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Les chrétiens du Royaume-Uni face au Brexit

Les chrétiens du Royaume-Uni face au Brexit / Hors les Murs

Le Royaume-Uni vit un moment historique dans son rapport à l´Europe. Les tractation politiques du Brexit n´en finissent pas. Comment les chrétiens Britanniques et Irlandais vivent-ils cette situation inédite ? La Rédaction de KTO est partie à Londres, Oxford, Liverpool et Belfast à la rencontre de communautés catholiques et anglicanes. Des représentants de chaque Église partageront leurs questions et leurs convictions sur la manière de vivre cette époque troublée à la lumière de la foi chrétienne.

Diffusé le 22/03/2019 / Durée : 52 minutes

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Les prochains « Hors les Murs » sur KTO

  • 27/03/2019 03:13 : Les chrétiens du Royaume-Uni face au Brexit
  • 27/03/2019 18:40 : Les chrétiens du Royaume-Uni face au Brexit
  • 28/03/2019 05:32 : Les chrétiens du Royaume-Uni face au Brexit
Hors les Murs

Une fois par mois, le vendredi à 20h40.

Présenté par Benjamin Rosier, Stéphanie Dupasquier, Cyril Lepeigneux, Etienne Loraillère ou Philippine de Saint Pierre.

Une émission entièrement tournée dans une ville de France ou à l’étranger, pour être au plus près d’une actualité d’Église. Rythmé par des reportages et des entretiens, ce magazine de 52 minutes vous permet d’être au cœur d’un événement et d’en saisir la portée.

 

http://www.ktotv.com/video/00265907/les-chretiens-du-royaume-uni-face-au-brexit

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Zone euro : quelle riposte face au risque de crise économique

12/03/201904:38

Le risque de récession est élevé aujourd’hui en Europe. Les prévisions pessimistes se succèdent. L’histoire n’est pas écrite pour autant. A première vue, le panorama des conjonctures nationales demeure hétérogène. Les pays du Sud sont encore dans une séquence de rattrapage, l’Espagne ou le Portugal notamment. Et plus de la moitié des pays de l’UE se maintiennent sur les rythmes supérieurs à 2% de croissance, notamment les PECO. La mayonnaise de la récession européenne, synchrone, n’a donc pas encore pris. En revanche, il est clair que le noyau dur, Allemagne, France et Italie, est à la peine. Et que son affaissement spectaculaire depuis un an risque d’embarquer l’ensemble de la dynamique européenne, si rien n’est fait.


Des choses vont dans le bon sens en Europe

C’est à ce moment que l’Europe peut jouer son rôle. Le président de la Banque centrale européenne ne s’y est pas trompé, lors ses annonces du 7 mars. Il sait que c’est lorsque la mer se retire que surgissent tous les problèmes bancaires et financiers. Il prend les devants côté bancaire en relançant le dispositif de refinancement à long terme, fléché sur les banques, et maintient les taux à leur plancher car il sait aussi que le coût d’un sauvetage sera collectivement bien plus élevé que celui d’une impulsion lancée à temps pour éviter que la dynamique récessive ne s’enclenche.


Alors l’Europe, aujourd’hui plus pragmatique, peut-elle être cette fois-ci au rendez-vous de l’histoire ? Peut-elle jouer son rôle protecteur capitalisant sur les erreurs du retard à l’allumage de l’ère Trichet ? Et mobiliser à temps l’arme budgétaire pour relayer l’arme monétaire ?


A priori, on se dit que les choses ne sont pas mal parties. Clairement, la solution est entre les mains du noyau dur. Et de ce côté, pour des raisons variées, les choses vont dans le bon sens. L’heure est plutôt au relâchement de la discipline budgétaire. En France, après l’inflexion socialo-fiscale mise en place en réponse au mouvement des gilets jaunes. En Italie, avec le changement de cap budgétaire initié par la coalition anti-système issue des élections de mars 2018. Et même en Allemagne, où le gouvernement a lâché du lest sur les fonctionnaires. Et a promis à partir du 1er janvier 2021 la suppression de l’impôt de solidarité finançant la réunification, pour 90% de la population imposable.


