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Rayonnant de beauté

Rayonnant de beauté

21 Octobre 2018 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Photo et poésie

Juste pour le plaisir des yeux…

Ces rayons de soleil filtrant à travers les branches.

Rayonnant de beauté

Et juste dans le chemin bordant la route…

Amanite Tue-mouche...

Amanite Tue-mouche…

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Le retrait américain du traité nucléaire avec la Russie est un « pas dangereux » (Moscou)

Le retrait américain du traité nucléaire avec la Russie est un « pas dangereux » (Moscou)

Moscou – Le retrait américain, annoncé par le président Donald Trump, d’un traité nucléaire signé avec la Russie pendant la guerre froide est un « pas dangereux », a déclaré dimanche le vice-ministre russe des Affaires étrangères.

« Cela serait un pas très dangereux qui, j’en suis sûr, ne sera pas compris par la communauté internationale et va même s’attirer de sérieuses condamnations », a estimé Sergueï Riabkov à l’agence d’Etat russe TASS.

Ce traité est « significatif pour la sécurité internationale et la sécurité nucléaire, pour le maintient de la stabilité stratégique », a-t-il souligné.

La Russie a condamné ce qu’il a appelé les tentatives américaines d’obtenir des concessions « par une méthode de chantage ».

Si les Etats-Unis continuent à agir « de façon maladroite et grossière » et à se retirer unilatéralement de traités internationaux, « alors nous n’aurons pas d’autre choix que de prendre des mesures de rétorsion y compris concernant la technologie militaire », a déclaré M. Riabkov à l’agence RIA Novosti.

« Mais nous ne voulons pas en arriver là », a-t-il conclu.

Samedi, M. Trump a annoncé que les Etats-Unis prévoyaient de sortir du traité INF (Intermediate Nuclear Forces Treaty) sur les armes nucléaires de portée intermédiaire, signé en 1987 par les dirigeants américain et soviétique de l’époque, Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev.

« La Russie n’a pas respecté le traité. Nous allons donc mettre fin à l’accord et développer ces armes », a annoncé le président américain, lors d’une visite à Elko, dans le Nevada (sud-ouest).

« Nous n’allons pas les laisser violer l’accord nucléaire et fabriquer des armes alors que nous n’y sommes pas autorisés », a martelé Donald Trump.

M. Riabkov a rejeté dimanche ces accusations. « Non seulement nous ne violons pas le traité, nous le respectons de la façon la plus stricte », a-t-il insisté.

« Et nous avons fait preuve de patience au fil des années face à de flagrantes violations du traité par les Etats-Unis eux-mêmes », a-t-il affirmé.

Le conseiller de la Maison blanche à la Sécurité nationale, John Bolton, était attendu dimanche à Moscou.

« Nous espérons qu’il va nous expliquer de façon plus substantielle et claire, au cours de nos rencontres demain et après-demain, quelles actions les Etats-Unis comptent entreprendre », a encore dit M. Riabkov.

(©AFP / 21 octobre 2018 09h07)

https://www.romandie.com/news/Le-retrait-am-ricain-du-trait-nucl-aire-avec-la-Russie-est-un-pas-dangereux-Moscou/963966.rom

Inde : Malgré son acquisition de S-400, le dilemme géostratégique du pays reste entier

Inde : Malgré son acquisition de S-400, le dilemme géostratégique du pays reste entier


… mais Modi souligne que la Russie s’est toujours « tenue aux côté de l’Inde, que ce soit dans le secteur de l’énergie ou dans d’autres »


Par Pepe Escobar – Le 7 octobre 2018 – Source atimes.com

Le président russe Vladimir Poutine et le premier ministre indien Narendra Modi, lors de leur rencontre à New Delhi le 4 octobre 2018. Photo: AFP/Sputnik/Mikhail Metzel

Le sommet Inde-Russie de 2018 restera sans doute dans les annales. À la surface des choses, l’enjeu principal en était l’acquisition ou non par l’Inde de cinq systèmes de défense S-400 russes, pour un montant de 5,43 milliards de dollars.

L’accord en fut scellé dès la fin de la rencontre entre le premier ministre indien Narendra Modi et le président russe Vladimir Poutine, à New Delhi. Les négociations avaient débuté en 2015. Les S-400 seront livrés en 2020.

Et la suite ? Des sanctions de l’administration Trump contre l’Inde, selon le CAATSA (Loi de réplique aux adversaires de l’Amérique via Sanctions) ?

