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Euthanasie : dans quels pays francophones occidentaux est-elle légale ?

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Euthanasie : dans quels pays francophones occidentaux est-elle légale ?

Locaux de l'association Dignitas près de Zurich qui accueille des procédures de "suicide assisté"

Locaux de l’association Dignitas près de Zurich qui accueille des procédures de « suicide assisté »
AP IMAGES • STEFFEN SCHMIDT

Coup de théâtre en France. La Cour d’appel de Paris a ordonné lundi 20 mai la reprise des « traitements » de Vincent Lambert, un patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans. Cette affaire relance les débats sur les questions de la fin de vie, dans le seul pays francophone occidental qui interdit, concrètement, l’euthanasie active. Mais comment gère-t-on ces situations ailleurs, en Belgique, en Suisse et au Canada ?

En France, c’est la loi Leonetti, adoptée en 2005, qui encadre le processus du traitement des malades en fin de vie. Il convient de rappeler en préambule que la « fin de vie » concerne les ultimes instants d’une personne qui se trouve en phase avancée ou terminale d’une maladie grave et incurable.

La législation française permet donc, au médecin, en accord avec le patient ou ses proches, d’arrêter un traitement médical lourd si les soins s’avèrent inutiles ou disproportionnés. Pour les médecins, il ne faut pas tomber dans « l’obstination déraisonnable » tel qu’il est écrit dans la loi. C’est d’ailleurs la position du corps médical concernant le cas de Vincent Lambert, favorable à la suspension de son alimentation et hydratation. Pour les membres de sa famille qui défendent son maintien en vie, cette suspension, décidée le 20 mai, sur laquelle est revenue la Cour d’appel de Paris dans la nuit du 20 au 21 mai, était une porte ouverte vers l’euthanasie active.

Le texte législatif de base a été enrichi en 2016, par d’autres dispositions qui renforcent les droits pour les malades en fin de vie. On parle là, de la loi Leonetti-Claeys, du nom de ses deux rapporteurs.

Euthanasie active ou passive ?

Ces dispositifs de « fin de vie » ouvrent un droit à la sédation profonde et continue pour les personnes souffrantes et en phase terminale d’une maladie grave et incurable. Il s’agit de soins palliatifs afin de prendre en compte la douleur du patient. La loi permet ainsi aux médecins de plonger le patient dans le coma jusqu’à sa mort, tout en procédant, simultanément à l’arrêt des « traitements ». On ne parle pourtant pas en France d’euthanasie passive même si les procédés sont proches.

En Belgique, les soins palliatifs aménagent eux aussi en douceur la fin de vie du patient. La Belgique est l’un des quatre pays du monde à proposer une euthanasie dite active. Il s’agit d’un acte volontaire qui entend abréger la vie du patient. Il est mis en place à l’hôpital, en maison de repos ou à domicile. La procédure est encadrée par des professionnels de la santé qui soulagent la douleur physique et psychique du malade en phase terminale.

David Goodall, 104 ans, peu de temps avant sa mort par euthanasie en Suisse 

David Goodall, 104 ans, peu de temps avant sa mort par euthanasie en Suisse
AP IMAGES • JAMEY KEATEN

Les personnes qui souhaitent accompagner par leur soutien le proche en fin de vie ont droit à un congé spécial.

En Suisse, on évoque une »assistance au suicide ». Elle n’est pas punissable par le Code pénal, à partir du moment, où la démarche n’est pas motivée par un « mobile égoïste ». Autrement dit, l’autonomie du candidat face à la mort doit être préservée, ce qui exclut, qu’un tiers influence un individu pour l’amener à mettre fin à ses jours.

Tourisme de la mort ?

En 2018, le monde avait été ému par la démarche du scientifique australien, David Goodall. À 104 ans, il avait quitté, de son plein gré, définitivement son pays, pour bénéficier en Suisse, de cette procédure de suicide assisté, au nom d’un droit à mourir dans la dignité. De facto, il s’agissait d’une sorte de « tourisme de la mort », possible en Suisse pour des étrangers, alors qu’il concerne d’abord les résidents en Belgique.

Dernier pays francophone à avoir légalisé « l’aide médicale à mourir » : le Canada en 2016, suivant ainsi la province du Québec qui l’avait fait en 2015, car les provinces fortes de leurs compétences sur les soins de santé et l’application du droit pénal, avaient introduit la notion d’euthanasie dans le corpus juridique du pays.

Ce télescopage législatif s’est progressivement harmonisé. La loi fédérale réserve l’accès à l’euthanasie et au suicide assisté aux patients dont « la mort est devenue raisonnablement prévisible » c’est-à-dire imminente ou à très court terme. La loi de la province s’étend sur une période a priori plus large puisqu’elle, s’adresse aux patients en « fin de vie ». 

C’est pourquoi la loi exige que les personnes admissibles à l’aide médicale à mourir soit mentalement capables. Il faut qu’elles soient en capacité de prendre des décisions en matière de soins de santé par elles-mêmes.

https://information.tv5monde.com/info/euthanasie-dans-quels-pays-francophones-occidentaux-est-elle-legale-301320

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MISE EN ŒUVRE DU MEURTRE PROGRAMMÉ DE VINCENT LAMBERT : CRIME D’ÉTAT.

lundi 20 mai 2019

MISE EN ŒUVRE DU MEURTRE PROGRAMMÉ DE VINCENT LAMBERT : CRIME D’ÉTAT.

Bernard Antony communique :

 

Sans prévenir ses parents, dans la plus totale inhumanité, le docteur Sanchez du CHU de Reims a mis ce matin en route, au mépris total du serment d’Hippocrate, la mort de Vincent Lambert.

Que de mensonges sur les medias !

Y avait-il acharnement thérapeutique, non !

Il y a eu acharnement euthanazique avec, durant des années, une abominable séquestration de Vincent et l’ignoble refus qu’il soit transféré dans une de ces unités de soins adaptés qui se proposaient de l’accueillir.

Oui, ce sont bien des médecins de la mort, de Kariger à Sanchez, qui ont tenu à toute force à retenir Vincent prisonnier au CHU de Reims pour pouvoir se targuer aujourd’hui de leur victoire idéologique d’instauration de l’euthanasie.

Mais au plus haut niveau, c’est tout le gouvernement et c’est le président de la République qui portent la responsabilité d’une décision de mise à mort emblématique. Car après celle-là, ce seront des milliers et des milliers de vies que l’on supprimera pour les nécessités de la planification démographique et des calculs économiques.

Acte de mort terrible pour la France au mépris des valeurs de vie de ses racines de civilisation, grecque, juive et chrétienne.

Acte de mort terriblement révélateur de l’effondrement spirituel, intellectuel et moral d’une Conférence épiscopale tiédasse incapable de produire autre chose qu’un long texte gélatineux, n’invoquant même pas la loi naturelle du « tu ne tueras pas », prescrivant impérativement le respect de la vie de l’être innocent. Regrettant non pas la décision de mise à mort mais sa précipitation !

Vincent Lambert meurt du fait de l’indignité des décideurs de sa mort. Il a été sacrifié à l’idole dévorante du néo-totalitarisme post-communiste et post-nazi.

Notre pensée va à ses parents héroïques méprisés par les médecins mortifères et les politiques et les clercs de la continuité Ponce Pilate.

http://www.lagrif.fr/index.php?option=com_k2&view=item&id=146:mise-en-oeuvre-du-meurtre-programme-de-vincent-lambert-crime-d-etat&Itemid=385

Eric Drouet « dégoûté du mouvement », Maxime Nicolle pour des « opérations coups de poing »

Eric Drouet « dégoûté du mouvement », Maxime Nicolle pour des « opérations coups de poing » : quel « acte 27 » des gilets jaunes ce samedi ?

