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L’explosion des banques ? Christophe Nijdam & Jérôme Cazes [EN DIRECT]Diffusé en direct le 9 oct. 2019 https://www.youtube.com/watch?v=5WHg49trJCw&feature=push-fr&attr_tag=ZcLzjU5z3ZGWAUOO%3A6

Qui est Nicolas Berggruen, le milliardaire « philanthrope » qui a financé Sylvie Goulard ? Par Laurent Dauré

POLITIQUE31.août.2019 // Les Crises

Qui est Nicolas Berggruen, le milliardaire « philanthrope » qui a financé Sylvie Goulard ? Par Laurent Dauré

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Source : Ruptures, Laurent Dauré, 28-06-2017

L’information était disponible depuis 2014, mais Le Journal du dimanche l’a actualisée et mise sur le devant de la scène le 25 juin dernier : Sylvie Goulard a reçu de l’Institut Berggruen plus de 10 000 euros par mois d’octobre 2013 à janvier 2016, période au cours de laquelle elle était députée européenne (voir notre article). Dans la rubrique « Mon parcours » de son site personnel, l’éphémère ministre des Armées présente ainsi son activité au service du think tank américain : « Conseillère spéciale du Council for the Future of Europe [Conseil pour l’avenir de l’Europe] », un groupe de réflexion qui dépend du « Nicolas Berggruen Institute for Governance [Institut pour la gouvernance] ».

Sylvie Goulard précise ensuite qu’il s’agit d’une « association à but non lucratif visant à promouvoir une meilleure gouvernance mondiale et européenne. » Elle ajoute que le Conseil pour l’avenir de l’Europe « est présidé par Mario Monti » et qu’il « comporte des personnalités de sensibilités politiques diverses telles que, notamment, Jacques Delors, Guy Verhofstadt, Pascal Lamy, Romano Prodi ou Jean Pisani-Ferry. » On imagine les débats enflammés entre ces anticonformistes que tout oppose…

Un milliardaire « philanthrope » de plus

Basé en Californie, l’Institut Berggruen a été fondé en 2010 par le milliardaire américano-allemand – qui a grandi en France – Nicolas Berggruen, fils du richissime collectionneur et marchand d’art Heinz Berggruen (décédé en 2007). Le magazine Forbes évalue la fortune personnelle du golden boy à 1,81 milliard de dollars. Mais, à 55 ans, cet ancien jet-setter est quelque peu blasé, il a l’argent triste et veut désormais être reconnu en tant qu’intellectuel.

Nicolas Berggruen est actionnaire et membre du conseil d’administration du Monde.

Nicolas Berggruen aspire même à une vie d’ascète : « Je ne suis pas si attaché aux biens matériels […]. Je possède très peu de choses. […] quelques papiers, deux ou trois livres et quelques chemises, vestes et pulls », déclare-t-il en 2012 au Daily Mirror. La preuve de son détachement des biens de ce monde : il a longtemps vécu « sans domicile fixe », c’est-à-dire dans des hôtels cinq étoiles, ce qui fascinent les médias. Le Figaro est tombé sous le charme de ce bourlingueur de luxe qui « sillonne le monde dans son jet privé Gulfstream IV. Ce nomade richissime peut ainsi résider dans 14 villes différentes en un mois. » Sans doute en phosphorant durant les vols sur les moyens de réduire l’empreinte carbone des gueux.

Financier à la réputation d’excentrique se piquant de « philanthropie » et d’ « idées », Nicolas Berggruen reste avant tout un homme d’affaires. Avec sa holding personnelle, qui fait des investissements immobiliers et financiers dans le monde entier, il est l’actionnaire majoritaire du premier groupe de médias espagnol Prisa (qui possède notamment le quotidien El País). Ce géant des médias présent dans 23 pays détient 15 % du groupe Le Monde. D’après Mediapart, M. Berggruen « siège au conseil d’administration du Monde ». On peine à comprendre la discrétion du « journal de référence » sur un si prestigieux compagnonnage.

L’amicale de la « mondialisation heureuse »

Quand L’Obs – alors encore Le Nouvel Observateur – publie un portrait du « loup de Wall Street repenti en berger philanthrope », qui est sollicité pour faire l’éloge du « milliardaire qui voulait sauver le monde » ?… L’indispensable Alain Minc bien sûr ! Le chantre de la « mondialisation heureuse » semble parler de lui-même lorsqu’il plaide en faveur de Nicolas Berggruen : « Un businessman arpentant le domaine des concepts ne fait-il pas œuvre plus utile qu’un intellectuel se lançant dans les affaires ? » Pur hasard : Alain Minc est lui aussi membre du Conseil pour l’avenir de l’Europe, ainsi que du 21st Century Council (Conseil du XXIe siècle), un autre groupe de réflexion issu de l’Institut Berggruen, dont la description et la composition valent le détour.