Si seulement un tel changement géopolitique pouvait être aussi tranché.

Cet accord d’armement implique la Russie, l’Inde et la Chine – un trio clé, pour ne pas dire LE trio clé des pays des BRICS, membres de l’organisation de coopération de Shanghai (OCS). La nouvelle réalité est là : chacune de ces membres des BRICS/OCS sont à présent en capacité de déployer les très efficaces S-400.

Mais cela ne signifie pas que deux d’entre eux – l’Inde et la Chine – devraient forcément déployer des S-400 l’un contre l’autre en cas d’attaque unilatérale.

Poutine s’est montré catégorique : la Russie va mettre les bouchées doubles sur la coopération bilatérale avec l’Inde, non seulement dans le cadre de l’OCS, mais également à l’ONU et au G20. Modi, de son côté, a répété que l’Inde comme la Russie donnaient la priorité à un monde multipolaire.

Modi espère voir la Russie aider l’Inde à développer son programme spatial – qui a pour ambition d’envoyer des astronautes indiens dans l’espace dès 2022. Il a souligné que la Russie s’est toujours « tenue aux côté de l’Inde, que ce soit dans le secteur de l’énergie ou dans la poursuite de nos objectifs ».

« Nos objectifs » incluent, comme point essentiel, la synchronisation entre la Russie et l’Inde pour préserver le PAGC, également connu comme accord sur le nucléaire iranien. Une conséquence inévitable en est que l’Inde ne se privera pas d’acheter du pétrole et du gaz iraniens, même si elle encourt pour cela des sanctions américaines.

L’administration Trump pourrait même lever les sanctions contre l’Inde si – en accord avec la Loi d’Autorisation de la Défense Nationale – le président Trump décide que New Delhi n’a pas nuit aux intérêts stratégiques américains en achetant des missiles russes.

La décision, bien entendu, en reste totalement ouverte.

Faites vos choix, New Delhi

Au Forum économique russo-indien, le ministre au développement économique Maxime Orechkine s’est montré déterminé : l’Inde et la Russie sont engagées vers un rapprochement de leurs liens commerciaux et d’investissements, vers « un volume d’affaire de 30 milliards de dollars… et une montée en puissance des investissements jusque 50 milliards de dollars en 2025 ».

New Delhi a proposé, le mois dernier, la création d’une zone économique spéciale (ZES) pour les entreprises russes – en sus du « couloir vert » déjà discuté pour faciliter les échanges.

Tout cela rentre dans le cadre de relations historiquement bonnes entre la Russie et l’Inde. Mais pour l’instant, la vue d’ensemble en est plus nuancée, car elle fait ressortir les éléments de détail dans l’équilibre stratégique entre les trois grands pays partenaires des BRICS et de l’OCS.

Poutine et Xi Jinping ont déjà établi que les nouvelles routes de la soie, également connues sous le nom d’initiative la ceinture et la route (OBOR), ainsi que l’union économique eurasiatique (UEEA) allaient fusionner sur de nombreux aspects.

Voilà qui laisserait New Delhi sur le bord du chemin. L’Inde n’est pas alignée sur les nouvelles routes de la soie, et est même fermement opposée à l’un de leurs projets emblématiques : le couloir économique Chine-Pakistan (CPEC). Mais Pékin pourrait y remédier, par exemple en réajustant les détails du chemin du CPEC le long de la région du Cachemire.

Moscou et Pékin, de leur côté, sont très vigilants sur le fait que Washington peut utiliser l’Inde comme cheval de Troie pour saper l’intégration eurasiatique.

Pour preuve, le récent accord sur la compatibilité et la sécurité des communications [COMCASA, Communications Compatibility and Security Agreement, NdT], qui transforme de facto New Delhi en allié militaire des USA ; le nouveau statut de l’Inde, considérée par Washington comme seul « partenaire de défense majeur » ; et le rôle de l’Inde dans la résurrection du Quad sous l’administration Trump (avec le Japon et l’Australie), autant de mouvements interprétés par Pékin comme des tentatives d’encerclement en Mer de Chine du sud.

Le problème vient des hindous ultra-nationalistes au sein du parti politique de Modi (le BJP), qui soutiennent l’encerclement et/ou le confinement de la Chine. La raison clé, jamais explicitement citée, en est économique. Le BJP craint, si l’Inde adhérait aux routes de la soie, qu’un assaut « Made in China » ne vienne détruire les activités économiques intérieures indiennes, à l’image du destin funeste subi par certains secteurs économiques du Brésil, le pays des BRICS d’Amérique Latine réalisant le plus d’échange commerciaux avec la Chine.

