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La BCE reconnaît que les banques européennes vont mal

La BCE reconnaît que les banques européennes vont mal

Publié par Philippe Herlin | 21 févr. 2019 | Articles 1164

Si l’on vous dit que le secteur bancaire européen se porte bien, n’en croyez rien : la Banque centrale européenne (BCE) elle-même est consciente du problème, et elle vient de l’avouer. La nouvelle n’a fait que quelques lignes dans les journaux spécialisés, mais elle mérite d’être mise en lumière. Un des membres du directoire de la BCE, le Français Benoît Cœuré, a en effet laissé entendre qu’il « pourrait y avoir de la place pour un autre TLTRO » (L’Agefi).

Les TLTRO (Targeted Long-Term Refinancing Operation) sont des facilités de financement (des prêts à taux très faibles) offerts par la BCE aux banques commerciales de la zone euro en mal de liquidités. La précédente tranche avait été lancée en juin 2016, d’une durée de quatre ans, son remboursement doit commencer à partir de juin 2020. Problème : de nombreuses banques ne disposent pas de cet argent, du fait de leur situation financière dégradée, d’où la volonté de la BCE de proposer une autre tranche. Une façon comme une autre de rouler la dette, de faire de la cavalerie financière…

Les montants souscrits par les banques des différents pays en 2016 ont été estimés par l’agence Reuters. On connaît la situation dégradée des banques italiennes et espagnoles, ainsi que celle de la Deutsche Bank, de la Commerzbank et de plusieurs banques régionales allemandes. Mais la surprise est de la voir la France arriver en troisième position, devant l’Allemagne dont, pourtant, les difficultés de sa plus grande banque constituent une vive source d’inquiétude en Europe et dans le monde. Des banques françaises nous cachent-elles quelque chose ?

 

  Montant des TLTRO souscris par les banques en 2016
Pays Milliards d’euros
Italie 250
Espagne 175
France 110
Allemagne 90
Portugal 25
Pays-Bas 20
Belgique 20
Autriche 20
710

Source : Reuters

 

Depuis le 1erjanvier, la BCE a arrêté son QE, son programme de rachat d’actifs obligataires. Les 2 600 milliards d’euros de planche à billets n’ont servi à rien, comme nous l’avons dit. Ils n’ont eu aucun effet sur la croissance économique. Leur véritable utilité aura seulement consisté à abaisser les taux d’intérêt pour permettre aux États de continuer à s’endetter, et à fournir des liquidités aux banques qui en ont besoin. Il fallait donc, pour les banques en difficulté, qu’un autre programme prenne le relais.

Cette politique monétaire laxiste ne fait que repousser les problèmes dans le futur ; il serait vraiment temps qu’elle cesse ! Le mandat du président de la BCE, Mario Draghi, prendra fin en octobre de cette année et parmi les successeurs pressentis figure Jens Weidmann, l’actuel président de la Banque centrale allemande, connu pour ses positions plus rigoureuses. Ce serait à l’évidence le meilleur choix. On parle aussi de François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France qui lui, par contre, s’inscrirait dans la continuité de Mario Draghi. Il faut vraiment souhaiter la victoire du candidat allemand. Quoi qu’il en soit, l’assainissement du secteur bancaire européen figurera en tête des priorités du nouveau président de la BCE.

La reproduction, intégrale ou partielle, est autorisée dès lors qu’elle est accompagnée d’un lien vers la source originale.


Philippe Herlin  Chercheur en finance / Membre de l’équipe éditoriale de Goldbroker.com

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https://www.goldbroker.fr/actualites/bce-reconnait-que-banques-europeennes-vont-mal-1488

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Le crash de la bulle de tout a commencé en 2018

Le crash de la bulle de tout a commencé en 2018


Voici ce qui nous attend en 2019


Par Brandon Smith − Le 11 janvier 2019 − Source Alt-Market.com


En 2018, un changement économique très important s’est produit qui a scellé le sort de l’économie américaine et de nombreuses autres économies dans le monde. Ce changement était le renversement de la politique de la banque centrale. L’ère des mesures de relance et du soutien artificiel de divers marchés, y compris les actions, commence à s’estomper à mesure que la Réserve fédérale poursuit le resserrement de sa politique, notamment en augmentant les taux d’intérêt et en réduisant davantage son bilan.


J’ai mis en garde contre ce changement sous la direction du nouveau président Jérôme Powell au début de 2018 dans mon article « Le nouveau président de la Fed va faire plonger les marchés en 2018 ». Le crash a connu un faux départ en février/mars, les actions ayant été sauvées par des rachats massifs d’entreprises au cours des 2ème et 3ème trimestres. Toutefois, à mesure que les taux d’intérêt ont légèrement augmenté et que les réductions d’impôt de Trump se sont amenuisées, les rachats d’actions de sociétés ont commencé à diminuer au cours du dernier trimestre de l’année.

Comme je l’avais prédit en septembre dans mon article « La bulle de tout : quand va-t-elle enfin éclater ? », le crash s’est accéléré en décembre, lorsque la Fed a relevé les taux d’intérêt à leur taux d’inflation neutre et augmenté les réductions de bilan à 50 milliards de dollars par mois. En 2019, cet effondrement se poursuivra alors que la Fed reprendra ses coupes à la mi-janvier.

Il est important de noter que lorsque l’on parle de crash dans les milieux économiques alternatifs, il ne s’agit pas seulement de marchés boursiers. Les économistes du courant dominant affirment souvent que les marchés sont un indicateur prédictif de la santé future de l’économie au sens large. C’est inexact. Les marchés sont en fait un indicateur de suivi ; ils ont tendance à s’effondrer bien après que tous les autres fondamentaux aient commencé à baisser.

Les marchés de l’immobilier sont en chute libre, tant en termes de prix de ventes que de valeur. Les hausses des taux d’intérêt de la Fed se traduisent par des taux hypothécaires beaucoup plus élevés à la suite d’une inflation excessive des prix et d’une baisse des salaires des consommateurs. Les acheteurs professionnels d’immobilier, qui soutiennent le marché de l’immobilier depuis des années, ne sont plus en mesure de continuer à assurer son maintien en vie. La dette des entreprises n’a jamais été aussi élevée depuis le crash de 2008 et, avec des taux d’intérêt plus élevés, l’emprunt de capitaux bon marché n’est plus une option.

En novembre 2018, les ventes de maisons ont affiché la plus forte baisse depuis plus de 7 ans

Les marchés de l’automobile, autre indicateur majeur de stabilité économique, sont en chute libre. Le marché de l’automobile a connu de fortes baisses tout au long du second semestre de 2018, une fois de plus, la hausse des taux d’intérêt de la Fed ayant tué les prêts automobiles de type ARM à crédit facile.

Le crédit américain se tarit également, car les investisseurs tirent des capitaux de la volatilité des marchés et de la hausse des taux d’intérêt. Les liquidités disparaissent, ce qui signifie que l’endettement devient plus coûteux ou inaccessible pour la plupart des gens et des entreprises.

Les médias et les banquiers centraux présentent un faux récit dans les courants dominants sur ces circonstances, à la fois les médias et les banques centrales. Les autorités économiques et les analystes grand public ont beaucoup parlé pour tenter de détourner l’attention du public de la crise économique et d’inciter le monde de l’investissement à faire du commerce avec des œillères. Avec la propagande qui s’emballe, nous devons couper à travers le brouillard et les miroirs, évaluer les menaces les plus importantes au sein du système et déterminer quand elles pourraient s’intensifier.

Ne vous y trompez pas, aussi erratique et instable qu’ait été 2018, 2019 sera bien pire.

La Réserve fédérale continuera de se resserrer

Un mensonge circule dans les médias selon lequel Jérôme Powell et la Fed sont « héroïques » parce qu’ils « vont à l’encontre » des anciennes politiques des banques centrales et suppriment les politiques de facilité monétaire. C’est exactement le motif opposé qui se cache derrière ce qui se passe. Nous devons nous rappeler que c’est la Fed et d’autres banques centrales qui ont créé le crash initial en 2008 par le biais de politiques d’argent facile. Elles ont ensuite délibérément créé une bulle encore plus grande (la « bulle de tout ») par le biais d’une plus grande détente monétaire ; une bulle si grande qu’elle ferait s’effondrer toute l’économie américaine, y compris les marchés obligataires et le dollar si jamais elle éclatait.

