Archives pour la catégorie Uncategorized

Vers une alliance des chrétiens contre la guerre en Syrie

Vers une alliance des chrétiens contre la guerre en Syrie

+

À l’initiative du patriarche Cyrille de Moscou (orthodoxe) et en collaboration avec le pape François de Rome (catholique), une alliance est en train de se nouer avec les patriarches Bartholomée Ier de Constantinople, Théophile III de Jérusalem, Théodore II d’Alexandrie et Jean X d’Antioche, pour s’opposer à la guerre en Syrie.

Elle fait suite à la Déclaration conjointe des patriarcats grec-orthodoxe, syriaque-orthodoxe et grec-melkite catholique d’Antioche et tout l’Orient sur le bombardement de la Syrie, publiée le 14 avril à Damas.

http://www.voltairenet.org/article200759.html

Publicités

Après la mise en scène “chimique”, la comédie des frappes !

Après la mise en scène “chimique”, la comédie des frappes !

La coalition tripartite de l’OTAN, comme Trump, nous a joué – surjoué – une comédie grotesque, des frappes en trompe-l’oeil qui n’ont tué personne et ont détruit trois fois rien… quand les missiles ont atteint leur cible ! Sur la centaine de missiles lancés par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, 71 ont en effet été détruits ou détournés par les Syriens. Des contacts au plus haut niveau auraient neutralisé d’avance ces « frappes » et Israël se serait abstenu de participer à ce simulacre contre la promesse que le Hezbollah n’ouvrirait pas un nouveau front au Liban-Sud et dans le Golan. Finalement Trump, avec l’aide de Poutine, est peut-être parvenu à déjouer très habilement les plans de guerre des instigateurs du bidonnage chimique. Quoiqu’il en soit l’essentiel est sauf, on a échappé à une escalade militaire à très haut risque… OD

« Hier soir, la France, le Royaume-Uni et les États-Unis ont lancé une attaque illégale contre la Syrie et ont bombardé plusieurs sites militaires et civils à l’intérieur du pays. Ils justifient leur attaque comme une vengeance ou une punition pour une prétendue « attaque chimique » qui a eu lieu une semaine plus tôt.

L’incident chimique du 7 avril à Douma a été conçu pour renverser la décision annoncée publiquement par Trump d’ordonner à l’armée états-unienne de quitter la Syrie. Les « rebelles » salafistes financés par les Saoudiens à Douma ont rassemblé des corps, probablement à la suite d’un autre incident, et les ont empilés dans un appartement pour monter une scène et créer de fausses vidéos d’une « attaque chimique » qu’ils ont faussement attribué au gouvernement syrien.

Trump a fait semblant d’être pris par les vidéos et a tweeté des menaces contre la Syrie et la Russie. La Russie a menacé de répondre par la force si une attaque des États-Unis blessait ses soldats ou ses intérêts en Syrie.

Le Royaume-Uni et la France, qui, comme les États-Unis, n’ont reçu que récemment la visite du prince héritier saoudien et se sont gavés de milliards d’euros saoudiens, ont sauté sur l’affaire. La France admet aujourd’hui que ses « sources de renseignement » sur l’incident à Douma sont uniquement basées sur les vidéos de youtube évidemment mises en scène et les allégations faites par des opérations de propagande financées par l’Occident qui coopèrent avec les djihadistes.

Hier, le ministère russe de la Défense a accusé la Grande-Bretagne d’avoir organisé l’ »incident chimique » :

    Aujourd’hui, il y a d’autres preuves à la disposition du département militaire russe, qui témoignent de la participation directe de la Grande-Bretagne à l’organisation de cette provocation dans la Ghouta orientale.

    Le camp russe sait avec certitude que du 3 au 6 avril, les représentants des Casques blancs ont été influencés par Londres pour la mise en œuvre rapide de la provocation préparée à l’avance.

    Les Casques blancs ont été informés que les militants de Jaysh al-Islam devaient mener une série de puissants bombardements d’artillerie sur Damas du 3 au 6 avril.

    Cela favorisera une réponse des troupes gouvernementales, que les représentants des Casques blancs devront utiliser pour effectuer des provocations avec des armes chimiques présumées.