« C’est un honnête homme au sens du XVIIIe siècle. Quelqu’un qui a décidé de mettre son argent au service de l’intérêt général » – Jacques Attali, à propos de Nicolas Berggruen

Ancien président du conseil de surveillance du Monde, il se trouve qu’Alain Minc a représenté Prisa et… Nicolas Berggruen lorsque le groupe espagnol voulait racheter le quotidien vespéral en 2010, une offre concurrente de celle portée par le trio finalement victorieux Bergé-Niel-Pigasse (cf. le livre Un si petit Monde d’Odile Benyahia-Kouider, Fayard, 2011). Un banquier de chez Rothschild épaulait alors secrètement M. Minc dans cette opération tout en prétendant par ailleurs travailler gratis pour la Société des rédacteurs du Monde. C’était Emmanuel Macron. Le futur président était même allé jusqu’à se cacher au dernier étage d’un immeuble pour éviter – en vain – que son double jeu ne soit découvert.

Le portrait au cirage de Nicolas Berggruen brossé par L’Obs serait incomplet si l’irremplaçable Jacques Attali n’y avait pas apporté sa touche : « C’est un garçon étrange, extrêmement gentil, extrêmement cultivé et extrêmement curieux, dans tous les sens du terme ». Et le grand mage médiatique surenchérit : « C’est un honnête homme au sens du XVIIIe siècle. Quelqu’un qui a décidé de mettre son argent au service de l’intérêt général. Je le crois sincère dans sa démarche. » Même si elle a touché 300 000 euros d’émoluments, Sylvie Goulard devrait être décorée pour avoir servi un si précieux personnage.

Le financier qui voulait être philosophe

Fort de quelques cours particuliers de philosophie (on imagine le salaire des deux professeurs…), Nicolas Berggruen a écrit avec le journaliste Nathan Gardels un livre intitulé Gouverner au XXIe siècle : La voie du milieu entre l’Est et l’Ouest (Fayard, 2013). Cet ouvrage en appelle à une « gouvernance intelligente » faisant la synthèse entre la « démocratie libérale occidentale » et le « modèle chinois ». Ce must-read des élites transnationales comporte une préface de Jacques Attali et un avant-propos d’Alain Minc. Dans lesquels, on le soupçonne, les Dupond et Dupont du mondialisme néolibéral doivent insister sur les « réformes indispensables ». « Je dirais même plus, les indispensables réformes… »

« Le paradoxe de la démocratie : afin de sauver la démocratie, nous devrons peut-être en avoir moins » – Nicolas Berggruen

Le dessein intellectuel et politique de Nicolas Berggruen est assez facile à cerner à travers la fadeur cyber-patronale de ses propos : il s’agit de ripoliner l’incontournable capitalisme à coups de nouvelles technologies, de « gouvernance » et de « démocratie participative ». Dès lors on comprend son attachement à l’intégration européenne à la sauce digitale. Une visite du compte Twitter de ce ravi de la crèche mondiale donne un aperçu de sa « pensée profonde ». Il écrit par exemple le 24 mai 2017 : « Le paradoxe de la démocratie : afin de sauver la démocratie, nous devrons peut-être en avoir moins. » Précisons qu’il ne s’agit pas d’une citation de 1984. Un article du site Les Influences fournit d’autres éléments d’appréciation éclairants sur le personnage : « Nicolas Berggruen, le supercapitaliste des idées ».

À noter que notre financier-philosophe, via son Institut, a fondé avec le Huffington Post un nouveau média en 2014 : le WorldPost, une publication dédiée aux « enjeux mondiaux ». Il y (co)signe lui-même des articles, comme celui-ci ; le titre laisse deviner un point de vue résolument iconoclaste : « Le “président start-up” de la France est exactement ce dont l’Europe a besoin pour redémarrer ».

Macron pour les Nuls

Comme on peut aisément s’en douter, ce membre éminent de l’oligarchie est un détracteur féroce du nouveau président français. Ses tweets en attestent : « Macron écrit l’histoire pour la France et l’Europe – un leadership nouveau, post-parti » (7 mai) ; « La France célèbre ses francs-tireurs : le Roi-Soleil, Napoléon et maintenant, Macron » (12 juin) ; « Le gouvernement d’Emmanuel Macron offre une aube nouvelle à la France, à l’Europe et à la civilisation occidentale » (19 juin). Il ne manque qu’une sobre allusion à Jupiter. Dommage que Sylvie Goulard ne soit plus de cette aventure héroïque. Peut-être va-t-elle se consacrer à la 4e édition de son bien nommé classiqueL’Europe pour les Nuls.

« Il m’impressionne beaucoup parce qu’il est à la fois généreux et engagé » – Nicolas Berggruen, à propos de George Soros

Qui sont les modèles de Nicolas Berggruen ? Sans surprise, les milliardaires mécènes William Gates (Bill pour les intimes) et Warren Buffet. Mais aussi George Soros, à propos duquel il déclare en 2010 : « Il m’impressionne beaucoup parce qu’il est à la fois généreux et engagé. » Toutefois, comme M. Berggruen se réclame de la « post-idéologie » – une fumisterie capitaliste –, il nuance quelques années plus tard : « J’ai un grand respect pour lui, pour ce qu’il a fait. Mais l’Institut [Berggruen] n’a pas de parti pris idéologique [sic]. Nous ne sommes pas là pour dire à des pays arabes par exemple : la démocratie libérale à l’occidentale est le meilleur système. Il faut tout changer et être comme nous. »

Nicolas Berggruen fait penser au personnage de Paul Arnheim dans le génial roman L’Homme sans qualités (1930-1932) de Robert Musil. Comme l’industriel Arnheim, le financier Berggruen cherche à concilier l’esprit et les affaires. C’est très perceptible dans cet article – coécrit avec Nathan Gardels – publié dans le Washington Post (13 avril 2017). Le titre semble parodique mais il n’en est rien : « Comment les prochaines élections en France et en Allemagne peuvent sauver l’Occident ».

