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Les pharmaciens rémunérés pour ne pas délivrer les médicaments prescrits ?

 24 NOVEMBRE 2019 

Les pharmaciens rémunérés pour ne pas délivrer les médicaments prescrits ?

Pharmacie by Jeremy Brooks(CC BY-NC 2.0) — Jeremy Brooks, CC-BY

Les pharmaciens vont-ils bientôt jouer au docteur ? Après avoir obtenu de nouvelles attributions, ils sont en passe d’avoir le droit de revoir les prescriptions médicales.

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Par Phoebe Ann Moses.

Les pharmaciens seront-ils bientôt rémunérés pour ne pas dispenser les médicaments prescrits sur l’ordonnance rédigée par le médecin ? C’est ce qui semble se discuter en ce moment, entre syndicats de pharmaciens et Assurance maladie.

Les médecins seraient donc dépossédés de leur compétence à prescrire, et le pharmacien repasserait derrière eux pour « aménager » la prescription.

Si cela pose à nouveau le problème du prescripteur-vendeur, conflit d’intérêt très surveillé dans ce domaine, cela pose également un problème éthique.

Pour l’Assurance maladie, il s’agit « de s’assurer de la délivrance de la quantité pertinente de médicaments nécessaires au traitement afin d’éviter notamment tout risque de mésusage ». Le site Egora explique :

« Concrètement, le pharmacien sera financièrement incité (via un « partage d’économie ») à ne pas dispenser tout ou partie des traitements à posologie variable prescrits par le médecin. »

Après avoir donc obtenu plusieurs nouvelles tâches rémunérées, les pharmaciens pourraient donc se voir attribuer le droit de remettre en cause une prescription.

Dans un contexte très tendu entre le corps médical et le gouvernement, difficile de ne pas imaginer qu’on divise les soignants pour mieux régner. Les pharmaciens se sont déjà vu attribuer le droit de vacciner (rôle initialement dévolu aux médecins et aux infirmiers), l’accompagnement de la téléconsultation, on leur accorderait maintenant le droit de revoir la prescription du médecin. Cela ne peut qu’accroître les tensions. D’autant que les discussions ont lieu entre Assurance maladie et pharmaciens sans que les médecins ne soient conviés.

Pour le président de l’UFML1Jérôme Marty :

« Cela est la plus grande des lâchetés , une profession ne peut voir ses actes étendus à une autre sans au moins sa participation aux discussions… »

Difficile de ne pas voir non plus dans cette décision très surprenante une compensation « offerte » par l’État aux pharmaciens : les officines ont de plus en plus de mal à fonctionner. Le plafonnement des prix, voire le déremboursement de certains médicaments entraîne avec lui son lot de contrariétés : chiffre d’affaires en baisse, fermetures. Plusieurs formes de « revalorisation » des honoraires des pharmaciens ont déjà été mises en place, par exemple les « honoraires de dispensation », supposés valoriser « le rôle clé du pharmacien dans la bonne compréhension par le patient de son traitement ».2 Pourquoi pas. Mais cela ne devrait-il pas se faire en toute transparence et en ne feignant pas d’ignorer que les problèmes sont ailleurs ?

Egora ne cache d’ailleurs pas la véritable raison de ces nouvelles attributions :

« des nouvelles compétences attribuées ces dernières années aux pharmaciens afin de compenser la baisse du volume des ventes de médicaments remboursables. »

Voilà ce qu’il en coûte de vivre non pas de son seul travail, mais d’une dépendance importante voire totale à l’État : celui-ci est maître des prix, de la loi, et il ne reste plus ensuite qu’à quémander de quoi continuer à  travailler.

Ce qui arrive aux pharmaciens est l’illustration de cette dépendance.

Ainsi que le rapporte le site 20Minutes :

« La politique qui visait à faire connaître les médicaments génériques, dans les années 1990, a été la première à s’appuyer non pas sur les médecins, mais sur les pharmaciens, rappelle Etienne Nouguez, chercheur au CNRS et auteur d’une thèse sur cette profession. Ils ont montré qu’ils étaient de bons élèves. Et ont pu s’appuyer sur ce succès pour négocier de nouveaux droits. »

Bons élèves ? L’ensemble des soignants devrait prendre conscience de la dépendance qui s’est installée car ils sont les suivants sur la liste : on ne signe pas impunément des conventions avec l’État.