Les « Casques blancs » sont financés par le gouvernement britannique et sont dirigés par un « ancien » officier de renseignement militaire britannique. Les accusations directes contre la Grande-Bretagne ont peut-être joué un rôle dans le lancement précipité du bombardement d’hier soir. L’arrivée de techniciens de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) à Damas en est un autre. Ces derniers enquêteront aujourd’hui sur l’incident présumé à Douma et constateront probablement qu’il n’a pas eu lieu. Le fait que les trois pays n’ont même pas attendu les résultats préliminaires de l’enquête doit être considéré comme un aveu de culpabilité. Ils savent que l’attaque chimique n’a pas eu lieu.

L’armée étatsunienne se méfiait de tout conflit potentiel avec la Russie. Des négociations intenses ont eu lieu la semaine dernière entre le Pentagone et le ministère russe de la défense. Le secrétaire à la Défense Mattis aurait dissuadé Trump d’une frappe plus sérieuse. La troisième guerre mondiale a été évitée.

La nuit dernière, quelque 107 missiles et missiles de croisière ont été tirés contre deux sites de recherche et huit aéroports militaires en Syrie par les forces étatsuniennes, françaises et britanniques. Les forces russes et syriennes ont été averties. Les gens et l’équipement avaient été déplacés. Les forces russes n’ont pas réagi directement car leurs zones en Syrie n’étaient pas visées. La défense aérienne syrienne a réussi à abattre ou à détourner 71 missiles avant qu’ils n’atteignent leur cible. Le Pentagone prétend qu’aucun de ses missiles n’a été détruit ou détourné de son objectif. Un média d’opposition syrien bien connu n’est pas d’accord avec les allégations du Pentagone :

    L’Observatoire syrien des droits de l’homme a réussi à surveiller l’interception par les forces du régime de dizaines de missiles qui ont ciblé leurs positions et bases militaires sur le territoire syrien, où plusieurs sources croisées ont confirmé à l’Observatoire syrien que le nombre de missiles abattus dépassait 65 missiles…

Un taux de réussite de 60 à 70% pour la défense aérienne contre les missiles entrants est stupéfiant. La plupart d’entre eux auront été détruits par les systèmes Pantsir-S1 fournis par la Russie à la Syrie. Tous les aéroports militaires syriens sont désormais protégés par de tels systèmes à courte portée et, alors que huit d’entre eux ont été ciblés, un seul a été touché.

L’une des cibles qui a été touchée était le Centre de recherche scientifique de Barzah, non défendu, près de Damas. Le Pentagone prétend que des armes chimiques y ont été fabriquées ou stockées. Cette affirmation est absurde pour plusieurs raisons :

  • En 2013, la Syrie a adhéré à la Convention sur la guerre chimique et a renoncé à toutes ses armes chimiques.
     
  • L’OIAC a vérifié tous les anciens sites d’armes chimiques accessibles en Syrie et a observé la destruction de l’équipement de production.
     
  • Le site de Barzah a été abandonné.
     
  • On n’attaque pas un site avec des bombes normales si l’on sait que des armes chimiques sont stockées. Les bombes distribueraient les produits chimiques et tout le monde sous le vent serait sérieusement affecté.
     
  • Après les bombardements étatsuniens, on peut voir des gens marcher à travers les ruines récentes. Aucun ne porte de protection. Il n’y avait sûrement rien de ‘chimique’.

Il en va de même pour l’installation de Jaramana frappée par les bombardements. Les allégations du Pentagone selon lesquelles les bombardements ont frappé en Syrie les « installations de production et de stockage de produits chimiques » sont mensongères.

Personne n’aurait été tué par les frappes. L’évaluation du ministère russe de la Défense indique que trois personnes ont été blessées. D’autres évaluations du raid aérien peuvent être trouvées ici : 1, 2 et 3.

Quelles seront les conséquences de ces bombardements ?

Ces dernières semaines, la pression des médias, des interventionnistes et des néoconservateurs en faveur d’une guerre plus large contre la Syrie (et la Russie) a été calmée. Même John McCain, qui veut toujours plus de guerres, semble quelque peu satisfait.

Le président de la Russie Vladimir Poutine a publié une déclaration forte :

Un acte d’agression contre un État souverain qui est sur la ligne de front dans la lutte contre le terrorisme a été commis sans mandat du Conseil de sécurité de l’ONU et en violation de la Charte des Nations Unies et des normes et principes du droit international.

