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« Proches de Poutine»? Les allégations sur les deux Russes «liés» à Benalla mises en doute

© Sputnik . Aleksey Nikolsky
France

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Iskander Makhmoudov et Farkhad Akhmedov sont-ils des «proches» du Président russe comme l’affirment des médias français? Des Français travaillant sur la Russie remettent en cause ces allégations. Un journaliste du Monde sollicité par Sputnik reconnaît s’être basé sur de précédentes publications pour affirmer cette proximité.

Certains médias français dont Mediapart, LCI, Le Monde ou BFM TV affirment que les deux hommes d’affaires russes avec qui Alexandre Benalla aurait négocié des contrats de sécurité sont «proches» du Président russe.

Néanmoins, Arnaud Dubien, le directeur de l’Observatoire franco-russe de la Chambre de commerce et d’industrie franco-russe, se dit «amusé» de voir de telles publications. Selon lui, ni Iskander Makhmoudov ni Fahkad Akhmedov ne sont des oligarques «proches de Poutine».

​Grâce au Monde, j’apprends l’existence d’un autre « oligarque proche de Poutine », F.Akhmedov. https://t.co/PuMDkwLAQj

​Cet avis est partagé par Thibault Marchand, journaliste de l’AFP à Moscou.

​Sputnik a contacté un journaliste du Monde qui a repris la formulation de «proches du Kremlin» dans son article. Interrogé sur l’origine de ces allégations, il déclare que c’est Mediapart qui doit être le point de départ. Il précise ne pas avoir fait de vérification lui-même et ne pas savoir si de telles vérifications ont été faites.

LCI et Mediapart, aussi sollicités par Sputnik n’ont pas, pour le moment, donné suite à nos questions.Notre confrère du Monde a par ailleurs argumenté qu’au-delà de ces deux hommes d’affaires, un oligarque entretenant de mauvaises relations avec le Kremlin était quelque chose qu’il avait du mal à imaginer.

Ainsi la formule «oligarque proche du Kremlin» utilisée dans la presse semble apparaître comme un pléonasme, car pour des journalistes français, toute personne riche en Russie serait proche de Vladimir Poutine par définition.

Cette même logique a poussé le ministère américain de la Finance à soumettre au Congrès en janvier 2018 une liste de 96 oligarques susceptibles de menacer les intérêts américains. La rédaction de la version russe de Forbes s’était alors félicité avec ironie d’avoir aidé le gouvernement américain à établir cette liste, qui correspondait au classement de Forbes des plus grosses fortunes de Russie. Elle avait été qualifiée de «Putin list».

Le Trésor américain n’a finalement sanctionné que 26 personnes, dont la plupart sont des fonctionnaires et seulement sept qualifiés d’oligarques.

Makhmoudov et Akhmedov n’ont pas été visés par des sanctions.En décembre dernier, Mediapart a révélé qu’un contrat de sécurité avait été conclu entre l’homme d’affaires russe Iskander Makhmoudov et le groupe de Vincent Crase, Mars. À l’époque, M.Crase était encore chargé de la sécurité du parti LREM et Alexandre Benalla officiait à l’Élysée.

Le 11 février, ce média a publié de nouveaux faits à ce sujet. Le journal affirme qu’il est question non d’un contrat de 300.000 euros comme supposé auparavant, mais de plusieurs millions. Dans les enregistrements publiés par Mediapart le 31 janvier, Vincent Crase et Alexandre Benalla évoquent un contrat, sans pour autant mentionner le nom d’Iskander Makhmoudov. Le media avait estimé qu’il s’agissait de cet homme d’affaires russe.

