Archives pour la catégorie Entreprises

Le voyagiste britannique Thomas Cook fait faillite

  1. Home 
  2. Économie 
  3. Entreprises

Le voyagiste britannique Thomas Cook fait faillite

  • Par  Le Figaro avec AFP 
  • Mis à jour le 23/09/2019 à 11:37 
  • Publié le 23/09/2019 à 06:17
Thomas Cook est le plus vieux tour opérateur du monde.

Les autorités vont devoir organiser le rapatriement massif de 600.000 touristes dans le monde. Le groupe est né en 1841. Un numéro d’urgence destiné aux clients français a été mis en place.

Clap de fin pour Thomas Cook. Le voyagiste britannique a annoncé ce lundi qu’il faisait faillite après avoir échoué à trouver des fonds nécessaires pour sa survie. Le groupe est donc placé en liquidation judiciaire «avec effet immédiat», laissant 600.000 touristes, dont 150.000 Britanniques dans le monde, sur leurs lieux de vacances. Les autorités vont donc devoir organiser une opération de rapatriement massif, la plus importante pour des civils depuis la Seconde Guerre mondiale.

Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage (EDV), indiquait hier au Figaro que le nombre de Français en voyage avec Thomas Cook était de l’ordre de 10.000. Une information confirmée par la filiale française de l’entreprise ce lundi : 9842 clients sont actuellement en vacances et devront être rapatriés. Un numéro d’urgence destiné à ces personnes a été mis en place au 01-45-05-40-81.

» LIRE AUSSI – Que risquent les clients français du voyagiste Thomas Cook?

«Malgré des efforts considérables (au cours du week-end), les discussions entre les différentes parties prenantes du groupe et de nouvelles sources de financements possibles n’ont pas débouché sur un accord. Le conseil d’administration a donc conclu qu’il n’avait d’autre choix que de prendre les mesures pour entrer en liquidation judiciaire avec effet immédiat», explique le communiqué du groupe.

En parallèle, l’autorité britannique de l’Aviation (CAA) a indiqué que Thomas Cook, «tour opérateur et compagnie d’aviation à la fois, a cessé ses activités avec effet immédiat. Toutes les réservations Thomas Cook, vols et séjours, sont désormais annulées». Les cabinets AlixPartners et KPMG doivent être nommés administrateurs des différentes filiales du groupe.

» LIRE AUSSI – Compagnies aériennes: le casse-tête de la reprise des actifs

Peter Fankhauser, numéro un de l’entreprise, commente que malgré l’accord «largement approuvé, une requête pour des fonds supplémentaires ces derniers jours a présenté une difficulté qui s’est révélée insurmontable». Le destin du voyagiste s’est en effet joué en quelques jours. Des créanciers lui ont demandé la semaine dernière de trouver 200 millions de livres (227 millions d’euros) de financements supplémentaires pour qu’un plan de sauvetage déjà accepté de 900 millions de livres mené par l’actionnaire chinois Fosun, soit validé. Des discussions marathon ont eu lieu tout le week-end, en vain.

«C’est un profond regret pour le conseil d’administration et moi de ne pas avoir réussi. Je tiens à m’excuser auprès de nos millions de clients, nos milliers d’employés, fournisseurs et partenaires qui nous soutiennent depuis des années», reprend le patron de l’entreprise, déplorant aussi un «jour profondément triste pour une entreprise pionnière du voyage organisé».

Le principal actionnaire de l’entreprise, le groupe chinois Fosun, s’est déclaré «déçu» que Thomas Cook n’ait pu remonter la pente. «Nous exprimons notre plus profonde compassion à tous ceux qui sont touchés par cette situation», a indiqué l’entreprise, qui possédait 17% du capital de la compagnie britannique.

L’Etat britannique prêt à intervenir

L’échec d’un des fleurons du tourisme britannique n’a pas tardé à faire réagir outre-Manche : «Le gouvernement aurait du être prêt à en faire plus : intervenir, stabiliser la situation et permettre la mise en place d’un plan de long terme», a regretté le Chancelier de l’Échiquier (l’équivalent d’un ministre des Finances) de l’opposition travailliste, John McDonnell. Il s’est également prononcé pour que les patrons de l’entreprise remboursent tous les bonus qu’ils avaient reçus. «Ils doivent vraiment réfléchir quant à la manière dont ils ont provoqué cette situation, et dont ils l’ont exploité», a-t-il déclaré à la BBC.