Remercions Sylvie Goulard d’avoir permis d’attirer l’attention sur son mécène. Dans le bestiaire du capitalisme mondialisé et « innovant », il aurait été regrettable de passer à côté du spécimen Nicolas Berggruen.

Laurent Dauré

Source : Ruptures, Laurent Dauré, 28-06-2017

Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s’arrête aux propos que nous reportons ici.

https://www.les-crises.fr/qui-est-nicolas-berggruen-le-milliardaire-philanthrope-qui-a-finance-sylvie-goulard-par-laurent-daure/

Moscou dévoile sa condition pour une réunion sur l’Ukraine au format Normandie

Moscou dévoile sa condition pour une réunion sur l’Ukraine au format Normandie

18 août 2019, 12:18

Moscou dévoile sa condition pour une réunion sur l'Ukraine au format Normandie

© REUTERS/Athit PerawongmethaSergueï Lavrov en juillet 2019 (image d’illustration).

Sergueï Lavrov s’est dit favorable à une rencontre des gouvernements russe, ukrainien, français et allemand pour négocier une sortie de crise en Ukraine. A une condition : le respect des accords conclus en 2016 à Minsk.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a révélé le 15 août, lors du Forum panrusse de la jeunesse «Territoire des sens», que Moscou était favorable à une réunion au format Normandie visant à apporter des solutions à la crise ukrainienne. Selon le chef de la diplomatie russe, la condition sine qua non à cette rencontre, qui regrouperait les diplomaties française, russe, ukrainienne et allemande, est que les accords précédemment conclus en octobre 2016 à Minsk soient respectés.Lire aussiUkraine : Zelensky et Poutine progressent sur l’organisation d’une réunion au «Format Normandie»

«Nous défendrons fermement, sur l’échiquier mondial, la nécessité de mettre en œuvre les accords de Minsk. Nous serons prêts à nous réunir au format Normandie, mais pour ce faire, il est nécessaire d’abord d’accomplir ce dont les dirigeants […] sont convenus il y a presque trois ans», a déclaré Sergueï Lavrov.

Lors d’une réunion au format Normandie (qui réunit l’Ukraine, la Russie, la France et l’Allemagne) en octobre 2016, des accords avaient en effet été conclus, impliquant notamment un cessez-le-feu dans le Donbass.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est pour sa part dit favorable à une réunion à ce format, en y ajoutant toutefois les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. 

Le chargé d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis en Ukraine, William Taylor, a de son côté fait savoir que Washington s’intéressait à la proposition du nouveau dirigeant ukrainien, après avoir affirmé ne pas voir l’intérêt d’un tel format.​ 

International

Raconter l’actualité

https://francais.rt.com/international/65049-moscou-devoile-condition-pour-reunion-format-normandie-ukraine

Attention : la Financière des paiements électroniques suspend le compte Réseau Voltaire

Attention : la Financière des paiements électroniques suspend le compte Réseau Voltaire

RÉSEAU VOLTAIRE | 6 AOÛT 2019 

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La Financière des paiements électroniques, détentrice du compte ouvert par Alain Benajam, vient de suspendre les encaissements de dons en soutien à Voltairenet.org en attendant d’éclaircir cette « opération atypique ».

Nous vous prions de stopper provisoirement l’envoi de vos dons aussi bien par virement que par PayPal.

https://www.voltairenet.org/article207235.html

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Qui veut tuer le Réseau Voltaire ?

L’ÉTAT DE DROIT EN CAUSE

Qui veut tuer le Réseau Voltaire ?

RÉSEAU VOLTAIRE | PARIS (FRANCE) | 2 AOÛT 2019 ESPAÑOL

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Depuis 8 ans, le Réseau Voltaire ne parvient pas à ouvrir de compte bancaire dans un pays occidental. Où que ce soit, après avoir reçu un accord, nous avons été informés que notre compte était refusé par la Banque centrale du pays, sans motif. Tout se passe comme s’il existait une liste noire internationale confidentielle partagée par les Banques centrales.

Nous devons aujourd’hui rembourser les frais engagés pour l’hébergement et l’entretien du site durant les dernières années, soit 48 000 euros.

Il se trouve qu’un système de cagnotte a été créé en France par une filiale du Crédit mutuel Arkéa pour récolter de l’argent, le site internet Leetchi. En juin dernier, ce site a été bloqué par la justice après qu’il ait pris sur lui de fermer une collecte en faveur du boxeur Christophe Dettinger, en l’accusant de vouloir non pas payer ses frais de justice, mais de provisionner pour payer d’éventuelles amendes, ce qui est illégal —M. Dettinger était poursuivi pour avoir frappé à mains nues des gendarmes en tenue d’émeute qui bousculaient une femme pendant une manifestation des Gilets jaunes—.