Dans ses nouvelles révélations, le média indique qu’un autre oligarque russe est lié à l’affaire. Il s’agirait de Farkhad Akhmedov.

https://fr.sputniknews.com/france/201902121040002008-poutine-oligarques-russes-benalla-mediapart/

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«Les millions des contrats russes»: nouvelles révélations de Mediapart sur Benalla

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Alexandre Benalla devant la commission d'enquête du Sénat, archives

«Les millions des contrats russes»: nouvelles révélations de Mediapart sur Benalla

© AFP 2018 Alain JOCARD
France

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Mediapart avait affirmé qu’un «contrat russe» de 300.000 euros avait été passé entre Mars, la société de Vincent Crase et le Russe Iskander Makhmoudov, sans preuves directes. Ce média a publié de nouveaux faits à ce sujet, impliquant directement Benalla, qui avait nié y être lié devant le Sénat, et portant cette fois sur plus de 2 millions d’euros.

Mediapart a publié ce lundi de nouvelles révélations liées à l’affaire Benalla. Le journal affirme qu’il est question non de 300.000 euros comme supposé auparavant, mais de plusieurs millions. Dans les enregistrements publiés le 31 janvier, Vincent Crase et Alexandre Benalla évoquent un contrat, sans pour autant mentionner le nom d’Iskander Makhmoudov. Mediapart avait estimé qu’il s’agissait de cet homme d’affaires russe.

Dans ses nouvelles révélations, le journal indique qu’un autre oligarque russe est lié à l’affaire. Il s’agit de Fahkad Akhmedov.

L’article ajoute que ce sont 2.200.000 euros de contrats qui ont été passés avec ces hommes d’affaires.France Close Protection serait le nom de la nouvelle société de sécurité d’Alexandre Benalla et consorts afin de maquiller les pistes. C’est cette société qui a récupéré de nouveaux contrats avec ces oligarques russes.

Mediapart rappelle que lors de la négociation des premiers contrats, Alexandre Benalla était habilité Secret défense en tant que proche d’Emmanuel Macron.

Une partie des fonds aurait été perçue par Benalla au Maroc.

Devant les sénateurs réunis en commission, Alexandre Benalla avait affirmé qu’il n’avait aucun lien avec ce contrat de la société de Vincent Crase. Pour rappel, le parjure devant une commission est passible de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende, selon l’article 434-13 du Code pénal.

Ce serait l’adjoint du chef de cabinet d’Emmanuel Macron qui a appellé Jean-Maurice Bernard, le patron de Velours, où Benalla a travaillé en 2015. Cette société deviendra sous-traitante de la société Mars. Il aurait proposé un possible marché avec «un ami». Une réunion aurait été organisée, mi-mars, au Damas Café, un bar à chicha à deux pas de l’Élysée, dont Benalla a fait son quartier général.

Le fondateur de Velours, Jean-Maurice Bernard, confirme aujourd’hui à Mediapart: «Les faits s’imposent. Il n’y a qu’une réalité. Elle est aussi simple qu’incontestable. Alexandre Benalla nous a demandé de ne pas rompre le contrat nous liant à la société Mars. Contrat pour lequel il nous a sollicité. Contrat dont il a assisté la négociation. Contrat dont il a suggéré les noms.»

Le patron de Velours «appelle chacun à s’honorer à assumer ses responsabilités». «Pour ma part, je n’ai rien à cacher. Je n’ai rien à me reprocher si ce n’est de ne pas avoir anticipé la trahison dont nous allions être victime», dit-il.Le parquet national financier a ouvert une enquête pour corruption suite aux précédentes révélations de Mediapart.

Sputnik France n’a pas pu trouver de preuves permettant d’affirmer qu’Iskander Makhmoudov est un proche de Vladimir Poutine.

https://fr.sputniknews.com/france/201902111039990478-mediapart-nouvelles-revelations-benalla/

La France rappelle son ambassadeur à Rome, dénonçant les « attaques » de l’Italie

La France rappelle son ambassadeur à Rome, dénonçant les « attaques » de l’Italie

Par Reuters et AFP  |   |  1049  mots
(Crédits : Reuters)
La France a rappelé son ambassadeur en Italie jeudi 7 février après une série de déclarations « outrancières » de responsables italiens, une rare escalade entre deux pays de l’UE qui cristallise un peu plus les lignes de fracture en Europe à quelques mois des élections européennes. Dans le même temps, le vice-président du Conseil italien Luigi Di Maio a réaffirmé qu’il n’y aura pas de ligne Lyon-Turin tant que le M5S sera au pouvoir.

