Covid-19: le coût du vaccin développé par Sanofi et GSK sera « à moins de 10 euros »

Santé

Covid-19: le coût du vaccin développé par Sanofi et GSK sera « à moins de 10 euros »

Par Challenges.fr le 05.09.2020 à 11h59

Le coût du futur vaccin en cours d’élaboration par les laboratoires Sanofi et GSK contre le Covid-19 « n’est pas tout à fait défini encore », mais sera « à moins de dix euros » la dose, a déclaré Olivier Bogillot, président de Sanofi France, samedi sur France Inter.

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Un technicien de laboratoire du groupe pharmaceutique Sanofi, Val de Reuil, France, le 10 juillet 2020.JOEL SAGET / AFP

« On est en train de mesurer l’ensemble des coûts de production qui vont être les nôtres dans les mois qui viennent », a déclaré le président du laboratoire pharmaceutique. « On sera à moins de dix euros » la dose, a-t-il estimé en saluant le « partage des risques avec les Etats » qui permet d’avoir des prix « les plus faibles possible ».Exceptionnelles reprises

Revenant sur le prix autour de 2,50 euros la dose annoncé par le laboratoire concurrent anglo-suédois AstraZeneca, M. Bogillot a expliqué la différence par le fait que Sanofi utilise toutes ses ressources « en interne », ses « propres chercheurs et ses propres usines » pour développer et produire le vaccin, alors que AstraZeneca « a beaucoup sous-traité la production ».

« Les Français et les Européens auront le vaccin de Sanofi au même moment que les patients américains », a-t-il assuré. « On a signé au cours de l’été avec les Américains, la même semaine avec les Européens et avec les Britanniques », a-t-il résumé: les Etats-Unis auront environ 100 millions de doses, les Européens 300 millions et la Grande-Bretagne 60 millions.

Pour la partie européenne, le vaccin sera fabriqué en France, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), a rappelé le responsable en saluant l’association de son groupe avec le britannique GSK pour cette opération.about:blankPUBLICITÉAds by Teads

« Ce n’est pas commun de s’associer à un concurrent mais c’est plutôt sain dans cette guerre contre le Covid », a-t-il estimé. Des « millions de doses » seront aussi fournies aux pays en développement via la structure Sepi à des conditions tarifaires « tout à fait exceptionnelles ».

(avec AFP)

SANOFI CORONAVIRUS

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Plan de relance défense, une occasion de nouveau ratée.

Plan de relance défense, une occasion de nouveau ratée.

Menace turque en  Méditerranée orientale

« Nous sommes nombreux à penser que l’industrie de défense au sens large, incluant des pans très duaux comme l’aéronautique et l’espace, constitue le meilleur levier qui soit pour un effort de relance », assurait fin avril Françoise Dumas, présidente de la commission de la défense de l’Assemblée nationale. » Quant au général Lecointre, il déclarait le 22 avril devant les députés de la commission de la défense.  « La relance exige que nous fassions de la dépense publique intelligente, or le ministère des armées sait dépenser l’argent public – c’est un atout que nous devons faire valoir – aussi bien dans les grands programmes d’infrastructures que dans le soutien des armées, le fonctionnement des armées et le MCO. La dépense publique, déconcentrée auprès des bases de défense, irriguera immédiatement le tissu économique local et donc national. »

En outre, deux rapports, l’un publié par le Sénat, l’autre par l’Assemblée nationale, avaient indiqué que la Base industrielle technologique de défense [BITD] allait connaître des jours difficiles en raison des conséquences économiques et sociales, des mesures prises pour limiter l’épidémie de covid-19. Enfin, un rapport flash a été remis le mardi21 juillet à la commission de la défense. Ce rapport (1) présenté par Benjamin Griveaux et Jean-Louis Thiériot, indiquait que : « AUTANT QU’UNE FAUTE STRATÉGIQUE, NE PAS MOBILISER L’INDUSTRIE DE DÉFENSE COMME VECTEUR DE RELANCE SERAIT UNE ERREUR ÉCONOMIQUE La situation de l’industrie de défense justifie un soutien de l’État non seulement en raison de son poids dans l’économie, mais aussi pour deux motifs spécifiques : son caractère stratégique, et le « multiplicateur keynésien » (1) qui s’y trouve particulièrement élevé. »

Je recommande la lecture de ce rapport.