Recentrage des économies : le modèle allemand vacille


Mais est-ce suffisant ? Clairement l’Europe, ne réitère pas l’erreur de la pro cyclicité de ses politiques. Clairement, l’inflexion, légère certes, ce produit là où elle doit être opérée en priorité. Et a minima, elle devrait jouer un rôle amortisseur. Mais il faut s’interroger aussi sur les racines de la crise pour prendre la mesure d’un ajustement qui dépasse de beaucoup les simples considérations conjoncturelles.


Si l’Europe est à la peine, et si l’Allemagne est au cœur de son marasme, c’est que la donne de la mondialisation est en passe d’être bouleversée. L’heure est à la croissance autocentrée, c’est-à-dire au repli sur les zones de croissance régionales. Des États-Unis, à la Chine en passant par le Japon, il est clair que les grandes régions du monde jouent la préférence locale. Les États-Unis au premier chef, ne veulent plus être le consommateur en dernier ressort du reste du monde. Leur croissance, doit d’abord bénéficier à leur industrie nationale. Trump porte la croissance américaine, en étendard. Il tempère les tensions à la hausse du pétrole pour ménager le pouvoir d’achat de ses concitoyens. Il baisse les impôts. Et érige des barrières pour se protéger des intrusions étrangères. Et en lançant les hostilités, il oblige tous les autres modèles extravertis à se repositionner. Côté chinois, cela se traduit par un double impératif : la conquête du marché intérieur, et surtout, la conquête du ventre mou de la mondialisation que constitue le marché européen. Une Europe qui fait figure de nouveau consommateur en dernier ressort de l’offre du monde.


Et sous ces coups de butoir, le modèle allemand vacille. Il s’est tout entier bâti sur la constitution d’excédents colossaux pour le financement de ses retraites. Elle n’a eu de cesse d’œuvrer pour consolider sa compétitivité et celle de ses partenaires pour partir à la conquête des marchés extra-européens. Or le nouveau design de la mondialisation invalide toute la stratégie de long terme de la principale économie européenne. Et c’est bien plus qu’une politique de relance, encore balbutiante, qu’il lui faudra pour relever le défi de la nouvelle donne mondiale. Le risque, c’est que arrimée à sa quête d’excédent, l’Allemagne ne transforme l’Europe en champ de bataille de la guerre commerciale qu’elle livre à la Chine. Et que les économies qui demeurent arrimées à leur modèle social ne soient les grandes perdantes de la lutte à mort des grandes économies extraverties. 

En savoir plus

Mots clés :BCEAllemagneFranceMondialisationItalieEuropePolitique budgétaireRécession

https://www.xerficanal.com/economie/emission/Olivier-Passet-Zone-euro-quelle-riposte-face-au-risque-de-crise-economique_3746973.html

Le Journal  Gilets Jaunes Acte XIX : Beauvau retient son souffle

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https://chaine.tvlibertes.com/widget/gilets-jaunes-acte-xix-beauvau-retient-son-souffle-journal-du-vendredi-22-mars-2019

Gilets Jaunes Acte XIX : Beauvau retient son souffle – Journal du vendredi 22 mars 2019

Gilets Jaunes Acte XIX : Beauvau retient son souffle

Après un samedi noir pour l’acte XVIII, le gouvernement retient son souffle à quelques heures de la nouvelle mobilisation. Entre l’armée mise à contribution et les interdictions de manifester, un nouveau fiasco de Christophe Castaner est à prévoir.

Encore un moment Monsieur le Brexit !

A une semaine de la date fatidique, Theresa May a une nouvelle fois plaidé sa cause devant les 27 pays de l’Union Européenne pour tenter une nouvelle sortie de crise du Brexit. La Grande Bretagne a jusqu’au 12 avril pour régler la situation… Une échéance à double tranchant.

Municipales 2020 : “Aimer Paris” vers l’union des droites?

Alors que les candidatures à la mairie de Paris se sont multipliées, la liste “Aimer Paris” de Serge Federbusch a enregistré un ralliement de poids… celui du Rassemblement National. Une première étape pour le candidat qui espère créer une vaste coalition et rallier les candidats d’autres partis.