Le premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, a quant à lui déclaré qu’il fallait «examiner les moyens par lesquels les voyagistes peuvent se protéger d’une telle faillite à l’avenir». Il a également déclaré que ses pensées allaient vers «les vacanciers, qui risquent maintenant d’avoir des difficultés à rentrer chez eux». L’Etat britannique interviendra «d’une manière ou d’une autre» pour soutenir ces personnes, a-t-il affirmé.

Le voyagiste va devoir faire face à une situation complexe : environ 140.000 personnes voyageaient avec sa filiale allemande et 10.000 avec ses agences françaises. Des chiffres qui restent toutefois en-deçà des 150.000 ressortissants britanniques qui devront rentrer au Royaume-Uni. La faillite de Thomas Cook aura rapidement des conséquences sur le tourisme : en Turquie, ainsi, le chef de la fédération hôtelière a estimé que le pays pourrait perdre entre 600.000 et 700.000 touristes par an, sans compter les établissements qui devraient perdre le soutien financier du groupe britannique.

Condor maintient ses vols

Filiale du groupe Thomas Cook, la compagnie aérienne allemande Condor a de son côté annoncé lundi qu’elle maintenait ses vols. Elle a néanmoins fait appel au gouvernement d’Angela Merkel, afin d’obtenir un «prêt garanti par l’Etat» qui lui permettrait d’éviter un manque de liquidité. Berlin «examine actuellement cette question», a précisé la compagnie. Ce lundi, le porte-parole de l’Association allemande de l’industrie aérienne s’est voulu rassurant, en estimant que Condor volait comme d’habitude, et qu’une procédure de rapatriement pour ses passagers n’était pas nécessaire. Environ 240.000 clients ont réservé un vol sur ses lignes et attendent de rentrer chez eux, a indiqué la compagnie.

Né en 1841, le tour opérateur indépendant le plus vieux du monde, compte 22.000 employés dont 9000 au Royaume-Uni. Très lourdement endetté, son horizon s’est fortement dégradé ces dernières années entre la concurrence acharnée des sites internet de voyage à bas prix et la frilosité de touristes inquiets du Brexit, notamment. Il avait annoncé une perte abyssale d’1,5 milliard de livres pour le premier semestre, pour un chiffre d’affaires de quelque 10 milliards.

Ce lundi, plusieurs entreprises concurrentes du voyagiste britannique ont vu leur cours en Bourse augmenter après l’annonce de sa faillite : basé en Allemagne, le groupe Tui a ainsi pris 5,8% à l’ouverture, quand les compagnies aériennes Easyjet et Ryanair ont vu leur cote bondir de plus de 3,5% et 5,4% respectivement.

» LIRE AUSSI – Thomas Cook en mal d’argent fraisLe Figaro avec AFP

http://www.lefigaro.fr/societes/le-voyagiste-britannique-thomas-cook-fait-faillite-20190923?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=[20190923_NL_ACTUALITES]&mediego_euid=[2529769]&een=07d35d6dfbc7bc24543248fcd9bee521&seen=6&m_i=Mf2M7rrktaLFnle0mp8I6xeA5DWCgsYDmV7gyFqk7QrIPnihq_ofG6iKFDdqbynWlHaDle6%2B36vIHjCNKvdbpd_fo5m%2BOuh%2BMn

Publicités

La compagnie aérienne Aigle Azur demande son placement en redressement judiciaire

La compagnie aérienne Aigle Azur demande son placement en redressement judiciaire

Par Challenges.fr le 02.09.2019 à 16h47

La compagnie aérienne Aigle Azur s’est déclarée lundi en cessation de paiement et a demandé son placement en redressement judiciaire dans l’espoir de trouver des repreneurs.

Aigle Azur demande son placement en redressement judiciaire

La compagnie aérienne Aigle Azur s’est déclarée lundi en cessation de paiement et a demandé son placement en redressement judiciaire dans l’espoir de trouver des repreneurs.AFP/ARCHIVES – PHILIPPE HUGUEN

La compagnie aérienne Aigle Azur s’est déclarée lundi en cessation de paiement et a demandé son placement en redressement judiciaire dans l’espoir de trouver des repreneurs, ont annoncé les membres du CE à l’issue d’un comité d’entreprise extraordinaire.PUBLICITÉinRead invented by TeadsEN SAVOIR PLUS

MINI HATCH 3 OU 5 PORTES.EXPLOREZ LA VILLE. 

