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Censure d’Internet : après Alex Jones, TeleSur

Censure d’Internet : après Alex Jones, TeleSur

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Facebook a annoncé retirer les comptes en anglais de la chaîne de télévision panaméricaine TeleSur.

Le 7 août 2018, Mark Zuckerberg, le directeur de Facebook, avait personnellement coordonné avec Apple, Google, Spotify et YouTube (mais pas Twitter) la suppression des comptes liés à Alex Jones et à InfoWars pour cause de « conspirationisme ». Il entend également supprimer la « propagande communiste » (sic).

Créée à l’initiative du président Hugo Chávez, TeleSur était une chaîne publique d’information continue commune à l’Argentine, à la Bolivie, à Cuba, à l’Équateur, à l’Uruguay et au Venezuela. Cependant, au cours des dernières années, l’Argentine et l’Équateur s’en sont retirés.

En 2005, suite au Congrès Axis for Peace organisé par Thierry Meyssan à Bruxelles, TeleSur, alors dirigé par Aram Aharonian, envisagea un partenariat avec Al-Jazeera. Mais c’est à ce moment là que la chaîne qatarie changea de ligne éditoriale pour devenir le porte-parole des Frères musulmans. Depuis, un accord a été conclu avec l’Angola, la Guinée Bissau et le Mozambique pour des programmes en langue portugaise, et un échange de programme est réalisé avec la chaîne libanaise Al-Mayadeen.

TeleSur produit également des informations en anglais que Mark Zuckerberg entendent éliminer de la toile. Il est en effet indispensable pour le commandement US de l’Amérique latine (US SouthCom) d’empêcher les autorités vénézuéliennes de communiquer aux citoyens états-uniens leur vision de la crise qui traverse leur pays [1].

Lors de l’attaque de l’actuelle Serbie, en 1999, l’Otan avait bombardé la télévision yougoslave. Lors de l’attaque de l’Afghanistan et de l’Iraq, le président Bush avait envisagé de bombarder Al-Jazeera au Qatar, mais le Premier ministre britannique Tony Blair lui avait annoncé qu’il allait reprendre en main la chaîne avec les Frères musulmans. Lors de l’attaque israélienne du Liban, en 2006, les États occidentaux avaient interdit la chaîne du Hezbollah Al-Manar et Tsahal l’avait bombardée. En 2011, l’Otan avait bombardé la chaîne nationale libyenne.

[1] « Le « Coup de Maître » des États-Unis contre le Venezuela », par Stella Calloni, Traduction Maria Poumier, Réseau Voltaire, 11 mai 2018.

http://www.voltairenet.org/article202472.html

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Ces femmes impressionnistes oubliées de l’histoire

Ces femmes impressionnistes oubliées de l’histoire

Et pourtant, elles étaient parmi les plus douées

Little Girl in a Blue Armchair, 1878, Mary Cassatt | National Gallery of Art, Washington, D. C., online collection via Wikimedia CC License by
Little Girl in a Blue Armchair, 1878, Mary Cassatt | National Gallery of Art, Washington, D. C., online collection via Wikimedia CC License by

Manet, Degas, Renoir, Monet, vous connaissez très probablement. Morisot et Cassatt, sûrement moins. Pourtant ces deux femmes étaient elles aussi des figures de proues du mouvement artistique impressionniste. Respectées par leurs homologues et par le public, elles ont ensuite été oubliées par l’histoire de l’art.

Berthe Morisot, peintre française audacieuse, était une des fondatrices du groupe impressionniste au côté de Manet, Degas, Renoir et Monet dans les années 1860. Mary Cassatt, elle, était la seule américaine à exposer au côté des impressionnistes.

Mais les critiques les ont progressivement ignorées, ne pouvant voir au delà de leur condition de femme, puis l’histoire de l’art en a fait des figures secondaires du mouvement impressionniste. Le Musée national des Beaux-Arts du Québec et le Musée Jaquemart André de Paris ont exposé cette année les deux artistes, une manière de les sortir de l’oubli et de rétablir leur histoire.

À contre-courant

Manet était très admiratif du travail de Berthe Morisot, qui avait épousé son frère. C’est donc lui qui l’invite à rejoindre le mouvement impressionniste. Mais son modernisme était déjà là, dans sa manière de mettre en couleur les femmes. Deux de ses travaux les plus connus, Le Berceau et Intérieur, ont révélé sa capacité innée à montrer «la complexité de l’être humain», a expliqué Nicole R. Myers, curatrice, à la BBC. L’ambiguïté de son travail intrigue. La femme qui se penche sur son enfant peut sembler fatiguée, ennuyée et emplie de regrets. «Il y toujours plus de sens qu’il n’y parait», analyse Myers.

Le Berceau, 1872, Berthe Morisot, toile exposée au Musée d’Orsay / via wikimédia

Que ce soit dans sa manière de peindre ou son choix de sujet, Morisot était résolument moderne et c’est au sein des impressionnistes qu’elle fait de la Parisienne sa signature, conceptualisant la femme en vogue et moderne. Son coup de pinceau relâché montrait des femmes, en train de lire, de s’habiller, de se préparer pour un bal, accoudées à une fenêtre ou à un balcon.

Cassatt bousculait, elle aussi, les conventions. Ses premiers succès au Salon de peinture et de sculpture de Paris auraient pu lui assurer une belle carrière aux États-Unis, mais elle a plutôt choisi de s’allier aux impressionnistes parisiens. Degas, admirateur de son travail et son ami, lui présente le modèle de Little Girl in a Blue Armchair (1877-78), son premier tableau du genre. On y voit une jeune fille lascive, adoptant une pause bien différente des modèles habituels.