L’actualité en bref

https://www.tvlibertes.com/gilets-jaunes-acte-xix-beauvau-retient-son-souffle-journal-du-vendredi-22-mars-2019

Jean-Claude Trichet : “Nous sommes dans une situation pire que 2008 !”

Jean-Claude Trichet : “Nous sommes dans une situation pire que 2008 !”

BCE, banques européennes, ralentissement de l’économie mondiale : Jean-Claude Trichet, ancien président de la Banque Centrale Européenne réagit à l’actualité économique.

Source : Écorama du 11 mars 2019, présenté par David Jacquot sur boursorama.com

https://www.ndf.fr/politique/15-03-2019/jean-claude-trichet-nous-sommes-dans-une-situation-pire-que-2008/

Embarquez à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle, entièrement rénové et modernisé (VIDÉO)

Embarquez à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle, entièrement rénové et modernisé (VIDÉO)

“Rendre le pouvoir aux Français”

“Rendre le pouvoir aux Français”

“Rendre le pouvoir aux Français”

Soirée-débat “Rendre le pouvoir aux Français” par Fabien Bouglé, Conseiller municipal à Versailles et Président de Versailles Familles Avenir :

Charles Gave

Frédéric Pichon :

Emmanuelle Gave, avocate et Directrice de l’Institut des Libertés

https://www.lesalonbeige.fr/rendre-le-pouvoir-aux-francais/

Synthèse de l’actualité internationale de décembre 2018

12/18 Actualité internationale

Synthèse de l’actualité internationale de décembre 2018

Par Axelle DEGANS, le 30 décembre 2018  Imprimer l'article  lecture optimisée  Télécharger l'article au format PDF

Agrégée d’histoire, Professeure de chaire supérieure au lycée Faidherbe (Lille) où elle enseigne la géopolitique en classes préparatoires économiques et commerciales. Membre du laboratoire HABITER (EA 2076) de l’Université Reims Champagne-Ardenne. Elle est notamment auteure de A. Degans, « Réussite aux concours 2019 ! La synthèse de l’actualité internationale 2018 », éd. Diploweb, via Amazon, 2019.

Voici une synthèse de l’actualité internationale de décembre 2018 qui sera fort utile à tous ceux qui veulent disposer d’un point de l’actualité géopolitique, voire préparent un concours. Pour ne rien manquer, et recevoir nos alertes sur des documents importants, le plus simple est de s’abonner gratuitement à notre Lettre d’information hebdomadaire ou au compte twitter de veille géopolitique @diploweb (+ de 12 000 followers)

Le sort des urnes

En Géorgie, Salomé Zourabichvili est devenue en décembre 2018 la nouvelle présidente de la Géorgie, république du Caucase. C’est la dernière élection présidentielle qui procède du suffrage universel direct, la prochaine sera indirecte, le président étant choisi par les parlementaires. La nouvelle présidente est connue en France pour avoir précédemment embrassé une carrière au Quai d’Orsay.

Andry Raejolina a remporté en décembre 2018 les élections présidentielles malgaches avec un peu plus de 55 % des suffrages exprimés pour une participation d’un peu moins de 50%. La commission électorale doit confirmer les résultats alors que son challenger dénonce des fraudes électorales. Cette élection a été l’occasion de dépenses somptuaires alors que le revenu moyen des malgaches est aujourd’hui inférieur à celui du moment de l’indépendance. Le pays est gangréné par la corruption et le système de la « rapine », c’est-à-dire des prélèvements effectués sur les produits exportés.

En République démocratique du Congo (RDC) les élections présidentielles prévues pour décembre 2018 ont de nouveau été repoussées, ce qui laisse planer de fortes inquiétudes. Une vingtaine de candidats se présentent pourtant à ces élections. … L’Eglise catholique, une des rares structures qui maille encore l’ensemble du territoire congolais, promet d’être vigilante et de veiller à ce que le scrutin puisse se dérouler dans les meilleures conditions possibles. Joseph Kabila est président depuis la mort de son père – le seigneur de guerre Laurent-Désiré Kabila -en 2001. Il a été élu en 2006 puis en 2011. Les élections présidentielles auraient dû se tenir en 2016, mais elles sont depuis sans cesse ajournées, le président – qui ne peut se présenter pour un troisième mandat – restant au pouvoir. Le report partiel des élections, qui doivent se tenir le 30 décembre, n’est pas un bon signe.