Pékin et Moscou veulent que leur partenariat stratégique étendu – et leurs synergies – progressent sous forme d’un processus d’intégration eurasiatique, dirigé par les routes de la soie et l’union économique eurasiatique. Il n’est pas certain que l’Inde intègre cela dans ses priorités stratégiques.

La priorité stratégique de Washington est plutôt limpide : diviser pour mieux régner, en entravant par tous les moyens l’impulsion OBOR-UEEA-BRICS-OCS pour l’intégration eurasiatique et la multipolarité mondiale.

Aussi, l’accord pour les S-400 étant scellé, la balle est dans le camp de New Delhi. La politique dont se targue le pays d’« alignement multiple » laisse la question géostratégique en suspens ; l’Inde optera-t-elle pour le camp du « diviser pour  régner » américain, déguisé en « équilibre des pouvoirs », ou choisira-t-elle l’impulsion multipolaire vers l’intégration de l’Eurasie ?

Pepe Escobar

Note du Saker Francophone

Cet article est issu d'une analyse de dedefensa qui prend un peu de recul sur la vision "tonitruante et apocalyptique" de l'auteur.

Traduit par Vincent pour le Saker Francophon

http://lesakerfrancophone.fr/inde-malgre-son-acquisition-de-s-400-le-dilemme-geostrategique-du-pays-reste-entier

 

Jamal Khashoggi et le complot manqué contre MBS

Jamal Khashoggi et le complot manqué contre MBS

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Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a disparu au consulat d’Arabie saoudite d’Istanbul, le 2 octobre 2018.

Selon la presse US, un piège lui aurait été tendu à l’occasion d’un rendez-vous pour lui délivrer de nouveaux papiers d’identité en vue de son remariage. Une quinzaine d’agent des services secrets saoudiens seraient venus l’interpeller, l’auraient torturé, tué, puis démembré. Ses restes auraient été rapatriés en Arabie saoudite.

Depuis lors, la Turquie et les États-Unis demandent des éclaircissements à l’Arabie saoudite qui dément les accusations de la presse US.

Jamal Khashoggi était le neveu du principal marchand d’armes de l’affaire Iran-Contras, Adnan Khashoggi (1935-2017), considéré comme l’homme le plus riche du monde au début des années 1980. Par la suite, Jamal devint le protégé de l’ancien chef des services secrets saoudiens devenu ambassadeur à Londres, le prince Turki ben Faiçal. Puis, il passa au service du prince Al-Waleed ben Talal qui fut longuement torturé au Ritz-Carlton lors du coup de palais de novembre 2017.

Au cours des dernières années, Jamal Khashoggi a défendu les Frères musulmans et Israël, raison pour laquelle il avait été engagé par le Washington Post.

Selon nos informations, plusieurs membres de la famille royale dont les avoirs ont été totalement ou partiellement confisqués lors du coup de palais de novembre 2017 préparaient une opération contre le prince héritier, Mohammed ben Salmane (dit « MBS »). Jamal Khashoggi participait à ce complot.

La Turquie avait installé un système d’écoutes au sein du consulat saoudien d’Istanbul, en violation de la Convention de Vienne. Même s’ils ne peuvent être publiés, les enregistrements dont Ankara dispose comportent des informations, extirpées sous la torture, relatives au complot contre le prince héritier.

Jamal Khashoggi et le complot manqué contre MBS

Fusils d’assaut fabriqués en Allemagne, gilets pare-balles irlandais… Quand l’Etat désarme les PME françaises

Fusils d'assaut fabriqués en Allemagne, gilets pare-balles irlandais... Quand l'Etat désarme les PME françaises

Le fusil d’assaut de l’armée française est fabriqué en Allemagne. Les gilets pare-balles de la police et de la gendarmerie sont, eux, sous pavillon irlandais. Le made in France ne fait-il plus recette pour l’armement militaire ? Une PME en région parisienne vient de perdre un appel d’offres majeur.

En jeu : 307 000 gilets pare-balles. Elle avait pourtant investi 100 000 €. Le contrat public a été attribué à une société irlandaise qui délocalise sa production en Asie. Pour cette PME de 31 salariés, cet échec est un coup dur.

http://embedftv-a.akamaihd.net/6920507ad6448c26614b03af0f623eb8

4,7 milliards d’achats payés aux PME françaises

Dans une autre entreprise à Saint-Étienne (Loire), les dirigeants savent à quel point il est difficile de remporter ces marchés. Ils espèrent équiper les soldats français de 2 600 fusils de précision sur quatre ans.