Sachant pertinemment que son travail ne serait pas retenu pour l’exposition universelle de 1878, elle tente tout de même de le présenter. Le refus qui lui a été opposé servit alors une «preuve qu’elle était devenue une véritable moderniste et un membre de la rébellion impressionniste», analyse Nancy Mowll Mathews, curatrice et historienne de l’art, pour la BBC. En 1879, Degas l’invite officiellement à la table des impressionnistes.

Presse et pairs

À la fin des années 1870, Morisot était reconnue par la presse comme étant centrale dans l’impressionnisme, mais son coup de pinceau était attribué à sa vision féminine. Alors que les tableaux de ses pairs masculins étaient vus comme «originaux, vigoureux», les siens étaient «charmants», «gracieux», «délicats».

Son art évolue. Influencée par le Rococo, elle peint de plus en plus avec des couleurs vives. Puis elle conceptualise le «terminé» et «non terminé», prouvant qu’elle «était l’une des plus audacieuses, celle qui repoussait vraiment les limites», selon Sylvie Patry, autre curatrice interrogée par la BBC. Dans Jeune Femme en Gris étendue (1879), les côtés du tableau sont volontairement laissés incomplets. Son travail fût très mal accueilli par les critiques, qui voyaient cela comme une faiblesse de son sexe. Mais pas par ses pairs qui lui rendirent hommage, un an après sa mort, en 1895 en organisant une grande rétrospective de ses travaux, la plus importante à ce jour.

Jeune Femme en gris étendue, 1879 / via The Athenaeum

Mary Cassatt était aussi attaquée par les critiques, surtout pour le choix de ses modèles au physique jugé indésirable. Un choix délibéré de la peintre déterminée à prouver qu’elle pouvait apporter de la magnificence en sortant du cliché traditionnel de la beauté. Ce qu’elle fait dans Young Women Picking Fruit (1892). Elle jouera ensuite avec les artefacts religieux dans des portraits de femmes et enfants, manipulant symboleset couleurs pour correspondre à son style.

Young Woman Picking Fruit, Mary Cassatt, 1892 via wikiart

Le statut particulier de Mary Cassatt, américaine imprégnée d’un style français peut aussi expliquer pourquoi son rôle dans le courant impressionniste est sous-apprécié. Les curateurs ne sachant pendant longtemps où la placer, section «Amérique», ou «Europe».

https://www.slate.fr/story/165752/ces-femmes-impressionnistes-oubliees-de-lhistoire?utm_source=Ownpage&_ope=eyJndWlkIjoiMDdkMzVkNmRmYmM3YmMyNDU0MzI0OGZjZDliZWU1MjEifQ==

Après avoir rebondi, le bitcoin décroche à nouveau

Après avoir rebondi, le bitcoin décroche à nouveau

Par Estelle Nguyen  |   |  555  mots
Vers 10h30 GMT (12h30 à Paris) mercredi 8 août, un bitcoin valait 6.481,84 dollars, alors qu'il était à 6.877,76 dollars mardi, vers 21h00 GMT.
Vers 10h30 GMT (12h30 à Paris) mercredi 8 août, un bitcoin valait 6.481,84 dollars, alors qu’il était à 6.877,76 dollars mardi, vers 21h00 GMT. (Crédits : JM)
En un peu plus de deux semaines, le bitcoin a perdu près de 23% de sa valeur, effaçant un rebond entamé mi-juillet. La principale crypto-monnaie avait en effet rebondi de 30%, dépassant même les 8.400 dollars dans la journée du 25 juillet.

La chute est sévère pour le bitcoin. La crypto-monnaie a vu sa valeur dégringoler de 8%, ce mercredi 8 août, après le report de la décision de la SEC (Securities and Exchange Commission), gendarme des marchés financiers, sur la validation du tant attendu ETF Bitcoin (Exchange Traded Fund) au 30 septembre prochain. La création de ce fonds indiciel sur le bitcoin permettrait de faciliter la tâche des investisseurs institutionnels qui s’intéressent à la crypto-monnaie et souhaiteraient en acheter.

Selon les observateurs, le choix de la SEC était en partie décisif pour la remontée du bitcoin. Vers 10h30 GMT (12h30 à Paris), un bitcoin valait 6.481,84 dollars contre 6.877,76 dollars mardi, vers 21h00 GMT.

« La Commission prolonge le délai de 45 jours. Le Conseil estime qu’il convient de prévoir un délai plus long pour agir sur le changement de règle proposé afin qu’il ait suffisamment de temps pour examiner la demande » a déclaré la SEC dans un communiqué.

Il y a trois à quatre semaines pourtant, le bitcoin avait rebondi (+30% environ depuis le début du mois de juillet) après des rumeurs d’intérêt du plus grand gérant d’actifs au monde, BlackRock. Selon Financial News, l’asset manager new-yorkais aux 6.300 milliards de dollars d’actifs sous gestion aurait créé une équipe chargée de travailler sur les crypto-monnaies et la technologie Blockchain. De quoi réjouir les banques et institutions financières, qui avaient alors investi directement dans les startups de l’univers de la Blockchain.

Plusieurs autres victimes de la décision de la SEC

Ce retard est un nouveau coup dur pour le marché des actifs numériques, qui espérait une décision favorable avant la mi-août. L’ethereum et le ripple, les cryptomonnaies aux capitalisations les plus importantes juste après le bitcoin, ont d’ailleurs enregistré des pertes similaires.

 Cette nouvelle baisse « observée sur le bitcoin continue de souligner l’extrême sensibilité de la cryptomonnaie aux développements d’un ETF » a expliqué Lukman Otunuga, analyste pour FXTM à l’AFP.