Esquivez les bouchons et découvrez de nouvelles rues grâce à l’information Trafic en Temps Réel de votre MINI Hatch 3 ou 5 portes. MINI.FRPROPOSÉ PAR MINI

« Aigle Azur se retrouve en cessation de paiement suite à plusieurs années d’errance liées à de nombreuses décisions stratégiques inadaptées et doit se placer sous la protection du tribunal de commerce » d’Evry où une audience est prévue dans l’après-midi, affirment-ils dans un communiqué.

« Il est probable que la date limite de dépôt des offres soit fixée autour du 15 septembre 2019 », ajoutent-ils, déplorant que « ce dépôt de bilan arrive tardivement (…) et va limiter la recherche de repreneurs ».

« Plusieurs repreneurs potentiels » ont cependant exprimé un intérêt, selon eux. Aigle Azur compte 1.150 salariés, dont 350 en Algérie.

« La déclaration de cessation de paiement a été faite par l’administratrice provisoire », Hélène Bourbouloux, a précisé à l’AFP Martin Surzur, président du syndicat de pilotes SNPL d’Aigle Azur et membre du CE.

Mme Bourbouloux avait été désignée administratrice provisoire le 28 août par le tribunal de commerce d’Evry après le coup de force de l’un des actionnaires, Gérard Houa, qui avait évincé le patron Frantz Yvelin en disant sa volonté de mettre fin aux « errements stratégiques des deux dernières années ».

Frantz Yvelin a depuis été rétabli dans ses fonctions pour assister l’administratrice provisoire. Il n’a pas assisté au comité d’entreprise lundi, selon les participants.

Une soixantaine de salariés se sont rassemblés dans le calme devant le siège de l’entreprise pendant le CE.

« On espère surtout qu’il y ait un repreneur. Il faut passer par le redressement judiciaire, simplement pour avoir nos salaires », explique, fataliste, Lilas, une programmatrice de vols qui n’a pas voulu donner son nom. « Ce serait dommage de perdre une compagnie qui fait 300 millions d’euros de chiffre d’affaires et a des droits de trafic vers l’Algérie que même Air France n’a pas ».

(Avec AFP)

AIGLE AZUR

https://www.challenges.fr/politique/la-compagnie-aerienne-aigle-azur-demande-son-placement-en-redressement-judiciaire_672161#xtor=CS4-92[La+compagnie+a%C3%A9rienne+Aigle+Azur+demande+son+placement+en+redressement+judiciaire]-672161

Fiat toujours prêt à discuter avec Renault deux mois après la fusion avortée

Industrie automobile

Fiat toujours prêt à discuter avec Renault deux mois après la fusion avortée

Par Challenges.fr le 05.08.2019 à 11h58

Lundi, le patron de Fiat Chrysler Mike Manley a ouvert la porte à de nouvelles discussions avec Renault pour fusionner les deux constructeurs. Nissan, le partenaire de Renault, se montrait réticent à un tel rapprochement.

Fiat se dit toujours prêt à discuter d'une fusion avec Renault

Lundi, le patron de Fiat Chrysler Mike Manley a ouvert la porte à de nouvelles discussions pour fusionner avec Renault, deux mois après un mariage avorté.JONATHAN ERNST

Le patron de Fiat Chrysler Mike Manley laisse la porte ouverte à de nouvelles discussions avec Renault pour fusionner les deux constructeurs « si les circonstances devaient évoluer », deux mois après le mariage avorté entre les deux constructeurs, dans un entretien publié lundi dans le Financial Times.PUBLICITÉinRead invented by Teads

Plusieurs mois de discussions

« La logique industrielle qui prévalait avant existe toujours », a assuré le dirigeant britannique de Fiat Chrysler Automobile (FCA). « Si les circonstances devaient évoluer, alors peut-être que les rêves pourraient se rejoindre et des choses se passer », et dans ce cas, « nous serions intéressés pour avoir de leurs (Renault, ndlr) nouvelles », a-t-il ajouté.