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  1. Union Française pour une Médecine Libre. 
  2. Il s’agit d’un nouveau mode de rémunération des pharmaciens. Le dispositif prévoit deux catégories d’honoraires. Un honoraire au conditionnement (à la boîte), et un honoraire d’ordonnance complexe pour les ordonnances comportant au moins 5 médicaments.Ces rémunérations sont destinées à valoriser le rôle de professionnel de santé du pharmacien et sa fonction de conseil au moment de la dispensation des médicaments : validité de l’ordonnance, vérification de la posologie, prévention de la iatrogénie médicamenteuse (effets indésirables), conseils aux patients… Source

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Par Phoebe Ann Moses

https://www.contrepoints.org/2019/11/24/358401-les-pharmaciens-remuneres-pour-ne-pas-delivrer-les-medicaments-prescrits

Urgences: Buzyn dévoile son « plan d’actions » pour « régler la crise »

Santé

Urgences: Buzyn dévoile son « plan d’actions » pour « régler la crise »

Par Challenges le 09.09.2019 à 08h59, mis à jour le 09.09.2019 à 09h18

Aux grands maux, les grands remèdes? La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, doit présenter lundi après-midi un « plan d’actions » avec un « budget dédié » pour « régler sur le long terme » la crise des urgences qui dure depuis bientôt six mois.

Urgences: Buzyn dévoile son "plan d'actions" pour "régler la crise"

La ministre française de la Santé et des Solidarités a annoncé lundi un train de mesures destiné à désengorger les services des urgences, touchés depuis des mois par un vaste mouvement social.BENOIT TESSIER

Aux grands maux, les grands remèdes? La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, doit présenter lundi après-midi un « plan d’actions » avec un « budget dédié » pour « régler sur le long terme » la crise des urgences qui dure depuis bientôt six mois.PUBLICITÉinRead invented by Teads

La primeur de ces annonces sera réservée aux représentants des personnels et dirigeants hospitaliers, que Mme Buzyn recevra à 15H00, ainsi que les syndicats de médecins libéraux et le collectif Inter-Urgences, à l’origine de ce mouvement social inédit.

Mais la ministre a déjà promis dimanche qu’il y aurait « un budget dédié pour régler la crise ».

« Je vais mettre de l’argent dans des solutions pérennes, restructurantes, qui vont régler le problème des urgences sur le long terme », a-t-elle affirmé. Selon Les Echos, ce budget devrait dépasser 600 millions d’euros sur trois ans.

Des moyens, c’est justement ce que réclament les grévistes depuis le début. Le président du collectif Inter-Urgences, Hugo Huon, attend que Mme Buzyn « mette beaucoup d’argent sur la table, que Bercy ouvre les vannes ».

Même la CFDT, absente du conflit, en convient: « S’il n’y a pas des choix budgétaires très forts sur l’hôpital public, ça va continuer, et pas que dans les urgences », a prédit son secrétaire général Laurent Berger, interrogé dimanche sur LCI.

Une simple rallonge ne suffira pas toutefois à sortir de l’impasse. Pour preuve, la prime mensuelle de 100 euros net versée depuis juillet et les 15 millions d’euros débloqués pour recruter des renforts estivaux n’ont pas empêché le mouvement de s’étendre.

Selon le collectif Inter-Urgences, 249 sites étaient en grève vendredi – tout en continuant d’assurer les soins. De son côté, le ministère en avait recensé 195 mi-août. Soit la moitié des services d’urgences publics français.

« La prime Buzyn a eu l’effet inverse de celui escompté: elle a montré que c’était possible », explique M. Huon.

« Lever la pression »

Les grévistes, soutenus par une intersyndicale CGT-FO-SUD, en demandent plus: plus de postes et plus de lits, aux urgences et plus largement dans tout le secteur hospitalier.

Selon le Journal du dimanche, une partie de ces revendications pourraient être satisfaites par les « mesures chocs en préparation », avec « des réouvertures de lits », une « réforme de la tarification » et un « numéro de téléphone unique » pour les secours médicaux.

En attendant, la ministre a dévoilé la semaine dernière une salve de mesures « remontées du terrain », comme « l’admission directe » des personnes âgées sans passer par les urgences, la « vidéo-assistance » entre les Ehpad et les régulateurs du Samu, ou encore l’envoi d’une ambulance vers un médecin libéral pour les cas les moins graves.

Un traitement censé limiter la saturation de services dont la fréquentation a plus que doublé en vingt ans, atteignant 21,4 millions de passages en 2017.

Soulignant que « l’hôpital n’a pas vocation à fonctionner comme une entreprise », Mme Buzyn souhaite « valoriser tout ce qui peut éviter un passage inutile » afin de « lever la pression sur les urgences ».