Pour pouvoir simplement candidater, cette PME doit franchir le seuil de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires et donc s’associer à d’autres entreprises. La direction pointe du doigt la responsabilité de l’État. « On déplore le fait qu’on nous mette des bâtons dans les roues« , relate Jean Verney-Carron, le président du directoire « Verney-Carron ».

La direction générale de l’armement affirme respecter les critères très précis des appels d’offres. Le ministère des Armées rappelle que le montant des achats payés aux PME françaises s’élevait à 4,7 milliards d’euros l’an dernier.

 

source

http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/09/fusils-d-assaut-fabriques-en-allemagne-gilets-pare-balles-irlandais.quand-l-etat-desarme-les-pme-francaises.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

L’Iran promet une réponse « terrible » après un attentat meurtrier revendiqué par l’EI

L’Iran promet une réponse « terrible » après un attentat meurtrier revendiqué par l’EI

Un homme porte un soldat blessé lors d’une attaque à Ahvaz, dans le sud-ouest de l’Iran, le 22 septembre 2018 / © ISNA/AFP / BEHRAD GHASEMI

Le président Hassan Rohani a promis une réponse « terrible » de l’Iran après un attentat, revendiqué par le groupe État islamique (EI), qui a visé samedi un défilé militaire dans le sud du pays faisant au moins 29 morts dont des civils.

Téhéran a dénoncé un acte « terroriste » et accusé un « régime étranger » soutenu par Washington d’être derrière l’attentat, qui a fait également des dizaines de blessés, dont plusieurs dans un état grave.

L’attaque survient dans un climat de tensions très fortes entre l’Iran et les États-Unis, qui s’apprêtent à intensifier début novembre leurs sanctions contre la République islamique.

L’attaque, menée dans la matinée à Ahvaz, la capitale de la province du Khouzestan, peuplée majoritairement d’Arabes, a été revendiquée par le groupe extrémiste sunnite EI via son organe de propagande.

« La réponse de la République islamique à la moindre menace sera terrible », a déclaré M. Rohani, selon un communiqué publié sur son site internet officiel. « Ceux qui fournissent un soutien en matière de renseignement et de propagande à ces terroristes devront en répondre ».

Le ministre des Affaires étrangères iranien avait plus tôt mis en cause un régime étranger soutenu par Washington.

« Des terroristes recrutés, entraînés et payés par un régime étranger ont attaqué Ahvaz […] L’Iran considère que les parrains régionaux du terrorisme et leurs maîtres américains sont responsables de telles attaques », a écrit Mohammad Javad Zarif sur son compte Twitter.

L’Iran / © AFP / AFP

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, avaient pour leur part accusé les assaillants d’être liés à un groupe séparatiste arabe soutenu par l’Arabie saoudite.

– « Nourris par l’Arabie saoudite » –

« Jusqu’à présent, cet attentat terroriste a fait 29 martyrs et 57 blessés », a annoncé la chaîne officielle en langue arabe Al-Alam, en citant le député Mojtaba Zolnouri, membre de la Commission parlementaire de la Sécurité nationale et des affaires étrangères. Le bilan précédent était de 24 morts.

« Parmi les martyrs, figurent une fillette et un ancien combattant qui a été tué sur sa chaise roulante », a déclaré le général de brigade Abolfazl Shekarchi, porte-parole des forces armées iraniennes, sur la télévision d’État.

Ce général des Gardiens de la Révolution a ajouté que trois des « terroristes » avaient été abattus sur le site de l’attaque et qu’un quatrième, blessé et arrêté, avait décédé à l’hôpital.

Cité plus tôt par l’agence semi-officielle Isna en début d’après-midi, Ali-Hossein Hosseinzadeh, vice-gouverneur de la province du Khouzestan, avait indiqué qu’un journaliste et « huit ou neuf militaires » figuraient parmi les morts.

Photo de soldats blessés lors d’une attaque à Ahvaz, dans le sud-ouest de l’Iran, le 22 septembre 2018 / © ISNA/AFP / Alireza MOHAMMADI

Selon plusieurs médias iraniens, les assaillants étaient vêtus de treillis militaires.

« Ceux qui ont ouvert le feu sur les gens et les forces armées sont liés au mouvement al-Ahvazieh », a déclaré Ramezan Sharif, porte-parole des Gardiens de la Révolution cité par Isna, faisant référence à un mouvement séparatiste arabe local.

