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Cryptomonnaie : le Libra sera libre comme les démocraties populaires sont démocratiques et populaires…

Cryptomonnaie : le Libra sera libre comme les démocraties populaires sont démocratiques et populaires…

facebook data security By: Book Catalog – CC BY 2.0

Ah, tiens, finalement, les cryptomonnaies, ce n’est pas si pourri que ça ! Regardez, même Facebook se lance dans l’aventure ! Avec l’arrivée d’un tel poids lourd dans l’espace des cryptomonnaies, pas de doute, cette invention financière majeure vient de faire un grand bond en avant… Mais avant de crier victoire, assiste-t-on réellement à la naissance d’une nouvelle cryptomonnaie ?

Pour le moment, c’est l’agitation sur la toile.

Du côté des médias traditionnels, c’est même la bousculade de petits articles pour détailler la nouvelle : pour les uns, Facebook veut bousculer les monnaies, pour d’autres, l’arrivée d’un tel géant doit même faire peur aux États.

Bref, on en parle un peu partout, les médias trépignent et c’est pour eux l’occasion de revenir à la fois sur le concept des monnaies et de s’interroger sur la place de cette technologie si vieille et pourtant si indispensable dans notre économie. La vulgarisation aidant, le lecteur le plus chanceux comprendra que la proposition de Facebook est essentiellement une nouvelle forme de coupons adossés à un groupe d’entreprises partenaires, à l’instar des miles aériennes ou d’autres jetons proposés par des chaînes ou des alliances commerciales.

Plus concrètement cependant, ceux qui voudront éplucher les caractéristiques du nouveau joujou de Zuckerberg pourront aller voir le joli site de la cryptomonnaie Libra, aux couleurs moyennement vitaminées de Facebook. On y notera les déclarations de principes, onctueuses comme un onguent sophistiqué, dans lesquelles on découvre que le but est d’offrir un moyen simple à des centaines de millions, que dis-je, des milliards d’individus de disposer d’avoirs numériques, de manipuler de la monnaie, et de faire des opérations bancaires.

Car si de moins en moins d’êtres humains meurent de faim, beaucoup trop sont encore exclus de l’accès aux services des banques et plus prosaïquement de la possibilité de recevoir ou d’échanger de la valeur de façon rapide, simple, efficace et sans danger. Avec un téléphone portable, une connexion au réseau et une cryptomonnaie qui fonctionne, « bancariser » ces personnes devient possible et le Libra de Facebook entend jouer ce rôle.

Cependant, une fois passées les présentations trendy et les jolies photos de banques d’images, les vidéos inspirantes à la musique neutre produites au kilomètre, l’épluchage du whitepapertechnique refroidit quelque peu l’enthousiasme que cette initiative pouvait avoir déclenché.

En termes de caractéristiques techniques, il s’agit d’une chaîne de blocs dont les principes se rapprochent un peu d’Ethereum plus que de Bitcoin, avec un système de paiement de la transaction intégré, un consensus basé apparemment sur une preuve d’enjeu plutôt qu’une preuve de travail même si, comme Ethereum, les détails sur l’implémentation de cette preuve d’enjeu restent flous.

Pour fonctionner, Libra disposera d’un langage de script permettant de faire fonctionner les transactions (et par la suite de mettre en place des contrats automatisés, à l’instar d’Ethereum là encore). Le langage, « Move« , n’est pas détaillé et personne n’a idée ni de ses capacités, ni de sa solidité, ni des caractéristiques importantes (à commencer par sa vérification formelle).

Faisant fi des mécanismes de consensus déjà explorés par les cryptomonnaies existantes, Libra propose un nouveau mécanisme tolérant aux fautes byzantines, construit sur l’algorithme « HotStuff » produit par une chercheuse israélienne, Dahlia Malkhi. Si on peut admettre que sur le papier l’algorithme en question est plein de promesse en termes de performances et de facilité d’implémentation, force est de constater qu’on n’a pour le moment aucun recul sur sa résistance et sa capacité de monter en charge.

À ces éléments qui laissent penser que les personnes embauchées par Facebook pour créer une nouvelle cryptomonnaie ne sont pas complètement à côté de la plaque, on doit cependant ajouter quelques points qui laissent plus que perplexes sur l’avenir de cette aventure.

La lecture des documents fournis par la firme de Zuckerberg ne donne en effet qu’assez peu d’indications sur la nature publique des informations de transactions qui seront disponibles. Si, on le comprend, une centaine de grandes firmes participeront à la validation des transactions et à leur écriture dans le « grand livre général », on peine à voir où ce grand livre sera lisible, sachant que cette caractéristique – une publication au su et au vu de tous – est la base essentielle pour garantir la validité de ces transactions…

De la même façon, s’il est clairement indiqué que le protocole autorise chaque utilisateur à conserver un pseudonyme et plusieurs adresses pour effectuer des transactions sur la chaîne, on comprend malgré tout que les transactions, elles, seront hautement traçables, à l’instar de Bitcoin mais avec votre compte Facebook au bout. Question anonymat et fongibilité, ce n’est vraiment pas ça.

La Libra Fundation, qui se charge d’accueillir les premiers fondateurs, ces sociétés aptes à payer le ticket d’entrée de 10 000 000 de dollars pour participer, peut a priori refuser n’importe qui. Dès lors, il est naïf de penser que les 100 premiers participants de cette blockchains seront neutres. Leurs intérêts ne recouperont peut-être d’ailleurs pas celui des consommateurs…

Afin de contrebalancer la volatilité frénétique des cryptomonnaies, Libra propose un jeton adossé à un panier de monnaie. Ces monnaies – fiat, émises par des États – étant toutes inflationnistes, on peut donc garantir que le libra sera lui-même inflationniste et intrinsèquement manipulable par les États, ainsi que par ricochet, soumis aux règles qu’ils mettent en place à commencer par les contraintes parfois exorbitantes que le dollar impose. À ce titre, si le dollar fait partie du panier, le libra ne sera donc pas accessible aux Iraniens, par exemple…

En somme, cette monnaie sera donc centralisée, censurable sur un claquement de doigt étatique, inflationniste et reposant intégralement sur les marges de manœuvre laissées par des États. On peut donc ainsi garantir qu’il y aura des KYC et des AML, ce qui fera voler par la fenêtre les belles présentations précédentes expliquant vouloir offrir cette monnaie à ces milliards d’individus non bancarisés : comment être reconnu de façon crédible et passer ces filtres alors que dans beaucoup de pays l’acte de naissance, la carte d’identité ou les moyens d’identification ou de gestion de propriété privée (comme le cadastre par exemple) sont au mieux naissants, au pire inexistants ou complètement sujets à corruption ?

En réalité, on comprend surtout que pour Facebook, cette nouvelle aventure est l’occasion de mesurer son impact réel puisque, la fondation Libra l’explique directement, l’un des buts est de développer un véritable « standard d’identité » :

« An additional goal of the (Libra) association is to develop and promote an open identity standard. We believe that decentralized and portable digital identity is a prerequisite to financial inclusion and competition. »

Un monde où la monnaie, devenue globale, est à la merci des États qui n’auront aucun mal à tordre le bras de toutes les sociétés privées acoquinées dans cette fondation, où les identités de tous et de chacun sont connues et traquées efficacement, et où absolument tous les actes marchands sont potentiellement disséqués par des entreprises qui ont fait fort de mettre le Big data et l’Intelligence Artificielle à leur service, voilà qui vend du rêve, non ?

