Archives pour la catégorie Entreprises

Collaboration dans le domaine de la recherche pour le futur sous-marin australien

2 mai 2018

Collaboration dans le domaine de la recherche pour le futur sous-marin australien

 

Sydney, Australie, 2 mai 2018 – CP Thales Group

 

La collaboration entre l’Australie et la France dans le domaine des technologies de pointe appliquées aux sonars et à la robotique navale va se renforcer, grâce à l’accord de recherche annoncé aujourd’hui à Sydney, à l’occasion de la visite du président Emmanuel Macron en Australie. Le protocole d’accord conclu entre l’Université Flinders (Adélaïde, Australie méridionale), l’ENSTA Bretagne (Brest) et Thales est destiné à renforcer et élargir les liens qui existent déjà entre l’Australie et la France dans le domaine de la recherche, afin de contribuer au programme des futur sous-marins australiens.

 

Pour Chris Jenkins, Dicteur général de Thales en Australie, la visite officielle du président français a été l’occasion de souligner la solidité de la relation stratégique qui unit Thales et la France, relation qui s’appuie sur des instruments comme le protocole d’accord de recherche annoncé aujourd’hui.

« Il s’agit d’attirer les meilleurs talents d’Australie comme de France pour travailler sur le futur programme de sous-marin australien et, ce faisant, de doter l’Australie de capacités exceptionnelles. Le protocole d’accord crée un cadre durable pour la collaboration dans le domaine de la robotique navale destinée aux sous-marins et aux sonars de navires de surface. Il permettra, en particulier, une mise en commun des installations d’essais, la création de programmes d’échanges et le développement de projets de recherche conjoints .Il s’appuie sur la relation déjà solide qui unit Thales et l’Université Flinders en Australie, ainsi que l’ENSTA Bretagne et les activités de lutte sous la mer à Brest, France. »

 

Alexis Morel, Vice-Président en charge des activités de lutte sous mer rapporte que les discussions avec l’Université Flinders et l’ENSTA Bretagne ont déjà permis de dégager deux sujets de collaboration scientifique : la conception d’un démonstrateur pour la connexion automatique des liaisons électro-optiques en milieu marin, et le développement d’USV (véhicules autonomes de surface) pour tester les algorithmes d’autonomie sur des essaims de robots en mer.

« Cette collaboration renforcera les capacités de l’Australie, offrira aux étudiants de l’Université Flinders des possibilités de stage en France et contribuera à l’élaboration de solutions de conception pour le futur programme de sous-marins. »

 

Le professeur Colin Stirling, président de l’Université Flinders, se dit ravi de ce partenariat avec les équipes de Thales basées en Australie et en France. « Ce protocole d’accord ouvre des perspectives de collaboration encore plus étroite avec les laboratoires de recherche de Thales. Il fait suite à l’annonce récente selon laquelle l’Université Flinders sera l’un des partenaires académiques de Thales en Australie, dans le cadre du nouveau CRC (Co-operative Research Centre) de défense sur les systèmes autonomes sécurisés. »

 

Le Directeur de l’ENSTA Bretagne, Pascal Pinot, a souligné que ce protocole d’accord serait le point de départ à tout projet de recherche entre l’Université Flinders, Thales et l’ENSTA Bretagne, permettant ainsi de renforcer la coopération entre les ministères de la défense français et australien.

« Le MoU a été préparé dans le but de diriger des travaux d’études à court terme, en particulier dans le domaine de la recherche sous-marine. Il se base sur les compétences des trois partenaires dans le cadre d’une coopération franco-australienne qui se renforce en matière de défense. »

 

A propos de Thales Ceux qui font avancer le monde s’appuient sur Thales. Nous sommes aux côtés de ceux qui ont de grandes ambitions : rendre le monde meilleur et plus sûr. Riches de la diversité de leurs expertises, de leurs talents, de leurs cultures, nos équipes d’architectes conçoivent un éventail unique de solutions technologiques d’exception, qui rendent demain possible dès aujourd’hui. Du fond des océans aux profondeurs du cosmos ou du cyberespace, nous aidons nos clients à maîtriser des environnements toujours plus complexes pour prendre des décisions rapides, efficaces, à chaque moment décisif. Fort de 65 000 collaborateurs dans 56 pays, Thales a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 15,8 milliards d’euros.

 

À propos de l’Université Flinders

Jouissant d’une solide réputation pour ses capacités d’innovation scientifique et l’excellence de son enseignement, l’Université Flinders est membre du réseau Innovative Research Universities. À la fois ouverte sur le monde et investie au niveau local, elle emploie quelque 2 700 personnes et compte 25 000 étudiants, dont environ 4 000 étudiants originaires de plus de 100 pays. Ses travaux de recherche ont été en quasi-totalité (90 %) jugés supérieurs ou égaux aux standards mondiaux par Excellence in Research for Australia. Ses points forts sont notamment la défense, l’ingénierie, la science et la technologie moléculaires, l’eau et l’environnement. Son campus d’innovation high-tech abrite le 4.0 Future Factory TMI Hub, ainsi que le Flinders New Venture Institute, l’un des établissements phares de formation dans le domaine de l’entrepreneuriat.