Après plusieurs mois de discussions entre les deux groupes, un projet de fusion pour former le numéro 3 mondial de l’automobile a échoué début juin. Les dirigeants de Fiat ont fait porter la responsabilité de cet échec au gouvernement français, dont l’accord était indispensable.

Selon le Wall Street Journal, le constructeur français négocierait toutefois une remise à plat de son alliance avec Nissan, avec au coeur des discussions le rééquilibrage des participations croisées des deux entreprises actuellement favorables à la marque au losange.

Réticences de Nissan

La finalité de ces tractations consiste justement à apaiser certaines tensions et ainsi lever la réticence de Nissan à un projet de fusion avec FCA alors que le partenariat franco-japonais est déjà éprouvé par l’éviction de son bâtisseur Carlos Ghosn arrêté fin 2018 pour des malversations financières présumées. Une source proche du dossier a toutefois assuré à l’AFP que « ce sont seulement des hypothèses. Pour le moment, il n’y a pas de contact, pas de négociations. »

Dans une autre interview publiée lundi, accordée à l’agence Bloomberg, M. Manley souligne d’ailleurs que Renault n’est pas le seul acteur avec lequel les discussions peuvent s’engager: « Est-ce-qu’ils représentent la seule opportunité? La réponse à cette question est définitivement +non+ », dit-il.

Mike Manley avait déjà déclaré mercredi que le mariage avec Renault aurait représenté « une grande opportunité » grâce aux « synergies très importantes » qu’il aurait générées. Tout en affirmant que Fiat pouvait survivre seul, il a aussi souligné que son groupe restait ouvert aux opportunités.

(Avec AFP) https://www.challenges.fr/entreprise/industrie-automobile/fiat-toujours-pret-a-discuter-avec-renault-deux-mois-apres-la-fusion-avortee_667741

Le projet Poséidon (Naval Group/Fincantieri) tout près de prendre la mer

Le projet Poséidon (Naval Group/Fincantieri) tout près de prendre la mer

 Par Michel Cabirol  |   |  800  mots
La décision de lancer le projet a été prise le 17 avril dernier par un conseil d'administration exceptionnel de Naval Group,
La décision de lancer le projet a été prise le 17 avril dernier par un conseil d’administration exceptionnel de Naval Group, (Crédits : Naval Group)
Le projet de rapprochement dans les navires de guerre de surface entre Naval Group et Fincantieri est prêt. Toutefois, Paris met les Italiens sous surveillance pour s’assurer de leur loyauté à l’exportation.

Quoi de neuf sur le projet Poséidon, le rapprochement entre Naval Group et l’italien Fincantieri ? Tout est prêt pour que ce projet prenne enfin la mer. On y est. Car Paris et Rome ont souhaité attendre la fin de l’élection européenne avant de communiquer sur ce projet franco-italien pour ne « pas être pris en otage » sur ce dossier lors de la campagne, explique une source proche du dossier. La décision de lancer le projet, qui a été prise le 17 avril dernier par un conseil d’administration exceptionnel de Naval Group, a fait l’objet d’un black-out complet de la part des deux industriels de part et d’autre des Alpes. Côté gouvernemental français, le dossier est également clair. « Sur le fond, il n’y pas de sujet », affirme-t-on. Il n’y a plus désormais qu’à appuyer sur le bouton de la communication.

Lors de cette réunion du conseil, les statuts de la société commune à 50-50 entre Naval Group et Fincantieri ont été validés : le PDG sera français et la directrice commerciale italienne, la société sera basée à Gênes et le centre de recherche à Ollioules dans le Var. Cette société commune a pour vocation de regrouper les achats, la Recherche et Développement (R&D) et l’exportation des navires de guerre de surface. C’est surtout sur ce dernier volet que la France, qui « accompagne positivement » ce dossier, compte beaucoup. « On attend de la création de valeur sur l’exportation », explique-t-on dans l’entourage de la ministre des Armées. Pour autant, Fincantieri n’a exporté que pour 39,7 millions d’euros en 2018, selon le rapport italien sur les exportations d’armes après avoir obtenu une de ses rares commandes, un mégacontrat au Qatar en 2017 (3,8 milliards). Enfin, il n’y aura pas d’échanges capitalistique entre les deux groupes.