Elle saura vite si son « plan d’actions » aura convaincu les grévistes de relâcher la pression: le collectif Inter-urgences tiendra son « assemblée générale nationale » mardi à partir de 12H00 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

L’événement a reçu le soutien de plusieurs syndicats et associations de médecins hospitaliers, invitant les praticiens « à rejoindre la mobilisation » pour « mettre fin aux restrictions budgétaires pour l’hôpital public ».

Un mot d’ordre semblable à celui de la CGT, qui tente depuis des mois d’élargir le mouvement à tout le secteur sanitaire et social, notamment la psychiatrie et les Ehpad.

Son appel à une « grande journée d’action nationale » mercredi, avec une manifestation parisienne à 13H00 depuis la place d’Italie jusqu’au ministère de la Santé, n’a cependant pas trouvé d’écho parmi les autres syndicats.

Pécresse propose de créer un « Samu infirmier »

Valérie Pécresse, présidente (ex-LR) de la région Ile-de-France, a plaidé lundi pour la création d’un « Samu infirmier », où les infirmières, aux prérogatives élargies, se déplaceraient à domicile, afin de « désaturer » les services d’urgence, en pleine crise.

« Je vais proposer à l’ARS (Agence régionale de Santé, NDLR) de l’expérimenter en Ile-de-France », a-t-elle dit sur France 2.

Pour elle, face à la crise des urgences qui dure depuis bientôt six mois, il faut certes « des mesures d’urgence très rapides, des moyens supplémentaires, plus de sécurité, mais sur le long terme, (…) il faut une refonte du système, et qu’on commence par valoriser nos infirmières ».

Elle a proposé « qu’on fasse un nouveau diplôme bac +5 (…) d’infirmière praticienne, qu’on reconnaisse (à ces infirmières, NDLR) la possibilité, sous le contrôle des généralistes, de prescrire, de suivre les patients ».

« Si on expérimentait – je suis prête à le faire dans ma région – un Samu infirmier avec des infirmières qui se déplaceraient à domicile, on désaturerait les urgences et on n’occuperait pas les médecins généralistes qui sont si peu nombreux et tellement surchargés ».

Cela permettrait du même coup selon elle de « revaloriser la fonction du généraliste en le mettant sur des soins à plus haute valeur ajoutée », car ses consultations « valent beaucoup plus que les 25 euros que nous payons ».

(Avec AFP)

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Accueil / Actualités et analyses NOUVELLES OPENSECRETS Les fabricants de médicaments d’un million de dollars font pression pour un nouveau système de paiement des médicaments

prix des médicaments
Photo par Allie Smith sur Unsplash

Une nouvelle thérapie génique destinée à traiter une maladie musculaire souvent fatale a été mise sur le marché en mai. Il n’ya qu’un seul problème: avec un prix indiqué de plus de 2 millions de dollars, il s’agit du médicament le plus cher jamais vendu.C’est la raison pour laquelle quelques sociétés pharmaceutiques se sont rendues à Washington pour faire pression en faveur de nouveaux mécanismes de tarification permettant l’adaptation de traitements de thérapie génique inhabituels pour des maladies rares. L’activité sur K Street intervient alors que le Congrès continuait de débattre de la manière de réduire les prix des médicaments sur ordonnance. Mais les fabricants de médicaments veillent également à ce que quelqu’un paie pour l’ordonnance, peu importe le prix.En mai, la FDA a approuvé Zolgensma, un traitement de remplacement du gène développé par la société suisse Novartis, utilisé pour traiter l’atrophie musculaire spinale des enfants de moins de deux ans. Le prix courant du médicament est de 2,1 millions de dollars, ce qui en fait de loin le traitement monodose le plus cher de tous les temps.L’atrophie musculaire spinale est une maladie génétique qui touche une personne sur 8 000 à 10 000, selon le National Institutes of Health. Les enfants atteints de la maladie ont des muscles faibles et beaucoup de ceux qui naissent avec sa forme la plus grave ne vivent pas après l’âge de deux ans.Zolgensma, contrairement aux médicaments précédents, est administré en traitement unique, les patients recevant un gène manquant par le biais d’une perfusion unique.Une autre thérapie génique émergente est Zynteglo, un traitement mis au point par Bluebird Bio pour le traitement de la bêta-thalassémie , une maladie du sang rare. La société du Massachusetts a annoncé en juin que le traitement, qui avait récemment reçu l’ approbation conditionnelle en Europe, serait inscrit à un prix de près de 1,8 million de dollars. Il s’attend à ce que Zynteglo soit approuvé par la FDA pour une utilisation aux États-Unis l’année prochaine.Les prix exorbitants des médicaments sont souvent une source d’indignation pour le public et même les sociétés pharmaceutiques reconnaissent que la plupart des Américains ne peuvent pas facilement payer pour un traitement d’un million de dollars. Pour cette raison, les fabricants de médicaments, dont Bluebird et Novartis, tentent de convaincre les compagnies d’assurance et le gouvernement fédéral que leurs traitements en valent la peine.