 

À propos de l’ENSTA Bretagne

La grande école d’ingénieurs pour l’innovation dans le secteur maritime, la défense et les entreprises de haute technologie. Sur son campus brestois, ENSTA Bretagne rassemble une école d’ingénieurs et un centre de recherche pluridisciplinaires. L’établissement public accueille près de 1000 étudiants, de bac+3 à bac+8, dont 110 doctorants et 20% d’étudiants internationaux. ENSTA Bretagne forme des ingénieurs généralistes et des chargés d’expertise, capables d’assurer, dans un environnement international, la conception et la réalisation de systèmes industriels complexes, de conduire des recherches, de manager des projets technologiques et de créer leur entreprise. Sous tutelle de la Direction générale de l’armement (DGA), ENSTA Bretagne forme notamment les ingénieurs pour l’armement (20% des étudiants). En formation d’ingénieurs, masters et mastères spécialisés, ENSTA Bretagne couvre 10 domaines d’expertise phare : Hydrographie & océanographie, Systèmes numériques et sécurité, Robotique, Systèmes d’observation et intelligence artificielle, Systèmes embarqués, Architecture navale et offshore, Energies Marines Renouvelables, Architecture de véhicules / modélisation, Systèmes pyrotechniques, Sciences de l’entreprise.

Les programmes de recherche sont tournés vers les applications industrielles, civiles et militaires, au travers de collaborations étroites avec l’industrie et en qualité d’acteur important de 3 laboratoires nationaux : l’Institut de recherche Dupuy de Lôme (en sciences et technologies de la mécanique et des matériaux), le laboratoire Lab-STICC (en sciences et technologies de l’information, de la communication et de la connaissance), le Centre de recherche sur la formation (en sciences humaines sur les questions de formation et professionnalisation des ingénieurs).

Partager cet article

http://rpdefense.over-blog.com/2018/05/collaboration-dans-le-domaine-de-la-recherche-pour-le-futur-sous-marin-australien.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Publicités

La France ne doit pas rater l’hyperindustrialisation des services

La France ne doit pas rater l’hyperindustrialisation des services

Par Olivier Passet – Directeur des synthèses, Xerfi

05:06

03/04/2018

Attention à la seconde vague de désindustrialisation ! En disant cela, je ne suis pas en train de lancer l’alerte sur les bastions sur lesquels l’économie française s’est recentrée : l’aéronautique, le spatial, l’automobile, le luxe, la pharmacie, les boissons etc. L’alerte peut sembler incongrue, alors même que la part de l’industrie est déjà parmi les plus faibles des pays de l’OCDE et que la France a très largement opéré son redéploiement vers les services. […]

Mots clés : Economie française, Politique économique, Services aux entreprises, Services aux particuliers, Services, Compétitivité, Transformation numérique, Commerce extérieur, hyper-industrielle, Désindustrialisation

L’enquête judiciaire française sur l’affaire Lafarge vient de mettre en lumière les liens très étroits entre le cimentier et les services secrets français en Syrie.

L’enquête judiciaire française sur l’affaire Lafarge vient de mettre en lumière les liens très étroits entre le cimentier et les services secrets français en Syrie.

Alors qu’elle est chargée d’instruire une plainte d’anciens salariés de la multinationale contre leur employeur, la juge Charlotte Bilger étend progressivement ses investigations à l’activité du cimentier. De fil en aiguille, elle en est venue à s’interroger sur une éventuelle fourniture de ciment à Daesh.

Avant même l’ouverture de cette affaire à Paris, Thierry Meyssan avait révélé que Lafarge avait fourni environ 8 millions de mètres cubes de ciment à divers groupes jihadistes afin de construire un ensemble de fortifications et d’installations souterraines ; ce que le cimentier refuse de commenter. Il avait également révélé qu’Hillary Clinton avait été avocate et administratrice de la firme, ainsi que les services rendus par la multinationale à la CIA.

« Lafarge : L’État français au centre de l’affaire », « L’usine syrienne, fournisseuse de l’ÉI ? », Ismaël Halissat et Willy Ledevin, Libération, 23 avril 2018.

http://www.voltairenet.org/article200911.html

CGEM/Chine : Le patronat marocain sur la Route de la Soie

Crédits photo : Ahmed Boussarhane/LNT

Économie et Finance

CGEM/Chine : Le patronat marocain sur la Route de la Soie

le 27 mars 2018

La Confédération générale des entreprises du Maroc et le Conseil Chinois pour le développement du commerce international (CCPIT) ont signé, mardi à Casablanca, un mémorandum d’entente pour la mise en place du Conseil d’affaires de la Route de la Soie. Cette convention a été signée par le vice-président Général de la CGEM, Faiçal Mekouar, et le président de CCPIT, Jiang Zengwei, en marge des travaux du Forum Maroc-Chine, auxquels prennent par une importante délégation d’Hommes d’Affaires chinois et un grand nombre d’entrepreneurs marocains.

Ce Conseil se veut être une « plateforme pour les secteurs industriels et commerciaux des pays qui supporte et espère participer à la Belt & Road Initiative en leur fournissant des informations sur les opportunités d’investissement et en les aidant à surmonter les problèmes qui freinent la coopération commerciale au niveau international ».

Dans son allocution, M. Mekouar a souligné que la présence du Président du CCPIT à ce Forum, est « un signal fort que nous mesurons, à sa juste valeur. Il traduit une volonté de construire entre la Chine et le Maroc, un véritable partenariat industriel, dont les jalons ont été posés il y a 3 ans ». « Nous ne partons pas d’une page blanche et il suffit de constater l’augmentation de 50% du volume commercial bilatéral au cours des trois dernières années. Les exportations marocaines vers la Chine ont augmenté de plus de 70%, classant la Chine 4ème partenaire du Maroc », a-t-il fait observer. Outre la signature de la convention entre la CGEM et le CCPIT, ce forum est marqué par une série de rencontres B2B.