Soudain surgissait un second système de cagnotte, Le Pot Commun. Il est en tous points identique au précédant. Son site internet en est le copier-coller, laissant à penser qu’il est tenu par la même société. Il y a deux semaines, nous l’avons sollicité pour organiser une collecte. Il a accepté notre demande et les justificatifs administratifs que nous lui avons adressé. Pourtant lorsque nous lui donnions l’ordre de transférer l’argent déjà collecté sur un compte bancaire dédié, ouvert pour l’occasion, il ne nous répondait plus. Le 25 juillet, il affichait que l’ordre était enregistré, mais pas effectué. Nous lui écrivions plusieurs fois. Il ne nous répondait pas. Soudain, le 1er août, il clôturait notre collecte et envoyait un message à nos donateurs annonçant qu’il allait les rembourser prétendument « à leur demande ».

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En résumé : 
 Nous devons toujours rembourser 48 000 euros et nous n’avons pas un sou. Votre argent ne nous est pas parvenu ; 
 Le Pot Commun a refusé d’exécuter son contrat non pas sur le soupçon d’un possible délit, mais uniquement par discrimination de nos opinions politiques ; 
 Le Pot Commun nous a volé la somme déjà récoltée (plus de 46 000 euros). Le fait qu’il ait pris sur lui de rembourser nos donateurs le protège de poursuites pour vol de leur part, mais pas de la nôtre. 
 Pour rembourser nos donateurs, Le Pot commun a mis en relation des fichiers qu’il n’avait pas le droit de croiser. Il a créé un fichier nominatif politique illégal incluant, outre le nom de la collecte, ceux des donateurs et leurs coordonnées bancaires.

À ce stade nous ne savons pas qui est le commanditaire de ces délits.

Le Réseau Voltaire a été fondé en 1994 au Parlement européen. Il a d’abord réuni des partis politiques de gouvernement, des syndicats nationaux et des journaux pour défendre la liberté d’expression en France qui était menacée par un amendement législatif. À partir de 1999 et de l’entrée en guerre de la France contre la Serbie, il s’est tourné vers la politique étrangère et y a appliqué son esprit critique. À la suite des attentats de 2001, il a publié de nombreuses enquêtes sur ce sujet avec l’appui de tous ses membres. Cependant lorsque son fondateur et président, Thierry Meyssan, publiait en 2002, un livre récapitulatif, de nombreux organismes se retirèrent. Progressivement, le Réseau Voltaire devenait une source d’information et d’analyse sur les conflits en cours. Ses articles sont aujourd’hui traduits en plusieurs langues et figurent dans les revues de presse de nombreux gouvernements.

La poursuite ou la disparition du Réseau Voltaire est donc un enjeu politique international.

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Nous vous demandons : 
 De vérifier que vous êtes bien remboursé de votre don sans aucun frais. Dans l’affaire Dettinger, plusieurs personnes se sont plaintes d’avoir été volées. Dans ce cas, contactez-nous sur CollecteVoltaire@yahoo.fr 
 De venir à notre secours en effectuant au plus vite un virement bancaire —il n’y a aucun autre moyen de transfert— sur le compte bancaire dédié, ouvert à cet effet par notre représentant en France, Alain Benajam. En voici les coordonnées :

Intitulé : Alain Benajam 
IBAN : FR76 1659 8000 0113 8513 8000 182 
BIC : FPELFR21 
RIB : 16598 00001 13851380001 82

Nous vous tiendrons informés de la suite des événements. Cette affaire nous permettra à tous de juger si la France est toujours un état de droit ou non.

https://www.voltairenet.org/article207204.html

Le Deep State se rebiffe

Le Deep State se rebiffe

30 Juillet 2019

Le rapprochement sans cesse croissant entre la Russie et la Chine envoie des signaux d’alarme continuels à Washington. Ce blog a montré à de multiples reprises comment la coopération entre Pékin et Moscou fait inexorablement avancer l’unification de l’Eurasie, cauchemar absolu des stratèges de la thalassocratie américaine. L’évolution de ces derniers mois n’est pas faite pour les rassurer…

Invité d’honneur du Forum des Nouvelles routes de la soie en avril à Pékin, Poutine avait mis du sel sur la plaie impériale : « ces routes doivent être un intégrateur politique et social du continent-monde ». La portée stratégique du projet, soutenu aussi fortement par le président russe, n’échappe évidemment à personne.

Contrairement aux dirigeants occidentaux, qui vivent par/pour la communication et dont les effets d’annonce ne sont à peu près jamais suivis d’effets, les leaders russes et chinois n’ont pas l’habitude de parler pour ne rien dire. Trois mois après le discours de Vladimirovitch, Moscou vient d’approuver la construction d’un tronçon d’autoroute long de 2 000 km et faisant la liaison entre les frontières biélorusse et kazakhe. Nommé Méridienne, ce nouvel axe routier favorisera le trafic entre l’Europe et la Chine, reliant deux pôles majeurs du Rimland.