Le gouvernement chinois déplore également la violation du droit international et de la charte de l’ONU.

En ordonnant les bombardements, le président Trump a également enfreint la loi étatsunienne, en particulier la War Powers Resolution.

Une réunion du Conseil de sécurité aura lieu aujourd’hui, mais, comme les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont des vetos, cela n’aura aucune conséquence.

L’une des questions dont les États-Unis ne sont certainement pas satisfaits est la démonstration réussie des défenses aériennes russes qui ont été utilisées hier soir contre les frappes états-uniennes. Cette annonce de la déclaration du ministère russe de la Défense va créer des tracas supplémentaires :

Il convient de souligner qu’il y a plusieurs années, compte tenu de la forte demande de nos partenaires occidentaux, la Russie a choisi de ne pas fournir les systèmes S-300 AD à la Syrie. Compte tenu de l’incident récent, la Russie estime qu’il est possible de réexaminer cette question non seulement en ce qui concerne la Syrie, mais aussi d’autres pays.

Plus de pays seront désormais en mesure d’acheter et de recevoir du matériel de défense aérienne russe de pointe. Les interférences futures des États-Unis et les frappes israéliennes contre la Syrie deviendront beaucoup plus risquées. Lorsque la Syrie recevra les systèmes S-300, elle aura la possibilité de détecter et d’attaquer tout avion israélien survolant le Liban. Israël a souvent utilisé l’espace aérien libanais pour attaquer des cibles en Syrie. Il perdra bientôt ce luxe.

La Syrie, l’Iran et le Hezbollah ont tous publié une déclaration promettant des représailles pour l’attaque.Leurs réponses viendront probablement sur le terrain contre les cibles et les actifs étatsuniens en Irak, au Liban, en Syrie et en Israël. Le peuple syrien à Damas a pu observer le succès des défenses aériennes et en a été très satisfait. Ils répondront par un soutien accru à leur gouvernement et à ses plans de libération de toute la Syrie.

Trump a échappé à la pression publique créée par la fausse « attaque chimique » avec une frappe aérienne plus ou moins symbolique. Il a tweeté « Mission accomplie ! » Je m’attends à ce qu’il continue d’insister pour qu’il soit mis fin aux opérations états-uniennes en Syrie. Celui qui a lancé l’attaque truquée n’a rien gagné.

Le Pentagone garde l’option ouverte pour d’autres attaques chimiques et des frappes états-uniennes. Il a affirmé aujourd’hui que la Syrie dispose toujours d’installations d’armes chimiques supplémentaires. Si c’était vraiment le cas, pourquoi les États-Unis n’exigent-ils pas une inspection et un démantèlement de ces installations par l’OIAC ? La Syrie a signé la Convention sur les armes chimiques et devrait l’accepter.

Le mépris évident des États-Unis pour le droit international et pour les organisations internationales comme l’ONU, l’OIAC et l’AIEA aura de graves conséquences. Les États-Unis peuvent maintenant sûrement oublier leur désir d’un accord de désarmement avec la Corée du Nord. La Russie, la Chine et d’autres pays utiliseront l’exemple des frappes aériennes de la nuit dernière pour ignorer le droit international quand cela leur conviendra. Il n’y aura plus de faveurs comme la retenue des systèmes S-300 ou l’adhésion aux sanctions états-uniennes contre d’autres pays.

En fin de compte, les instigateurs de l’incident, les États-Unis et leurs partenaires criminels se sont fait plus de mal avec ces bombardements qu’ils n’en ont fait à la Syrie ».

Moon of Alabama, le 14 avril 2014

Traduction SLT

Lire aussi :

Une opération bidon ?

La Chine peut dormir tranquille à la lumière des piètres prestations militaires occidentales en Syrie

https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2018/04/14/apres-la-mise-en-scene-chimique-la-comedie-des-frappes/

Syrie: Moscou appelle les Occidentaux à « réfléchir aux conséquences » de leurs menaces

Syrie: Moscou appelle les Occidentaux à « réfléchir aux conséquences » de leurs menaces

Moscou (Russie) – La Russie a appelé jeudi les Occidentaux à « réfléchir sérieusement aux conséquences » de leurs « menaces » de frapper la Syrie en riposte à une attaque chimique présumée qu’ils imputent au régime de Damas, assurant que Moscou ne voulait pas d' »escalade ».