A l’export, Fincantieri sous surveillance

A l’Hôtel de Brienne, on estime que « ce mouvement crée de la valeur et présente des risques absolument limités, circonscrits et identifiés pour Naval Group ». Ce qui veut dire que très clairement « si jamais cela passait mal, il y a une procédure de sortie » de Naval Group et Fincantieri. Et la France demandera à Naval Group de sortir de la société commune « du jour au lendemain si on n’est pas content de ce qui se passe ». Paris aura « rapidement des indications sur la bonne foi de tous les acteurs à jouer collectif ». Dès 2020, la France pourra juger de la loyauté des Italiens à respecter les décisions prises en commun, la liste des campagnes étant bien connue de tous. « Les vrais juges de paix vont arriver l’année prochaine », souligne-t-on à Paris

« Si jamais on constate de la déloyauté, on dégrafera et si cela se passe tel qu’on souhaite que cela se passe, cela créera de la valeur pour tous, explique-t-on dans l’entourage de la ministre. L’idée est de pérenniser et de créer de l’emploi en France mais ce n’est pas de donner le travail des cols français aux cols bleus italiens. Surtout pas. L’idée, c’est d’avoir un gâteau plus gros à se partager à deux ».

Dans cet esprit, Naval Group et Fincantieri doivent se mettre d’accord sur le partage des prospects à l’export et éviter d’être en compétition. Comme au Brésil où portant Naval Group avait proposé à Fincantieri une proposition commune à la marine brésilienne. En vain. Le groupe naval français a même failli être éliminé dès le départ de la compétition sans avoir la possibilité d’y concourir. Pourquoi ? Les Français ont appris au tout dernier moment que les Italiens n’allaient pas jouer vraiment le jeu d’une offre commune, en déposant en catimini une proposition en solo. Résultat, c’est TKMS (ThyssenKrupp Marine Systems) qui a remporté la compétition. Ce dossier est « un peu regrettable mais le coup était déjà largement parti », précise-t-on au sein du ministère des Armées.

 Une corbeille de mariage qui se remplit enfin

Dans la corbeille de ce rapprochement, Naval Group et Fincantieri disposeront d’un programme commun de pétroliers ravitailleurs, dont quatre bâtiments ont été récemment commandés par la France (FlotLog). Ces bâtiments seront fabriqués par les deux chantiers sur la base du design italien Vulcano, un navire de 165 mètres et 23.500 tonnes de déplacement. En outre, les deux industriels vont se partager la rénovation des frégates franco-italiennes Horizon (quatre au total). Enfin, Naval Group et Fincantieri ont prévu de lancer un projet de corvettes franco-italiennes sous l’égide de Paris et de Rome. Ils visent à termes le remplacement des six frégates de type Floréal (2.950 tonnes) en France et, en Italie, celui des OPV de la classe Comandanti.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/le-projet-poseidon-naval-group-fincantieri-tout-pres-de-prendre-la-mer-818375.html

Arnaud Montebourg balance sur l’Union européenne et sur la trahison des élites françaises

Arnaud Montebourg balance sur l’Union européenne et sur la trahison des élites françaises

Dommage qu’il n’aille pas au bout de son raisonnement et s’arrête au seuil de la seule solution qui vaille, le Frexit. Il n’y a rien à renégocier. Renégocier les traités est impossible, c’est la garantie d’être toujours « couillonnés »comme le disait le général De Gaulle. L’Union européenne et l’oligarchie financière qu’elle incarne (les décisions se prennent « quelque part, on ne sait pas trop où »…) ne sont pas réformables. Il faut en sortir, point à la ligne. Ce qui ne se fera évidemment avec la clique de dirigeants mafieux qui vendent le pays à la découpe, en se servant au passage. OD

(BFM TV, 24 mars 2019)

Rappels :

Affaire Alstom-GE : un « pacte de corruption » impliquant Emmanuel Macron ?

Juncker : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens »

https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2019/03/30/arnaud-montebourg-balance-union-europeenne-trahison-elites-francaises/

Paris et Pékin en faveur d’un « accord global » UE-Chine sur les investissements

Paris et Pékin en faveur d’un « accord global » UE-Chine sur les investissements

  • afp,
(g-d) Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le président chinois Xi Jinping, le président Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel, le 26 amrs 20189 à l'Elysée, à Paris/POOL/AFP

La France et la Chine se sont dites en faveur d’un « accord global sur les investissements » entre l’Union européenne et le géant asiatique, mardi, dans une déclaration conjointe des présidents Emmanuel Macron et Xi Jinping.