Ce n’est qu’un élément parmi d’autres de la lune de miel sino-russe. Du partenariat dans l’Arctique pour créer une Route de la Soie polaire à une éventuelle entente technologique pour contrer l’embargo US sur Huawei en passant, fait nouveau et très intéressant, par une patrouille aérienne conjointe dans les cieux coréens pour surveiller le THAAD, les terrains de jeu de l’ours et du dragon se multiplient. On comprend que les épigones de Brzezinski et McCain fassent grise mine…

Est-ce tout à fait un hasard si Russie et Chine ont récemment vu l’éclosion de manifestations qui fleurent bon la révolution colorée si chère à Soros ? Le « philanthrope », comme l’appellent amoureusement nos petits plumitifs, prévenait d’ailleurs au début de l’année : « La Chine est notre ennemi le plus dangereux ».

Fin mars, des manifestations éclatent à Hong Kong contre un amendement permettant l’extradition vers la Chine. Si le projet de loi est certes maladroit et l’inquiétude bien réelle chez beaucoup de Hongkongais, sourcilleux quant à l’indépendance de leur système judiciaire, il est impossible de ne pas voir que plusieurs meneurs protestataires sont financés par le N.E.D.

Rappelons que le National Endowment for Democracy, fondation bipartisane créée au début des années 80 par le Congrès américain, a repris officiellement à sa charge les coups tordus de la CIA. Comme le disait l’ancien directeur de l’agence, William Colby : « Il n’est plus nécessaire de faire appel à des méthodes clandestines. Nombre des programmes qui étaient menés en sous main, peuvent désormais l’être au grand jour, sans controverse ».

Cette dangereuse proximité des manifestants avec les officines de l’empire et le fait que les protestations continuent et s’amplifient malgré le retrait de l’amendement ne trompent personne, et surtout pas les Chinois. Pour Pékin, c’est clair : tonton Sam est à la manœuvre.

Le but, évident : mettre une épine dans le pied du dragon et le fixer sur un point sensible (Hong Kong est la cinquième bourse mondiale) afin d’entamer son prestige en Asie et entraver sa marche.

A Moscou, c’est une manifestation non autorisée contre le rejet d’une soixantaine de candidatures aux élections locales prévues en septembre qui a permis à la presstituée occidentale de s’en donner à cœur joie. Seuls 3 500 participants s’étaient déplacés à l’appel de l’un des derniers chouchous de Saint-Germain-des-Prés, Alexei Navalny, régulièrement boudé par l’électorat russe (2% d’intentions de vote) et dont la provocation est le seul moyen de sortir de l’anonymat. Cela n’empêche visiblement pas la journaloperie de tomber dans le ridicule le plus achevé en le qualifiant de principal opposant à Poutine, BFM atteignant même le point Godwin : « opposant n°1 ». C’est beau comme du BHL…

Nos plumitifs se gardent bien, par contre, de mentionner le racisme affiché du sulfureux personnage envers les Tchétchènes ou sa croisade pour la légalisation du port d’armes, thèmes moins porteurs dans le camp autoproclamé du Bien.

En maison d’arrêt pour 30 jours suite à ses appels répétés à manifester sans autorisation, le héros de nos salles de rédaction semble avoir été victime d’une allergie. Il n’en fallait pas plus pour que la rumeur se propage comme une traînée de poudre : em-poi-son-ne-ment ! Et peu importe que le bonhomme ait, dès le lendemain, quitté l’hôpital en pleine forme pour retourner dans sa cellule, ce n’est certes pas l’AFP qui écrira une dépêche là-dessus…

Ce nouveau pet de propagande des officines médiatiques, noyautées par qui vous savez, laisse à penser que la guerre de l’information contre le Kremlin a été remise au goût du jour. Mais, contrairement à Hong Kong, il semble que ce soit le maximum que le Deep State puisse faire contre l’ours. Les inénarrables « ONG » américaines ont été expulsées de Russie depuis fort longtemps et la « popularité » de Navalny et de ses comparses libéraux est telle que les grands rassemblements auxquels on assiste en Chine du Sud sont à exclure, même si une manifestation est prévue le 3 août.

En attendant, Moscou a beau jeu de remettre Paris à sa place. Aux « préoccupations » du gouvernement français concernant les arrestations, le facétieux MAE, sous la houlette de Lavrov, a répondu du tac au tac : « Nous exprimons à notre tour notre préoccupation face à l’état de santé des citoyens français (y compris des journalistes) régulièrement victimes de brutalités policières. En ce qui concerne les actions « disproportionnées » de la police lors de manifestations, la France est malheureusement l’un des pionniers du monde ». Aux dernières nouvelles, l’ImMonde et BFM en sont restés muets de stupeur…Tag(s) : #Etats-Unis#Russie#Chine#Europe

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2019/07/le-deep-state-se-rebiffe.html

« Ca y est Ombre 43 est de retour « 27 / 7 / 2019

«  Ca y est  Ombre 43 est de retour  «                                               27 / 7 / 2019

Les vacances sont terminées  la revue de presse  va reprendre ses publications nationales et internationales …

Une petite partie de l’actualité de ces 15 derniers jours

-le Tour de France

L’affaire Mediapart- RUGY

L’inoubliable BENALLA

Les péripéties diplomatiques militaires et commerciales dans le Golfe et ailleurs

Le CETA

Les élections aux principales commissions de l’l’Union Européenne.