HZ

https://lnt.ma/cgem-chine-patronat-marocain-route-de-soie/

Menaces commerciales américaines: Pékin « ne restera pas les bras croisés »

Menaces commerciales américaines: Pékin « ne restera pas les bras croisés »

Pékin – La Chine « ne restera pas les bras croisés » face aux menaces des Etats-Unis en matière commerciale, a averti dimanche un haut responsable chinois, après des déclarations de plus en plus vives du président américain Donald Trump.

« La Chine ne veut pas d’une guerre commerciale avec les Etats-Unis, mais si les Etats-Unis prennent des mesures qui nuisent aux intérêts chinois, la Chine ne restera pas les bras croisés et prendra les mesures qui s’imposent », a déclaré devant la presse le porte-parole de l’Assemblée nationale populaire (ANP), Zhang Yesui, à la veille de l’ouverture de la session annuelle plénière du parlement chinois.

Le président américain Donald Trump est monté encore d’un cran dans ses velléités de guerre commerciale vendredi en menaçant les partenaires commerciaux des Etats-Unis de « taxes réciproques » sur leurs importations, après avoir visé la veille celles d’acier et d’aluminium.

Il avait déjà affirmé dans un tweet que les guerres commerciales étaient « bonnes et faciles à gagner ».

Interrogé sur ces menaces, le porte-parole chinois, lui-même ancien ambassadeur aux Etats-Unis, a plaidé pour une ouverture accrue des marchés des deux pays.

Samedi, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a jugé « sans fondement » les sanctions américaines contre les exportations d’acier des autres pays prises au nom de la sécurité nationale.

« Ce n’est pas seulement la Chine qui pense que cela est déraisonnable. De nombreux pays européens et le Canada ont tous dit qu’ils ne pouvaient pas accepter cela », a déclaré M. Wang, selon des propos rapportés par la presse chinoise.

(©AFP / 04 mars 2018 05h10)

https://www.romandie.com/news/Menaces-commerciales-americaines-Pekin-ne-restera-pas-les-bras-croises/895677.rom

La richesse de la famille Rothschild est cinq fois plus élevée que celle des 8 plus grands milliardaires du monde combinés

La richesse de la famille Rothschild est cinq fois plus élevée que celle des 8 plus grands milliardaires du monde combinés

Publié par Brujitafr sur 31 Janvier 2017, 14:54pm

Catégories : #ACTUALITES, #ECONOMIE – FINANCE

La richesse de la famille Rothschild est cinq fois plus élevée que celle des 8 plus grands milliardaires du monde combinés
Un rapport récent d’Oxfam International souligne l’augmentation spectaculaire de l’inégalité des revenus en notant que la richesse combinée des 8 principaux milliardaires du monde dépasse la moitié inférieure de la population mondiale, soit environ 3,6 milliards de personnes. Le but du rapport était de faire prendre conscience de l’injustice et de la déloyauté de notre système économique mondial.
« Cela appelle à un changement fondamental dans la façon dont nous gérons nos économies afin qu’elles fonctionnent pour tous, et pas seulement pour quelques uns. » [Oxfam]
Ci-dessous se trouvent les 8 milliardaires avec leur richesse estimée, qui une fois combinée atteint 426.2 milliards de dollars.
Bill Gates – 75 $ b
Amancio Ortega – $ 67 b
Warren Buffett – 60,8 $ b
Carlos Slim Helu – 50 $ b
Jeff Bezos – 45,2 $ b
Mark Zuckerberg – 44,6 $ b
Larry Ellison – 43,6 $ b
Michael Bllomberg – 40 $ b

 

