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ALERTE – Une « explosion » enregistrée en mer le jour de la disparition du sous-marin (Marine argentine)

ALERTE – Une « explosion » enregistrée en mer le jour de la disparition du sous-marin (Marine argentine)

(©AFP / 23 novembre 2017 15h27)

https://www.romandie.com/news/ALERTE-Une-explosion-enregistree-en-mer-le-jour-de-la-disparition-du-sous-marin-Marine-argentine/866123.rom

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Une équipe réussit la première greffe de tête

Une équipe réussit la première greffe de tête

Helene Gully
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La transplantation, inédite, consistait greffer tête d'un receveur corps d'un donneur

La transplantation, inédite, consistait à greffer la tête d’un receveur au corps d’un donneur – 20minutes/SIPA

L’opération a été réalisée en Chine sur deux cadavres. La prochaine étape sera de réaliser la greffe sur un receveur vivant.

Dix-huit heures de chirurgie pour un exploit. La première greffe de tête a été réalisée en Chine par l’équipe de Xiaoping Ren et Sergio Canavero. L’opération (appelée « anastomose céphalosomatique ») a été réalisée avec des donneur et receveur morts. « Tout le monde disait que c’était impossible, mais cela a été un succès », s’est réjoui, lors d’une conférence de presse à Vienne, le neurochirurgien italien Sergio Canavero.

La transplantation, inédite, consistait à greffer la tête d’un receveur mort sur le corps d’un donneur mort. Une étape essentielle et désormais franchie, avant de réaliser la même opération avec un receveur vivant.

Une opération in vivo, prochain défi

Dans le rapport  de l’acte chirurgical, obtenu par le magazine « Sciences et Avenir » , les médecins détaillent les interventions pour reconnecter la colonne vertébrale, les nerfs et les vaisseaux sanguins au cerveau. Un travail d’une minutie extrême puisqu’il nécessitait de suturer les vaisseaux sanguins un à un et de raccorder le nerf vague partant du cerveau à celui du corps pour innerver les organes.

L’opération ayant été faite post mortem, les chirurgiens n’ont pas eu à traiter les saignements. A la prochaine étape, leur principal défi sera de gérer cette problématique. « La première transplantation humaine sur des cadavres humains a été faite, et un échange de têtes complet entre des donneurs d’organes de cerveaux morts est la prochaine étape », a souligné le professeur Canavero.

Seule option thérapeutique pour certains

Dans le document, les médecins expliquent que l’ACS représenterait « la seule option thérapeutique pour les personnes atteintes de maladies neuromusculaires qui sont pour l’instant incurables ».

En donnant un nouveau corps en bonne santé à des patients atteints de pathologies comme  la myopathie de Duchenne ou la sclérose latérale amyotrophique, la médecine pourrait leur offrir une plus grande espérance de vie.

Certains malades, lourdement atteints, sont d’ailleurs déjà volontaires. A l’instar de Valeri Spiridonov, un trentenaire russe souffrant d’une amyotrophie spinale, une maladie qui atrophie tous les muscles. Il sera opéré en décembre pour cette autre première mondiale.

Hélène Gully

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/030905611515-une-equipe-reussit-la-premiere-greffe-de-tete-2131894.php#xyv3RIOdkdvgDctr.99

[No News] Témoignage des snipers du massacre du Maïdan : « Les ordres venaient de l’opposition »

Je vous propose aujourd’hui la traduction que nous avons réalisée ce week-end (merci aux volontaires – surtout à Clément, ainsi qu’ à JMB) d’un incroyable reportage passé le 15/11 dans l’émission Matrix de la chaîne de télévision italienne Canale 5 – sorte d’Envoyé spécial sur une des grandes chaînes de télévision italiennes – qui indique avoir retrouvé des snipers qui ont tiré sur les gens à Maïdan, et qui déclarent que c’était à la demande de l’opposition pour semer le chaos.

Nous resterons relativement prudents à ce stade, mais tout ceci nécessiterait un enquête urgente et approfondie de la Justice et des grands médias – du moins s’ils ne veulent pas alimenter le “complotisme”, d’autant que, depuis 5 jours, aucun grand média n’a repris ces informations, à l’exception du grand journal italien Il Giornale, dans un texte que nous avons aussi traduit (voir ci-après).

Rappelons aussi que nous parlons ici du massacre du 20 février (82 morts ce jour là). Les forces de l’ordre ont aussi tiré à d’autres moment sur des émeutiers armés, généralement quand eux-même leur tiraient dessus.

Bel exemple du vrai problème qui nous frappe régulièrement : non pas des Fake news, mais des No news des grands médias, qui empêchent de bien comprendre les problèmes.

J’aimerais la traduire en russe et ukrainien au plus vite, ainsi qu’en anglais et allemand. Nous avons besoin de volontaires pour ces quatre langues. Merci de nous contacter ici.

Voici donc ce reportage diffusé le 15/11/17 sur Canale 5 :

(voir sur Dailymotion)

Verbatim du reportage précédent de Canale 5 (si vous n’avez pas vu la vidéo) :

Il y a quatre ans, le 20 février 2014 sur la place de l’Indépendance à Kiev en Ukraine, 80 manifestants ont été tués par de mystérieux tireurs d’élite.

Deux jours après, Ianoukovytch, le président ukrainien pro-Poutine pro-russe, doit fuir, le régime ukrainien change et les rebelles prennent le palais présidentiel et le pouvoir.

Que s’est-il passé depuis ? Avons-nous échappé à une guerre européenne due à l’ingérence russe dans les affaires ukrainiennes ? Et surtout, nous, Européens, nos entreprises le constatent tous les jours,nous payons le prix d’un embargo qui, depuis ce moment-là, est dirigé contre la Russie.

Ce soir, grâce à Gian Micalessin, nous vous montrons un documentaire à couper le souffle. C’est un scoop international. Gian Micalessin a retrouvé trois personnes, trois tireurs d’élite, trois responsables de ces morts qui, vous le verrez dans le documentaire, n’étaient pas pro-russes, mais étaient en contact avec des officiels et des militaires américains.

“Que s’est-il passé ? Quelqu’un a été touché ! Je n’arrive pas à y croire. C’est arrivé ici même… Un homme à côté de moi a été touché !”

“C’était à l’aube. J’ai entendu le bruit et le sifflement des projectiles. Un homme a été touché à la tête par un tireur d’élite !”

Ils nous avaient donné l’ordre de tirer tant sur les policiers que sur les manifestants, sans distinction.

D’où viennent les tirs ? Les tirs provenaient de l’intérieur de l’hôtel Ukraine.

Gian Micalessin, reporter de guerre. — Bonsoir, où les avez-vous rencontrés ? — Je les ai rencontrés après un an de recherches, deux d’entre eux à Skopje, la capitale de la Macédoine, un troisième dans un autre pays d’Europe de l’Est qu’on m’a demandé de ne pas révéler.

— Donc c’étaient des pro-rebelles ? — C’étaient des Géorgiens envoyés par leur président géorgien de l’époque, Saakachvili, pour prendre part à l’opposition ukrainienne.

— Donc ce n’étaient pas des Russes qui ont tiré, c’est bien ça, votre thèse ? — On n’a jamais accusé les Russes d’avoir tiré, seulement d’avoir soutenu le gouvernement qui aurait tiré sur les manifestants.

Mais cette thèse ne tient plus debout selon ces 3 témoignages. Regardez le témoignage.”

Depuis 3 mois, la place Maïdan, au coeur de la capitale ukrainienne, est occupée par les manifestants qui demandent au gouvernement du président Viktor Ianoukovytch de signer l’accord d’association
à l’Union européenne. Le matin du 18 février, les heurts se font plus sanglants. On compte déjà une trentaine de morts. Le pire arrive le matin du 20 février. Un groupe de mystérieux tireurs ouvre le feu
sur les manifestants et les policiers. En quelques heures, on compte environ 80 cadavres. Le lendemain, Ianoukovytch fuit à l’étranger. Le 22 février, l’opposition prend le pouvoir. Mais qui a tiré sur
la foule et les policiers ?

Jusqu’à ce jour, la thèse officielle parle d’un massacre ordonné par le gouvernement pro-russe. Cette thèse apparaît rapidement très douteuse. Le premier à la contester est le ministre des Affaires étrangères estonien Urmas Paet. Après son retour d’un séjour à Kiev effectué seulement 5 jours après le massacre, Paet transmet à la commissaire des Affaires étrangères de l’UE Catherine Ashton les révélations d’une docteure ukrainienne qui a examiné les cadavres de la place Maïdan. La conversation téléphonique interceptée et diffusée par les médias est déconcertante.

“Ce qui est assez inquiétant… Olga le dit aussi, c’est que toutes les preuves montrent que les personnes tuées par les tireurs, de part et d’autre, à la fois chez les policiers et les gens dans la rue, ont été tuées par les mêmes tireurs embusqués… Bien sûr, c’est… Oui, mais… Ensuite, elle m’a aussi montré des photos. Elle parle en tant que médecin, elle dit que l’écriture est la même, le type de balles est le même. Et ce qui m’inquiète vraiment, c’est que maintenant, la nouvelle coalition refuse d’enquêter sur ce qui s’est vraiment passé, et qu’il y a une conviction de plus en plus forte que derrière les tireurs embusqués, il n’y avait pas Ianoukovytch mais quelqu’un de la nouvelle coalition…”

Nous avons rencontré quelques membres d’un groupe qui ce jour-là a ouvert le feu sur la foule. Ce sont des Géorgiens, mais à l’époque, en février 2014, ils étaient parmi les manifestants qui occupaient la place Maïdan et l’hôtel Ukraine.

L’histoire commence à Tbilissi par de nombreux acteurs cachés en coulisses. Le premier, l’ancien président géorgien Mikheïl Saakachvili, a participé en août 2008 à une guerre brève mais sanglante avec la Russie de Vladimir Poutine. Le second est son conseiller militaire, Mamuka Mamoulachvili. Envoyé à Kiev pour appuyer les manifestations de la place Maïdan, il deviendra commandant d’une unité de volontaires géorgiens engagés dans les affrontements avec les insurgés pro-russes du Donbass.

La première rencontre a eu lieu avec Mamoulachvili. “Nous nous sommes présentés à 25 dans le bureau du mouvement national, et sur les 25, 10 ont signé. Vous voyez ceci ? C’est une pièce d’identité à mon nom. C’était le laissez-passer d’une unité composée d’anciens policiers et personnel militaire. Elle était structurée comme une unité militaire. De fait, c’était un service de sécurité. Il avait été créé par Mikheïl Saakachvili. Nous devions aller en Ukraine. Nous n’avions pas le choix”.