Aidez-nous à compter l’argent et à rendre la monnaie en faisant un don aujourd’hui.Novartis a dépensé 3,3 millions de dollars pour faire pression cette année sur des questions telles que la thérapie génique et la tarification. Bluebird a relativement peu dépensé (seulement 70 000 dollars au cours du premier trimestre), mais plusieurs lobbyistes travaillent sur la question de la thérapie génique, dont un enregistré pour travailler exclusivement sur des «méthodes de paiement alternatives» pour des «nouvelles thérapies».Une méthode alternative proposée par les fabricants de médicaments consiste à décomposer les paiements au fil du temps. Novartis a offert aux assureurs la possibilité de payer Zolgensma via un plan de versement échelonné sur cinq ans pour un coût de 425 000 dollars par an. Bien que certains assureurs privés soient disposés à payer le traitement sur cinq ans, les règles actuelles ne permettent pas aux assureurs publics, tels que Medicare et Medicaid, de payer en plusieurs fois.Novartis et Bluebird ont toutes deux déclaré avoir fait du lobbying auprès des Centers for Medicare et des services Medicaid cette année. En février, les centres ont proposé de couvrir un traitement anticancéreux reposant sur le médicament Kymriah , mis au point par Novartis , et approuvé par la FDA en 2017. Une décision finale à ce sujet est encore à venir .Ensemble, Medicare et Medicaid fournissent une couverture de soins de santé à plus du tiers de la population américaine.Les sociétés pharmaceutiques sont depuis longtemps le principal dépositaire de lobbying à Washington. L’industrie pharmaceutique et des produits de santé a déjà dépensé 86,5 millions dedollars en lobbying en 2019. Le lobbying en thérapie génique représente une partie petite mais croissante de ce total. Près d’une douzaine de groupes – y compris plusieurs sociétés qui n’existaient pas il y a dix ans – ont fait pression sur le gouvernement fédéral pour que les prix des thérapies géniques soient tarifés au premier trimestre de cette année.Novartis a mis sur le marché son médicament de 2,1 millions de dollars, mais d’autres thérapies géniques en sont aux étapes des essais cliniques. Bluebird teste également l’utilisation de Zynteglopar des patients atteints de drépanocytose, la maladie du sang la plus répandue aux États-Unis, tandis que Spark Therapeutics , qui a déjà mis au point une thérapie génique qui traite une certaine forme de cécité, travaille sur un traitement hémophilie.N’hésitez pas à distribuer ou à citer ce matériel, mais merci de créditer le Center for Responsive Politics. 
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A propos de l’auteur

Jessica Piper

Jessica a rejoint le CRP en tant que stagiaire rapporteuse en juin 2019. Elle est récemment diplômée du Bowdoin College, où elle a étudié l’économie et a dirigé le journal des étudiants indépendants du collège. Elle a grandi à Louisville, Colorado.

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Levothyrox: Une étude met en cause la substituabilité des formules

4 AVRIL 2019 / 15:19 / IL Y A 36 MINUTES

Levothyrox: Une étude met en cause la substituabilité des formules

Une étude publiée jeudi met en cause le test ayant permis d’établir la substituabilité de l’ancienne et de la nouvelle formules du Levothyrox, un médicament contre les troubles de la thyroïde faisant l’objet de plaintes en justice. /Photo prise le 3 décembre 2018/REUTERS/Emmanuel Foudrot

Des milliers de personnes traitées avec ce médicament en France se sont plaintes de troubles, parfois graves, après le passage à la nouvelle formule.

Les auteurs de l’étude franco-britannique publiée dans la revue Clinical Pharmacokinetics, soulignent que Merck, producteur du Levothyrox, s’est conformé aux règles européennes qui préconisent l’utilisation d’un test s’appuyant sur un calcul de moyenne.

Cependant, l’analyse des données montre que “plus de 50% des volontaires en bonne santé ayant participé à l’étude qui a démontré la bioéquivalence moyenne (ABE) étaient en fait en dehors de la zone de bioéquivalence a priori”, écrivent-ils.

Cela signifie que pour plus de la moitié des participants, la disponibilité du principe actif dans l’organisme – sa concentration dans le sang et la vitesse à laquelle il s’y propage – était significativement différente entre la nouvelle formule et l’ancienne.