L’affirmation d’Oxfam est que les économies mondiales sont mal gérées en faveur des riches, ce qui est en grande partie vrai, mais le rapport n’a pas réussi à marquer cette grave question en ne reconnait pas le plus grand problème de l’économie mondiale, les monnaies fiduciaires privées à capital fixe.
Le modèle bancaire actuel est le produit de centaines d’années de développement, de structuration, de manipulation, de force et de ruse qui ont commencé avec Mayer Amschel Rothschild, qui a créé des maisons bancaires et financières en Allemagne au 18ème siècle.
La culture minutieuse de ses richesses avec l’aide de ses cinq fils a permis à Rothschild de profiter énormément de la Révolution française en fournissant des matériaux de financement et de guerre à l’Autriche, ce qui a permis à l’empire familial naissant d’évoluer en une organisation multinationale, un grand financier de l’industrie et de la guerre.
« À cette époque, Rothschild a envoyé ses cinq fils vivre dans les capitales de divers pays européens. Son but était d’avoir chacun de ses enfants pour établir une affaire bancaire à Francfort, Naples, Vienne, Paris et Londres, et tout au long de ces années, ils l’ont fait. Avec les enfants de Mayer Rothschild répartis dans toute l’Europe, les Rothschild sont devenus la première banque à transcender les frontières. Les prêts accordés aux gouvernements pour financer les opérations de guerre au cours des derniers siècles ont fourni de nombreuses occasions d’accumuler des obligations et de consolider des richesses supplémentaires dans diverses industries ». [Source]
En 2016, la famille Rothschild est une dynastie d’une richesse inimaginable qui parvient à la dissimuler en grande partie, sans jamais être publiquement reconnue comme la famille la plus riche et la plus influente au monde. En divisant leur capital et leurs avoirs parmi les nombreux membres de la famille, y compris de nombreux descendants et héritiers, il arrive que seulement un membre de la famille apparaisse sur la liste des individus les plus riches du monde, mais la famille représente la plus grande fortune depuis toujours.
« Traditionnellement, la fortune Rothschild est investie dans des sociétés étroitement détenues. La plupart des membres de la famille sont employés directement par ces sociétés ou investis dans des opérations génératrices de richesse familiale. Le succès remarquable de la famille a été largement dû à un fort intérêt pour la coopération, étant des entrepreneurs et ayant une pratique de principes d’affaires astucieux. « [Source]
Investopedia estime la richesse totale de la famille à plus de 2 trillions de dollars en actifs et en avoirs, y compris certaines des plus anciennes sociétés vivantes du monde
(Fawkes: si l’on s’en tient juste aux fortunes personnelles, on arrive déjà à 350 milliards) :
« …leurs avoirs couvrent un certain nombre d’industries diverses, y compris les services financiers, l’immobilier, les mines, l’énergie et même les œuvres de bienfaisance. Il y a quelques institutions financières appartenant à Rothschild encore en activité en Europe, y compris NM Rothschild & Sons Ltd au Royaume-Uni , et Edmond de Rothschild Group en Suisse. La famille possède également plus d’une douzaine de vignobles en Amérique du Nord, en Europe, en Amérique du Sud, en Afrique du Sud et en Australie. »[Source]
À 2 billions de dollars plus, la richesse déclarée de la famille se rapproche cinq fois plus que la richesse combinée des 8 premiers milliardaires individuels au monde, ce qui signifie que la famille Rothschild seule contrôle plus de richesses que peut-être trois quarts ou plus de la population totale du monde.
Source : Waking Times
Traduction: ASR

L’État empêche la prise de contrôle de Toulouse- Blagnac par les chinois

L’État empêche la prise de contrôle de Toulouse- Blagnac par les chinois

Des appareils de diverses compagnies sur le tarmac de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, le 19 octobre 2017 / © AFP/Archives / PASCAL PAVANI

L’État va empêcher pour l’heure la prise de contrôle de l’aéroport de Toulouse par le groupe chinois Casil, ayant décidé de ne pas lui céder les 10,01% du capital qu’il possédait encore.

En avril 2015, l’Etat avait vendu 49,99% du capital de la société de gestion à Casil Europe, holding française créée par le groupe d’Etat chinois Shandong High Speed Group et le fonds d’investissement hongkongais Friedmann Pacific Asset Management. Il disposait d’une option de vente des 10,01% à compter d’avril 2018.

« On ne cèdera pas les 10,01% » à Casil, a déclaré à l’AFP une source gouvernementale, confirmant une information de BFMTV. « Pour le moment on ne bouge pas », a ajouté cette source.

Toulouse-Blagnac, troisième aéroport régional de France, a franchi l’an dernier le cap des neuf millions de passagers. L’agglomération toulousaine accueille le siège mondial d’Airbus.

En décembre, les actionnaires publics et minoritaires de l’aéroport de Toulouse-Blagnac avaient demandé à l’Etat de renoncer à la vente des parts qu’il détenait encore dans l’infrastructure.

Dans cette lettre adressée au Premier ministre Édouard Philippe, la Région, le département, la métropole de Toulouse et la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), actionnaires à 40% de la société de gestion de l’aéroport, avaient souhaité que la société garde « un actionnariat public de long terme majoritaire ».

Les présidents des collectivités, Carole Delga (Région, PS), Georges Méric (département, PS), Jean-Luc Moudenc (Toulouse Métropole, LR) et Philippe Robardey (CCI), s’ils reconnaissaient qu’un plan de développement de l’aéroport avait bien été engagé depuis que Casil Europe détenait presque la moitié des parts, s’inquiétaient de sa « volonté systématique » de « ponctionner les réserves de la société et de maximiser le versement de dividendes ».

« En prélevant la totalité des bénéfices générés par la plateforme en 2015, soit près de 5 millions d’euros et plus de 6 millions en 2016, et ayant puisé 15 millions d’euros dans les réserves financières », Casil Europe « démontre chaque jour une logique recherchant le rendement immédiat, déconnectée du développement à long terme de l’entreprise », avaient souligné les quatre élus.

En janvier, Casil Europe avait répondu aux inquiétudes des élus: « le versement de dividendes l’an dernier a pu créer des inquiétudes, pourtant ce versement a fait l’objet d’études interne et externe ».

– « Bonne nouvelle » –

« L’équipe de management de Casil a la responsabilité d’investir le capital de ses actionnaires de manière efficiente et efficace tandis que vous en tant qu’actionnaires publics avez la même responsabilité vis-à-vis du public et des citoyens. Et c’est pourquoi garder des montants importants en réserve pourrait ne pas être le meilleur choix », selon Casil.

Le fait que l’État renonce aujourd’hui à céder les 10,01% du capital représente une « bonne nouvelle », a réagi lundi auprès de l’AFP le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc.