La francophonie et les anglicismes ….

Voilà résumé mon activité ,après les soins apportés à mon jardin… les promenades avec ma chienne sans oublier la canicule.

Alors à très bientôt et très amicalement.

Bernard FELLI .

Administrateur de « OMBRE43 « 

https://ombre43.wordpress.com

jeudi 27 juin 2019 Que le retour de la Russie au Conseil de l’Europe ne soit pas une victoire à la Pyrrhus

La Russie est pleinement revenue au sein du Conseil de l’Europe, ses droits ont été entièrement rétablis dans tous les organes. La victoire est réelle. A ce moment précis. Or, la vie politique ne s’arrête pas ici et beaucoup de questions se posent quant au prix à payer, la position de l’institution étant loin d’oublier la Crimée, le Donbass, Sentsov, le lobby LGBT, les marins etc. En revenant, la Russie reprend de facto les discussions sur toutes ces questions. Comme la résolution le précise. L’on est en droit de se demander si la participation dans ces organisations est réellement dans l’intérêt d’un pays qui se veut souverain, tant qu’il ne maîtrise pas le processus. Quelques réflexions à contre-courent.

Des commentateurs occidentaux s’indignent haut et fort de la capitulation de l’Europe devant la Russie (bref, devant « Poutine »), certains politiques russes s’emballent en parlant de la rupture du cercle de l’isolement, d’un pas vers la fin des sanctions européennes, se prenant à rêver, pourquoi pas, d’une reconnaissance de la Crimée. Un peu de sang froid ne ferait de mal ni aux uns, ni aux autres. Loin d’avoir capitulé, l’Occident joue un jeu en plusieurs temps, particulièrement subtile, et à ce jour efficace pour obtenir ce qu’il veut – la dépendance de la Russie. Quant à la reconnaissance des nouvelles frontières russes et de la Russie en tant que telle, une simple lecture de la résolution et du rapport de Sir Roger Gale, approuvé par les parlementaires, refroidira des ardeurs un tant soit peu précipitées.

Avec un vote assez partagé (voir les détails ici sur le site du Conseil de l’Europe), 116 pour, 62 contre et 15 abstentions, la Russie a remporté une première victoire : elle est pleinement revenue au sein du Conseil de l’Europe et a repris tous ses droits, aucun amendement prévoyant des restrictions n’ayant été adopté, après que les membres de la délégation russes aient clairement déclaré quitter l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) si les droits de la Russie étaient limités. 
Pour autant, faire partie d’une institution n’est pas un but en soi. Pour consolider cette victoire et ne pas la transformer en victoire à la Pyrrhus, il faut une stratégie à long terme. Car les motivations occidentales sont très éloignées des intérêts de l’état russe, tout autant que de la société russe.
Les motivations existentielles du Conseil de l’Europe 
Le Conseil de l’Europe a plus besoin de la Russie que la Russie n’a besoin de celui-ci. Tout d’abord très directement, en raison de la suspension partielle de la contribution de la Russie au budget de l’institution depuis 2017 en réaction à la suspension de ses droits, alors qu’elle est l’un des principaux contributeurs. La somme s’élève, selon les estimations, à 60-80 millions d’euros. Et ce manque à gagner a causé de sérieuses difficultés au fonctionnement d’une institution, qui n’a rien de caritative. 
Sur un plan beaucoup moins matérialiste, mais pas vraiment spirituel non plus – disons plutôt existentiel : le Conseil de l’Europe ne survivrait pas 5 ans à une sortie définitive et totale de la Russie. Et ils en ont pleinement conscience. Car en plus de l’APCE, il y a la célèbre Cour européenne des droits de l’homme, organe quasi-juridictionnel permettant d’influencer le droit interne des Etats membres. Or, parmi les 47 pays membres du Conseil de l’Europe, la Russie est le pays qui résiste le plus idéologiquement aux dogmes de l’époque : elle défend ses frontières, estime avoir un intérêt national, ne permet pas de culte LGBT, défend la religion … Bref, elle est totalement infréquentable. La laisser sortir du Conseil de l’Europe lui ferait immédiatement perdre tout intérêt stratégique. En ce sens aussi, faire des concessions – relatives – pour que la Russie reste, est essentiel pour cette institution.
Les motivations incertaines de la Russie Pour autant, penser sérieusement que la Russie aujourd’hui ait pu réellement et définitivement claquer la porte du Conseil de l’Europe est assez … surréaliste. Ce qui fait la faiblesse de l’état russe aujourd’hui est cette volonté d’une partie des élites dirigeantes d’être intégrées et reconnues dans ce monde; elles ne le contestent pas, elles veulent le dialogue et non pas la confrontation (même politique), car elles se battent pour y avoir leur place. Et l’Occident en est assez conscient, ce qui lui permet d’aller très loin contre la Russie, car ces élites sont là pour défendre leur intérêt, même au prix de celui de l’état.
La résolution adoptée visant à restituer les droits de la Russie illustre parfaitement cette ambiguïté : les droits semblent plus concédés que restitués, c’est-à-dire que la restitution n’est pas présentée comme allant de droit, mais comme résultant de la bonne volonté et de la compassion des Occidentaux pour la population russe, qui, si le pays quitte l’institution, se retrouverait abandonnée aux mains du « régime » et n’auraient plus aucun recours. Amen. C’est en gros le ton du rapport de Sir Roger Gale du Royaume-Uni (disponible ici). L’on citera, par exemple :

Tout en regrettant le manque de coopération de la Fédération de Russie dans le cadre de sa procédure de suivi de l’Assemblée parlementaire, la commission de suivi exprime sa préoccupation au sujet d’un certain nombre de tendances négatives qui vont s’aggravant au regard de la démocratie, de l’État de droit et des droits de l’homme, et qui ont un impact sur le respect des autres obligations et engagements pris par la Fédération de Russie.