Dans un autre pays de l’Europe de l’Est qu’on nous a demandé de ne pas révéler, nous avons rencontré Alexander. Comme les deux autres, lui aussi vient de Géorgie, et comme les deux autres, il a aussi pris part
aux événements tragiques de la place Maïdan. Lui aussi a fait partie des services de sécurité de Saakachvili, et avant cela il a été tireur d’élite dans l’armée géorgienne. C’est pour cette raison qu’il a été choisi par Mamuka Maoulachvili.

“Mamuka m’a d’abord demandé si j’étais vraiment tireur d’élite dans l’armée géorgienne. Alors si c’est vrai, me dit-il, tu dois aller à Kiev. Le 15 janvier, nous sommes partis. Dans l’avion, j’ai
reçu mon passeport et un autre passeport avec ma photo mais avec un nom et un prénom différents. Puis ils nous ont donné 1 000 dollars a chacun avec la promesse de nous en donner encore 5 000 par la suite. Nous devions nous occuper des provocations. C’était nous qui devions provoquer les Berkout, les forces spéciales de la police. Notre rôle était de les provoquer afin de les pousser contre la foule. Vers le 15 et le 16 février, la situation a commencé à devenir chaque jour de plus en plus grave. Désormais tout était hors de contrôle, et on commençait à entendre les premiers tirs. Avec la montée des tensions, de nouveaux protagonistes sont apparus. Un jour, vers le 15 février, Mamoulachvili est venu en personne dans notre tente. Il y avait avec lui un autre homme en uniforme. Il nous l’a présenté et a dit que c’était un instructeur, un militaire américain.”

L’américain s’appelle Brian Christopher Boyenger. C’est un ancien officier et tireur d’élite de la 101e division aéroportée des États-Unis. Après Maïdan, il se déplacera sur le front du Donbass, où il combattra dans les rangs de la Légion géorgienne. “Nous étions toujours en contact avec ce Brian, qui était un homme de Mamoulachvili. C’était lui qui nous donnait les ordres. Moi, je devais suivre toutes ses instructions.”

Les premiers soupçons de la présence d’armes à feu dans les rangs des manifestants impliquent Sergueï Pachinski, un leader de la place Maïdan, devenu ensuite président du Parlement de Kiev. Le 18 février, est apparu du coffre d’une voiture arrêtée par les manifestants un fusil mitrailleur avec une lunette de précision. Quelques secondes après, Pachinsky est arrivé et a demandé qu’on laisse passer cette voiture. Le 1er avril, les militants du groupe d’extrême droite Pravy Sektor quittent Kiev, en emportant d’étranges sacs dans lesquels, prétendent-ils, se trouvent des instruments de musique.

“À cette époque, tous les chefs de l’opposition se trouvaient régulièrement à l’hôtel Ukraine. Pachinski et trois autres personnes, parmi lesquelles se trouvait aussi Parassiouk, ont apporté à l’hôtel les sacs avec les armes. Ce sont eux qui les ont aussi apportées dans ma chambre.” Ce Parassiouk, reconnu par Koba, est Volodimir Parassiouk, un des leaders de la manifestation de la place Maïdan. Quelques jours plus tard, il deviendra célèbre en lançant un ultimatum menaçant de destituer manu militari le président Viktor Ianukovytch. “Si avant demain 10 heures, vous ne demandez pas officiellement la démission de Ianoukovytch, nous vous attaquerons avec des armes… C’est juré !”

Lorsqu’est arrivé Mamoulachvili, je lui ai également demandé « — Qu’est-ce qui se passe ? À quoi servent ces armes ? Tout va bien ? » « — Koba, les choses sont en train de se compliquer, nous devons commencer à faire feu », m’a-t-il répondu. « Nous nous ne pouvons pas attendre des élections présidentielles anticipées. » J’étais là, à l’hôtel Ukraine. Le 18 février, quelqu’un a apporté des armes dans ma chambre. Dans cette chambre, il y avait deux Lituaniens avec moi. Ce sont eux qui ont pris les armes.

Mamoulachvili est arrivé à l’hôtel et nous a expliqué qu’il y aurait une fusillade, à un autre endroit, le matin suivant. Il n’était pas seul, il était avec Brian. Avec eux, il y avait aussi une autre personne que je ne connaissais pas. Si je me souviens bien, cela devait être le 15 ou le 16 février. Pachinski nous a ordonné de rassembler nos affaires, et nous a emmené dans le palais du Conservatoire. Je suis entré dans le palais
avec l’ensemble de mon groupe. Pachinski est arrivé avec d’autres personnes. Tous étaient masqués. En voyant leurs sacs, j’ai compris tout de suite qu’ils étaient armés. Ils ont sorti les armes de leurs sacs et les ont distribuées aux groupes présents.

Seul Pachinski s’exprimait. C’est lui qui donnait les ordres. Il nous expliqua que les Berkout, les forces spéciales de la police, risquaient de donner l’assaut au bâtiment. Il disait que nous devions résister coûte que coûte. On ne nous avait pas dit qu’il fallait tuer des personnes. Nous devions tirer afin de créer du chaos et de la confusion.”

“Bon sang, tu as entendu ? Ce sont des tirs ! Sois prudent ! Il y a un autre blessé. Ces fils de p….. sont en train de tirer ! De là-bas, de là-bas. — De l’hôtel Ukraine, c’est ça ? — Oui, de cette terrasse. Les salauds, ils sont en train de nous tirer depuis l’hôtel Ukraine. Bang ! Puis un autre Bang, comme ça. Un tir puis une pause. Ça venait de l’autre côté de l’hôtel.”

“À ce moment-là, j’ai entendu des tirs qui venaient de la chambre d’à côté. Au même moment, les Lituaniens ont ouvert la fenêtre. L’un d’eux a tiré par la fenêtre tandis que l’autre l’a refermée après. Je ne réussissais pas à comprendre ce qui se passait. Pachinski criait à tout le monde de se tenir prêts, de prendre les armes et le reste du matériel. Alors on s’est tous levés et on lui a donné les instructions. Nous devions tirer par à-coups de deux ou trois. Nous avons tous commencé à tirer deux ou trois coups à la fois. Pachinski se déplaçait d’un groupe à l’autre, et il y avait toujours près de lui cet homme plus jeune, celui qui s’appelait Parassiouk. Nous n’avions pas vraiment le choix, on nous avait donné l’ordre de tirer soit sur les Berkout, la police, soit sur les manifestants, sans faire de différence. C’est pour cela que j’étais complètement terrifié et stupéfait. Alors que depuis les étages supérieurs de l’hôtel Ukraine on tire sur la foule, les manifestants de la place Maïdan se sont réfugiés dans l’hôtel. C’est ainsi que les victimes se sont retrouvées à côté de leurs assassins. À l’intérieur, c’était un tel chaos qu’on ne comprenait même pas qui était qui. Il y avait plein de gens.”

Dans le salon recouvert de cadavres, de sang et de blessés, une caméra filme des hommes armés qui s’éloignent après avoir tiré sur la foule. “C’était un cauchemar, c’était terrible. Quand nous sommes sortis de l’hôtel Ukraine, dans la rue, il y avait des incendies et des policiers blessés. Il y avait des scènes terrifiantes. Nous avons abandonné les armes là. L’ordre était de tout laisser et de partir, de quitter le bâtiment le plus vite possible. On entendait des cris, il y avait des morts et tout autour beaucoup de blessés.

Ma première et seule pensée a été de m’en aller rapidement avant que je sois repéré, autrement ils m’auraient réduit en pièces sur place. Quelqu’un criait déjà qu’il y avait des tireurs. Je savais bien de quoi ils parlaient. Et puis j’ai vu des morts, tous ces blessés qu’on emportait et j’ai repris mes sens. À ce moment-là je n’avais pas encore réalisé, je n’étais pas prêt. Mais après j’ai compris. Nous avions été utilisés. Utilisés et piégés. La décision de parler, de tout raconter, je ne l’ai pas prise tout de suite. Elle a mûri lentement avec le temps. En vérité, il n’y a aucun motif pour m’inculper. On ne peut m’accuser de rien selon les bases légales de mon pays. Et de toute façon je suis un soldat, je n’ai peur de rien, pas même de mourir.”

“— Ton scoop, Gian Micalessin, montre que ce sont elles, les fake news, les fables selon lesquelles c’est la révolution de la place Maïdan qui a fait sauter le méchant président pro-russe sans les armes et par les réseaux sociaux. C’est une tout autre histoire qui s’est passée sur cette place”. “— Malheureusement cette fake news, comme tu dis, était la vérité officielle, cette vérité officielle qu’on nous a servi pendant au moins quatre ans, et qui nous a coûté très cher à nous, les Italiens. Embargo, et risque de guerre”. “— Mais alors, derrière ces tireurs que tu as rencontrés, qui disent ne pas avoir peur pour leur vie parce que ce sont des soldats, en réalité, comment peut-on croire qu’ils n’avaient pas compris, naïvement, avoir été les instruments d’une révolte qui ne leur appartenait pas ?”

“— Eh bien, ils pensaient seulement accomplir un travail. Il y a eu une révolution semblable, la soi-disant révolution rose en Géorgie, à laquelle ils participèrent sous les ordres de Saakachvili. Celle-là s’est conclue
de manière pacifique. Donc ici aussi ils ont pensé jusqu’au 18 et 19 qu’ils n’auraient pas à prendre les armes, que tout pouvait se dérouler comme une simple révolte. Ces jours-là, clairement, quand la médiation européenne a décidé de faire des élections anticipées pour voir ce que voulait le peuple, les chefs de l’opposition en décidèrent autrement.”

“— De massacrer leur propre peuple pour créer une révolte ?” “— C’est ce qu’ils nous apprennent dans ce film”. “— Incroyable, vraiment. Merci Gian Micalessin”. “— Merci à vous.”

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La version des Snipers sur le massacre de Kiev : « Les ordres venaient de l’opposition »

Source : Gian Micalessin, Il Giornale, 15/11/2017

« Ils ont tous commencé à tirer deux ou trois coups à chaque fois. Cela à duré de 15 à 20 minutes. Nous n’avions pas le choix. On nous a donné l’ordre de tirer tant sur la police que sur les manifestants sans faire de différence. »

« J’étais totalement stupéfait. » C’est ainsi que le Géorgien Alexander Revazishvilli se remémore la fusillade tragique du 24 février 2014, à Kiev quant un groupe de mystérieux tireurs ouvrirent le feu sur la foule et sur les policiers, massacrant plus de 80 personnes. Ce massacre a horrifié le monde et changé le destin de l’Ukraine en forçant la fuite du président pro-russe Viktor Ianoukovytch accusé d’avoir organisé la fusillade. Mais ce massacre a également changé le destin de l’Europe et de notre pays en déclenchant la crise menant aux sanctions contre la Russie de Poutine. Sanctions qui sont revenues en boomerang sur l’économie italienne.