« Quand on parle d’une seule voix, même si on est actionnaires minoritaires, l’Etat peut nous entendre », a-t-il poursuivi. « Qu’il y ait versements de dividendes, c’est normal, mais il faut veiller à ce qu’il y ait toujours des réserves », a-t-il ajouté.

« Les questions restent entières pour l’avenir » car « dans le mesure où ces 10% ne leur sont pas attribués, que vont-ils faire? Demeurer minoritaires à 49,99% ou vendre tout ou partie de leur actionnariat? », demande M. Moudenc. « Ils avaient indiqué en 2015 qu’ils vendraient le tiers de leur 49,99% à des entreprises françaises mais ne l’ont pas fait », dit-il.

De son côté, M. Méric a jugé cette annonce « très satisfaisante ». « Notre mobilisation (…) a été entendue et nous nous en réjouissons », a-t-il dit.

« Nous réaffirmons l’impérieuse nécessité de conserver un actionnariat public de long terme majoritaire, afin de garder la maîtrise d’un équipement stratégique », a-t-il insisté.

Mme Delga s’était également exprimée en milieu de journée avant l’officialisation de l’information: « J’ai toujours dit que l’aéroport de Blagnac est un aéroport particulier puisqu’Airbus en dispose pour l’ensemble de son activité industrielle ».

« J’ai considéré que c’était toujours un enjeu national, c’est pourquoi il était normal que l’État reste actionnaire et ne vende pas ses parts », a-t-elle dit à la presse.

sw-vab-hg-cpy/tq/DS

(©AFP / 26 février 2018 23h26)

https://www.romandie.com/news/L-tat-empeche-la-prise-de-controle-de-Toulouse-Blagnac-par-les-chinois/893916.rom

Pendant ce temps, dans les tubes…

Pendant ce temps, dans les tubes…

24 Février 2018 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Gaz, #Russie, #Chine, #Europe, #Etats-Unis

Pour son 25ème anniversaire, Gazprom a tout lieu de se réjouir. Non content de caracoler en tête des prix Pulitzer de l’énergie et d’avoir les fondamentaux pour lui, le géant russe voit peu à peu se concrétiser ses projets pharaoniques que nous présentions il y a deux ans et demi :

Gazprom a vraiment la folie des grandeurs. Ils sont maintenant engagés dans la construction simultanée des quatre plus grands pipelines de la planète !

Comment vont-ils financer tout ça ? Certes, ils ne sont pas tout seuls dans le Nord Stream 2, Shell, E.ON (Allemagne) et OMV (Autriche) vont participer ; certes, les Chinois vont financer une partie des travaux de l’Altaî et du Force de Sibérie. Mais enfin, quand même… Il y a deux ans, même dans leurs rêves les plus fous, ils n’auraient jamais pu imaginer en être là. Preuve supplémentaire que, en dépit de quelques difficultés économiques passagères, la crise ukrainienne a été du pain béni pour la Russie (Crimée russe, neutralisation définitive de l’Ukraine qui n’entrera jamais dans l’OTAN, développement des BRICS et de l’OCS, Union Eurasienne…)

Petit tour d’horizon…

Le Turk Stream, remplaçant du défunt South Stream torpillé par l’empire, est en bonne voie. La construction des deux lignes avance rapidement : la première, destinée uniquement au marché turc, entre dans sa dernière phase (déjà 530 km sur les 930 km prévus). Quant à la seconde, signée plus tard et visant l’Europe du sud, 224 km de tubes ont été posés.

Le pipe devrait entrer en service en 2019, année également prévue pour la fin des travaux du Nord Stream II. Le 31 janvier, l’Allemagne a donné l’autorisation de poser un tronçon du gazoduc dans ses eaux territoriales, ce que nous avions prévu fin 2016 :

C’est le genre de petite nouvelle banale qui passe totalement inaperçue, pas même digne d’être évoquée dans les fils de dépêches des journaux. Et pour une fois, je ne les en blâme pas, car seuls les initiés peuvent comprendre la portée de l’information sur notre Grand jeu énergético-eurasiatique.

Une première livraison de tubes est arrivée dans la presqu’île de Rügen, sur la côte baltique de l’Allemagne, et il y en aura désormais 148 par jour, acheminés par trains spéciaux (chaque tuyau mesure en effet 12 mètres et pèse 24 tonnes). Vous l’avez compris, il s’agit des composants du Nord Stream II qui devraient commencer à être assemblés au printemps prochain.

Ainsi, même si aucune décision officielle n’a encore été prise, ou du moins annoncée, le doublement du gazoduc baltique semble bien parti (…) Gazprom prendrait-il le risque de les acheter et de les acheminer sans avoir une idée assez sûre du dénouement ?

Là encore, les fondamentaux – irrésistible et inévitable ascension de la part de gaz russe dans la consommation européenne (+ 30% en trois ans malgré le harcèlement US) – jouent en faveur de Gazprom qui est en train de battre tous ses records sur le Vieux continent. Vladimirovitch est optimiste sur la réalisation du Nord Stream II et Frau Merkel le défend bec et ongles, assurant qu’il ne représente pas une « menace ». Là encore, le fidèle lecteur du blog ne sera pas surpris :

La perspective du doublement du Nord Stream – Nord Stream II pour les intimes – rend les pays de la « nouvelle Europe » (© Bush) chaque jour plus émotifs. L’on se rappelle les réactions hystériques lors de la construction du gazoduc à la fin des années 2000, l’inénarrable Radoslaw Sikorski, pillier néo-conservateur des Affaires étrangères polonaises, comparant même le projet au pacte germano-soviétique ! Rien que ça… Malgré l’opposition résolue des Etats-Unis, utilisant leurs créatures baltes et polonaises afin de couper l’Europe de la Russie, l’Allemagne de Schroeder avait mis tout son poids dans la bataille pour faire passer le tube.