Or, lors de la présentation du plan de relance par le premier ministre et le ministre de l’économie, pas une seule fois le mot relance au profit de la défense n’a été prononcé, et lors d’une interview très récente de la ministre des armées Florence Parly, celle-ci a parfaitement exprimé ce qui sera désormais la doxa : le plan de relance pour la défense n’est pas nécessaire, celui-ci a déjà eu lieu par l’application de la loi de programmation militaire qui prévoit que le budget défense bénéficie d’une hausse de 1,7 milliard d’euros par an jusqu’en 2022.

Voilà donc une nouvelle occasion ratée, alors que notre Président semble tenir un langage de fermeté face à l’affrontement turco-grec, souhaite avancer ses pions au Liban et en Irak pour endiguer la poussée ottomane du dictateur Erdogan, que nos soldats sont engagés au Levant et dans la bande sahélo-saharienne. Le signal envoyé est bien celui de notre incapacité à mettre en relation notre discours avec des actes forts.

L’un des actes forts serait aussi celui d’accélérer le réarmement de nos armées en révisant à la hausse notre format et combler nos déficits capacitaires. À nouveau, nous n’en prenons pas le chemin, et demain si des accords de défense étaient renforcés bilatéralement avec la Grèce, et que celle-ci décide de s’équiper en Rafale, (on parle d’une vingtaine), un certain nombre serait pris sur les tarmacs des bases de notre armée de l’air alors que celle-ci est en manque d’avions pour remplir l’ensemble de ses missions opérationnelles et de formation. Nous avons perdu par accident six Rafale (5 Rafale Marine et 1 Rafale Air), qui n’ont jamais été remplacé.   Lire à ce sujet le remarquable dossier Rafale :  Livraisons et coût.  (2) de source ouverte et reprenant les chiffres du ministère de la défense.

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 Le dossier Rafale est symptomatique de l’ensemble des problèmes de fond qui diminue notre capacité opérationnelle et de résilience.

En 2017, le général Lanata CEMAA à l’époque,  demandait que le nombre d’appareils de chasse dans l’armée de l’Air soit porté à 215 appareils, alors que  le dernier livre blanc prévoyait que l’aviation de chasse comprenne 225 avions au total dont une quarantaine pour la Marine et 185 pour l’armée de l’Air. Cet objectif devait être atteint en 2021, il ne le sera pas.

En 2010, l’un des prédécesseurs de l’actuel CEMM, l’amiral Pierre-François Forissier avait mis en garde contre la réduction du nombre de frégates. « Je veux préserver l’épine dorsale de la marine qui est constituée de ses sous-marins nucléaires d’attaque et de ses frégates de premier rang. Je me battrai pour que leur nombre ne soit pas réduit, car nous sommes déjà la limite de la rupture. Á missions inchangées, je ne peux pas aller en deçà », avait-il dit.

Non seulement les missions n’ont pas changé, mais leurs fréquence ont augmenté. L’amiral Prazuck avant son départ avait confié aux sénateurs qu’il aimerait « pouvoir disposer de 35 frégates ». or, nous en possédons au mieux 17 [à titre de comparaison, l’Italie en possède 18 (3)] la cible étant de 15, quant aux sous-marins, de type SNA avec l’incendie de l’un d’entre eux et le retrait d’un autre, nous en avons 4 sur les 6 prévus. Ils nous en faudrait au moins 8 pour remplir l’ensemble des missions et faire face au nouvelles menaces et au renforcement de toutes les flottes de guerre, sauf la nôtre. Des solutions sont possibles à moindre coût, compléter la flotte de SNA par des sous-marins classiques de type Barracuda semblables à ceux vendus à l’Australie. Pour équilibrer mon propos, je constate que nous sommes la seule nation européenne à posséder une force nucléaire indépendante, un porte-avions nucléaire et une capacité de projection grâce à nos PHA. [porte-hélicoptères amphibie dont l’un d’ailleurs avait été commandé lors du plan de relance de 2008 – (4)]


Le général Burkhard, 55 ans, originaire du Territoire de Belfort, est à la tête de l’armée de Terre depuis juillet 2019. Photo EMAT