Ce processus circulaire de crise, de stimulation puis de crise est un processus que la banque centrale utilise depuis plus d’un siècle. D’anciens responsables de la Fed comme Ben Bernanke et Alan Greenspan ont ouvertement admis la culpabilité de la banque centrale américaine pour la Grande dépression ainsi que pour le crash de 2008. Cependant, ce faisant, ils affirment également qu’ils n’étaient « pas conscients à l’époque » de ce plus grand danger. Je n’y crois pas une seconde.

Dans presque tous les cas où la Fed a créé un environnement de crash, les institutions bancaires ont pu profiter de l’occasion pour s’emparer d’actifs tangibles pour quelques centimes par dollar, ainsi que voler plus de pouvoir politique et social. Pendant la Grande dépression, les grandes banques ont absorbé des milliers de petites banques locales ainsi que tous les actifs qu’elles détenaient. En 2008, les banques et les entreprises ont bénéficié d’un déluge d’argent facile payé par les contribuables américains sur le dos des générations à venir, tout en aspirant les biens durables comme les hypothèques résidentielles en difficulté.

La centralisation mondiale de l’autorité économique est un prix encore plus important pour les élites bancaires, et c’est je crois leur objectif avec ce prochain crash technique qui suit son cours. Au fur et à mesure que la crise mènera à la catastrophe, ce seront des institutions mues par le globalisme comme le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque des règlements internationaux (BRI) qui interviendront pour « sauver la situation ».

Comme je l’ai noté à maintes reprises, Jerome Powell est bien conscient de ce qui se passera alors que la Fed resserre. C’est consigné dans le procès-verbal de la Fed d’octobre 2012 où il discute des conséquences, y compris son allusion à un crash imminent si la Fed met fin aux mesures de relance, relève les taux d’intérêt et réduit le bilan.

Pourtant, Powell continue tout de même de resserrer les conditions, ce qui indique que les mesures prises par la Fed et les résultats obtenus sont tout à fait délibérés. Les récentes déclarations de Powell ont été interprétées à tort par les médias dominants comme indiquant que la Fed pourrait arrêter ses politiques de resserrement. Je prévois que cela n’arrivera pas, du moins pas avant que l’accident n’ait déjà bien suivi son cours.

Je m’attends à ce que Powell continue de réduire son bilan d’environ 50 milliards de dollars par mois jusqu’à la fin de 2019, peut-être. Je maintiens également ma prévision initiale de l’an dernier selon laquelle la Fed augmentera les taux d’intérêt en 2019, au moins deux autres fois, avec une hausse en mars. La Fed a continué à montrer une propension au double discours sur l’« accommodation », et il y a une bonne raison à cela…

Les marchés boursiers continueront de plonger

De nombreux économistes alternatifs ont souligné au fil des ans la corrélation directe entre le bilan de la Fed et les cours boursiers. Au fur et à mesure que la Fed a racheté des actifs, le marché boursier a augmenté exactement en tandem. Au fur et à mesure que la Fed se débarrasse de ses actifs, les actions chutent de plus en plus vite et de façon de plus en plus volatile.

Si vous voulez un exemple parfait de cela, il suffit d’examiner les totaux du bilan FRED de la banque centrale et de les comparer avec un graphique de l’indice S&P500 sur un an. Ne regardez pas seulement la chute des actions, mais aussi les rallyes boursiers. Des coupes dramatiques en décembre ont facilité le début du crash ; le récent rebond s’explique en partie par les investissements de fin d’année des caisses de retraite d’entreprises, à la recherche désespérée de rendement dans un environnement où les obligations ne sont plus viables ou sûres. Toutefois, prenez note que la première semaine de Janvier a également vu la Fed bloquer les coupes.

Qu’est-ce que cela signifie ? En l’absence d’une source de capital de remplacement massive comme les rachats d’actions, toute nouvelle réduction importante des actifs de la Fed entraînera une forte baisse vers le milieu de chaque mois. Chaque pause dans les coupes se traduira par un rebond, mais à des sommets plus bas. Le plafond des rallyes et les attentes des investisseurs diminueront progressivement jusqu’à ce que la réalité de la fin de la fête les atteigne enfin.

Les récents commentaires « dovish » de la Fed sont, à mon avis, complètement frauduleux et très calculés. Comme la banque centrale a réduit les mesures de relance et augmenté les taux d’intérêt au point où les entreprises ne peuvent plus se permettre des rachats massifs, il ne reste plus rien pour soutenir les actions, si ce n’est de la désinformation, une confiance aveugle et une pause d’une à deux semaines dans la réduction des bilans.

Il s’agit d’une démolition contrôlée de l’économie et des marchés. La Fed fera tout son possible pour éviter que le système n’implose trop vite, car le désossage des mâchoires est le seul outil qui reste. Entre-temps, M. Powell continuera de réduire les actifs et d’augmenter les taux d’intérêt comme prévu. Cela se traduira inévitablement par une baisse des cours des actions, car le système manque de « pression ». La confiance aveugle des investisseurs n’ira pas plus loin. Ils seront laissés en plan, tout comme ceux qui espèrent leurs pensions.

Je m’attends à ce que les marchés actions reprennent leur forte baisse tout le long de 2019 et qu’ils tombent bien en deçà des niveaux de soutien observés en 2017. Si l’on se fie à la baisse de décembre, tant que la Fed poursuivra sa trajectoire actuelle de réduction de bilan, je vois le Dow Jones dans la fourchette de 17 000 à 18 000 points en mars et avril.

Trump portera le blâme pour l’accident

La propension incessante de Trump à s’attribuer le mérite de la remontée boursière fait de lui un bouc émissaire parfait pour le crash en cours. L’accélération en 2019 sera suivie de nombreuses distractions. Alors que Trump a blâmé la Réserve fédérale pour l’instabilité récente des marchés, il a en même temps blâmé sa propre guerre commerciale. Trump a attaché le succès de sa présidence au succès d’un marché boursier qu’il appelait autrefois une « grande bulle » créée par la Fed.

La guerre commerciale de Trump et l’arrêt du gouvernement ne sont que deux facteurs qui sont déjà ciblés par les médias grand public et les commentateurs globalistes comme étant les causes de la chute des actions en décembre.

L’arrêt du gouvernement pourrait ne pas se poursuivre en janvier si Trump déclare l’état d’urgence et commence le mur à la frontière sud, rendant le débat budgétaire plutôt théorique. Cela dit, je soupçonne que cela pourrait continuer de toute façon ; cette fois-ci, c’est différent. Considérez que si l’arrêt se poursuit jusqu’en février, il y a la menace que les programmes d’aide sociale comme EBT soient retardés, ce qui ouvre la porte à un tout nouveau type de folie. Je n’ai pas nécessairement quelque chose contre la personne moyenne qui demande de l’aide sociale en période de crise personnelle. Cela dit, il y a des millions d’Américains qui ont fait carrière en recevant de l’aide gouvernementale, et leur attitude est souvent celle de se contenter de ce sort. Si et quand leur revenu et leur source de nourriture sont coupés, leur réaction peut être violente.

La date actuelle de l’arrêt fait en sorte qu’il constitue une distraction tellement utile pour la banque centrale que je serais surpris qu’on y mette fin dans un avenir proche. La menace de retards dans l’EBT et l’aide sociale du gouvernement serait une crise très juteuse qui pourrait être exploitée par les banques centrales et les globalistes.

Je prévois que la guerre commerciale se poursuivra jusqu’en 2019, comme l’année dernière. Trump annoncera des progrès « énormes » dans les négociations avec la Chine, parfois pour faire grimper les marchés, mais quelques jours ou semaines plus tard, ces progrès seront à nouveau remis en question. Je sais que c’est une prédiction facile. La farce de la guerre commerciale a suivi un schéma assez prévisible ces derniers temps.

Trump a été d’une aide extraordinaire pour les élites bancaires à cet égard. En fait, l’administration Trump semble ajouter une nouvelle escalade dans la guerre commerciale une semaine après chaque baisse ou hausse de taux importante du bilan de la Fed ; juste à temps pour que les actions chutent violemment en raison de la réduction de bilan de la Fed.