Dans le détail, l’ethereum a rechuté de 10% sur la journée, à 315 dollars. Sur une semaine, le repli est de plus de 12%. Le XRP est aussi mal en point, en retombant de 15% à 0,35 dollar sur 24 heures. Sur sept jours, il perd pas moins de 21%. D’autres crypto-monnaies ont fait les frais du report de décision de la SEC, comme le Stellar qui s’effondre de 9% sur la journée et de 21% sur une semaine. Ou encore, le Cardano, le Litecoin et le IOTA qui perdent de 10% à 13% sur la journée.

Tergiversations de la SEC

L’autorité de marché a décidé de redoubler de prudence concernant sa décision sur le fonds indiciel sur le bitcoin, alors que ce choix est attendu de pied ferme. Il pourrait en effet soutenir encore les prix et aider à la démocratisation des devises digitales. Les pro crypto-monnaies vont devoir toutefois se montrer patients, car la SEC a encore la possibilité de reporter par deux fois sa décision, à fin décembre puis à fin février.

Le 26 juillet dernier, elle avait déjà exprimé un refus concernant la demande de création d’un ETF, à l’initiative des célèbres frères Cameron et Tyler Winklevoss, premiers milliardaires en bitcoins. Cette décision avait alors provoqué le retournement de tendance de la crypto-monnaie.

Gaza: les groupes palestiniens cessent les tirs de roquettes après une nuit d’hostilités

Gaza: les groupes palestiniens cessent les tirs de roquettes après une nuit d’hostilités

Frappes israéliennes sur la bande de Gaza, dans la nuit du 8 au 9 août 2018 / © AFP / MAHMUD HAMS

Le Hamas et ses alliés ont fait taire les armes jeudi après un barrage de roquettes contre Israël dont la lourde riposte aérienne contre des dizaines de cibles dans la bande de Gaza a coûté la vie à une Palestinienne enceinte et son bébé.

Le calme était revenu en fin d’après-midi dans les bande de Gaza et sur ses pourtours israéliens après les hostilités de la nuit poursuivies jusque dans la matinée, ont constaté les journalistes de l’AFP.

Mais une quatrième guerre dans la bande de Gaza depuis 2008 continue à menacer. L’issue de discussions indirectes engagées par Israël et le Hamas avec l’entremise de l’Egypte et de l’ONU pour dissiper ce spectre et tenter d’établir une trêve durable est plus incertaine que jamais.

Les groupes armés palestiniens « ont cessé vers midi (09H00 GMT) toutes les opérations de représailles contre l’agression israélienne », a déclaré un membre de leur commandement conjoint dans une possible référence à la mort, mardi, de deux membres de la branche armée du Hamas dans une frappe israélienne.

Le Hamas et ses alliés « considèrent cet épisode d’escalade comme terminé », a-t-il ajouté.

L’ordre a été globalement respecté. Une roquette a cependant atterri après l’annonce de l’arrêt des tirs près de Beer-Sheva, à une quarantaine de kilomètres de Gaza. L’engin n’a pas fait de dégât ni de victime. Mais, selon les médias israéliens, c’est la première fois depuis la guerre de 2014 qu’une roquette est envoyée à une telle distance, et non pas à proximité immédiate de Gaza, comme un avertissement possible lancé à Israël.

Les environs israéliens de Gaza ont essuyé entre mercredi soir et jeudi plus de 180 tirs de roquettes et de mortier, auxquels l’aviation israélienne a riposté en frappant plus de 150 sites militaires du Hamas, le mouvement islamiste qui dirige l’enclave, selon des chiffres fournis par l’armée israélienne.

Le cercueil renfermant les corps d’une Palestinienne de 23 ans, Enas Khammash, et de sa fille de 18 mois, Bayan, transporté lors de leurs funérailles à Deir al-Balah dans la bande de Gaza, le 9 août 2018 / © AFP / SAID KHATIB

Le territoire reclus, appauvri et coincé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, a résonné des frappes israéliennes pendant des heures, d’imposants panaches de fumée et des boules de feu s’élevant dans les airs.

Trois Palestiniens, dont une femme enceinte de 23 ans, Enas Khammash, et sa fille Bayan de 18 mois, ont été tués dans ces raids israéliens, ont rapporté les secours gazaouis. Le troisième Palestinien tué a été identifié par le Hamas comme appartenant à sa branche armée.

Abdullah Khammash, 31 ans, un cousin de la femme et de l’enfant tuées, a interpellé à distance le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman.

« Je dis à Lieberman: +Venez voir vous-mêmes les dégâts. Qu’est-ce que cette petite fille avait fait de mal? », s’est-il ému. La famille n’a aucun lien avec les groupes armés, a-t-il protesté.

La maison touchée se trouve à quelques centaines de mètres d’une importante base du Hamas.

Un porte-parole de l’armée israélienne, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, a dit ne pas avoir d’informations sur cet évènement, mais, « par définition, nous avons seulement visé des cibles militaires utilisées par le Hamas ». Douze autres Palestiniens ont été blessés dans les raids.

Une voiture endommagée par les tirs de roquettes venus de Gaza à Sdérot, localité israélienne, le 9 aout 2018 / © AFP / JACK GUEZ

Côté israélien, la pluie de roquettes venue de Gaza a ranimé les scènes connues de civils se précipitant vers les abris.

A Sdérot, localité atteinte par plusieurs projectiles, Hagit Shitert, 45 ans, a elle aussi couru pour se protéger. Dans la panique, un de ses fils s’est blessé dans l’escalier quand une roquette est tombée près de leur immeuble, criblant la bâtisse d’éclats, pulvérisant l’arrière d’une voiture et laissant un trou béant dans le sol. Mais « jamais, jamais, je ne partirai », assure-t-elle.

Hormis Sdérot, la plupart des projectiles sont tombés dans des zones inhabitées et le système de défense anti-aérien israélien a intercepté plus de 30 engins, selon l’armée.