“Nous nous interrogeons par conséquent sur la capacité d’un test ABE à garantir la substituabilité, pour un patient donné, de la nouvelle et de l’ancienne formules de la levothyroxine”, ajoutent-ils.

Les auteurs ajoutent que la nouvelle formule du Levothyrox contient du mannitol, un excipient qui pourrait être à l’origine de différences d’absorption du médicament, et donc de réactions entre les volontaires testés.

Cité par le quotidien Le Monde, qui fait état jeudi de la publication de cette étude, Merck souligne que cette dernière procède à une analyse de la variabilité individuelle, “ce qui n’est pas conforme aux méthodes de référence demandées par les autorités de santé, et validées par 23 autorités sanitaires”.

Le tribunal d’instance de Lyon a débouté en mars les 4.113 plaignants qui poursuivaient Merck dans le cadre d’une action collective pour “défaut d’information” dans le changement de la formule du Levothyrox.

Quelque 3.000 de ces personnes ont fait appel, a précisé jeudi à Reuters Christophe Lèguevaques, un de leurs avocats, et d’autres demandes d’appel sont en cours.

Jean-Baptiste Vey, avec Catherine Lagrange à Lyon, édité par Yves Clarisse

 

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN1RG1L2-OFRTP

France : qui cache la vérité sur les cas d’enfants nés mutilés dans des zones rurales

France : qui cache la vérité sur les cas d’enfants nés mutilés dans des zones rurales

Que cache l’affaire des cas rapportés d’enfants nés mutilés dans des régions rurales de France et pourquoi cette affaire fait-elle l’objet d’un mutisme officiel ?

Pourquoi a t-on censuré ou du moins officiellement reporté sine die la publication de rapports établis par des organismes chargés de la santé publique sur cette affaire ?

Poser de simples  questions de bon sens est devenu passible de l’accusation assez commode de « complotisme ». Et les enfants nés sans certains de leurs organes, ils sont conspirationnistes aussi ?

Ou est-ce parce que leurs parents de la France profonde n’ont pas le droit de s’exprimer ?

Si c’est les pesticides ou des rejets chimiques ou des essais secrets près des zones où ces cas ont été rapportés, qui a peur de la vérité ?

Assez de mensonges !

France : qui cache la vérité sur les cas d’enfants nés mutilés dans des zones rurales

Ain : Affaire des bébés sans bras (màj : La piste des pesticides se précise)

 

Alors que Santé Publique France a démarré son enquête sur le cas de 18 bébés nés sans bras entre 2000 et 2014, la piste des pesticides se précise. L’investigation de l’institution va notamment porter sur le cas de veaux également nés mal formés à la même époque.

Qu’est-ce qui a pu causer l’agénésie des membres supérieurs de 18 nouveaux nés dans l’Ain ?
La question anime depuis quelques semaines les experts, les familles de victimes et les institutions depuis qu’Emmanuelle Amar, l’épidémiologiste du Remera (registre des malformations en Rhône-Alpes) a lancé l’alerte.

Parmi les pistes examinées : la contamination via les pesticides. La découverte de cas de veaux nés avec des malformations dans la même région et à la même période semble renforcer cette piste. L’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) s’est d’ailleurs emparée du dossier et a fait appel à son un observatoire des maladies bovines pour examiner la corrélation des données.

Pourquoi les malformations de veaux sont similaires aux agénesies chez les humains ?

Dès 2011, lorsqu’elle a commencé à répertorier les cas de malformations dans la région, Emmanuelle Amar a comparé la situation des différentes familles pour tenter de dessiner les premiers contours du scandale sanitaire.

Résultat: « l’un des points communs entre toutes les victimes est d’être originaire d’un milieu rural », affirme Emmanuelle Amar à l’Usine Nouvelle. Un constat qui ouvre grand la porte à la piste de la contamination aux pesticides.

Le mécanisme physiopathologique chez tous les êtres vivants étant similaires, le Dr. Michel Vekemans, professeur de génétique médicale et chef du Pôle de biologie et produits de santé à l’hôpital Necker à Paris suggère de faire le point sur l’état des troupeaux dans les régions contaminées.

« La malformation peut aussi survenir à cause d’un agent tératogène, c’est-à-dire un agent chimique, physique ou biologique, qui n’entraîne pas de mutation dans l’ADN mais qui déclenche des malformations pendant la grossesse. Dans ce cas, le même genre de malformations pourrait survenir à la naissance d’animaux dans les fermes aux alentours, » explique le spécialiste dans une interview accordée à l’Usine Nouvelle.