Les confessions de Revazishvilli et des deux autres Géorgiens – recueillies par l’auteur du document « Ukraine, les vérités cachées » diffusée ce soir à 23h30 sur Matrix, Canal 5 – révèlent une toute autre vérité bien déconcertante. Celle d’un massacre ourdi et exécutée par la même opposition qui a accusé Ianoukovytch et ses alliés russes.

Revazishvilli et ses deux compagnons – rencontrés et interviewés dans le documentaire – sont un ancien membre des services de sécurité de l’ex-président géorgien Mikheil Saakachvili et deux ex-militants de son propre parti. Recrutés à Tbilisi par Mamuka Mamulashvili, le conseiller militaire de Saakashvili, ils sont chargés d’appuyer – avec d’autres volontaires géorgiens et lituaniens – les démonstrations en cours à Kiev, moyennant une prime de cinq mille dollars chacun.

Munis de faux passeports, ils arrivent en Ukraine pour coordonner les démonstrations et pour provoquer la police ukrainienne, initialement sans utiliser d’armes. Celles-ci entreront en scène le 18 février et seront distribuées entre les différents groupes de Géorgiens et de Lituaniens par Mamulashvili et par d’autres dirigeants de l’opposition ukrainienne. « Chaque sac contenait trois ou quatre armes, il y avait des pistolets Makarov, des fusils mitrailleurs AKM, des carabines ainsi que des paquets de cartouches ». Le lendemain Mamulashvili et les chefs des protestataires expliquent aux volontaires qu’ils devront affronter un assaut de la police dans le palais du conservatoire et dans l’hôtel Ukraïna.

On leur explique que, dans ce cas, il faudra tirer sur la place et semer le chaos. Mais un des protagonistes reconnait avoir reçu une autre explication plus exhaustive. « Quand Mamulashvili est arrivé, je le lui ai également demandé. Si les choses se compliquent, alors nous devrons commencer à tirer » – m’a-t-il répondu. « Nous ne pouvons pas aller aux élections présidentielles anticipées. Mais sur qui devons-nous tirer ?, lui ai-je demandé. Il m’a répondu que le qui et le où n’avaient pas d’importance, il fallait tirer partout afin de créer le chaos ».

Cela n’avait pas d’importance si nous tirions sur un arbre, une barricade ou sur ceux qui lançaient des cocktails molotov. Un autre volontaire le confirme : ce qui comptait était de semer la confusion. « J’entendais des hurlements », confesse Alexander – il y avait de nombreux blessés. Ma seule préoccupation était de partir aussi vite que possible avant qu’ils ne me détectent. Autrement, ils m’auraient mis en pièces. Quelqu’un criait déjà qu’il y avait des tireurs d’élite. Quatre ans après les faits, Alexander et ses deux compagnons disent n’avoir pas encore reçu la moindre récompense, raison pour laquelle ils ont décidés de dire la vérité sur ceux qui les ont utilisés et abandonnés. « Sur le moment je n’ai pas réalisé. Je n’étais pas prêt. Puis j’ai compris. Nous avons été utilisés et piégés. »

Source : Gian Micalessin, Il Giornale, 15/11/2017

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Comme rappelé dans le reportage, ce n’est pas la première fois que ce scandale “d’attaque sous faux drapeau” à Maïdan ressort.

Nous avions ainsi présenté sur ce site en mars et avril 2014 :

1/ L’interception d’une communication en off entre un ministre estonien sur place, relatant les doutes à Catherine Ashton :

2/ ce beau reportage de la télévision allemande ARD :

3/ On a appris mi-mai 2014 que la plupart des balles mortelles ne venaient pas des forces de police et que la plupart des preuves (armes, balles, douilles, documents) avaient été perdues ou volées. (Source).

J’indiquais “À ce stade de manipulation, il est quasi certain que des snipers putschistes ont tiré à la fois sur les forces de l’ordre et sur les manifestants désarmés, et sont responsable d’une bonne partie des décès.”…
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Au niveau des propagandes, on se rappellera ceci :

Pour “l’enquête sur les violences qui ont frappé le pays”, on repassera, donc…

Tout s’explique : François Hollande avait une connexion mentale directe avec le peuple ukrainien et connaissait ses aspirations (pas de bol, il était président de la France…)

2 mars 2014, BHL, deuxième adresse au Maidan

Peuple du Maidan !

Vous avez, à mains presque nues, fait reculer les miliciens Berkout.

Vous avez, seuls ou presque, mis en fuite Ianoukovitch.

Vous avez, avec un sang-froid digne des grands peuples, infligé une défaite historique à la tyrannie.

Et donc vous êtes, non seulement des Européens, mais les meilleurs des Européens.

Européens vous l’êtes, certes, par l’histoire ; mais aussi, désormais, par le sang versé.

Européens vous l’êtes, certes, parce que vous êtes les fils de Voltaire, de Victor Hugo et de Taras Chevchenko ; mais vous l’êtes aussi parce que, pour la première fois, ici, sur le Maidan, des jeunes sont morts avec, entre les bras, le drapeau étoilé de l’Europe.

On a voulu vous calomnier.

On a dit que vous étiez les continuateurs de la mémoire noire de l’Europe. Eh non ! C’est le contraire ! Ces vertus de résistance qui font le génie de l’Europe et qu’un grand Français, le Général de Gaulle, a portées à leur sommet, c’est vous qui les incarniez pendant ces journées sanglantes ; et le national-socialisme, l’antisémitisme, le fascisme qui furent la honte de notre continent étaient du côté de vos ennemis.

Je m’incline devant vos morts.

Je m’incline devant votre bravoure et vous dis plus que jamais : « bienvenue dans la Maison commune ». (Source)

La longue “martyrologie” des lecteurs du Monde

Une pièce de plus dans la longue “martyrologie” de l’information en France… (avec Piotr Smolar, envoyé spécial du Monde en Ukraine au moment des faits)

16 réponses à [No News] Témoignage des snipers du massacre du Maïdan : « Les ordres venaient de l’opposition »

COP23 : des négociations climatiques toujours sous influence des gros pollueurs ?

Lobbying

COP23 : des négociations climatiques toujours sous influence des gros pollueurs ?

par Rachel Knaebel

La 23e conférence sur le changement climatique, la COP23, se tient en ce moment à Bonn, en Allemagne. Deux ans après la signature de l’Accord de Paris, les gros pollueurs sont toujours aussi présents et influents dans les négociations onusiennes sur le climat.

L’entreprise pétrolière espagnole Iberdrola, le constructeur automobile allemand BMW, et quelques autres comme BNP Paribas, KPMG, Microsoft et le lobby de l’éthanol. Ce sont les (discrets) partenaires officiels de la COP23, qui se tient actuellement à Bonn. Est-ce à dire que les industries les plus polluantes, en particulier celles des énergies fossiles, seront une nouvelle fois en mesure de peser sur les négociations climatiques pour protéger leurs intérêts ? Un rapport tout juste publié par un groupe d’ONG internationales [1] rappelle comment ces industries ont réussi depuis le début des COP à faire obstacle à de véritables avancées dans la lutte contre le changement climatique. Soit directement, soit en faisant en sorte que ce soient leurs propres « solutions » qui soient privilégiées.

Cette influence s’est faite sentir dès la négociation du protocole de Kyoto, souligne le rapport. Ce premier accord international de lutte contre le changement climatique a été signé à la fin des années 1990. « Durant les négociations du protocole de Kyoto, les États-Unis et les gros pollueurs se sont donné une échappatoire en insistant pour inclure dans le protocole un ’mécanisme flexible’ de commerce des émissions de gaz à effet de serre, qui autoriserait les pays du nord à échanger entre eux, à acheter et vendre leurs obligations de réduction des émissions. » Ce qui donna naissance au marché carbone : on donne aux émissions de CO2 un prix, puis les pays pollueurs ou les multinationales qui ne veulent pas respecter leurs engagements de réduction des gaz à effet de serre peuvent acheter des crédits à ceux qui ont fait plus pour réduire leurs émissions… Dans le cas du marché du carbone européen, ce mécanisme a encore été davantage perverti par l’octroi massif de permis carbone gratuits aux industriels du continent (lire notre article).

Renault, ArcelorMittal, Engie comme sponsors des négociations climatiques

En plus d’être directement relayés par certains États, les intérêts des multinationales les plus polluantes sont portés via leur sponsoring des conférences climat. À Durban, en 2011, lors de la COP17, « les entreprises avaient la possibilité de financer des concerts de jazz, des dîners de gala. Le géant minier Anglo American, a ainsi financé nombre d’événements clé de la conférence, comme la cérémonie d’ouverture », rappellent les ONG. « Comme par hasard, un projet de mine de cette entreprise a été le seul qui ait jamais reçu l’approbation officielle de la conférence des Nations unies sur le climat », note encore le rapport.

Lors de la COP19 de Varsovie, en 2013, le stade de football devenu centre de conférence « était couvert de logos d’entreprises, dont PGE et LOTOS, deux entreprises de charbon et de pétrole détenues en majorité par l’État polonais ». PGE exploite deux grandes mines de lignite et plus de 40 centrales électriques, dont celle de Belchatow, la plus importante source d’émission de CO2 d’Europe. Parmi les principaux sponsors de la Conférence de Varsovie, on trouvait aussi le géant de l’acier et de la sidérurgie ArcelorMittal, alors même que le secteur de la sidérurgie représente environ 7 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. ArcelorMittal avait construit gratuitement le dôme d’acier du hall de la conférence, PGE avait fourni les stylos et bloc-notes, Opel et BMW avaient mis des voitures à disposition… (Voir notre La Pologne, le climat et les entreprises françaises de l’énergie).