Les nouvelles d’Afrique

En Tunisie, huit années presque jour pour jour après l’immolation du jeune Mohamed Bouazizi (décembre 2010) qui a été le point de départ de la « révolution du jasmin » et plus généralement des révoltes arabes, un autre jeune, journaliste cette fois-ci, s’est immolé en décembre 2018 à Kasserine. Il a voulu, par son geste désespéré, dénoncer l’absence de perspective d’avenir dans son pays. Des heurts ont éclaté dans plusieurs villes tunisiennes, montrant que rien n’est réglé depuis la chute du président Ben Ali (2011) et la transition vers la démocratie. La situation économique et sociale reste bloquée, pour le malheur d’une jeunesse nombreuse et diplômée. L’islamisme radical monte dans ce pays où l’avenir semble sombre.

Le danger djihadiste est loin d’avoir disparu au Sahel comme le rappelle les récents affrontements au Mali. Le président Emmanuel Macron est allé réveillonner avec les troupes françaises au Tchad, réaffirmant ainsi son soutien à l’engagement militaire au côté du G5 Sahel (Tchad, Burkina Faso, Mali, Niger et Mauritanie). Il demande à l’Union européenne de contribuer au plus vite au financement de cette action commune visant à éloigner le danger djihadiste de l‘UE.

Au Maroc, deux jeunes touristes scandinaves ont été assassinées en décembre 2018 par des djihadistes. Une révélation perturbante pour le royaume chérifien. Au Niger, une centaine d’écoles ont été fermées en raison de menaces djihadistes.

Les Etats-Unis de Donald Trump

Synthèse de l'actualité internationale de décembre 2018
Général James Mattis
Source : Wikipédia

Le président Donald Trump annonce en décembre 2018 le retrait les troupes américaines de Syrie, déclarant que l’Etat islamique a définitivement été battu… mais rien n’est moins sûr. Il tient ainsi une de ses promesses électorales. C’est une décision assez populaire au sein de la population américaine, attachée à l’« America first ». Les effectifs militaires engagés (2 000 en Syrie et 14 000 en Afghanistan) devraient être divisés par plus de deux, mais les effectifs en Irak (5 200 hommes) devraient être maintenus. Cette décision, essentiellement décidée pour des considérations internes aux Etats-Unis n’est pas étrangère à la démission du secrétaire à la Défense, le général James Mattis. Elle pénalise les Kurdes que Washington avait jusque là soutenus mais satisfait grandement la Turquie qui ne veut pas de la création d’un Kurdistan indépendant.

Les Etats-Unis sont de nouveau confrontés en décembre 2018 à un « shut down », comme ils l’ont déjà été sous les mandatures de Bill Clinton ou Barack Obama. Le Congrès américain doit donner son accord pour un dépassement de budget – creusant donc davantage le déficit – pour financer la politique voulue par le président. Sinon, les fonctionnaires arrêtent d’être payés et des administrations ferment leurs portes. Il s’agit du troisième « shut down » de l’année 2018 après ceux des mois de janvier et février. Le bras de fer avec les parlementaires se cristallise autour du financement du mur que Donald Trump a promis d’ériger à la frontière avec le Mexique.

Le quarante-et-unième président des Etats-Unis, Georges Herbert Bush est décédé. Il a reçu des hommages nationaux et même internationaux. Il a été le président de la fin de la Guerre froide et de la guerre du Golfe, deux guerres gagnées par les Etats-Unis. L’actuel président a ostensiblement marqué une certaine indifférence à cette occasion.