Une demi-décennie plus tard, on prend presque les mêmes et on recommence, mémère Merkel ayant remplacé papi Gerhard. Pourtant, dame Angela aura d’abord tout fait pour crier au grand méchant ours russe. Russophobie réelle, chantage à l’or allemand entreposé à la FED américaine et dont on ne sait plus trop s’il existe encore, chantage de la NSA sur la jeunesse peu reluisante de la possible informatrice de la Stasi, ou tout cela à la fois ? Mémère a en tout cas tout fait pour torpiller le South Stream devant fournir le gaz russe aux Balkans.

Jamais à court de ressources et sachant parfaitement jauger le poids de chaque acteur européen, Moscou a fait contre mauvaise fortune (« abandon » des amis balkaniques qui s’étaient eux-mêmes mis dans la panade en entrant dans l’UE) bon coeur et fait à l’Allemagne une proposition que Berlin ne pouvait refuser. Comme nous l’écrivions en septembre :

« Moscou assure ses arrières en doublant le Nord Stream. Grande intelligence de Poutine qui parie sur l’égoïsme allemand ; la mère Merkel est toute pleine de paroles grandiloquentes sauf quand l’économie de son pays est en jeu. Avec le doublement du tube baltique, l’Allemagne deviendra le hub gazier d’une grande partie de l’Europe, renforçant encore sa mainmise économique sur le Vieux continent. De quoi faire réfléchir la chancelière… »

C’est maintenant tout réfléchi ; mémère ne minaude plus devant la possibilité de faire de l’Allemagne la plateforme énergétique du Vieux continent. Mais c’est là que réapparaissent nos petits geignards de la « nouvelle Europe », jamais à court de critiques acerbes contre la Russie et son gaz mais ne dédaignant visiblement pas les confortables frais de transit de ce même gaz russe. Le beurre et l’argent du beurre, comme toujours…

Que pèsent ces nains geignards maintenant que le système impérial a perdu sa tête avec l’élection du Donald ? On se rappelle qu’il en était autrement sous la présidence du prix Nobel de la paix (défense de rire), comme l’avait avoué candidement une membre du comité des Affaires étrangères du Congrès américain :

Les Etats-Unis devraient agir contre le projet russe de gazoduc afin de soutenir la sécurité énergétique de l’Union européenne [qui eut cru que la novlangue pouvait être amusante ?] L’administration Obama et l’UE ont travaillé contre le Nord Stream II (…) L’administration Obama a fait de la sécurité énergétique européenne une question de haute priorité de la politique étrangère américaine. L’administration Trump serait bien avisée de continuer sur cette voie.

Barack à frites parti, les geignards ont perdu leur source d’inspiration face aux lourdes réalités économiques et au simple bon sens. Se profile à l’horizon un grignotage à la sauce gazière dont Moscou a le secret, contribuant à l’intégration énergétique de l’Eurasie pour le plus grand malheur de McKinder, Spykman et leurs descendants à Washington…

A l’autre bout du continent-monde, les tubes continentaux avancent inexorablement, marginalisant là aussi l’empire maritime. Le Sila Sibirii – chantier pharaonique de 4 000 km suite au contrat du siècle de 400 Mds d’équivalents dollars signé en 2014 entre Gazprom et le chinois CNPC – est aux deux-tiers construit (en avance sur le plan) et devrait bientôt entrer en fonction.

Gazprom vise 13% de part du colossal marché chinois d’ici une quinzaine d’années et l’objectif est loin d’être irréalisable, d’autant que l’on reparle de l’Altaï, le dernier gazoduc de la bande des quatre. Les négociations ont continué ces derniers mois, les positions se sont rapprochées et le projet est une telle évidence que les deux parties, par ailleurs alliés stratégiques, devraient assez rapidement se mettre d’accord.

 

Disponibilité des aéronefs militaires : c’est vraiment très, très alarmant ! (1/3)

Disponibilité des aéronefs militaires : c’est vraiment très, très alarmant ! (1/3)

Par Michel CABIROL  |   |  923  mots
Selon le rapport, la disponibilité des hélicoptères, des avions de patrouille maritime et de l'aviation de transport tactique ne permet pas d'honorer le contrat opérationnel seuil bas, nécessaire pour répondre à la tenue de la situation opérationnelle de référence et à la préparation opérationnelle.
Selon le rapport, « la disponibilité des hélicoptères, des avions de patrouille maritime et de l’aviation de transport tactique ne permet pas d’honorer le contrat opérationnel seuil bas, nécessaire pour répondre à la tenue de la situation opérationnelle de référence et à la préparation opérationnelle ». (Crédits : Reuters)
La disponibilité de certaines flottes d’aéronefs militaires est jugée « particulièrement critique », selon Christian Chabbert, auteur d’un rapport sur le MCO aéronautique, que La Tribune s’est procuré. Elle « ne permet pas d’honorer le contrat opérationnel » des forces armées.