Des cas confirmés dans l’Ain

Or, Emmanuelle Amar est catégorique: des cas d’agénésie de queues et de cotes ont été constatés chez les veaux de la région à la même période. « Dans un email de mars 2015, les services vétérinaires (DDPP) de la région confirment qu’il y avait bien eu des signalements de malformation dans les troupeaux » affirme la lanceuse d’alerte.

Contactée par l’Usine Nouvelle, la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) de l’Ain n’a, pour le moment, pas souhaité confirmer ses informations.

Mais interrogée sur le sujet, le directeur général de l’ANSES, Roger Genet a confirmé l’information et a indiqué avoir mis en place une approche interdisciplinaire en s’appuyant sur l’observatoire des maladies bovines et une plateforme d’épidémiologie en santé animale pilotée par le min de l’agriculture pour trouver des corrélations dans les zones impactées.

« Nous connaissons les maladies animales qui provoquent ce type de conséquences. Aujourd’hui, il ne faut pas simplement chercher les causes les plus fréquentes d’agénésies dans les livres de médecine mais avoir une approche interdisciplinaire.

Si un animal est malade, il y a des causes qui peuvent aussi avoir un impact sur l’homme » explique le dirigeant, qui par ailleurs affirme qu’aucun produit tératogène n’est aujourd’hui autorisé en France.

Les premiers résultats de l’ANSES devraient être connus en janvier 2019 et les conclusions définitives en juin prochain.

L’Usine Nouvelle


29/10

Malgré le soutien affiché de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, les six salariés du registre lyonnais des malformations vont perdre leur travail après l’affaire des bébés sans bras de l’Ain.

L’autoproclamée lanceuse d’alerte dans l’affaire des bébés sans bras de l’Ain, accusée par plusieurs épidémiologistes d’être une « irresponsable » manipulant l’opinion, sera au chômage en janvier.

Emmanuelle Amar, la directrice du registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera), a reçu sa lettre de licenciement vendredi. La mesure, qui prendra effet le 31 décembre, frappe aussi cinq de ses collègues, tous salariés de l’association lyonnaise connue pour avoir révélé le scandale de la Dépakine.

« Notre employeur, les Hospices civils de Lyon, n’a plus les moyens de débourser les 250.000 euros annuels qui permettaient de payer nos salaires et notre loyer, se désole Emmanuelle Amar. Je suis d’autant plus choquée qu’Agnès Buzyn avait annoncé dimanche dernier que le registre n’était pas menacé. »…

Génération pesticides : Les enfants en première ligne

octobre 2018

La France est le pays d’Europe qui consomme le plus de pesticides, parmi lesquels le glyphosate, un herbicide considéré comme « probablement cancérogène ».

Dans l’Hexagone, la justice a été saisie sur des cas d’enfants malades après avoir été exposés à ce genre de produit. À l’Assemblée nationale, les députés se sont opposés à deux reprises cette année à l’interdiction du glyphosate. Depuis, la société civile se mobilise pour interpeller les consciences et convaincre les politiques d’agir.

(…)

Le corps médical est formel : les malformations de Théo ne sont pas génétiques mais bien liées à un facteur extérieur.

« Dès les premiers mois de sa naissance, les médecins ont pointé du doigt les pesticides », précise Sabine Grataloup qui, à l’époque, ne fait pas tout de suite le rapprochement avec le désherbant qu’elle utilise à son domicile, dans la carrière pour ses chevaux. « La prise de conscience est arrivée après », reconnaît-elle.

En août 2008, précisément. Comme tous les ans, à la même époque, Sabine passe du Glyper, un herbicide à base de glyphosate. « Cela m’a fait un flash, je me suis souvenue de ce que le chirurgien m’avait dit en parlant des pesticides. »

En raison du caractère tératogène du glyphosate (qui implique des risques d’anomalie sur le fœtus) évoqué dans les études scientifiques, les médecins qualifient le lien avec les malformations de Théo de « hautement probable ». « J’ai été exposée à un moment crucial de ma grossesse – dans les quatre premières semaines, commente-t-elle. Je ne savais même pas que j’étais enceinte, je n’ai donc pas pris de précautions particulières. »

France24

http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/10/generation-pesticides-les-enfants-en-premiere-ligne.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Sécu : fin d’un compromis historique

 

 

Si le gouvernement invoque une conjoncture favorable, les causes sont aussi à chercher du côté d’une maîtrise très forte des dépenses sociales, et ce, depuis longtemps. Pour la branche vieillesse, les différentes réformes engagées en 1993, 2003 et 2010, qui ont repoussé l’âge de départ à la retraite, produisent leurs effets, avec un tassement du montant moyen liquidé. Pour la branche maladie (déficitaire de 500 millions d’euros en 2019), le contrôle des dépenses a été obtenu par un effort sur le prix des médicaments et par une compression des dépenses à l’hôpital public, qui a entraîné une dégradation des conditions de travail des soignants.