« Les deux pays soutiennent la conclusion rapide d’un ambitieux accord global sur les investissements entre l’UE et la Chine incluant l’accès au marché et la protection des investissements, dans un esprit de bénéfice mutuel et réciproque », stipule le texte adopté à l’occasion de la visite en France du président Xi.

Cette déclaration intervient alors que, comme les Américains, certains pays Européens s’inquiètent des acquisitions de la Chine sur le vieux continent et reprochent à Pékin de ne pas garantir un traitement équitable aux investissements étrangers sur son sol.

La Chine a investi au moins 145 milliards d’euros en Europe depuis 2010, mais la tendance est au ralentissement, à l’heure où plusieurs Etats durcissent leurs mesures pour encadrer les acquisitions du géant asiatique.

De 37,2 milliards en 2016, selon les données de référence du cabinet américain Rhodium Group, les investissements chinois ont décru à 29,1 milliards en 2017, puis à 17,3 milliards d’euros en 2018 (dont 45% concentrés sur le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France).

Investissements chinois dans l'UE/AFP

La Chine a adopté mi-mars une loi sur l’investissement étranger censée garantir une égalité de traitement aux entreprises nationales et étrangères, notamment dans l’attribution des marchés publics, et prévenir les transferts de technologie forcée. Mais les investisseurs étrangers restent exclus de près d’une cinquantaine de secteurs sensibles.

Tout en saluant un progrès, les entreprises européennes et américaines en Chine ont jugé le texte insuffisant, avec des dispositions trop vagues donnant à la Chine, selon la Chambre de Commerce européenne à Pékin, « le pouvoir d’agir unilatéralement contre un partenaire ou un investisseur étranger ».

De son côté, la Commission européenne a haussé le ton le 12 mars avec une série de propositions de mesures visant notamment à « atteindre des rapports économiques plus équilibrés et davantage fondés sur la réciprocité ».

Les entreprises à la merci du droit américain

ÉCONOMIE

Les entreprises à la merci du droit américain

« En dix ans, les entreprises européennes ont versé plus de 20 milliards de dollars aux agences américaines chargées de lutter contre la corruption et les violations d’embargos. En France, ce sont les amendes record infligées à BNP Paribas et à Alstom en 2014 qui ont alerté les autorités. Alors, quelles sont les méthodes de l’administration américaine pour faire plier les multinationales européennes ? Et comment l’Europe peut-elle contre-attaquer ? »https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=1532b7d5-ccad-42e6-8f75-06be785e57bd

Source : Les carnets de l’éco – France Culture

https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-23-03-2019/

Dérive de l’Europe : rétablir la priorité au grand marché intérieur

25/01/201905:22

Si l’Europe devait se fixer une mission fédératrice, ce serait celle de la reconquête du grand marché… disons plutôt des promesses du grand marché. Non pas que l’UE et encore moins la zone euro dans son ensemble souffrent d’un déficit chronique et inquiétant de ses échanges avec le reste du monde, où d’un taux de pénétration anormalement élevé. Bien au contraire. Leur excédent des transactions courantes sont très largement positifs. La reconquête du grand marché, n’est donc pas celle de la compétitivité.


Les deux promesses du grand marché


Revenons alors sur les promesses du grand marché, à ses origines, c’est-à-dire au moment du marché commun. C’était d’abord celle de créer un vaste marché de consommation et de débouchés sans entrave pour les produits européen. Un marché de 512 millions d’habitants aujourd’hui qui dépasse celui des États-Unis de 325 millions d’habitants. Cette volonté de faire masse, de défragmenter les marchés, avait pour but de renforcer l’offre européenne en jouant sur les deux avantages de la suprématie américaine : 1/ de renforcer les économies d’échelle ; 2/ de booster le développement de l’innovation en permettant la diffusion des nouveaux produits et des nouveaux standards sur un vaste marché. Le grand marché, c’était ainsi une promesse de pouvoir de marché accru pour les entreprises européenne au plan mondial.