« Ils sont nourris par l’Arabie saoudite, et ils ont essayé de faire de l’ombre à la puissance des forces armées » iraniennes, a-t-il ajouté.

Premier chef d’État étranger à réagir à l’attaque, le président russe Vladimir Poutine s’est dit « horrifié » par l’attaque et a présenté ses condoléances à Hassan Rohani, selon le Kremlin.

« Cet évènement nous rappelle la nécessité d’une bataille sans compromis contre le terrorisme sous toutes ses formes », a dit M. Poutine dont le pays, avec l’Iran, soutient le régime de Bachar al-Assad contre les insurgés dans la Syrie en guerre.

L’attentat a eu lieu alors que l’Iran marque la Journée nationale des forces armées, qui commémore chaque 22 septembre le déclenchement, par Bagdad, de la guerre Iran-Irak (1980-1988).

Un Gardien de la révolution porte un enfant blessé lors d’une attaque à Ahvaz, dans le sud-ouest de l’Iran, le 22 septembre 2018 / © ISNA/AFP / Shayan HAJI NAJAF

Les premières attaques en Iran revendiquées par l’EI remontent à un peu plus d’un an.

– « Colère contre nos missiles » –

Le 7 juin 2017, des hommes armés et des kamikazes avaient attaqué le Parlement et le mausolée de l’imam Khomeiny à Téhéran, faisant 17 morts et des dizaines de blessés.

Les Gardiens de la Révolution avaient alors accusé l’Arabie saoudite et les États-Unis d' »implication » dans les attentats.

Accusé de déstabiliser le Moyen-Orient, l’Iran est dans le collimateur des États-Unis depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump qui a rétabli des sanctions contre Téhéran et annoncé son retrait de l’accord international de 2015 sur le nucléaire iranien.

L’Arabie saoudite, alliée des États-Unis, est le grand rival régional de l’Iran, les deux pays s’opposant sur de nombreux dossiers au Moyen-Orient, notamment dans les conflits en Syrie et au Yémen.

Dans un discours à Téhéran samedi peu avant l’annonce de l’attentat, M. Rohani a prévenu que son pays augmenterait « jour après jour » ses « capacités défensives », faisant référence aux missiles que développe Téhéran et qui inquiètent les Occidentaux.

« Le fait que vous soyez en colère contre nos missiles montre que ce sont nos armes les plus efficaces », a indiqué M. Rohani en présidant un défilé militaire à Téhéran.

(©AFP / (22 septembre 2018 15h42)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-L-Iran-promet-une-r-ponse-terrible-apr-s-un-attentat-meurtrier-revendiqu-par-l-EI/955765.rom

Le tube de l’année

Le tube de l’année

Publié le 8 Septembre 2018 par Observatus geopoliticus in Gaz, Russie, Europe, Chine

Oubliez Despacito ou Shakira, le tube de 2019 sera la chansonette énergétique russe, avec Gazprom au micro et Vladimirovitch aux manettes.

A l’est de l’échiquier eurasien, le titanesque gazoduc sino-russe, Sila Sibirii pour les intimes, entre dans sa phase finale. Rappelons que ce chantier pharaonique de 4 000 km au coeur de la taïga sibérienne fait suite au contrat du siècle de 400 Mds d’équivalents dollars signé en 2014 entre Gazprom et le chinois CNPC, en pleine crise ukrainienne, époque où la Russie était « isolée » selon notre bonne vieille MSN.

Le tube, qui reliera les deux principaux adversaires de l’empire, est construit à 93%. Et la petite partie immergée, passant sous les eaux du célèbre fleuve Amour, l’est à 78%. Encore quelques coups de pioche et l’or bleu coulera à flots vers l’empire du Milieu. Ca tombe bien, la Chine devrait, selon l’Agence internationale de l’énergie, devenir le plus gros importateur de gaz au monde à partir de l’année prochaine.

De quoi relancer les discussions sur la route ouest, au doux nom d’Altaï

A l’ouest, du nouveau malgré ce que pourrait en dire Maria Remarque. Les travaux pour la pose du Nord Stream II ont débuté dans le golfe de Finlande, ce qui, selon la presse économique occidentale, signifie que le projet est désormais inarrêtable.