« Nous appelons tous les membres de la communauté internationale à réfléchir sérieusement aux conséquences possibles de telles accusations, menaces et actions planifiées » à l’encontre du gouvernement syrien, a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova lors d’une conférence de presse.

« Personne n’a donné le droit aux dirigeants occidentaux de s’attribuer le rôle de gendarmes du monde, à la fois d’enquêteur, de procureur, de juge et de bourreau », a poursuivi Mme Zakharova.

« Notre position est très claire et concrète: nous ne voulons pas d’escalade », a-t-elle ajouté.

La porte-parole de la diplomatie russe a dit espérer que les capitales occidentales « auront assez de sagesse pour revenir dans le cadre du droit et régler ensemble les problèmes existants, comme cela est prévu par la Charte des Nations unies ».

« Nous ne voulons pas d’escalade, mais nous ne supporterons pas les accusations mensongères », a-t-elle encore déclaré.

Les Occidentaux, Washington en tête, ont menacé le régime de Damas de frappes imminentes après une attaque chimique présumée début avril dans l’enclave rebelle de Douma, qu’ils imputent au régime de Damas, ce qu’il dément.

La Russie a dénoncé un « prétexte » utilisé pour lancer une opération militaire contre son allié, avertissant qu’elle abattrait tout missile lancé contre la Syrie.

(©AFP / 12 avril 2018 13h44)

https://www.romandie.com/news/Syrie-Moscou-appelle-les-Occidentaux-a-reflechir-aux-consequences-de-leurs-menaces/908155.rom

[Vidéo] Natacha Polony : Journalistes et médias sous contrôles ? Par Thinkerview

Source : Thinkerview, Youtube, 05-03-2018

Interview de Natacha Polony en direct à12h, le 05/03/2018

Source : Thinkerview, Youtube, 05-03-2018

Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s’arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]

6 réponses à [Vidéo] Natacha Polony : Journalistes et médias sous contrôles ? Par Thinkerview    Pour lireles 6 réponses , cliquez sur le lien :

https://www.les-crises.fr/video-natacha-polony-journalistes-et-medias-sous-controles-par-thinkerview/

 

Turquie Erdogan reçoit Poutine et Rohani pour un sommet sur la Syrie

Turquie Erdogan reçoit Poutine et Rohani pour un sommet sur la Syrie

Les dirigeants turc, russe et iranien se retrouvent mercredi à Ankara pour discuter de l’avenir du conflit, auquel ils participent. Une rencontre en l’absence des Etats-Unis et de tout autre pays occidental, et des Syriens.

“Nous assistons à un moment vraiment historique”, s’est réjoui, mardi 3 avril, Recep Tayyip Erdogan. Le président turc donnait le coup d’envoi, lors d’une cérémonie à Ankara au côté de son homologue russe, Vladimir Poutine, de la construction de la centrale nucléaire d’Akkuyu, dans le sud du pays, par le géant russe Rosatom. Ils se sont ensuite isolés pour un entretien en tête-à-tête, à l’issue duquel M. Poutine a affirmé que son pays allait “accélérer” la livraison à la Turquie des systèmes russes de défense antiaérienne S-400. Deux commandes qui témoignent du réchauffement des relations bilatérales, relève Al-Jazira.

MM. Erdogan et Poutine – qui effectuait là son premier déplacement à l’étranger depuis sa réélection – se retrouveront mercredi. Cette fois en présence du président iranien, Hassan Rohani, pour évoquer l’avenir de la Syrie, en guerre depuis sept ans. Selon des représentants du pouvoir turc, les trois pays, parties prenantes au conflit, doivent plancher sur l’ébauche d’une nouvelle Constitution pour la Syrie et sécuriser des zones de désescalade.

Criante absence des Occidentaux

Ce nouveau sommet trilatéral intervient après celui de novembre à Sotchi, en Russie, et après plusieurs cycles de discussions dans la capitale kazakhe, Astana. Et surtout dans un contexte de “développements significatifs au sol”, explique la chaîne qatarie. Avec l’évacuation en cours des rebelles de la grande ville de Douma, les forces pro-régime achèvent en effet la reprise de l’enclave de la Ghouta orientale, en banlieue de Damas. Tandis qu’au nord du pays, la Turquie et ses supplétifs syriens ont pris il y a un peu plus de deux semaines Afrin aux Kurdes et qu’un assaut sur Manbij, autre ville à dominance kurde, semble imminent.