La bulle qui s’est formée avec les cryptomonnaies – comme le bitcoin – au cours de l’année 2017 a fini par éclater en 2018. Ainsi, l’indice Bloomberg des cryptomonnaies les plus importantes a baissé de 80%, pour le plus grand malheur des spéculateurs qui y ont cru. Le krach des cryptomonnaies correspond aussi à une très mauvaise année boursière

Quelques nouvelles d’Asie

Le Japon est confronté à un environnement qu’il perçoit comme de plus en plus dangereux. Moscou a décidé de construire des bâtiments pour accueillir des soldats russes sur les iles Kouriles revendiquées par le Japon. Inquiet face à une Chine dont l’affirmation ne lui apparait pas pacifique, de l’imprévisibilité de la Corée du Nord, le Japon vient d’accroitre en décembre 2018 son budget militaire de plus de 200 milliards d’euros sur les cinq prochaines années, pour acquérir de nouveaux avions de chasse auprès de Washington et transformer deux porte-hélicoptères en porte-avions.

Le Qatar, qui est l’objet d’un boycott de ses voisins emmenés par l’Arabie saoudite, a décidé de façon très symbolique de sortir en décembre 2018 de l’OPEP, le cartel des exportateurs de pétrole. C’est une manière de montrer sa résistance face à la politique de Riyad.

Une angoissante nouvelle vient de se produire, la naissance de bébés – des jumelles – génétiquement modifiées. Elles le sont pour résister au Sida, une maladie qui n’afflige pas sa famille et qui n’empêche pas de naissance viable. Le chercheur et généticien français Axel Kahn a des mots très durs vis-à-vis de celui qui a permis cette naissance, qui ne relève d’aucune avancée scientifique mais d’une simple « audace » pour entrer dans l’Histoire. Il ajoute que le Sida ne sera peut-être même plus un fléau du monde quand ces petites chinoises parviendront à l’âge adulte, par contre, le code génétique de ces enfants est modifié sans en avoir la maitrise complète. Le médecin a une terrible responsabilité envers elles, qu’il ne pourra jamais assumer. Un terrible précédent pour une humanité qui n’a rien à gagner à jouer aux apprentis-sorciers avec la génétique.

L’Indonésie est de nouveau frappée en décembre 2018 par des catastrophes naturelles après celles qui ont endeuillé l’archipel durant l’été 2018. Cette fois-ci l’activité du volcan Krakatoa est responsable d’un tsunami qui a frappé la région du détroit de la Sonde – le détroit le plus utilisé dans la région après celui de Malacca – et provoqué la mort de plus de quatre cent trente personnes.

Une gouvernance mondiale contestée

La COP 24 s’est tenue en décembre 2018 en Pologne, à Katowice. Après les engagements pris à Paris lors de la COP 21 concernant la limitation des gaz à effet de serre (GES) pour contenir le réchauffement climatique, force est de constater que ceux-ci n’ont pas réellement été tenus. Les ambitions affichées en Pologne sont bien plus modestes. Un sommet pour rien ?

L’ONU a fait signer en décembre 2018 un pacte sur les migrations qui est dénoncé par certains pays. Ainsi, les Etats-Unis, certains pays européens (Autriche, la Bulgarie, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Pologne la République tchèque ou la Suisse), l’Australie, le Chili, ou Israël ont refusé de le ratifier. La signature apposée par Bruxelles a provoqué une crise gouvernementale en Belgique. Si l’ONU met en valeur que les Etats signataires conservent leur souveraineté en matière migratoire, les Etats non signataires craignent, eux, que ce texte devienne un argument de droit pour de futurs et possibles recours en justice alors que ce texte ne fait pas suffisamment la part entre migrations légales et migrations illégales.

La réunion du G20 – les vingt premières économies mondiales – s’est tenue en décembre 2018 à Buenos Aires, en Argentine. Elle n’a débouché sur « aucun recul », manière très diplomatique de ne pas dire que rien n’a fait plier Donald Trump, moins enclin au libre-échange multilatéral que ses prédécesseurs. Les entretiens bilatéraux se sont en revanche multipliés en marge de cette réunion.