Une Thaïlandaise d’une trentaine d’années a cependant été gravement touchée au ventre par des éclats jeudi matin. Trois autres personnes ont été atteintes de la sorte, ont indiqué les secours.

Ces hostilités sont la troisième confrontation majeure depuis juillet, ébranlant une nouvelle fois le cessez-le-feu tendu observé depuis 2014 par Israël et le Hamas ainsi que ses alliés de part et d’autre de la barrière de sécurité israélienne qui ferme hermétiquement la frontière avec Gaza.

Les accès de fièvre se multiplient depuis le 30 mars et le début d’un mouvement de protestation palestinien le long de la barrière pour dénoncer, entre autres, le blocus imposé par l’Etat hébreu à l’enclave. Les tensions ont été exacerbées par le transfert, le 14 mai par les Etats-Unis, de leur ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem.

Gaza Strip / © AFP / Sophie RAMIS

Au moins 165 Gazaouis ont été tués par des tirs israéliens depuis le 30 mars. Un soldat israélien a été tué le 20 juillet près de Gaza, pour la première fois depuis 2014.

– « Croisée des chemins » –

L’envoyé spécial de l’ONU Nickolay Mladenov, a appelé toutes les parties à « s’éloigner du bord du gouffre ».

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu réunit jeudi après-midi le cabinet de sécurité, forum restreint examinant les questions stratégiques.

L’un des membres du cabinet, le ministre de l’Energie Youval Steinitz, a reflété le pessimisme à la radio publique.

« Nous sommes à la croisée des chemins. La question est de savoir si nous allons vers un arrangement (avec le Hamas) ou vers une escalade et une opération militaire (israélienne) lourde. Pour le moment, il semble que nous nous acheminions vers la deuxième option ».

(©AFP / (09 août 2018 17h13)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Gaza-les-groupes-palestiniens-cessent-les-tirs-de-roquettes-apr-s-une-nuit-d-hostilit-s/944076.rom

Un billet d’un dollar qui a beaucoup d’une occulte amulette…

Un billet d’un dollar qui a beaucoup d’une occulte amulette…

Publié le par Abdel Hakim


Voilà ce que vous pouvez trouver sur les billets de un dollar « américains ». Alors a première vue il s’agit d’une pyramide avec un oeil lumineux, des chiffres romains et des inscriptions latines. Cette simple observation devrait déjà susciter une première interrogations: quel rapport entre Egypte ancienne, le latin, et les États Unis d’Ameriques?

Intéressons nous maintenant plus précisément a chacun de ces éléments:

L’oeil est en fait l’oeil d’Horus(« divinité » de l’ancienne Egypte, il était représenté avec une tête de faucon), ou oeil d’oudjat. C’est l’oeil qui voit tout, l’oeil omniscient.

En dessous de cet oeil une pyramide de 13 étages. Dans le symbolisme egyptien la pyramide représente une ascension: son sommet est lié au monde spirituel, et sa base au monde terrestre. En ce qui concerne le chiffre 13, c’est un chiffre souvent rapporté au mal dans nombres de mythologies, par exemple dans la religion chrétienne, judas fut la treizième personne présente lorsque Jésus réunit ses apôtres. Il peut également être rapporté aux 13 colonies britanniques fondatrices des États Unis.

A la base de cette pyramide « MDCCLXXVI »: a priori ça ne signifie rien… Sauf qu’en chiffre romain M vaut 1000, D vaut 500, C vaut 100, L vaut 50, X vaut 10, V vaut 5, I vaut 1. Donc si l’on additionne nous avons: 1000+500+100+100+50+10+10+5+1=1776. Il s’agit donc d’une date, l’année 1776. C’est l’année de la déclaration d’indépendance des états unis, mais aussi l’année de la création des illuminés de Bavieres(ce qui prend un sens lorsque l’on sait qui fabrique ce billet… Voir a la fin de l’article).
Nous avons aussi les inscriptions « Annuit Coeptis » 13 lettres qui signifient l’arrivée de quelque chose et « NOVUS ORDO SECLORUM » qui signifie nouvel ordre pour les siècles. Donc l’arrivée d’un nouvel ordre pour les siècles a venir, c’est le nouvel ordre mondial?


Nous avons donc a gauche un symbole qu’on pourrait qualifier d’ésotérique, et a droite un symbole plus patriotique(enfin si l’on s’ y’ intéresse de plus près on peut encore soupçonner un caractère mystique mais cette fois plus subtile) avec un faucon en dessous de 13 étoiles,  ce faucon tient 13 flèches ainsi qu’une branche a 13 feuilles qui représentent les 13 colonies britanniques.

Il y’a également d autres symboles dissimulés sur ce billet, comme cette chouette : Pourquoi une chouette? C’est lié a un mythe cananéen, les gouvernants se comparait alors a des chouettes capables de voir dans l’obscurité. C’est aussi le logo du Bohémian Club(dont son membre entre autre David Rockefeller et George Bush)…

En tout les cas rappelons que ce billet n’est nullement la création des États Unis d’Ameriques, il est imprimé par la reserve fédérale américaine qui est privée! Qui sont ces gens qui mettent des symboles ésotériques, voire sataniques, car seul DIEU est omniscient et certainement pas ce qu’ils appellent Horus, sur de la monnaie? Si vous voulez le savoir je vous propose ce lien:
Le machiavélisme des hécatonchires de la finance internationale

Vol MH370 de la Malaysia Airlines : la cause de la disparition ne peut être déterminée (rapport)

Vol MH370 de la Malaysia Airlines : la cause de la disparition ne peut être déterminée (rapport)

© Chine Nouvelle (Xinhua)Xinhua, le 30/07/2018 18:15

La cause de la disparition du vol MH370 de la Malaysia Airlines en 2014 ne peut être déterminée, selon un rapport détaillé sur l’incident publié lundi par une équipe d’enquête de sécurité.