Autres prévisions pour 2019

Un « Hard Brexit » : Attendez-vous à ce que le Brexit entre dans un éventuel scénario de non-accord avec l’UE, suivi d’un ralentissement économique agressif au-delà de ce qui se passe déjà en Europe. Bien que ce résultat semble être un pari risqué en ce moment, il a du sens d’après le faux récit que les globalistes sont en train de construire – le récit selon lequel les « populistes » sont une influence imprudente et destructrice qui mène à un désastre économique.

Turquie quittant l’OTAN : On dirait que c’est déjà fait. La Turquie se positionne pour s’associer à des puissances de l’Est comme la Chine et la Russie par le biais de divers accords commerciaux et d’accords stratégiques, et abandonner ses liens avec l’Ouest. Bien que cela puisse durer encore quelques années, je crois que cela se produira rapidement – d’ici la fin de 2019.

Conditions de la loi martiale en France : Les protestations des « gilets jaunes » vont se poursuivre jusqu’en 2019, et deviendront probablement plus volatiles à mesure qu’Emmanuel Macron tentera de resserrer les contrôles. Attendez-vous à ce que les protestations se multiplient au printemps et en été à mesure que le temps se réchauffe. Macron n’a pas hésité à utiliser sa boîte à outils totalitaire. Je m’attends à ce qu’il déclare l’état d’urgence nationale avec des pouvoirs de type loi martiale en place dès la fin de cette année. Je ne sais pas encore si les globalistes avec lesquels Macron s’associe de si près ont eu l’intention de parvenir à ce résultat, je ne sais pas encore si c’est le cas. Nous n’avons pas beaucoup entendu parler des revendications spécifiques ou des points de vue idéologiques des gilets jaunes. Comprendre les objectifs et les motivations des deux parties déterminera s’il y a un faux paradigme en jeu ou si les gilets jaunes sont un véritable mouvement populaire.

Résumé

En résumé, le crash de la « bulle de tout » a été délibérément initié par les banques centrales. Le pire reste à venir en 2019. Trump est la brebis sacrificielle pour les élites bancaires, et son administration en assumera la responsabilité d’ici la fin de l’année, quels que soient les faits entourant le programme de démolition contrôlée de la Réserve fédérale. L’année 2018 a été le début de la prochaine phase de la crise, 2019 verra l’effondrement frapper la conscience du grand public sans parler de leur pas de porte et de leur portefeuille.

Brandon Smith

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/le-krach-de-la-bulle-de-tout-a-commence-en-2018

Editorial de Bernard Lugan

Editorial de Bernard Lugan :

Durant l’année 2018, l’Afrique a connu plusieurs grandes zones de conflictualité. Qu’il s’agisse de l’Afrique du Nord, de l’espace saharo-sahélien, de la zone tchado-nigériane, de la Centrafrique (RCA), de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ou de la Corne de l’Afrique, en 2019, toutes continueront à faire l’actualité.  Nulle part, en effet, le réel n’est pris en compte, toutes les solutions proposées étant d’ordre électoral.
Or, les élections africaines relevant de l’ethno-mathématique, elles ne font que confirmer les rapports démographiques, à savoir que les peuples les plus nombreux l’emportent toujours sur les moins nombreux.
Tant qu’une évolution du « One man, one vote » individualiste vers un vote de groupe ne sera pas définie, au lieu de pacifier les situations conflictuelles, la démocratie ne fera donc que les envenimer.
Au point de vue économique, durant l’année 2018, les pays producteurs de matières premières n’ont toujours pas entamé l’impératif mouvement de diversification qui, seul, pourrait leur permettre d’échapper aux malédictions liées à la variation des cours.
Au point de vue social, le continent continuera à s’enfoncer dans le néant,  sa démographie y étant plus forte que le développement.
Le cas du Sahel est à cet égard particulièrement parlant. Voilà en effet une région incapable de nourrir ses habitants et où la population double quasiment tous les 25 ans avec un croît de 3,9% et une moyenne de 7,6 enfants par femme. En 2040, cette région fragile, en voie de désertification et aux ressources plus que limitées, devra ainsi faire vivre plus de 150 millions d’habitants !!!
Pour simplement stabiliser la pauvreté, il faudrait à l’Afrique une croissance de 7% par an durant plusieurs décennies. Or, avec une croissance moyenne de 2 à 3%, le continent s’appauvrit année après année.
Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement quand, par manque de confiance, les investisseurs boudent l’Afrique ? Là encore, les chiffres sont sans appel : en 2017, sur 2000 milliards de dollars d’IED (investissements étrangers directs) mondiaux, le continent dans la globalité de ses 55 Etats et de son 1,2 milliard d’habitants, en a reçu 60, soit moins que l’Irlande qui, avec ses 5 millions d’habitants en a engrangé plus de 79 milliards…
Les « Gilets jaunes », et plus généralement tous les contribuables, seront intéressés d’apprendre que, selon les chiffres officiels du gouvernement, en 2018, la France aura versé 10,45 milliards (mds) d’euros pour l’APD (Aide publique au développement), soit 2 mds de plus qu’en 2015, 75% de cette somme allant à l’Afrique. Si à ces cadeaux faits grâce aux impôts des Français, nous ajoutons les 2 mds liés à l’asile et à l’intégration, le milliard de l’aide aux mineurs isolés et divers autres postes associés à la gestion de l’immigration africaine, comme l’aide médicale, ce sont au minimum 15 mds  (sans compter les dons faits par les régions), qui auront servi à contenter le Zambèze tout en rationnant la Corrèze…
A titre de comparaison pédagogique, le budget du ministère du Travail et de l’emploi est de 13,1 mds, celui du ministère des Solidarités et de la Santé de 9 mds, celui de la Sécurité de 13,64 mds et celui de la Justice de 7,29 mds…

Trump joue de la flûte enchantée pour l’agenda du Nouvel ordre mondial

GMT+2 21:30

Géopolitique du Brexit

Géopolitique du Brexit


Par Valérie Bugault − Le 16 janvier 2019 

valerie_bugault Cet article fait suite, et complète, l’interview de l’auteur par le journal du matin de RT le mercredi 16 janvier 2019.

Afin de comprendre les véritables enjeux géopolitiques, en termes de pouvoir, de la question du Brexit, il faut s’échapper de la technicité mise, à de très rares exceptions près, en avant par tous les médias, « mainstream » et « alternatifs » et considérer les choses sous leur angle non pas politicien mais réellement politique, c’est-à-dire sous celui de la réalité des forces en présence. 

Le Brexit, c’est-à-dire le retrait de la Grande-Bretagne des institutions européennes, est un mouvement qui est né dans les cercles de pouvoir de la City de Londres. Son promoteur, le très médiatique Nigel Farage 1, avait lui-même, comme d’ailleurs sa seconde épouse, fait toute sa carrière à la City et dans la haute finance. Ce mouvement a, d’autre part, été soutenu par des membres éminents de l’oligarchie apatride ayant son Quartier général à la City. 2

Dans ce contexte, et quoi qu’il advienne, c’est-à-dire avec ou sans accords communs négociés en partenariat avec les instances européennes, la Grande Bretagne sortira de l’Union européenne. Car telle est la volonté des puissances d’argent qui œuvrent, depuis la City of London, pour la réalisation du gouvernement mondial ; gouvernement mondial qui passe, en premier lieu, par la réalisation d’une monnaie mondiale, sous forme de panier de monnaie, dont les acteurs siégeant à la City seront les dirigeants de droit. 

Le contexte britannique 

Avant tout développement, il faut commencer par rappeler que l’Angleterre n’était ni dans l’euro, ni ne faisait partie des accords de Schengen. Ce pays n’a donc, en conséquence, pas eu autant à souffrir des institutions européennes que la plupart des autres pays – dont en particulier la France – beaucoup plus concernés par les contraintes européennes. 

Ensuite, il faut constater que les médias et les hommes politiques, tous bords confondus, laissent entendre que les intérêts britanniques, banques, entreprises et populations, sont inexorablement mêlés et homogènes au regard du retrait britannique des instances européennes. Rien n’est plus faux, cette présentation s’apparente à une manœuvre d’ordre psychologique afin de faire disparaître toute velléité d’analyse sérieuse de cette question dite du « Brexit ». En réalité, il faut, afin d’établir les responsabilités des uns et des autres, distinguer clairement les causes des effets ainsi que les centres d’intérêts de chaque groupe en présence de ce qui s’apparente à un vaste « jeu de dupes ». 