La COP21 de Paris en 2015 s’est inscrite dans la continuité des précédentes avec une liste de sponsors comprenant de nombreux gros pollueurs, comme Engie, EDF ou Renault, ainsi que l’Observatoire des multinationales l’avait abondamment documenté à l’époque (lire notamment Lobby Planet Paris : cartographie d’une COP21 sous influence, Solutions COP21 : les solutions climat confisquées par les multinationales et Conférence climat : les dessous de l’appel au « mécenat » des grandes entreprises). De même la COP22 tenue à Marrakech en 2016 (lire notre enquête). En plus de leur assurer une présence au sein même des COP, ces accords de mécénat offrent aussi de plus en plus aux multinationales un moyen de faire la promotion de leurs produits prétendument « verts ».

Des pressions des entreprises pour conserver le marché carbone

Une telle implication des grandes entreprises dans les négociations climatiques a forcément une influence sur ce qui en ressort. Ainsi, « durant la onzième heure des négociations de l’accord de Paris, les États-Unis et l’Union européenne ont aidé à imposé un deal de dernière minute sur la négociation de l’article 6 de l’accord », rappelle le rapport. L’article 6, dans son paragraphe 4, confirme le privilège donné au mécanisme du marché carbone, pourtant largement décrié [2]. « Des individus et des organisations représentant ce qui est bon pour les entreprises, et pas pour l’humanité, se sont frayé un chemin jusqu’aux bureaux où les gouvernements du monde étaient en train de négocier cet article 6 », soulignent les ONG.

Le lobbying en faveur du marché carbone s’exerce notamment à travers l’association internationale pour l’échange de droits d’émissions (l’International Emissions Trading Association (IETA)), créée en 1999 pour être « la voix écoutée du business sur sur les solutions climatiques appuyées sur le marché » [3]. L’association compte parmi ses membres des entreprises comme BP, Rio Tinto, Chevron, Veolia, Statoil ou encore Total… « Des personnes étroitement liées à cette association négocient, au nom de gouvernements, à la table des conférences climat », indique le rapport. Par exemple, l’actuel négociateur de la délégation officielle du Panama, est membre de la direction de l’IETA et en a été le président pendant presque huit ans. « Sa position de délégué d’un État est un privilège qui lui a permis d’assister de très près aux négociations de l’article 6 ».

Que faut-il donc faire pour lutter contre cette influence des entreprises les plus polluantes sur les négociations climatiques, alors que l’enjeu se fait de plus en plus urgent au vu de la multiplication des événements climatiques extrêmes ? « Il est temps de montrer la porte au gros pollueurs », répondent simplement les ONG. « En finir avec le sponsoring des conférence climat par des entreprises est un premier pas concret pour empêcher le secteur des énergies fossiles de faire valoir ses intérêts dans la politique climatique aux niveaux national et international. » Et pourquoi pas exclure totalement les représentants des gros pollueurs des négociations climatiques, comme l’Organisation mondiale de la santé a fini par le faire pour les industriels du tabac ?

Rachel Knaebel

Négociations Brexit et gros sous

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Négociations Brexit et gros sous

Combien l’Union européenne exige-t-elle du Royaume-Uni en guise de « solde de tout compte » pour le Brexit, pourquoi ce paiement, pourquoi le gouvernement britannique est-il si embarrassé et agité – et pourquoi l’échec des négociations débouchera très probablement sur un Brexit « dur » sans accord commercial.

Voici la première des « Leçons de choses du Lundi » du Nœud Gordien.

Série « Les leçons de choses du Lundi » – N°1

La question de fond : Payer combien, et d’ailleurs pourquoi ?

Mettant à part tout l’aspect politique de la question – certes fondamental, et on y reviendra plus loin – qu’est-ce que la Grande-Bretagne devrait payer, dans le sens « ce qu’il serait juste qu’elle paie » lorsqu’elle quittera l’UE le 29 mars 2019 ? Il ne s’agit pas ici de ce qu’on essaiera de lui faire payer – davantage, évidemment – ni de ce qu’elle essaiera de payer – beaucoup moins, naturellement. Mais plutôt de ce qu’il en serait si la chose était décidée en toute justice (certes, on peut toujours rêver !)

Il s’agit ici non des contributions acquittées régulièrement jusqu’à la date de la sortie – que personne ne remet en question – mais du « solde de tout compte » que l’UE exige de la part de Londres.

Des chiffres entre 40 et 100 milliards d’euros ont circulé, ce qui est fort imprécis – et à partir de 0 milliard et 0 centime, du point de vue de certains partisans de longue date du Brexit !

D’une manière générale, on trouvera dans la presse et les communications et autres « petites phrases » des uns et des autres de part et d’autre de la Manche ce genre de chiffres assénés avec autorité – mais guère de détails un tant soit peu clairs sur ce que cette somme recouvre, et comment c’est calculé. Pour essayer d’y comprendre quelque chose, la source la plus complète semble bien être cette étude de 14 pages (PDF, en anglais) d’Alex Barker, le chef du Bureau Europe du Financial Times. Le texte est clair quant à la composition du total et quant aux raisons de considérer tel ou tel paiement comme justifié ou non.

Le montant

Suivant les hypothèses (voir page 10) Barker arrive à :

• Un paiement net de 57 à 73 milliards d’euros, dans une position pro-UE maximaliste qui inclurait aussi les passifs éventuels là où l’UE s’est portée garante pour l’avenir – essentiellement des conséquences éventuelles différées de la crise financière.

• Une vue plus modérée se situerait entre 48 et 61 milliards, sans ces éventuels passifs.

• Enfin une position favorable au RU aboutirait à un total entre 25 et 33 milliards, excluant les subventions promises à Pologne, Hongrie et République tchèque pour 2019 et 2020 et incluant la remise sur la contribution 2018, qui serait payée l’année suivante.

Payer ou pas

Voir encore une intéressante revue (pages 11 et 12) des arguments légaux d’un côté et de l’autre sur la question de principe le RU aurait-il quoi que ce soit à payer après sa sortie – en somme, l’ « option 0 » rêvée par les pro-Brexit intransigeants :

• Il n’y a que peu de précédents légaux comparables, donc pas vraiment de jurisprudence applicable.

• Des arguments et dans un sens et dans l’autre peuvent être trouvés dans le droit international et le droit de l’UE – voir les discussions sur ce qui se passerait si l’Ecosse sortait du RU, certaines déclarations de Londres sur le partage dans ce cas des dettes communes allant… nettement dans le sens des intérêts de l’UE ! Dans l’ensemble cependant, pas une grande clarté.

• En cas d’effondrement des pourparlers et de Brexit « ultra-dur », c’est-à-dire non seulement absence de traité commercial pour l’avenir mais Londres qui refuserait de payer un centime après la date de sa sortie, l’affaire serait portée devant la Cour de justice de La Haye, qui se baserait sur l’article 70 de la Convention de Vienne sur les traités internationaux – comme par exemple le traité de l’UE est un traité international – donnant quelque espoir au RU de s’en sortir sans rien avoir à payer… mais pas de certitude, car l’article laisse une certaine place à l’interprétation.

Position de force

L’aspect politique est évidemment prépondérant : en définitive c’est la position de force dans les négociations qui décidera du montant à payer, sauf évidemment en cas de rupture des négociations. La Commission est dans une position forte parce que le temps joue contre le RU, et parce qu’elle est en mesure d’expliquer à tous les Etats membres restants qu’ils ont tout intérêt à ce que les Britanniques paient – les pays d’Europe centrale en particulier, traditionnellement plus proches des positions de Londres, ont du souci à se faire pour les futurs fonds de cohésion.

Comme l’écrit Barker « il est difficile d’apercevoir des contraintes politiques émerger d’elles-mêmes pour contraindre les exigences de l’UE à 27 » … autrement dit les gouvernements des pays membres n’ont aucune raison de se gêner (1)

Et comme il le discute page 13, il y a en fait des risques sérieux d’effondrement des négociations sur ce point, parce que les politiciens britanniques ne sont guère prêts à payer à l’UE, et encore moins à l’expliquer à leurs électeurs. L’information suivante est assez révélatrice… pour ne pas dire en décalage complet avec les exigences de l’UE !

« Le Trésor du Royaume-Uni, dans son budget de Novembre 2016, a attribué à d’autres usages les fonds avec lesquels il aurait réglé les contributions à l’UE après 2019 »

Qu’est-ce qui permettrait de contourner éventuellement cet obstacle ? Selon l’auteur, essentiellement des astuces de présentation. Plus quelques entourloupes quand même – bien dissimulées dans la conclusion de sa dernière page – c’est qu’il est tout de même sujet de Sa Très Gracieuse Majesté, et a les intérêts de son pays à cœur !

Mais il faut tout de même parler de l’aspect politique

Et donc de la perception de tout cela par les Britanniques.

Theresa May, même si elle obtient un répit de deux ans supplémentaires, sera tout de même confrontée à une difficulté politique chez elle. La période de transition impliquera, en effet, que la Grande-Bretagne bénéficie de l’accès au marché intérieur, paie sa quote-part, se soumette à la jurisprudence de la CJUE (la Cour de justice de l’Union européenne), mais… ne prenne plus part aux décisions de l’Union. « En effet, juridiquement, les Britanniques ne seront plus dans l’UE au 30 mars 2019, relève un diplomate français. Ils n’auront donc plus de droits de vote. Et ils devront respecter les décisions prises à 27 sans eux… C’est un véritable protectorat. »

« Une difficulté politique« … En effet, et c’est peu de le dire !

Voici le genre de caricature politique qui se trouve dans le Telegraph, journal certes conservateur mais… justement, Madame May l’est aussi. Nous ne parlons pas d’un tabloïd, il représente plutôt des opinions construites qu’à l’emporte-pièce.

C’est là le genre d’état d’esprit dans lequel se trouvent une grande partie des Britanniques, et certainement la plupart des partisans du Brexit.

Payer 60 milliards d’euros et rester soumis à la Cour de Justice de l’UE et devoir continuer la libre-circulation des Européens et ne plus avoir voix au chapitre ? A la City, le cœur financier de Londres, on l’espère sans doute très fort, et Madame May doit bien suivre, du moins faire ce qu’elle peut. Au final il est tout de même très difficile d’imaginer que ce genre d’accord soit acceptable pour la population britannique. Voir déjà la révolte d’une partie des conservateurs sur ce sujet avec cette Lettre ouverte à Theresa May des partisans les plus décidés du Brexit, y compris plus de 50 parlementaires conservateurs.

• Ils lui enjoignent de cesser toute négociation pour un accord de Brexit à moins que Bruxelles ne commence immédiatement les négociations sur la relation commerciale future – alors que la mission que les chefs d’Etat européens ont donnée à Michel Barnier consiste à d’abord fixer les détails de la séparation y compris financiers avant de négocier un accord commercial pour après la sortie.