Répondre aux futurs conflits « de haute intensité » 

Quant à l’Armée de de terre, le programme Scorpion qui consiste à remplacer le secteur médian, est un peu l’arbre qui cache la forêt, nos trous capacitaires dans le domaine des blindés lourds, de l’artillerie sol-sol et sol-air et appuis, du franchissement et du génie ainsi que CME et ECMA, sans oublier les hélicoptères lourds et moyens de renseignement, sont peu évoqués, faute de pouvoir apporter dans des délais raisonnables des solutions. Le projet Titan étant un projet à horizon 2030-2035 au mieux.

Il faudra donc se contenter des 832 millions d’euros déjà annoncés. (3 avions A330 MRTT en avance de commande et 8 hélicoptères Caracal pour remplacer les 30 Puma à bout de souffle de l’Armée de l’air et des drones pour la Marine).

Nous voilà donc, en réalité, comme le sont d’autres ministères régaliens, police, justice, éducation, dans une situation pour ne pas dire dramatique mais extrêmement sérieuse, car nous payons les politiques suicidaires de restriction des budgets et des effectifs de ces 30 dernières années. 

Le laxisme, l’imprévoyance, la négligence et le manque de courage allant jusqu’à la lâcheté de la part de  nos gouvernants successifs nous ont emmenés là où nous en sommes.

Si la prise de conscience est nécessaire, le temps n’est plus au discours mais aux actes. Je crains que ce ne soit trop tard.

Faudra-t-il une catastrophe majeure en Europe pour mettre enfin ce pays en position de combat? Le temps est au «  branle-bas de combat », face à la menace  qu’ils ne veulent pas voir.

Roland Pietrini

(1) 1 euro investi dans la défense rapporte 1,27€ à court terme et 1;68€ à long terme. 

(2)http://www2.assembleenationale.fr/content/download/312629/3036763/version/3/file/2020-07-21+-+rapport+flash+Griveaux-Thi%C3%A9riot.pdf

(3)  https://omnirole-rafale.com/le-rafale-en-chiffres/

(4) https://www.defense.gouv.fr/dga/actualite-dga/2009/plan-de-relance-commande-d-affuts-canons-pour-helicopteres-cougar-et-caracal

04/09/2020 576 visites

https://www.athena-vostok.com/article-sans-titre-18#message_12870469

Adib refuse de fixer un délai pour la formation de son gouvernement

Adib refuse de fixer un délai pour la formation de son gouvernement

Le PM désigné insisterait sur la formation d’un cabinet d’experts composé de 14 ministres – sept chrétiens et sept musulmans – alors que le président Aoun pencherait pour un cabinet composé de 24 ministres.

OLJ / le 03 septembre 2020 à 16h19

Adib refuse de fixer un délai pour la formation de son gouvernement

Le Premier ministre désigné Moustapha Adib, lors d’un point presse à l’issue d’un entretien avec le président Michel Aoun, le 3 septembre 2020 au palais de Baabda. Photo Dalati et Nohra

Le Premier ministre libanais désigné, Moustapha Adib, a refusé jeudi de fixer un délai pour la formation de son gouvernement, à l’issue d’un entretien avec le président Michel Aoun au palais de Baabda, au cours duquel les deux hommes ont évoqué le résultat des consultations parlementaires non contraignantes qui ont lieu mercredi à Aïn el-Tiné, selon notre correspondante Hoda Chedid.

« Ma conviction et ma volonté est de former une équipe de travail homogène, un gouvernement d’experts mettant en œuvre les réformes le plus rapidement possible », a déclaré M. Adib lors d’un court point presse à l’issue de son entretien de 45 minutes environ avec le chef de l’Etat, selon des propos rapportés par l’Agence nationale d’information (Ani, officielle). « Nous avons évoqué avec le président de la République les consultations parlementaires non contraignantes que j’ai menées. J’ai ressenti auprès des députés et des blocs parlementaires leur volonté de coopérer pour que le gouvernement soit rapidement formé afin d’affronter les défis », a ajouté le PM désigné. Selon notre correspondante à Baabda Hoda Chédid, M. Adib a toutefois refusé de fixer de délai pour la naissance de son cabinet.