Il y a, d’une part, le premier cercle de pouvoir, celui des institutions et des personnes qui résident à la City, auquel peuvent être adjointes certaines (la plupart des ?) multinationales, quelle que soit par ailleurs leur bannière, c’est-à-dire le pays dont elles sont fictivement ressortissantes. Il va de soi que ce groupe des multinationales apatrides ne comprend pas les multinationales dont la détention majoritaire appartient à un État. Ce groupe, historiquement installé à la City, est en réalité apatride ; il n’a que faire des instances européennes, à part pour les contrôler. Les entités, identifiées ou anonymes, appartenant à ce groupe sont les réels initiateurs du Brexit, non seulement elles n’en souffriront pas 3 mais seraient au contraire pénalisées de rester dans le carcan monétaire européen. La City sera en réalité la « grande gagnante » du Brexit. 4

Il y a, en second lieu, les entreprises, petites et moyennes, qui tissent ce que l’on a coutume de nommer l’économie d’un pays, britannique, en l’occurrence. Ces entreprises n’ont à l’évidence pas les mêmes intérêts que leurs congénères apatrides et sont beaucoup plus liées à leur marché national ainsi qu’au marché européen ; marché européen qui risque, en effet, de devenir légèrement plus difficile d’accès pour elles. Toutefois, il faut garder à l’esprit que ces entreprises n’ont pas le monopole du commerce avec l’UE et que leurs débouchés naturels se trouvent également dans les anciennes dépendances britanniques, les pays du Commonwealth. En réalité, il n’y a guère que les sociétés de services qui risquent de souffrir effectivement du Brexit, ce qui réduit quand même assez drastiquement le champ des « victimes » de la sortie de l’Angleterre des instances européennes. 

Il y a, en troisième lieu, le peuple anglais dans son ensemble. Sans être parfaitement homogène, on peut néanmoins considérer que le peuple anglais a des attentes relativement cohérentes. Il veut, comme tous les peuples, un niveau de vie convenable, un prix des logements et de la vie en général modérés et, surtout en corrélation avec le niveau des revenus. Il est attentif au niveau du chômage, à celui de l’endettement ainsi qu’à celui des taux d’imposition. Le peuple est globalement démuni par rapport à la satisfaction de ses besoins primordiaux. Rien de ce qui lui importe ne dépend de lui, tout dépend du gouvernement et/ou des instances supranationales auxquelles son gouvernement adhère. L’Angleterre étant restée hors du champs de l’euro, le Brexit n’impactera que de façon subsidiaire, par effet secondaire, la valeur de la livre. S’agissant du taux de chômage, le Brexit ne devrait pas non plus avoir d’effet à long terme dans la mesure où l’Angleterre bénéficie d’ores et déjà d’un certain nombre de traités commerciaux bilatéraux avec d’autres pays du monde. Son secteur bancaire, réduit en Europe, se développera avec d’autres pays, en particulier en Asie… Le « taux de chômage » est une « donnée » 5 qui est et restera gérée par le ministère en partenariat avec la banque centrale anglaise, laquelle est connectée, via la BRI 6, avec la très grande majorité des banques centrales du monde. Ici encore, le Brexit ne devrait pas avoir d’impact essentiel et vital. 

Les plus malmenés par la sortie des instances européennes paraissent finalement être les étudiants qui se verront probablement, en cas d’absence d’accords de sortie avec l’UE, privés du programme Erasmus 7. Notons au passage, que ce ne seront pas les seuls étudiants britanniques qui « subiront » cet effet négatif. En effet, les étudiants des 27 autres pays de l’Union européenne 8, se verront également interdire, ou rendre plus difficile, l’accès aux universités britanniques. 

Apparaît ici un effet pervers car, à défaut d’accord avec les instances européennes, ces derniers seront, au moins temporairement, privés d’un « soft power » très important et efficace : celui consistant à former et déformer les jeunes esprits afin de leur faire endosser leurs propres intérêts catégoriels. Il en va notamment, bien que pas uniquement, ainsi de la fameuse London School of Economics 9, mais aussi des universités, comme Cambridge et Oxford, qui enseignent le droit à la mode anglo-saxonne. Le Brexit fera donc – au passage – du point du vue du « soft power », des dommages collatéraux imprévus pour les globalistes de la City. 

Deux précisions importantes doivent néanmoins être apportées. En réalité, au vu de l’importance du « soft power » anglais pour la réalisation du nouvel ordre mondial, unifié dans un futur gouvernement mondial, il est extrêmement douteux que cette « arme contre les peuples » soit abandonnée par les élites oligarchiques au pouvoir. En réalité, le droit anglais tout comme les principes économiques et sociaux issus de la London School of Economics disposent maintenant, dans la totalité des pays de l’Union Européenne, de relais de dispersion au sein même des universités et des systèmes éducatifs nationaux qu’il faudra bientôt – c’est-à-dire lorsque le gouvernement mondial sera formalisé – désigner du terme de « locaux ». Il ne faut donc pas surévaluer la problématique éducative en tant que « sujet » à part entière du Brexit.

Le contexte européen 

Les institutions européennes, construites sur une longue durée et maintenant sur le point de devenir fédéralistes – faisant au passage disparaître toute entité politique nationale – sont d’une importance stratégique pour le futur gouvernement mondial. Ce gouvernement mondial ne pourra opérer qu’avec des relais locaux de pouvoir, sur le modèle des actuels préfectures françaises pour l’État français. Les institutions européennes joueront, précisément, ce rôle primordial de relai de pouvoir pour le gouvernement mondial ; il est donc de première importance, pour les élites oligarchiques apatrides, que ces institutions ne se dissolvent pas. Or, de ce point de vue, le Brexit pourrait être considéré par certains États européens, en particulier par la France des « gilets jaunes », comme un « modèle à suivre ». Le grand risque pour les véritables dirigeants qui siègent à la City est que la France sorte à son tour des institutions européennes, faisant au passage éclater cette construction artificielle. Il est impératif, pour les objectifs globalistes, d’éviter toute évasion du carcan européen. Ce dernier, quoique sous domination américaine, a été et reste l’une des plus belles réalisations du futur gouvernement mondial. Il ne faut plus en réalité que parfaire l’intégration fédéraliste et la disparition corrélative des entités étatiques pour que les instances européennes fonctionnent comme le premier pilier de relai géographique du futur gouvernement mondial. 

C’est précisément la raison pour laquelle le Brexit est présenté, par tous les médias (dominants et alternatifs), comme une véritable catastrophe économique et sociale de nature planétaire. La conservation et la pérennisation de cette narration officielle est de la plus haute importance pour les instances dirigeantes à l’origine même du Brexit. 

La seconde manipulation médiatico-politique autour du Brexit consiste à mettre, artificiellement au centre des débats, le questionnement, réellement accessoire, selon lequel les anglais sortiront de l’Union Européenne avec ou sans accord (le « no-deal » en langage globaliste). Ainsi, au lieu de débattre du fait de savoir si le Brexit doit ou non avoir lieu, les débats deviennent « l’Angleterre sortira-t-elle des instances européennes avec ou sans accord mutuel ». La manipulation est grossière mais néanmoins efficace ! 

Notons que le gouvernement « par l’erreur, pour l’erreur, et par la terreur » est la méthode privilégiée, de tout temps, par les banquiers-commerçants dans leur volonté de domination mondiale.

Le contexte français 

Du point de vue des oligarques mondiaux apatrides siégeant à la City, le Brexit ne doit surtout pas générer la sortie de la France des institutions européennes ; la France devra donc disparaître, de façon à lui interdire définitivement toute velléité d’indépendance. Il s’agit ici du dernier acte de la pièce de théâtre, sous forme de jeu de rôle, qui a débuté avec la signature du Traité de Rome et de la CECA. 

