporté la compétition. Ce dossier est « un peu regrettable mais le coup était déjà largement parti », précise-t-on au sein du ministère des Armées.

 Une corbeille de mariage qui se remplit enfin

Dans la corbeille de ce rapprochement, Naval Group et Fincantieri disposeront d’un programme commun de pétroliers ravitailleurs, dont quatre bâtiments ont été récemment commandés par la France (FlotLog). Ces bâtiments seront fabriqués par les deux chantiers sur la base du design italien Vulcano, un navire de 165 mètres et 23.500 tonnes de déplacement. En outre, les deux industriels vont se partager la rénovation des frégates franco-italiennes Horizon (quatre au total). Enfin, Naval Group et Fincantieri ont prévu de lancer un projet de corvettes franco-italiennes sous l’égide de Paris et de Rome. Ils visent à termes le remplacement des six frégates de type Floréal (2.950 tonnes) en France et, en Italie, celui des OPV de la classe Comandanti.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/le-projet-poseidon-naval-group-fincantieri-tout-pres-de-prendre-la-mer-818375.html

RECORD DE SALARIÉS MILLIONNAIRES À LA DEUTSCHE BANK : DERNIÈRE FÊTE AVANT L’EFFONDREMENT ?

RECORD DE SALARIÉS MILLIONNAIRES À LA DEUTSCHE BANK : DERNIÈRE FÊTE AVANT L’EFFONDREMENT ?

PUBLIÉ PAR PHILIPPE HERLIN | 16 MAI 2019 | ARTICLES2367 

Selon un palmarès établi par Les Echos, parmi les dix-sept principales banques européennes, la Deutsche Bank compte le plus grand nombre de salariés rémunérés plus d’un million d’euros par an, 643 exactement, devant Barclays (542) et HSBC (399), pourtant la première banque de l’UE par le bilan.

Ce chiffre est proprement scandaleux, car la première banque allemande ne présente pas des performances exceptionnelles, loin de là. Elle affiche certes une année 2018 bénéficiaire, mais de justesse (267 millions €), et qui vient après trois années de pertes. Son plus gros moteur, la banque d’investissement, a vu ses profits avant impôts passer de 1.705 à 530 millions € entre 2016 et 2018, et au premier trimestre 2019, la division était déficitaire. Plus inquiétant, la Deutsche Bank est la banque la plus exposée aux produits dérivés dans le monde, avec un montant estimé de 64.000 milliards $, soit 16 fois le PIB de l’Allemagne… Pas de quoi pavoiser. Les investisseurs ne s’y trompent d’ailleurs pas, son cours de bourse est massacré : -90% depuis son plus haut atteint en mai 2007.

Autre élément inquiétant, la banque est impliquée dans l’un des plus grands scandales de blanchiment de l’histoire, celui de la banque danoise Danske Bank, pour le montant record de 180 milliards €. La fraude passait par sa filiale située en Estonie, mais la Deutsche Bank gérait 80% des flux en provenance de la banque danoise pour ses clients en Russie… Affaire dans l’affaire, l’organisme de contrôle des banques – l’Autorité bancaire européenne (ABE) – aurait enterré une enquête sur ce scandale. À l’époque c’est la française Danielle Nouy qui dirigeait l’institution (son mandat courait du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2018), mais elle ne s’exprime pas, pour l’instant tout du moins.

Dans ce cadre, le fait que la Deutsche Bank s’affiche en tête pour le nombre de salariés millionnaires s’apparente à une entreprise de prédation. Sans doute y a-t-il un sentiment d’urgence, la dernière fête avant l’effondrement, Take the Money and Run (prend l’argent et sauve toi), la dernière coupe de champagne sur le Titanic en train de couler…

Ce chiffre de 643 millionnaires s’explique. Nous sommes en effet au croisement de deux perversions du capitalisme, difficilement évitables lorsque l’État a acquis une taille si importante comme c’est le cas dans nos sociétés contemporaines :

– Le Too big to fail (trop gros pour faire faillite), qui rend la faillite impensable par le cataclysme qu’elle provoquerait, le soutien de l’État obligatoire, où la sanction du dépôt de bilan disparaît et pousse à prendre encore plus de risques.

– Le Crony capitalism (capitalisme de connivence) c’est-à-dire les liens étroits entre l’État et les grandes entreprises, le premier protégeant le second en échange de menus services (embauche de membres du cercle du pouvoir, ou valises de billets, cf le scandale Danske Bank plus haut).

« Les rats quittent le navire », dit-on, lorsque la tempête s’annonce, mais dans les banques ce sont plutôt les officiers qui partent en premier, et en emportant l’argenterie. Cette information est vraiment inquiétante quant à la pérennité de la Deutsche Bank.

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PHILIPPE HERLIN CHERCHEUR EN FINANCE / DOCTEUR EN ÉCONOMIE

https://or.fr/actualites/record-salaries-millionnaires-deutsche-bank-derniere-fete-avant-effondrement-1539