Le fidèle lecteur ne sera pas surpris, nous étions les premiers dans la sphère francophone à parier sur l’inéluctabilité du gazoduc baltique il y a deux ans :

C’est le genre de petite nouvelle banale qui passe totalement inaperçue, pas même digne d’être évoquée dans les fils de dépêches des journaux. Et pour une fois, je ne les en blâme pas, car seuls les initiés peuvent comprendre la portée de l’information sur notre Grand jeu énergético-eurasiatique.

Une première livraison de tubes est arrivée dans la presqu’île de Rügen, sur la côte baltique de l’Allemagne, et il y en aura désormais 148 par jour, acheminés par trains spéciaux (chaque tuyau mesure en effet 12 mètres et pèse 24 tonnes). Vous l’avez compris, il s’agit des composants du Nord Stream II qui devraient commencer à être assemblés au printemps prochain.

Ainsi, même si aucune décision officielle n’a encore été prise, ou du moins annoncée, le doublement du gazoduc baltique semble bien parti (…) Gazprom prendrait-il le risque de les acheter et de les acheminer sans avoir une idée assez sûre du dénouement ?

L’empire, obsédé par la perspective d’une intégration énergétique de l’Eurasie, tentera encore par tous les moyens de torpiller le projet mais ses atouts commencent à se faire rares… Et l’on catéchise plus difficilement l’Allemagne que la petite Bulgarie à propos du South Stream.

Renouvelons la question : Gazprom prendrait-il le risque de débuter les travaux dans le golfe de Finlande si Moscou n’avait pas dorénavant l’assurance que rien ne pourra se mettre en travers du tube ? Il semble que tout se soit décidé lors des rencontres Poutine-Merkel et lors du fameux sommet d’Helsinki (coïncidence amusante) entre le Donald et Vlad.

Puisque nous parlions plus haut de la Bulgarie, elle regrette maintenant amèrement d’avoir succombé aux pressions de l’empire – l’une des dernières torpilles de feu McCainistan – en annulant le South Stream en 2014. La victoire présidentielle du russophile Ramen Radev en 2016 a sans doute quelque chose à y voir… Cependant, même le Premier ministre Boyko Borissov, pourtant bon petit soldat de la clique atlantiste et qui a saboté le South Stream contre les intérêts de son pays, semble ne plus savoir quoi faire pour rattraper sa trahison.

Il s’était publiquement humilié fin mai en présentant ses excuses à Poutine lors d’une visite à Moscou et, depuis, mendie la possibilité de recevoir une branche du Turk Stream. Peu rancunier, car grand gagnant en fin de compte, le Kremlin considère sérieusement la possibilité, même si rien n’a été signé encore. Dans ce contexte, une portion de gazoduc d’une vingtaine de kilomètres, commencée en juin, vient d’être inaugurée à la frontière turco-bulgare. Objectif évident : raccorder la Bulgarie au Turk Stream.

Ces succès achevés ou en voie de l’être pourraient expliquer pourquoi Poutine a finalement décidé de lâcher du lest sur le pipeline transcaspien. Nous avions évoqué cette épineuse et passionnante question le mois dernier, à propos du sommet d’Aktau :

Quant au Kremlin, il est vu comme le grand vainqueur de l’affaire. L’interdiction de toute présence militaire étrangère (tss tss l’OTAN…) est actée tandis que la flotte russe aura accès à toute la mer (on se rappelle les ondes de choc provoquées par le déKalibrage des barbus syriens à partir de la Caspienne).

Et pourtant… Votre serviteur ne peut s’empêcher de revenir, encore et toujours, à ce fameux pipeline. L’accord d’Aktau permettra-t-il enfin au Turkménistan de construire son gazoduc à destination de l’Europe via l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie ? Si oui, pourquoi les Russes ont-ils soudain accepté ?

Répondre à la première question n’est pas aisé. Si un site azéri crie déjà victoire, il est en réalité difficile de dire ce que contient l’accord et si des clauses spéciales – l’interdiction du tube par exemple – n’y sont pas rattachées. Un officiel russe a parlé d’une « nouvelle » juridiction, la Caspienne acquérant son « propre statut légal ». L’on sait également qu’environ 70% des disputes seulement seront réglées par cet accord, des points de discorde subsistant, parmi lesquels le gazoduc trans-caspien (TCP) ?