• Les Britanniques utiliseraient alors le temps restant avant mars 2019 pour se préparer à des relations avec l’UE régies par les seules règles de l’OMC l’Organisation Mondiale du Commerce. Inutile de préciser – même s’ils ne l’écrivent pas – que la somme versée par Londres à Bruxelles comme solde de tout compte pourrait s’écrire avec un seul chiffre… celui qui a été autrefois inventé par les Indiens.

Cette lettre représente une forte pression sur Theresa May, qui n’est pas si confortable au Parlement (c’est une litote) et dont le siège à la limite pourrait s’avérer éjectable. Et la stratégie exigée reviendrait à lancer un ultimatum à Bruxelles.

Deux de leurs arguments ont un certain poids :

• S’il doit n’y avoir aucun accord, autant le savoir tout de suite car du moins l’incertitude sera levée et elle est toujours mauvaise pour les affaires.

• La stratégie de l’ultimatum – éventuellement du bluff – peut avoir ses avantages, étant donné que beaucoup de pays européens préféreraient conserver des relations économiques ouvertes avec le Royaume-Uni. Rappelons que Berlin a un excédent de 54 milliards de dollars dans son commerce avec Londres (2) C’est aussi ce qu’espère Nigel Farage, qui a estimé que « Angela Merkel (sous) pression de l’industrie allemande (est) le seul espoir ».

Reste le sujet qui donne des sueurs froides à tous les responsables politiques britanniques : à côté d’éventuelles « opportunités » économiques du Brexit, il y a aussi le « petit » détail du racket de l’ « industrie » financière.

Et si l’« industrie financière » de la City était réduite à la portion congrue ?

La contribution du centre financier de Londres – premier centre européen et centre financier mondial le plus réputé – aux finances publiques britanniques est très considérable. Qu’on en juge :

• D’après cet article du Daily Mail de 2017, le centre financier lui-même rapporterait 66 milliard de livres chaque année au Trésor britannique. Si l’on rapproche ce chiffre de ceux du budget (2016), nous parlons d’un peu plus de 9% du budget de l’Etat

• Selon cette autre estimation du Telegraph en 2015, la contribution de la City au budget aurait été de 11% en 2015 à comparer avec 13,9% en 2007

• La City publie elle-même chaque année un document nommé « Total Tax Contribution » (PDF, en anglais) qui comme son nom l’indique vise à bien faire comprendre au gouvernement à quel point il est dépendant de cette « industrie ». La dernière livraison (2016) situe la contribution directe aux impôts à « 11.5% of the UK Government’s total tax receipts », en hausse de 0,5% par rapport à 2015, pour un montant total de 71,4 milliards de livres. La majeure partie de ces revenus fiscaux provient des taxes sur l’emploi

En résumé, les seuls impôts directs sur la City représentent entre 9 et 11,5% des revenus du Royaume-Uni en tant qu’Etat, sans compter encore les impôts sur les activités induites. L’impact direct et indirect qu’aurait le départ d’une partie de la City risque d’être très important (3)

Ajoutons encore sa contribution à l’équilibre de la balance des paiements, sachant que la balance commerciale du Royaume-Uni était déjà dans le rouge de 221 milliards de dollars en 2016 avec un taux de couverture des importations par des exportations de seulement 65%, à comparer avec 90% pour la France qui pourtant ne va pas précisément très bien.

La question à cent balles – enfin, un peu plus – étant de savoir si l’activité financière sera gênée voire ruinée par le Brexit un peu, un peu plus, beaucoup, encore plus…

Le Gouvernement de Sa Majesté en a perdu son fameux sang-froid

Le gouvernement britannique est tiraillé, faut-il dire coincé et déchiré, entre d’une part :

La décision du peuple souverain – une formulation française à l’origine, mais c’est bien ainsi que les choses se passent en Grande-Bretagne quoi qu’il en soit de la théorie sur le « parlement souverain » – qui leur a dit clairement que c’est sortie de l’UE et contrôle de ses frontières nationales tout seuls comme des grands, et si le gouvernement ne veut pas eh bien il le fait quand même un point c’est tout

Et d’autre part :

Les énormes pressions de leur secteur financier – hypertrophié comme chacun sait – qui veut continuer à faire des affaires en Europe sur un pied d’égalité avec les banques d’UE, et pour ça il leur faut la liberté totale financière comme ils l’ont à ce jour, et puisque les autres pays de l’UE ne veulent pas la maintenir (4) sauf à maintenir en même temps la liberté d’immigration pour les Européens au Royaume-Uni et le pouvoir de la Cour de Justice européenne alors les financiers sont d’accord pour dire adieu au contrôle de ses frontières nationales et adieu au « comme des grands », sauf que… sauf que le populo risquerait d’en être vraiment faché

Et ça leur fait mal, au gouvernement britannique.

Surtout parce que la réalité politique est qu’il leur est pratiquement impossible de faire ce que leurs meilleurs instincts leur commanderaient de faire, c’est-à-dire donner tout ce qu’elle veut à Madame la City, et Monsieur le Peuple eh bien il irait se faire voir. Comme dans l’ancien temps, les gens de bien sont servis comme il faut – bien, donc, puisque ce sont des gens de bien, c’est élémentaire quand même – tandis que le vulgaire, eh bien il a le sourire de M’dame Maggie, il peut l’envelopper dans un Union Jack si ça lui chante, et il faudra bien que ça lui suffise.

Oui mais en pratique ils ne peuvent pas. Ne peuvent plus. C’est ça le principe du référendum… une procédure de « Frog » (Français) un truc pareil (5)

Alors on rêve d’avoir « le beurre et l’argent du beurre », on presse on complote on pleurniche on fait des représentations aux uns et aux autres. Ce ne serait pas possible d’avoir les deux ? Non ? Nan mais vraiment pas ? On en pleure des rivières sa petite maman.

Et ça ne marche pas.

Et avec l’article 50 on s’est mis sur une trajectoire de sortie qui aboutira le 29 mars 2019. Alors il va bien falloir faire quelque chose quand même.

Difficile pour un gouvernement coincé entre un peuple britannique qui maintient sa décision de partir et une City debout sur le frein de tout Brexit « dur »

Ce à quoi les Britanniques seront forcés, c’est-à-dire accepter leurs pertes – une bonne partie si ce n’est le plus clair des trafics de l’activité de la City – faire contre mauvaise fortune bon cœur et se dire que le vin étant tiré, il faut le boire, le gouvernement ne pourrait-il s’y résoudre dès maintenant, avec l’argument que la situation n’ayant guère de chance de changer, autant réduire la période d’incertitude tout en faisant preuve d’un tant soit peu d’assurance et de respect de soi ?

Outre-Manche, on appelle ça garder la lèvre supérieure rigide – «  keep a stiff upper lip » – une vertu ancestrale que… eh bien, les ancêtres avaient eux, oui.

Pour l’instant, ce n’est pas vraiment ça.

Mais un de ces jours pas si lointain, les Britanniques vont la retrouver, cette vertu ancestrale – c’est qu’ils y seront bien forcés. Et puis ça ne disparaît pas comme ça, ce genre de choses. A force de fouiller dans les malles au grenier, les vieux souvenirs de l’Empire et tout ça, on finit par retomber dessus.

… Quant aux soixante milliards pour les finances de l’UE, autant ne pas trop y compter. La question sera plutôt : programme d’austérité dans les dépenses au niveau de l’Union, ou contributions plus importantes des Etats membre restants ?

Il fut un temps où Londres obtenait des autres capitales un « chèque » de réduction de sa contribution. Les Britanniques accepteraient-ils qu’au moment même où ils décident de partir, ce soit eux qui cette fois-ci doivent faire le chèque ?

Nul n’est obligé d’y croire… Et le Brexit sera dur

Alexis Toulet

Article publié le 13 novembre 2017 sur le site Le nœud Gordien.

http://www.dedefensa.org/article/negociations-brexit-et-gros-sous

L’euronouillerie dans toute sa splendeur

L’euronouillerie dans toute sa splendeur

14 Novembre 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Europe, #Etats-Unis, #Gaz

Si la vassalité eurocratique n’existait pas, il faudrait l’inventer… Une info délicieusement navrante quoique hilarante a paru, évidemment soigneusement cachée par la presstituée.

Les Paradise Papers nous révèlent qu’une société américaine a acheté du gaz russe, l’a liquéfié puis l’a revendu bien plus cher à l’Union européenne, en le faisant peut-être passer pour du gaz de schiste américain ! Ô tempora ô mores.

Moscou vend de toute façon son or bleu et doit bien se marrer. L’empire US se moque éperdument de ses vassaux, les obligeant à torpiller leur relation énergétique avec la Russie tandis que ses compagnies font leurs petits profits avec ce même gaz russe. Quant à l’euronouillerie, heu… Comment dit-on « dindon de la farce » à Bruxelles ?

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/11/l-euronouillerie-dans-toute-sa-splendeur.html

Par Fred Burton et Scott Stewart

Security Weekly
Par Fred Burton et Scott Stewart La police espagnole a effectué une série de raids sur des immeubles d’habitation, une mosquée et une salle de prière à Barcelone le 19 janvier, en saisissant des matériaux de bombes et en arrêtant 14 hommes qui auraient attaqué des cibles dans la ville.
Le ministre espagnol de l’Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, a déclaré que les détenus étaient des islamistes appartenant à un « groupe bien organisé qui avait fait un pas au-delà de la radicalisation ». Selon certains médias, un leader musulman de Barcelone aurait déclaré que les 14 suspects – 12 Pakistanais, un Indien et un Bangladais – étaient membres d’un « groupe pakistanais appelé Tablighi Jamaat ».
Le nom de Tablighi Jamaat (TJ) a déjà été mentionné dans le cadre de complots terroristes, notamment les affaires Portland Seven en septembre 2002 et Lackawanna Six en septembre 2002 aux États-Unis, ainsi que l’ attentat contre des avions de ligne en août 2006 à Londres. les États-Unis, les attentats à la bombe du 11 juillet 2005 à Londres et les attentats à la bombe de juillet 2007 à Londres et à Glasgow, en Écosse. Au cours des dernières années, nous avons également reçu plusieurs demandes de renseignements de la part de responsables de l’application de la loi américains qui s’inquiètent de la présence et des activités du groupe aux États-Unis.
C’est donc un bon moment pour corriger certaines des informations erronées concernant TJ – et tenter de brosser un portrait réaliste de la menace très réelle que représentent certaines des personnes affiliées à TJ.