Le président libanais Michel Aoun (g) s’entretenant avec le Premier ministre désigné Moustapha Adib, le 3 septembre 2020 au palais de Baabda. Photo Ani

Mercredi, à l’issue des consultations parlementaires non contraignantes, M. Adib s’était engagé à former rapidement un « gouvernement d’experts ».Lire aussiMacron parti, les tiraillements politiciens refont surface

Selon des informations relayées par la chaîne locale LBCI, le chef du gouvernement désigné insisterait sur la formation d’un gouvernement d’experts composé de 14 ministres – sept chrétiens et sept musulmans – alors que le président Aoun pencherait pour un cabinet composé de 24 ministres, avec un seul portefeuille chacun, avec des experts et des politiques.

M. Adib, ancien ambassadeur du Liban à Berlin, avait été nommé lundi pour former le cabinet à une confortable majorité de 90 députés sur les 120 encore en exercice. Si le processus de formation des gouvernements peut durer parfois des mois en raison des blocages politiques, la situation s’annonce différente cette fois. La pression internationale, notamment française, ainsi que celle de la rue, amplifiées par la double explosion tragique au port de Beyrouth le 4 août, a rendu encore plus urgente la nécessité de réformes pour sortir le pays de la tourmente politique et de sa pire crise économique depuis des décennies. Mardi, Emmanuel Macron avait affirmé en clôture de sa visite à Beyrouth que toutes les forces politiques libanaises s’étaient engagées à faciliter la formation de ce « gouvernement de mission », afin qu’il soit mis sur pied d’ici deux semaines. Il a annoncé qu’il serait de retour au Liban en décembre pour suivre les progrès réalisés, et qu’il inviterait à Paris, en octobre, les responsables libanais à une réunion organisée parallèlement à une nouvelle conférence d’aide internationale. Il avait averti qu’il s’agissait de « la dernière chance pour le système » libanais.Lire aussiAu Liban, forces et limites du « nouveau mandat » français

De son côté, le secrétaire d’Etat adjoint américain chargé du Proche-Orient, David Schenker, qui est arrivé à Beyrouth mercredi pour « exhorter les dirigeants libanais à mettre en œuvre des réformes qui répondent au désir du peuple libanais », s’est entretenu avec plusieurs activistes de la société civile, selon l’ambassade américaine à Beyrouth.

https://www.lorientlejour.com/article/1231359/adib-refuse-de-fixer-un-delai-pour-la-formation-de-son-gouvernement.html

Emmanuel Macron s’en prend à un journaliste…

Emmanuel Macron sur le site dévasté par l'explosion au port de Beyrouth, le 6 août 2020

Emmanuel Macron s’en prend à un journaliste du Figaro après un article sur le Hezbollah – vidéo

© AP Photo / Thibault CamusINTERNATIONAL16:41 02.09.2020(mis à jour 20:55 02.09.2020)URL courte3032115S’abonner

Lors d’une réception au Liban, Emmanuel Macron a apostrophé le journaliste du Figaro Georges Malbrunot, lui reprochant un manque de professionnalisme et de déontologie. En cause, selon LCI, un article rédigé par le grand reporter à propos d’une entrevue entre le chef d’État français et le leader du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad.

Emmanuel Macron a pris à partie le journaliste Georges Malbrunot, lors d’une réception à Beyrouth. Son mouvement de colère a été saisi par les caméras de LCI.

Le Président de la République a interpellé le grand reporter, qui couvre son déplacement au Liban pour le compte du Figaro. Il lui a reproché notamment un manque de déontologie dans son travail.

«Ce que vous avez fait là, compte tenu de la sensibilité du sujet, compte tenu de ce que vous savez de l’histoire de ce pays, est irresponsable. Irresponsable pour la France, irresponsable pour les intéressés ici, et grave d’un point de vue déontologique», a déclaré le chef de l’État à Georges Malbrunot.

Emmanuel Macron a ajouté qu’il défendait toujours les journalistes, mais que Georges Malbrunot avait fait preuve de mesquinerie et d’une attitude non professionnelle.