[Article publié le 08.02.2019 à 9h46, mis à jour à 10h50 avec les déclaration de Di Maio sur la ligne Lyon-Turin]

La querelle diplomatique entre la France et l’Italie s’est brusquement envenimée jeudi 7 février avec la décision de Paris de rappeler son ambassadeur à Rome pour « consultations » – une initiative sans précédent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, à laquelle Rome a répondu par un appel à l’apaisement.

La France dénonce de la part des deux vice-présidents du Conseil italien – Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 Etoiles (anti-système) et Matteo Salvini, leader de la Ligue (extrême droite) – des « accusations répétées » et des « déclarations outrancières » qu’elle juge sans « précédent depuis la fin de la guerre ». En janvier, Matteo Salvini avait notamment accusé Emmanuel Macron de « gouverner contre son peuple ».

Paris ne digère pas la visite italienne aux « Gilets jaunes »

Jusqu’ici, Paris avait choisi de ne pas surréagir afin d’éviter la surenchère. Mais la rencontre mardi en France de Luigi Di Maio avec des représentants des « Gilets jaunes » – auxquels il avait déjà publiquement manifesté son soutien début janvier -, a été la « provocation » de trop.

« Avoir des désaccords est une chose, instrumentaliser la relation à des fins électorales en est une autre », déclare Agnès Von Der Mühll, porte-parole du Quai d’Orsay, en faisant référence aux élections européennes à venir.

Les termes de la déclaration émise jeudi par le ministère français des Affaires étrangères sont désormais sans détour :

« Les dernières ingérences constituent une provocation supplémentaire et inacceptable. Elles violent le respect dû au choix démocratique, fait par un peuple ami et allié. Elles violent le respect que se doivent entre eux les gouvernements démocratiquement et librement élus. »

Mais Di Maio assume

Matteo Salvini, qui est également le ministre de l’Intérieur, a répondu dans un communiqué que l’Italie ne cherchait pas de conflit avec la France et marqué sa volonté de « tourner la page », tout en demandant à la France de cesser de refouler les migrants à la frontière et d’héberger des « terroristes » italiens.

Quant à Luigi Di Maio, il a pour sa part rappelé, dans une lettre au Monde ce vendredi, les liens unissant l’Italie au peuple français, « notre ami et notre allié », avant d’expliquer que sa rencontre avec des représentants du mouvement des « Gilets jaunes », était tout à fait légitime.

« Il ne s’agissait pas d’une provocation contre le gouvernement français mais au contraire d’une réunion importante avec une force politique avec laquelle nous avons beaucoup en commun, notamment sur le besoin de démocratie directe afin de donner plus de pouvoir aux citoyens », a-t-il écrit sur Facebook.

Le chef de file du M5S a également rappelé qu’Emmanuel Macron avait à plusieurs reprises critiqué le gouvernement italien parce qu’il ne partageait pas sa vision de l’Europe.

De Beyrouth, Giuseppe Conte a insisté sur la profondeur des liens bilatéraux. « J’aimerais dire que la relation entre l’Italie et la France est ancrée dans l’Histoire et qu’elle ne peut pas être remise en question par des incidents », a-t-il dit lors de ce déplacement officiel. « Je crois que la situation peut être immédiatement réglée », a-t-il poursuivi.

Une situation inédite depuis la fin de la guerre

Ce rappel d’un ambassadeur « pour consultations » est sans précédent entre la France et un voisin européen depuis 1945, tout comme les attaques frontales d’un pays de l’UE envers un autre, apprend l’AFP auprès de source diplomatique.