Tablighi Jamaat

Le mouvement Tablighi Jamaat (Groupe pour la prédication) a été établi à Mewat, en Inde, en 1927 et provient de la marque Deobandi de l’école de jurisprudence Hanafi Sunni.

Le Deobandi est la forme d’Islam la plus couramment pratiquée en Asie du Sud, et TJ n’est qu’un petit sous-ensemble de la plus grande communauté Deobandi. TJ a été conçu pour être une organisation apolitique et piétiste qui envoie des missionnaires à travers le monde sur des missions de prosélytisme destinées à ramener les musulmans rebelles à des pratiques plus orthodoxes de l’Islam.
Les adeptes des TJ (Tablighis) sont pour la plupart d’origine sud-asiatique, bien qu’il y ait des Tablighis de différents horizons ethniques et nationaux. En fait, TJ opère dans 150 pays et compte entre 70 et 80 millions de partisans actifs, ce qui en fait le plus grand mouvement musulman au monde. Ses rassemblements annuels au Pakistan, en Inde et au Bangladesh rassembleraient les plus grandes congrégations de musulmans dans le monde en dehors du Hadj .
La mission déclarée du groupe est de travailler à la base, atteignant les musulmans à travers le spectre social et économique. Les tablighis ne sollicitent ni ne reçoivent de dons, mais sont en grande partie financés par des membres seniors.
À première vue, TJ est un mouvement pacifique, égalitaire et dévotionnel qui met l’accent sur la foi individuelle et le développement spirituel global. Dans un sens, TJ est un système d’entraînement très répandu qui incite les musulmans moyens à examiner leur propre vie et à s’impliquer pour rappeler leurs frères musulmans à l’islam orthodoxe.
En raison de la tactique de TJ, certains groupes islamistes appellent ses membres des «Témoins musulmans de Jéhovah» et les accusent d’abandonner la politique et le djihad.
En rejoignant le mouvement, les recrues Tablighi ont la possibilité d’assister au centre de Tablighi dans la ville pakistanaise de Raiwind, près de Lahore, au Pakistan, pour quatre mois de formation religieuse supplémentaire pour les préparer à prêcher le message Tablighi. Il est important de comprendre que TJ est un mouvement de masse contrôlé de façon lâche plutôt qu’un groupe centralisé, comme certains le maintiennent.
Bien que TJ exploite des mosquées, il n’a pas d’adhésion fixe et Tablighis sont libres de quitter le mouvement. Les mosquées sont utilisées pour soutenir les efforts des jamaats indépendants (groupes de dix prédicateurs) qui entreprennent des missions de prédication. Le type de travail effectué et la durée de ce travail sont laissés à la discrétion et à la conscience de chaque individu. Certains jamaat choisissent de servir pendant une courte période tandis que d’autres prêchent pendant des mois, voire des années.
Bien que TJ soit Deobandi, il permet à n’importe quel musulman sunnite de participer à son travail missionnaire tant que cette personne accepte le credo austère du groupe.
En raison du grand nombre de musulmans sud-asiatiques au Royaume-Uni, TJ est très forte dans ce pays. La mosquée Markazi de Deighbury, dans le West Yorkshire, est le siège européen du groupe.
La force de l’organisation en Grande-Bretagne a été démontrée en 2007 quand elle a annoncé des plans pour construire un complexe de mosquée de 18 acres à STRATFORD, East London, sur un site près du parc olympique de 2012. Selon certains rapports, le nouveau complexe pourrait accueillir jusqu’à 70 000 personnes, ce qui en ferait le plus grand édifice religieux du Royaume-Uni et la plus grande mosquée d’Europe.
La construction d’une mosquée aussi gigantesque a suscité quelques inquiétudes et plus d’un peu de controverse parmi le peuple britannique. L’organisation, cependant, est également présente dans la plupart des autres pays européens, alors que les autorités françaises affirment que 80% des islamistes radicaux qu’ils ont rencontrés ont eu une sorte de contact avec le mouvement TJ.
Aux États-Unis, le FBI estime que quelque 50 000 personnes sont associées à des missions de TJ, alors que les mosquées Tablighi sont actuellement exploitées dans plusieurs États américains, notamment en Californie, au Texas et à New York. La mosquée Al-Falah dans la région de Corona dans le Queens, NY, est apparemment le quartier général nord-américain du groupe.

Le mythe wahhabite / salafiste

En plus de l’idée fausse que TJ est un groupe hiérarchique, peut-être la deuxième idée fausse la plus répandue au sujet des Tablighis est qu’ils adhèrent à une branche wahhabite de l’Islam.

De la même manière qu’il existe différentes dénominations de chrétiens, il existe plusieurs branches et sous-branches différentes de l’ Islam . Le wahhabisme, parfois aussi appelé salafisme, est un système de croyance orthodoxe détenu par la famille régnante saoudienne et la plupart des gens en Arabie saoudite.
Le wahhabisme est aussi la forme de l’islam pratiquée par Al-Qaïda et de nombreux groupes djihadistes militants. En fait, les Deobandi Tablighis sont souvent sévèrement critiqués par les autorités religieuses orthodoxes (oulémas), tels que les oulémas sunnites wahhabites en Arabie Saoudite, qui ont émis une fatwa interdisant aux tablighis de prêcher dans le pays et interdisant l’importation de la littérature Tablighi.
Les oulémas wahhabites ont rendu des décisions déclarant que les Tablighis sont des déviants et interdisent la participation aux activités de Tablighi à moins que la raison de la participation soit de critiquer les Tablighis pour leurs croyances déviantes. Rappelez-vous que tous les musulmans wahhabites ou salafistes ne sont pas djihadistes et que tous les islamistes radicaux ne sont pas wahhabites / salafistes, ni même sunnites. Beaucoup de groupes attribuant à une théologie djihadiste, tels que les talibans, sont Deobandi. Le Hezbollah est une organisation chiite, tandis que le Jamaat al Fuqra a des tendances soufi.
Les tablighis sont également fortement critiqués par les militants islamistes Deobandi, tels que les talibans, les groupes militants cachemiris, les groupes militants sectaires anti-chiites et Jamiat Ulema-i-Islam (JUI) pour leur position apolitique concernant la guerre contre le terrorisme. une guerre contre l’Islam.
La théologie Tablighi insiste sur le fait que les musulmans doivent d’abord se consacrer à devenir de bons pratiquants musulmans dans leur vie personnelle, plutôt que de se battre pour le pouvoir politique ou même pour protester contre l’oppression des non-musulmans.
Cette focalisation sur la personne intérieure est d’abord l’approche inverse de celle adoptée par les islamistes radicaux, qui cherchent à s’emparer du pouvoir politique par la force pour ensuite former un État islamique ou califat qui peut imposer la loi de la charia à l’individu.
Pour cette raison, certains militants islamistes accusent les Tablighis d’être un outil des Juifs et des Hindous parce qu’ils nient la nécessité d’un djihad physique et se concentrent sur le «grand djihad», qui est la lutte intérieure pour la foi et la piété.

Le rôle du Tablighi dans le djihadisme mondial

Cependant, il existe effectivement des liens entre Tablighis et le monde du djihadisme.