«Vous m’avez toujours entendu défendre les journalistes. Je le ferai toujours. Mais je vous parle avec franchise. Ce que vous avez fait est grave, non professionnel et mesquin», a-t-il lancé au reporter du Figaro.

https://fr.sputniknews.com/international/202009021044364334-emmanuel-macron-sen-prend-a-un-journaliste-du-figaro-apres-un-article-sur-le-hezbollah—video/?utm_source=push&utm_medium=browser_notification&utm_campaign=sputnik_fr

Mali: Des militaires français tuent un civil dans un incident !

Mali: Des militaires français tuent un civil dans un incident !

par Antoine1 septembre 2020 dans SociétéMali 0Des militaires français de la Force BarkhanePartager sur FacebookPartager sur Whatsapphttps://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-4117480781049295&output=html&h=400&slotname=1019410033&adk=2221069310&adf=345339246&w=580&lmt=1599032437&rafmt=12&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&format=580×400&url=https%3A%2F%2Fafriqueactuelle.net%2F2020%2F09%2F01%2Fmali-des-militaires-francais-tuent-un-civil-dans-un-incident%2F%3Futm_source%3Dnotification%26utm_medium%3Dpush%26utm_campaign%3Dfcm&flash=0&wgl=1&adsid=ChEI8IW9-gUQlfKl1K_yoZfqARJMAB6otkk9GTahFGaf3pS4O8ShOZo52uF7j8Ys11kdmlD4wYh9jGmoLr1pNh8QUtPt5bGEsJmtWTQ-8hrmdj9ITIfYr2SVHQ1s0uphtQ&dt=1599032437275&bpp=3&bdt=1883&idt=352&shv=r20200826&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0%2C970x250&nras=1&correlator=5928235112559&frm=20&pv=1&ga_vid=2110385854.1597655724&ga_sid=1599032437&ga_hid=359783608&ga_fc=0&ga_cid=1244345293.1598978189&iag=0&icsg=34961785075&dssz=41&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=190&ady=1221&biw=1349&bih=625&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066897%2C21066945%2C21065725%2C21065727&oid=3&pvsid=3017554981399157&pem=693&ref=https%3A%2F%2Fafriqueactuelle.net%2Ffirebase-messaging-sw.js&rx=0&eae=0&fc=1920&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C1366%2C0%2C1366%2C728%2C1366%2C625&vis=1&rsz=%7C%7CeEbr%7C&abl=CS&pfx=0&fu=8448&bc=31&jar=2020-09-01-10&ifi=2&uci=a!2&btvi=1&fsb=1&xpc=IRfpu5n6b8&p=https%3A//afriqueactuelle.net&dtd=362

Un civil malien a trouvé la mort dans un incident impliquant des militaires français. Deux autres civils ont été par ailleurs blessés lors de l’incident qui a impliqué un bus.

Les faits ont eu lieu à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Gao.

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Le bus aurait refusé de s’immobiliser en dépit de plusieurs avertissements des soldats français. Ceux-ci ont usé leur arme en tirant au sol.

C’est ainsi qu’un civil a été tués et deux autres blessés. Les « balles ont ricoché » lorsque les militaires français ont effectué les tirs de sommations. C’est ce que l’état major-français, cité par l’AFP, a expliqué.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-4117480781049295&output=html&h=280&slotname=7010103316&adk=1785178062&adf=2979717046&w=336&lmt=1599032437&rafmt=12&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&format=336×280&url=https%3A%2F%2Fafriqueactuelle.net%2F2020%2F09%2F01%2Fmali-des-militaires-francais-tuent-un-civil-dans-un-incident%2F%3Futm_source%3Dnotification%26utm_medium%3Dpush%26utm_campaign%3Dfcm&flash=0&wgl=1&adsid=ChEI8IW9-gUQlfKl1K_yoZfqARJMAB6otkk9GTahFGaf3pS4O8ShOZo52uF7j8Ys11kdmlD4wYh9jGmoLr1pNh8QUtPt5bGEsJmtWTQ-8hrmdj9ITIfYr2SVHQ1s0uphtQ&dt=1599032437278&bpp=64&bdt=1886&idt=533&shv=r20200826&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0%2C970x250%2C580x400&nras=1&correlator=5928235112559&frm=20&pv=1&ga_vid=2110385854.1597655724&ga_sid=1599032437&ga_hid=359783608&ga_fc=0&ga_cid=1244345293.1598978189&iag=0&icsg=139847140302&dssz=42&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=139&ady=2038&biw=1349&bih=625&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066897%2C21066945%2C21065725%2C21065727&oid=3&pvsid=3017554981399157&pem=693&ref=https%3A%2F%2Fafriqueactuelle.net%2Ffirebase-messaging-sw.js&rx=0&eae=0&fc=1920&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C1366%2C0%2C1366%2C728%2C1366%2C625&vis=1&rsz=%7C%7CeEbr%7C&abl=CS&pfx=0&fu=8448&bc=31&jar=2020-09-01-10&ifi=3&uci=a!3&btvi=2&fsb=1&xpc=OYmTxHbcaR&p=https%3A//afriqueactuelle.net&dtd=543