Et plus concrètement, le prix envisagé pour le retour plein et entier de la Russie est celui-ci :
13. En outre, l’Assemblée appelle les autorités russes:13.1. à libérer les 24 marins ukrainiens capturés dans le détroit de Kertch sous le chef d’accusation de «franchissement illégal de la frontière de la Fédération de Russie»;13.2. à procéder immédiatement à tous les paiements dus au budget du Conseil de l’Europe;13.3. à coopérer pleinement et de manière inconditionnelle avec l’équipe commune d’enquête et le ministère public néerlandais pour traduire en justice les responsables de la destruction du vol MH17 de la Malaysia Airlines;13.4. à prendre des mesures efficaces pour prévenir les violations des droits de l’homme des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes (LGBTI), en particulier en République tchétchène, et poursuivre les auteurs de ces actes commis par le passé;13.5. à coopérer pleinement avec la communauté internationale dans l’enquête sur l’assassinat de Boris Nemtsov.14. L’Assemblée s’attend à ce que son offre sans équivoque de dialogue soit réciproque et aboutisse à des résultats concrets. Elle invite sa commission de suivi à présenter un rapport sur le respect des obligations et engagements de la Fédération de Russie dans les meilleurs délais et au plus tard d’ici la partie de session d’avril 2020.

Tout y est. Lorsque certains membres de la délégation russe s’emballent et, satisfaits de leur retour, pensent pouvoir contrer la propagande ukrainienne et porter la bonne parole à la connaissance des députés européens, qui dès lors, après une grande révélation, vont faire leur acte de contrition, une certaine retenue est de mesure. La Russie a déjà activement collaboré, par exemple, pour l’enquête du crash du vol MH17 (voir notre texte ici), dont l’enquête n’entre pas, au passage, dans les compétences du Conseil de l’Europe et tout ce qu’elle a produit comme éléments de preuve n’ont pas été pris en compte. La justice russe mène l’enquête sur l’assassinat de Nemtsov, citoyen russe dont l’acte a été commis en Russie et aucune juridiction internationale n’est compétente pour cela. Idem pour les marins : franchir illégalement une frontière entraîne forcément une responsabilité. Mais ici, la Russie propose soudainement aujourd’hui une porte de sortie à l’Ukraine, à savoir la libération des marins pendant l’enquête, si l’Ukraine donne des « garanties » (lesquelles? « croix de bois, croix de fer » ou « juré, promis, craché »?) qu’ils seront présents à leur procès. Quant à l’affaire Sentsov, nous avons déjà beaucoup écrit sur le sujet, notamment concernant les déclarations d’un vétéran ukrainien affirmant, lors d’une conférence de l’OSCE, lui avoir fourni les moyens son acte (voir notre texte ici). 

L’on ne va pas entrer dans les détails, tout est déjà connu. L’essentiel ici est ailleurs : la délégation russe a dû à nouveau entrer dans le jeu de la contrainte et de la fausse discussion. Extrait de la résolution :

En contrepartie, l’Assemblée a appelé les autorités russes à mettre en œuvre une série de recommandations récentes de l’Assemblée, notamment à libérer des marins ukrainiens, à coopérer pour traduire en justice les responsables de la destruction du vol MH17, et à prendre des mesures pour mettre fin aux violations des droits des personnes LGBTI, en particulier en République tchétchène.

Et la Russie va devoir, je cite, « rendre des comptes ». 
Autant certaines organisations internationales, comme le Conseil de sécurité de l’ONU ou même l’OSCE, ont une importance stratégique concrète pour la Russie et valent quelques combats, autant le Conseil de l’Europe est une organisation purement idéologique qui n’apporte, dans sa forme actuelle, aucune plus-value en terme de gouvernance. L’intérêt pour la Russie de continuer ce combat, si l’on compare froidement ce que l’institution peut lui apporter et ce qu’elle lui coûte (dans tous les sens du terme), laisse dubitatif … A moins que la Russie ne développe une stratégie à long terme, qui dépasse largement la bonne parole et la rechercher d’une vérité, mais se rapproche de celle d’un combat en terrain ennemi. Bref, il serait déjà important de savoir, au moins pour elle-même, ce qu’elle attend très concrètement de sa présence au sein du Conseil de l’Europe.
Publié par Karine Bechet-Golovko à 12:51

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ÉDITO. La BCE n’est pas un lot de consolation

La BCE n’est pas un lot de consolation

Le choix du successeur de Mario Draghi, dont le mandat s’arrête le 31 octobre, est celui pour lequel une erreur de casting aurait le plus de conséquences dramatiques. Normalement, l’hypothèse d’un Allemand à Francfort ne poserait pas de problème. Mais Jens Weidmann ne peut être celui-là.