On peut cependant raisonnablement parier sur une réussite (au moins à court terme) de cette nouveauté : c’est nouveau, c’est facile d’emploi, cela donne quelques opportunités supplémentaires d’échanger (de l’argent ici) avec des connaissances, des amis, etc, et ça utilise la puissance du réseau social Facebook, autant d’ingrédients qui garantissent que la masse foncera allègrement vers les promesses dorées portées par Libra…

Avant de clore ce billet, il serait dommage de ne pas noter la réaction immédiate, quasi compulsive et réflexive des autorités françaises, avec Tracfin en tête (dont le directeur, paniqué, croit encore qu’il va falloir réguler cette cryptomonnaie), rapidement suivi de notre Bruno Le Maire national, égal à lui-même c’est-à-dire à pas grand chose de valable.

Entendant que Facebook allait lancer sa propre monnaie, ne comprenant ni la technologie sous-jacente, ni même le concept de monnaie en général, notre Minustre de l’Économie En Déroute s’est donc fendu d’une remarque, parfaitement idiote comme il se doit :

« Que Facebook crée un instrument de transaction, pourquoi pas. En revanche, que ça devienne une monnaie souveraine, il ne peut pas en être question »

Autrement dit, Bruno a fermé ses petits poings et déclaré qu’il entendait fixer des limites à Facebook. Ce qui revient à croire qu’il a son mot à dire ; c’est déjà comique au niveau de l’euro, c’est hilarant pour une cryptomonnaie en général, c’est juste consternant concernant ce projet en particulier. Évidemment, si le panier de monnaie comprend des dollars, le dernier mot appartiendra de toute façon au pouvoir fédéral américain qui se fera un plaisir de passer sur le corps frêle du petit Bruno, dont les petits couinements n’attireront aucune pitié.

Le Libra est annoncé pour débuter en 2020. Il reste donc encore plusieurs mois pour collecter des informations sur ce que veut être cette nouvelle cryptomonnaie. Mais tout indique que derrière les buts sucrés présentés à grands renforts d’images colorées se cache un mécanisme redoutable pour étendre encore un peu plus la domination des États sur les individus.

Du reste, ce sera un excellent test : si ces derniers laissent Facebook continuer, s’ils poussent même à la roue, vous pouvez être certains que ce ne sera pas pour votre plus grand bien. S’ils s’y opposent, s’ils paniquent et ruent dans les brancards, alors peut-être sera-t-il temps de s’y intéresser.

Restons prudents.
—-
Sur le web

https://www.contrepoints.org/2019/06/19/347186-cryptomonnaie-le-libra-sera-libre-comme-les-democraties-populaires-sont-democratiques-et-populaires

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Halving : les cryptomonnaies entre mort et résurrection

Halving : les cryptomonnaies entre mort et résurrection

Photo by André François McKenzie on Unsplash — André François,

Le bitcoin s’approche d’un halving, c’est-à-dire une diminution programmée du rendement du minage. Le passé montre que cet événement coïncide avec la reprise de la hausse de son cours. Alors le bitcoin est-il sur le point de faire son grand retour ?

Par Nicolas Perrin.

Le dernier Crypto Research Report d’Incrementum fait apparaître la fragilité de la reprise de la hausse du prix du bitcoin.

Après avoir établi que les fondamentaux n’ont pas changé, les analystes Hays et Valek rappellent la chose suivante :

« La baisse des prix depuis janvier 2018 a limité l’attractivité de Bitcoin et l’hiver cryptographique est toujours en cours. L’industrie saigne. De plus en plus d’entreprises doivent réduire leurs effectifs. Nous ne parlons même pas des gros et des petits investisseurs qui ont perdu beaucoup d’argent – du moins sur le papier. La comparaison avec la bulle internet est certainement appropriée. Trop de gens ont investi trop d’argent dans des projets ambitieux qui n’ont souvent tenu aucune de leurs promesses. »

Et même si l’on voit bien « de grands rayons qui brillent », comme l’écrivent les auteurs du rapport, l’analyse technique proposée par leur confrère Florian Grummes invite pour le moins à la précaution.

PAS DE CONFIRMATION DU RETOUR À UN MARCHÉ HAUSSIER AVANT LE PASSAGE DE LA ZONE DES 6 000 DOLLARS

Voici comment ce dernier résume la situation :

    • « Sur le plan technique, Bitcoin et donc tout le secteur des cryptos étaient assurément dans un marché baissier jusqu’à la fin du mois de mars 2019. Depuis la forte augmentation des 4150 dollars jusqu’aux 5330 dollars [laquelle s’est produite tout début avril, comme le montre le graphique ci-dessous], la situation n’est cependant plus aussi claire.

halving

  • À l’heure actuelle, l’indice Fear & Greed fournit des signaux d’alarme de plus en plus forts et indique que les acteurs du marché sont trop optimistes ou trop gourmands. Quoi qu’il en soit, selon les indicateurs de sentiment, le moment idéal pour acheter est désormais clairement derrière nous.
  • Tant que Bitcoin ne pourra pas retrouver le niveau psychologique des 6000 dollars, toute remontée des prix en dessous de cette zone de résistance décisive ne sera qu’un rebond dans le cadre du marché baissier. »

En somme, selon Florian Grummes, on ne peut toujours pas considérer que nous sommes dans un retournement de tendance clair à moyen long-terme.

Voici ce à quoi il s’attend pour les mois à venir :

« On peut probablement anticiper une phase latérale assez irritante. Comme cela s’est produit lors de la clôture du dernier marché baissier à la fin de l’été 2015, un glissement final de moins de 3000 dollars pourrait même ramener le prix à 1500 dollars. Ce n’est qu’alors que le secteur sera prêt pour un nouveau marché haussier. 2019 devrait donc être une année de transition. »

Pas de reprise catégorique du marché haussier avant une clôture hebdomadaire au-dessus des 6200 dollars, selon lui. Lorsque cela aura été le cas, nous pourrons alors considérer que le bitcoin est dans une nouvelle vague de hausse de moyen-long terme dans laquelle il faudra acheter les creux.

Cela rejoint le scenario évoqué par le trader Beetcoin que je vous rapportais dans un précédant article.

Voici ce qu’il déclarait en décembre dernier :

« [S’il fallait faire] une prédiction, j’évoquerais le scénario (du pire) qui ne me semble pas improbable. Bitcoin pourrait connaître une accumulation bien plus longue qu’on ne peut l’imaginer actuellement. Ce serait d’un ennui mortel ».

D’autres traders en vue envisagent également une nouvelle correction sans pour autant que le cours de bitcoin descende plus bas qu’en décembre dernier :

EN MATIÈRE DE TRADING, IL N’EXISTE AUCUNE CERTITUDE, IL N’Y A QUE DES PROBABILITÉS

Que l’on définisse un marché haussier comme un gain de 20 % ou de 30 %, Bitcoin est bien dans un nouveau marché haussier depuis le 15 décembre 2018.

Ses fondamentaux sont inchangés et nombreux sont les intervenants qui misent sur de nouveaux plus hauts à long terme.

Cependant, les 70 % de hausse enregistrés depuis décembre dernier ne garantissent pas que Bitcoin ne devra pas passer par une nouvelle phase de correction, ni que celle-ci ne nous amènera pas vers un plus bas encore inférieur aux 3125 dollars touchés il y a presque quatre mois et demi.