Selon les explications de l’état-major français, un civil malien a été tué par des militaires français de la force antidjihadiste Barkhane, deux autres ont été blessés ce mardi 1er septembre dans le cadre d’un incident qui a impliqué un bus ayant refusé de ralentir malgré des sommations.

Selon les détails fournis par l’état-major français, le « bus qui se dirigeait à vive allure en direction du convoi militaire (français) a fait l’objet de sommations ».

C’est ainsi qu’un tir a été « dirigé vers le sol » pourtant « deux balles ont ricoché sur le sol et traversé le pare-brise. C’est ainsi que trois passagers du bus ont blessés dont un grièvement. Il succombera à ses blessures au cours de son transfert à l’hôpital de la force Barkhane, à Gao.

https://afriqueactuelle.net/2020/09/01/mali-des-militaires-francais-tuent-un-civil-dans-un-incident/?utm_source=notification&utm_medium=push&utm_campaign=fcm

Liban : Macron assure qu’il fera pression pour la formation d’un gouvernement et des réformes 1 sept.

Liban : Macron assure qu’il fera pression pour la formation d’un gouvernement et des réformes 1 sept. 2020, 13:43 © Dalati and Nora Source: AFP Le président de la République française Emmanuel Macron aux côtés du président libanais Michel Aoun à Beyrouth le 31 août. En visite au Liban dans un contexte de crise politique, le président français entend faire pression. Il a notamment promis qu’il ne libérerait pas les fonds promis à ce pays deux ans plus tôt, si des réformes n’étaient pas mises en place. Plus libanais que les Libanais ? De passage dans le pays, qui traverse une grave crise politico-économique, Emmanuel Macron a annoncé, dans des propos rapportés par Reuters, qu’il entendait bien «utiliser son poids pour qu’un gouvernement soit formé» et des réformes mises en place. «Les six prochaines semaines seront cruciales pour le Liban» a estimé le président de la République qui a ajouté, toujours selon l’agence de presse, qu’il ne libérerait pas les fonds promis au Liban lors de la conférence de Paris de 2018, si des réformes n’étaient pas mises en œuvre.  «C’est la dernière chance pour ce système», a déclaré le chef d’Etat français au site d’information Politico. «C’est un pari risqué que je fais, j’en suis conscient […] Je mets la seule chose que j’ai sur la table: mon capital politique.» Emmanuel Macron brandit un possible gel du plan international d’assistance financière Le président français prévient dans cette interview que les trois mois à venir seront prépondérants pour qu’un véritable changement ait lieu au Liban. Dans le cas contraire, il se dit prêt à changer d’approche et à soutenir des mesures punitives allant d’un gel du plan international d’assistance financière au Liban à des sanctions contre les dirigeants. Lire aussi Liban : Moustapha Adib désigné Premier ministre avec l’appui d’une forte majorité de députés Les six prochaines semaines, a-t-il par ailleurs déclaré à la presse, doivent être «concentrées» sur l’urgence. Le chef de l’Etat a par ailleurs ajouté que Paris était prêt à organiser une conférence internationale à la mi-octobre pour étudier les moyens pour venir en aide au Liban. «J’ai compris qu’il y avait une défiance à l’égard des pouvoirs publics libanais», a-t-il poursuivi, notant un problème de circulation de l’information et peut-être, d’après lui, de transparence. Des déclarations suivies de propositions. Accompagné de représentants de l’ONU et des ONG locales sur le porte-hélicoptère Tonnerre, Emmanuel Macron s’est dit prêt à accueillir en octobre une conférence internationale de soutien au Liban. «Il faut qu’on continue à mobiliser toute la communauté internationale […] Je suis prêt à ce qu’on réorganise, autour peut-être de mi-fin octobre, une conférence internationale de soutien avec les Nations unies», a-t-il fait savoir, repris par France 24. Selon la chaîne publique, Emmanuel Macron devrait rencontrer le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah lors d’une série d’entretiens au cours desquels ils rencontrera différents chefs de partis du Liban. Plus tôt dans la journée, le chef d’Etat français a planté un cèdre dans la réserve de Jaj, à l’occasion du premier centenaire du Grand-Liban, symbolisant l’amitié entre la France et le Liban. Le 31 août, jour de l’arrivée d’Emmanuel Macron au Liban, Moustapha Adib a été désigné Premier ministre. Il est désormais chargé de former un gouvernement. Le président de la République française est arrivé accompagné du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et du ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran. La délégation a été accueilli sur le tarmac par le chef de l’Etat libanais, Michel Aoun. LIRE AUSSI Emmanuel Macron tient sa promesse et revient au Liban un mois après les explosions à Beyrouth International