Aux États-Unis, CNN et Newsweek notent la criante absence, lors de ces discussions, de Washington et de tout autre pays occidental. Mais aussi des premiers concernés, les Syriens. Il faut dire que le président américain, Donald Trump, a de nouveau fait part mardi de sa volonté de désengager son pays du conflit et de laisser “d’autres” s’occuper de la Syrie. L’agence de presse britannique Reuters souligne elle que l’Iran et la Russie, les deux plus fidèles alliés du régime de Bachar Al-Assad, auront du mal à trouver un terrain d’entente avec la Turquie, l’un de ses plus grands adversaires.

Trois ordres du jour opposés

Pour CNN, un arrangement trilatéral entre Ankara, Moscou et Téhéran risque fort de ne pas régler les questions démographiques et sectaires qui ont mené au déclenchement de la guerre. En premier lieu la façon dont sont traités les sunnites syriens, “privés de leurs droits, assiégés et sous-financés” qui menace d’”amplifier” l’influence des extrémistes en leur sein. Les Kurdes syriens, d’autre part, qui “si les États-Unis partent”, pourraient se retrouver “seuls contre les forces turques et les forces pro-régime”. Mais surtout, “les trois forces dominantes – les rebelles soutenus par la Turquie, les Kurdes soutenus par les États-Unis et le régime soutenu par l’Iran et la Russie – ont des ordres du jour totalement opposés. La Turquie veut vaincre les Kurdes. Le régime veut vaincre les rebelles que la Turquie soutient et garder les États-Unis hors du territoire. Et les États-Unis veulent vaincre les ambitions iraniennes et du régime dans la région, tout en contrôlant la Russie”, décrypte la chaîne.

Selon plusieurs experts interrogés par Newsweek, en revanche, plutôt que de trouver une issue politique, il s’agirait pour ces rivaux de se répartir le gâteau syrien. “C’est un moyen pour eux de partager le butin”, explique ainsi Benjamin Radd, expert du Moyen-Orient à UCLA“Et il est surtout question de l’attribution de contrats militaires et civils pour la reconstruction.”

https://reveil.courrierinternational.com/#/edition/1882930/article/1882999

https://reveil.courrierinternational.com/#/edition/1882930/article/1882999

Le lanceur d’alerte de Cambridge Analytica dénonce le truquage du Brexit

Le lanceur d’alerte de Cambridge Analytica dénonce le truquage du Brexit

Cambridge Analytica a illégalement faussé le référendum de 2016 sur le Brexit en exploitant les données des profils Facebook, a expliqué un lanceur d’alerte aux députés à Londres.

Lors de son audition de trois heures devant les députés britanniques, Christopher Wylie, ancien employé chez Cambridge Analytica, a déclaré que cette société londonienne d’analyse de données avait enfreint la loi britannique.

Il a expliqué les liens et le partage de données entre l’entreprise et la firme canadienne Aggregate IQ. Christopher Wylie assure que « AIQ » travaillait pour la campagne Leave (en faveur d’une sortie de l’UE) lors du référendum sur le Brexit, ce qui pourrait violer les règles de dépense de campagne. Le mois dernier, lors d’une autre audience au Parlement européen, le PDG de Cambridge Analytica, Alexander Nix, avait nié ces accusations.

Pour le lanceur d’alerte canadien, « il est tout à fait raisonnable de dire que l’issue du référendum aurait pu être différente s’il n’y avait pas eu, selon moi, de truquage ». Il a assuré aux députés qu’il avait soutenu la campagne pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE, mais qu’il désapprouvait désormais l’activité illégale de Cambridge Analytica pour aider la campagne Leave.

« Altérer de manière irrévocable le règlement constitutionnel de ce pays en fraudant revient à mutiler le règlement constitutionnel de ce pays. On ne peut pas se dire partisans du Brexit, on ne peut pas dire que quelqu’un croit au droit britannique en le violant par la même occasion pour parvenir à ses fins », a-t-il martelé.

Le Brexit aurait-il eu lieu sans Cambridge Analytica?