Une Europe agitée

Dans l’Union européenne, les manifestations se multiplient en décembre 2018. En Hongrie contre le pouvoir de Viktor Orban [1]. En France, les gilets jaunes manifestent tous les samedi depuis le milieu du mois de novembre. A Bruxelles contre le pacte migratoire signé sous l’égide de l’ONU. Ces manifestations témoignent d’un vrai malaise qui saisit les Européens.


Bonus vidéo. L’Union européenne est-elle condamnée à l’impuissance ?


Le sommet de Bruxelles de décembre 2018 aboutit à la décision de créer un instrument budgétaire de la zone euro pour parvenir à un budget d’investissement.

En France, l’indice de fécondité s’élève désormais à 1,92 enfant par femme après s’être stabilisé autour de 2 enfants pour la période 2006-2014. Les générations ne sont donc plus renouvelées, ce qui accentue le vieillissement de la population.

Dans les Balkans, le Kosovo annonce en décembre 2018 sa volonté de créer une armée d’environ 5000 hommes pour remplacer les 2 500 hommes des forces de sécurité du Kosovo. Celui-ci est sous perfusions internationales, et la KFOR – dépendant de l’OTAN – assure sa sécurité. Si les aspirations du Kosovo sont soutenues par Washington, le Secrétaire général de l’ONU appelle à la retenue et la Serbie manifeste son mécontentement.

A Cuba, l’après Castro en désenchantement ?

A Cuba, la situation économique continue à se dégrader après le revirement de la politique de Washington. Les pénuries alimentaires s’aggravent, y compris pour les produits de première nécessité comme la farine et donc le pain. La situation de décembre 2018 n’est pas sans rappeler la crise sévère – la « période spéciale » – qu’a traversé l’ile au lendemain de la chute de l’URSS (décembre 1991) qui finançait le régime castriste. Le président cubain Miguel Diaz-Canel s’est récemment fâché avec le nouveau président brésilien Bolsonaro, et donc l’un de ses importants partenaires économiques. Russie et Chine pourraient être des recours pour la Havane, dont le régime quasi autistique se préoccupe aujourd’hui de l’informatisation de l’ile…

La Havane a aussi décidé d’encadrer davantage les entrepreneurs privés pour lutter contre le travail illégal. Or près de 13% de la population travaille désormais à son compte, les « cuentapopistas », souvent de petits artisans ou commerçants. Il s’agit aussi pour le pouvoir d’inciter les étrangers à investir dans l’ile.

Bonnes nouvelles

En France, la ville de Grasse vient d’être classée en décembre 2018 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO pour ses savoir-faire, déjà mondialement reconnus, dans le domaine du parfum.

Un bien fragile cessez-le-feu est signé en décembre 2018 entre les protagonistes de la guerre du Yémen. Ce conflit a déjà tué près de 100 000 civils et causé l’une des pires catastrophes humanitaires de ce nouveau siècle. Plus de 15 millions de Yéménites sont en situation d’ « urgence alimentaire ».

Les Françaises sont en décembre 2018 championnes du monde de handball, un véritable exploit, qu’elles réitèrent après leur premier titre mondial décroché en 2003.

Je vous présente mes meilleurs vœux pour 2019 en espérant une belle année géopolitique !

Copyright décembre 2018-Degans/Diploweb.com

https://www.diploweb.com/Synthese-de-l-actualite-internationale-de-decembre-2018.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=NL221Lactualit_internationale&utm_medium=email

VIDEO. Des « gilets jaunes » passés à tabac samedi par des CRS dans un Burger King à Paris ? Voici ce qui s’est passé

VIDEO. Des « gilets jaunes » passés à tabac samedi par des CRS dans un Burger King à Paris ? Voici ce qui s’est passé

Sur des images filmées par un témoin et des journalistes de France 2, on voit des CRS frapper à coups de matraques des manifestants réfugiés dans le restaurant ainsi que dans un autre café, avenue de Wagram.