Ce rapport de plus de 800 pages, qui examine plusieurs aspects allant de la navigabilité et la maintenance à la répartition de la charge et aux informations sur l’épave, indique que l’équipe d’enquête n’a pu déterminer la cause pour laquelle l’avion avait quitté son itinéraire de vol.

« Le changement de trajectoire est probablement dû à des opérations manuelles », ajoute-t-il.

Qualifiant la disparition du vol MH370 et ses recherches d' »inédites dans l’histoire de l’aviation commerciale », le rapport indique que des améliorations doivent être entreprises pour s’assurer que ce type d’événement soit identifié dès que possible.

De plus, le milieu aéronautique international doit garantir aux voyageurs que la position des avions commerciaux de génération actuelle est connue en permanence, recommande le rapport.

Bien que le ministre malaisien des Transports Anthony Loke ait décrit ce rapport comme final et complet, Kok Soo Chon, chef de l’équipe d’enquête de sécurité pour le vol MH370 de l’Organisation de l’aviation civile internationale de Malaisie, a déclaré que le rapport n’était pas définitif et ne concernait que les recommandations de sécurité.

Le 8 mars 2014, le Boeing 777 assurant le vol MH370 avec 239 personnes s’était volatilisé peu après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin.

https://chine.in/actualite/cn/vol-mh-malaysia-airlines-cause_111798.html

 

 

 

Trump reçoit Juncker, rencontre sous tension à la Maison Blanche

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Trump-re-oit-Juncker

Le président américain Donald Trump et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le 8 juillet 2017 à Hambourg / © AFP/Archives / John MACDOUGALL

Le tête-à-tête dans le Bureau ovale pourrait être tendu: Donald Trump reçoit mercredi le chef de l’exécutif européen Jean-Claude Juncker au moment où la guerre commerciale qu’il a déclenché fait grincer des dents dans son propre camp.

Preuve des turbulences liées au bras de fer engagé par le président américain: son administration vient d’annoncer une aide d’urgence de 12 milliards de dollars destinée aux agriculteurs touchés par les représailles aux tarifs douaniers décrétés par Washington visant la Chine, l’Union européenne ou encore le Canada.

Dans ce contexte, la rencontre entre le magnat de l’immobilier, à la Maison Blanche depuis 18 mois, et le Luxembourgeois, à la tête de la Commission européenne depuis 2014, s’annonce particulièrement délicate.

Connu pour son franc-parler –et son humour– le chef de l’exécutif européen a raconté que M. Trump lui avait dit, à l’occasion du dernier G7: « Jean-Claude, tu es un tueur brutal ».

« Je pense qu’il a dit cela comme un compliment mais je n’en suis pas sûr… », a-t-il ajouté.

Donald Trump menace régulièrement de franchir un nouveau cap en l’absence de concessions de la part de Bruxelles: imposer des droits de douane sur les importations de voitures européennes, ce qui inquiète particulièrement l’Allemagne, où ce secteur clé emploie quelque 800.000 personnes.

Avant son départ, Cecilia Malmström, la Commissaire européenne au Commerce, qui accompagnera M. Juncker dans la capitale fédérale américaine, a exprimé l’espoir d’une « désescalade ».

Mais peu de signaux pointent dans ce sens.

A la veille de la rencontre, le locataire de la Maison Blanche a une nouvelle fois dénoncé l’attitude de l’Europe à laquelle il réserve depuis plusieurs mois ses flèches les plus aiguisées.

« Ce que nous fait l’Union européenne est incroyable (…) Ils ont l’air gentils, mais ils sont durs », a-t-il lancé depuis Kansas City, dans le Missouri, promettant de défendre avec vigueur les intérêts de l’Amérique lors de sa rencontre avec le président de la Commission européenne.

– « Tout ira bien » –

D’un tweet, il a de nouveau ironisé, comme il l’avait déjà fait au G7, sur le manque d’audace présumé des partenaires des Etats-Unis, proposant que tout le monde abandonne « tous les tarifs douaniers, les barrières non-tarifaires et les subventions ».

« Cela serait véritablement le libre-échange! J’espère qu’ils le feront, nous sommes prêts, mais ils ne le feront pas! », a-t-il ajouté.

Se réjouissant, sur le ton volontiers provocateur qu’il affectionne, que les pays visés par les tarifs douaniers « viennent tous à Washington pour négocier », Donald Trump martèle que sa stratégie finira pas porter ses fruits et que « tout ira bien ».

Mais l’approche est loin de faire l’unanimité dans le camp républicain, traditionnellement favorable au libre-échange.

« Je ne pense pas que les tarifs douaniers soient la bonne réponse », a lâché mardi le chef des républicains à la Chambre des représentants, Paul Ryan.

Ce dernier est originaire du Wisconsin, Etat qui abrite le siège de Harley-Davidson. Le célèbre constructeur de motos a averti sans détour que la guerre commerciale entre les Etats-Unis et ses partenaires allait rogner ses marges en 2018.

Comme lui, nombre d’élus du « Grand Old Party » s’inquiète de l’impact possible de la croisade présidentielle sur les élections de mi-mandat prévues en novembre.

John Thune, sénateur républicain du Dakota du Sud, a vu dans l’annonce du plan de 12 milliards de dollars la preuve que la politique agressive de Donald Trump au nom de « L’Amérique d’abord », provoquait « de nombreux dommages collatéraux ».