Le rapport Chabbert sur le MCO aéronautique (Maintien en condition opérationnelle), sur lequel s’est appuyé en décembre la ministre des Armées Florence Parly pour lancer la réforme du MCO en vue d’augmenter la disponibilité des aéronefs militaires, a été mis sous le boisseau. Et pour cause. Ce rapport est très, très explosif… On connaissait déjà la gravité de la situation sur la disponibilité « particulièrement critique » de certaines flottes d’aéronefs militaires, mais le rapport Chabbert, dont La Tribune a pris connaissance, va beaucoup plus loin en révélant les conséquences très inquiétantes de ce constat sur les contrats opérationnels des forces.

La disponibilité des flottes des forces françaises stagnent depuis 2012, autour de 44%. En 2016, elle s’élevait à 44,4% et sur les six premiers mois de 2017 à 44,1%. Ces chiffres signifient que moins d’un aéronef sur deux est en mesure d’effectuer la mission pour laquelle il a été acquis. Et selon le rapport, « la disponibilité des hélicoptères, des avions de patrouille maritime et de l’aviation de transport tactique ne permet pas d’honorer le contrat opérationnel seuil bas, nécessaire pour répondre à la tenue de la situation opérationnelle de référence et à la préparation opérationnelle ». Au-delà de la difficulté à tenir les contrats opérationnels, le manque de disponibilité des appareils « obère la capacité des forces à soutenir dans la durée l’activité aérienne », estime Christian Chabbert.

La disponibilité des hélicoptères reste catastrophique

Il faut dire que la disponibilité des appareils cités dans le rapport n’excède jamais 40%, à l’exception de l’hélicoptère de transport NH90 en 2016 (41%). C’est notamment le cas des hélicoptères des trois armées. Pour l’armée de Terre, la disponibilité des Tigre s’est élevée à 25% en 2016 et 26% entre janvier/août 2017, des Puma à 31% et 32%, des Cougar à 21% et 24%, des Caracal à 27% et 24%, et, enfin, des Caïman (NH90 TTH) à 37% et 37%. Les NH90 de la Marine avaient une disponibilité de 41% en 2016 pour retomber à 33% sur les six premiers mois de 2017. Enfin, les H225M et les Puma de l’armée de l’air ont eu une disponibilité respectivement de 29% et 28% en 2016 et de 30% et 32%.

Sur les avions, la disponibilité des A400M et des C130 n’était guère mieux que celle des hélicoptères : les A400M (18% en 2016 et 30% sur les six premiers mois de 2017) et les C130 (23% et 18%). Par ailleurs, les ATL2 de la Marine ont également une disponibilité médiocre : 24% et 27%.

La disponibilité en métropole ne dépasse pas 30%

En dépit de ces taux de disponibilité très faibles, les besoins militaires liés à l’activité aérienne ont été satisfaits à 93% en 2016. « Cependant, ce constat doit être nuancé », fait valoir Christian Chabbert. Car la programmation de l’activité tient compte de l’anticipation de la disponibilité. Ainsi, la situation est « en général présentée de façon favorable » : dans le Contrat unifiée de gestion (CUG) de 2017, il est fixé un objectif de 20 Tigre disponibles sur un parc de 61 machines dont 41 en ligne. Toutefois, « les flottes très peu disponibles ont des taux de 15 à 20 % inférieurs à la programmation », précise-t-il.

Enfin, les heures de vol effectuées en opérations portent très fortement l’activité aérienne. Ainsi la disponibilité atteint 80 % en opérations extérieures mais a contrario, elle ne dépasse pas 30 % en métropole. « C’est donc l’activité aéronautique réalisée en métropole qui demeure, depuis plusieurs années, toujours en deçà de celle prévue, explique le rapport. La formation des pilotes, leur entraînement et la régénération des matériels sont par conséquent extrêmement contraints ».

« Si les opérations sont donc réalisées, c’est au prix de l’augmentation non maîtrisée d’une dépréciation de l’actif, créateur d’une dette technique et en compétences humaines qui remet en question la capacité des armées à conduire demain les missions qui leur seront confiées dans le domaine aéronautique ».

Tous les besoins ne sont pas couverts

Les besoins réels des armées estimés à 18,58 milliards d’euros sur la période 2018-2023 ne seraient pas couverts par le ministère des Armées, constate Christian Chabbert. Ainsi, il prévoirait seulement 17,64 milliards d’euros, dont 16,58 milliards d’euros de ressources budgétaires lors d’une programmation présentée en comité ministériel d’investissement (CMI) le 18 septembre 2017. Soit un différentiel de 943 millions d’euros. Mais Christian Chabbert estime les besoins réels de MCO à 4,1 milliards d’euros par an sur la période 2018-2023. Ils « ne seraient pas couverts » par cette prévision.