Christopher Wylie, ex salarié repenti de la société Cambridge Analytica, explique à Libération que les Britanniques n’auraient pas voté aussi massivement pour le Brexit  sans l’action coordonnée des réseaux d’extrême-droite qui ont prêté main forte au parti du Brexit, Leave.eu.

Christopher Wylie a aussi révélé que Cambridge Analytica avait collecté des données à partir de plus de profils Facebook que le chiffre indiqué précédemment, qui était de 50 millions d’utilisateurs. Son témoignage à Westminster a donc rajouté de la pression politique sur Facebook.

Le géant des réseaux sociaux a vu le prix de ses actions s’écrouler depuis que The New York Times et The Observer ont rapporté la semaine dernière que la société était au courant de la collecte massive de données en 2016, mais n’en a pas informé ses utilisateurs.

Avant le début de l’audition du 27 mars, Damian Collins, député conservateur et président de la commission numérique et culture du parlement britannique, a répété que Mark Zuckerberg devait se présenter dans les députés. Une lettre avait déjà été envoyée au PDG de Facebook au début du mois de mars lui demandant de répondre à certaines questions.

Dans sa réponse reçue le 27 mars, Mark Zuckerberg proposait que deux cadres supérieurs de Facebook, Mike Schroepfer et Chris Cox se présentent à sa place. Ce à quoi Damian Collins a répondu que la commission « aimerait aussi entendre M. Zuckerberg » et souhaite que le PDG participe en personne à une audition devant le parlement ou via une vidéoconférence.

Après avoir écouté le témoignage de Christopher Wylie pendant plus de deux heures, Damian Collins a intensifié ses critiques à l’encontre du PDG de Facebook.

« Étant donné les preuves extraordinaires que nous avons entendues aujourd’hui et les faits que nous avons découverts dans l’autre enquête, je trouve absolument incroyable que Mark Zuckerberg ne soit pas disposé à se soumettre à nos questions », a-t-il déclaré.

Un porte-parole du géant américain a déclaré que Mike Schroepfer et Chris Cox rendaient compte directement à Mark Zuckerberg et étaient les plus fidèles représentants de Facebook depuis sa naissance il y a 15 ans.

L’autorité britannique de protection des données enquête pour savoir si Facebook et Cambridge Analytica ont enfreint la loi en récupérant les données des utilisateurs sans les informer qu’elles seraient analysées pour le compte de campagnes politiques.

La commission fédérale des États-Unis pour le commerce a également confirmé le 26 mars qu’elle enquêtait sur les « pratiques de confidentialité » de Facebook suite à ces révélations.

Le tumulte autour de ce scandale s’est également répandu à Bruxelles. Lors du sommet européen du 22 mars, les dirigeants de l’UE ont déclaré que « les réseaux sociaux et les plateformes numériques doivent garantir des pratiques transparentes et une protection totale de la vie privée et des données personnelles des citoyens ».

L’Europe enquête sur les fuites de données Facebook

Le Parlement européen va enquêter sur l’utilisation supposée des données personnelles de Facebook à des fins politiques, tandis que la Commission encourage les instances nationales à se pencher sur la question

Les autorités nationales de protection des données d’autres pays de l’UE soutiennent l’enquête menée par les autorités britanniques pour déterminer si l’incident a enfreint les lois sur la protection de la vie privée. Le Parlement européen a également demandé à Mark Zuckerberg d’assister à une audition.

Par ailleurs, la commissaire européenne à la justice, Věra Jourová, a écrit à Facebook le 23 mars pour demander à l’entreprise d’expliquer son rôle dans la collecte des données du profil de millions d’utilisateurs.

Soupçon de financement libyen : Nicolas Sarkozy contre-attaque

00:3227:00

Partager sur

Vous regardez

Le F-35 Monad face au USS Leibnitz : l’Unité suprême

Le F-35 Monad face au USS Leibnitz : l’Unité suprême

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

   Forum

Il y a 4 commentaires associés à cet article. Vous pouvez les consulter et réagir à votre tour.

   Imprimer

Le F-35 Monad face au USS Leibnitz : l’Unité suprême

18 mars 2018 – Ceci ne vous apprendra rien de nouveau mais il est intéressant de mettre en confrontation amicale mais totalement impuissante deux systèmes spécifiquement développés pour opérer l’un avec l’autre, et qui ne marchent ni l’un ni l’autre pour les opérations conjointes envisagées.