Si la riposte française est inédite sur le plan bilatéral, elle ne l’est pas au niveau européen. Ainsi la Grèce avait-elle rappelé son ambassadeur en Autriche en 2016 à la suite d’une réunion à Vienne sur la crise migratoire européenne à laquelle elle n’avait pas été conviée.

En 2017, c’est la Hongrie qui avait rappelé son ambassadeur aux Pays-Bas après des critiques contre Viktor Orban.

La France en fait-elle trop ?

Le gouvernement français a démenti ce vendredi 8 février toute volonté de « dramatisation » dans son conflit avec Rome et a appelé l’Italie à s’occuper des intérêts d’un pays « en récession » plutôt que de s’atteler à des « ingérences malvenues ». Chez nos confrères de Radio Classique, Nathalie Loiseau, ministre des Affaires européennes, est restée ferme :

« Un membre d’un gouvernement étranger qui vient en France soutenir, non pas un leader politique, mais quelqu’un qui a appelé à la guerre civile, au renversement du président et à un gouvernement militaire, ça n’est jamais arrivé non plus. »

Et d’ajouter :

« Il ne s’agit pas de dramatisation, il s’agit de dire « la récréation c’est fini (…) C’est une ingérence malvenue, un geste inamical de la part de gens qui sont censés être des gouvernants, dont la priorité doit être les intérêts des Italiens. »

Et d’enfoncer le clou, en guise de conclusion :

« Ce que je vois aujourd’hui, c’est une Italie en récession, une Italie en difficulté, je ne m’en réjouis pas parce que l’Italie c’est un partenaire important pour la France. »

Pas de ligne Lyon-Turin avant que le M5S sera au pouvoir

La liaison ferroviaire transalpine à grande vitesse Lyon-Turin (TAV) est l’un des nombreux points de discorde qui pèsent sur les relations diplomatiques entre la France et l’Italie. Dans un entretien accordé au quotidien Il Messaggero, le vice-président du Conseil italien Luigi Di Maio a réaffirmé qu’elle ne sera pas construite tant que le M5S sera au pouvoir. Selon lui, le projet « n’a pas d’avenir ».

Si l’Italie ne devait pas poursuivre le projet TAV, elle encourrait une pénalité comprise entre 2,8 et 3,5-4 milliards d’euros, selon Il Sole 24 Ore de vendredi. Ces chiffres figurent dans un document qui accompagne une analyse du projet menée par une commission nommée par le ministre italien des Transports, ajoute le quotidien.

Cette analyse coûts-bénéfices du projet, qui n’a pas été rendue publique, a été envoyée par Rome à Paris et à l’Union européenne.

La ligne Lyon-Turin, longue de 270 kilomètres environ, a vocation à être en partie financée par des fonds européens.

« La connerie est une occasion de devenir meilleur »

« La connerie est une occasion de devenir meilleur »

Jacques Villeret jouant François Pignon dans le film « Le dîner de cons » (1998).
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« Que faire des cons ?… Pour ne pas en rester un soi-même. » Derrière ce titre accrocheur, le philosophe Maxime Rovere propose une réflexion bienveillante sur « la connerie, une maladie du collectif et poison de nos vies individuelles ».

« Il n’y a pas les cons d’un côté et les autres de l’autre, il y a seulement des gens qui se rendent compte plus ou moins rapidement des conneries qu’ils font », confie à Aleteia le philosophe Maxime Rovere. Enseignant à l’université catholique pontificale de Rio de Janeiro, il vient de publier un livre intitulé Que faire des cons ? pour ne pas en rester un soi-même et livre à Aleteia quelques conseils afin d’adopter la bonne attitude et de sortir grandi d’une telle rencontre.