Pour la branche maladie, le contrôle des dépenses a été obtenu par un effort sur le prix des médicaments et par une compression des dépenses à l’hôpital public

Certaines dépenses de la branche famille ont, elles, diminué. Les réformes de 2014 et 2015 sur le congé parental (CLCA devenu PreParE), menées au nom de l’égalité femmes-hommes, n’ont par exemple pas permis d’augmenter la participation des pères, mais elles ont de fait conduit à une baisse du montant et du recours aux prestations : de deux milliards d’euros de prestations versées en 2013, on n’est plus qu’à un milliard en 2018, sans qu’on puisse l’imputer à la seule évolution démographique.

En 2019 et 2020, le gouvernement continuera d’appuyer sur le frein. Les allocations familiales et les pensions de retraite seront quasiment gelées : elles ne seront revalorisées qu’à hauteur de 0,3 %, alors que l’inflation sera comprise entre 1,7 % et 2 %. Quant à l’hôpital, ce sont 3,8 milliards d’euros d’économies qui sont exigées (au lieu des 4,2 milliards initialement prévus).

Fin du compromis historique

Mais la rupture majeure du budget 2019 de la Sécurité sociale est ailleurs. Elle ne se voit pas encore dans les comptes et tient à la fin d’un compromis historique. Depuis la loi Veil de 1994, il était inscrit au code de la Sécurité sociale que l’Etat compensait à l’euro près « toute mesure de réduction ou d’exonération de cotisations de Sécurité sociale pendant toute la durée de son application ». Cet article va être modifié.

Dès 2019, l’Etat ne compensera pas la baisse du forfait social, qui va coûter 500 millions d’euros à la Sécurité sociale, ni l’exonération de cotisations sur les heures supplémentaires. Les effets de cette décision vont se faire sentir sur les recettes des années à venir.

Dès 2019, l’Etat ne compensera pas la baisse du forfait social, qui va coûter 500 millions d’euros à la Sécurité sociale, ni l’exonération de cotisations sur les heures supplémentaires

Ce changement s’ajoute à une évolution de long terme : depuis les années 1990, les sources de financement de la Sécurité sociale se sont diversifiées. Historiquement, la Sécurité sociale était une caisse autonome, ayant ses recettes propres, les cotisations sociales. Depuis près de trois décennies, les gouvernements successifs ont renoncé à augmenter les cotisations sociales. Leur part (55 % du financement de la Sécurité sociale en 2017) va encore diminuer dans les années à venir. Parallèlement, la CSG, créée en 1991, mais aussi une multitude d’impôts et taxes affectées (ITAF), en constituent une part croissante (plus de 30 % en 2017).

Or si la CSG suit naturellement l’évolution de la masse salariale2, puisque elle est indexée sur les salaires, ce n’est pas le cas des autres ITAF (taxes sur le tabac, les casinos, l’alcool… ). Ces multiples taxes peuvent être réaffectées d’une année à l’autre entre branches de la Sécurité sociale ou vers l’Etat, ou voir leur taux augmenter moins vite que les besoins auxquels elles sont censées répondre. Autant de moyens pour l’Etat de décider discrètement et au fil de l’eau des recettes de la Sécurité sociale, dont les besoins de financement augmentent du fait du vieillissement de la population, du poids croissant des maladies chroniques, et des progrès de la médecine.

Levothyrox : le secret des affaires au secours du laboratoire Merck et des autorités de santé

 

 

Droit à l’information

Levothyrox : le secret des affaires au secours du laboratoire Merck et des autorités de santé

par Olivier Petitjean

C’est la première invocation officielle du « secret des affaires », adopté cet été par la majorité parlementaire malgré les critiques de la société civile. Et elle n’émane pas directement d’une entreprise privée mais d’une agence publique : l’Agence du médicament, qui refuse de rendre public l’autorisation de mise sur le marché de la nouvelle formule du Levothyrox de Merck. Il y a un an, le changement inopiné de formule de ce médicament avait suscité une vague de réactions indésirables et d »inquiétudes, et les personnes affectées attendent toujours des réponses.

C’était il y a un peu plus d’un an : le laboratoire pharmaceutique Merck mettait discrètement en vente une nouvelle formule du Levothyrox, un médicament populaire pour la thyroïde. Au bout de quelques semaines, les signalements d »effets secondaires se multiplient, et l’affaire prend les proposition d’un scandale sanitaire. Plusieurs dizaines de plaintes ont été déposées à ce jour par les patients, qui s’interrogent sur les causes du phénomène, alors que la laboratoire et les autorités de santé nient tout problème. Entre-temps, l’ancienne formule du médicament a été remise sur le marché.