Répondre à la deuxième question est tout aussi malaisé. Une officine impériale bien connue des spécialistes penche également pour l’autorisation du TCP et s’interroge sur le retournement de Moscou. Parmi les diverses raisons évoquées, la construction du pipe sera difficile, notamment financièrement ; elle prendra du temps et vient trop tard alors que les tubes russes sont déjà lancés (Turk Stream) ou en voie de l’être (Nord Stream II) ; Poutine tente ainsi d’amadouer l’UE pour débloquer les dernières résistances au Nord Stream II ; Gazprom pourra de toute façon tuer dans l’oeuf le TCP en reprenant ses achats de gaz turkmène.

Ces dernières raisons semblent les bonnes. Car il est maintenant à peu près admis que, si elle peut retarder le TCP par des arguties techniques et environnementales, la Russie a fait une croix sur son droit de veto quant à la construction du gazoduc turkmène. La chronologie peut expliquer la chose :

  • juin-juillet : rencontres avec Borissov, Trump et Merkel pour mettre sur les rails le Nord Stream II et l’extension du Turk Stream.
  • août : une fois assuré de la réalisation du Nord Stream II et de l’extension du Turk Stream, renoncement au veto concernant le TCP.

Ainsi, les euronouilles sauvent la face en pouvant prétendre que tout le gaz importé sur le Vieux continent ne viendra pas de Russie – sans préciser que la part turkmène sera franchement mineure. Quant à l’ours russe, il peut danser…

 

Qui veut relancer la guerre en Syrie ?

Qui veut relancer la guerre en Syrie ?

Sept ans après le début de la guerre contre la Syrie, par jihadistes interposés, les partisans de sa destruction veulent la relancer. Pourtant, ils ont essuyé une défaite certaine sur le terrain où la population, un instant hésitante, a massivement choisi de soutenir la République. Cette tentative de reprendre la guerre à son début ne peut se comprendre que si son objectif a évolué.

| Damas (Syrie)

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La petite Hala (six ans) a été choisie par le MI6 pour annoncer une nouvelle attaque chimique attribuée au « régime » syrien contre la population civile d’Idleb.

Créé en janvier 2018 à Washington, sous la présidence de David Satterfield, le « petit groupe » avait pour but de relancer le projet Rumsfeld-Cebrowski de destruction des structures étatiques du Moyen-Orient en général et de la Syrie en particulier. Il comportait initialement l’Arabie saoudite, les États-Unis, la France, la Jordanie et le Royaume-Uni (étant entendu que les pays arabes membres ne seraient pas détruits à court terme).

Secrète à sa création, cette entité est progressivement devenue publique tandis que l’Allemagne et l’Égypte l’ont rejointe. Elle semble être devenue plus raisonnable et chercher maintenant une honorable sortie de crise. Aussi a-t-elle noué des contacts avec le groupe d’Astana (Iran, Russie, Turquie).

Pourtant, le Royaume-Uni a relancé le projet contre la Syrie en préparant une opération sous faux drapeau à Kafr Zita. Pour cela des spécialistes de la société Olive ont été envoyés sur place et des armes chimiques ont été acheminées dans le gouvernorat d’Idlib. Les Casques blancs ont enlevé 44 enfants. Le MI6 prévoyait de les sacrifier et d’attribuer leur assassinat à une attaque chimique de l’Armée arabe syrienne contre les « rebelles ».

Le MI6 avait organisé à l’avance la dissémination de cette intoxication à partir du témoignage à venir d’une petite enfant, Hala (photo). Il avait créé un compte Twitter à son nom, le 29 juillet, et une trentaine de médias s’y sont immédiatement abonnés, attendant son signal (opération « Eyes on Idlib »). Parmi eux on compte la BBC [1], Radio Free Europe/Radio Liberty [2], BuzzFeed et The Huffington Post [3] ; des médias qui participent sciemment à la propagande de guerre britannique.

Simultanément, le Pentagone a déployé dans le Golfe le destroyer USS The Sullivans (DDG-68) avec 56 missiles de croisière à son bord et envoyé un bombardier stratégique В-1В doté de 24 missiles de croisière air-sol AGM-158 JASSM sur la base aérienne Al-Udeid au Qatar.

Si la responsabilité du Premier ministre britannique Theresa May est établie concernant les actes du MI6, on ignore qui a ordonné le déploiement militaire US.

Toujours à la traîne de Londres, le président français Emmanuel Macron a déjà théorisé la reprise de la guerre devant ses ambassadeurs réunis à Paris. Ainsi, méprisant le Peuple syrien, qui a élu démocratiquement son président, s’est-il proposé de choisir pour lui : « Respectons la souveraineté de la Syrie, mais respectons-la vraiment, en permettant au peuple de s’exprimer et de l’incarner », a-t-il déclaré.