En outre, en cas d’amélioration de la performance de la fonction MCO, une remontée d’activité pour atteindre les normes d’entraînement (normes OTAN) des équipages entraînera « mécaniquement une nouvelle hausse de l’entretien programmée du matériel (EPM) » note le rapport. Des éventuels surcoûts qui devraient s’ajouter à l’augmentation des dépenses d’EPM prévues ces prochaines années : surcoûts liés aux opérations extérieures (régénération des matériels), la chute d’activité qui doit être enrayée, montée en puissance des nouvelles flottes (Tigre, Caïman et A400M) dont le coût d’EPM est
supérieur à celui des flottes remplacées, maintien en activité de flottes anciennes dont le coût du MCO ne cesse d’augmenter (Alouette III, C160, Gazelle …), externalisation du soutien de certaines flottes (contrat FOMEDEC).  La partie est loin d’être gagnée par Florence Parly.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/disponibilite-des-aeronefs-militaires-c-est-vraiment-tres-tres-alarmant-1-3-769078.html#xtor=EPR-2-%5Bl-actu-du-jour%5D-20180220

Prises de bénéfices en Bourse de Paris, l’Oncle Sam était aux abonnés absents

Par Cécile Le Coz | investir.fr |

Faute d’impulsion venue des Etats-Unis, où Wall Street a gardé portes closes, le Cac 40 s’est replié de 0,48%, à 5 256,18 points, dans un volume réduit. ArcelorMittal s’est maintenu en tête de l’indice.

image: https://investir.lesechos.fr/medias/2018/02/19/1743211_1519027963_paris8_565x377p.jpg

Palais Brongniart

La séance de Bourse du 19 février | Crédits photo : Shutterstock

Sans grande surprise, la Bourse de Paris a marqué le pas après un gain de 4% pour le Cac 40 la semaine dernière, sa meilleure performance hebdomadaire depuis fin juin 2016. Les prises de bénéfices l’ont emporté ce lundi, l’indice terminant en recul de 0,48%, à 5 256,18 points.

L’inspiration a manqué en Europe alors que Wall Street est fermé en ce jour de Présidents’ Day. Les marchés chinois, quant à eux, ont poursuivi les célébrations de la nouvelle année du chien et ne rouvriront même que jeudi à Shanghai. Faute de carburant, les volumes de transactions à Paris se sont limités à 2,25 milliards d’euros.

Les autres grands marchés européens sont tous restés dans le rouge, dont Francfort, où le Dax a cédé 0,53%, et Londres, où le FTSE 100 s’est replié de 0,64%.

Prudence avant une émission obligataire américaine

Les intervenants ont aussi fait preuve de prudence à la veille d’une importante émission d’obligations du Trésor américain d’un montant de 151 milliards de dollars, le plus élevé depuis au moins 1994, selon les données compilées par Bloomberg. Au total, le Trésor américain s’apprête à allouer pour 258 milliards de dollars de dette cette semaine.

Cette accélération historique des émissions d’emprunts aux Etats-Unis en période de croissance économique, parallèlement à une hausse des rendements, risque de provoquer une envolée du coût de la dette, ont écrit les analystes de Goldman Sachs dans une note datée du 18 février. « La politique fiscale fédérale entre en territoire inconnu. Dans le passé, le Congrès répondait au renforcement de l’économie et à l’alourdissement du poids de la dette en augmentant les impôts et en réduisant les dépenses. Cette fois, c’est le contraire qui se produit », constatent-ils.

Les banques centrales sont également dans l’actualité. Mark Carney devait être auditionné par la Chambre des Communes ce lundi, alors que la Banque d’Angleterre a prévenu le 8 février qu’elle pourrait relever ses taux d’intérêt plus rapidement qu’anticipé par le marché. A Bruxelles, la réunion de l’Eurogroupe devait notamment discuter de la nomination du prochain vice-président de la BCE, le mandat de Vitor Constancio arrivant à échéance. Le suspense a vite pris fin : l’Espagnol Luis de Guindos s’est retrouvé le seul candidat en lice après le retrait par l’Irlande de la candidature de Philip Lane.

ArcelorMittal a dominé le Cac 40

ArcelorMittal s’est distingué à la tête du Cac 40. Le Département américain du Commerce a recommandé au président Trump un relèvement des tarifs douaniers et l’imposition de quotas plus restrictifs sur l’acier et l’aluminium importés aux Etats-Unis, notamment en provenance de Chine.

Casino est resté bien orienté, également, après avoir annoncé que Monoprix était entré en négociations exclusives en vue d’acquérir Sarenza, le spécialiste de la vente de chaussures en ligne. Cette acquisition vise à « compléter l’offre de Monoprix et à le positionner comme un leader omnicanal du lifestyle (mode, décoration, beauté) », a précisé le distributeur dans un communiqué.

Sopra Steria a reculé en dépit de bons résultats 2017, même si le cash-flow net est jugé décevant. Pour CM-CIC Market Solutions, les comptes ont été pénalisés par le Royaume-Uni, ainsi que par les restructurations en cours, qui ont affecté la marge opérationnelle d’activité, en croissance de 8,6%, contre 8,8% attendu par le cabinet d’analystes.

Veolia Environnement, a disputé la lanterne rouge du Cac 40 à Publicis Group, qui l’a finalement remportée. Le numéro un mondial des services à l’environnement a annoncé que sa filiale gabonaise (eau et électricité), qu’il détient à 51%, avait été « réquisitionnée » vendredi par le ministère de l’Eau et de l’Energie et ses dirigeants écartés, en dépit d’un récent renouvellement de son contrat pour cinq ans supplémentaires.

Vallourec, qui publie ses comptes mercredi, s’est apprécié de 4,5%.

Parmi les notes d’analystes, enfin, HSBC a dégradé Worldline de « neutre » à « sous-performance » à la veille de la publication de ses résultats annuels. La valeur a accusé la plus forte baisse du SRD.

Mots clés

En savoir plus sur https://investir.lesechos.fr/marches/actualites/cac-40-euro-dollar-bce-la-seance-de-bourse-du-19-fevrier-1743211.php#4Z2KkAPHmVepcSPA.99