LA COLÈRE DES GILETS JAUNES

MANIFESTATION – Alors que le mouvement des Gilets jaunes célèbre son sixième mois d’existence, le samedi 18 mai devrait marquer le jour du « 27e acte ». Mais avec une mobilisation qui s’essouffle depuis deux semaines et des chefs de file qui tentent de trouver d’autres moyens d’action, les manifestants ne semblent pas répondre présents au rendez-vous.

« Racket organisé, c’est non », « pour une révolution du système », « stop au glyphosate ». Pour la simple ville de Paris, une multitude d’événements existent pour le « 27e acte » des Gilets jaunes. Mais aucun d’entre eux ne dépasse les 500 intéressés. Après deux semaines de baisse de mobilisation record, selon les chiffres de l’Intérieur et le Nombre jaune, le compteur de manifestants du mouvement, et six mois de contestation, les Gilets jaunes ont-ils prévu de manifester ce samedi 17 mai ?

Eric Drouet ne veut plus de manifestations « ridicules »

Le déclencheur du mouvement se dit exaspéré par la tournure qu’il prend. Dans une vidéo diffusée sur YouTube le 13 mai, il se dit même « dégoûté ». « Il va vraiment falloir arrêter les manifestations déclarées », lance-t-il devant sa caméra, tout en prenant soin d’épargner ses « amis » qu’il « apprécie énormément ». « Je ne les rejoins plus du tout sur le mouvement avec ces manifestations à thème qui s’éloignent de plus en plus des revendications principales des Gilets jaunes. » Au fil des sept minutes de la vidéo, le routier déroule sa frustration : les derniers « actes » ont été « ridicules », « des conneries ».  Car s’il admet que déclarer les manifestations les rendent « plus sécurisées », il estime aussi qu’elles ne font plus « chier le gouvernement ». « Le samedi soir, à 23h, on est passé à autre chose. Ça, ce n’est pas une forme de résistance. » Un ras-le bol qui se poursuit tout au long de la séquence, versant parfois dans une lourde ironie : « Le thème de la semaine prochaine c’est ‘comment se faire enfler par Macron en quatorze étapes’? »

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Pour répondre à ce mécontentement qu’il dit partager avec « beaucoup » de manifestants qui « ressentent la même chose », le routier veut revenir à l’organisation de défilés massifs dans des grandes villes. Et invite ses compagnons de lutte à en faire de même pour éviter les dispersions. « J’aimerais bien que les figures du mouvement arrivent à se réunir à un moment donné pour accorder les violons. » Pour y arriver, il faudra selon lui « mettre les egos de côté. » « Il y a plein de trucs à faire et, tous réunis, tous ensemble, on peut faire quelque chose, il faut s’accorder.  » Eric Drouet propose donc de « reprendre » les ronds-points comme au début de la contestation et de n’organiser qu’une manifestation dans un lieu donné. « J’invite tous les groupes à ne mettre qu’une manifestation et l’épingler en haut de la page en début de semaine. » Une règle que lui-même n’a pas encore appliquée à son propre groupe.

Eric Drouet n’est pas seul à vouloir secouer le mouvement. Sur son groupe, Maxime Nicolle demande aussi la « fin des manifestations déclarées », pour débuter des « opérations coups de poing » et se « former à la désobéissance civile sans violence« . De nombreux projets qui, pour le moment, semblent encore en gestation. Des Gilets jaunes locaux ont donc organisé plusieurs manifestations en région. Mais contrairement à la semaine dernière, où un grand rassemblement avait eu lieu à Nantes, aucune ville ne semble sortir du lot.

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Plusieurs événements ont tout de même vu le jour sur Facebook. Est ainsi prévue une « inter-régionale » à Alès, dans le Gard, pour « toute l’Occitanie ». La Préfecture a donc interdit tout rassemblement ou manifestation sur la voie publique et le domaine public routier  tout au long du week-end, selon Midi Libre. Une interdiction qui sera également de mise à Paris, comme chaque semaine, dans les secteurs des Champs-Elysées, de l’Assemblée nationale et de Notre-Dame. Les quelques événements qui existent prévoient pourtant de se rendre sur la plus belle avenue du monde. Une initiative existe également à Strasbourg pour une  » traditionnelle assemblée générale ». Et, comme chaque semaine, un « soulèvement » est espéré à Lyon pour une « justice sociale, fiscale et climatique ! », tout comme à Marseille.

Nous et le Pentagone

Nous et le Pentagone

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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Nous et le Pentagone

17 mai 2019 – J’avoue ma persistante et durable stupéfaction pour ce qui concerne l’inculture extraordinaire dont fait preuve l’immense et écrasante majorité, du type-stalinien, de nos dirigeants, experts, commentateurs, généraux étoilés et ainsi de suite, ici en Europe et encore plus ici en France, lorsqu’il s’agit de comprendre exactement ce qu’est le Pentagone, et plus largement dit le Complexe Militaro-Industriel (CMI) des États-Unis d’Amérique. La bouche pleine du vertige crisique et tourbillonnant de la valse des $milliards, aucun de ces arrogants crétins et naïfs imbéciles, j’en jurerais, n’a eu l’audace de lire les quelques paragraphes du début du plus fameux discours du XXIème siècle sur la sécurité nationale ; discours daté du 10 septembre 2001, – non, non, surtout pas le 11, – et il est du secrétaire à la défense Rumsfeld, un dur de dur qui s’y connaissait.

« Notre sujet aujourd’hui est un adversaire qui constitue une menace, une sérieuse menace, contre la sécurité des États-Unis d’Amérique. Cet adversaire est un des derniers bastions de la planification centralisée. Il gouverne en édictant des plans quinquennaux. D’une seule capitale où il se trouve, il tente d’imposer ses exigences au travers des fuseaux horaires, des continents, des océans et au-delà. Avec une brutale constance, il bâillonne la pensée libre et détruit les idées nouvelles. Il désorganise la défense des États-Unis et met en danger les vies des hommes et des femmes en uniforme.
» Peut-être cet adversaire paraît ressembler à ce que fut l’Union Soviétique, mais cet ennemi s’en est allé : nos ennemis sont aujourd’hui plus subtils et plus implacables. Vous devez penser que je suis en train de décrire un de ces dictateurs décrépits qui survivent encore. Mais leur temps est passé, à eux aussi, et ils ne font pas le poids à côté de cet adversaire que je décris.
» Cet adversaire est beaucoup plus proche de nous. C’est la bureaucratie du Pentagone. Non pas les gens mais les processus. Non pas les hommes et les femmes en uniforme mais l’uniformité de la pensée et de l’action que nous leur imposons bien trop souvent… »

Le système de la communication américaniste, qui s’y connaît diablement en effet-Janus, n’est pas avare de cette sorte d’intervention. Les experts, chez eux, à côté de la corruption des diverses directions toutes prises dans les rets des tentacules du monstre (le CMI), ne sont pas nécessairement arrogants crétins et naïfs imbéciles qui vous chapitrent à propos d’une mythique “armée européenne” si semblable à l’image d’Épinal qu’ils se font du Pentagone. Ils savent de quoi ils parlent, comme le fait aujourd’hui Andrew Cockburn, lui aussi un dur de dur dans sa partie, décrivant le Pentagone en termes de pandémie dont serait porteur un de ces monstres sorti des enfers de Dante via le Mordor de Tolkien :