Le grand marché c’était ensuite la possibilité de piloter l’espace européen comme une économie fermée. Les économies européennes prises une à une, on le sait, sont des économies très largement ouvertes, d’autant plus pénétrées par les importations qu’elles sont de petites tailles. Et ce haut niveau d’ouverture était le principal argument qui déqualifiait l’efficacité des politiques de relance budgétaire de type keynésien. Or si l’on croit à la fiction du marché unique, le commerce de l’UE, ce n’est plus 42 % de produits importés rapporté au PIB, chiffre qui incorpore le commerce intra-européen, mais  ’est 16,2% d’importations provenant des pays en dehors de l’UE. In fine, l’UE n’est pas plus exposé à la concurrence internationale que les trois principaux grands marchés du monde que sont la Chine, l’Inde et les États-Unis. C’était cela aussi la promesse du grand marché. Les économies européennes, non pilotables budgétairement au plan national, le redevenaient au plan européen.


Pour une politique industrielle européenne


Sur les deux tableaux, il est clair que le projet a déçu. Le grand marché de débouché a viré, on l’a dit de multiples fois, en grand marché de mise en concurrence des facteurs de production. Et les gains escomptés se sont polarisés sur les pays qui disposaient des avantages concurrentiels et géographiques les plus robustes. A défaut de se mettre en coopération budgétaire, les pays se sont mis en concurrence sociale et fiscale. Dans la fièvre idéologique des années quatre-vingt Bruxelles a succombé à l’idolâtrie de la concurrence, comme alpha et oméga de l’innovation, de la croissance, du plein emploi et de la convergence.


Clairement, l’éclosion d’une industrie renforcée, la prise de leadership dans certains domaines de pointe ne jaillissent pas spontanément de l’avènement d’un marché sans barrière tarifaire. Pour que le grand rêve de leadership productif européen voit le jour, chacun peut pressentir qu’il faut un coup de pouce étatique. Mais il ne suffit pas de dire budget européen, à la façon d’un macro-économiste. Plus de dépenses au plan européen, cela ne fait pas nécessairement une stratégie productive. Ce qu’il manque véritablement à l’Europe, c’est une politique industrielle capable d’orienter les regroupements pertinents et de transcender les intérêts nationaux, à l’instar de ce qui s’est produit dans l’aéronautique. Les domaines propices à ces regroupements stratégiques et couvrant des intérêts communs ne manquent pas, que ce soit dans le domaine des transports, pour relever en commun le défi de l’électrique et de l’autonomie, dans l’énergie, pour opérer un renouveau mix de façon coordonnée, dans le numérique pour préserver notre autonomie, dans le militaire etc.


Au-lieu de cela, que voit-on ? Des autorités de la concurrence qui renâclent face au rapprochement d’Alstom et Siemens, dans le ferroviaire. Et ce n’est qu’un cas emblématique parmi d’autres. Plutôt que de fédérer une industrie européenne menacée d’éviction au plan internationale, c’est le catéchisme du risque d’abus de position dominante qui s’impose. Et c’est pourtant par le biais d’une politique industrielle coordonnée au plan européen, cherchant à tirer parti des économies d’échelle et des effets de réseau au plan européen, que le projet européen pourrait sortir de l’ornière.

https://www.xerficanal.com/economie/emission/Olivier-Passet-Derive-de-l-Europe-retablir-la-priorite-au-grand-marche-interieur_3746818.html?utm_source=Mod%E8le%20diffusion%20Xerfi%20Canal&utm_medium=email&utm_campaign=XC170319

L’inspirateur de Macron le vaut bien

L’inspirateur de Macron le vaut bien

Brèves de crise

   Forum

Il n’y a pas de commentaires associés a cet article. Vous pouvez réagir.

   Imprimer

82

L’inspirateur de Macron le vaut bien

Lorsque nous disons “l’inspirateur” au singulier, c’est pour symboliser la chose, – les gens dont il va être question. Ci-dessous, rapportée par France-Info et relayée par RT-France, l’histoire de la réforme (de la liquidation, disons) de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF). Où l’on voit quelques grosses pointures du monde des grands patrons, parce qu’ils n’ont qu’une confiance moyenne dans leur résolution, demander, ou disons exiger du Fake-président et de ses employés une accélération des “réformes”. Couplé à d’autres initiatives dans le même sens, cela donne un “effet de masse” qui nous conduit au “président des riches” et à “Robin des bois à l’envers”, et un pas plus loin, aux Gilets-Jaunes eux-mêmes. (Il paraît qu’un des participants [Philippe Aghion] à l’élaboration du programme-Macron le pense, – mais un peu tard : tout cela a accouché des Gilets-Jaunes.)