C’est dans le contexte de la nécessité globaliste du resserrement de l’intégration européenne fédéraliste et, plus précisément, pour empêcher la France de sortir de la construction européenne, que s’inscrit le futur traité dit « d’Aix la Chapelle » que s’apprêtent à signer, dans la salle du couronnement 10, le 22 janvier prochain, Emmanuel Macron et Angela Merkel. Notons que ces deux dirigeants se permettent de signer un traité d’importance constitutionnelle, sans en référer à leurs peuples respectifs et alors même qu’ils sont, tous les deux, en sérieuse perte de légitimité politique. La vérité est que ces prétendus dirigeants ne dirigent rien : ils sont de simples courroies de transmission des véritables dirigeants anonymes, les banquiers-commerçants qui siègent à la City de Londres. Ainsi, ce traité ne sera ni français, ni allemand ; il sera la manifestation juridique de la domination politique, dans ces deux ex-pays, des banquiers-commerçants. 

Les signataires dudit traité étant dépourvus de toute légitimité politique, ce Traité n’a, de facto, aucune existence réelle, aussi bien en droit national qu’en droit international. 

Techniquement, ce traité scélérat institue de nombreuses modifications institutionnelles, qui vont toutes dans le sens de la disparition politique de la France :

1°) La transformation des régions de l’Est de la France en « euro-régions » franco-germaniques, avec bilinguisme obligatoire ;

2°) La création d’un gouvernement bipartite franco-allemand ;

3°) L’abandon par la France de son siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, lequel sera de facto sous contrôle allemand ;

4°) La mise à disposition des forces de l’ordre allemandes pour régler des conflits intérieurs français ;

5°) L’unification législative du « droit des affaires » entre la France et l’Allemagne, avec la précision que ce fameux « droit des affaires » n’est pas fait sur le modèle du droit continental, traditionnel à ces deux pays, mais sur le modèle anglais, lequel sert beaucoup mieux les intérêts dominants de la City. 

Chacun doit en outre se souvenir qu’Aix la Chapelle était le centre du pouvoir de l’empire carolingien de Charlemagne. 11. Cet empire du Moyen-Âge servira de tremplin symbolique vers l’empire ultime, celui de la domination politique mondiale de la caste des banquiers-commerçants.

Le contexte américain

Les personnalités américaines qui ont fait leur fortune – en pactisant au départ (à la fin XIXème et au début XXème siècle) avec les banques de la City – sur le développement de l’empire américain sont elles-mêmes divisées. 

D’un côté, il y a les plus riches et les plus connus d’entre eux, telle la famille Rockefeller, qui ont pris définitivement parti pour les banques de la City, contre l’intérêt bien compris de leur propre pays. Ces gens-là se rangent du côté du Brexit, de l’abandon du dollar comme monnaie mondiale, et de l’abandon de l’empire américain et de l’avènement du futur gouvernement mondial. 

D’un autre côté, il y a les patriotes américains, qui ont sincèrement crus à la « destinée manifeste » des États-Unis, et qui sont, et restent, collectivement attachés à l’intérêt bien compris de l’Empire américain. 

L’essentiel des avantages compétitifs des États-Unis provient de sa prébende en tant que titulaire et émetteur de la monnaie mondiale. Il est donc de la première importance, pour la préservation de l’empire américain, que le dollar reste la monnaie de référence mondiale. Cette partie de l’élite américaine est une fervente combattante du Brexit ; elle combat également l’évolution des institutions européennes qui fera perdre aux États-Unis leur prééminence dans la gestion de cette entité politique artificielle. Les armes anglaises de cette « oligarchie patriote américaine » sont la partie des élites politiques britanniques en place qui restent sous leur joug, essentiellement pour des raisons de corruption ; ils peuvent également utiliser à leur avantage, pour mettre en avant les avantages du Brexit vis-à-vis des autres pays européens, une certaine élite britannique qui se dit indépendante (jouant en réalité le rôle d’idiots utiles de la City) qui croit pouvoir tirer son épingle du jeu en sortant de l’UE tout en restant sous le joug d’airain de la City. 

Cette « oligarchie américaine patriote » est, sans aucun doute possible, « prête à tout » pour faire exploser les institutions européennes – pourtant leur propre créature – plutôt que d’en laisser les avantages institutionnels aux dirigeants de la City. Cette élite américaine patriote, celle qui reste attachée aux effets de l’empire américain, dispose encore – pour des raisons de corruption physique, financière ou morale – de très sérieux relais d’influence politique et militaire en Europe ; elle fera tout pour s’opposer à ce que l’Europe se fédéralise davantage au profit de leurs ennemis de la City. 

Ces deux clans oligarchiques américains se livrent actuellement, sur le dos des institutions européennes et du Brexit, une guerre à mort, laquelle a de multiples répercussions dans le monde entier. Cette guerre sournoise entre deux clans américains, explique, en partie, les mesures et contre-mesures annoncées et non tenues ou non annoncées et tenues par le gouvernement américain. Ainsi en est-il de l’annulation du traité avec l’Iran, du retrait des troupes américaines de Syrie… 

Remarquons au passage qu’en hâtant l’effondrement de l’empire américain, le président Trump agit comme un allié objectif des intérêts globalistes de la City dont le seul objectif est l’avènement d’un gouvernement mondial. 12. Car précisément, le gouvernement mondial ne pourra voir le jour que sous les décombres des États, tout empires soient-ils. 

D’un point de vue géopolitique, tant stratégique que tactique, le clan américain qui fait corps avec la volonté de la City est objectivement plus à même de l’emporter que le camp des « patriotes ». Essentiellement pour la raison que, conformément à leur habitude multiséculaire, les banquiers agissent de façon sournoise en laissant croire aux ennemis de leur ennemi conjoncturel (l’actuel empire américain) qu’ils sont dans le même camp du « bien », contre toute volonté impérialiste propre. La plupart des pays du monde sont aujourd’hui ralliés à la cause, présentée comme « non impérialiste », de la disparition du dollar en tant que monnaie mondiale et de celle de la prééminence militaire et civilisationnelle des États-Unis. 

Cette présentation des choses est fallacieuse et fausse car la véritable volonté impérialiste émane historiquement, depuis l’époque des grandes découvertes, de la seule City. La seule réelle volonté impérialiste, celle qui a créé les pires impérialismes modernes, est celle des entités qui dirigent la City of London. Si l’empire américain est actuellement dans sa ligne de mire, cet ennemi n’est qu’un ennemi conjoncturel, désigné par les circonstances : leurs véritables ennemis sont toutes les entités politiques autonomes (c’est-à-dire les États indépendants, quelle que soit leur taille), qui devront tous, les uns après les autres, disparaître pour laisser la place au gouvernement mondial qu’ils ambitionnent d’instaurer. 

Le contexte international : la lutte de la City contre l’empire américain et pour le pouvoir mondial 

En réalité, ce qui se joue actuellement dans les coulisses du Brexit est une lutte à mort des banques de la City contre ce qui reste de l’empire américain. Car, les institutions européennes et leur succédané qu’est l’OTAN 13, ne sont, par construction et depuis le début, qu’un dominion de l’empire américain, une colonie non avouée mais très dévouée à la cause de son maître. 

Ainsi, outre sa valeur symbolique, s’extraire des instances européennes signifie, pour l’Angleterre, en particulier pour la City, sortir de la domination monétaire américaine afin de retrouver sa plénitude de compétence monétaire et financière. 

C’est d’ailleurs dans ce cadre précis que s’est inscrite, en son temps, la déchéance de Dominique Strauss Kahn, ancien dirigeant du FMI. Ce dernier tentait d’imposer les Droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI [14 Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Droits_de_tirage_spéciaux] comme monnaie mondiale en remplacement du dollar. Pour cela, il avait manœuvré pour faire entrer, via l’or, les avoirs et les relations de l’ancien dirigeant Libyen Mouammar Kadhafi, 14, une partie du continent africain dans des liens monétaires semblables à ceux de l’euro – le fameux « dinar-or africain » ; la nouvelle monnaie en préparation ayant vocation à intégrer le panier de monnaies que sont les DTS du FMI [16 Cf. http://www.ebengostone.com/sacrifice-de-dsk-et-kadhafi/]. Or, les dirigeants « patriotes » américains avaient compris que cette stratégie était directement opposée à la pérennité de la devise américaine en tant que monnaie mondiale. Ils se sont donc opposés à cette stratégie en éliminant politiquement la personnalité du FMI (DSK) qui l’incarnait. 

Conclusion : l’épée de Damoclès de la City ; les États indépendants en danger de mort 

D’un point de vue géopolitique, les dirigeants de tous les pays du monde, autant ceux de la Russie que ceux de la Chine, doivent être mis en garde : le gouvernement mondial en cours d’élaboration et tel qu’initié par les banquiers n’a réellement que faire des États, lesquels sont en réalité ses pires ennemis. L’Empire américain n’est, pour lui, qu’un ennemi conjoncturel, en aucun cas son véritable ennemi, qui, répétons-le est « tous les États indépendants du monde ». Le gouvernement mondial sous domination des banquiers de la City ne pourra se construire que sur les décombres des entités politiques autonomes : États, États-nations ou empires.

Les États qui continueront à être dupes des banquiers sont d’ores et déjà leurs futures victimes désignées. Les victimes impériales des banquiers de la City sont d’ores et déjà déjà innombrables – Empire napoléonien, empire d’Europe central, empire britannique – il reste à y ajouter, l’empire américain, dont le déclin est maintenant inéluctable, et tous ses potentiels candidats successeurs, en particulier les actuelles Russie et surtout Chine. 

Autrement dit, tant que les banquiers siégeant à la City de Londres continueront à organiser les règles du jeu mondial, ils resteront les seuls bénéficiaires des mouvements géopolitiques de tectoniques des plaques politiques.  

Valérie Bugault est Docteur en droit, ancienne avocate fiscaliste, analyste de géopolitique juridique et économique

Liens

  1. Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Nigel_Farage
  2. Voir par exemple : https://www.cnews.fr/monde/2018-08-13/un-milliardaire-britannique-pro-brexit-sexpatrie-monaco-et-cree-lindignation-791139 ; https://pureactu.com/ces-milliardaires-pro-brexit-qui-tournent-le-dos-au-royaume-uni/
  3. Cf. https://pureactu.com/ces-milliardaires-pro-brexit-qui-tournent-le-dos-au-royaume-uni/
  4. Cf. https://www.lesechos.fr/19/09/2018/lesechos.fr/0302266153301_marc-roche—–le-brexit-va-permettre-au-royaume-uni-de-decupler-ses-atouts–.htm
  5. Voir à ce propos le NAIRU : cf. https://www.lesechos.fr/19/09/2018/lesechos.fr/0302266153301_marc-roche—–le-brexit-va-permettre-au-royaume-uni-de-decupler-ses-atouts–.htm
  6. Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_des_règlements_internationaux
  7. Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Erasmus
  8. Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_européenne
  9. Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/London_School_of_Economics
  10. Cf. https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2019/01/08/signature-nouveau-traite-franco-allemand-aix-la-chapelle ; https://www.les-crises.fr/urgent-texte-integral-et-analyse-du-traite-franco-allemand-daix-la-chapelle-qui-sera-signe-le-22-janvier/
  11. Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Aix-la-Chapelle
  12.  Sur cette question : lire, notamment, le dernier article de l’américain Brandon Smith : http://lesakerfrancophone.fr/trump-joue-de-la-flute-enchantee-pour-lagenda-du-nouvel-ordre-mondial
  13. Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_du_traité_de_l%27Atlantique_nord
  14. Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouammar_Kadhafi

http://lesakerfrancophone.fr/geopolitique-du-brexit

 

Économie et Finance Renault: l’Etat français lâche Carlos Ghosn et cherche son successeur

Carlos Ghosn, le 1er octobre 2018 à Paris © AFP/Archives ERIC PIERMONT

Économie et Finance

Renault: l’Etat français lâche Carlos Ghosn et cherche son successeur

le 17 janvier 2019

L’Etat français a officiellement lâché le PDG de Renault Carlos Ghosn mercredi, deux mois après son arrestation, et demandé la nomination d’un successeur dans les prochains jours pour prendre la tête du constructeur automobile.

Détenu au Japon depuis le 19 novembre, Carlos Ghosn va ainsi perdre son dernier titre, celui de PDG de Renault, Nissan et Mitsubishi l’ayant révoqué du poste de président du conseil d’administration dès la fin novembre.

« J’ai toujours indiqué, en rappelant la présomption d’innocence de Carlos Ghosn, que s’il devait être durablement empêché, nous devrions passer à une nouvelle étape. Nous y sommes », a déclaré le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, sur LCI.

« Dans cette nouvelle étape, nous avons besoin maintenant d’une nouvelle gouvernance pérenne pour Renault », a-t-il ajouté. « J’ai demandé explicitement, comme actionnaire de référence, que le conseil d’administration de Renault soit convoqué dans les prochains jours », a-t-il aussi indiqué.

« Nous souhaitons que ce conseil d’administration désigne une nouvelle gouvernance pérenne pour Renault », a souligné M. Le Maire. Alors qu’on lui demandait si cela signifiait que M. Ghosn allait être remplacé, il a répondu: « Tout à fait ».

Le ministre n’a pas précisé si le nouveau PDG prendrait aussi la tête de l’alliance avec les japonais Nissan et Mitsubishi: « Ce sera au conseil d’administration de lui dire exactement les contours de ses fonctions ».

Interrogé sur l’éventuelle candidature de Jean-Dominique Sénard, le président sortant de Michelin dont le nom circule comme possible président non exécutif de Renault, M. Le Maire en a loué les qualités sans se prononcer pour autant.

« C’est un grand industriel, un homme qui a une conception sociale de l’entreprise et qui l’a démontré à plusieurs reprises », a-t-il déclaré, soulignant qu’il était aussi « un spécialiste du secteur automobile ».

Il a toutefois souligné que « l’Etat se prononcera sur la base des candidats qui lui seront soumis comme actionnaire de référence ».

Scénario le plus souvent évoqué, la direction de Renault pourrait être scindée en deux, avec un président du conseil d’administration d’un côté et un directeur général exécutif de l’autre, le nom de Thierry Bolloré, nommé il y a un an adjoint de Carlos Ghosn, revenant le plus souvent pour ce dernier poste.

– Emissaires français à Tokyo –

Au moment où les tensions affleurent entre Français et Japonais, le ministre a en revanche rejeté clairement une redistribution des participations au sein de l’Alliance, qui est devenue sous la direction de M. Ghosn le premier constructeur mondial.

« Nous souhaitons la pérennité de l’alliance. La question des participations au sein de l’alliance n’est pas sur la table », a-t-il assuré.

L’Etat français est le premier actionnaire de Renault, avec 15,01% du capital. Nissan en détient 15%, mais sans droits de vote en assemblée générale. Renault contrôle pour sa part 43% de Nissan, qu’il a sauvé de la faillite il y a près de 20 ans.

Nissan possède par ailleurs 34% de Mitsubishi Motors, dernier venu dans l’alliance née en 1999.

Dans ce contexte chahuté, plusieurs émissaires du gouvernement français dépêchés à Tokyo se sont entretenus mercredi avec des protagonistes du dossier Renault-Nissan.

Participent notamment à ce voyage Martin Vial, directeur général de l’Agence des participations de l’État (APE), et Emmanuel Moulin, directeur de cabinet du ministre de l’Économie et des Finances, selon Le Figaro.

Le patron de Nissan, Hiroto Saikawa, devait les rencontrer, a précisé à l’AFP une source proche du constructeur japonais.

Carlos Ghosn, mis en examen notamment pour abus de confiance, a vu sa demande de libération sous caution de nouveau rejetée mardi et pourrait rester des mois en prison, ce qui rendait difficile son maintien à la tête de Renault dont il est toujours PDG.

Parmi les dernières accusations de Nissan, le PDG de l’Alliance aurait reçu une rémunération de plus de 7 millions d’euros en 2018 de la part d’une filiale néerlandaise détenue à égalité par Nissan et Mitsubishi (NMBV), sans approbation des patrons de Nissan (M. Saikawa) et Mitsubishi (Osamu Masuko), a détaillé une source proche du dossier.

LNT avec Afp

 

https://lnt.ma/renault-letat-francais-lache-carlos-ghosn-cherche-successeur/

Guerre mondiale économique: Moscou et Beijing tentent de diminuer leur dépendance au dollar US

Guerre mondiale économique: Moscou et Beijing tentent de diminuer leur dépendance au dollar US

La guerre financière fait rage entre les États-Unis, la Russie et la Chine. En quelques mois, la Banque centrale russe a abaissé sa part de réserves de change en dollars à un niveau historiquement bas, en remplaçant l’équivalent d’environ 100 milliards de dollars par des euros, des yens nippons et des yuans chinois.

Moscou a entamé cette opération, en se débarrassant d’obligations du Trésor étasunien, à partir du mois de mai 2018, lorsque Washington accentua ses pressions sur la Russie.

Une vente de 81 milliards de dollars a suivi la sanction prononcée par les États-Unis contre des hommes d’affaires, des sociétés, des banques et des représentants du gouvernement russes au moment présidentielles russes.

Ce qui est assez remarquable est qu’entre les seuls mois de mars et juin 2018, le dollar est passé de 43,7% à 21,9% des réserves de devises de la Banque centrale de Russie selon son dernier bulletin trimestriel. Ce qui explique la montée des tensions entre Washington et Moscou tout au long de l’année 2018.

La somme tirée des réserves en dollars a été redistribuée pour porter la part de l’euro de 25% à 32% et celle du yuan chinois de 0 à 14,7%. Moscou et Beijing ont en effet signé une dizaine d’Accords bilatéraux pour exclure complètement le dollar de leurs échanges commerciaux.

Les données concernant la Chine font défaut mais Beijing a convenu avec Téhéran d’exclure toute transaction en dollar dans leurs échanges commerciaux bilatéraux comme le fait déjà avec la Corée du Nord au profit du yuan chinois.

Une petite révolution est en marche!

Guerre mondiale économique: Moscou et Beijing tentent de diminuer leur dépendance au dollar US

Du « krach boursier de 2018 » à la « crise financière de 2019 »

Du « krach boursier de 2018 » à la « crise financière de 2019 »


Par Michael Snyder – Le 4 janvier 2019 – Source Economic Collapse

Michael SnyderLes marchés boursiers s’effondrent dans le monde entier, nous assistons à des flash crash extrêmement violents sur le marché des changes, des conditions économiques ralenties dans le monde entier et la peur rend de nombreux investisseurs extrêmement vifs à dégainer.
Le crash boursier de 2018 a anéanti environ 12 000 milliards de dollars de la richesse du marché boursier mondial, mais les choses étaient censées se calmer une fois entrés en 2019. Mais il est clair que cela ne se produit pas. Après que Apple a annoncé que ses ventes au cours du premier trimestre seraient beaucoup, beaucoup plus faibles que prévu, le cours de l’action Apple a commencé à tomber comme une pierre et à la fin de la séance de mercredi, l’entreprise avait perdu 75 milliards de dollars de capitalisation boursière. Pendant ce temps, les flash crash ont provoqué certaines des fluctuations les plus violentes que nous ayons jamais vues sur les marchés des changes…

Il a fallu sept minutes au yen pour bondir à des niveaux jamais vus depuis presque une décennie.

Au cours de ces minutes déchaînées, aux environs de 9 h 30 à Sydney, le yen a bondi de près de 8% par rapport au dollar australien, atteignant son plus fort niveau depuis 2009, et de 10% par rapport à la livre turque. La devise japonaise a progressé d’au moins 1% par rapport à ses homologues du groupe des 10, dépassant les 72% du niveau australien  obtenu après une guerre commerciale, une déroute des actions, un différend sur le budget italien et la hausse des taux de la Réserve fédérale.

C’est le genre de chaos que nous ne voyons que pendant une crise financière.

Les investisseurs sont également troublés par le fait que la Chine vient de connaître la première contraction de l’activité de ses usines depuis plus de deux ans…

La Banque populaire de Chine a annoncé mercredi soir qu’elle avait assoupli ses conditions en matière de réduction ciblée des réserves obligatoires afin de profiter davantage aux petites entreprises.

Cette décision a été prise après que la Chine a fait état de sa première contraction de l’activité industrielle en plus de deux ans en décembre.

Un ralentissement à long terme de la Chine causerait des ravages au niveau mondial.

Mais bien sûr, la plus grande nouvelle de la journée a été ce qui est arrivé à Apple. L’indice Dow Jones Industrial Average était en baisse de 660 points mercredi, et le grand choc sur Apple a été la principale raison de cette baisse.

En incluant les 75 milliards de dollars qui viennent d’être effacés, la valeur d’Apple a maintenant chuté de 452 milliards de dollars depuis le 3 octobre…

En seulement trois mois, Apple a perdu 452 milliards de dollars de capitalisation boursière, dont des dizaines de milliards jeudi, alors que les actions du géant de la technologie ont encore sombré.

Les actions d’Apple ont chuté de 39,1% depuis le 3 octobre, lorsque l’action avait atteint un sommet de $233,47. Avec une capitalisation boursière d’environ 674 milliards de dollars, ces pertes dépassent la valeur individuelle de 496 membres du S & P 500, y compris J.P. Morgan.

Paradoxe ironique, la vérité veut que Apple soit, en fait, l’une des sociétés les plus solides sur le plan financier à Wall Street. C’est juste que le prix de la société était bien supérieur à la normale, de sorte que tout soupçon de mauvaise nouvelle risquait de provoquer un déclin de cette ampleur.

La quantité de richesse papier que les investisseurs en bourse viennent de perdre est absolument stupéfiante. Pour mettre cela en perspective, voici quelques faits supplémentaires sur l’argent que les investisseurs d’Apple ont perdu, ces faits proviennent de CNBC

À ce stade, les marchés financiers américains sont hypersensibles à toute mauvaise nouvelle, et le fait que les ventes d’Apple baissent considérablement en Chine est définitivement une mauvaise nouvelle.

Un analyste a déclaré qu’il s’agissait du « jour le plus sombre pour Apple depuis l’ère de l’iPhone » et a exprimé son opinion selon laquelle « l’ampleur de la chute de la demande chinoise… laisse pantois ».

Bien sûr, Apple est loin d’être seul. L’activité économique ralentit sensiblement sur toute la planète et nous avons appris mercredi que l’activité des usines aux États-Unis venait tout juste de subir le déclin le plus important depuis la dernière récession…

Au-delà de Apple, les investisseurs ont également été troublés par la plus forte baisse, en un mois, de l’activité des usines américaines depuis la Grande Récession. L’indice ISM manufacturier, étroitement surveillé, a chuté à son plus bas niveau depuis deux ans, fournissant une preuve supplémentaire du ralentissement de la croissance et de la douleur provoquée par la guerre commerciale américano-chinoise.

De plus, les deux indices économiques d’alerte de Bloomberg sont « devenus négatifs pour la première fois depuis l’élection de Trump ».

Les chocs vont continuer, et il devient de plus en plus clair que cette année sera très difficile.

Alors que la crise continue de s’aggraver, gardez un œil sur nos grandes institutions financières. La dixième banque italienne vient d’imploser et il est probable que de plus en plus de dominos financiers commenceront à s’effondrer à mesure que les pertes s’accumuleront.

Au cours de la dernière décennie, il y a eu d’autres moments où Wall Street a été secouée, mais ces épisodes n’ont duré que quelques semaines au maximum.

Cela fait maintenant trois mois, et cette nouvelle crise ne montre aucun signe d’essoufflement.

Cela signifie que nous avons un tas de problèmes. Parce qu’une fois que cette avalanche financière sera amorcée, il sera impossible de l’arrêter.

Pour le moment, je pense que ce flot panique de ventes est en train de s’atténuer et que vendredi sera meilleur pour les investisseurs. Bien sûr, les marchés sont nerveux au point qu’une seule mauvaise nouvelle pourrait instantanément les faire chuter à nouveau. Mais à moins de mauvaises nouvelles, j’espère que les choses seront plus calmes.

Il y aura des bons et des mauvais jours en 2019.

Il y aura des hauts et des bas.

Mais il est devenu extrêmement clair que le ralentissement anticipé par tant de personnes est enfin arrivé, et que la crise financière de 2019 sera une rude bataille.

Michael Snyder

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/du-krach-boursier-de-2018-a-la-crise-financiere-de-2019

 

Wall Street s’envole à la clôture pour sa meilleure séance depuis 2009

Wall Street s’envole à la clôture pour sa meilleure séance depuis 2009

New York – Après s’être emballés en fin de séance mercredi, les indices vedette de la Bourse de New York ont enregistré leur meilleure performance depuis 2009, repartant ainsi nettement de l’avant après une chute tout aussi spectaculaire au cours des derniers jours.

Le Dow Jones Industrial Average a bondi de 4,98% ou 1.086,2 points, pour terminer à 22.878,36 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, s’est envolé de 5,84% à 6.554,36 points.

L’indice élargi S&P 500 a gagné 4,96% à 2.467,70 points.

Cette progression correspond surtout à un rebond technique après une période particulièrement chaotique à Wall Street: les indices, après leur pire semaine depuis 2008, s’étaient encore enfoncés lundi et avaient connu leur pire performance jamais enregistrée la veille d’un Noël.

Après une telle débandade, le marché « était franchement prêt pour un rebond », relève Matt Miskin de Manulife Asset Management.

« C’est fou de voir comment les investisseurs peuvent être aussi pessimistes et le lendemain se dire que les choses ne vont pas si mal », ajoute-t-il.

« Fondamentalement, rien n’a changé », abonde Karl Haeling de LBBW.

Dans un marché aux faibles volumes en cette période de fêtes, ce considérable retournement de tendance a été alimenté par la vigueur du secteur de l’énergie, qui a profité de l’envolée de près de 9% du baril de pétrole coté à New York.

Autre élément entraînant: Amazon a gagné 9,45% après avoir indiqué n’avoir jamais envoyé autant d’articles pour les fêtes de fin d’année. Un signal encourageant pour l’ensemble du secteur de la distribution et la consommation des Américains en général.

Quelques grandes stars de la tech étaient aussi à la fête: Facebook s’est apprécié de 8,16%, Apple de 7,04% et Microsoft de 6,83%.

L’état d’esprit du marché a également été rasséréné par des commentaires d’un conseiller de la Maison Blanche, Kevin Hassett, qui a assuré que le poste de Jerome Powell à la présidence de la Banque centrale américaine n’était aucunement menacé.

Des informations de presse avaient évoqué en fin de semaine dernière un possible limogeage du patron de l’institution par Donald Trump, une éventualité redoutée par des investisseurs s’inquiétant déjà de voir partir un à un les responsables considérés comme les plus importants contre-poids aux décisions intempestives du locataire de la Maison Blanche.

Dans ce regain d’appétit pour le risque, le marché obligataire a reculé, le taux d’intérêt sur la dette à dix ans des États-Unis remontant à 2,807%, contre 2,738% lundi à la clôture, et celui à 30 ans à 3,065%, contre 2,993%.

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(©AFP / 26 décembre 2018 21h33)

https://www.romandie.com/news/Wall-Street-s-envole-la-cl-ture-pour-sa-meilleure-s-ance-depuis-2009_RP/983081.rom

MAJ IMPORTANTE = ALERTE ROUGE : La banque Rothschild vient se céder la majeure partie de ses activités dans l’urgence absolue

MAJ IMPORTANTE = ALERTE ROUGE : La banque Rothschild vient se céder la majeure partie de ses activités dans l’urgence absolue

Publié par Brujitafr sur 4 Décembre 2018, 04:33am

Catégories : #ACTUALITES, #3 ème guerre mondiale, #ECONOMIE – FINANCE

Alexandre de Rothschild (16/11/2018)

Selon Reuters Agency, en quelques lignes, le président, Alexandre de Rothschild, qui a pris ses fonctions, par hasard cette année, a décidé de vendre toutes les activités fiduciaires détenues par la plus grande banque familiale au monde, connue pour contrôler l’émission d’argent dans le monde : Réserve fédérale, Banque mondiale, Banque centrale européenne… et quelques dizaines de banques nationales supplémentaires.

Cette gigantesque vente – dont le prix est tenu secret – est annoncée pour être achevée dans les premiers mois de 2019. Si nous tenons compte du fait que nous sommes en novembre 2018, nous constatons que l’ampleur de l’opération est une exécution absolument urgente. En général, ces types d’opérations – bien qu’aucune ne soit connue de cette ampleur – durent généralement des années.

D’autre part, les Rothschild ont également refusé de révéler qui est l’acheteur de la grande quantité de fiducies mises en vente. Montant que nous ne connaissons pas en détail, mais qui doit être énorme puisqu’il a constitué la base des opérations de la famille pendant plus de 250 ans.

Curieusement, le communiqué de presse de Reuters se termine en rappelant à tous que la Rothschild Bank s’est caractérisée par l’exécution de grandes opérations telles que le financement en Grande-Bretagne de la guerre contre Napoléon.

On connaît aussi l’affiliation juive des Rotschild, qui ont financé la création de l’Etat d’Israël, et qui ont même un boulevard à Tel Aviv en leur nom.

L’aspect le plus troublant de toute cette manœuvre économique est son précédent : Les ventes massives de fiducies ont précédé le début de la Première Guerre mondiale….

Les Rothschild savent-ils quelque chose qu’on ne peut que ressentir ?

Source: http://www.alertadigital.com/…/terremoto-financiero-mundia…/

Message du 24 septembre de Benjamin Fulford: « La branche suisse de la famille Rothschild, la BRI, et les Aînés de Sion ont envoyé un représentant la semaine dernière au Japon pour négocier leur reddition avec la White Dragon Society (WDS). Le négociateur (que nous appellerons l’homme de la BRI) a déclaré que les familles de banques s’inquiètaient d’une situation chaotique, des exécutions massives, de la guerre civile et d’autres troubles tels que ceux observés lors des révolutions française et russe. En d’autres termes, l’homme de la BRI a déclaré que les familles bancaires sont disposées à se rendre si des plans pour une transition en douceur vers un meilleur système pour la planète sont mis en place et si les guillotines ne sont pas au menu ».

source

MAJ IMPORTANTE = ALERTE ROUGE  : La banque Rothschild vient se céder la majeure partie de ses activités dans l'urgence absolue

C’est le genre de signe à prendre au sérieux.

Le moment est peut être venu de vider vos comptes en banque ….

C’est une info qui pourrait avoir un impact financier énorme et qui cache peut-être quelque chose de bien plus grave : La Banque Rothschild & Co, contrôlée depuis la période napoléonienne par la célèbre famille du même nom, vient de mettre en vente, dans un cadre presque sans précédent, toutes ses activités de trust .

Comme l’a rapporté l’agence Reuters, son président Alexandre de Rothschild en poste depuis cette année, a décidé de mettre en vente toutes les activités de fiducie qui ont maintenu la réputation de plus grande banque familiale au monde réputée pour contrôler l’émission de monnaie de plusieurs  banques centrales : Réserve fédérale, Banque mondiale, Banque centrale européenne et quelques dizaines d’autres banques nationales.
Alexandre de Rothschild son président exécutif de la banque a déclaré : « À la suite d’une revue stratégique de notre activité fortune privée, nous avons décidé de nous concentrer sur la croissance de nos activités de gestion de fortune. Dans un environnement changeant, nous pensons que l’activité fiduciaire peut être menée avec plus de succès dans une structure indépendante ».
Cette vente gigantesque – dont le prix est tenu secret – est annoncée comme étant entièrement achevée dans les premiers mois de 2019. Si l’on tient compte du fait que nous sommes en novembre 2018, nous voyons que, pour la taille de l’opération, il s’agit d’une exécution en urgence absolue. En général, ce type d’opérations – bien qu’aucune de cette taille ne soit connue – dure généralement des années.

Rothschild & Co ne donne pas de détails financiers sur la cession de son activité fiduciaire, qui s’appuie sur «le soutien financier d’un investisseur expérimenté» et une «équipe de management senior de Rothschild Trust» qui rejoint l’entité scindée. Celle-ci adoptera une nouvelle marque en novembre et le bouclage de l’opération est prévu au premier trimestre 2019.

Les Rothschild ont également refusé de donner l’identité de l’acheteur de l’énorme quantité de trusts mis en vente. Quantité que nous ne connaissons pas en détail, mais qui doit être énorme car elle a constitué la base des opérations de la famille pendant plus de 250 ans.

La banque Rothschild se caractérise par l’exécution d’opérations importantes, telles que le financement par la Grande-Bretagne de la guerre contre Napoléon. La famille Rothschild a également participé au financement de la création de l’État d’Israël et qui ont même un boulevard à Tel-Aviv.

Le plus inquiétant est que dans le passé les ventes massives de fiducies ont précédé le déclenchement de la Première Guerre mondiale …

Les Rothschild savent-ils quelque chose que l’on ne peut que deviner ?

Sources :