Premièrement, il existe des preuves de liens indirects entre le groupe et l’ensemble extrémiste / extrémiste Deobandi composé de groupes sectaires anti-chiites, de militants cachemiris et de talibans. Ce lien fournit un moyen par lequel les Tablighis mécontents du programme apolitique du groupe pourraient rompre leur orbite et rejoindre des organisations militantes.
Une manifestation apparente de ce lien était une ramification militante présumée de TJ, Jihad bi al-Saif (Jihad à travers l’épée), qui a été établie à Taxila, au Pakistan.
Les membres de ce groupe ont été accusés d’avoir préparé un coup d’état contre l’ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto en 1995. Cependant, en raison du secret extrême de l’organisation, on en sait peu autre que ce que l’on croit être une réaction apolitique position pacifique. L’organisation TJ sert également de conduit de facto aux extrémistes islamistes et à des groupes comme Al-Qaïda pour recruter de nouveaux membres.
De manière significative, les recrues de Tablighi recoupent le monde de l’islamisme radical lorsqu’elles se rendent au Pakistan pour recevoir leur formation initiale. Nous avons reçu des informations selon lesquelles, une fois les recrues au Pakistan, des représentants de divers groupes islamistes radicaux, tels que Harkat-ul-Mujahideen , les Taliban et Al-Qaïda, les encourageraient activement – au point de leur offrir une formation militaire.
Et certains d’entre eux acceptent l’offre. Par exemple, John Walker Lindh – un Américain qui purge une peine d’emprisonnement pour avoir aidé les talibans en Afghanistan – a voyagé avec des prédicateurs Tablighi au Pakistan en 1998 pour poursuivre ses études islamiques avant de rejoindre les talibans.
En raison de la piété et du système de croyance strict des Tablighis et de leur focalisation sur le retour à une religion musulmane austère et orthodoxe, le mouvement a offert un endroit où les observateurs djihadistes peuvent chercher des recrues potentielles. Ces facilitateurs offrent souvent aux musulmans enthousiastes, nouveaux ou réédifiés, un moyen plus actif de vivre et de développer leur foi.
Bien que la TJ promeuve un message bénin, les mêmes valeurs islamiques conservatrices adoptées par les Tablighis font aussi partie de l’idéologie djihadiste, et ainsi certains musulmans attirés par le mouvement Tablighi sont incités à s’engager avec les djihadistes.
De plus, en raison de son système de croyance apolitique, TJ semble laisser un vide dans l’endoctrinement idéologique des tablighi parce qu’il demande essentiellement au novice d’éviter la politique et les affaires publiques.
Cependant, le problème de l’adoption de ce système de croyances de la théorie à la pratique est que certaines personnes ne peuvent pas ignorer ce qui se passe dans le monde qui les entoure, surtout lorsque ce monde comprend les guerres.
C’est alors que certains Tablighis deviennent désillusionnés par TJ et commencent à se tourner vers des groupes djihadistes qui offrent des prescriptions sanctionnées religieusement sur la façon dont les «bons musulmans» devraient faire face aux injustices de la vie. Une fois qu’un facilitateur identifie de tels candidats, il les sépare souvent de la congrégation principale de la mosquée ou du centre communautaire et les place dans de petits cercles de prière ou groupes d’étude où ils peuvent être plus facilement exposés à l’idéologie djihadiste. (Bien sûr, il a également été démontré qu’une personne ayant des amis ou des parents qui adhèrent à l’idéologie radicale peut plus facilement être radicale).
Des exemples de personnes faisant le saut de TJ à l’Islam radical sont les deux principaux membres de la cellule responsable des attentats de Londres du 7 juillet 2005 – Mohammed Siddique Khan et Shahzad Tanweer. Tous deux ont eu des expériences qui ont changé leur vie à cause de leur exposition à TJ, mais en 2001, les hommes avaient quitté la mosquée Tablighi à laquelle ils assistaient dans la ville britannique de Beeston, parce qu’ils trouvaient que c’était trop apolitique. Ils ont apparemment été frustrés par les aînés de la mosquée, qui interdisent la discussion de la politique dans la mosquée. Après que Khan et Tanweer eurent quitté la mosquée Tablighi, ils commencèrent à fréquenter la plus petite librairie du centre d’apprentissage d’Iqra à Beeston, où ils auraient été exposés à de fréquentes discussions politiques sur des endroits tels que l’Irak, le Cachemire et la Tchétchénie.
Les propriétaires du magasin auraient même produit des vidéos de djihad décrivant des crimes commis par l’Occident contre le monde musulman. Exposés à cet environnement, les deux hommes se sont finalement radicalisés au point de se rendre au Pakistan pour participer à un camp d’entraînement terroriste, puis de retourner au Royaume-Uni pour planifier et exécuter un attentat-suicide qui a entraîné leur mort.
TJ est également utilisé par les djihadistes comme couverture à la fois pour les activités de recrutement, comme discuté ci-dessus, et pour les voyages.
Comme Khan et Tanweer, de nombreux djihadistes désirent se rendre au Pakistan pour s’entraîner, tandis que d’autres veulent se rendre en Afghanistan, au Cachemire ou ailleurs pour combattre le jihad.
Cependant, l’environnement de voyage est bien différent de ce qu’il était au début des années 1980, quand 747 avions de ligne jonchés de djihadistes d’Arabie saoudite et d’autres endroits sont arrivés au Pakistan en route pour combattre les Soviétiques en Afghanistan.
Les étrangers qui se rendent au Pakistan aujourd’hui ne peuvent entrer au pays sans visa, et les autorités pakistanaises ne sont plus disposées à délivrer des visas aux djihadistes, comme Jeffrey Battle et les autres membres des Portland Seven ont dû apprendre à leurs dépens.
Peu de temps après l’invasion américaine de l’Afghanistan, les amis se sont rendus en Chine avec l’intention d’entrer en Afghanistan par le biais du Pakistan. Une fois à la frontière sino-pakistanaise, ils ont constaté qu’ils ne pouvaient pas entrer au Pakistan sans visa. Après avoir passé un mois frustrant à essayer d’obtenir des visas de l’ambassade pakistanaise à Beijing, les sept djihadistes aspirants ont décidé de se séparer.
Battle, qui aurait servi de garde du corps pour le chef des Black Panthers Quanell X, a ensuite tenté d’obtenir un visa pour le Pakistan en disant qu’il était affilié à TJ. Les Pakistanais, le reconnaissant probablement de ses tentatives de visa antérieures (et apparemment quelque peu vocales), l’ont de nouveau refusé, bien qu’il ait pu obtenir un visa pour voyager au Bangladesh en utilisant la connexion feinte à TJ. Incapable de se rendre du Bangladesh au Pakistan ou en Afghanistan, Battle retourna aux États-Unis où il fut arrêté plus tard. Il a été condamné à 18 ans de prison après avoir plaidé coupable à des accusations de conspiration séditieuse et de guerre contre les États-Unis.
De même, au printemps 2001, les membres de la cellule dite Lackawanna Six se sont rendus au Pakistan sous prétexte d’étudier la religion et la culture islamiques au centre de formation TJ. En réalité, les hommes ont voyagé à travers le Pakistan en Afghanistan, où ils ont suivi une formation au camp d’al-Farooq, un site d’entraînement géré par Al-Qaïda.
Encore une fois, les hommes ont utilisé TJ comme couverture pour le voyage, bien qu’il n’y ait aucune indication que TJ a joué un rôle réel dans leur complot présumé. Bien que l’organisation TJ serve involontairement de porte-à-porte ou d’intermédiaire à des organisations militantes telles qu’Al-Qaïda, rien n’indique que les Tablighis agissent volontiers en tant que bras unifié de recrutement djihadiste mondial.
Au contraire, de telles activités semblent se produire sans la connaissance ou le consentement des dirigeants TJ.
De plus, en raison de la taille même de l’organisation et de ses activités dans les communautés musulmanes de l’Ouest, un grand nombre de musulmans ont eu des contacts avec le groupe.
TJ elle-même, cependant, n’est pas un propagateur intentionnel du terrorisme.
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Yémen – Ayant perdu la guerre Saoudiens Essayez le génocide

13 novembre 2017

Yémen – Ayant perdu la guerre Saoudiens Essayez le génocide

Fakenews:

Du dernier lien:

L’Arabie saoudite réagit aux avertissements de l’ONU sur la famine et dit que les ports du Yémen contrôlés vont rouvrir pour des livraisons d’aide. Riyad les a fermés la semaine dernière après qu’une attaque de missile ait été attribuée aux rebelles Houthi soutenus par l’Iran.

Les titres ci-dessus sont faux. Le gouvernement saoudien a annoncé la réouverture de certains ports et aéroports yéménites. Tous sont dans le sud et sous le contrôle des forces pro-saoudiennes qui combattent l’alliance Houthi-Saleh dans le nord-ouest du Yémen. Environ 70% de la population vit dans les régions du nord-ouest qui continueront à subir un blocus extrême. Le port le plus important dans leur région est Hodeida qui restera fermé. En mars dernier, le Pentagone américain a tenté de prendre le contrôle du port. Mais se battre pour cela aurait détruit les jetées et donc la route d’approvisionnement pour quelque 20 millions de personnes. L’aéroport le plus important est à Sanaa. L’alliance saoudo-américaine / britannique bloque même les vols de l’ONU avec des fournitures médicales.

Les Saoudiens «demandent» à l’ONU d’envoyer une commission d’experts à Riyad pour «discuter» des procédures de contrôle futur des ports qui ne sont pas détenus par ses mandataires. Un tel processus prendra des semaines voire des mois. Les Saoudiens exigeront, comme le Pentagone plus tôt, un contrôle total sur les ports que leurs adversaires ne donneront bien sûr pas. De tels combats ne feront qu’aggraver la situation.

Grâce aux trafiquants locaux, certains produits alimentaires et autres pourront encore passer le blocus. Mais ceux-ci seront trop peu nombreux et trop chers pour la grande majorité des Yéménites. Lorsque le blocus a été annoncé, les prix de l’alimentation et du gaz au Yémen ont doublé du jour au lendemain. Les employés de la fonction publique n’ont pas été payés depuis plus de 15 mois. Les gens n’ont tout simplement plus les moyens de garder leurs enfants en vie:

À Sana’a, Nor Rashid a vendu la vache de sa famille pour payer les frais de transport pour amener sa fille de quatre ans, qui pèse 16 livres, au centre de nutrition de la ville à l’hôpital Al-Sabaeen. Elle a d’autres enfants qui sont également malades, mais elle n’a pas les moyens de payer les soins médicaux si elle les fait aussi soigner. « C’est à cause du manque de salaires du gouvernement », a-t-elle dit. « Habituellement, nous allons à la personne dans le village avec un salaire pour demander de l’aide et emprunter de l’argent si quelqu’un doit aller à l’hôpital. Mais depuis que les salaires ont cessé, nous n’avons aucun soutien. « 

L’ONU prévient , à juste titre, que le blocus provoque une famine massive. Cette famine n’est pas un effet secondaire de la guerre – c’est une arme:

Affamer des civils yéménites est un acte manifeste de Riyad, enragé par un échec humiliant à réaliser une victoire militaire saoudienne.

Les médias affirment que seulement 10 000 civils ont été tués dans les deux ans et demi de la guerre. Le nombre est risible. Ni l’ONU ni d’autres n’ont publié de compte rendu détaillé. Le nombre de 10 000 semble être bouché de l’air chaud. Comparez, par exemple, les dates et le contenu de ces deux rapports:

Al Jazeerah – 31 août 2016 : ONU: Au moins 10 000 morts dans le conflit au Yémen

Les Nations Unies ont révisé de manière significative le nombre de morts estimé de la guerre civile de 18 mois du Yémen jusqu’à 10.000 personnes

S’exprimant mardi dans la capitale Sanaa, Jamie McGoldrick, le coordinateur humanitaire de l’ONU, a déclaré que le nouveau chiffre était basé sur des informations officielles provenant des installations médicales au Yémen.

Al Jazeerah – 17 Jan 2017 : Le nombre de morts dans le conflit du Yémen passe à 10 000

Le responsable de l’aide humanitaire des Nations Unies au Yémen a déclaré que le nombre de victimes civiles dans le conflit de près de deux ans a atteint 10 000, avec 40 000 autres blessés. Jamie McGoldrick, du Bureau de la coordination des affaires humanitaires, a déclaré que le chiffre était basé sur des listes de victimes recueillies par les centres de santé …

Le même nombre bas est réclamé par le même fonctionnaire en août et en janvier alors qu’une guerre dévastatrice a été en cours tout au long de cette période. Ça n’a pas de sens. Pour fournir une attaque de rire cynique, ou par stupidité, le rapport ultérieur d’Al Jazeerah dit:

Cette annonce marque la première fois qu’un responsable de l’ONU a confirmé un nombre de morts aussi élevé au Yémen

Jusqu’en juillet 2017, la coalition américano-saoudienne avait effectué plus de 90 000 sorties aériennes au Yémen. La plupart d’entre eux auront impliqué des versions d’armes. Devons-nous croire que seulement 10 000 civils ont été tués par toutes ces bombes et l’artillerie supplémentaire, les tireurs d’élite et les attentats-suicides? Ce serait incohérent même avec les rapports occidentaux des incidents de masse connus pendant la guerre. 100.000 civils morts causés par la guerre jusqu’à présent est un nombre plus probable que le 10.000 qui ne change jamais.

Le 1er novembre, un attentat à la bombe saoudien a fait au moins 29 morts dans un marché très fréquenté de Saada. Le lancement de missiles yéménites contre l’aéroport de Riyad le 4 novembre était en réponse à cette attaque meurtrière en Arabie saoudite. Les Saoudiens affirment que ces missiles yéménites d’Iran et de l’armée américaine sont, sans fournir de preuves, à l’ appui de ce conte de fées:

[R] Les émissaires de [le missile] portaient des « marques iraniennes », a déclaré vendredi le haut responsable de l’US Air Force au Moyen-Orient.