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Qui veut renverser le président Loukachenko ?

Qui veut renverser le président Loukachenko ?

par Thierry Meyssan

La presse occidentale met en valeur Svetlana Tikhanovskaïa qu’elle présente comme vainqueur de l’élection présidentielle biélorusse et accable le président sortant Alexandre Loukachenko qu’elle accuse de violence, de népotisme et de trucage électoral. Cependant une analyse de ce pays atteste que la politique de son président correspond bien au souhait des citoyens. Derrière cette querelle fabriquée se dresse le spectre de l’Euromaïdan ukrainien et d’une rupture provoquée avec la Russie.RÉSEAU VOLTAIRE | PARIS (FRANCE) | 1ER SEPTEMBRE 2020عربيDEUTSCHΕΛΛΗΝΙΚΆENGLISHESPAÑOLITALIANONEDERLANDSPORTUGUÊSРУССКИЙTÜRKÇEJPEG - 49.5 koSvetlana Tikhanovskaïa est parvenue à rassembler à la fois des milliers de libéraux et de néonazis contre le président Lukachenko.

Un des objectifs du coup d’État de l’Euromaïdan (Ukraine, 2013-14) était de couper la route de la soie en Europe. La Chine réagit en modifiant son tracé et en la faisant passer par la Biélorussie. Dès lors, Minsk tenta de se protéger d’une même déstabilisation en menant une politique plus équilibrée vis-à-vis de l’Occident, participant à la fois à des manœuvres militaires avec Moscou et acceptant de fournir des armes à Daesh que Moscou combat en Syrie.

Cependant malgré les tergiversations de Minsk, la CIA intervint à l’occasion de l’élection présidentielle de 2020. Svetlana Tikhanovskaïa défia le président sortant, Alexandre Loukachenko, qui briguait un sixième mandat. Elle n’obtint que 10 % des voix, cria à la fraude et s’enfuit en Lituanie où le Français Bernard-Henri Lévy se précipita pour l’accueillir. Unanime, la presse occidentale dénonça le « dictateur » et laissa entendre que Madame Tikhanovskaïa avait été victorieuse lors du scrutin.

La réalité est beaucoup plus complexe.

En premier lieu, s’il est tout à fait possible que les élections aient été truquées en faveur du président sortant, il est fort peu probable que Svetlana Tikhanovskaïa se soit approchée de la majorité, tant ce qu’elle représente est étranger à la grande majorité des Biélorusses. Depuis une trentaine d’années, un débat parcours le pays à propos de son identité européenne. Est-il culturellement proche de l’Europe de l’Ouest pro-US ou appartient-il à l’Europe slave, pro-Russe ? Sans aucun doute, la réponse est que les Biélorusses sont culturellement des Russes, même si certains d’entre eux ne parlent pas exactement la même langue. Certes, deux petites minorités professent des opinions divergentes : la première se dit « nationaliste » en référence à l’éphémère République populaire biélorusse (1918-19) dont les organes en exil collaborèrent avec les nazis durant la Seconde Guerre mondiale, puis avec les réseaux Stay-Behind de l’Otan ; la seconde se dit favorable au modèle libéral et à l’Union européenne.