Aleteia : Qu’est-ce qu’un « con » ?
Maxime Rovere : On est tous le con de quelqu’un et donc, chacun a son con. En d’autres termes, chacun a une manière d’identifier ceux qu’on appelle des « cons » qui est très singulière et personnelle. En philosophie on a l’habitude de travailler sur des définitions. Mais quand il s’agit de la connerie, en fait, il ne faut pas commencer par une définition car se produit alors un phénomène de rétraction qui fait qu’au moment d’identifier un « con » vous êtes vous-même en train d’en devenir un. Il est donc indispensable de ne pas définir le concept et d’avancer en se concentrant sur ce que vous êtes en train de faire. Notre potentiel de connerie est ainsi intimement lié au jugement que nous portons sur les autres.

Le « con » a-t-il la capacité à réaliser qu’il l’est et à changer tout seul ?
La connerie est une réalité interactionnelle, elle circule entre nous. C’est ce qui fait que vous voulez les exclure ou les rejeter et c’est aussi ce qui fait que nous sommes tous, parfois, les « cons » les uns des autres. Il est indispensable de comprendre que oui, non seulement les « cons » peuvent comprendre qu’ils le sont mais c’est cela précisément qui définit les gens intelligents et ouverts, c’est-à-dire qui soient capables de réaliser qu’ils sont des « cons » comme les autres. Ce sont ceux qui sont capables de faire un retour sur eux-mêmes et de le comprendre plus rapidement. Il n’y a pas les cons d’un côté et les autres de l’autre, il y a des gens qui se rendent compte plus ou moins rapidement des conneries qu’ils font, qui les acceptent, qui les reconnaissent et qui les corrigent. Ne pas être un « con », c’est reconnaître ou corriger le plus rapidement possible ses propres conneries.

Que faire quand on en rencontre un ?
Quand on en rencontre un, on est d’abord surpris. Il en existe de tellement de forme qu’on ne s’y attend jamais ! Il faut l’accepter et sortir de cet état de stupeur. De la même manière qu’il n’y a pas de recette pour devenir intelligent, il n’y a pas de recette contre la connerie, il faut donc improviser des « solutions locales ». Il faut d’abord courageusement faire un retour sur soi, ensuite se désintéresser des personnes pour se concentrer sur les situations et, une fois arrivé à ce stade, on comprend que cela ne sert à rien de faire la morale, de vouloir enseigner quelque chose au « con » ou à la « conne ». Ce qui est important, est de trouver une manière de ne pas perdre de vue le message que vous souhaitez faire passer.

Comment interagir avec lui ?
Il faut vous concentrer sur les méthodes permettant de les faire changer de posture mais tout en ayant conscience que vous allez devoir adapter la vôtre. Les « cons » sont des occasions pour nous non seulement de mettre en œuvre nos qualités humaines, mais surtout de les développer et de devenir meilleur que les « cons », d’aider les autres à devenir meilleur et devenir soi-même meilleur que soi. On ne perdra pas notre agacement et eux ne perdront pas leur capacité à nuire mais c’est une qualité humaine justement que d’avoir la capacité de surmonter la connerie et c’est ce type de personne que nous devons essayer d’être.

Les cons nous aident-ils à grandir en humanité ?
Complètement ! Ils ne le font pas exprès et ne se rendent pas compte que nous grandissons, vous n’avez d’ailleurs pas besoin de leur demander leur reconnaissance. N’essayez pas de leur montrer que vous essayez d’être gentil ou que vous cherchez la paix car cela ne les intéresse pas, ils préfèrent la guerre. Ce n’est pas grave, faites la paix et laissez-les en guerre.

Comment porter un regard chrétien sur les « cons » ?
Je crois que c’est par les actes que l’on montre quel fidèle on est. Face à la connerie, une attitude belle est de ne pas se crisper sur ce que font ou disent les « cons ». Jésus incarne l’amour universel mais peut-être que dans les moments ou cet amour nous fait défaut, à défaut de pouvoir tendre l’autre joue, il faut être capable de ne pas se faire taper dessus… ni d’avoir envie de taper sur l’autre et, au-delà, de trouver à l’autre une porte de sortie.