« Les Saoudiens ont trouvé un autocollant sur l’épave, disant » Fabriqué en Iran « .

Dans un message vidéo, l’ancien président yéménite a expliqué que ces missiles provenaient de la grande réserve qu’il avait achetée avant que la guerre en cours n’éclate. Selon IHS Janes, ces missiles sont d’ origine nord-coréenne (pdf) et ont été modifiés par les forces de missiles de l’armée yéménite.

De concert avec les revendications curieuses de la propagande saoudienne maintenant apparaître dans les médias américains. Soudain, les combattants chiites afghans (Fatemiyoun) ou le Hezbollah du Liban se battent au Yémen. Ces affirmations n’ont aucun sens. Expliquer, par exemple, la géographie de cette pièce récente du New York Times:

Non seulement l’Iran a envoyé de plus petites unités du Fatemiyoun pour franchir les frontières syriennes et se battre au Yémen, …

Comment et pourquoi les chiites afghans, qui ne parlent pas l’arabe, entrent-ils dans le Yémen bloqué? Il y a des millions de Yéménites au chômage dans les zones assiégées. Ils détestent les Saoudiens. Les Houthi ne manquent certainement pas de fantassins.

Dans l’interview télévisée d’hier, le Premier ministre libanais Saad Hariri a insinué qu’il serait libéré par les Saoudiens si le Hezbollah mettait fin à ses opérations au Yémen. AP résumé :

[Hariri] a identifié l’implication du Hezbollah au Yémen comme la principale cause de la colère du royaume.

Mais il n’y a aucune preuve raisonnable que le Hezbollah est au Yémen. En 2015, un diplomate saoudien a prétendu «avoir des rapports» sur des instructeurs du Hezbollah au Yémen sans en fournir aucun. En 2016, l’Arabie saoudite, détenue par Al Arabia TV, a publié une courte vidéo dont elle prétend qu’elle montre un instructeur du Hezbollah enseignant aux Houthis. Aucune date ou lieu ou autre information sur l’enregistrement n’a été publié. Au cours des deux ans et demi de la guerre au Yémen, aucun rapport sur le terrain n’a émergé de l’implication du Hezbollah ou de combattants libanais ou iraniens ou afghans blessés ou tués.

Les Houthis ne sont pas des Hezbollah et ils ne sont pas des laquais du gouvernement iranien. Leur alliance avec les troupes de l’armée yéménite fidèles à l’ancien président Saleh leur confère des capacités tactiques et techniques. Leurs armes proviennent soit de vieux stocks, soit achetés sur les grands marchés d’armes du Yémen. Les marchands achètent ces armes auprès des groupes que les Saoudiens emploient et les équipent et les approvisionnent généreusement. Ces forces contrôlées par l’Arabie saoudite sont les principaux fournisseurs de leurs ennemis désignés.

Les Saoudiens affament tout un pays – avec un soutien avide du monde occidental «humanitaire». La bureaucratie et le leadership de l’ONU ont été achetés et complices. Le tyran saoudien kidnappe et fait chanter le Premier ministre d’un pays tiers. Tout cela parce qu’il n’arrive pas à vaincre les combattants Houthi au Yémen contre lesquels il a commencé une guerre insensée. Les Saoudiens inventent la participation iranienne et les médias répètent avidement leurs revendications sans aucun support de preuve.

Des millions de personnes sont en danger imminent de mourir. Pendant ce temps, les politiciens «occidentaux» avides embrassent le monstre saoudien d’un prince clown et de son père sénile. Ils soutiennent toute revendication folle que les Saoudiens font à propos de leurs ennemis perçus.

La prochaine fois que vous verrez une de ces créatures, veuillez lui donner un coup de poing.

Publié par b à 09:32 AM | Commentaires (1)

A bas le sexe !

A bas le sexe !


Par James Howard Kunstler – Le 23 octobre 2017 – Source kunstler.com

Baluchitherium

Il est intéressant de voir comment, dans une culture aussi tournée vers la pornographie, où tout enfant de neuf ans peut regarder des actes sexuels à l’écran toute la journée, nous découvrons que le décorum est absent de la vie américaine. Ceci, alors que dans un même temps, les gauchistes politiques les plus gnostiques veulent transformer la nature humaine en effaçant les catégories sexuelles dans leur quête pour créer une utopie d’hermaphrodites.

Le sexe est gênant, vous savez. Il s’immisce entre les gens, littéralement et plutôt maladroitement, et il est chargé de tensions si primitives que cela peut nous effrayer et nous faire honte. Est-il étonnant que ces tensions se manifestent sur les lieux de travail où les hommes et les femmes passent une bonne partie de leur vie éveillée ? Êtes-vous vraiment surpris que l’attraction sexuelle soit une monnaie pour l’avancement ? Que cela tende vers un échange à nu de faveurs ?

Je dirais que l’épave de Harvey Weinstein est une représentation dramatique de l’effondrement de l’industrie cinématographique, comme nous la connaissons depuis un siècle. Le cinéma autour de films de deux heures diffusés dans une grande salle avec beaucoup de sièges est en train de mourir. Il rejoint la longue histoire de la musique enregistrée et de l’exercice littéraire des livres appelés « romans » dans le cimetière des éléphants de différentes formes d’art. La chute de HW n’est juste que l’annonce de cette fin.

Le mois dernier a été un bain de sang pour les sorties en salle des films. Les superproductions présumées ont fait face à des salles vides dans les complexes, comme peuvent l’être les amphithéâtres de conférenciers. La classe moyenne en difficulté n’a plus besoin de salles de cinéma, et les écrans plats à la maison leur permettent de se perdre dans des mondes fictionnels entiers qui se succèdent avec des épisodes hebdomadaires, année après année, comme autant d’après-midis barbecues. Qui sait combien de temps cette phase du show-biz va durer. En évolution, rappelez-vous, la forme d’un organisme est souvent surdimensionnée. Pensez au Baluchitherium, le titan des mammifères terrestres de l’oligocène. (Et imaginez le sexe entre deux créatures de la taille d’un semi-remorque !) Le sort du « contenu » télévisuel comme Game of Thrones dépend probablement de l’adéquation d’un réseau électrique qui semble plutôt sclérosé. Personnellement, je pense que le show-biz du futur tendra vers les spectacles de marionnettes.

Heureusement (ou peut-être pas, selon votre idéologie politique), le sexe sera toujours avec nous, et ses éternelles tensions avec lui. Ce qui est le plus sujet à changement, c’est la division du travail. La plupart des adultes que je connais l’acceptent comme axiomatique et aussi que les changements sociaux qu’ils ont vus au cours de leur vie sont devenus des installations permanentes de la condition humaine. C’était le « récit » de Tom Friedman sur le globalisme, qui est maintenant fracturé et flétri. Il en va de même pour les gauchistes gnostiques, qui croient être sur la trajectoire d’extermination de cet hétéro-patriarchisme genré détesté. Comment pensez-vous que les choses vont fonctionner dans une nation d’eunuques et de transsexuels ?

Vous serez peut-être surpris de constater à quel point ces tendances ne sont pas permanentes. Les États-Unis décadents, dépourvus de discipline et de décorum, perdus dans les ravissements d’un grandiose techno-narcissisme, diffusant leurs fantasmes gangsta-sexy alors qu’ils aspirent les produits finis d’autres contrées en échange de bons pourris sur leur dette, devenant le paria international. Il y a fort à parier que les tensions résultant de cette dynamique provoqueront, d’une manière ou d’une autre, l’éclatement des systèmes commerciaux et financiers qui ont nourri la phase de l’histoire qui se termine – avec de nombreux dommages collatéraux dans tous les autres domaines de la vie quotidienne.

En attendant, l’Amérique sombre dans un marais d’excès sexuel, de préoccupation sexuelle, de confusion sexuelle, de récrimination sexuelle et de remords sexuel. La seule chose sur laquelle aucun des combattants ne peut s’entendre est ce qui pourrait passer pour une normalité sexuelle. Cette idée même pourrait être prise pour un cri de guerre.

James Howard Kunstler

http://lesakerfrancophone.fr/a-bas-le-sexe

 

dde.crisis de Philippe Grasset Retrospective du 22/10/2017 au 28/10/2017

Le journal

dde.crisis

de Philippe Grasset

Retrospective du 22/10/2017 au 28/10/2017

• Plus que jamais, nous avançons sur l’idée d’une situation du monde se définissant par le concept de “tourbillon crisique”, où tout événement n’est plus que crisique, où toutes les crises s’imbriquent les unes dans les autres, où l’“identité” des crises importe de moins en moins, où la géopolitique, la stratégie sont de plus en plus dévorées par l’extraordinaire floraison psychiatrique du sociétal et de la psychologie à mesure. • Une époque qu’Anna Arendt décrivait en 1968 de la sorte : « Nous allons vers une sorte de chaos, et plus grand est le pays plus grand cela sera… », et dont la perspective décida de Gaulle à quitter le pouvoir. (Voir le 27 octobre 2017.) • Ainsi, pour nous il importe d’abord de guetter les signes de l’évolution de ce gigantesque tsunami cosmique car dans ses convulsions extraordinaires se trouvent la clef et le secret de ce qui nous importe d’abord à tous : l’issue de la Grande Crise d’Effondrement du Système, qu’on pourrait désigner comme GCES… (Voir le 17 octobre 2017, deux fois le 19 octobre 2017 et le 19 octobre 2017, le 21 octobre 2017, le 22 octobre 2017.) • Bien entendu, avec ce “modèle” à l’esprit, nous pouvons d’autant mieux observer et analyser les diverses “crises” qu’on sépare en général du contexte du “tourbillon crisique”, perdant ainsi l’essence même de l’événement : de Porto-Rico à la Catalogne, à l’une ou l’autre pseudo-“alerte” nucléaire. (Voir le 19 octobre 2017, le 19 octobre 2017, le 23 octobre 2017, le 24 octobre 2017, le 25 octobre 2017, le 28 octobre 2017.) • Bien entendu (suite), il ne faut pas oublier la chronique tumultueuse et sans fin de “D.C.-la-folle“ qui ne cesse de nous réserver des surprises qui font même tourner la tête du “tourbillon crisique”… (Voir deux fois le 15 octobre 2017 et le 15 octobre 2017, le 16 octobre 2017, le 20 octobre 2017, le 23 octobre 2017, deux fois le 26 octobre 2017 et le 26 octobre 2017.)

http://www.dedefensa.org/

 

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Revue de presse nationale et internationale.

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