(©AFP / 25 juillet 2018 04h28)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Trump-re-oit-Juncker

 

 

NATACHA POLONY ET LES HOMMES

NATACHA POLONY ET LES HOMMES

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Voila un plaidoyer superbe et courageux qui tranche avec tous les propos imbéciles, sirupeux, bien-pensants et convenus dont nous sommes régulièrement abreuvés. Il ne va pas plaire aux féministes, aux bobos, aux socialo-gauchistes, aux prétendus « insoumis », à « celles et ceux » qui se croient modernes en niant les simples lois naturelles, aux ayatollahs de l’égalitarisme stérile, qui se fourvoient dans la négation de la sexualité procréatrice, à ceux qui, méprisant la complémentarité naturelle de l’homme et de la femme, tentent d’y voir une forme nouvelle d’aliénation sociale et le mobile d’un nouveau combat de libération !
Merci Natacha, pour ce texte rafraîchissant, intelligent et plein de bon sens !

MLS


Ces lignes, messieurs, vous sont donc dédiées. Elles sont un hommage à tout ce que peut être un homme. Elles sont un hommage à la virilité, cette qualité tant décriée, et qui n’est rien d’autre que la confiance qu’un homme peut avoir dans son appartenance à son sexe. Une sorte de certitude rassurante car sereine. Et si rien n’est plus difficile à définir que cette appartenance, que chacun développe à son gré, elle est le miroir dans lequel les femmes se contemplent avec volupté. La virilité est une forme de confiance, de force tranquille ; ce qui signifie que l’époque actuelle, dans sa volonté de criminaliser toute résurgence du patriarcat honni, a rompu le charme et fait des hommes des êtres en doute perpétuel.

Pas question pour autant de regretter le temps où « être un homme » semblait avoir un sens immédiat qu’il n’était même pas nécessaire d’interroger. Car la notion n’était pas moins problématique. Elle relevait, non de la confiance, mais de l’injonction. Considérons l’actuelle remise en cause comme une occasion de dissiper le vieux malentendu : vous n’êtes pas, messieurs, d’affreuses brutes épaisses qu’il faut réprimer ou contrôler. La violence n’est pas une fatalité masculine. Et en vous construisant face aux femmes, vous apprendrez peut-être que votre grandeur est d’investir votre force et votre audace dans la défense et le respect de l’autre, de la femme ; et non dans la peur et le rejet, ou bien au contraire dans l’indifférenciation.

J’ai moi-même choisi, je le confesse, de vivre avec un spécimen en voie de disparition, un de ces authentiques machos que la modernité féministe voue aux gémonies et condamne aux oubliettes de l’histoire. Un être qui ne repasse pas ses chemises, qui paie l’addition au restaurant et propose de m’accompagner dès que je fais un pas dehors, de peur qu’il ne m’arrive quelque chose. Un être qui pique des colères noires et veut toujours avoir raison, et qui fait tout à ma place parce qu’il estime que, par principe, il le fait mieux que moi. Un homme, dans toute son horreur. Un homme, sensuel et râleur, si différent de ce que je peux être et si proche de ce en quoi je crois. Un homme dans le regard duquel je lis que je suis une femme.

Je l’avoue, j’aime l’altérité. J’aime cette différence essentielle qui fait que lui et moi sommes humains sans être semblables. J’aime ces jeux de domination qui nous font nous provoquer et nous affronter, chacun cédant tour à tour devant l’autre, chacun confrontant ce qu’il est à l’inconnu de l’autre. J’aime enfin découvrir à travers notre altérité ce qui nous unit et nous rend l’un à l’autre indispensables. Rien n’est plus destructeur du désir que l’abolition des frontières, le lissage minutieux des aspérités au nom de notre incapacité millénaire à penser la dualité.

Messieurs, ne soyez pas dupes des injonctions contradictoires des femmes. Elles vous parlent d’égalité, de partage des tâches, elles se veulent libres et indépendantes. Et c’est en effet ce dont elles ont besoin. Comme elles ont besoin de cette figure rassurante de l’homme protecteur, autoritaire, assumant ses devoirs et symbolisant la loi ; l’homme qu’on vous a sommés de ne plus être. Ne soyez pas dupes des discours ambiants qui vous intiment l’ordre de vous renier au nom du métissage du féminin et du masculin dont on veut vous faire croire qu’il constitue le stade ultime de l’humanité, comme la seule chance d’abolition des souffrances de tant de femmes.

Il n’est sans doute pas de pire ennui pour une femme que de se trouver face à cet homme insipide et morne qui a si bien appris sa leçon de féminisme et demande respectueusement l’autorisation pour tenter quelque trace de séduction , cet homme un peu ridicule qui use de crèmes antirides et d’autobronzant, cet homme pathétique qui n’éprouve pas le besoin de se lever pour une femme enceinte ou d’offrir sa veste à une belle en robe légère. Car quel geste plus beau que cet enveloppement tendre et puissant de celui qui dépose sur des épaules un peu de chaleur et de protection ?

Et j’adresse ces lignes à mon fils, aujourd’hui si petit, à peine sorti du statut de l’ange, comme un message d’amour et d’espoir. Puisse-t-il à son tour être fier d’être un homme. Un homme, c’est-à-dire un être imprégné des valeurs chevaleresques qui ont fondé la civilisation occidentale. Un homme, c’est-à-dire un être jouant à être le plus fort pour mieux servir, pour mieux protéger, car telle est la vraie grandeur (que les femmes devraient également cultiver), celle qui consiste à ne jamais abuser de son pouvoir. Un homme, sûr de ce qu’il veut être et se promenant dans les modèles anciens et les grandes figures. Même s’il garde à l’esprit que tout cela n’est qu’une fiction, et qu’il ne doit pas être prisonnier des codes mais se les approprier, pour mieux parfois les renverser.