Prenons des situations du quotidien : la personne qui se met à gauche dans l’escalator, celle qui traverse la route n’importe comment… Comment faire face à tous ces « cons » ?
Il faut comprendre que ces anomalies du comportement témoignent en réalité du fait que les êtres humains ne sont pas des machines. Que le fait que notre désir ne supporte plus ces toutes petites choses est plutôt un mauvais signe de santé mentale de notre part. Le fait que la personne qui créé un embouteillage dans le métro car elle est mal placée crée une anomalie. Cette anomalie est-elle réellement grave ? N’est-ce pas encore plus grave de considérer cette anomalie comme « emmerdante » ou « chiante » ? Nous sommes dans une société où le désir prend l’habitude d’être satisfait de manière très fluide. Or les êtres humains peuvent dysfonctionner par définition. C’est donc normal d’avoir l’impression de rencontrer des « cons » sans cesse. Mais, sincèrement, cela fait partie du jeu, de la vie urbaine ! Si vous vous mettez à juger les gens pour des anomalies aussi ridicules, c’est vous qui êtes le premier des « cons ». Pour éviter de tomber dans ce genre de connerie, il faut absolument apprendre à se référer à des univers de référence plus vastes. Quand vous êtes à un niveau aussi bas, vous devez réapprendre à monter d’un niveau.

Et si quelqu’un me marche sur les pieds sans s’excuser ?
Dites-vous alors, dans votre for intérieur, mais qui suis-je pour qu’on ne me marche pas sur les pieds ? Il faut toujours ramener les choses à une proportion qui nous amène à la posture la plus généreuse possible ne pas se laisser enfermer dans des mesquineries. Si vous me dites « Oui mais les gens sont mesquins » je vous répondrais : « Ne faites pas l’enfant ». Il faut apprendre systématiquement à ne pas imiter les mesquineries des autres et à toujours les dissoudre dans des repères de référence où elles ne font pas sens, où elles n’existent pas. Les gens sont mesquins ? C’est donc à vous d’être noble.

Flammarion

Que faire des cons ? pour ne pas en rester un soi-même, par Maxime Rovere, Flammarion, janvier 2019, 12 euros.

« La connerie est une occasion de devenir meilleur »

Juncker prépare le terrain pour un veto à la fusion Alstom-Siemens

Juncker prépare le terrain pour un veto à la fusion Alstom-Siemens

L’exécutif européen serait sur le point de rejeter la fusion Alstom-Siemens, malgré les pressions françaises et allemandes.

Dans les jours à venir, peut-être dès ce mercredi, la Commission devrait décider si elle autorise ou non la fusion d’Alstom et Siemens. Le champion créé par cette union des deux constructeurs ferroviaires pourrait être en mesure de concurrencer son rival chinois, CRRC, le plus grand producteur de train au monde.

Devant un parterre d’homme d’affaires, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a défendu les règles antitrust européennes, soulignant qu’en près de 30 ans, l’exécutif avait approuvé plus de 6 000 unions et n’en avait rejeté qu’une petite trentaine.

« C’est un message pour ceux qui disent que la Commission est composée de technocrates aveugles, stupides et bornés », a-t-il insisté, ajoutant que ces statistiques prouvent la foi de l’UE en la concurrence, tant qu’elle est juste pour les entreprises et les consommateurs. « Nous ne ferons pas de politique ni ne choisirons de favori lorsqu’il s’agit d’assurer les mêmes chances pour tout le monde. »

Paris et Berlin ont fait pression de tout leur poids sur la Commission. Pour les deux capitales, une révision des règles européennes ne serait pas cher payé pour pouvoir autoriser la fusion et affronter les mastodontes américains et chinois.

Des sources proches du dossier estiment cependant que la commissaire à la concurrence, Margrethe Vestager, rejettera la fusion. Les gouvernements français et allemand ont donc redoublé d’efforts ces derniers mois pour convaincre la commissaire danoise.