Tout le monde devrait bien savoir que le premier porte-avions de la classe USS Gerald Ford (100 000 tonnes, bien plus de $20 milliards l’unité sans qu’on puisse déterminer un prix précis) possède un système d’opérationnalisation des avions embarqués (catapulte et barrières d’arrêt) qui ne fonctionne pas. Tout le monde sait bien que le modèle d’avion embarqué qui doit équiper les porte-avions US désormais est le F-35C (*), version embarquée du JSF/F-35, et qu’il n’est pas dans l’état actuel des choses apte aux opérations embarquées selon les pilotes de l’US Navy. (Pour approcher la vérité-de-situation fiscale, je dirais que le prix actuellement débattu selon les impératifs de communication du temps du F-35C (*), que je fixerais arbitrairement mais presque précisément, se situerait selon ma vieille calculette à autour de 180-220 $millions l’exemplaire.)

C’est ce que William S. Lind désigne comme une “monade leibnitzienne” technologique, ou si vous voulez un enfermement si parfait de deux technologies complémentaires grâce à leurs imperfections et impuissances respectives et équivalentes, que les deux choses arrivent à une sorte de transmutation absolue qui finit elle-même par former une sorte d’ « Unité parfaite qui est le principe absolu […] l’unité suprême ». Ainsi, le F-35C (*) et le USS Gerald S. Ford ne font plus qu’un, comme notre civilisation globalisée elle-même si vous voulez ; ainsi apparaît dans le monde métaphysique ce phénomène exceptionnel de la monade technologique. Pendant ce temps et fort-bien heureusement, les experts vous affirment qu’on résoudra ces problèmes parce que les experts sont là pour dire cela, ou disons plus justement, parce qu’ils sont payés pour dire cela et qu’ils ont une haute conscience, une croyance élevée, une foi dans le progrès dans le même sens, tout cela à hauteur de leur salaire mais ce n’est qu’une coïncidence.

Cela ne présage de rien, ou dit plus lestement “cela ne mange pas de pain” de dire cela, – de la part des experts préciserais-je, qui disent, et disent, et disent depuis deux décennies que le JSF est unique dans son excellence, à l’égal de la classe USS Gerald Ford. Lequel USS finira bien un jour par catapulter quelque chose, ne serait-ce qu’une pierre comme Goliath le fit contre David (version postmoderne du fait-divers, réécrite pour ne pas se montrer anti-démocratique et inégalitaire vis-à-vis de la minorité sociétale des géants).

Voici donc William S. Lind, mon cher spécialiste dans le domaine de Guerre de la 4ème Génération, dans Traditionnal Right, le 14 mars 2018 :

« Les États-Unis construisent actuellement le premier porte-avions de la classe Ford, qui ne marche pas… Les catapultes et les dispositifs d’arrêt d’appontage, de nouvelles conceptions et de haute technologie, ne fonctionnent pas ; ils ne peuvent pas être remplacés par les catapultes à vapeur classiques d’un usage éprouvé sur les autres porte-avions parce que la centrale du navire ne peut pas fournir la pression de vapeur requise. La marine américaine a parié sur un navire dont ce système n’avait pas été testé et elle a perdu. Peut-être est-ce aussi bien. Le principal appareil de combat dont le Ford doit être équipé, le F-35B, a été jugé “impropre aux opérations à partir de porte-avions” par les pilotes d’essai de la Marine. Nous avons donc la monade parfaite de Leibnitz : un avion [conçu pour les porte-avions] qui ne peut pas être utilisé à partir d’un porte-avion pour un porte-avions qui ne peut pas catapulter ou récupérer des avions [conçus pour les porte-avions]. Mais ne vous inquiétez pas : le Congrès a déjà approuvé deux autres navires de la classe Ford. L’argent continuera à couler, même si c’est dans les chiottes. »

 

Note

(*) Absolument, monsieur Lecinq, qui nous faut parvenir un commentaire (voir Forum), a complètement raisison. J’avais écrit F-35B et c’est F-35C qu’il fallait, comme rectifié. Mea affreusement maxima culpa. Le F-35B des Marines se contente de griller le pont de certains porte-aéronefs des susdit Marines quand il se pose, avec la tuyère de son énorme réacteur tournée vers le bas et en pleine PC pour freiner l’appontage vertical de la chose

http://www.dedefensa.org/article/le-f-35-monad-face-au-uss-leibnitz-lunite-supreme

Le président sud-coréen Moon tiraillé entre Trump et Kim

Le président sud-coréen Moon tiraillé entre Trump et Kim


Par Andrew Korybko – Le 3 mars 2018 – Source Oriental Review

Kim TrumpLa Corée du Nord serait prête à engager des pourparlers avec la Corée du Sud et les États-Unis.