« Le complexe militaro-industriel (CMI)américain est devenu un organisme autonome doté d’un système immunitaire qui attaque et étouffe toute menace à son approvisionnement alimentaire, – l’argent des contribuables, écrit le célèbre analyste de la défense Andrew Cockburn. 
» M. Cockburn décrit le processus qui permet aux entrepreneurs de la défense américaine de prospérer malgré le fait qu’ils manquent à maintes reprises des échéances et qu’ils produisent de l’équipement imparfait et surévalué. Le système a évolué pour devenir très bon pour se défendre, – tout en mettant le pays “dans une situation de défense extrêmement affaiblie”, écrit-il dans son dernier article de réflexion pour le magazine Harper’s intitulé “L’infection du Virus Militaro-Industriel : Comment un budget de la défense colossal réduit les capacités de nos forces”.
» Cockburn, dont l’expérience de plus de 40 ans comprend de nombreux livres et publications sur le CMI américain, ses guerres étrangères et ses adversaires, examine l’état actuel des forces armées américaines, –du “désastre” sans précédent qu’est le chasseur F-35 aux quelques dragueurs de mines “délabrés”, en passant par une protection individuelle et des radios défectueuse dont les soldats américains sont équipés, – et il compare cet dévastation aux énormes factures que les contribuables ont à payer aux industries de défense.
» “Le CMI est tellement incrusté dans notre société qu’on ne peut l’en déloger et l’on peut dire que sa mission exclusive est son autoprotection et son expansion infectieuse, comme un mortel virus géant.”
» La “beauté” du système, souligne-t-il ironiquement, “réside dans sa nature d’auto-consolidation”. Chaque nouveau système, arme ou pièce d’équipement coûte jusqu’à deux fois plus cher que celui qu’il est censé remplacer, et il est souvent en proie à des vices de fonctionnement qui doivent être corrigés (pour de l’argent supplémentaire), ou il s’avère simplement pire que le système qu’il remplace. Les dépassements d’échéances et les correctifs post-déploiement gonflent les coûts encore plus, remplissant ainsi les poches des entrepreneurs de la défense… »

Ce qu’aucun d’entre eux, – arrogants crétins et naïfs imbéciles, – n’a l’esprit assez libre et ouvert à l’intuition pour admettre qu’il nous faut, pour comprendre le Pentagone et le CMI à l’instar d’un Rumsfeld (!) ou d’un Cockburn, et de tant d’autres comme unJames Carroll, revenir aux sources de notre civilisation antique et à ses représentations mythiques et monstrueuses dont elles chargeaient les malédictions qui la menaçaient. Le Pentagone est une Bête, éventuellement “immonde” pour faire plaisir à nos chèvres-idéologues des provinces parisiennes, et une pandémie cosmique venue des malédictions telluriques, sorte de “peste brune” pour les mêmes, dont le destin est de dévorer le monde comme Kronos ses enfants.

Certes, ce jugement est de l’ordre du symbolique, et plus encore j’y vois également de la magie noire en pleine activité et tout à fait postmodernisée, tout à fait “opérationnelle” comme l’on dit dans les salons à propos du F-35. Ce n’est pas pour rien du toutsi le Pentagone aux origines a beaucoup emprunté à la “science nazie, poursuivant ainsi une tradition maléfique, assurant le relais de l’idéal de puissancede l’Allemagne hitlérienne aux USA de nos amours fascinées. “Arrogants crétins et naïfs imbéciles”, ainsi est constitué votre American Dream.

Il est impossible d’embrasser le phénomène dans toute son ampleur et sa sublime monstruosité si l’on ne se réfère pas à la métaHistoire dans sa partie la plus sombre, si l’on ne se réfère pas à la démonologie et sa bataille sans fin pour assurer l’entropisation des profondeurs. Du Pentagone dans toute sa puissance et sa représentation, l’on dira qu’il s’agit d’une démonologie incarnée. Nous vivons sous son empire parce qu’il nous tient sous l’empire de sa fascination. C’est la voie la plus sûre qu’ait trouvé le Système pour s’assurer de la servilité sans faille des élites-zombie.Le Pentagone est la cathédrale de notre postmodernité et lui, cette Notre-Dame du Potomac sous la protection de nos démons ; car si l’on tente de le détruire comme on le vit bien le 11 septembre, si le feu cherchait là une obscure vengeance, lui on le reconstruit à l’identique.

Mais qu’est-ce que cela prouve sinon l’asservissement de nos élites-zombie, ce qui ne surprendra personne tant est forte et entêtante la puanteur du corps pourri de l’Homme immortel ? Surtout, qu’est-ce que cela lui garantit, à lui, le monstre-Pentagonesque, alias-Moby Dick ?

Nous l’avions édifié sous la force et le knout du démon ; pour en être quitte, il faudrait que nous-mêmes, ses architectes, nous le détruisions comme l’on exorcise. Nous croire capable d’une telle audace et d’une telle liberté de caractère, c’est rêve pur, – American Dream... Par bonheur, il nous y aidera, le Pentagone, car son hybris, son virus mortel qui lui donne cette surpuissance productrice de de son auto-consolidation, suivra la voie inévitable des démiurges, de la surpuissance à l’autodestruction.

http://www.dedefensa.org/article/nous-et-le-pentagone

La société syrienne et la laïcité

La société syrienne et la laïcité

Avant la guerre, la société syrienne était organisée de manière laïque pour permettre la mixité des très nombreuses communautés religieuses qui la composent. Tous les Syriens ont souffert des atrocités commises par les jihadistes (dont les Européens rejettent aujourd’hui la responsabilité sur la République arabe syrienne). Beaucoup d’entre eux se sont alors tournés vers Dieu. La pratique religieuse est passée d’environ 20 % à 80 %. La communauté chrétienne fidèle à Rome a largement émigré, tandis que les orthodoxes sont restés. Les musulmans sunnites sont désormais beaucoup plus majoritaires. Paradoxalement, certains de leurs imams, oubliant la rhétorique de Daesh et la résistance du pays, désignent aujourd’hui les laïcs comme des ennemis.

 | DAMAS (SYRIE)  

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Lieu de pèlerinage juif, chrétien et musulman, le mausolée de Jean Baptiste à la mosquée des Omeyyades de Damas.

Le général sunnite Hassan Turkmani avait conçu la défense de la Syrie à partir de ses habitants [1]. Selon lui, il était possible de prendre soin les uns des autres et de faire jouer chaque communauté, avec ses relations culturelles particulières, pour qu’elle défende le pays.

Ce n’était qu’une théorie, mais nous venons de vérifier qu’elle est juste. La Syrie a survécu à l’assaut de la plus vaste coalition de l’Histoire humaine, comme à l’époque romaine, elle avait survécu aux guerres puniques.

« Carthago delenda » (Il faut détruire Carthage [2]), disait Caton, « Bachar doit partir ! » poursuivait Hillary Clinton.

Ceux qui espèrent toujours détruire la Syrie, savent désormais qu’il leur faut d’abord anéantir sa mosaïque religieuse. Ils diffament donc les minorités et encouragent certains éléments de la communauté majoritaire à imposer leur culte aux autres.

Il se trouve que la Syrie a une longue histoire de collaboration entre les religions. Au IIIème siécle, la reine Zénobie qui se révolta contre la tyrannie occidentale de l’Empire romain et prit la tête des arabes d’Arabie, d’Égypte et de tout le Levant, fit de Palmyre [3] sa capitale. Elle veilla non seulement à développer les arts, mais à protéger toutes les communautés religieuses.

En France, nous avons connu au XVIème siècle de terribles guerres de religion entre deux branches du christianisme : le catholicisme et le protestantisme. Jusqu’au moment où le philosophe Montaigne parvint à imaginer des relations interpersonnelles qui nous permettent à tous de vivre en paix.

Le projet syrien, tel que l’a décrit Hassan Turkmani, va plus loin encore. Il ne s’agit pas simplement de tolérer que d’autres, qui croient au même Dieu que nous, le célèbrent d’une manière différente de la nôtre. Il s’agit de prier avec eux. Ainsi, chaque jour, la tête de Jean Le Baptiste était vénérée à la grande mosquée des Omeyyades à la fois par des juifs, des chrétiens et des musulmans [4]. C’est la seule mosquée où des musulmans ont prié avec un pape, Jean-Paul II, autour de reliques communes.

En Europe, après les souffrances des deux Guerres mondiales, les prêtres des différentes religions ont prêché qu’il fallait avoir peur de Dieu ici et que l’on serait récompensé dans l’au-delà [5]. La pratique religieuse a progressé, mais les cœurs se sont affadis. Or, Dieu n’a pas envoyé ses prophètes pour nous menacer. Trente ans plus tard, la jeunesse, qui voulait s’émanciper de cette contrainte, a brusquement rejeté l’idée même de religion. La Laïcité [6], qui était une méthode de gouvernement pour vivre ensemble dans le respect de nos différences est devenue une arme contre ces différences.

Ne commettons pas la même erreur.

Le rôle des religions n’est ni d’imposer la dictature d’un mode de vie, comme l’a fait Daesh, ni de terroriser nos consciences, comme l’ont fait les Européens par le passé.

Le rôle de l’État n’est pas d’arbitrer les disputes théologiques, et encore moins de choisir entre les religions. Comme en Occident, les partis politiques vieillissent mal dans le monde arabe, mais dès leur création, le PSNS [7] et le Baas [8] entendaient fonder un État laïc, c’est-à-dire qui garantisse à chacun également la liberté de célébrer son culte sans crainte. C’est cela la Syrie.

Source
Al-Watan (Syrie)

[1] Le généra Hassan Turkmani (1935-2012) fut chef d’état-major, puis ministre de la Défense. Il dirigeait le Conseil de sécurité national qui a été anéanti par le méga attentat de l’Otan, le 18 juillet 2012. Il a conçu les plans de défense de la Syrie.

[2] Carthage (dans l’actuelle Tunisie) était une colonie de Tyr (actuellement au Liban). Après la destruction de cette ville et le génocide de tous ses habitants, Hannibal se réfugia à Damas. Rome l’y poursuivit et menaça de détruire aussi cette capitale. En définitive, Hannibal se rendit et un traité de désarmement fut signé. La Syrie n’avait plus le droit d’élever des éléphants de guerre, des inspecteurs romains pouvaient visiter le pays pour vérifier le respect du traité.

[3] Palmyre était une capitale prospère, située sur la route de la soie reliant la capitale chinoise Xi’an aux ports méditerranéens de Tyr et d’Antioche. Les destructions et la cérémonie d’exécutions capitales de Daesh au Théâtre antique de Palmyre faisaient référence à ce passé prestigieux.

[4] Dans la plupart des cultures musulmanes, les mosquées sont réservées aux fidèles de cette religion. Ce ne fut jamais le cas en Syrie où les lieux de culte de chaque religion sont ouverts à tous.

[5] La croyance selon laquelle les Bons seront reçus par des vierges au Paradis se fonde sur le Coran. Mais c’est une erreur de compréhension. Celui-ci n’est pas écrit en arabe moderne, mais dans une langue plus ancienne comprenant de nombreuses expressions araméennes.

[6] La Laïcité française est un mode de gouvernement progressivement instauré par les rois de France qui revendiquaient d’être sacrés par l’Église catholique, mais refusaient que celle-ci interfère dans leur règne. Au XVIème siécle, Henri IV a réuni protestants et catholiques sous son autorité catholique (ce que Louis XIV remit en cause). Les États généraux de 1789 tentèrent de créer une Église catholique de France moins dépendante de Rome. Mais le « Bref » secret du pape Pie VI enjoint les évêques d’abroger la Déclaration des droits de l’homme et du citoyenqu’ils avaient votée. Il s’en suivit de nouvelles atrocités, dont la guerre de Vendée. Ce n’est qu’une fois la monarchie de droit divin renversée, qu’il fut possible au XXème siècle aux républicains radicaux de proclamer la séparation des Églises et de l’État conformément au projet politique des rois de France. Aujourd’hui, cette histoire étant méconnue, le concept de laïcité est employé à contresens par les adversaires du fait religieux ou par ceux de l’islam.

[7] Le Parti social nationaliste syrien (PSNS) fut fondé en 1932 par cinq personnes, dont le chrétien Antoun Saadé et le père de notre ancien vice-président, le prince Issa el-Ayoubi, pour réunifier la Grande Syrie divisée par la colonisation européenne. Ce parti très progressiste milita aussitôt pour l’égalité des sexes. Durant sa lutte contre l’Empire français, il tomba sous l’influence des Britanniques. La propagande israélienne l’a classé à l’extrême-droite, ce qui est complétement faux. Aujourd’hui de nombreux intellectuels de Chypre, d’Irak, de Jordanie, du Koweït, du Liban, de Palestine et de Syrie sont passés par le PSNS mais n’y sont pas restés. Le parti a lui-même éclaté en plusieurs formations politiques.

[8] Le Parti socialiste de la résurrection arabe, le Baas, a été fondé en 1947 autour du chrétien Michel Aflak. Il diffère du PSNS en ce qu’il n’ambitionne pas seulement de reconstituer la Grande Syrie, mais d’unifier toutes les régions de culture arabe. Chaque pays arabe dispose de son propre parti Baas, fédéré au Baas syrien. Le Baas iraquien a pris son indépendance avec Saddam Hussein. Dans les années 80, le Baas iraquien rompit avec la laïcité, soutint les Frères musulmans et prêcha le « retour à la foi ». Ce mouvement contamina d’autres partis Baas dont certains dirigeants se mirent ostensiblement à porter la barbe et à voiler leur femme.

https://www.voltairenet.org/article206490.html

La force de l’existence

La force de l’existence

Les Carnets de Patrice-Hans Perrier

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La force de l’existence

Les temps sont difficiles pour les patriotes actifs des deux côtés de l’Atlantique. En effet, le rouleau compresseur des diverses chartes onusiennes et la pression des grandes multinationales font en sorte que les prérogatives des états nationaux se réduisent, chaque jour, en peau de chagrin. Il y a péril en la demeure et c’est le cas de le dire.

L’historien Dominique Venner s’épanche longuement dans son essai, intitulé « Un samouraï d’Occident », sur les causes du déclin de l’Europe et de la civilisation helléno-chrétienne. D’après lui, l’inéluctable déclin de notre civilisation serait dû, d’entrée de jeu, à la perte de ce qui constituait la substantifique moelle de notre éthos collectif. La charpente de nos mœurs et de nos valeurs spirituelles aurait été endommagée par une sorte de suicide collectif : un phénomène s’appuyant, non seulement sur l’hubris débridée de nos élites, mais tout autant sur l’effondrement d’une sagesse populaire qui puisait à une tradition plurimillénaire. Nous aurions perdu les bornes qui contenaient les menaces qui s’appesantissent sur nos sociétés déboussolées au moment de composer ces quelques lignes.

La perte des repères de la nature

Reprenant les préceptes exposés dans L’Homme et la technique, d’Oswald Spengler, l’historien Venner fustige la fuite en avant d’une technicité automotrice, laissée à elle-même sans contrepartie humaine. Ainsi, selon Spengler, « la pensée faustienne commence à ressentir la nausée des machines ». Prenant appui sur les observations du grand philosophe Martin Heidegger, Dominique Venner dénonce cette « métaphysique de l’illimité » qui repousse toujours plus loin les bornes de la technique, mais aussi de l’éthique. Le délire techniciste qui déferle sur notre époque aura contribué à faire sauter les digues des antiques préceptes qui guidaient nos sociétés depuis la nuit des temps.

Les anciens nous auraient légué, toujours selon Venner, « … l’idée de « cosmos », l’idée que l’univers n’est pas un chaos, mais qu’il est au contraire soumis à l’ordre et à l’harmonie ». Et, de résumer la pensée principielle d’Homère qui pose les préceptes d’une vie bonne : « la nature comme socle, l’excellence comme but, la beauté comme horizon ». L’hubris de nos dirigeants, la décadence des mœurs et l’univers concentrationnaire de nos cités délabrées seraient les conséquences de l’effritement de l’antique sagesse. De la perte des bornes qui fondaient nos rapports en société et la culture comme lit de la mémoire de la cité. Les digues de la sagesse ayant été rompues, nous errons à travers nos cités dévastées tels des ilotes privés d’un droit de cité qui n’est plus qu’une chimère en l’espèce.

La métaphysique de l’illimité

Dominique Venner n’est pas le seul à dénoncer cette « métaphysique de l’illimité » qui prend appui sur l’idée que l’homme serait, à l’instar des dieux, un démiurge capable de manipuler les propriétés de la nature. Charles Taylor, ancien professeur de philosophie à l’Université McGill de Montréal, dans un petit essai intitulé Grandeur et misère de la modernité, remet en cause cette « culture contemporaine de l’authenticité » qui dériverait d’un idéalisme pathologique. Ce dernier estime que nos élites s’enferment, de plus en plus, dans un véritable onanisme intellectuel et spirituel. Ainsi, la quête de « l’authenticité » procéderait d’un idéalisme qui s’enferme dans ses présupposés, refusant toute forme de dialogue au final. Tout cela le pousse à affirmer que « les modes les plus égocentriques et « narcissiques » de la culture contemporaine sont manifestement intenables ».

Et, c’est par un extraordinaire effet de retournement que les occidentaux nés après la Seconde Guerre mondiale se sont comportés telle une génération spontanée, faignant d’ignorer le legs de leurs prédécesseurs. Combattant les effets délétères d’une révolution industrielle métamorphosée en nécrose financière, les adeptes de la contre-culture ont fini par se réfugier dans une sorte de prostration mortifère. Les épigones de ce que certains nomment le « marxisme culturel » ont accaparé le temps de parole sur les ondes, sur Internet et partout sur la place publique des débats d’idées. De fait, il n’y a plus de débats possibles puisque l’hubris de ces nouvelles élites autoproclamées fait en sorte de transformer leurs contradicteurs en opposants politiques, voire en délinquants.

Les idiots utiles du grand capital apatride 

L’idéalisme des pionniers de la contre-culture s’est transformé en fanatisme militant, capable de neutraliser toute forme de contestation au nom de la pureté de son combat apologétique. Manifestement incapables d’identifier le substratum de leurs luttes politiques, les nouveaux épigones de cette gauche de pacotille livrent une lutte sans merci à tous ceux qui osent s’opposer à la volonté de puissance des « forces du progrès » et de « l’esprit des lumières ». Sans même réaliser l’ironie de la chose, ces nouveaux guerriers de la rectitude politique mettent l’essentiel de leurs énergies au service des forces du grand capital apatride.

On assiste à un arraisonnement de la contestation qui, l’instant d’un retournement symbolique, s’est métamorphosé en police de la raison d’État. Parce que la nouvelle raison d’État se pare des vertus des « droits de l’homme », de la « protection de l’environnement » ou des « miracles du progrès » pour que rien ne puisse se mettre en travers de sa marche inexorable. Tout doit aller plus vite, sans que l’on puisse se poser de question, afin que les sédiments de l’ancienne morale, des antiques traditions de nos aïeux ou de nos repères identitaires soient emportés par les flots d’un changement de paradigme qui ne se nomme pas. Véritable ventriloque, ce grand vent de changement souffle sur les fondations d’une cité prétendument concentrationnaire, tout cela en ayant la prétention de vouloir libérer l’humanité de ses chaînes. Voilà la supercherie en l’état des lieux.

Une génération spontanée coupée de ses racines

Charles Taylor pose un regard d’une grande acuité sur ce « nouveau conformisme » des générations de l’après-guerre. Cette génération spontanée, refusant d’assumer sa dette envers les ancêtres, s’imagine dans la peau d’un démiurge mû par une force automotrice. Rien ne doit entraver sa volonté de puissance, déguisée en désir de libération. Chacun se croit « original », unique en son genre et libre d’agir à sa guise dans un contexte où les forces du marché ont remplacé les antiques lois de la cité. Taylor se met dans la peau des nouveaux protagonistes de la contre-culture actuelle : « non seulement je ne dois pas modeler ma vie sur les exigences du conformisme extérieur, mais je ne peux même pas trouver de modèle de vie à l’extérieur. Je ne peux le trouver qu’en moi ».

Véritable égocentrisme morbide, cet individualisme forcené se travestit à la manière d’un caméléon qui capte l’air du temps afin de se donner de la contenance et d’être en mesure de tromper ses adversaires. Parce que cette quête factice d’authenticité n’est qu’une parure qui cache l’appât du gain et la soif de reconnaissance de cette génération spontanée incapable d’arrimer ses désirs au socle de l’antique sagesse populaire. Conservateur lucide, tel un Jean-Claude Michéa, Charles Taylor n’hésite pas à faire référence aux intuitions géniales d’un Karl Marx mal compris en fin de compte. Les forces du marché, prises d’un emballement que rien ne semble capable d’arrêter actuellement, emportent toutes les digues, les bornes, qui fondaient nos cités pérennes.

Le capitalisme sauvage annonce la société liquide 

Écoutons Charles Taylor : « On a parlé d’une perte de résonance, de profondeur, ou de richesse dans l’environnement humain. Il y a près de cent cinquante ans, Marx faisait observer dans le Manifeste du parti communiste que le développement capitaliste avait pour conséquence « de dissoudre dans l’air tout ce qui est solide » : cela veut dire que les objets solides, durables et souvent significatifs qui nous servaient par le passé, sont mis de côté au profit des marchandises de pacotille et des objets jetables dont nous nous entourons maintenant. Albert Borgman parle du « paradigme de l’instrument », par lequel nous nous retirons de plus en plus d’une relation complexe à l’égard de notre environnement et exigeons plutôt des produits conçus pour un usage limité ».

Et, nous pourrions poursuivre le raisonnement de Taylor en observant les effets négatifs de cette « raison instrumentale » qui se déploie à travers le nouveau militantisme des zélotes de l’intégrisme libéral-libertaire. Rien ne doit entraver la liberté des marchés puisque tout s’équivaut dans l’espace libertaire du « chacun pour soi ». Le multiculturalisme, véritable doctrine d’état déployée au sein des anciennes colonies du Dominion britannique, représente une matrice anti-citoyenne qui favorise l’érection d’une multitude de ghettos ethno-confessionnels, sortes de nations artificielles qui minent la paix sociale de l’intérieur.

Les patriotes cloués au pilori

La cité, qui fondait sa légitimité sur la mémoire des ancêtres et la Geste du Héros, est détricotée au gré d’une sorte de guerre civile larvée mettant en scène la lutte de tous contre tous. Tributaire de la logique de marché, cette guerre civile en devenir prend une ampleur difficile à contenir puisque les héritiers du génos, ou legs des pères fondateurs sont privés du « droit de cité ». Ainsi, les protagonistes d’un conservatisme qui se réclame de la mémoire collective, du respect d’un patrimoine national ou d’une tradition immémoriale sont-ils accusés de faire corps avec un vil fascisme, sorte de maladie de l’âme qui contaminerait tous ceux qui refusent de se conformer au libéralisme ambiant.

Du haut de leurs chaires universitaires et médiatiques, les censeurs de la rectitude politique, déguisés en intellectuels, lancent des fatwas contre les patriotes qui récusent la nouvelle doxa et refusent d’adopter la nouvelle Magna Carta mondialiste. De puissants réseaux d’« influenceurs » se déploient sur Internet et ailleurs afin de stigmatiser, diffamer et menacer les quelques téméraires qui osent sortir des clous et poussent le culot jusqu’à remettre en question les canons de l’heure. In fine, les milices antifas et d’autres escadrons punitifs vont se mettre en marche afin de repérer et d’agresser les contrevenants. C’est l’annihilation qui est visée en fin de compte : pour que la pureté de la pensée unique soit préservée. Comble de la folie humaine, cette nouvelle inquisition libérale-libertaire ne réalise pas que ses propres procédés pourraient bien être utilisés contre elle-même. Parce que la « main invisible du marché » finira, tôt ou tard, par liquider ses idiots utiles. La « marche du progrès » va ainsi : nulle mémoire ne saurait être tolérée dans le cadre du process de la marchandise, véritable Léviathan qui se mord la queue.

 

Un lien instructif :

https://stratpol.com/comprendre-le-marxisme-culturel/

http://www.dedefensa.org/article/la-force-delexistence

Black bloc, zadistes, Gilets jaunes : les ultras ont le vent en poupe

Black bloc, zadistes, Gilets jaunes : les ultras ont le vent en poupe

Eddy Fougier

Un entretien avec Eddy Fougier, politologue spécialiste des mouvements protestataires et chargé d’enseignement à Sciences Po Aix-en-Provence.

Vidéo intégrée

Arthur Carpentier@Arthur_Crpt

Le cortège aura progressé à peine 500m avant la première charge, à l’initiative du black bloc

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« Tout le monde déteste la police », c’est le slogan qui a dominé les cortèges du 1er mai. Est-ce une démonstration de la force politique qu’est devenue l’extrême gauche au sein de la gauche en France ? A-t-on assisté à une fusion de la gauche contestataire et des Gilets jaunes ?

Ce que je nomme « l’extrême gauche hors les murs », pour désigner les individus et les groupes qui se situent à la gauche de l’extrême gauche politique traditionnelle incarnée par les partis trotskistes (LO, NPA) et qui recourent à des actions dites directes, semble avoir le vent en poupe depuis quelques années en France. Les ultras ont ainsi pris le dessus par rapport aux autres composantes au sein des ZAD de Notre-Dame-des-Landes et de Sivens.

A titre d’exemple, on a pu observer le même phénomène du côté de Bure dans la Meuse et des opposants au projet d’enfouissement profond des déchets radioactifs à partir de 2016. Il en a été de même lors des mobilisations contre la loi Travail en 2016. Avant 2016, les ultras se fondaient dans la foule et attendaient l’ordre de dispersion par la police en fin de manifestation pour recourir à la tactique du black bloc (voir plus loin).

Or, en 2016, il y a eu une petite révolution pourrait-on dire. Ces ultras ont pris le dessus sur les autres manifestants (et les services d’ordre des principaux syndicats comme la CGT) en instaurant le concept de cortège de tête. Ils apparaissaient ainsi en tête des cortèges en déclenchant les hostilités contre les forces de l’ordre dès le début des manifestations. Il en a été de même le 1er mai 2019. Enfin, ces mêmes ultras semblent avoir une influence notable sur les mobilisations des Gilets jaunes et sur les éléments radicalisés en leur sein.

La question qu’il faut dès lors se poser est la suivante : pourquoi le mode opératoire (tactique du black bloc) et sans doute aussi les idées des ultragauches (avec par exemple le succès des publications du Comité invisible) sont-ils aussi influents sur une partie de la gauche et des mouvements sociaux en France depuis quelques années ? À mon avis, cela peut s’expliquer sans doute par leur refus absolu de tout compromis avec le Système, y compris avec le système démocratique (le groupe Génération ingouvernable a appelé en 2017 à boycotter l’élection présidentielle), leur volonté de créer des alternatives dans les interstices de ce système en faisant reculer l’État, dont la ZAD est le symbole par excellence, leur ambition de s’abstraire du capitalisme et de l’autorité de l’État en se rendant ingouvernables et de ressusciter quelque peu le mythe du romantisme révolutionnaire, de l’émeute insurrectionnelle ou encore de la Commune.

Le black bloc s’est illustré cette année, obligeant même Philippe Martinez de la CGT a s’exfiltrer. Qui sont les black blocs ? D’où vient cette ultragauche qui n’est pas rebutée par la violence ?

Les Black blocs ne correspondent pas à un mouvement à proprement parler. Il s’agit en fait d’un mode opératoire lors de manifestations ou dans d’autres circonstances (défense de squats ou de ZAD par exemple). Des individus généralement vêtus de noir et cagoulés agissent en formant un bloc compact (d’où le surnom de « bloc noir » donné par la police allemande à cette tactique utilisée par des groupes autonomes en Allemagne dans les années 1980) de sorte à rester anonymes et à empêcher les forces de l’ordre de pouvoir les identifier et les interpeller.

Dans un tel contexte, les activistes peuvent résister aux assauts des forces de l’ordre ou bien les harceler. Ils peuvent aussi tenir provisoirement le terrain et ainsi permettre à des individus de se déployer en petits groupes pour dégrader ou détruire du mobilier urbain ou différents symboles du capitalisme à leurs yeux : boutiques de luxe, agences bancaires, concessions automobile, fast-food, etc. Ces activistes peuvent être des anarchistes, des autonomes, des antifascistes, des marxistes révolutionnaires, mais aussi des féministes radicaux ou encore des antispécistes.

Ces ultras disent recourir à ce qu’ils appellent une logique de conflictualité, à savoir des actions violentes visant des biens matériels. Ils ne cherchent pas intentionnellement à blesser et a fortiori à tuer des individus. Néanmoins, la situation sur le terrain peut quelquefois déraper et les amener à mettre en cause l’intégrité physique d’individus, comme ce fut le cas de cette femme et de son enfant le 16 mars dernier lorsque les ultras ont intentionnellement incendié une banque à Paris.

Ne sommes-nous pas en train d’assister à une sorte de zadification du mouvement des Gilets jaunes, avec l’exportation au-delà des zones habituelles de l’extrême-gauche de ses pratiques… Ce qui expliquerait aussi l’évolution du comportement de la police ?

Les rapports entre Gilets jaunes et ultragauche ont beaucoup évolué depuis le 17 novembre 2018. Au départ, ils se sont caractérisés par une méfiance réciproque. L’ultragauche se méfiait d’un mouvement qu’elle voyait comme proche de la droite radicale. De leur côté, les Gilets jaunes étaient quelque peu effrayés par les exactions perpétrées par des ultragauches. N’oublions pas qu’en novembre-décembre 2018, il y avait aussi des ultradroites dans les cortèges. Puis deux évolutions notables se sont produites :

  1. progressivement, les activistes d’ultragauche ont vu dans le mouvement des Gilets jaunes une proximité avec leur objectif de remettre en cause le Système de façon radicale (et donc sans doute aussi une opportunité) et ont gagné la « bataille des cortèges » face aux ultradroites ;
  2. les Gilets jaunes, en tout cas les plus radicalisés d’entre eux, en sont venus à penser que le seul moyen d’être entendus « là-haut » et de faire bouger les choses, c’est de recourir à des actions violentes : c’est d’ailleurs suite aux violences des 1er et 8 décembre que les annonces d’Emmanuel Macron ont été faites. Un rapprochement progressif s’est donc opéré entre l’ultragauche et les Gilets jaunes les plus radicalisés à un point tel que le 16 mars dernier, les premiers ont été applaudis par les seconds sur les Champs-Élysées et que le gouvernement et les services de police ont commencé à parler d’« ultrajaunes ». Ces derniers se sont largement inspirés des modes opératoires des ultragauches lors des mobilisations du samedi, ainsi que de leur ambition d’être ingouvernables (l’un des principaux mots d’ordre de l’ultragauche en 2016 était « soyons ingouvernables »).

On ne peut parler pour autant d’infiltration ou bien de manipulation des uns ou des autres. Il s’agit plutôt d’une forme de convergence d’intérêt entre ultragauche et Gilets jaunes dans un même rejet et du pouvoir et du Système dans une logique de nature anticapitaliste pour les premiers et plutôt de nature anti-élitiste pour les seconds.

Eddy Fougier est l’auteur de deux notes publiées à la Fondapol sur le phénomène zadiste.

https://www.contrepoints.org/2019/05/04/343306-black-bloc-zadistes-gilets-jaunes-les-ultras-ont-le-vent-en-poupe?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=e726af74e6-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-e726af74e6-114285433&mc_cid=e726af74e6&mc_eid=181a0d4636

Pitié-Salpêtrière: Castaner regrette l’utilisation du terme « attaque »

France

Pitié-Salpêtrière: Castaner regrette l’utilisation du terme « attaque »

L’opposition s’en est pris jeudi au ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, l’accusant de mentir et lui demandant de « s’expliquer », après ses propos concernant une « attaque » de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière en marge du cortège du 1er mai.

Christophe Castaner

Des dizaines de manifestants ont fait irruption dans l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière lors du défilé du 1er mai, un incident qualifié « d’attaque » par le ministre de l’Intérieur, dont la version a été battue en brèche jeudi par des témoignages et des vidéos visibles sur les réseaux sociaux

CHRISTIAN HARTMANN

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, accusé par une partie de l’opposition de « manipulation » pour avoir dramatisé les événements survenus en marge d’une manifestation du 1er mai à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, a reconnu vendredi qu’il aurait dû évoquer une « intrusion violente » plutôt qu’une « attaque » de manifestants dans l’établissement.

« Intrusion violente, c’est le mot qui a été utilisé par la directrice de l’hôpital, attaque c’est celui qui m’est venu après avoir entendu le récit ému des personnels », a-t-il dit devant la presse lors d’un déplacement à Toulon. Au vu de la polémique provoquée par le qualificatif « attaque », « je me dis que je n’aurais pas dû l’employer. Intrusion violente, terme utilisé par la directrice, est en effet mieux adapté et semble confirmé par les vidéos qui sont apparues depuis », a-t-il ajouté.

Pour autant, le ministre de l’Intérieur a estimé que cette polémique ne devait pas masquer la gravité des incidents. « Entrer de force dans un hôpital par l’entrée principale, par l’entrée annexe en brisant les chaînes du portail, tenter de s’introduire dans les services interdits au public, ce sont des actes inadmissibles et très graves », a-t-il indiqué.

« Regardons ce qui s’est passé. Les faits sont des faits particulièrement préoccupants et je pense que nous devrions plutôt parler de cela que de savoir s’il fallait parler d’attaque ou d’intrusion violente », a-t-il poursuivi.

Des dizaines de manifestants ont fait irruption dans l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière lors du défilé du 1er mai, un incident qualifié « d’attaque » par le ministre de l’Intérieur, dont la version a été battue en brèche jeudi par des témoignages et des vidéos visibles sur les réseaux sociaux, suscitant de vives critiques contre le gouvernement.

Geste « totalement irresponsable » pour le Premier ministre Edouard Philippe, « exaction » inédite, « inqualifiable » pour la ministre de la Santé Agnès Buzyn… Les condamnations se sont succédé après l’intrusion de certains manifestants dans l’établissement du XIIIe arrondissement.

« On a attaqué un hôpital » et « agressé son personnel soignant », a tweeté M. Castaner mercredi.

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Christophe Castaner

@CCastaner

Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital.
On a agressé son personnel soignant. Et on a blessé un policier mobilisé pour le protéger.
Indéfectible soutien à nos forces de l’ordre : elles sont la fierté de la République.

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La tentative de certaines personnes de pénétrer dans le service de réanimation chirurgicale, empêchée par les soignants, a cristallisé les critiques.

Le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Martin Hirsch, qui a annoncé vouloir déposer plainte, a souligné le caractère « particulièrement vulnérable » des patients pris en charge dans ce service et fait état d’images de vidéosurveillance « absolument édifiantes ».

Mais depuis, la vidéo d’un des soignants du service de réanimation, relayée sur Facebook, est venue contredire la version d’une attaque et appuyer celle d’un mouvement de panique avancée par plusieurs témoins. Selon eux, des manifestants auraient pu chercher à se réfugier dans l’hôpital pour échapper aux charges de la police ou à l’air saturé de gaz lacrymogène.

Embedded video

Josselin Debraux@jdebraux

Une vidéo prise depuis l’intérieur de la qui permet de comprendre ce qu’il s’est passé ce cc @franceinfoplus

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Elle montre des manifestants fuyant vers des soignants postés sur une passerelle qui dessert la sortie de secours du service de réanimation, alors que des policiers entrent dans le site. Après s’être repliés dans le bâtiment, les soignants bloquent la porte tandis que les premiers manifestants arrivés sur la passerelle tirent sur la poignée.

Ils sont une vingtaine au total, parmi lesquels quelques « gilets jaunes », pour certains âgés, à qui les soignants expliquent pourquoi ils ne peuvent rentrer. Au bout d’une minute, des policiers arrivent sur la passerelle et commencent à les évacuer dans le calme.

« Il n’y avait rien de violent, en tout cas envers nous », a témoigné l’infirmier Jérôme Lecrecq. « C’était plus un état de panique, la peur de se faire taper, de recevoir quelque chose de la police, qu’une attaque ».

L’AP-HP a évoqué jeudi des « dégradations » et le vol d’un vidéoprojecteur commis dans d’autres services de La Pitié Salpêtrière, tout en précisant qu' »à ce stade aucun lien ne (pouvait) être fait » avec l’incident du 1er mai. « Il n’y a pas eu de dégât dans la réanimation », a constaté sur place Agnès Buzyn.

Le parquet de Paris a indiqué en début de soirée jeudi que les 32 gardes à vue ordonnées dans le cadre de l’enquête sur cette intrusion avaient été levées. Les investigations se poursuivent « afin de faire la lumière sur toutes les circonstances de l’intrusion au sein de l’établissement », a ajouté le parquet.

« De l’huile sur le feu »

Si les réactions politiques se sont d’abord concentrées sur l’exaction supposée à La Pitié, la communication gouvernementale s’est depuis retrouvée au centre des critiques de l’opposition qui a accusé le ministre de mentir et lui a demandé de « s’expliquer ».

« Le ministre de l’Intérieur doit cesser de mettre de l’huile sur le feu et doit maintenant s’expliquer sur ses déclarations démenties par les faits », a tweeté Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat.

Bruno Retailleau ن

@BrunoRetailleau

Le ministre de l’Interieur doit cesser de mettre de l’huile sur le feu et doit maintenant s’expliquer sur ses déclarations démenties par les faits. https://www.liberation.fr/checknews/2019/05/02/non-l-hopital-de-la-pitie-salpetriere-n-a-pas-ete-attaque-par-des-black-blocs-ni-degrade_1724493 

Non, l’hôpital de la Pitié-Salpétrière n’a pas été attaqué par des «black blocs», ni dégradé

Des vidéos et témoignages recueillis par CheckNews infirment la thèse avancée par le gouvernement d’une «attaque» de l’établissement hospitalier.

liberation.fr

« S’il s’agit d’un mensonge délibéré, dans le seul et unique but de disqualifier et salir une mobilisation sociale, le ministre de l’Intérieur doit être démis de ses fonctions sans délai », a estimé Benoît Hamon (Génération.s).

Tête de liste des écologistes d’EELV aux élections européennes, Yannick Jadot a demandé une « commission d’enquête parlementaire » sur les incidents et accusé le ministre et le gouvernement de « souffler en permanence sur les braises de la violence ».

Chez les syndicats de l’AP-HP, la CGT a dénoncé dans un communiqué « l’amalgame fait entre un groupe ultra-organisé et violent (« black blocs ») et les 80.000 manifestants qui ont défilé pacifiquement à Paris », SUD fustigeant pour sa part le « plan de communication » du gouvernement et « l’attitude servile de la direction ».

« L’enceinte de l’hôpital a été forcée. Des individus ont tenté de s’introduire dans un service de réanimation. C’est un incident très grave, ces faits sont inadmissibles », a maintenu jeudi l’entourage du ministre de l’Intérieur.

(Source : AFP)

https://www.challenges.fr/france/pitie-salpetriere-l-opposition-interpelle-castaner_654745

Gilets jaunes: L’intrusion dans un hôpital fait débat, gardes à vue levées

2 MAI 2019 / 12:18 / IL Y A 11 HEURES

Gilets jaunes: L’intrusion dans un hôpital fait débat, gardes à vue levées

PARIS (Reuters) – Attaque inacceptable ou récupération politique par le gouvernement : l’intrusion d’une cinquantaine de personnes dans l’enceinte de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, en marge du défilé parisien du 1er-Mai, a fait débat jeudi.

Attaque inacceptable ou récupération politique par le gouvernement : l’intrusion d’une cinquantaine de personnes dans l’enceinte de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, en marge du défilé parisien du 1er-Mai, fait débat jeudi. /Photo d’archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Trente-deux personnes qui avaient été placées en garde à vue après cette intrusion pour participation à un groupement en vue de commettre des dégradations ou des violences ont été remises en liberté jeudi en fin d’après-midi, a-t-on appris auprès du parquet de Paris.

La sûreté territoriale de Paris enquête sur les faits, très controversés.

Le Premier ministre Edouard Philippe a jugé “inacceptables” ces événements qui se sont déroulés boulevard de l’Hôpital, dans le 13e arrondissement de Paris, où les défilés ont été marqués par de nouvelles violences.

“Vouloir s’introduire dans un hôpital de cette façon n’est pas excusable”, a-t-il déclaré lors d’un déplacement à Angoulême (Charente), en louant le comportement du personnel hospitalier qui a permis selon lui d’empêcher le pire.

“Si ce calme n’avait pas été au rendez-vous, les conséquences auraient pu être beaucoup plus graves”, a-t-il déclaré à la presse.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a pour sa part évoqué une “attaque”.

“Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital. Et on a blessé un policier mobilisé pour le protéger”, a-t-il écrit dès mercredi sur Twitter.

“Des infirmières ont dû préserver le service de réanimation. Nos forces de l’ordre sont immédiatement intervenues pour sauver le service de réanimation”, a ajouté le ministre devant la presse lors d’une visite à l’hôpital.

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN1S80PT-OFRTP

Stratégie de sortie de crise pour le Mali : La plateforme des femmes leaders décidée

SOCIÉTÉStratégie de sortie de crise pour le Mali : La plateforme des femmes leaders décidée

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Publié le vendredi 26 avril 2019  |  L’Observatoire
Rencontre

© aBamako.com par Momo 
Rencontre d`appropriation sur le Mandat de la CVJR
Bamako, le 29 décembre 2016 la CVJR a tenu une Rencontre avec les femmes leaders sur son mandat au patronat
Comment

En vue de ramener la paix et la cohésion sociale, la plateforme des femmes leaders a organisé une conférence débat en ce sens, le samedi 19 Avril 2019, à la Maison de la Presse, sous la conduite de Mme Kéïta Djénéba Kéïta, membre de ladite plateforme et Présidente de l’Association des veuves militaires de Kati.

Etaient présents à la présente cérémonie, des membres de la plateforme et plusieurs acteurs de la classe politique malienne et des mouvements altermondialistes.

Il faut rappeler que cette conférence de presse avait pour objectif d’expliquer très concrètement quelle devrait être la contribution des femmes dans la gestion de cette crise inédite que traverse notre pays depuis janvier 2012 pratiquement. Les débats ont été animés par Mme Aminata Dramane Traoré, ancienne Ministre de la Culture De l’ex-Président Alpha Oumar Konaré, actrice mondialiste attitrée.

D’entrée de jeu, la conférencière principale a tenu à souligner le manque de communication et de connaissance sur les causes de la guerre au Mali ; car, pour elle, dans notre pays, les femmes ne sont pas habituées du tout à ce genre de débats, mais, plutôt, à des simples débats de partis politiques axés essentiellement sur des thèmes d’égalité, questions de genres, entre autres. «Les Dirigeants du pays n’ont pas permis aux femmes de se familiariser activement avec les causes externes de cette crise.

Les fameux Bailleurs de fonds mettent de leurs argents dans la guerre, non pas pour la sécurité humaine, mais pour la sécurisation des intérêts de leurs entreprises ainsi que leurs frontières », a révélé Aminata Dramane Traoré. A son avis, les armées qui sont au Mali aujourd’hui ne sont pas venues pour nous sauver, ni pour nous protéger mais elles sont venues dans le cadre de l’extension du capitalisme pour occuper nos terrains», a-t-elle expliqué.

Quant à la Présidente de l’Association des veuves militaires de Kati et membre active de la plateforme des femmes leaders, Mme Kéïta Djénéba Kéïta, elle a invité l’ensemble des femmes du Mali à se donner la main pour la résolution définitive de cette crise qui fait rage dans notre pays depuis plusieurs années maintenant.

Profitant de cette occasion, Mme Aminata Dramane Traoré a déconseillé les femmes de la plateforme en colère de ne pas organiser une marche contre la France mais plutôt de mener la bataille des idées. C’est avec cette tactique de guerre, selon elle, que le Mali pourra gagner beaucoup, elle mise beaucoup plus sur la stratégie privilégiant la confrontation des idées.

Dans cette perspective, Mme Aminata Dramane Traoré a suggéré une révolution pacifique des mères sociales sans la violence, ni des casses ni des injures.

Rappelons que la plateforme pour la paix et la cohésion sociale comprend 182 associations membres et elle est représentée sur toute l’étendue du territoire national du Mali.

Mahamadou Sarré