Le mois dernier, Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie, a déclaré qu’un refus serait « une erreur économique et une faute politique ». Paris a réussi à convaincre 19 États membres de soutenir un appel à la révision des règles de concurrence.

Durant le Forum économique mondial de Davos, le ministre de l’Économie allemand, Peter Altmaier, a indiqué qu’il faudrait revoir à la baisse les règles antitrust au sein de l’Europe pour pouvoir exister sur la scène mondiale.

La Commission a lancé une enquête en profondeur sur la fusion en juillet 2018. Elle craint que l’opération conduise à « des prix plus élevés, un choix réduit et moins d’innovation, à cause de la réduction de la pression concurrentielle » pour plusieurs types de trains et de systèmes de signalement. Les mesures correctrices proposées par les deux entreprises ne l’ont pas rassurée.

Lors de son discours du 4 janvier, Jean-Claude Juncker a expliqué que l’UE avait mis en place des outils alternatifs pour la protection du marché unique. « C’est pourquoi nous avons montré les dents en augmentant les droits de douane sur l’acier bon marché en provenance de la Chine, ou avons adopté une approche ‘tolérance zéro’ sur le transfert de technologie. »

Depuis le début de son mandat, la Commission actuelle a aussi adopté des règles améliorant la vérification des investissements étrangers dans les domaines sensibles, notamment liés à l’ordre public.

19 États membres partants pour créer des champions européens

Les gouvernements de 19 États membres proposent de modifier les règles antimonopole de l’UE. Objectif : favoriser l’émergence de géants industriels européens capables de faire face aux mastodontes chinois et américains.

https://www.euractiv.fr/section/concurrence/news/juncker-prepares-the-ground-for-alstom-siemens-merger-rejection/

Affaire Benalla : tentative de perquisition dans les locaux de Mediapart

Selon Mediapart, deux procureurs, accompagnés de trois policiers, ont voulu perquisitionner le matin du 4 février les locaux du média, dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet pour, notamment, atteinte à la vie privée d’Alexandre Benalla.

Ce 4 février, le site d’investigation Mediapart dit avoir refusé que deux procureurs accompagnés de trois policiers ne procèdent à la perquisition de ses locaux.

«Cette enquête, qui vise les enregistrements révélés par Mediapart, est susceptible d’atteindre le secret des sources de notre journal. C’est pourquoi nous avons refusé cette perquisition», a fait savoir le média.

Le parquet de Paris a en effet ouvert une enquête pour «atteinte à l’intimité de la vie privée» et sur les conditions d’enregistrement d’une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase fin juillet, après sa diffusion la semaine passée par Mediapart, selon l’AFP.

Révélés par Mediapart le 31 janvier, ces extraits audio prouvaient que les deux hommes avaient menti au Sénat. Le premier s’était notamment vanté du soutien d’Emmanuel Macron en ce sens.

Après de longs mois d’enquête, Mediapart avait obtenu et diffusé les extraits audio de cette conversation datant, selon le site d’investigation, du 26 juillet 2018. A cette époque, les deux hommes venaient d’être mis en examen pour «violences en réunion» commises en marge des manifestations du 1er mai.

La conversation révélée par Mediapart (qui ne précisait pas les conditions dans lesquelles elle s’est déroulée) constituait une violation du contrôle judiciaire des deux hommes.

Une source judiciaire a précisé à l’AFP que l’ouverture de l’enquête préliminaire, qui vise également la «détention illicite d’appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d’interception de télécommunications ou de conversations», est intervenue à la suite de la réception par le parquet de Paris d’«éléments», dont la nature n’a pas été précisée. Une source proche de l’enquête a ajouté auprès de l’AFP qu’elle n’avait pas été déclenchée à la suite d’une plainte d’Alexandre Benalla.

Lire aussi : Macron «est comme un fou» : les enregistrements explosifs de Benalla révélés par Mediapart

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https://francais.rt.com/france/58772-affaire-benalla-tentative-perquisition-dans-locaux-mediapart

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