Puisse-t-il apprendre à regarder les femmes dans leur complexité, leurs contradictions et leurs incertitudes. Puisse-t-il les aimer fières et fragiles, pudiques et passionnées, telles qu’elles seraient si notre triste époque ne leur enseignait l’infantile niaiserie qui les empoisonne, et que les bons génies du marketing tentent à tout prix d’inoculer aux hommes.

Natacha Polony

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Jordanie : remise en question de la politique gouvernementale

Jordanie : remise en question de la politique gouvernementale

Flambée des prix des principaux services de base tels que le pain et le carburant, déficit financier s’élevant à 1,75 milliard de dollars, tel est le quotidien que subissent les Jordaniens depuis le début de l’année. A ceci, s’ajoute un manque de confiance grandissant envers le gouvernement. Cette saturation générale a engendré de nombreuses manifestations nocturnes pendant une semaine, début juin. Cette contestation, initialement populaire, a peu à peu gagné la sphère politique.

Début juin, des manifestations ont eu lieu dans les principales villes du pays notamment dans la capitale, Amman.

Arrière-plan : d’une politique d’austérité fortement contestée à une crise politique

Le lundi 4 juin 2018, Hani al-Mulki, alors Premier ministre jordanien depuis mai 2016 a été contraint à la démission. Cette décision a été causée par la politique sociale défendue par le gouvernement. En effet, depuis l’annonce de nombreuses mesures d’austérité (dont l’annonce d’un projet étendant l’impôt sur le revenu à des salaires plus modestes tout en souhaitant la hausse des prix sur le pétrole et l’électricité), la population jordanienne martèle qu’elle « ne s’agenouillera pas » devant de telles décisions. Elle a alors multiplié les manifestations dans le pays. Dans ce pays où le chômage touche plus de 18% de la population, et où 70% des habitants a moins de trente ans, la colère se fait de plus en plus sentir. Les faibles perspectives d’évolutions, ainsi que les carences dans les domaines de la santé et de l’éducation n’arrangent pas la situation.

La démission de Hani al-Mulki, ainsi que la volonté du roi Abdallah II de proposer une révision complète du projet tant contesté, n’ont pas calmé le bruit de la rue. Après une semaine de manifestations nocturnes, dans plus d’une cinquantaine de villes, le nouveau Premier ministre, Omar al-Razzaz, a fait part de sa décision de renoncer au précédent projet de loi, pourtant présenté sur les recommandations du Fonds monétaire international (FMI). Outre la forte contestation du projet, les manifestants (essentiellement des classes moyennes) ont également pour objectif « d’accuser la classe politique de corruption et de gaspillage des fonds publics », témoignant ainsi d’une forte défiance à l’égard du pouvoir. Le peuple jordanien n’est plus satisfait de la manière (traditionnelle) dont il est gouverné.

Les multiples soutiens financiers des différents donateurs

Face à cette crise économique et sociale démesurée, plusieurs pays se sont mobilisés pour fournir une aide financière à la Jordanie, lors d’une réunion à La Mecque. A titre d’exemple, nous pouvons citer l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Koweït. Les trois États sont assemblés pour accorder une aide de 2,5 milliards de dollars. Selon certaines sources, cette aide financière ne serait pas le fruit d’une pure générosité mais serait somme toute, motivée par la crainte de voir surgir un nouveau « printemps arabe ». Outre cette aide, les pays promettent également un soutien budgétaire sur cinq ans ainsi que la participation financière à des projets de développement. Quant à l’Union européenne, elle a affirmé sa volonté de sortir la Jordanie de la crise en lui fournissant une aide d’environ vingt millions d’euros.

De son côté, le Qatar, grand ennemi de l’Arabie saoudite, a annoncé un ensemble d’investissements s’élevant à hauteur de 500 millions de dollars à destination de la Jordanie. Il s’agit principalement de projets d’infrastructures et touristiques. Le gouvernement qatari propose également de mettre à disposition environ dix mille emplois aux jeunes Jordaniens à Doha.

Un pays fragilisée par son économie, mais également par les stratégies diplomatiques menées par Riyad et Washington

Depuis plusieurs décennies, la « survie » du royaume jordanien, pauvre en ressources, dépend d’aides dispensées par des pays comme les États-Unis ou les pays du Golfe, dont l’Arabie saoudite. Cette aide est jugée d’autant plus nécessaire qu’avec la guerre en Syrie, de nombreux Syriens (à hauteur d’un million) viennent trouver refuge en Jordanie, pesant ainsi fortement sur l’économie du pays, son marché du travail ainsi que sur ses infrastructures.

En raison de différends géopolitiques avec les pétromonarchies du Golfe, les relations se sont quelque peu tendues. En effet, les positions diplomatiques régionales jordaniennes (la cause palestinienne, la guerre au Yémen…) se trouvent à l’opposé de celles soutenues par l’Arabie saoudite. De ce fait, cette dernière cherche à faire pression sur la Jordanie, en suspendant son aide financière. Concernant le conflit qui fait rage au Yémen, le roi Abdallah II a refusé d’engager pleinement ses troupes, ce qui a eu pour effet de froisser Mohammed ben Salmane. La Jordanie a également offensé les États-Unis en protestant contre leur décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. En effet, près de 65% de la population jordanienne est d’origine palestinienne.

Partagée entre plusieurs camps, subissant une pression de ses principaux alliés, luttant contre une corruption gangrenant la société, devant faire face au problème des réfugiés dans une économie en déroute, comment la Jordanie parviendra-t-elle à sortir de ce conflit multidimensionnel ?

 

About Alysée RAGANOT

Après une CPGE littéraire au lycée Chaptal à Paris, je rentre en L3 d’Histoire à Paris-Sorbonne IV ainsi qu’à l’INALCO pour apprendre l’arabe. J’aimerais travailler dans les Relations Internationales (Sécurité/Défense) en lien avec l’aire géographique Afrique du Nord/Moyen-Orient.