Les auteurs de ce plan savent très bien qu’ils ont déjà perdu la guerre si on la considère uniquement d’un point de vue syrien. Leur nouvel objectif semble aller bien au-delà. Il s’agit pour eux de provoquer un conflit avec la Russie ; c’est à dire une guerre qui deviendrait rapidement mondiale.

La Syrie et la Russie ont réagi en révélant les faits. Puis la Russie a envoyé quantité de matériels militaires à Tartous via le porte-container Sparta-3. Moscou a également renforcé sa présence au large de la Syrie (actuellement dix navires et deux sous-marins) en planifiant de vastes manœuvres militaires, impliquant vingt-cinq navires et une trentaine d’avions.

Affolé, le département d’État vient d’envoyer l’ambassadeur James Jeffrey apaiser les pays de la région. Il est attendu en Israël, en Jordanie et en Turquie. Il est accompagné de l’adjoint de David Satterfield, le colonel du Renseignement militaire Joel Rayburn. La délégation US assurera à tous ses interlocuteurs que Washington ne se prépare pas à bombarder la Syrie sous un prétexte fabriqué.

Dont acte.

Si les hôtes de la délégation US en ont le courage, ils ne manqueront pas de demander des précisions : l’assistant du secrétaire d’État pour le Moyen-Orient élargi, David Satterfield, poursuit-il la politique de George Bush Jr et de Barack Obama ou met-il en œuvre la nouvelle politique de Donald Trump ? Si la position de Londres est clairement anti-Russe, et celle de la Maison-Blanche pro-US [4], qu’en est-il exactement de celle du Pentagone ?

Source
Al-Watan (Syrie)

[1] La BBC est l’organisme britannique public de radio-diffusion.

[2] Radio Free Europe/Radio Liberty est une radio publique créée par la CIA durant la Guerre froide et directement financée par le Congrès.

[3] BuzzFeed et le Huffington Post ont tous les deux été créés par Jonah Peretti. Ils poursuivent aujourd’hui une ligne éditoriale violemment anti-Trump et anti-Russes.

[4] C’est toute la différence avec ses prédécesseurs, George Bush Jr et Barack Obama. Ceux-ci défendaient des intérêts financiers transantionaux au détriment de l’économie états-unienne.

http://www.voltairenet.org/article202685.html

Washington accuse Moscou de « défendre l’assaut » syrien contre Idleb

Washington accuse Moscou de « défendre l’assaut » syrien contre Idleb

Washington – Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a accusé vendredi son homologue russe Sergueï Lavrov de « défendre l’assaut » du régime de Damas, soutenu par la Russie, contre le dernier grand fief rebelle d’Idleb, en Syrie.

« Sergueï Lavrov défend l’assaut syrien et russe contre Idleb », a-t-il déclaré sur Twitter. « Les Etats-Unis considèrent qu’il s’agit d’une escalade dans un conflit déjà dangereux », a-t-il ajouté.

« Les trois millions de Syriens qui ont déjà été contraints de quitter leur maison et sont maintenant à Idleb vont souffrir de cette agression. Ce n’est pas bien. Le monde vous regarde », a encore mis en garde le chef de la diplomatie américaine.

La province d’Idleb, dans le nord-ouest du pays en guerre, à la frontière avec la Turquie, est dominée par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS) et une multitude de factions rebelles y sont présentes. Ce dernier grand fief insurgé est dans le viseur du pouvoir de Bachar al-Assad qui, fort du soutien aérien crucial de son allié russe depuis 2015, a accumulé les victoires et repris plus de 60% du pays.

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont récemment averti le président Assad et Moscou qu’ils ne laisseraient pas impunie toute utilisation d’armes chimiques par le régime, en cas d’offensive à Idleb.

En réponse, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait dit mercredi espérer que les pays occidentaux n’allaient « pas entraver l’opération antiterroriste » dans cette région. « Il est nécessaire de liquider cet abcès » tout en « minimisant autant que possible les risques pour la population civile », avait-il ajouté, semblant confirmer l’imminence d’un assaut.

Il avait en outre accusé les Occidentaux de « réchauffer activement » le thème d’une « soi-disant attaque chimique » qui sera imputée au gouvernement syrien.

(©AFP / 31 août 2018 15h47)

https://www.romandie.com/news/Washington-accuse-Moscou-de-d-fendre-l-assaut-syrien-contre-Idleb/949887.rom