Les événements de ces dernières semaines ne risquent pas de mettre fin aux polémiques. Selon les révélations du site Les Jours, qui a consacré une série d’articles au scandale du Levothyrox, un avocat des victimes a demandé à l’Agence du médicament de lui communiquer le document officiel de l’autorisation de mise sur le marché de la nouvelle formule du médicament. Ce que l’agence publique a fait au bout de plusieurs semaines, mais en « noircissant » plusieurs informations capitales : le lieu de fabrication du principe actif de la nouvelle formule du médicament du laboratoire Merck, et le nom de l’entreprise en charge de la production de ce principe actif. De quoi alimenter tous les soupçons.

L’agence semble avoir attendu l’adoption définitive de la loi sur le secret des affaires, validée par le Conseil constitutionnel fin juillet, avant de répondre finalement à la demande de l’avocat des victimes, datant de fin avril. Les syndicalistes, militants associatifs, chercheurs et journalistes qui se sont mobilisés en 2015-2016 à l’occasion de l’adoption de la directive européenne sur le secret des affaires (lire ici et ), puis en 2018 à l’occasion de la transposition de cette directive en France (lire ici et ), y voient une confirmation de leurs craintes. « C’est la première fois, que le secret des affaires est invoqué, déclare ainsi le collectif de journalistes d’investigation Informer n’est pas un délit. Cette atteinte au droit d’être informé ne vient pas d’un groupe privé. Elle est le fait d’une agence publique. C’est inacceptable ! »

L’affaire illustre un autre risque du secret des affaires dont il a peu été question dans le débat public : non pas seulement celui de multiplier les procédures bâillon initiées par des entreprises à l’encontre de leur critique, mais celui de réduire encore le droit à l’information des citoyens (déjà bien faible en France) sur tout ce qui concerne les décisions administratives, la santé et l’environnement, dans un contexte de relations étroites entre les agences publiques et les entreprises qu’elles sont chargées de réguler.

Selon Le Monde, l’Agence du médicament nie avoir attendu l’adoption de la loi pour formuler sa réponse. Une pétition en ligne a été lancée contre l’application du secret des affaires aux enjeux de santé publique.

Olivier Petitjean

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Photo : Carmen Nissan CC via flickr

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Les expériences du Pentagone en Géorgie provoquent une épidémie de peste porcine en Belgique

Les expériences du Pentagone en Géorgie provoquent une épidémie de peste porcine en Belgique

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Les 100 000 pages de documents rendus publiques par l’ancien ministre géorgien de la Sécurité nationale, Igor Guiorgadze, laissent apparaître que le laboratoire de Gilead Sciences du Centre Richard Lugar de Tbilisi (Géorgie) poursuivait des tests d’armes chimiques et biologiques pour le Pentagone [1].

Ces expériences, prétendument destinées à lutter contre l’hépatite C, ont coûté la vie à 73 patients dont au moins 49 ont été délibérément sacrifiés.

Selon le responsable de la lutte biologique, chimique et nucléaire au ministère russe de la Défense, le général Igor Kirillov, les souches des animaux morts en 2007-18 de l’épidémie de peste porcine en Russie sont les mêmes que celles du centre Richard Lugar connues sous le nom de Georgie-2007.

L’épidémie de peste porcine qui s’est propagée au cours de la décennie depuis la Géorgie vers la Chine d’une part, la Russie et les pays baltes d’autre part proviendrait donc, accidentellement ou volontairement, des expériences de Gilead Sciences.

L’épidémie de peste porcine qui sévit actuellement en Belgique ne semblait pas liée à ce phénomène puisqu’elle est encore loin des zones contaminées. Cependant, le ministre wallon de l’Agriculture René Collin a révélé que l’origine de l’épidémie belge est la base militaire de Lagland, dans la province belge du Luxembourg. Des militaires ayant participé à des manœuvres de l’Otan dans les pays baltes y séjournent.

Les documents en cours d’étude pourraient également permettre d’établir un lien entre les expériences de Gilead Sciences et les tiques porteuses de la fièvre hémorragique Crimée-Congo qui se propagent actuellement au Sud de la Russie.

Parmi les documents révélés par Igor Guiorgadze figure également un brevet pour un drone capable de disséminer des insectes infectés ; une découverte à rapprocher des travaux du Darpa sur l’infection des cultures [2].

La Russie a demandé des explications aux États-Unis et se prépare à saisir l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).