Le message a apparemment été transmis après qu’un haut fonctionnaire nord-coréen eut rencontré le président sud-coréen, Moon Jae-In, qui avait auparavant promis de relancer la soi-disant « politique du rayon de soleil » de certains de ses prédécesseurs en cherchant activement un rapprochement avec Pyongyang. Le déroulement des neuf mois écoulés depuis son élection, notamment en ce qui concerne les actions des États-Unis en Corée du Nord et leurs réponses planifiées, rendait presque impossible la promotion de cette idée, mais les récents Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang se sont révélés être une parfaite occasion pour insuffler une nouvelle vie à cette vision paralysée mais néanmoins prometteuse.

La Chine et la Russie ont déjà proposé ce qu’ils appellent le « double gel » selon lequel les États-Unis et la Corée du Sud arrêteraient indéfiniment leurs exercices militaires conjoints en échange d’un moratoire de la Corée du Nord sur ses lancements de missiles et ses essais nucléaires. Washington a fait le premier pas en annonçant le report des exercices prévus à Séoul, ce qui a créé une atmosphère amicale pour que Pyongyang fasse sa part afin de permettre que ce succès diplomatique, porté par les JO, insuffle un nouvel optimisme dans la proposition du « double gel ». Comme on pouvait s’y attendre, les États-Unis ont récemment annoncé qu’ils reprendraient leurs jeux militaires avec la Corée du Sud et déploieraient même des drones d’attaque dans la péninsule, entrainant ainsi la condamnation ferme par la Corée du Nord qui accuse l’Amérique de mettre en péril le processus de paix.

Même ainsi, cela n’a pas encore abouti à des mouvements fortement ostentatoires de Pyongyang. Cela peut être interprété de deux façons. La première est de savoir comment Trump et son équipe perçoivent réellement que la Corée du Nord montre une certaine réceptivité aux pourparlers tout en semblant être en position de faiblesse, surtout après les nouvelles sanctions américaines contre le pays. La seconde, cependant, est plus probable. La Corée du Nord ne veut pas être considérée comme la première à casser cette politique de « double gel » surtout qu’elle parie que sa récente « offensive de charme » pendant les Jeux Olympiques sera suffisante pour convaincre le président Moon de la sincérité de Kim Jong-Un en entamant des pourparlers avec lui.

Fondamentalement, les Nord-Coréens tentent d’approfondir le fossé entre les États-Unis et leurs alliés militaires en Corée du Sud dans une tentative d’encourager Séoul à faire preuve d’indépendance, prendre l’initiative de promouvoir les acquis positifs obtenus pendant la « paix olympique » et le « double gel ». Pyongyang s’est donnée beaucoup de mal pour une « opération de charme » devant les yeux du monde en présentant des intentions pacifiques. Elle espère réussir à créer un espace pour que le président Moon tente une fois de plus de raviver la « politique du rayon de soleil ». Kim essaiera de l’encourager, Trump essaiera de l’en dissuader. Mais ce à quoi tout cela se résume est qu’il s’agit de savoir lequel des deux finira par être le meilleur dans cette lutte acharnée pour convaincre le président Moon.

Andrew Korybko est le commentateur politique américain qui travaille actuellement pour l’agence Sputnik. Il est en troisième cycle de l’Université MGIMO et auteur de la monographie Guerres hybrides : l’approche adaptative indirecte pour un changement de régime (2015). Ce texte sera inclus dans son prochain livre sur la théorie de la guerre hybride. Le livre est disponible en PDF gratuitement et à télécharger ici.

Liens

Sommet intercoréen : le sans-faute de Pyongyang

https://asialyst.com/fr/2018/03/07/sommet-intercoreen-le-sans-faute-de-pyongyang/embed/#?secret=USR2QztCvd

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/le-president-sud-coreen-moon-tiraille-entre-trump-et-kim

 

 

Publicités

Revue de presse nationale et internationale.

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :