Archives pour la catégorie SOCIETE

Grève à la RATP : pas touche aux privilèges !

Grève à la RATP : pas touche aux privilèges !

Métro Paris (Crédits Blog Viajes, licence Creative Commons)

La grève de ce vendredi 13 à la RATP traduit le malaise général qui saisit la société française autour de la question des retraites.

Vous aimez cet article ? Partagez le !

Par Ludovic Delory.

Dans La Grève de Ayn Rand1, les entrepreneurs se retirent, laissant un monde agonisant s’écrouler en leur absence.

Dans la France du XXIe siècle, les agents de l’État font grève pour réclamer le maintien de leurs privilèges. Car les régimes spéciaux répondent parfaitement à cette définition. L’État français a accordé 42 exceptions aux secteurs qui estimaient devoir être favorisés. À la RATP, les retraites moyennes culminent à 3.705 euros bruts, dès 56 ans, selon le calcul de l’IFRAP.

Cette grève « préventive », pour reprendre les termes du ministre en charge des Relations avec le Parlement, a donc pour but de défendre des privilèges accordés aux agents de la RATP. Elle va surtout pénaliser ceux qui ne bénéficient pas de ce régime de faveur.

UN SYSTÈME « INJUSTE » ET « PEU LISIBLE »

Envoyé au feu pour tenter de l’éteindre, Édouard Philippe a admis hier les limites des retraites par répartition cornaquées par l’État. « Le système actuel est objectivement injuste », a déclaré le Premier ministre. Ajoutant qu’il est aussi « peu lisible ». Le monde politique semble s’émouvoir d’une situation qui, au sein de la population, ne trahit aucun doute. Selon un sondage BVA pour Orange, 68 % des Français se disent inquiets quand ils pensent à leur retraite. 88 % des sondés souhaitent que le « système » évolue et plus de deux sur trois demandent la suppression des régimes spéciaux.

L’État engage donc une réforme pour un problème qu’il a créé et qu’il n’a cessé de pérenniser. L’échec flagrant lui saute aux yeux. Les corporations s’émeuvent : les agents de la RATP dégainent en premier. Défendre ses privilèges est devenu un sport national. La collectivisation des retraites a fini par générer un schisme au sein de la société française.

QUI EST JOHN GALT ?

L’idée d’un système « vraiment universel » (dixit Édouard Philippe) doit alerter les travailleurs cotisants. Car personne, aujourd’hui en France, ne se pose la question de savoir si la retraite ne constitue pas, in fine, un droit individuel. Celui qui s’inscrit dans le respect de notre personne. Conduire un métro, hisser des palettes, grimper sur des pylônes ou bâtir des murs par moins 5 degrés, c’est plus dangereux que de décider du sort des travailleurs dans un bureau climatisé. Collectiviser les retraites, rassembler la richesse des individus sous la houlette de l’État consiste à tuer à petit feu ce qui fait la richesse de la France.

Les navetteurs victimes de la grève de ce vendredi sont les victimes indirectes de cet affront à grande échelle. En marquant son souhait d’égaliser les situations, le gouvernement fait preuve d’un paternalisme déplacé. Il est — subjectivement — cohérent que les agents de la RATP souhaitent défendre leurs privilèges, mais pourquoi d’autres catégories de travailleurs, moins soumises à l’État, ne pourraient-elles pas se revendiquer du même combat ?

L’individualisation du système de retraites constitue en réalité la vraie question qui devrait, seule, occuper le débat politique.

En attendant, les Franciliens pourront guetter leur RER l’esprit serein. Le gouvernement veille sur eux. Quitte à le faire depuis une voiture de fonction. « Comme tous les jours ».

BFMTV@BFMTV

Sibeth Ndiaye: « Je serai de cœur avec tous les Franciliens qui galéreront dans les couloirs du métro »21410:43 – 12 sept. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité640 personnes parlent à ce sujet

  1. Remarquable traduction de Sophie Bastide-Foltz parue en 2011 aux Éditions Les Belles Lettres
  2. https://www.contrepoints.org/2019/09/13/353432-greve-a-la-ratp-pas-touche-aux-privileges
Publicités

L’intéressement et la participation

L’intéressement et la participation

publié le11.06.19

L’intéressement et la participation sont l’un et l’autre des dispositifs d’épargne salariale. 
Outil de management, l’intéressement vise à associer les salariés d’une entreprise à sa réussite et à sa bonne marche. Sa mise en place est facultative. En pratique, il se traduit par le versement de primes aux salariés en fonction de l’atteinte d’objectifs ou de performances, définis à partir de critères précis. Les sommes attribuées au titre de l’intéressement peuvent être perçues immédiatement par les salariés « qui le demandent » ; à défaut elles sont investies, avec un avantage fiscal à la clef, dans un plan d’épargne salariale (PEE, PEI ou PERCO).
La participation permet de redistribuer aux salariés une partie des bénéfices réalisés par leur entreprise.

Obligatoire dans les entreprises d’au moins 50 salariés, elle est facultative pour les autres. A l’occasion de chaque répartition de la participation, les salariés peuvent demander le versement immédiat de la prime (en tout ou partie).

A défaut, la somme est bloquée pendant 5 ans au minimum (8 ans en l’absence d’accord de participation). L’accord de participation en vigueur dans l’entreprise peut notamment prévoir une affection des sommes sur un plan d’épargne salariale (PEE, PEI ou PERCO).

A savoir ! 
Les sommes perçues au titre de l’intéressement ou de la participation constituent un complément de pouvoir d’achat pour les salariés (mais ne peuvent pas se substituer à un élément de salaire). Elles peuvent être une source privilégiée d’épargne salariale.


De quoi s’agit-il ?

  • L’intéressement consiste, pour les employeurs qui auront conclu un accord en ce sens (voir ci-dessous), à verser aux salariés un complément de rémunération fondé sur la réalisation d’objectifs ou de performances. Ces résultats sont appréciés soit au niveau global de l’entreprise, soit au sein de l’un de ses établissements ou unité de travail. En aucun cas, les primes versées au titre de l’intéressement ne peuvent se substituer à un élément de salaire (principe dit de « non substitution » ; plus de précisions dans le « Guide de l’épargne salariale », notamment sa fiche n° 2.

L’intéressement de projet

  • Dans les entreprises ou les groupes disposant d’un accord d’intéressement et concourant avec d’autres entreprises à une activité caractérisée et coordonnée (par exemple : réalisation d’un chantier), un accord peut être conclu pour prévoir que tout ou partie des salariés bénéficie d’un intéressement lié à ce projet.
  • Dans les entreprises disposant d’un accord d’intéressement, cet accord peut comporter un intéressement de projet définissant un objectif commun à tout ou partie des salariés de l’entreprise. Cette disposition est issue de la loi du 22 mai 2019 citée en référence, en vigueur sur ce point à compter du 24 mai 2019.
  • La participation a pour objectif de garantir collectivement aux salariés le droit de participer aux résultats de l’entreprise. Elle prend la forme d’une participation financière, calculée en fonction du bénéfice net de l’entreprise, constituant la réserve spéciale de participation (RSP).

Exceptionnellement, d’autres bénéficiaires que les salariés
Les articles L. 3323-6 du code du travail, pour la participation (uniquement dans les entreprises de moins de 50 salariés), et L.3312-3
pour l’intéressement (uniquement dans les entreprises de 1 à 250 salariés) précisent les conditions dans lesquelles d’autres personnes que les salariés (le chef d’entreprise, son conjoint collaborateur…), peuvent en bénéficier.

En vigueur, dans quelles entreprises ?

  • L’intéressement est un dispositif facultatif. La loi ne l’impose pas. Il peut être mis en place dans toute entreprise (ou dans un groupe d’entreprises), quels que soient sa taille (au moins un salarié n’ayant pas également la qualité de dirigeant), son secteur d’activité ou ses statuts juridiques, à condition qu’elle respecte ses obligations en matière de représentation du personnel (plus de précisions dans le « Guide de l’épargne salariale »).
  • La participation est obligatoire dans les entreprises d’au moins 50 salariés. Pour être précis, sont concernées : les entreprises employant habituellement au moins 50 salariés pendant 12 mois, consécutifs ou non, au cours des trois derniers exercices (les dispositions relatives à l’appréciation des effectifs seront modifiées à compter du 1er janvier 2020 ; des précisions seront fournies ultérieurement). 
    Lorsqu’une entreprise ayant conclu un accord d’intéressement vient à employer au moins 50 salariés, les obligations relatives à la participation ne s’appliquent qu’au troisième exercice clos après le franchissement du seuil d’assujettissement à la participation, si l’accord est appliqué sans discontinuité pendant cette période.

Parfois un choix volontaire
Même si elles n’y sont pas contraintes par la loi, les entreprises de moins de 50 salariés peuvent choisir d’instaurer une participation aux résultats.

Comment ces dispositifs sont-ils mis en place ?

L’intéressement et la participation (lorsqu’elle est obligatoire) sont mis en place par un accord, au niveau de l’entreprise, qui peut être conclu selon l’une ou l’autre des ces modalités :

  • conclusion d’un convention ou accord collectif de travail ;
  • accord conclu entre l’employeur et les représentants d’organisations syndicales représentatives dans l’entreprise ;
  • accord conclu au sein du comité social et économique (CSE) ;
  • ratification à la majorité des deux tiers du personnel d’un projet d’accord proposé par l’employeur. Lorsqu’il existe dans l’entreprise une ou plusieurs organisations syndicales représentatives ou un comité social et économique, cette ratification est demandée conjointement par l’employeur et une ou plusieurs de ces organisations ou ce comité.

A défaut d’accord dans une entreprise tenue de mettre en place la participation, un régime « d’autorité » est mis en place ; plus de précisions dans le « Guide de l’épargne salariale »).

Durée et contenu des accords

Une négociation en vue de la mise en place d’un régime d’intéressement, de participation ou d’épargne salariale est menée au sein de chaque branche, et conclue au plus tard le 31 décembre 2020. Ce régime, auquel les entreprises de la branche peuvent se référer, est adapté aux spécificités des entreprises employant moins de 50 salariés au sein de la branche. 
Des critères de performance relevant de la responsabilité sociale des entreprises et dont la liste sera fixée par décret pourront être intégrés à cette négociation.
Les entreprises de la branche peuvent opter pour l’application de l’accord ainsi négocié. A défaut d’initiative de la partie patronale au plus tard le 31 décembre 2019, la négociation s’engage dans les 15 jours suivant la demande d’une organisation de salariés représentative dans la branche.
Cette disposition est issue de la loi du 22 mai 2019 citée en référence, en vigueur sur ce point à compter du 24 mai 2019.

Dans les entreprises de moins de 50 salariés…
Un régime de participation peut être mis en place volontairement par accord conclu dans les conditions visées ci-dessus. Mais en cas d’échec des négociations, l’employeur pourra, dans les conditions précisées par l’article L. 3323-6 du code du travail, décider seul d’instaurer un régime de participation conforme aux dispositions légales.

Quels salariés en bénéficient ?

L’intéressement et la participation ont obligatoirement un caractère collectif ; tous les salariés de l’entreprise ont donc vocation à en bénéficier. Toutefois, une condition d’ancienneté dans l’entreprise (ou dans le groupe d’entreprises) peut être exigée, qui ne peut alors excéder trois mois. Pour la détermination de l’ancienneté éventuellement requise, sont pris en compte tous les contrats de travail exécutés au cours de la période de calcul et des 12 mois qui la précèdent.

Travail temporaire
Le salarié temporaire est réputé compter trois mois d’ancienneté dans l’entreprise ou dans le groupe qui l’emploie s’il a été mis à la disposition d’entreprises utilisatrices pendant une durée totale d’au moins soixante jours au cours du dernier exercice.

Quel est le montant des sommes attribuées ?

Le montant des sommes perçues au titre de l’intéressement et de la participation est par essence aléatoire (il n’est pas possible de déterminer à l’avance le montant qui sera distribué). Il peut varier d’une année sur l’autre.

Pour l’intéressement
Le critère de déclenchement d’un versement, varie selon les entreprises. Il peut être lié au chiffre d’affaires, au résultat d’exploitation ou à des objectifs qualitatifs (ex. : amélioration des délais de livraison, réduction du nombre des accidents du travail etc.). La formule de calcul doit ainsi être liée aux résultats ou aux performances de l’entreprise au cours d’une année ou d’une période d’une durée inférieure, exprimée en nombre entier de mois au moins égal à trois. Elle peut être complétée d’un objectif pluriannuel lié aux résultats ou aux performances de l’entreprise (disposition issue de la loi du 22 mai 2019 citée en référence, applicable sur ce point à compter du 24 mai 2019).
En aucun cas, l’intéressement ne saurait être fondé sur la performance individuelle des salariés.

Groupement d’employeurs
L’intéressement aux résultats des salariés d’un groupement d’employeurs peut prendre en compte les résultats ou les performances des entreprises membres du groupement.

La répartition des primes d’intéressement peut s’effectuer de manière égalitaire ou selon une combinaison de critères définis au sein de l’entreprise. Il est ainsi possible de choisir entre :

  • une répartition uniforme ;
  • une répartition proportionnelle au salaire ;
  • une répartition proportionnelle à la durée de présence ;
  • une répartition utilisant conjointement plusieurs de ces critères (salaire et temps de présence dans l’entreprise), solution retenue par beaucoup d’entreprises.

Intéressement : plafonds à ne pas dépasser et distribution des reliquats

  • Le total des primes d’intéressement versées à l’ensemble des salariés bénéficiaires ne peut pas excéder 20 % du total des salaires bruts versés.
    Par ailleurs, la somme perçue, par un salarié et par an, au titre de l’intéressement́ ne peut pas dépasser 75 % du plafond annuel de la sécurité́ sociale (50 % avant l’entrée en vigueur de la loi du 22 mai 2019 précitée), soit 30 393 euros en 2019.
  • Les sommes qui n’auraient pu être mises en distribution en raison des règles mentionnées ci-dessus font l’objet, si l’accord le prévoit, d’une répartition immédiate entre tous les salariés (et, le cas échéant, les bénéficiaires mentionnés à l’article L. 3312-3 du code du travail) auxquels ont été versées des sommes d’un montant inférieur au plafond des droits individuels tel qu’il est précisé ci-dessus. Ce plafond ne peut être dépassé du fait de cette répartition supplémentaire, effectuée selon les mêmes modalités que la répartition originelle.
    Cette disposition est issue de la loi du 22 mai 2019 citée en référence, applicable sur ce point à compter du 24 mai 2019.

Pour la participation

L’article L. 3324-1 du code du travail précise la formule de calcul de la réserve spéciale de participation (RSP), où sont pris en compte les capitaux propres de l’entreprise, le bénéfice net d’impôt… Les accords de participation peuvent toutefois prévoir un mode de calcul différent (on parle alors d’accord « dérogatoire »), le montant de la réserve spéciale ainsi calculé devant être au moins équivalent à celui résultant de l’application de la formule légale.

Pour le détail de la formule de calcul de la RSP, il convient de se reporter au dossier consacré à la participation du « Guide de l’épargne salariale », notamment sa fiche n° 3.

Un plafond pour la participation
Le montant maximum versé par l’entreprise au titre de la participation ne doit pas excéder 75 % du plafond annuel de la Sécurité sociale par an et par salarié (soit 30 393 euros en 2019).

La répartition de la RSP peut se faire soit de façon uniforme, soit proportionnellement au salaire, soit selon la durée de présence du salarié au cours de l’exercice, soit par une combinaison de ces critères. En l’absence de précisions de l’accord de participation, la règle applicable est la répartition proportionnelle au salaire.

Parfois un supplément de participation ou d’intéressement
Le conseil d’administration d’une entreprise ou son directoire, ou, encore, en l’absence de telles structures, le chef d’entreprise, peut décider d’attribuer aux salariés un supplément de participation ou d’intéressement au titre du dernier exercice clos. L’entreprise doit respecter plusieurs conditions. Elle doit notamment déjà appliquer un accord de participation ou d’intéressement. Ce supplément est soumis au même régime fiscal et social que les sommes versées au titre des accords de base.

Comment les salariés sont-ils informés de leurs droits ?

Tout salarié d’une entreprise proposant un dispositif de participation ou d’intéressement reçoit, lors de la conclusion de son contrat de travail, un livret d’épargne salariale présentant les dispositifs mis en place au sein de l’entreprise. 
Cette disposition relative au livret d’épargne salariale s’applique quelle que soit la nature du contrat de travail : CDI, CDD, contrat de travail temporaire…
L’affichage de l’accord de participation est obligatoire si aucun autre moyen d’information n’est prévu. 
L’accord d’intéressement doit faire l’objet d’une note remise à tous les salariés.
L’accord de participation prévoit les modalités d’information de chaque bénéficiaire. Cette information porte notamment sur les sommes qui sont attribuées au titre de la participation ; le montant dont il peut demander en tout ou partie le versement ; le délai dans lequel il peut formuler sa demande ; l’affectation d’une quote-part de ces sommes au plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco), en cas d’absence de réponse de sa part.

Par ailleurs, l’accord de participation peut prévoir les conditions dans lesquelles le comité social et économique ou une commission spécialisée disposent des moyens d’information nécessaires sur les conditions d’application de cet accord ou de ce règlement. S’il s’agit d’intéressement, une telle clause doit obligatoirement figurer dans l’accord d’intéressement.

Une fiche remise à chaque salarié concerné
A chaque fois qu’il attribue au salarié une somme au titre de la participation et/ou de l’intéressement, l’employeur doit lui remettre une fiche (distincte du bulletin de paie) précisant ses droits (montant de la prime, modalités d’affectation etc.). Avec l’accord du salarié concerné, la remise de cette fiche distincte peut être effectuée par voie électronique.

Comment les salariés peuvent-ils disposer des fonds ?

Les sommes attribuées au titre de l’intéressement sont disponibles immédiatement à condition que le salarié le demande. S’il ne manifeste pas ce souhait dans le délai prévu (15 jours à compter de laquelle il est informé du montant attribué), elles sont versées automatiquement sur un Plan épargne entreprise (PEE) ou à défaut sur un Plan d’épargne interentreprises (PEI), si l’un ou l’autre de ces plans existent dans l’entreprise (« Les plans d’épargne salariale »).

Le salarié peut également choisir de verser les sommes attribuées au titre de l’intéressement (ou une partie d’entre elles) sur un Perco (« Les plans d’épargne salariale ») s’il en existe un dans l’entreprise.
Les sommes placées sur un plan d’épargne salariale ne seront disponibles qu’à l’issue du délai de blocage applicable à ce plan (sauf cas de déblocage anticipé).

Versement sur un compte épargne temps
Si l’accord instituant le compte épargne-temps (CET) « Le compte épargne temps ») le prévoit, le salarié peut verser sur ce compte tout ou partie de ses primes d’intéressement. Sur ce point, on peut se reporter aux précisions figurant dans le « Guide de l’épargne salariale ».

Les sommes issues de la participation peuvent à la demande du salarié, être disponibles immédiatement. Il doit alors en faire la demande dans les 15 jours à compter de la date à laquelle il a été informé du montant qui lui est attribué. S’il n’utilise pas cette possibilité dans ce délai, les fonds sont obligatoirement bloqués pendant 5 ans au minimum, (ou 8 ans en cas de régime de participation instaurée d’autorité en l’absence d’accord). Le Code du travail prévoit toutefois des possibilités de déblocages anticipés dans certaines situations (voir ci-dessous).

Cas de déblocage anticipé de la participation
Les événements suivants peuvent justifier un déblocage des fonds avant le délai prévu, (sans remise en cause des avantages fiscaux) :

  • le mariage ou conclusion d’un PACS ;
  • la naissance ou l’arrivée au foyer d’un enfant en vue de son adoption, dès lors que le foyer compte déjà au moins deux enfants à sa charge ;
  • le divorce, la séparation ou la dissolution d’un pacte PACS lorsqu’ils sont assortis d’une convention ou d’un jugement prévoyant la résidence habituelle unique ou partagée d’au moins un enfant au domicile de l’intéressé ;
  • le décès de l’intéressé, de son conjoint ou de son partenaire lié par un PACS ;
  • l’invalidité de l’intéressé, de ses enfants, de son conjoint ou de son partenaire lié par un PACS ;
  • le surendettement ;
  • la rupture du contrat de travail ;
  • la création ou reprise d’entreprise ;
  • l’acquisition ou l’agrandissement d’une résidence principale…
    Le salarié doit effectuer sa demande de liquidation anticipée dans un délai de six mois à compter de la survenance de l’un des événements ci-dessus, sauf dans les cas de rupture du contrat de travail, décès, invalidité et surendettement. Dans ces derniers cas, elle peut intervenir à tout moment. La levée anticipée de l’indisponibilité intervient sous forme d’un versement unique qui porte, au choix du salarié, sur tout ou partie des droits susceptibles d’être débloqués.

Pour accéder à la liste exhaustive des conditions à remplir, se reporter à l’article R. 3324-22 du Code du travail.

Il est important de préciser que lorsque le salarié ne demande pas le versement immédiat de tout ou partie des sommes qui lui sont attribuées au titre de la participation ou qu’il ne décide pas de les affecter dans un PEE ou un PEI « Les plans d’épargne salariale »), sa quote-part de participation, dans la limite de celle calculée selon la formule légale, sera affectée, pour moitié, dans un Perco s’il en existe un dans l’entreprise, et, pour moitié, dans les conditions prévues par l’accord de participation. Le salarié doit donc être particulièrement vigilant sur les options qui s’offrent à lui.

Dates limites de versement
Les dates limites de versement de l’intéressement et de la participation sont alignées et fixées au plus tard le dernier jour du 5ème mois suivant la clôture de l’exercice (soit avant le 1er juin pour un exercice conforme à l’année civile).

Quel est le régime fiscal et social de l’intéressement et de la participation ?

La participation et l’intéressement bénéficient d’avantages fiscaux et sociauxpour l’entreprise et pour ses salariés.
Pour les salariés, les sommes reçues au titre de l’intéressement sont exonérées de cotisations salariales, à l’exception de la CSG et CRDS. Elles sont soumises à l’impôt sur le revenu si elles sont perçues immédiatement. Si elles sont investies dans le cadre d’un plan d’épargne salariale (PEE, PEI ou PERCO), elles sont exonérées d’impôt dans la limite de 75 % du plafond de la sécurité́ sociale (50 % avant l’entrée en vigueur de la loi du 22 mai 2019 précitée), soit 30 393 euros en 2019.

Pour les salariés, les sommes dues au titre de la participation sont exonérées de cotisations sociales à l’exception de la CSG et CRDS. Elles sont exonérées d’impôt sur le revenu si le salarié choisit de les laisser bloquées pendant le délai d’indisponibilité A contrario, elles sont imposables si le salarié opte pour versement immédiat.

Bien réfléchir à l’impact fiscal
Avant de choisir entre une disponibilité immédiate des fonds attribués ou titre de l’intéressement ou de la participation, ou leur placement sur un plan d’épargne entreprise par exemple, les salariés doivent prendre le temps d’étudier l’impact fiscal de leur décision (voir ci-dessus).

https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/l-epargne-salariale/article/l-interessement-et-la-participation

Face aux attaques contre notre identité, France Réelle veut mobiliser les Français

/ Face aux attaques contre notre identité, France Réelle veut mobiliser les Français

Face aux attaques contre notre identité, France Réelle veut mobiliser les Français

2 JUILLET 2019 | LAURENCE MAUGEST

Par Laurence Maugest, membre de La France Réelle ♦ Les vieux partis n’en finissent pas de mourir. Le PS a été touché à mort par la cinglante défaites lors de l’élection présidentielle. LR a été emporté dans le tourbillon des Européennes. Et le RN souffre toujours d’un grand handicap de crédibilité.
Alors que les municipales se profilent pour 2020, certains espèrent une reconstruction depuis la base. Des listes autonomes se moquant des oukases de parti. Des unions de terrain informelles pour exercer des pressions sur les décideurs et peser tous les médias.
C’est dans cet esprit que s’inscrit la démarche de France réelle, présentée par Laurence Maugest.
Pour les personnes intéressées, contactez Laurence Maugest pour l’équipe de la France Réelle au mail suivant : laurence.maugest@orange.fr
Polémia


France Réelle : Constats et Objectifs

C’est de façon délibérée que nous avons choisi de lister et de détailler les vérités quotidiennes qui constituent le monde réel des français. Monde réel pour lequel nous devons nous fédérer et enraciner notre action.

Macron et son gouvernement se positionnent clairement comme « progressistes ». Cette fracture entre progressistes et conservateurs est reprise par bon nombre d’intellectuels et relayées par les médias.

Nous la revendiquons clairement après avoir défini le conservatisme que nous défendons comme la ferme volonté de perpétuer les bonnes choses du passé et de tenir compte des expériences révolues pour construire l’avenir avec vigilance et confiance.

◊ Nous constatons qu’il y a de nombreux quartiers dans toute la France qui sont tombés sous la tutelle d’une civilisation importée et de ses bandes de trafiquants. Quartiers français abandonnés par les habitants d’origine dès qu’ils en ont les moyens financiers. Les moins chanceux, obligés de rester sur place, vivent dans l’insécurité constante et dans certains lieux, ne peuvent même pas espérer la visite d’un médecin en cas d’urgence : les services aux personnes ne pénètrent que rarement et doivent être accompagnés par la police dans ces territoires oubliés.

Porte de la Chapelle à Paris et dans bien d’autres lieux, les « réfugiés » se regroupent dans de véritables bidonvilles où la misère génère la violence, et la violence, la misère, sans parler ni des aspects sanitaires, ni de l’image déplorable donnée par Paris aux touristes…

Pouvons-nous laisser notre pays sombrer dans une telle détresse ?

⇒ Nous voulons lutter contre l’immigration de masse inhumaine et en signaler les conséquences dramatiques.

Ce que nous pouvons faire : dénoncer ceux qui provoquent le chaos migratoire, le financement public des associations immigrationnistes, les élus qui autorisent ces subventions et manifester contre l’installation de centres de migrants. Expliquer que cette immigration ne fait que des malheureux : les migrants déracinés et les européens appauvris qui deviennent des étrangers chez eux…

◊ Nous constatons que les esprits libres qui dénoncent les méfaits de ces transferts barbares de population sont ostracisés, inévitablement traités de racistes. Les médias, au quotidien, empêchent tout débat de fond et libre sur ces sujets jugés « sensibles » : les lois Pleven et Gayssot jouent un rôle évident de censure. Même le dit « Grand débat » a été privé de ce sujet.

Pouvons-nous nous laisser bâillonner par les médias financés par les oligarques à qui le crime profite en effet, ces mélanges violents de populations visent à niveler les peuples, à leur faire perdre leurs racines, et le sens de l’appartenance à une histoire, à une nation, à une culture afin de les transformer, par abrutissement, en consommateurs. Nous appauvrissons les pays d’émigration en leur enlevant des forces vives qui, déracinées dans nos pays, y sont une charge financière et sociale.

⇒ Nous voulons dénoncer la dictature montante du pouvoir et défendre la liberté d’expression qui assure l’intelligence des peuples.

Ce que nous pouvons faire : soutenir moralement et financièrement les victimes de la répression du pouvoir. Aider et faire connaître les médias libres. Expliquer les méfaits des lois liberticides.

◊ Nous constatons que, sous la pression des lois comme la loi NOTRE, et des autorités européennes et mondialistes, les autorités nationales et locales perdent inexorablement leur souveraineté et leurs compétences juridiques sur les services de sécurité, d’éducation, de santé, de transport, sur le logement, etc…

Situation désastreuse qui a entraîné la désertification des zones rurales oubliées par les gouvernants cosmopolites : fermeture des services publics, réduction de la desserte par les transports en commun, faillite des commerces des centres villes, etc…

Pouvons-nous abandonner la richesse singulière de nos campagnes où plongent, pour beaucoup de français, les racines de ce qui les constituent ?

⇒ Appliquer le principe de subsidiarité, et promouvoir les libertés locales, notamment économiques : remettre l’économie au service de l’homme et non l’inverse, privilégier « la proximité », défendre nos entreprises de plus en plus souvent vendues à l’étranger, lutter contre la désindustrialisation : retrouver une échelle humaine.

Ce que nous pouvons faire : manifester contre les fermetures de services publics, de lignes ferroviaires : les déserts médicaux, que la réduction du numerus clausus a provoqués, l’état désastreux du système hospitalier et la fermeture d’hôpitaux et de maternités en sont de tristes exemples.
Promouvoir les produits de proximité et sensibiliser la population à la nécessité d’acheter français ou européen. Qui plus est, la proximité, c’est bon pour l’environnement !

◊ Nous constatons une augmentation constante des actes de violence en France, qui devient dramatique.

Pouvons-nous laisser notre pays, identifié comme celui « des Droits de l’Homme » devenir la proie de l’insécurité ?

⇒ L’Etat doit retrouver sa priorité première, une de ses fonctions régaliennes : la protection des français, leur sécurité, notamment en assurant le contrôle des frontières en respectant les libertés au niveau local.

Ce que nous pouvons faire : mettre en lumière, au cas par cas, le laxisme judiciaire vis-à-vis des allogènes délinquants. Informer les français des situations précises aussi fréquentes qu’aberrantes d’absence de répression et de suivi des malfaiteurs.

◊ Nous constatons que la culture française est méprisée au niveau le « plus haut » de l’Etat, et au sein même de l’Education Nationale qui ampute, sans sourciller, l’enseignement de l’histoire de France, de ses périodes les plus glorieuses.

Pouvons-nous accepter la déconstruction de ce qui fait notre richesse et notre singularité ? De ce qui constitue nos racines, notamment chrétiennes ?

⇒  Réaffirmer la puissance de la civilisation européenne et de la France au sein du concert des nations.

Ce que nous pouvons faire :
Retrouver notre pouvoir : manifester contre l’alignement français sur la politique aventureuse et belliqueuse des Etats-Unis. Non aux bobards de guerre, des médias etc…
Préserver notre identité : lutter contre la christianophobie, et informer de ses actes (profanations contre les églises et les cimetières) en progression régulière, et contre les déconstructions du patrimoine en général comme les maisons alsaciennes à colombages, par exemple … Veiller à ce que les lois protégeant les parcs naturels et zones protégées perdurent et soient réellement appliquées.

◊ Nous constatons que rien n’est fait pour favoriser la natalité en France, bien au contraire, avec de lourdes conséquences sur les retraites : d’une part, des allocations familiales insuffisantes et en diminution régulière, une fiscalité qui pénalise les familles par la réduction du quotient familial et, d’autre part, le nombre réduit et les prix élevés des logements de grande taille notamment, pour les classes moyennes.
Revoir le système des retraites, injuste, et qui profite à des arrivants qui n’ont jamais cotisé tandis que des français qui ont cotisé toute leur vie touchent une retraite misérable…
S’ajoutent à cela les lubies écologistes qui invitent les françaises à avoir le moins d’enfants possible !
De l’enfant roi qui est censé « apprendre par lui-même » à une certaine idée de l’Homme imposée par la loi du marché, la personne est trop souvent abaissée au statut de simple usager.

Pouvons-nous laisser se développer une politique de baisse démographique ? Pouvons-nous laisser l’Homme devenir un objet du marché mondialisé ?

⇒ Mettre en œuvre une véritable politique familiale, relancer la natalité en respectant la préférence nationale, rendre aux parents une vraie liberté scolaire et réaffirmer la loi naturelle pour protéger la dignité de chaque personne.

Ce que nous pouvons faire : dénoncer l’embrigadement des enfants : théorie du genre, LGBT, climato-catastrophisme, dénoncer l’intervention d’associations militantes dans les écoles, pointer du doigt les folies “pédagogiques”. Contrer la propagande pro-avortement, pro-euthanasie, pro-PMA et bientôt pro-GPA…

Nous avons du travail, nous pouvons le faire seulement si nous œuvrons unis sur ces priorités. Les français sont attachés à la démocratie : le pouvoir par le peuple et non pas par les minorités.

France Réelle : Présentation de l’action

Création de coordinations locales sur l’ensemble du territoire français

Elles auront comme mission d’organiser des rencontres, des débats et des événements de résistance contre des actions qui seront identifiées comme délétères et opposées à l’économie enracinée ou à la continuité culturelle de la France : fermeture de services de proximité, irrespect de lieux de culte ou de tout autre vestige…

Ces manifestations se feront pacifiquement, la fibre humoristique sera privilégiée !

Ces événements permettront de :

  • Sensibiliser nos citoyens à l’engagement associatif ou politique local.
  • Diffuser une information sur :
    • les médias alternatifs qui font un excellent travail trop peu connu des français.
    • des initiatives locales : écoles hors contrat, producteurs défendant et fournissant le commerce de proximité et toutes autres démarches de résistance : librairie, maison d’édition, associations, comités de quartier et sites Internet locaux …

La priorité est de trouver des coordinateurs et des bénévoles pour relayer cette action.

Nous voulons agir avec toutes les personnes qui partagent nos convictions, nos objectifs et ce sentiment d’urgence de s’unir et de travailler ensemble en partant du local.

Pour les personnes intéressées, contactez Laurence Maugest pour l’équipe de la France Réelle au mail suivant : laurence.maugest@orange.fr

Laurence Maugest
02/07/2019

Source : Correspondance Polémia

Laurence Maugest

Laurence Maugest

Laurence Maugest a une maîtrise de recherche en psychologie sociale. Durant plus de vingt ans elle a travaillé dans des services d’écoute et de soutien destinés à des personnes en difficulté, lieux stratégiques où la complexité et la diversité des individus rencontrés aiguisent une vive curiosité des autres. C’est par l’écriture qu’elle poursuit maintenant cette exploration sans fin.

https://www.polemia.com/attaques-identite-france-relle-mobiliser/

G20: Poutine dénonce des idées pro-LGBT qui seraient «imposées» aux gens

G20: Poutine dénonce des idées pro-LGBT qui seraient «imposées» aux gens

DÉBAT « Cette partie de la société assez agressive impose son point de vue à la majorité », estime Vladimir Poutine, en parlant des militants et militantes pro-LGBT

20 Minutes avec AFP

Publié le 29/06/19 à 15h58 — Mis à jour le 30/06/19 à 16h07409 COMMENTAIRES4,5kPARTAGES

Vladimir Poutine au G20, le 29 juin.
Vladimir Poutine au G20, le 29 juin. — Mikhail Klimentyev/AP/SIPA

« Dans certains pays européens, on dit aux parents que les filles ne peuvent plus mettre de jupes à l’école. C’est quoi ça ? » C’est en ces mots que le président russeVladimir Poutine a dénoncé samedi les idées de liberté sexuelle et de liberté de genre « imposées » selon lui aux gens, qui y seraient majoritairement hostiles. Il s’exprimait lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet du G20 à Osaka au Japon.

« Cette idée progressiste commence à être dépassée », a estimé le président russe, qui avait déjà provoqué un tollé en estimant dans une interview publiée à la veille du sommet dans le Financial Times que le progressisme « avait vécu ». « Il y a toutes sortes de choses maintenant : on a inventé cinq ou six genres (…) je ne comprends même pas ce que c’est », a poursuivi le président russe.

« Cela peut expliquer le phénomène de Trump »

« Le problème est que cette partie de la société assez agressive impose son point de vue à la majorité écrasante » des gens, a-t-il affirmé. « Les représentants des idées libérales imposent un certain type d’éducation sexuelle à l’école, les parents ne le veulent pas, mais on ne demande pas leur avis », a encore assuré M. Poutine.

Selon lui, « cela peut expliquer le phénomène de Trump, sa victoire, le fait que les gens mécontents sortent dans la rue dans les pays occidentaux ». Alors que la Russie est souvent accusée à l’Occident d’ingérence dans les processus politiques d’autres pays, il y a de vraies « raisons profondes » pour le mécontentement, affirme le président russe.

Elton John accuse Poutine d’hypocrisie

Le chanteur britannique Elton John s’est adressé vendredi avec une série de tweets à Vladimir Poutine, après que le maître du Kremlin a affirmé que la Russie n’ « avait pas de problème » avec les personnes LGBT et voulait que tout le monde soit heureux, dans l’interview au Financial Times.

Alors que des scènes d’amour homosexuelles et de consommation de drogues ont récemment été retirées de la version russe du biopic sur Elton John, la star britannique a accusé M. Poutine d’« hypocrisie ». Pour sa part, Vladimir Poutine a affirmé samedi que le chanteur, « un génie musical (…), avait tort ».

« Nous avons une attitude très calme envers la communauté LGBT », a-t-il déclaré. « Nous avons une loi, critiquée par tout le monde, la loi interdisant la propagande homosexuelle auprès des mineurs », a-t-il rappelé. « Mais écoutez, laissez une personne grandir, devenir adulte et puis décider qui elle veut être », a lancé M. Poutine

.http://G20: Poutine dénonce des idées pro-LGBT qui seraient «imposées» aux gens

La doctrine-LGTBQ, ou notre-Armageddon

La doctrine-LGTBQ, ou notre-Armageddon

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

   Forum

Il n’y a pas de commentaires associés a cet article. Vous pouvez réagir.

   Imprimer

776

La doctrine-LGTBQ, ou notre-Armageddon

17 juin 2019 –On trouve, esquissée dans l’introduction au texte des Archives-dd&esur la “culture-Armageddon”, une idée qui a retenu mon attention au point de concevoir de lui consacrer petit développement : l’idée selon laquelle « …la gauche (ex-“dissidence” pseudo-antiSystème en 2004) a développé sa propre version de la “culture-Armageddon”, qui est la folie progressiste-sociétale ». Cette “version” de la “culture-Armageddon” serait ainsi le pendant de gauche de la signification fondamentale de la doctrine MAD poussée à l’extrême de son accomplissement par les extrémistes religieux qu’on aime situer à droite, qu’ils soient islamistes, chrétiens ou juifs, tous enfants d’un monothéisme sourcilleux ; lui-même, le Politiquement-Correct de gauche (PC en vertueuses initiales), étant à sa façon un extrémisme religieux, qu’il soit laïque, athée, transhumaniste ou néandertalien.

(Mais bon, il faut prendre ces “gauche-droite” dans leur positionnement les plus extrêmes, c’est-à-dire les produits paroxystiques et pathologiques du Système opérationnalisant dans les piètres agitations humaines le “déchaînement de la Matière”. Nous sommes bien au-delà des habituelles supputations de salon concernant ce rangement politique, avec les arguments des Vychinski de talkshows.)

Cela signifie que le politiquement correct, ou PC, ou conformisme totalitaire, qui est le monstre accouché de la gauche entrée dans la perte de ses eaux hystériques s’avère à la fois être absolument terroriste, à l’image aussi bien de la doctrine MAD réalisée que du terrorisme dispensé par les pensées religieuses extrémistes, et qu’il est absolument suicidaire, comme s’avère être le produit final de la “culture-Armageddon”. (Cela, sans que je me prononce sur la valeur historique, symbolique, religieuse, eschatologique, etc., de la bataille d’Armageddon, puisque me contentant dans ce cas de considérer simplement l’effet de cette tendance.) (*)

Le développement de la dialectique de ce que nous devrions baptiser dans un premier élan “doctrine-PC”, – comme il y a doctrine-MAD, – et de ses multiples branches de déstructuration-dissolution-entropisation (la “formule-dd&e“) de toutes les catégories du sociétal ne cesse d’accélérer et de créer de nouvelles voies vers des situation propices à la démence. Ce travers de la psychologie et de l’esprit affecte évidemment ceux qui suivent ces voies, qu’ils soient convaincues de la chose ou qu’ils se convainquent de l’être sous la pression terroriste de la chose.

Une récente démonstration de cette situation, c’est l’affaire du NYT supprimant ses dessins humoristiques à la suite d’accusations diverses portant sur le très-classique antisémitisme contre l’un de ces dessins, et le NYT décidant avec une extrême bravoure de ne pas se prononcer sur le fond (antisémitisme ou pas ?), non plus que certains acteurs-PC célèbres intervenant pour déplorer cette décision, également sans prendre position sur le fond (antisémitisme ou pas ?) du problème qui est l’accusation-PC (type déviationnisme-antisémite remplaçant les classiques “déviationnisme-trotskiste” ou “déviationnisme-droitiste” c’est selon et à votre bon cœur) … Ce commentaire d’Antoine Menuisier dans Figaro-Vox, rapportant la protestation d’un dessinateur pourtant très-PC (le Suisse Patrick Chappatte) publiant un manifeste contre la décision du NYT, fait l’affaire pour décrire l’état de schizophrénie absolument panicarde vers lequel nous conduit cette terreur dialectique, avec exemple à l’appui de l’intervention de cet acteur-PC (Chappatte) :

« Nous voilà au cœur d’un politiquement correct au carré, qui fait qu’on se garde, au nom du politiquement correct, c’est-à-dire par crainte des réactions, de se prononcer sur le fin mot du litige, dont on déplore les conséquences éditoriales pourtant politiquement correctes (la fin des dessins politiques)… »

Et Menuisier de poursuivre : « … notons que nulle part dans son manifeste[contre la décision du NYT], Patrick Chappatte n’emploie l’expression “politiquement correct”, dont il pense peut-être qu’elle est l’apanage des réacs. Revenons au dessin objet du scandale : s’il le juge antisémite, Chappatte passera pour “sioniste” ; s’il n’y voit qu’une maladresse de mauvais goût, il risque l’accusation d’antisioniste, voire pire… Quel dilemme ! »

Ce qu’il m’importe de développer ici ne porte bien entendu en aucune façon « sur le fin mot du litige », antisémite ou pas, sioniste ou pas, ou bien encore transgenre ou pas, transhumaniste ou pas, etc., – sans aucun doute, sans m’en dissimuler une seconde parce que là n’est vraiment pas l’essentiel, parce qu’enfin croire le contraire serait signaler que la démence-PC vous a désormais frappé vous-même. Si vous acceptez de suivre les règles de cette dialectique, vous entrez dans la ronde infernale de leur démence, et vous n’en sortirez qu’avec un entonnoir sur la tête, pour vous protéger en mode-bio des retombées de la fin du monde. Ce qui m’importe, ce sont les deux aspects qui se découvrent de la doctrine-PC, ou progressisme-sociétal, et complète en s’y intégrant, sur sa gauche, la culture-Armageddon : l’aspect terroriste et l’aspect suicidaire…

• L’aspect terroriste, sans aucun doute, aussi terroriste pour la substance opérationnelle des esprits que l’est pour la substance opérationnelle de l’univers physique la doctrine-MAD lorsqu’elle est poussée à son extrême. L’extrême de la doctrine MAD est la menace de l’anéantissement du monde physique par le nucléaire ; l’extrême de la doctrine PC est la menace de l’anéantissement du monde intellectuel par la dialectique. Voilà les deux vecteurs terroristes de la “culture-Armageddon” dont notre civilisation a fièrement accouché. Dans les deux cas, la psychologie est affectée, elle est ouverte, sinon offerte absolument, comme peut l’être une fille au sens du XIXème et des frères Goncourt, à l’incursion de la démence.

• L’aspect suicidaire va de soi, comme le montre l’affaire NYT-Chappate, comme symbole, opposant deux acteurs également PC : au nom de la doctrine-PC qu’ils vénèrent également, ils s’attaquent réciproquement, se condamnent, se déchirent, se haïssent, s’humilient, se crêpent le chignon, et finalement renoncent de factoà toute forme réelle d’activité intellectuelle (jugement « sur le fin mot du litige) dans ce segment de la polémique. Bientôt, ce sera la raison elle-même qui sera mise en cause si ce n’est déjà fait certes, et la réaction sera évidemment de l’abandonner parce que la raison peut conduire à des jugements et des constats que le doctrine-PC ne peut envisager. Il ne restera plus alors que de suivre la voie de la démence et ainsi sera mis en place le dessein suicidaire de la doctrine-PC. Là aussi, l’aspect complémentaire de la doctrine-MAD est parfait et la démonstration de l’aspect suicidaire de la “culture-Armageddon” est acceptable.

Je crois qu’arrivé à ce constat logique de la complémentarité des deux, pour mieux définir la culture-Armageddon il faut trancher, c’est-à-dire dépasser la logique justement pour entrer dans le domaine de l’intuition, parce que la logique nous laisse totalement insatisfaits et frissonnant, entre terreur et suicide… Il y a, dans le texte retrouvé de dd&e, ce passage qui absout la logique en la renversant, et par-là même qui l’envoie dans la poubelle la plus proche, et donc certes nous invite effectivement à trancher (je souligne de gras les passages qui importent au vulgum pecus que je suis) :

« Ce qu’a montré la fin de l’URSS, c’est que cette référence-Armageddon n’était pas accidentelle, circonstancielle, imposée par le communisme, la crainte de l’holocauste nucléaire, etc. Au contraire, elle était et reste complètement structurelle, absolument fondamentale pour l’américanisme extrémiste que nous décrivons, – ce pourquoi l’on peut parler de “culture-Armageddon”. Au-delà même : Armageddon est non seulement fondamental pour cette psychologie [de l’américanisme], il lui est nécessaire comme l’oxygène l’est à la vie… »

Ce passage dit bien que ce que l’on a nommé “doctrine-MAD”  parce qu’il s’agissait effectivement d’une doctrine rationnelle n’a d’utilité que dans la mesure où elle s’adapte parfaitement au raisonnement sur la “culture-Armageddon”. En soi, elle ne représente rien de décisif, et, effectivement là encore, la suite de sottises et de ratages incroyables, de débilités impuissantes, d’éjaculations précoces et de coitus interruptus, surtout à partir de 9/11, a démontré sa vanité. De l’Irak à l’Iran, à la Syrie, à la Russie, à la Corée du Nord, personne dans la dynamique du système de l’américanisme n’est parvenu à transcender cette doctrine-MAD pour en faire la déclencheuse de l’Armageddon. (Attente jusqu’ici infructueuse de la Troisième Guerre Mondiale.)

… Ce qui me conduit à avancer ceci : j’en viens enfin à considérer que la véritable doctrine répondant au besoin d’Armageddon, c’est bien la doctrine-PC qu’on pourrait désigner aujourd’hui, pour la satisfaction de la diversité et l’élévation à la dignité qui lui sied, doctrine-LGTBQ. Ainsi en viendrais-je à considérer que la clef d’Armageddon se trouve dans cette intervention du progressisme-sociétal, à la fois terroriste et suicidaire.

Dans ce cas, l’Armageddon échappe à sa référence, et s’il reste un Armageddon dans sa définition première et primaire (« …le terme “Armageddon” est[…] employé pour qualifier une destruction catastrophique »),ce n’est pas en tant que symbole de l’ultime bataille du Bien contre le Mal comme l’aurait voulu les extrémistes de la doctrine-MAD échappant à la logique rationnelle, mais en tant qu’outil d’une extraordinaire efficacité pour accomplir le déstructuration-dissolution-entropisation de tout ce qui est organisation humain et civilisationnel ; c’est-à-dire la déstructuration-dissolution-entropisation d’abord des États-Unis où fleurissent ces Cent-Fleurs de cette pensée. Ce processus ne peut être le fait que des individus américanistes devenus entités informes et sans la moindre singularité comme nous le suggère l’évolution de cet aspect-là de la “culture-Armageddon” ; c’est-à-dire production intrinsèque, déstructurée totalement et absolument dissoute jusqu’à l’entropie de l’esprit, venue directement des « puanteurs foucaldiennes des restes de l’Empire[des USA] » ; ou, pour faire moins simple, se rapportant à cette citation Jean-Marc Mandosio dans son Longévité d’une imposture – Michel Foucault (Édition de l’Encyclopédie des Nuisances, 2010),

« La destitution de l’idée d’“individu” au profit d’une “singularité” sans essence , pure potentialité susceptible de prendre n’importe quelle forme et d’en changer à volonté, est contemporaine de l’émergence du néocapitalisme festif, dont le mode vie gay a constitué le prototype à la fin des années soixante-dix, avec la bénédiction cde Foucault… »

Où l’on voit que le doctrine-PC devenue doctrine-LGTBQ apparaissait effectivement dans ses limbes foucaldiennes alors que la doctrine-MAD en était à son chant du cygne (décennies 1970 & 1980) devant la disparition prochaine, puis actée de l’URSS, qu’elle était ainsi  complètement vidée de sa substance, découvrant le vide de son essence ; qu’elle était donc, cette doctrine-PC devenue-LGTBQ, destinée après sa naissance et ses premières envolées, son cheminement hésitant puis de plus en plus triomphant, finalement son formidable essor notamment à partir du début des années 2010 pour sa phase finale et paroxystique, à occuper l’essentialité du cimier de la “culture-Armageddon” et à organiser la bataille de la catastrophe finale, ou Bien et Mal selon la logique de l’interprétation humaine n’auraient en rien leur place, où le trinôme déstructuration-dissolution-entropisation s’occuperait d’activer l’effondrement qui justifierait l’étiquette d’Armageddon.

Nous y sommes sous peu…

 

Note

(*) Pour servir de pense-bête, l’Armageddon de Wikipédia : « En 609 av. J.-C., le roi Josias du royaume du sud, royaume de Juda, est défait et tué sur la colline fortifiée de Megiddo (Har Megiddo) par le pharaon Nékao II. Cette défaite, alors que le Dieu des défenseurs de Mégiddo était censé les protéger, est ressentie comme une catastrophe traumatisante, et c’est en son souvenir que le terme “Armageddon” est ensuite employé pour qualifier une destruction catastrophique. […] Ce mot est utilisé pour désigner des batailles catastrophiques, éventuellement d’ampleur planétaire, et, au sens de bataille finale, celle dont l’issue donnera la victoire définitive. Ainsi, à l’inverse du dicton “perdre une bataille mais pas la guerre”, désigner une bataille à venir comme un Armageddon, c’est sous-entendre que perdre cette future bataille, c’est perdre la guerre. »

https://www.dedefensa.org/article/la-doctrine-lgtbq-ou-notre-armageddon

LA VIOLENCE SOCIALE DANS LE ROI LEAR DE WILLIAM SHAKESPEARE

LA VIOLENCE SOCIALE DANS LE ROI LEAR DE WILLIAM SHAKESPEARE

FacebookVKBloggerLiveJournalTwittergoogle_plusEmailPrintPartager

07.06.2019
La tragédie du roi Lear de Shakespeare n’est donc pas uniquement celle d’un homme trompé par le pouvoir. C’est aussi la tragédie d’une civilisation libérale fatalement imparfaite qui est intrinsèquement criminelle, incontrôlée et brutale (aussi, incapable de changer).

Depuis l’époque de William Shakespeare, les citoyens décents des États-nations ont été horrifiés par les récits révélant l’intrigue, le complot politique et la violence des élites. Cela est naturel pour les civilisations conservatrices et libérales. Aussi longtemps que subsistent des élites au-dessus des lois, le spectre de l’instabilité sociale et du chaos hantera les rêves de la société. William Shakespeare, le grand dramaturge de la Renaissance anglaise, connaissait bien la peur de l’anarchie. On dit qu’il était obsédé par l’idée de stabilité et qu’il incarnait le motif de la violence sociale à travers plusieurs de ses plus grandes pièces de théâtre. Le roi Lear , considéré par beaucoup comme la plus grande tragédie de Shakespeare, décrit la violence sociale de manière radicale. La pièce ne présente aucune masse dévastatrice de gens ordinaires ressemblant à des bêtes assoiffés du sang de leurs supérieurs naturels. Au lieu de cela, la balustrade aliénée vient des soi-disant supérieurs eux-mêmes. Ce sont le chevalier Edmund, les duchesques de Cornouailles et d’Albany et, bien sûr, le roi Lear lui-même qui se comportent comme des bêtes indescriptibles. C’est le point de Shakespeare. C’est la position injustifiée de chevalier, de duc et de roi qui enlève l’humanité et fait de lui un animal vorace de violence, de tromperie et de convoitise.

Le rôle du pouvoir dans la modernité (c’est-à-dire une société libérale au-dessus de la loi) requiert la violence, l’oppression organisée et le complot dans la recherche et le maintien de la «stabilité». Shakespeare clarifie tragiquement cette douloureuse vérité dans sa grande pièce, King Lear .

Le premier personnage majeur du roi Lear à éblouir le honnête avec sa faim, sa duplicité et son meurtrier est le méchant chevalier Edmund. Fils illégitime du comte de Gloucester, Edmund a vécu toute sa vie dans un milieu dangereux. Pire qu’un roturier en ce sens qu’il est le produit d’une union sexuelle illégale, mais meilleur que votre chevalier célibataire moyen en ce sens qu’il est manifestement très aimé et protégé par son père le comte, le «fripon» et le «putain» Edmund profite instantanément de son statut particulier. Premièrement, il rejette absolument toute « coutume » régissant les relations sociales et déclare que seule la « Nature » doit guider son comportement. En d’autres termes, Edmund vivra selon une seule « loi »: la loi de la jungle qui tue ou se fait tuer. Il fait cela pour « grandir », « prospérer ». Il entre ensuite dans une série d’intrigues, par le biais de mensonges et de manipulations, par lesquelles son demi-frère, puis son père, et même la famille royale elle-même, sont pris au piège et détruits. Pendant tout ce temps, Edmund grandit, il prospère. Il est officiellement adopté par Gloucester, hérite ensuite du comté de son père et devient le vassal de Cornouailles. Il commande enfin des armées et aspire à la royauté de la Grande-Bretagne. Comme il le fait remarquer de manière caractéristique dans l’acte V, «être tendre ne devient pas une épée». C’est par sa cupidité, sa malhonnêteté et sa violence totalement débridées qu’Edmund passe de «bâtard» à «meilleur des meilleurs». Aux yeux d’Edmund, c’est naturel. La civilisation libérale, injustifiée, avant tout la loi, dans laquelle il vit le fait.

Tout comme Edmund est encouragé par la nature de la société moderne moderne à tracer son chemin vers le sommet, de même pour les deux filles aînées du roi Lear, Goneril et Regan. À peine ont-ils reçu une part égale du royaume de leur père («que le futur conflit soit évité») que Goneril et Regan commencent à se traquer comme des bêtes de proie. L’acte II a à peine commencé avant que ne soit révélé le premier murmure de la guerre «Les ducs de Cornouailles et d’Albany». Cette «division entre les ducs» s’aggrave au fil de la pièce, jusqu’à ce que Regan dise de sa soeur Goneril: «Je ne la supporterai jamais». Regan cherche à détruire sa soeur. Elle doit. Sinon, elle craindra à jamais que Goneril la détruise. De même, les deux filles conçoivent «un complot de mort» sur leur propre père. Encore une fois, faire autrement inviterait Lear à «reprendre la forme» du roi et à se venger d’eux. Lorsque Goneril et Regan découvrent que leur pouvoir est menacé par Cordelia (qui, aux côtés du roi Lear, constituerait un très redoutable adversaire), ils s’en prennent à tous les côtés au «traître [s]». Ils arrêtent le comte de Gloucester et lui arrachent sauvagement les yeux. Regan enterre un poignard dans le dos d’un serviteur qui s’oppose physiquement au mauvais traitement du comte. Goneril a ensuite poignardé sa sœur dans le dos avec une fiole de poison mortel.

Ce paroxysme de violence, qui finit par engloutir tous les personnages principaux de la pièce sauf deux, est causé par la nature même de la société. Pour rester supérieur en toute sécurité et de manière stable, il faut avoir le pouvoir, la connivence et la mort.

Le spasme total de grève et de contre-grève dans la pièce se déroule sur une période extrêmement courte. Peut-être trois semaines s’écoulent-elles entre le début et la fin de l’action. Par conséquent, le personnage principal qui jouit de la position et du pouvoir le plus longtemps n’est autre que le roi Lear lui-même. «À quatre ans et plus», le roi gagne et maintient le pouvoir depuis de nombreuses décennies. La pièce est explicite sur la façon dont il a fait cela. Le roi Lear protège son pouvoir de longue date en frappant instantanément et violemment toutes les menaces perçues. Tout d’abord, il désavoue sa fille préférée, Cordélia, pour avoir refusé de participer au célèbre concours d’amour de la pièce. Il bannit ensuite le comte de Kent pour le contredire. Il attaque ensuite le roi de France pour ne pas avoir abandonné son costume pour la main de Cordélia. Il menace ensuite ses deux autres filles en disant à Goneril qu’il aimerait «écorcher son visage de loup» et à Regan que ses «vengeances [contre elle] seront les terreurs de la Terre!» Même à la fin de la jouer, il reste des vestiges du soi violent et avide de pouvoir de Lear. Quand on parle de ceux qui l’ont méprisé, tout ce qu’il peut dire, c’est «Tue, tue, tue, tue, tue, tue!». Lear doit éliminer tous les défis qui pourraient être présentés à son autorité. Il explique cet impératif au début de la pièce lorsqu’il déclare au comte de Kent:

Tu as cherché à nous faire rompre nos voeux,

Ce que nous n’avons pas encore fait et avec une fierté tendue,

Pour venir entre notre phrase et notre puissance,

Que ni notre nature ni notre place ne peuvent supporter,

Notre puissance rendue bonne, prenez votre récompense.

La «puissance», le «lieu» et même la «nature» de Lear en tant que personne dépendent d’un rapport de type «tout ou rien» avec ceux qui se trouvent en dessous de lui dans l’ordre social. Ils ne peuvent pas interroger. Ils ne peuvent pas carpes. Faire ainsi, Lear se rend sur le coupable destruction immédiate. C’est seulement ainsi que le roi Lear pourra continuer son règne saisissant, arbitraire et violent.

La tragédie du roi Lear de Shakespeare n’est donc pas uniquement celle d’un homme trompé par le pouvoir. C’est aussi la tragédie d’une civilisation libérale fatalement imparfaite qui est intrinsèquement criminelle, incontrôlée et brutale (aussi, incapable de changer).

Vu sous cet angle, le comportement condamné de Lear ne signifie pas qu’il détruit aveuglément ses amis et renforce ses ennemis.C’est que Lear aspire à céder les règnes du pouvoir royal en premier lieu. Un homme dans sa position n’a pas la liberté de faire une telle chose. Le système lui-même l’interdit. Un tel système est constamment au bord de l’anarchie. La modernité est dans une constante, folle, frénésie de préservation de soi. La violence sociale menace à chaque instant, non seulement des couches inférieures, mais également des classes supérieures elles-mêmes (l’aristocratie est encore plus encline à adopter un comportement insensé). Toute la carrière de Shakespeare montre qu’il était très conscient de ce fait tragique et douloureux. Le motif de la violence sociale est tissé dans presque toutes ses pièces. Dans chacune d’elles, Shakespeare exprime les inquiétudes les plus profondes de citoyens honnêtes et de tous les jours. Si les citoyens d’aujourd’hui répondent au roi Lear de Shakespeare avec ce sentiment de pitié et d’horreur qui est le but de la tragédie, ce n’est pas pour le vieux roi «stupide» qu’ils ressentent une émotion aussi profonde. En fin de compte, leur profonde tristesse et leur profonde peur se font sentir dans l’ensemble de la civilisation libérale, car notre société mondiale actuelle est tout aussi gourmande, menteuse et moralement sanglante que celle de Shakespeare.

 

https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=http://katehon.com/&prev=search

Seize thèses sur la société de propagande, par Jean-Yves Le Gallou

Seize thèses sur la société de propagande, par Jean-Yves Le Gallou

Seize thèses sur la société de propagande, par Jean-Yves Le Gallou

Par Jean-Yves Le Gallou ♦ Immigration de masse, « mariage gay », PMA/GPA, écriture inclusive, lutte contre « l’islamophobie », combat contre « l’homophobie » et la « transphobie », réformes sociétales libérales-libertaires et poursuites judiciaires contre les dissidents… Tous ces phénomènes s’ajoutent les unes aux autres dans un cortège sans fin grâce à une propagande incessante. La propagande est En Marche… et la propagande cela marche !
Décryptage de Jean-Yves Le Gallou.


1- La remise en cause des sociétés traditionnelles

Depuis 40 ans la société française et les sociétés européennes subissent une quadruple remise en cause :

  • Bouleversement de leur économie par le libre-échange généralisé, aux conséquences économiques et environnementales souvent désastreuses.
  • Renversement de leurs règles sociales et de leurs équilibres territoriaux par l’arrivée d’une immigration massive et de l’islamisation qui l’accompagne.
  • Déconstruction de toutes les formes de transmission, débouchant notamment sur une catastrophe scolaire.
  • Ébranlement de l’image collective par la culpabilisation historique (Seconde guerre mondiale, colonisation, esclavage) et géologique (« dérèglement climatique »).

2- Les Français perçoivent l’effet désastreux de ces politiques :

  • Montée du chômage et du mal emploi.
  • Explosion de l’insécurité et relégation dans les périphéries.
  • Effondrement du niveau de connaissances des élèves, notamment pour la maîtrise de la langue et des mathématiques.
  • Saccage des paysages et du patrimoine hérité du passé.

3- Pourtant ces orientations politiques ne sont pas remises en cause

Chaque année qui passe, elles sont même portées plus loin. La raison en est simple : ces choix idéologiques sont voulues par les oligarchies dominantes – groupes financiers, médiatiques, communautaires – et elles sont imposées par un appareil de propagande d’une puissance sans équivalent à aucune époque de l’histoire.

4- Une propagande constante

Au cours d’une seule journée un homme (ou une femme) se trouve exposé à des centaines de messages de propagande, directs ou plus subliminaux.
Dès qu’il ouvre une radio ou consulte son téléphone, il reçoit des messages d’information orientés survalorisant ce qui va dans le sens du politiquement correct et occultant ce qui pourrait aller dans un sens contraire.

Mais il encaisse aussi des centaines de messages publicitaires l’incitant à consommer plus et à « bien-penser ». Dès qu’il sort de chez lui, il est exposé aux messages de propagande publicitaire et de communications politique : sur les panneaux d’ « information » des mairies, des églises, des écoles, des entreprises et sur tous les supports publicitaires. Impossible par ailleurs d’échapper aux écrans, ces écrans qui captent le regard par le mouvement des images qu’ils montrent, et qui inoculent leurs messages partout : à la maison, dans la rue et les transports publics, dans les restaurants et les bars, dans les halls d’accueil des entreprises, des administrations, des salles de spectacles et de sport.

5- L’enfant lui-même est exposé au formatage totalitaire

Les totalitarismes du XXe siècle s’intéressaient principalement à l’embrigadement de la jeunesse, entendez les adolescents ou les enfants de plus de 10 ans. Le totalitarisme du XXIsiècle va plus loin. L’enfant est éduqué – rééduqué plutôt – dès l’école primaire, la maternelle, voire la crèche. A travers des livres et des exercices visant à nier les différences de sexe et d’origine par exemple.

6- La propagande est massive

Elle s’impose par la répétition. Le même message est ainsi appelé à s’imprimer un grand nombre de fois.

L’orchestration : la même (fausse) évidence présentée comme une vérité émanera de lieux apparemment différents même si la source peut être unique.

La transfusion : pour améliorer son image, une entreprise ou une association n’hésitera pas à relayer les mantras de la propagande ce qui renforcera leur rayonnement.

La censure – publique ou privée – protégera la propagande de la confrontation avec le réel.

7- Une propagande triplement efficace

La propagande est triplement efficace : par le gavage, par la sidération, par l’intimidation.
Le conditionnement est quotidien. En certaines circonstances (guerre, attentat, émeutes, crise financière), la pression de propagande est telle qu’elle aboutit à la sidération des cibles (c’est-à-dire des citoyens), incapables de résister et de bouger.
La propagande a aussi une fonction intimidante : celui qui tente de résister risque d’être balayé, ostracisé, frappé d’interdit scolaire ou professionnel ou de mort civique ou médiatique.

8- La propagande dispose de moyens financiers considérables

2 % du produit intérieur brut est consacré à la publicité et aux dépenses de communications. Celles-ci ne sont jamais neutres. Elles sont au service de puissants groupes d’intérêts financiers et idéologiques.

Les dépenses de publicité et de communication sont d’ailleurs cadrées :

  • par les grandes centrales publicitaires,
  • par les grandes fondations d’entreprise,
  • par les associations politiquement correctes (immigrationnistes, « antiracistes », LGBTQ) subventionnées à tous les étages administratifs : Union européenne, État, régions, départements, intercommunalités, communes, fondations des grandes entreprises.

9- Des relais considérables

La propagande dispose de relais considérables dans l’entreprise, la culture, le divertissement, le sport, le monde de l’édition, etc.

Avec une double amplification : de l’effet de masse et de répétition ; de l’effet de censure et de soumission. Comme si face au politiquement correct, il n’y avait pas d’alternative.

10- Les entreprises soumises

Longtemps l’entreprise a été neutre. Chacun de ses collaborateurs était libre de ses pensées. L’objectif d’une firme était de satisfaire des clients pour rémunérer son personnel et dégager des profits. Aujourd’hui, les entreprises – surtout les grandes – se piquent de « charte éthique » et de valeurs : entendez par là, la doxa politiquement correcte !
De fait, les entreprises (surtout grandes) deviennent des organes de propagande et de soumission au conformisme à travers leurs actions de communication, leur « mécénat », leurs séminaires de « formation » et les pratiques de leurs directions des ressources humaines (RH).

11- La culture, vecteur de propagande

La culture est aussi enrégimentée au service du politiquement correct à travers le choix des thèmes des expositions, les présentations des musées, les cartels de présentation des œuvres, les discours des « artistes contemporains » autour de leurs « œuvres », la détermination des pièces de théâtre et des festivals subventionnées, l’élection des films susceptibles d’accéder aux avances sur recettes et aux aides régionales…
Le monde de l’édition est aussi orienté par le souci de plaire aux médias.

12- Divertir et subvertir

Le divertissement a aussi fait l’objet d’un véritable arraisonnement idéologique : ainsi les séries imposent l’idée du « vivre ensemble », quitte à chambouler les rôles comme dans « Plus belle la vie » (France 3) où, à Marseille, de méchants jeunes Européens tabassent de gentils arabes pour leur taxer des clopes.

Le concours de Miss France est lui doublement biaisé par le jury favorisant les jeunes filles d’origine non européennes et surtout exigeant des concurrentes des professions de foi politiquement correctes.

Quant à l’Eurovision, de Conchita Wurst à Bilal Hassani, le spectacle est assuré par des femmes à barbe et des êtres hybrides sans considération pour le talent musical. Et Mouv – radio de service public – a assuré le remplacement de la chanson française et du rock par le rap de plus en plus violent

13- Le sport au service de la propagande

Promu par Pierre de Coubertin, l’esprit olympique écartait la politique et l’argent des stades et du sport. Nous en sommes bien loin désormais.

Le football, qui fédère des supporteurs autour d’une équipe, est devenu un instrument de l’immigration et du métissage. La victoire de l’équipe de France, lors de la coupe du monde de 1998, fut présentée comme une réussite « black, blanc, beur ». Un modèle qui s’est exporté. Dans d’autres pays d’Europe et vers le rugby.
C’est dans le même esprit que le « mondial de football féminin » a été médiatiquement promu en juin 2019 : dans le but, cette fois, de réaliser une double opération de propagande à la fois diversitaire et féministe. Une démarche parfaitement artificielle tant le football féminin est marginal. Alors que d’autres sports où les femmes sont très présentes comme la natation et l’équitation ne sont pas médiatisées.

De son côté, le cyclisme a fait l’objet de nombreuses campagnes de dénigrement et de ringardisation : logique car il s’agit d’un sport principalement pratiqué par des hommes européens (et quelques sud-américains) pédalant dans des paysages enracinés.

14- De nouvelles fêtes politiquement correctes

L’année a longtemps été rythmé par les fêtes catholiques, elles-mêmes calées sur les saisons, et trois grandes fêtes patriotiques : 8 mai, 14 juillet, 11 novembre.

Désormais, l’islam impose son calendrier (ramadan, rupture du jeûne, Aïd el-Fitr, Aïd al-Kabir).

Et les journées commémoratives à finalités culpabilisantes ou communautaristes ont été instituées et se sont multipliées : « shoah », Vel d’hiv, esclavage, « marche des fiertés », mois LGBT, journée de la femme, etc.
Fournissant à chaque fois aux médias, aux institutions officielles, aux services publics (train, métro, avion)… matière à un conditionnement idéologique des populations.

15- La publicité, instrument de propagande

Par principe, les messages publicitaires ne peuvent être neutres. Ils ont pour fonction de pousser à l’acte d’achat. Tout en véhiculant un message de propagande politique : le plus souvent contre le réchauffement climatique, présumé d’origine anthropique, et pour la « diversité ». Avec fréquemment la mise en scène de couples ethniquement mixtes sachant que dans l’immense majorité des cas la femme est européenne et l’homme africain ou moyen oriental.

16- Une propagande efficace

Toute cette propagande est formidablement efficace. Il est possible de le mesurer de deux manières :

– L’arrivée de mots nouveaux qui s’imposent dans le débat public comme des armes idéologiques visant à interdire toute opinion contradictoire…
Dans les années 1970-1980 : « racisme », « xénophobie ».
Dans les vingt dernières années : « islamophobie », « négrophobie », « homophobie », « transphobie », « négationnisme », « climato-scepticisme », « genré », « racisé », « grossophobie », « féminicide », « écriture inclusive »…

C’est le triomphe de la novlangue !

– Le déplacement de la fenêtre d’Overton qui classe les idées selon qu’elles sont jugées : impensables, radicales, acceptables, raisonnables, populaires, politiques. Et la fenêtre se déplace en fonction des campagnes d’opinion.
Ainsi sur certains sujets – le mariage gay ou la GPA par exemple – on est passé, en moins de trente ans, de l’impensable au politique, sinon à l’obligatoire.

Tout cela montre le succès d’une véritable ingénierie sociale.

Une ingénierie sociale qu’un prochain article montrera comment démonter !

Jean-Yves Le Gallou
15/06/2019

Jean-Yves Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou, ENA, inspecteur général de l’administration (ER), ancien député européen est le président de Polémia. Essayiste il a publié de nombreux ouvrages dont « La Tyrannie médiatique » et « Immigration : la catastrophe, que faire ? ». Jean-Yves Le Gallou présente chaque semaine sur TVlibertés i-média, émission d’analyse critique des médias

Snowden et le contrôle électronique du parc humain

Snowden et le contrôle électronique du parc humain

Les Carnets de Nicolas Bonnal

   Forum

Un commentaire est associé à cet article. Vous pouvez le consulter et réagir à votre tour.

   Imprimer

1685

Snowden et le contrôle électronique du parc humain

L’expression parc humain vient de l’incertain Sloterdjik, néo-penseur allemand des nullissimes nineties,aujourd’hui bien oublié. Elle me paraît pourtant bonne. Pour savoir comment nous avons été domestiqués par le marché et par l’étatisme moderne, on relira les classiques que je n’ai cessé d’étudier ici-même : Debord, Mattelart, Marx, Heidegger, Tocqueville et bien sûr Platon (le chant VIII j’allais dire, de la république, qui précise comment on ferme les âmes, pour retourner l’expression du bon maître Allan Bloom). Parfois un contemporain comme l’historien américain Stanley Payne résume très bien notre situation de résignés, d’anesthésiés et de petits retraités de l’humanité. Comme dit l’impayable Barbier, les retraités ont pardonné à Macron. Alors…

J’ai écrit trois livres, tous différents, sur Tolkien en insistant sur le point essentiel de son grand-œuvre populaire dont je pensais qu’il ouvrirait nos âmes (mais quelle forfanterie, mais quelle erreur encore…) : ne pas utiliser les armes du système. Or en utilisant sa matrice électronique et son medium-message, nous n’avons fait que le renforcer. A preuve la lâcheté et l’indifférence dont nous avons fait preuve le jour où ce bon système est venu, avec ses loups et ses agents, arrêter le plus célèbre des nôtres, le malheureux (et pas même martyr, parce que pas très courageux non plus) Assange. En prétendant lutter contre le système en cliquant nous l’avons renforcé, utilisant son terrain, alors que Sun Tze nous recommande de ne pas le faire.

« Mettez-vous au faite du terrain et choisissez ce qu’il y aura de plus avantageux pour vous… »

Or en se mettant dans l’espace virtuel où nous sommes contrôlés vingt-quatre heures sur vingt-quatre… Mais passons. J’ai eu assez de clics contre moi (« mais pour qui ce méprisant se prend, je suis rebelle moi, mais le système s’écroule quoi ») pour savoir où j’en suis.

Un qui semble avoir compris cette réalité de nos royaumes peu combattants est le réfugié Snowden, rongé par le calvaire juridique que subissent du fait de leur aide plusieurs de ses anciens amis. Snowden ne voit pas du tout le système en crise, et il a bien raison Snowden. Le système devenu tout-puissant dans les années 2010 (migrants, Lybie, Syrie, théorie du genre, Facebook-Twitter, métastase du contrôle fiscal, intellectuel, facial…) triomphe aussi avec ses adversaires chinois ou russe (merde, depuis quand ces deux puissances incarneraient la liberté ?). Le système triomphe et nous dévore exsangues. Il laissera la chair comme ces pumas qui ne se repaissent que du sang des brebis dans mes pampas. Et on consommera sans sourciller cette chair quand on nous interdira la consommation de viande.

On l’écoute alors Snowden repris par zerohedge.com, le blog du gloom and doom qui ne s’est jamais fait trop d’illusion sur notre résistance néostalinienne ou identitaire.

« Le lanceur d’alerte de la NSA, Edward Snowden, a déclaré jeudi que les personnes dans les systèmes de pouvoir avaient exploité le désir humain de se connecter afin de créer des systèmes de surveillance de masse. Snowden  est apparu  à l’Université Dalhousie de Halifax, en Nouvelle-Écosse, via un flux en direct de Moscou, pour prononcer un discours liminaire  sur  la série de dialogues ouverts de l’université canadienne. »

La suite n’avait rien de rassurant. On imagine le décor du Ghost writer de Polanski ou d’un championnat mondial et glacial d’échecs (le film de Zwick sur Bobby Fisher était aussi très bon) :

« Pour le moment, a-t-il dit, l’humanité est dans une sorte de « moment atomique » dans le domaine de l’informatique. « Nous sommes en train de procéder à la plus grande redistribution du pouvoir depuis la révolution industrielle, et cela est dû au fait que la technologie offre une nouvelle capacité », a déclaré Snowden. »

Le techno-servage que j’évoquais dans mon livre sur Internet nouvelle voie initiatique est en place :

« C’est une influence qui touche tout le monde à tout endroit », a-t-il déclaré. « Il n’a aucun respect pour les frontières. Sa portée est illimitée, si vous voulez, mais ses garanties ne le sont pas. »  Sans de telles défenses, la technologie peut affecter le comportement humain. »

Le grand triomphateur est le pouvoir bancaire-institutionnel qui peut nous priver à tout moment de notre liberté ou même… de notre argent (mot plus éclairant que liberté) :

« Les institutions peuvent « surveiller et enregistrer les activités privées des personnes sur une échelle suffisamment large pour que nous puissions dire que cela est proche de la toute-puissance », a déclaré Snowden. Ils le font via « de nouvelles plateformes et de nouveaux algorithmes », grâce auxquels « ils peuvent changer notre comportement. Dans certains cas, ils sont capables de prédire nos décisions – et aussi de les pousser – à des résultats différents. Et ils le font en exploitant le besoin humain d’appartenir. »

Les gens se sont jetés sur Facebook. Et pourtant…

« Nous ne nous inscrivons pas pour cela », a-t-il ajouté, écartant ainsi l’idée que les gens sachent exactement à quoi s’en tenir avec les plateformes de médias sociaux comme Facebook.

« Combien d’entre vous qui ont un compte Facebook lisent réellement les conditions d’utilisation? » demanda Snowden. « Tout a des centaines et des centaines de pages de jargon juridique que nous ne sommes pas qualifiés pour lire et évaluer – et pourtant, ils sont considérés comme contraignants pour nous. »

Le contrôle par les algorithmes. On se souvient de ces cathos extatiques qui partaient se faire casser la gueule dans les rues pour défendre « la famille », et qui une fois leurs cathédrales incendiées ou occupées par les islamistes, se sont empressés d’aller voter LREM à Paris ou ailleurs. Dix ans de dressage face de bouc par les algorithmes-système cela vous reformate un cerveau. De toute manière, voter pour le reste des partis… Lisez le dernier texte de Dimitri Orlov, très bon là-dessus.

Puis Snowden résume le piège. Comme toujours, l’enfer était pavé de bonnes intentions « (vous serez comme des dieux »…) :

« C’est grâce à ce type de connexion technologique impie et à une sorte d’interprétation inhabituelle du droit des contrats « , a-t- il poursuivi, « que ces institutions ont été en mesure de transformer cette plus grande vertu de l’humanité, à savoir le désir d’interagir et de connecter coopérer et partager – transformer tout cela en une faiblesse « .

« Et maintenant », a-t-il ajouté, « ces institutions, à la fois commerciales et gouvernementales, se sont inspirées de cela et … ont structuré cela et l’ont ancré là où elles sont devenues le moyen de contrôle social le plus efficace de l’histoire de notre espèce.  »

« Peut-être que vous en avez entendu parler », a déclaré Snowden. « C’est une surveillance de masse. »

Quand je vois ces ados ou ces vieux  le nez piqué dans leur smartphone (smart désigne la douleur en saxon, la mort en russe) je me dis que nous avons du souci à nous faire ou à botter en touche.

Une solution ? Celle qu’indiquait Carl Schmitt dans son maître-opus sur le Partisan : le tellurisme. C’était celle aussi du cosmonaute dans 2001 : éteindre l’ordinateur-système pour repasser en contrôle manuel.

 

Sources

ZeroHedge.com

Nicolas Bonnal – Internet nouvelle voie initiatique (Les Belles Lettres) ; Les mystères de Stanley Kubrick (éditions Dualpha).

https://www.dedefensa.org/article/snowden-et-le-controle-electronique-du-parc-humain

Nous sommes tous des menteurs

Nous sommes tous des menteurs

Thierry Meyssan réagit à la commémoration du débarquement en Normandie, à celle du massacre de Tiananmen et à la campagne pour l’élection du Parlement européen. Il souligne que nous ne cessons consciemment de mentir et de nous en féliciter. Or, seule la Vérité libère.

 | DAMAS (SYRIE)  

+
JPEG - 72.1 ko

La propagande, c’est un moyen de propager des idées, vraies ou fausses. Mais se mentir à soi-même, c’est uniquement ne pas assumer ses fautes, tenter de se convaincre que l’on est parfait, fuir vers l’avant.

La Turquie illustre au paroxysme cette attitude. Elle persiste à dénier avoir tenté de faire disparaître ses minorités non-musulmanes, en plusieurs vagues, durant une génération, de 1894 à 1923. Les Israéliens ne sont pas mauvais non plus, eux qui prétendent avoir créé leur État pour offrir une vie digne aux juifs survivants de l’extermination par les nazis, alors que Woodrow Wilson s’était engagé à le fonder dès 1917 et que, aujourd’hui chez eux, plus de 50 000 rescapés des camps de la mort vivent misérablement en dessous du seuil de pauvreté. Mais les Occidentaux sont les seuls à établir des consensus sur leurs mensonges, à les professer comme des réalités révélées.

Le débarquement en Normandie

Nous fêtons le 75ème anniversaire du débarquement en Normandie. Selon les médias presque unanimes, les Alliés lancèrent alors la libération de l’Europe du joug nazi.

Or, nous savons tous que c’est faux.

- Le débarquement ne fut pas l’œuvre des Alliés, mais presque exclusivement de l’Empire britannique et du corps expéditionnaire états-unien.
- Il ne visait pas à « libérer l’Europe », mais à « foncer sur Berlin » de manière à arracher les lambeaux du IIIème Reich qui pouvaient l’être aux victorieuses armées soviétiques.
- Il n’a pas été accueilli avec joie par les Français, mais au contraire avec horreur : Robert Jospin (le père de l’ancien Premier ministre Lionel Jospin) dénonçait à la « une » de son journal l’importation par les Anglo-Saxons de la guerre en France. Les Français enterraient leurs 20 000 morts, tués sous les bombardements anglo-saxons, uniquement pour faire diversion. Une immense manifestation se rassemblait à Lyon autour du « chef de l’État », l’ex-maréchal Philippe Pétain, pour refuser la domination anglo-saxonne. Et jamais, absolument jamais, le chef de la France libre, le général Charles De Gaulle, n’accepta de participer à la moindre commémoration de ce sinistre débarquement.

L’Histoire est plus compliquée que les westerns. Il n’y a pas les « bons » et les « méchants », mais des hommes qui tentent de sauver leurs proches avec plus ou moins d’humanité. Tout au plus avons nous évité les âneries de Tony Blair qui, lors des commémorations du 60ème anniversaire, fit hurler la presse britannique en prétendant dans son discours que le Royaume-Uni était entré en guerre pour sauver les juifs de la « Shoah » —mais pas les gitans du même massacre—. La destruction des juifs d’Europe ne débuta pourtant qu’après la conférence de Wansee, en 1942.

Le massacre de Tienanmen

Nous célébrons le triste anniversaire du massacre de Tienanmen. Nous ne cessons de lire que le cruel régime impérial chinois a massacré des milliers de ses citoyens, paisiblement réunis sur la place principale de Beijing, uniquement par ce qu’ils réclamaient un peu de liberté.

Or, nous savons tous que c’est faux.

- Le sit-in de la place Tienanmen n’était pas celui de Chinois parmi d’autres, mais une tentative de coup d’État par les partisans de l’ancien Premier ministre Zhao Ziyang.
- Des dizaines de soldats ont été lynchés ou brûlés vifs sur la place par les « paisibles manifestants » et des centaines de véhicules militaires ont été détruits, avant toute intervention des hommes de Deng Xiaoping contre eux.
- Les spécialistes US des « révolution colorées », dont Gene Sharp, étaient présents sur la place pour organiser les hommes de Zhao Ziyang.

L’Union européenne

Nous venons de voter pour désigner les députés au Parlement européen. Durant des semaines, nous avons été abreuvés de slogans nous assurant que « L’Europe, c’est la paix et la prospérité », et que l’Union européenne est l’aboutissement du rêve européen.

Or, nous savons tous que c’est faux.

- L’Europe, c’est un continent —« de Brest à Vladivostok », selon la formule de Charles De Gaulle— et c’est une culture d’ouverture et de coopération, pas l’Union européenne qui n’est qu’une administration anti-russe, dans la continuité de la course à Berlin du débarquement en Normandie.
- L’Union européenne, ce n’est pas la paix à Chypre, mais la lâcheté face à l’occupation militaire turque. Ce n’est pas la prospérité, mais une stagnation économique quand le reste du monde se développe à toute vitesse.
- L’Union européenne n’a aucun rapport avec le rêve européen de l’entre-deux-guerres. Nos aïeux ambitionnaient d’unir les régimes politiques servant l’intérêt général —les Républiques, au sens étymologique—, conformément à la culture européenne, qu’ils se trouvent sur le continent ou hors du continent. Aristide Briand plaidait donc pour que l’Argentine (un pays de culture européenne en Amérique latine) en fasse partie, mais pas le Royaume-Uni (une société de classe).

Et cetera, etc…

Nous marchons comme des aveugles

Nous devons distinguer le vrai du faux. Nous pouvons nous réjouir de la chute de l’Hitlérisme, sans pour autant nous persuader que les Anglo-Saxons nous ont sauvés. Nous pouvons dénoncer la brutalité de Deng Xiaoping sans nier qu’il a de cette sanglante manière sauvé son pays du retour du colonialisme. Nous pouvons nous féliciter de ne pas avoir été dominés par l’Union soviétique sans pour autant nous enorgueillir d’être les valets des Anglo-Saxons.

Nous ne cessons de nous mentir à nous-mêmes pour masquer nos lâchetés et nos crimes. Puis, nous nous étonnons de ne résoudre aucun problème humain.

Thierry Meyssan

Thierry MeyssanConsultant politique, président-fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage en français : Sous nos yeux – Du 11-Septembre à Donald Trump(2017).

Que sait Avigdor Lieberman ?

Oui, on peut résister à la tyrannie de la pensée unique !

Oui, on peut résister à la tyrannie de la pensée unique !détails
Boulevard Voltaire
vendredi 7 juin 2019 à 15:21
réception
madcofelli@wanadoo.fr
Chère Madame, Cher Monsieur,

Vous faites partie des citoyens conscients que la liberté d’expression est en danger dans notre pays et qu’il est urgent de la défendre.

C’est donc une nouvelle encourageante que nous tenons à partager avec vous.

En avril 2017, Robert Ménard, fondateur de Reporters Sans Frontières et de notre site d’information Boulevard Voltaire, maire de Béziers, était condamné pour « provocation à la discrimination et à la haine  » pour avoir dit sur Twitter le 1er septembre 2016 : «  #rentreedesclasses : la preuve la plus éclatante du Grand Remplacement en cours. Il suffit de regarder d’anciennes photos de classe… »  puis le 5 septembre sur LCI : « Dans une classe du centre-ville de chez moi, 91 % d’enfants musulmans. Évidemment, que c’est un problème. »

Pour avoir simplement décrit la réalité, il était poursuivi en justice par pas moins de sept associations ! Dont la Licra, le Mrap, la Ligue des Droits de l’homme, SOS racisme…

Après deux ans de combat et de procédure, la cour de Cassation vient de rejeter le pourvoi de ces associations, confirmant ainsi la relaxe définitive de Robert Ménard.

Et c’est une excellente nouvelle pour tous les défenseurs de la liberté d’expression ! Et tout particulièrement pour la rédaction de Boulevard Voltaire qui combat quotidiennement cette tyrannie, cette intimidation permanente pour réduire au silence tous ceux qui veulent exprimer une opinion dissidente sur l’immigration et l’islam, ou tout autre sujet non politiquement correct.

En résistant, en refusant de plier l’échine, on finit par avoir gain de cause.

C’est pourquoi, contre vents et marée, nous continuerons sur Boulevard Voltaire à décrire le réel, et à donner aux Français une information non passée au rouleau compresseur du politiquement correct.

Vous le savez, les gardiens de la pensée unique multiplient les attaques pour nous affaiblir et nous réduire au silence : dénigrement et chantage auprès de nos annonceurs pour nous couper les vivres, attaques informatiques pour nous empêcher de diffuser nos informations, c’est notre lot quotidien.

Et nous ne sommes évidemment pas à l’abri d’une de ces attaques judiciaires, de cet acharnement judiciaire qui nous mettrait un genou à terre.

Dans notre pays où la liberté d’expression se réduit comme peau de chagrin, il n’y a que trois catégories de personnes : les gardiens de la pensée unique qui feront tout pour nous empêcher de penser et d’émettre des opinions différentes des leurs,…

… une majorité de personnes qui ne sont pas vraiment conscientes du lavage de cerveau auquel elles sont soumises quotidiennement, et auxquelles nous devons ouvrir les yeux en les contactant et en leur donnant accès à une information non censurée, …

… et puis des personnes comme vous et nous, qui ont décidé de résister et de défendre la liberté d’expression dans notre pays.

Tout le monde chez Boulevard Voltaire se donne corps et âme à ce combat. Mais l’énergie et le dévouement ne suffisent pas. Il faut aussi des moyens financiers. Et nous en manquons cruellement.

Pour agir et résister, pour émettre et diffuser le plus largement possible les informations libres, non censurées, indispensables pour rétablir le vrai débat d’idées dont notre pays a tant besoin, nous ne pouvons compter que sur vous.

Alors s’il vous plaît, aidez Boulevard Voltaire par un don le plus généreux possible, en cliquant sur ce bouton.

jfd bv
Je fais un don à Boulevard Voltaire

Votre don sera une arme pour lutter contre toutes les formes de censure, judiciaires et médiatiques, et pour redonner aux Français liberté d’expression et d’opinion !

Merci infiniment.

Librement,
L’équipe de Boulevard Voltaire

 

https://messageriepro3.orange.fr/OFX#mail/SF_INBOX/3630%25SF_INBOX/f