Des CRS interviennent pour déloger des manifestants vêtus de gilets jaunes du Burger King de l\'avenue de Wagram, à Paris, le 1er décembre 2018.
Des CRS interviennent pour déloger des manifestants vêtus de gilets jaunes du Burger King de l’avenue de Wagram, à Paris, le 1er décembre 2018. (MONNIER PAUL LUC / GUILLEMOT STÉPHANE / FRANCE2)

Il est aux alentours de 18h50, samedi 1er décembre. La place de l’Etoile, à Paris, est envahie par les fumées des gaz lacrymogènes. Les CRS entreprennent de déloger le millier de manifestants qui restent, après une journée de violences dans le cadre de la mobilisation des « gilets jaunes » sur les Champs-Elysées et à l’Arc de triomphe. A deux pas de là, avenue de Wagram, les hommes casqués s’engouffrent dans un restaurant Burger King fermé, mais dont la porte a été fracturée. Sur les images filmées par un vidéaste amateur, on les voit alors frapper des personnes porteuses d’un gilet jaune, à terre.

Au premier plan, devant le comptoir, on distingue un jeune homme à terre, vêtu d’un jogging gris et d’un gilet jaune autour du cou, en train de se faire frapper par un CRS. C’est Olivier*, un habitant de Moulins (Allier), âgé de 26 ans. Franceinfo a pu vérifier son identité et sa présence sur les lieux.

Venu pour la première fois manifester à Paris, le jeune homme affirme qu’il s’est réfugié dans le Burger King avec un ami, après avoir tenté de gagner la place de l’Etoile en fin de journée « pour voir ». « C’était rempli de gaz lacrymos, la fumée s’épaississait, on ne voyait rien. Dans le Burger King, les gens crachaient, vomissaient », se souvient-il. A l’arrivée des CRS, son copain Pierre, également contacté par franceinfo, parvient à fuir par la porte de la rue de Tilsitt. Olivier, lui, glisse. « Je me suis retrouvé à terre et les coups pleuvaient, ça a duré trop longtemps. » Le gilet jaune se lève et parvient à s’enfuir. Lundi, il s’est rendu à l’hôpital pour faire constater ses hématomes et contusions et en est ressorti avec une ITT (interruption de travail) de cinq jours. Il a fait parvenir à franceinfo une copie du certificat et se dit déterminé à porter plainte dans les prochains jours auprès du procureur de la République.

J’étais venu pacifiquement. Je ne me considère pas comme une menace, j’étais désarmé, à terre.Olivier*, un « gilet jaune » frappé
dans le restaurant Burger King
à franceinfo

« Ils avaient des gilets jaunes mais ce n’étaient pas forcément les manifestants les plus excités », confirme à franceinfo Nicolas Mercier, auteur de ces images. Selon lui, beaucoup d’entre eux « s’étaient réfugiés dans le fast-food pour fuir les émanations de gaz lacrymogènes ». Il filme la scène avec sa caméra jusqu’à ce qu’un CRS vienne lui intimer d’arrêter, son flash-ball « braqué sur [lui]«  et lui donnant « un coup de pied ».

A cette heure-là, c’est la « reconquête de la place », confirme un journaliste de France 2, Paul-Luc Monnier. Les CRS, qui ont déploré plus de 20 blessés dans leurs rangs, sont sur les dents. « Ils se sont rendu compte qu’il y avait des gilets jaunes dans les restos de chaque côté de l’avenue. J’ai entendu un policier dire : ‘Ils se sont réfugiés à l’intérieur' », indique le reporter, qui a également filmé la séquence avec son collègue. « C’était hyper violent, ils faisaient sortir les gens un par un du Burger King et leur donnaient des coups de matraque, ça criait », témoigne-t-il.

MONNIER PAUL LUC, GUILLEMOT STÉPHANE

Trois photographes se trouvent, eux, à l’intérieur du restaurant. « La place était saturée de gaz, je suffoquais complètement. Avec deux collègues, on s’est engouffrés dans le Burger King où des gens s’étaient réfugiés. Ce n’était pas des pilleurs, ils essayaient juste de reprendre leur souffle », raconte à franceinfo l’un d’entre eux, Martin Colombet, qui travaillait ce jour-là pour Libération. Un agent de sécurité présent leur donne « des bouteilles d’eau ». « Au bout d’un moment, on voit les CRS entourer le fast-food. Certains sont entrés, ont foncé sur les manifestants, les ont mis à terre et ont commencé à les tabasser », poursuit-il.