 

La décadence occidentale – Le déclin économique

La décadence occidentale – Le déclin économique

La décadence occidentale – Le déclin économique

Par Ivan Blot, ENA, docteur ès sciences économiques, inspecteur général honoraire de l’administration ♦ Les lecteurs de Polémia connaissent bien Ivan Blot qui fournit régulièrement des textes éclairant, tant sur l’actualité que sur divers concepts philosophiques et historiques. C’est avec plaisir que nous partageons avec vous le dernier volet d’une série de quatre articles consacrée aux grands facteurs de la décadence occidentale.
Polémia


En étudiant les quatre causes du déclin occidental, nous avons traité de la cause finale (la vie spirituelle), de la cause formelle (le déclin politique), de la cause efficiente (le déclin culturel) et il reste à analyser la cause matérielle de la société, les bases que sont la famille et la propriété.

Il semble que l’économie occidentale se porte bien, mis à part la perspective effrayante d’un gigantesque endettement.

La famille en danger

Du côté humain, pourtant, quid de la famille qui est la cellule productrice et reproductrice à l’origine de tout ? Or, la famille, qui n’est ni purement instinctive ni purement rationnelle, est en crise grave. La vie de reproduction comporte quatre aspects :
– La vie sexuelle (base matérielle),
– La vie affective, l’amour, qui a chez l’être humain la place cardinale psychologiquement,
– La forme institutionnelle centrée autour du mariage,
– L’aspect spirituel.

Or, il y a crise dans tous ces domaines. La vie sexuelle se détraque et ne correspond plus à la finalité claire de la reproduction. Le mariage prend des formes dénuées de sens (mariage homosexuel) et décline en nombre. L’affectivité est détraquée. L’aspect religieux s’estompe. Au total, l’institution sélectionnée par les siècles tombe en décadence. L’humanité menace de disparaître.

La natalité s’en ressent. L’ambiance culturelle lui est hostile (idéologie individualiste « childfree », ce qui veut dire « libre d’enfants »), la liberté passe avant l’amour de la progéniture !
La religion et la patrie perdent leur valeur sacrificielle. L’individu se prend désormais pour un dieu ! Perversion la pire qui est celle de l’orgueil, selon le Christianisme notamment !
La culture de mort l’emporte sur la culture de la vie avec la promotion de l’avortement et de l’euthanasie !
Les valeurs économiques, revenus, vacances, l’emportent sur les valeurs familiales, plus communautaires.

A long terme, l’individu est de plus en plus isolé, matérialiste, égoïste, comme l’avait vu Dostoïevski. Le peuple ne se reproduit plus et est menacé de disparaitre sous l’invasion étrangère de ceux qui ne sont pas encore atteint de cette maladie mentale, le refus de prolonger sa lignée ! l’homme vit désormais dans l’instant, sans perspective historique, comme un animal.

L’effondrement à terme de l’économie ?

On dira que c’est parce que la priorité a été donnée à la seule économie. Mais, là aussi, le court terme l’emporte comme l’a bien vu l’économiste Hans Hermann Hoppe. Le profit financier l’emporte sur l’économie réelle à long terme comme le montre le philosophe de l’économie Jean Rémy. La monnaie n’est plus un signe qui facilite l’intégration sociale mais un bien comme un autre géré par des banques. La dimension nationale étatique qui assure une solidarité disparaît. Il n’y a plus de démocratie et les oligarques financiers règnent selon leurs propres lois.  Le centre de ce nouveau système de décision est dans le monde anglo-saxon mais certains pays, comme la Russie ou la Chine, tentent de réagir.

Quatre tendances menacent l’économie à terme :

1/ Les inégalités croissantes. Il y a les inégalités individuelles, souvent justifiées par le mérite, mais aussi les inégalités entre nations où la concurrence est loin d’être exercée dans des conditions correctes. Tout le monde sait que les Etats-Unis brutalisent leurs partenaires et exercent un impérialisme économique cynique. Mais la montée d’autres puissances (Chine, Russie entre autres) va rétablir les équilibres. Le malheur est le déclin européen et notamment français car nous négligeons des vertus morales essentielles dans le combat économique.

2/ Le poids des dépenses publiques qui réduit la compétitivité économique. C’est vrai notamment pour la France où des castes à privilèges se sont formées avec l’appui de la gauche. Les grands perdants sont les classes moyennes, ces classes périphériques (dites « moyennes » autrefois) que tout le monde néglige.

3/ L’urbanisation excessive se fait dans le désordre

4 / La primauté du court terme sur le long terme.

A plus long terme, on va vers des déséquilibres graves. La Russie montre le chemin d’une société plus saine qui honore la famille et qui s’efforce de redresser sa démographie. Il y a là des modèles à suivre. La Russie accomplit un redressement religieux, moral et patriotique qui devrait nous inspirer. La famille, la propriété privée et la patrie sont des cadres indispensables. Souhaitons que l’Occident en tienne compte avant qu’il ne soit trop tard !

Ivan Blot
12/07/2018

Source : Correspondance Polémia

Crédit photo : Domaine public, via PixaBay

Ivan Blot

Ivan Blot

Ivan Blot, ENA, docteur ès sciences économiques, inspecteur général honoraire de l’administration, ancien député du Pas-de-Calais et ancien député européen, auteur de nombreux ouvrages dont « La démocratie directe », « L’oligarchie au pouvoir », « La Russie de Poutine, « L’homme défiguré ». Il est membre de l’Académie catholique de France. Il est aussi membre du comité des experts de Rethinking Russia et du Club d’experts de Valdaï, proches de la présidence de la Fédération de Russie.