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Dominique Seux

Dessin Kim Roselier

Par Dominique SEUXPublié le 23/06 à 16h00

Le sommet européen qui s’est conclu vendredi sans accord l’a encore montré : le processus de nomination aux principaux postes de l’Union européenne est à la fois extraordinairement politique et il obéit à des dosages subtils, géographiques, de nationalité et de nature partisane . Dans le premier cas, c’est normal, dans le second ce serait très inquiétant si cette méthode s’appliquait à la Banque centrale européenne. Par un hasard de calendrier (les élections européennes ont lieu tous les cinq ans, le mandat du patron de la BCE est de huit ans), le choix du successeur de Mario Draghi se retrouve au coeur des négociations actuelles.

L’attention a beau être focalisée sur les trois fauteuils les plus visibles par l’opinion publique, la Commission, le Conseil et le Parlement, c’est bien le quatrième qui est celui pour lequel une erreur de choix serait la plus dramatique. La BCE est la garante de l’avenir de l’euro, de la stabilité de cette zone monétaire inédite dans l’Histoire (déjà 20 ans…) et, de plus en plus, de la situation économique elle-même. Le « whatever it takes » de Draghi et les instruments créatifs qu’il a déployés depuis 2012 ont changé la donne plusieurs fois. Les désaccords entre pays sur la politique budgétaire ont confié à Francfort et aux taux un rôle qui n’était pas prévu.

Réagir vite en cas de crise

Cela ne veut pas dire que la situation d’aujourd’hui ne suscite pas d’inquiétude, avec des taux d’intérêt négatifs sur plusieurs compartiments du marché obligataire. C’est inédit et cela revient à marcher sur la tête. Mais cela signifie que la personnalité qui sera choisie doit avoir des compétences techniques pointues, des savoirs économiques solides et une capacité de réaction très rapide en cas de difficulté – une crise financière prochaine n’est pas impossible dans un monde surendetté. Elle ne pourra pas consulter dix-neuf capitales avant de trancher.PUBLICITÉinRead invented by Teads

Le pire, et hélas c’est de l’ordre du possible voire du probable, serait que la nomination de celui -ou celle- qui dirigera la BCE à partir du 1er novembre 2019 jusqu’en 2027 soit le résultat d’un grand marchandage. Un Allemand à Bruxelles ? Un Français donc à Francfort. Un Français à Bruxelles ? Un Allemand du coup à Francfort. Aucune de ces deux nationalités à Bruxelles ? Aucune des deux par conséquent à la BCE. Les grands pays trustent les postes de l’exécutif ? Alors, un petit pays a « droit » à la monnaie. Ou l’inverse. La BCE ne doit pas être un lot de consolation, le parent pauvre ou la résultante des choix précédents.

Le passé de Weidmann

Cela dit, quelle est la situation ? Il ne peut pas y avoir de veto de principe contre un Allemand à la Banque centrale de la zone euro s’il a le profil requis du meilleur candidat. Après un Néerlandais, un Français et un Italien, rien n’est impossible. Mais cela ne peut pas être Jens Weidmann qui, à la tête de la Bundesbank, s’est exprimé, a voté et a même attaqué juridiquement les décisions de Mario Draghi. Chacun peut être touché par la grâce et il est sûr que les Allemands sont atteints dans leur portefeuille par la politique des taux bas.  Mais le virage apparaîtrait à 180° et il est clair que les pays du Sud de l’Europe et les marchés seraient surpris.

Parmi les autres personnalités dont le nom est cité, François Villeroy de Galhau (Banque de France) a souvent écarté une éventuelle candidature. Benoît Coeuré a incontestablement les qualités requises, mais une incertitude juridique existe (un numéro 2 sortant peut-il postuler ?), qui devrait être levée avant d’aller plus loin. Deux Finlandais sont également évoqués, Erkki Liikanen et Olli Rehn, le premier apparaissant comme un candidat de compromis. Mais est-ce vraiment de cela dont l’euro a besoin ?

Dominique Seux

De La Non-Fiabilité De L’option Militaire

De La Non-Fiabilité De L’option Militaire

    
4.8
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Washington n’a aucune option viable en Iran. L’annonce d’éventuelles frappes disproportionnées et annulées visant trois sites militaires à l’intérieur de l’Iran vise plus à transmettre un message codé aux dirigeants iraniens qu’à les dissuader d’abattre d’autres aéronefs.

Si le Pentagone avait des options fiables, il les aurait utilisé depuis longtemps. Or, les missiles de croisière, fierté de la seconde guerre du Golfe, sont devenus obsolètes face aux nouveaux systèmes de défense aérienne. Les drones d’attaque également. Ce qui ne laisse que le choix très risqué d’y envoyer des avions de combat pilotés par des humains. Vu la densité du réseau de la défense aérienne iranienne, cette option ne serait fiable que si les États-Unis sont déterminés à engager une guerre totale et longue sur un front étendu des contreforts de l’Himalaya jusqu’à la Méditerranée orientale.

De la non-fiabilité de l’option militaire