Au risque d’être trivial, la seule chose que l’on peut définitivement conclure grâce à l’analyse technique, c’est que le bitcoin va continuer de monter… à moins qu’il ne se remette à baisser. « Cette reprise peut n’être qu’un dégel temporaire. Cependant, cela pourrait aussi être le début du printemps », comme l’écrit Florian Grummes…

ADAPTER VOTRE STRATÉGIE À VOTRE HORIZON D’INVESTISSEMENT

L’analyse technique peut cependant permettre d’élaborer des plans. Ce qui importe avant tout, c’est d’adapter votre stratégie à votre horizon d’investissement et à vos objectifs de prix. Vos décisions doivent bien sûr être prises en fonction du terme auquel vous souhaitez vous exposer.

Hays et Valek font de leur côté le pari suivant : « nous soupçonnons que le récent plus bas à 3125 dollars est le creux du dernier marché baissier et que nous entamons le prochain marché haussier. » En matière de trading, pas de certitude, on ne peut effectivement avoir que des soupçons.

Quid de leurs objectifs de prix à long terme ? Voilà ce qu’ils en disent :

« Le halving seul ne garantit pas un nouveau record absolu. Mais si Bitcoin continue d’évoluer comme il l’a fait jusque-là, certains calculs suggèrent que son prix se situera entre 100 000 et 200 000 dollars d’ici 2023. Est-ce un pronostic de notre part ? Pas du tout. Une recommandation d’achat ? Non plus ! Mais c’est le point de repère pour ceux qui continuent à travailler sur son infrastructure dans un marché baissier prolongé, et pour ceux qui envisagent d’en acheter maintenant – ou du moins bientôt, lorsque le minimum sera atteint, entre 2000 et 3000 dollars ».

D’ailleurs, du fait de la volatilité, faire des recommandations d’achat dans le cadre d’un rapport semestriel n’aurait de toute façon pas vraiment de sens.

Pour plus d’informations, c’est ici.

https://www.contrepoints.org/2019/05/09/343773-halving-les-cryptomonnaies-entre-mort-et-resurrection

Les grandes entreprises rétablissent la «plomberie» cryptographique malgré la prudence monétaire

Les grandes entreprises rétablissent la «plomberie» cryptographique malgré la prudence monétaire
PHOTO DE FICHIER: les boutons de Bitcoin.com sont affichés au sol lors de la conférence sur la technologie du blockchain du consensus 2018 à New York, New York, États-Unis, le 16 mai 2018. REUTERS / Mike Segar

Les investissements en capital-risque dans les startups crypto et blockchain, comprenant des fonds d’entreprises, ont atteint 850 millions de dollars depuis le début de l’année, selon les données compilées par PitchBook pour Reuters. Les 13 transactions ont mis les flux sur la voie d’un deuxième record annuel consécutif.

De tels paris, réalisés par des sociétés telles que le London Stock Exchange Group et Microsoft Corp, ont été multipliés par cinq pour atteindre le montant record de 2,4 milliards de dollars sur 117 investissements en 2018. Cela suggère que les grandes entreprises sont prometteuses dans la technologie naissante, même si elles se battent pour être acceptées.

Ils ont surtout accordé une grande importance aux pièces numériques, y compris bitcoin, en évitant les investissements directs en raison des préoccupations liées au resserrement de la réglementation, aux défaillances fréquentes en matière de sécurité et à la forte volatilité.

L’absence de courant dominant laisse planer de sérieux doutes sur le potentiel des crypto-monnaies de passer de jetons spéculatifs à des moyens de paiement capables de rivaliser avec la monnaie fiduciaire.

Le bitcoin a chuté des trois quarts l’an dernier après avoir frôlé un record de 20 000 dollars dans sa bulle frénétique de 2017. Elle est toujours sujette à des fluctuations brutales des prix, soulignées par un récent bond de 20% qui a rendu perplexe les traders et les analystes.

Et bien que la blockchain ait trouvé une utilisation dans des secteurs tels que le financement du commerce, son application a été relativement étroite.

Les entreprises étudient comment et si les technologies de la chaîne de blocs et les technologies associées peuvent être utilisées de manière à provoquer des changements plus profonds, a déclaré Richard Hay, responsable britannique de la fintech au sein du cabinet d’avocats Linklaters.

 

« Il y a deux dynamiques en jeu », a-t-il déclaré. «Nous pouvons mettre en place des solutions opérationnelles et réaliser des économies de coûts, tout en recherchant des moyens de déployer la technologie à plus long terme, à plus long terme.»

Des exemples récents incluent un investissement de 20 millions de dollars impliquant la London Stock Exchange et la Banco Santander dans une startup londonienne dont la plate-forme peut être utilisée pour émettre des dettes sur blockchain, la technologie à la base de la plupart des pièces numériques.

“PLOMBERIE DE BASE”

Les investissements couvrent les startups des fabricants d’engrenages et d’échanges de mines de crypto-monnaie, indique le rapport PitchBook au 8 avril.

L’un des principaux moteurs est l’espoir croissant que la «symbolisation» des actifs allant des actions au pétrole – essentiellement en les numérisant et en leur permettant d’être négociés en blockchain – bouleversera les marchés, ont déclaré des avocats et des consultants travaillant avec des firmes de technologies financières.

«Les gens sont vraiment séduits par la symbolique – la capacité de produire des pièces de monnaie ou d’autres formes de valeur – c’est là que nous voyons toute l’action en ce moment», a déclaré Anton Ruddenklau, co-responsable mondial de la fintech chez KPMG.

« Ils investissent comme une haie technologique autant que tout. »

 

Les données impliquant du capital de risque d’entreprise sont généralement petites, selon les données. Les transactions de cette année avaient une valeur médiane de 6,5 millions de dollars, un niveau inférieur aux 8 millions de dollars de l’année dernière.

D’autres sont beaucoup plus gros.

Bakkt, une plate-forme de négociation de crypto-monnaie créée l’an dernier par Intercontinental Exchange Inc, propriétaire de la Bourse de New York, a levé en décembre plus de 180 millions de dollars auprès d’investisseurs, dont M12, la branche de capital-risque de Microsoft.

La ruée vers l’argent des sociétés de capital de risque intervient alors que les investissements de capital de risque (CR) traditionnels affluent également dans le secteur. L’année dernière, 617 transactions ont totalisé un montant record de 5,6 milliards de dollars dans le monde, selon les données, alors que les investisseurs en capital-risque évaluent l’impact des technologies sur l’économie en ligne.

«Il existe une énorme expérimentation sur la plomberie de base d’une couche économique native du Web», a déclaré Jamie Burke, PDG de Outlier Ventures, un fonds qui a dirigé des investissements dans environ huit projets liés à la blockchain.

Mais avec cette expérimentation sont venus des exemples d’échec.

En décembre, le projet de crypto-monnaie Basis avait annoncé la fermeture et la restitution des fonds à ses commanditaires, notamment le bras de liaison GV de Alphabet, propriétaire de Google, et Bain Capital Ventures en raison de préoccupations liées à la réglementation.

Selon les données de PitchBook, les mineurs et les bourses de crypto-monnaie constituent les quatre plus grandes entreprises adossées à du capital-risque.

Certains ont connu des difficultés dans la chute des prix du bitcoin. Bitmain Technologies, une entreprise évaluée à 12 milliards de dollars, a par exemple mis un terme à son offre publique initiale prévue à Hong Kong.

 

D’autres s’en sont mieux tirés. L’échange Coinbase basé à San Francisco, d’une valeur de 8 milliards de dollars, a vu les recettes non américaines croître de 20% l’an dernier à 153 millions d’euros, a montré un dépôt au registre du commerce britannique.

La branche britannique de la bourse, qui comptabilise les recettes non américaines de la société, représente près du tiers des recettes totales de la société, a déclaré le directeur général de Coinbase UK, Zeeshan Feroz.

Selon les calculs de Reuters, cela laisse supposer un chiffre d’affaires mondial d’environ 520 millions de dollars l’année dernière – un aperçu rare de la santé financière d’un échange de crypto-monnaie.

Coinbase a refusé de commenter.

Édité par Anna Willard

La faucille, le marteau et… le bitcoin ?

LA GRANDE TABLE IDÉES par Marie Richeux

DU LUNDI AU VENDREDI DE 12H55 À 13H30

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La faucille, le marteau et… le bitcoin ?

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Géopolitique et Bitcoin : la technologie blockchain dans le monde arabe (1/2)

Géopolitique et Bitcoin : la technologie blockchain dans le monde arabe (1/2)

Tribune
14 février 2019
Par Romain Aby, doctorant à l’Institut français de géopolitique, Public Sector Blockchain Advocate for Seal Network

Durant la crise financière mondiale de 2007-2008, une personne ou un groupe de personnes se présentant sous le nom de Satoshi Nakamoto diffuse sur internet le 31 octobre 2008 un document technique présentant le concept d’une nouvelle technologie portant le nom de blockchain. Quelques mois plus tard, le 3 janvier 2009, la devise virtuelle Bitcoin est créée sur la première blockchain, donnant ainsi vie au concept présenté quelques mois auparavant.

Presque dix ans plus tard, la flambée des cours du Bitcoin et de la grande majorité des autres cryptomonnaies durant les mois de décembre 2017 et janvier 2018 a accentué une vague d’enthousiasme internationale autour de la technologie blockchain qui sous-tend la quasi-totalité de ces cryptomonnaies. Malgré l’effondrement des cours durant le reste de l’année 2018, une bonne partie des investisseurs préservent leur optimisme à l’égard du marché des cryptomonnaies. Ces derniers sont également dithyrambiques sur la technologie de la blockchain qui est perçue comme révolutionnaire à tout égard.

L’émergence de cette nouvelle technologie s’accompagne, néanmoins, d’une multitude de représentations erronées tendant à fondre différents débats dans un ensemble très abstrait et difficile d’accès pour les néophytes. Ainsi, disons-le tout d’abord et sans détour, l’avenir de la technologie blockchain semble radieux au regard de la multiplication des applications concrètes de la technologie (que nous verrons par la suite) et du fort investissement de firmes technologiques majeures sur tous les continents. Concernant les cryptomonnaies le débat est tout autre et il mérite d’être détaché du débat initial sur l’utilité de la technologie blockchain.

En effet, la multiplication incontrôlée de projets de cryptomonnaies en 2017[1] s’est incontestablement accompagnée de campagnes de levée de fonds (ICO) mensongères ou de surévaluation avec des investissements indécents de plusieurs centaines de millions de dollars sur des projets parfois très peu fiables technologiquement et ne comptant parfois qu’un ou deux salariés à temps plein. Ces inquiétudes ont offert des arguments supplémentaires aux analystes critiques des cryptomonnaies qui les voient comme des investissements à haut risque s’inscrivant dans une bulle spéculative pouvant à tout moment éclater. Ces arguments, considérés comme anxiogènes, sont rejetés en bloc par la communauté des investisseurs en cryptomonnaies, qui arguent à raison que de nombreux projets sont le fruit d’un véritable travail de développement technologique.

Une fois cette distinction faite entre les cryptomonnaies et la blockchain, il est dès lors possible de pousser plus loin l’analyse de la technologie blockchain. Parmi les différentes publications (francophones, anglophones et arabophones) ayant couvert l’émergence de cette technologie, il est possible de distinguer deux grandes thématiques traitées dans les articles : 1/ des articles techniques qui expliquent le fonctionnement de la technologie blockchain 2/ des articles dédiés aux investissements et à l’évolution des cours dans le secteur des cryptomonnaies. Dans cet ensemble dominé par ces deux blocs, bien peu d’articles s’intéressent à l’adoption de cette technologie dans la zone Afrique du Nord / Moyen-Orient et à ses différents cas d’usage.

Afin d’offrir toutes les clés de lecture nécessaires à la compréhension de cette technologie, dite révolutionnaire, et de ces différents cas d’usage, il convient tout d’abord de relever les fondamentaux technologiques de la blockchain tout en démêlant le lien entre celle-ci et la prolifération de plusieurs milliers de cryptomonnaies sur internet. Par la suite, il conviendra de mener un état des lieux du clivage des acteurs étatiques dans le monde arabe, avec d’un côté des acteurs se présentant comme de fervents défenseurs de la technologie blockchain et des cryptomonnaies, tandis que d’autres s’opposent farouchement aux cryptomonnaies tout en regardant avec méfiance la technologie blockchain. Malgré les divergences, l’analyse des différents cas d’usage de la technologie blockchain montre tous les bénéfices que les États arabes pourraient tirer des nouvelles méthodes innovantes développées au sein de ce nouvel écosystème.

Brève introduction à la blockchain

La blockchain est une technologie qui permet de stocker et de transmettre des données numériques d’un point A à un point B de manière transparente et sécurisée sans avoir recours à un tiers de confiance. L’ensemble de ces transactions sont contenues dans un registre infalsifiable et mis à jour en temps réel par un ensemble d’utilisateurs, ce qui permet au réseau d’être totalement décentralisé. Les transactions sont inscrites dans le registre après validation, par blocs de données pour constituer une chaîne inaltérable de blocs. Cette chaîne, ne pouvant être modifiée, permet de consulter, de façon totalement transparente, la totalité des échanges effectués entre les différents utilisateurs depuis le bloc original du registre.

Pour faire simple, l’image la plus représentative est celle d’un ensemble de voisins qui détiennent au sein de leur domicile une copie de vos transactions sans le savoir. En cas de doute sur une transaction, il est possible de vérifier si vos voisins ont les mêmes informations que vous. Cette communauté, répartie sur internet, rend cette technologie quasiment impossible à pirater puisqu’il faudrait modifier chacune des copies présentes partout sur le réseau au même moment sous peine d’être détecté.

À titre d’exemple, il est possible de présenter trois types d’usage de base de la blockchain :

– Cette technologie permet d’initier des transferts d’actifs en utilisant par exemple des monnaies virtuelles comme le Bitcoin ou le Litecoin entre autres. Ainsi, un internaute ‘A’ peut transférer à un internaute ‘B’ une monnaie virtuelle sur la blockchain sans avoir recours à acteur intermédiaire comme une plateforme d’échange (l’équivalant d’une banque pour un transfert de monnaie fiduciaire). L’absence d’un tiers de confiance réduit ainsi considérablement le coût d’une telle transaction, tandis que l’émergence de la technologie blockchain accroît considérablement la rapidité du transfert qui peut s’effectuer en quelques minutes voire quelques secondes pour les blockchains les plus rapides (Bitshares, Stellar Lumens, Ripple…). Le marché mondial des transferts d’actifs représentait en 2015 la somme de 440 milliards de dollars sur l’année. Certaines plateformes d’échanges imposent des commissions pouvant s’élever à 10% du montant transféré ce qui est conséquent. Ainsi, selon l’ONG Overseas Development Institute, la diaspora africaine a perdu 2 milliards d’euros par an en raison des coûts de transferts. L’utilisation de la blockchain permet de régler les frais de transactions qui dépassent rarement les quelques centimes d’euros et qui ont l’avantage d’être des tarifs unitaires facturés à la transaction. Ainsi, un émetteur paiera un prix fixe de quelques centimes d’euros,[2] peu importe le montant envoyé (1000 euros ou un million).

Le transfert d’actifs monétaire est un exemple concret d’utilisation de la blockchain qui peut également être utilisable dans le transfert d’autres types d’actifs, par exemple, les actions, les obligations, les titres de propriété, les votes en ligne, etc.

– La blockchain peut également être utilisée en tant que registre numérique. En effet, en raison de sa transparence et de son inaltérabilité, cette technologie est d’une aide considérable dans l’effort de traçabilité et de certification. La référence d’un produit peut ainsi être intégrée dans le registre, ce qui va donner la possibilité de vérifier des données comme le lieu d’origine ou de fabrication d’un produit, sa date de production et les différentes localisations géographiques du produit dans la chaîne de distribution (l’entreprise Seal Network offre par exemple ce type de services).

– Le troisième usage majeur de la blockchain est la possibilité d’intégrer des « Smart contrats » ou « contrats intelligents » qui sont des programmes autonomes qui s’exécutent de façon automatique dès que certaines conditions définies au préalable sont remplies. L’intérêt d’intégrer ces contrats intelligents est que ceux-ci ne peuvent dès lors plus être modifiés en raison du caractère inaltérable de la blockchain.

Les bénéfices potentiels de la blockchain dans le monde arabe

La technologie de la blockchain qui est encore jeune et en plein développement promet d’offrir des solutions concrètes à divers problèmes rencontrés par les États arabes. À cet effet, l’utilisation de cette technologie se fera, très certainement, de manière graduelle, toutefois, il convient de réfléchir dès à présent sur ses bénéfices potentiels. Une analyse multiscalaire (donc à différentes échelles géographiques) permet de mieux relever les différents cas d’usage de cette technologie.

1- À l’échelle régionale, l’utilisation de la blockchain permet d’initier des transferts de fonds entre États à coûts réduits. Ainsi, un État arabe ayant été touché par une guerre destructrice ou une catastrophe naturelle pourra recevoir encore plus rapidement des fonds de la part des autres États.

Il est par ailleurs primordial de rappeler que les fonds d’aide à la reconstruction (pour les États en guerre ou à peine sortis d’un conflit) sont souvent détournés par des politiciens corrompus. Cette corruption endémique est un facteur majeur du délabrement des offres du service public dans les États arabes. Ainsi, l’utilisation des contrats intelligents, via la blockchain, pourrait permettre d’allouer des fonds ou des aides internationales en conditionnant, par exemple, l’utilisation de ces fonds à certains types de dépenses et auprès de certaines entreprises considérées comme transparentes et non corrompues. De plus, la transparence du registre de la blockchain offre également la possibilité d’auditer les transferts de fonds qui sont tous publics et traçables. Par conséquent, ce système pourrait considérablement réduire les cas de corruption et offrir une meilleure identification des mouvements de fonds.

2- À l’échelle nationale, chaque État arabe pourrait grandement bénéficier de l’utilisation de la blockchain. Ainsi, l’effort de numérisation des documents officiels qui a été entrepris par de nombreux États arabes (comme les Émirats arabes unis ou l’Arabie saoudite) pourrait s’appuyer sur la blockchain pour stocker les documents de manière décentralisée. Cette démarche permettrait de réduire considérablement les risques de perte de documents puisque ceux-ci ne seraient pas stockés dans un ou deux lieux, mais dans une multitude de milliers ou centaines de milliers d’emplacements (machines) sur le réseau. Selon Mohammad Abdullah Al Gergawi[3], l’utilisation de la blockchain dans les départements des ministères émiratis devrait, par exemple, permettre chaque année d’économiser des millions d’heures de travail dans l’intégration de données et la vérification de leur véracité.

Certains États arabes, comme le Yémen et le Liban, où la prolifération des armes à feu échappe complètement au contrôle de l’État pourraient également bénéficier d’un meilleur recensement grâce à la blockchain. Pour ce faire, il est possible d’imaginer la mise en place d’une base de données permettant de recenser les numéros de série de ces armes qui contribuent grandement à la déstabilisation de la sécurité intérieure de ces États.

Les États arabes sont également souvent en proie à des difficultés pour percevoir les paiements mensuels liés à la fourniture d’électricité ou d’eau. Concernant le Liban, certaines régions comme les banlieues sud de Beyrouth sont notoirement connues pour les irrégularités dans le paiement des factures à l’EDL (Électricité du Liban). L’utilisation couplée de compteurs intelligents et de contrats intelligents sur la blockchain pourrait dans ce cas assurer une limitation substantielle de la fraude et ainsi bonifier la santé économique des entreprises nationales comme EDL.

L’utilisation de la blockchain peut également être un atout de poids dans la lutte contre la contrefaçon de médicaments, un fléau qui touche particulièrement les États arabes. Selon différentes enquêtes, 10 à 30% des médicaments vendus dans les pays en développement sont contrefaits. Ce marché de la contrefaçon est estimé chaque année à 200 milliards de dollars dans le monde et la majorité de ces produits est originaire de Chine ou d’Inde. À titre d’exemple, durant l’été 2017, les autorités égyptiennes avaient saisi des milliers de médicaments contrefaits censés soigner l’hépatite C. L’Égypte n’est bien évidemment pas le seul État touché puisque ces produits de contrefaçon sont distribués dans des réseaux transfrontaliers sur une zone incluant une bonne partie des États arabes comme la Tunisie, l’Algérie, la Libye, l’Égypte, le Liban, la Syrie, l’Irak, la Jordanie ou le Yémen. Le recensement des médicaments authentiques et non périmés sur le registre décentralisé de la Blockchain pourrait, ainsi, aider les différents ministères de la Santé des États arabes à mettre en place une politique d’amélioration du système de santé, et poursuivre, dans un même temps, une politique de lutte contre les réseaux de contrefaçon, à l’échelle nationale et régionale.

Les États pourront également utiliser cette technologie afin de mener des élections libres et transparentes. Jusqu’ici, le vote électronique dans un point de vote fixé par le gouvernement et le vote en ligne butaient tous les deux sur la faillibilité et la corruptibilité de l’administrateur du vote. L’utilisation de la blockchain permet ainsi d’envisager un système décentralisé où le vote serait inviolable, transparent et auditable par tous. Ainsi, grâce à ce mécanisme, la destruction des bureaux de vote ou la disparition des urnes ne seront plus possibles. Il est utile de rappeler ici que les élections législatives irakiennes de 2018 ont été marquées par l’incendie d’un dépôt contenant une partie des votes du district Est de la capitale irakienne Bagdad. Au vu de cet évènement et des nombreux incidents similaires dans le monde arabe, il est légitime de souhaiter l’intégration, la plus rapide possible, des votes sur la blockchain. Par ailleurs, il est intéressant de souligner que le recours à un vote sur la blockchain permettrait également de réduire drastiquement le coût d’une élection, ce qui est une véritable bénédiction pour certains États à l’économie nationale exsangue. Bien que certains obstacles psychologiques et techniques se dressent devant l’adoption de la blockchain dans les processus de vote, certains États ont déjà franchi le pas, comme la Sierra Leone qui est le premier pays à avoir utilisé la blockchain lors de l’élection présidentielle.

L’utilisation de la blockchain pourrait également aider tout État réellement décidé à enrayer les phénomènes de corruption et de clientélisme politique. Pour cela, il est possible d’imaginer un système ou chaque ministère se verrait allouer un montant, en cryptomonnaie, équivalent au budget annuel du ministère. Dès lors que ce budget est versé dans le portefeuille numérique du ministère, chaque transaction (dépense) pourra être suivie avec précision et auditée en temps réel, voire en différé (à la fin du mandat) afin de ne pas entraver les actions du gouvernement avec une multiplication de débats pour chaque dépense. De plus, l’existence de contrats intelligents sur la blockchain permet même d’imaginer l’intégration au préalable de promesses de campagne d’un candidat à une élection, permettant par exemple au moment de son élection de déclencher automatiquement ses décisions inscrites dans le programme comme des budgets spécifiques.

L’adoption (bien que futuriste) d’un tel système démontrerait un véritable effort de transparence de la part des gouvernants et permettrait à la population de mieux jauger de la compétence du gouvernement sortant.

3- À l’échelle locale, chaque individu peut également tirer un grand bénéfice de l’adoption de la blockchain. Le premier avantage serait de pouvoir bénéficier d’un enregistrement général de tous les documents officiels, de l’acte de naissance au titre de propriété en passant par les diplômes universitaires. De la sorte, même en cas de guerre ou de catastrophe naturelle, des réfugiés pourraient facilement prouver leur identité, leurs compétences professionnelles et seraient protégés contre la spoliation de leurs biens en raison d’un départ hâtif lors d’un début de guerre par exemple.

En étendant cette logique à d’autres secteurs, il est également possible d’envisager une intégration des bilans médicaux de chaque individu sur un registre personnalisé au sein de la blockchain. De la sorte, un patient n’aurait pas à se soucier de la perte de documents en raison de sa propre inattention ou même de la destruction de l’hôpital dans lequel il aurait été soigné. Peu importe le pays dans lequel il se trouvera, ce patient pourra, dorénavant, accéder à une copie de ses données médicales avec sa clé cryptographique[4] privée, dès lors, qu’il possède une connexion internet. L’application de la blockchain dans les hôpitaux publics permettrait également de renforcer la sécurité des données des patients puisque ces établissements sont victimes de piratages informatiques et de demandes de rançon.

En parcourant les médias arabophones, il apparaît clairement que ces derniers s’intéressent de plus en plus à la blockchain. Ainsi, un article publié dans Al Jazeera pose même, dès son intitulé, la question suivante : « Est-ce que la technologie blockchain peut venir à bout de la pauvreté ? ». Cet enthousiasme débordant, presque euphorique de la part des plus fervents supporters de cette technologie s’appuie en réalité sur une idée phare, la possibilité de créer des portefeuilles individuels de cryptomonnaies pour un grand nombre d’habitants défavorisés non bancarisés. Les différents obstacles administratifs auxquels se heurtent les populations les plus isolées[5] et les coûts d’entretien d’un compte bancaire seraient ainsi supprimés, puisque l’unique condition serait l’ouverture et la gestion d’un portefeuille de cryptomonnaies et une connexion à internet ou au réseau téléphonique.

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[1] Cet accroissement a encore continué en 2018 avec 1527 cryptomonnaies le 1er mars 2018 et 2082 fin décembre de la même année.

[2] Le transfert de la cryptomonnaie Bitcoin s’élève généralement à plusieurs euros par transaction lors des périodes de pic d’activité sur le réseau. D’autres cryptomonnaies comme Stellar Lumens ou Ripple ont en revanche des frais de transfert se comptant en centimes d’euros.

[3] Directeur en management à la Dubaï Future Foundation.

[4] C’est une clé de chiffrement qui permet d’accéder à des données sur la blockchain, cette clé peut prendre plusieurs formes comme des mots, des phrases ou des données codées sous une forme binaire (cryptologie moderne).

[5] Comme avoir un accès géographique à la banque, fournir des documents administratifs lors de l’ouverture du compte, sans oublier les refus réguliers d’ouvertures de compte pour des personnes n’ayant pas de revenus suffisants.

http://www.iris-france.org/130564-geopolitique-et-bitcoin-la-technologie-blockchain-dans-le-monde-arabe-1-2/

L’euro rebondit, Donald Trump s’en prend à la Fed

L’euro rebondit, Donald Trump s’en prend à la Fed

Paris (awp/afp) – L’euro effaçait lundi ses pertes de vendredi face au dollar, des informations de presse assurant que Donald Trump aurait envisagé de congédier le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Jerome Powell.

Vers 15H15 GMT (16H15 à Paris), l’euro s’échangeait à 1,1429 dollar pour un euro contre 1,1372 vendredi à 22H00 GMT.

Donald Trump aurait discuté en privé de la possibilité de congédier le président de la Banque centrale, étant agacé par la décision mercredi de l’institution d’augmenter les taux d’intérêt, selon des médias américains, une information démentie par le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin.

« Cela fait directement suite à la hausse du taux directeur de la Fed de la semaine dernière, un mouvement que le marché attendait plus restreint et qui a contribué aux pertes des indices boursiers », a commenté Fritz Louw, analyste de MUFG.

En relevant ses taux directeurs, la Fed rend le dollar plus rémunérateur, et donc plus attractif pour les investisseurs. Les cambistes ont donc pu s’inquiéter de voir le président des Etats-Unis peser sur la politique monétaire de l’institution.

« Heureusement, Mnuchin est venu au secours en éloignant cette hypothèse, car j’étais prêt à passer la matinée à vendre mes actifs », a prévenu Stephen Innes, analyste chez Oanda.

Il n’est cependant pas certain que le dollar continuerait à souffrir d’un mouvement de vente sur les marchés.

Cette polémique « ajoute au sentiment d’inquiétude du marché », a jugé M. Louw, qui estime que si elle continue, elle pourrait être négative pour l’économie américaine, mais « le dollar a tendance à profiter de ces périodes d’aversion au risque ».

De même, la menace de blocage des administrations à Washington pesait sur la confiance des marchés.

« En général, il y a un mouvement de vente avant le blocage, mais les marchés se reprennent après l’annonce officielle », ont cependant estimé les analystes de RaboBank.

Par ailleurs, « les volumes devraient rester restreints en cette période de fête », a souligné Naeem Aslam, analyste de Think Markets.

À 15H15 GMT lundi, le yen remontait légèrement face à la monnaie européenne, à 126,19 yens pour un euro contre 126,48 vendredi soir, et plus nettement face au dollar, à 110,42 yens pour un dollar contre 111,22 vendredi soir.

Le franc suisse se stabilisait face à l’euro (1,1292 franc pour un euro contre 1,1300 vendredi) et montait face à la devise américaine (0,9882 franc suisse pour un dollar au lieu de 0,9938 vendredi).

La monnaie chinoise montait face au billet vert à 6,8991 yuans pour un dollar contre 6,9065 yuans vendredi à 15h30 GMT.

L’once d’or valait 1.267,45 dollars, à son plus haut depuis six mois, contre 1.256,05 dollars vendredi.

Enfin, le bitcoin s’échangeait à 4.197,79 dollars contre 3.848,60 dollars vendredi, selon des chiffres compilés par Bloomberg.

Cours de lundi Cours de vendredi

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15H15 GMT 22H00 GMT

EUR/USD 1,1429 1,1372

EUR/JPY 126,19 126,48

EUR/CHF 1,1292 1,1300

EUR/GBP 0,8987 0,8998

USD/JPY 110,42 111,22

USD/CHF 0,9882 0,9938

GBP/USD 1,2717 1,2645

afp/rp

(AWP / 24.12.2018 16h52)

https://www.romandie.com/news/L-euro-rebondit-Donald-Trump-s-en-prend-la-Fed_RP/982707.rom

Le bitcoin souffre de la scission autour du bitcoin cash

Le bitcoin souffre de la scission autour du bitcoin cash

Zurich (awp) – Le bitcoin continuait sa chute lundi, tombant sous 5200 dollars, un plus bas depuis plus d’un an. Cette nouvelle dépréciation – de plus de 5% en milieu de journée – s’inscrivait dans le cadre de la scission intervenue la semaine dernière au sein de la communauté crypto, avec la création de deux nouvelles monnaies dérivées du bitcoin cash, « petit frère » du bitcoin.

Dans une ascension vertigineuse, le bitcoin avait frôlé les 20’000 dollars le 17 décembre dernier, avant d’entamer une chute brutale. La principale monnaie numérique est entrée dans une phase de fortes turbulences, accentuée, selon les experts, par l’apparition la semaine dernière du bitcoin ABC et du bitcoin BV. Ces nouveaux venus sont le résultat d’un « hard fork », à savoir d’une séparation, qui survient lorsque la communauté d’une cryptomonnaie ne parvient pas à s’accorder sur des modifications techniques.

Dans ce cas, la blockchain, le registre public regroupant l’historique des transactions, est dupliquée et les participants peuvent opter librement pour l’une ou pour l’autre. La scission est intervenue récemment au sein de la famille du bitcoin cash, quatrième cryptomonnaie en importance, avec une capitalisation de 6,3 milliards de dollars, qui a perdu un tiers de sa valeur sur les sept derniers jours.

Il est encore trop tôt pour dire lequel du bitcoin ABC ou du bitcoin SV parviendra à s’imposer. En attendant, après être monté début novembre à près de 650 dollars, le bitcoin cash a chuté jusqu’à 360 dollars lundi. La scission qui l’a affecté, par effet boule de neige, touche toutes les cryptomonnaies et pourrait bien être le signal d’une nouvelle vague de ventes, estime ainsi Julien Hawle, de la Bank Frick, interrogé par AWP.

« Les parties en opposition, afin de réduire leurs frais de minage élevés, pourraient être contraintes de vendre leurs bitcoins afin de constituer des réserves de guerre », dit-il, contribuant à faire chuter le cours de la principale cryptomonnaie aussi longtemps que l’issue de la bataille autour du bitcoin cash n’est pas décidée.

sta/op/jh

(AWP / 19.11.2018 14h23)

https://www.romandie.com/news/Le-bitcoin-souffre-de-la-scission-autour-du-bitcoin-cash/972581.rom

La livre britannique chute en plein chaos sur le Brexit

La livre britannique chute en plein chaos sur le Brexit

Londres (awp/afp) – La livre lâchait prise jeudi face à l’euro et au dollar, perdant 1,5% par rapport à la veille au soir, alors que les démissions de plusieurs ministres britanniques jettent une ombre sur le projet d’accord sur le Brexit.

Vers 15H00 GMT, la livre valait 1,2787 dollar, contre 1,2992 dollar mercredi soir vers 22H00 GMT.

La monnaie européenne, de son côté, s’échangeait à 88,37 pence pour un euro, contre 87,05 pence mercredi soir.

Face au billet vert, l’euro baissait légèrement à 1,1300 dollar pour un euro, contre 1,1310 dollar mercredi à 22H00 GMT.

« Je ne peux soutenir l’accord proposé pour deux raisons », liées notamment au futur statut de l’Irlande du Nord après le Brexit, a expliqué l’ex-ministre chargé du Brexit, Dominic Raab, dans sa lettre de démission publiée sur son compte Twitter, faisant chuter la livre.

Son départ a été suivi par celui de la ministre du Travail et des Retraites, Esther McVey, puis par la secrétaire d’Etat britannique chargée du Brexit, Suella Braverman. Avant eux, c’était le secrétaire d’Etat britannique pour l’Irlande du Nord, le conservateur Shailesh Vara, qui avait annoncé son départ du gouvernement.

« Il y a surtout toujours une bonne chance (disons 50-50) d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord », ont estimé les analystes de Capital Economics.

L’intervention de la Première ministre britannique, Theresa May, devant le Parlement pour défendre l’accord qu’elle a obtenu n’a pas permis à la livre de se relever, mais ne l’a pas envoyé plus bas non plus.

« Le plus inquiétant pour la livre serait qu’un vote de défiance s’ensuive », a jugé Miles Eakers, analyste pour Centtrip, alors qu’un député conservateur pro-Brexit a justement réclamé une telle procédure.

La veille, la livre avait oscillé entre pertes et gains, au gré des rumeurs sur de possibles démissions de ministres, sur un éventuel vote de défiance à l’encontre de Theresa May au Parlement ou sur l’accord en lui-même. Elle avait néanmoins terminé la séance en légère hausse, rassurée par l’aval donné alors par le gouvernement.

Ajoutant aux déboires de la livre, « les chiffres des ventes au détail au Royaume-Uni (pour octobre) sont un complet désastre avec la plus forte baisse depuis sept mois », a souligné Naeem Aslam, analyste pour Think Markets.

Les ventes au détail au Royaume-Uni ont ainsi reculé de 0,5% en octobre sur un mois, après avoir déjà fléchi en septembre. C’est une mauvaise surprise alors que les économistes interrogés par Bloomberg tablaient sur un rebond de 0,2%.

Pour le mois de septembre, l’ONS a révisé le chiffre, avec une baisse qui s’établit désormais à 0,4% (contre 0,8% précédemment).

Parmi les autres devises, le dollar était en baisse face au yen, à 113,25 yens pour un dollar jeudi contre 113,63 mercredi soir.

L’euro valait 127,97 yens jeudi, contre 128,51 mercredi.

Le franc suisse progressait face à l’euro, à 1,1358 franc suisse jeudi pour un euro, contre 1,1381 la veille, tout comme face au billet vert à 1,0052 franc suisse pour un dollar, contre 1,0069 mercredi.

L’once d’or valait 1.212,35 dollars, contre 1.210,85 dollars mercredi à 22H00 GMT.

La monnaie chinoise dévissait à 6,9392 yuans pour un dollar jeudi contre 6,9505 yuans mercredi vers 15H30 GMT.

Enfin, le bitcoin s’échangeait pour 5.229,14 dollars, contre 5.551,06 dollars mercredi, selon des chiffres compilés par Bloomberg.

Cours de jeudi Cours de mercredi

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15H00 GMT 22H00 GMT

EUR/USD 1,1300 1,1310

EUR/JPY 127,97 128,51

EUR/CHF 1,1358 1,1381

EUR/GBP 0,8837 0,8705

USD/JPY 113,25 113,63

USD/CHF 1,0052 1,0069

GBP/USD 1,2787 1,2992

afp/rp

(AWP / 15.11.2018 16h22)

https://www.romandie.com/news/La-livre-britannique-chute-en-plein-chaos-sur-le-Brexit/971822.rom

Bitcoin « Crise turque » : explosion des échanges livre turque / bitcoin

Bitcoin « Crise turque » : explosion des échanges livre turque / bitcoin

« Crise turque » : explosion des échanges livre turque / bitcoin

Suite à la « crise turque » et à la chute vertigineuse de la livre turque (TRY) survenue vendredi, on observe une explosion des échanges livre turque / bitcoin.

La livre turque est en pleine surchauffe. La monnaie nationale qui a perdu près de la moitié de sa valeur face au dollar depuis le début de l’année, a enregistré vendredi 10 août, une baisse vertigineuse jusqu’à des plus bas historiques, une baisse de 13 % sur la journée.

Cette crise turque sur fond de fortes tensions diplomatiques entre Ankara et Washington survenue brutalement vendredi, suite à la détention d’un pasteur américain par le gouvernement turc, a envoyé une onde de choc planétaire. Elle a entraîné dans son sillage les principales bourses européennes qui ont toutes clôturé dans le rouge, touchant particulièrement le secteur bancaire.

Lundi, alors que la chute de la monnaie se poursuit, et que les inquiétudes sur les marchés financiers demeurent, bitcoin.org a enregistré une explosion de 42 % des visiteurs turcs. La paire BTC/TRY a atteint son plus haut depuis janvier 2018.

Autant d’indicateurs qui laissent penser que de nombreux investisseurs turcs s’intéressent à Bitcoin et aux cryptomonnaies. La Turquie est confrontée à une crise de confiance dans sa monnaie, qui pousse un nombre plus important de personnes à s’intéresser au bitcoin.
Les volumes de transactions en bitcoins sont en très forte hausse sur les plateformes d’échanges turques. Koinim, la plateforme de change de cryptomonnaies la plus importante du pays, a enregistré une hausse de plus de 60 % des volumes de transactions BTC/TRY. Sur BTCTurk, les volumes ont augmenté de plus d’un tiers et, sur Paribu, ils ont augmenté de 100 %.

Le Vénézuela et le Nigéria ont connu des situations similaires. Des événements politiques et économiques ont provoqué une hyperinflation de la monnaie nationale : la confiance par rapport aux monnaies fiduciaires a de nouveau été remise en cause dans chacun de ces pays. Cela a poussé de nombreuses personnes à s’intéresser et à investir dans le bitcoin et les cryptomonnaies.

Notons par exemple qu’aujourd’hui, de très nombreux commercants vénézueliens acceptent DASH comme moyen de paiement.

Certains l’affirment, ce n’est pas grâçe aux ETF ou à diverses stratégies de holding que les cryptomonnaies vont se démocratiser, mais bien grâce à ce genre d’événements : en remplaçant les devises fiduciaires, et en palliant aux problématiques actuelles des systèmes financiers à travers le monde. C’est bien là l’essence même de Bitcoin.

Sources : CoinDesk ; Hacked || Image from Shutterstock

 

https://journalducoin.com/bitcoin/crise-turque-explosion-des-echanges-livre-turque-bitcoin/

Après avoir rebondi, le bitcoin décroche à nouveau

Après avoir rebondi, le bitcoin décroche à nouveau

Par Estelle Nguyen  |   |  555  mots
Vers 10h30 GMT (12h30 à Paris) mercredi 8 août, un bitcoin valait 6.481,84 dollars, alors qu'il était à 6.877,76 dollars mardi, vers 21h00 GMT.
Vers 10h30 GMT (12h30 à Paris) mercredi 8 août, un bitcoin valait 6.481,84 dollars, alors qu’il était à 6.877,76 dollars mardi, vers 21h00 GMT. (Crédits : JM)
En un peu plus de deux semaines, le bitcoin a perdu près de 23% de sa valeur, effaçant un rebond entamé mi-juillet. La principale crypto-monnaie avait en effet rebondi de 30%, dépassant même les 8.400 dollars dans la journée du 25 juillet.

La chute est sévère pour le bitcoin. La crypto-monnaie a vu sa valeur dégringoler de 8%, ce mercredi 8 août, après le report de la décision de la SEC (Securities and Exchange Commission), gendarme des marchés financiers, sur la validation du tant attendu ETF Bitcoin (Exchange Traded Fund) au 30 septembre prochain. La création de ce fonds indiciel sur le bitcoin permettrait de faciliter la tâche des investisseurs institutionnels qui s’intéressent à la crypto-monnaie et souhaiteraient en acheter.

Selon les observateurs, le choix de la SEC était en partie décisif pour la remontée du bitcoin. Vers 10h30 GMT (12h30 à Paris), un bitcoin valait 6.481,84 dollars contre 6.877,76 dollars mardi, vers 21h00 GMT.

« La Commission prolonge le délai de 45 jours. Le Conseil estime qu’il convient de prévoir un délai plus long pour agir sur le changement de règle proposé afin qu’il ait suffisamment de temps pour examiner la demande » a déclaré la SEC dans un communiqué.

Il y a trois à quatre semaines pourtant, le bitcoin avait rebondi (+30% environ depuis le début du mois de juillet) après des rumeurs d’intérêt du plus grand gérant d’actifs au monde, BlackRock. Selon Financial News, l’asset manager new-yorkais aux 6.300 milliards de dollars d’actifs sous gestion aurait créé une équipe chargée de travailler sur les crypto-monnaies et la technologie Blockchain. De quoi réjouir les banques et institutions financières, qui avaient alors investi directement dans les startups de l’univers de la Blockchain.

Plusieurs autres victimes de la décision de la SEC

Ce retard est un nouveau coup dur pour le marché des actifs numériques, qui espérait une décision favorable avant la mi-août. L’ethereum et le ripple, les cryptomonnaies aux capitalisations les plus importantes juste après le bitcoin, ont d’ailleurs enregistré des pertes similaires.

 Cette nouvelle baisse « observée sur le bitcoin continue de souligner l’extrême sensibilité de la cryptomonnaie aux développements d’un ETF » a expliqué Lukman Otunuga, analyste pour FXTM à l’AFP.

Dans le détail, l’ethereum a rechuté de 10% sur la journée, à 315 dollars. Sur une semaine, le repli est de plus de 12%. Le XRP est aussi mal en point, en retombant de 15% à 0,35 dollar sur 24 heures. Sur sept jours, il perd pas moins de 21%. D’autres crypto-monnaies ont fait les frais du report de décision de la SEC, comme le Stellar qui s’effondre de 9% sur la journée et de 21% sur une semaine. Ou encore, le Cardano, le Litecoin et le IOTA qui perdent de 10% à 13% sur la journée.

Tergiversations de la SEC

L’autorité de marché a décidé de redoubler de prudence concernant sa décision sur le fonds indiciel sur le bitcoin, alors que ce choix est attendu de pied ferme. Il pourrait en effet soutenir encore les prix et aider à la démocratisation des devises digitales. Les pro crypto-monnaies vont devoir toutefois se montrer patients, car la SEC a encore la possibilité de reporter par deux fois sa décision, à fin décembre puis à fin février.

Le 26 juillet dernier, elle avait déjà exprimé un refus concernant la demande de création d’un ETF, à l’initiative des célèbres frères Cameron et Tyler Winklevoss, premiers milliardaires en bitcoins. Cette décision avait alors provoqué le retournement de tendance de la crypto-monnaie.

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Revue de presse nationale et internationale.

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