Ce qui est choquant et anormal, c’est qu’on frappe des gens à terre. Qu’ils vident un Burger King de façon musclée, c’est leur taf, mais là c’était clairement une punitionMartin Colombet, photographeà franceinfo

Si Martin Colombet parvient à sortir sans prendre de coup, en montrant sa carte de presse, son confrère Adrien Lévy-Cariès dit avoir reçu « deux coups de matraque » alors qu’il tentait de sortir. « Le CRS qui m’a frappé a vu que j’étais journaliste. J’avais en main un brassard presse, mon casque marqué presse, mon appareil dans l’autre main. » Ce photographe indépendant s’en tire avec un bleu en haut du bras droit, dont il a fait parvenir une photo à franceinfo.

« Ils faisaient sortir les gens un à un et chacun se prenait des coups de poing et de matraque au passage », reprend Martin Colombet. Boris Allin, photographe comme lui pour Libération, a diffusé sur Facebook la photo d’un homme et d’une femme tout juste expulsés, selon lui, du Burger King. L’homme a l’arcade sourcilière en sang et la femme est en pleurs. « Elle criait ‘Ils sont fous, ils sont fous !' », indique-t-il à franceinfo.

Capture d\'écran du message posté le 4 décembre 2018 sur Facebook par le photographe Boris Allin, accompagné d\'une photo prise devant le Burger King de l\'avenue de Wagram, à Paris, le 1er décembre 2018. 
Capture d’écran du message posté le 4 décembre 2018 sur Facebook par le photographe Boris Allin, accompagné d’une photo prise devant le Burger King de l’avenue de Wagram, à Paris, le 1er décembre 2018.  (BORIS ALLIN / FACEBOOK)

Boris Allin a fait un signalement à l’IGPN (la police des polices) sur la plateforme dédiée. Il a reçu mercredi 5 décembre une réponse, consultée par franceinfo, l’informant que son signalement avait bien été transmis au parquet de Paris.

Après le Burger King, les CRS ont investi un restaurant en face, La flamme. « Là aussi, ils sont allés chercher les gens un par un », témoigne le journaliste de France 2 Paul-Luc Monnier, qui a filmé depuis l’extérieur.

MONNIER PAUL LUC, GUILLEMOT STÉPHANE

Comme le montre cette autre vidéo filmée à l’intérieur et publiée sur Twitter par un journaliste de Brut, Rémy Buisine, les CRS délogent les manifestants attablés et demandent avec insistance au reporter d’arrêter de filmer.

A la préfecture de police de Paris, on indique que ces vidéos sont étudiées et qu’une enquête sera diligentée si nécessaire. A sa connaissance, aucune plainte n’a pour l’heure été déposée. Sollicités par franceinfo, les représentants syndicaux des CRS n’ont pas souhaité commenter ces images.

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/video-des-gilets-jaunes-passes-a-tabac-samedi-par-des-crs-dans-un-burger-king-a-paris-voici-ce-qui-s-est-passe_3085909.html

Le Dessous des cartes Hong Kong : retour en Chine

Le Dessous des cartes
Hong Kong : retour en Chine

13 min
Disponible du 24/11/2018 au 22/01/2019
Disponible en direct : oui
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Ce programme est disponible en vidéo à la demande ou DVD.

Vingt et un ans après sa rétrocession à la Chine, où en est Hong Kong, ex­perle de l’Empire britannique ? Après avoir été pendant toute la guerre froide l’une des vitrines de l’Occident capitaliste face à son voisin communiste, la « région administrative spéciale » est aujourd’hui de plus en plus intégrée dans une Chine largement convertie à la mondialisation.

Alors que son régime d’exception devrait prendre fin d’ici moins de trente ans, Hong Kong saura-t-il préserver l’ouverture économique et politique qui a fait sa force depuis près de deux siècles ?

Présentation :

Emilie Aubry

Pays :

France