Ce qui signifie qu’ils ont tous la même orientation de l’esprit, les mêmes aveuglements, les mêmes incroyables incompréhensions des sentiments et des réactions des gens, la même psychologie dystopique de l’arrogance d’appréciation du monde et d’eux-mêmes par eux-mêmes. Il y a un extraordinaire enchaînement dans leurs interventions et jugements divers, qui les conduit irrésistiblement vers la catastrophe, vers le trou noir qui fait s’accumuler les maladresses et transformer en baril de poudre ce pouvoir qu’ils ont conquis avec tant de brio. (La même chose se constate, par exemple, avec le pouvoir-neocon à “D.C.-la-folle” ou dans la direction des affaires de l’UE.)

Ce n’est pas complot mal bidouillé, tout juste une combine type-Pieds-Nickelés, et un signe de plus que le Destin veille sur eux comme un gardien sur sa prison, avec une vigoureuse fermeté et un sourire ironique. Il y a des choses hautes qui se passent pour accélérer la transmutation de la surpuissance du Système en autodestruction.

Voici donc les secrets du Fake-président.

« Une rencontre secrète de grands patrons à l’Élysée aurait provoqué l’adoption de la réforme sur l’ISF plus tôt que prévu. C’est ce qu’affirme France Info, la chaîne d’information en continu du service public. Elle rappelle que dans son discours de politique générale, le 4 juillet 2017, le Premier ministre Édouard Philippe avait annoncé que l’ISF serait “resserré autour du seul patrimoine immobilier afin d’encourager l’investissement dans la croissance des entreprises”, mais surtout que la réforme entrerait en vigueur en 2019  (et non dès 2018 comme ce fut finalement le cas).

» Or, trois jours plus tard démarraient les Rencontres économiques d’Aix-en-Provence. A cette occasion, d’après les informations recueillies par la chaîne info «Jean-Hervé Lorenzi, le président du Cercle des économistes, demande au ministre de l’Economie Bruno Le Maire […] d’accélérer son calendrier”.

» Surtout, à la même époque, plusieurs membres de la puissante Association française des entreprises privées (Afep), regroupant de nombreux patrons du CAC 40, considèrent que si le président de la République n’agit pas immédiatement, il ne le fera jamais. Selon France Info, ils se rendent secrètement en délégation à l’Elysée pour demander un changement de calendrier, et peu de temps après Bercy annonce que la réforme entrera bien en vigueur dès 2018.

» Cependant, cette décision s’accompagne d’une baisse des aides personnalisées au logement et d’une hausse du forfait hospitalier qui donne à beaucoup et comme le résumera Clémentine Autain (LFI) le 8 octobre 2017 sur la chaîne parlementaire (LCP)  l’impression “qu’au fond la redistribution se fait au profit des plus riches”, et qu’avec Emmanuel Macron à l’Élysée “c’est un Robin des bois à l’envers qui est à la tête de l’État”.

» Cité par France info, Philippe Aghion, qui a participé à l’élaboration du programme économique d’Emmanuel Macron se désole de la simultanéité de la baisse des APL, de la hausse de la CSG pour les retraités, puis de la désindexation des retraites sur l’inflation, avec le remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune par un impôt sur la fortune immobilière dont le rendement fiscal chute de près de 3 milliards d’euros. Il va jusqu’à avancer : «Si on avait procédé différemment, nous aurions évité le mouvement [des Gilets jaunes] que nous avons aujourd’hui.” »

 

Mis en ligne le 21 février 2019 à 16H30

http://www.dedefensa.org/article/linspirateur-de-macron-le-vaut-bien

Affaire Ghosn : un révélateur des deals de gouvernance

06/02/201905:15

Xerfi Canal a reçu Marie-Jeanne Pasquette, Présidente de Sphère finance publications et rédactrice en chef de minoritaires.com, pour parler de la rémunération des dirigeants après l’affaire Ghosn.

Une interview menée par Adrien de Tricornot.

https://www.xerficanal.com/strategie-management/emission/Marie-Jeanne-Pasquette-Affaire-Ghosn-un-revelateur-des-deals-de-gouvernance_3746744.html