À la différence de l’Ukraine divisée en deux zones culturellement distinctes (l’Ouest pro-allemand et l’Est pro-russe), la Biélorussie se pense fondamentalement comme russe quoique politiquement indépendant de Moscou.JPEG - 59 ko

Deuxièmement, s’il y avait un doute sur le rôle des services secrets US dans cette affaire, le surgissement de Bernard-Henri Lévy devrait le lever. Le riche héritier d’une société d’importation de bois précieux a fait carrière en écrivant des essais anti-soviétiques. Vendu par son éditeur comme « Nouveau philosophe », il passe aujourd’hui encore pour un « philosophe ». Il soutint les « combattants de la liberté », c’est-à-dire les mercenaires arabes de la Confrérie des Frères musulmans en Afghanistan contre les Soviétiques, dont leur chef Oussama Ben Laden. Il prit parti pour les Contras au Nicaragua, c’est-à-dire pour les mercenaires sud-américains de John Negroponte armés par l’Iran d’Hachemi Rafsandjani. Il se targue d’avoir été conseiller de presse du président Bosniaque Alija Izetbegović lorsque l’ancien pro-nazi avait le néoconservateur états-unien Richard Perle comme conseiller politique et le déjà cité Oussama Ben Laden comme conseiller militaire. Je me souviens comment par la suite il m’impressionna en m’expliquant qu’il fallait bombarder Belgrade pour faire tomber le « dictateur » Slobodan Milošević. Je ne comprenais pas très bien pourquoi le pronazi Izetbegović était un « démocrate » tandis que le communiste Milošević était un « dictateur ». Peu importe, revenons en arrière, Bernard-Henri Lévy, désormais surnommé « BHL », apporta son bruyant soutien aux Frères musulmans tchétchènes qui formaient l’Émirat islamique d’Itchkérie sur le territoire russe. Selon un rapport des services extérieurs de la Jamahiriya, il participait à la réunion organisée par le sénateur républicain John McCain au Caire, en février 2011, pour régler les détails du renversement du « régime de Kadhafi » qui était alors cité en exemple par les États-Unis. Les Français furent surpris de le voir annoncer dans la cour de l’Élysée, en lieu et place du ministre des Affaires étrangères, l’engagement de son pays contre le « dictateur » (tous les hommes à abattre -et eux seuls- sont des « dictateurs »). Bien sûr, il était sur la place Maïdan de Kiev lors de la « révolution » de couleur que d’authentiques nazis y menèrent.JPEG - 25.1 koNé sans père dans une ferme collective, Alexandre Loukachenko est devenu le chef d’État le plus habile en Europe.

Ceci étant posé, les Biélorusses peuvent avoir des griefs contre le président Loukachenko, mais pas contre sa politique. Tous les connaisseurs du pays, qu’ils soient parmi ses soutiens ou parmi ses opposants, admettent que celle-ci colle aux préoccupations des Biélorusses. Tous ceux qui ont approché Alexandre Loukachenko ont été étonnés par son intelligence, son charisme et son incorruptibilité. Ceux qui l’accusaient de prôner le rattachement à la Russie par calcul politique et non par conviction ont admis s’être trompés lorsqu’il maintint sa position malgré les rebuffades de Moscou et l’invraisemblable guerre du gaz qui opposa les deux pays. Tous ont été surpris par ses capacités hors normes qui lui firent menacer le pouvoir du président Boris Yeltsin lorsqu’il proposa l’union avec la Russie.

Le principal reproche que l’on puisse faire au président Loukachenko est d’avoir fait disparaître plusieurs leaders d’opposition ; une accusation qu’il dément vigoureusement, accusant ces personnalités de liens avec des organisations criminelles qui auraient tourné à leur désavantage.

Durant des années, ses opposants l’ont accusé de s’enrichir sur le dos de la nation sans jamais en apporter le moindre indice. Pourtant tous les opérateurs internationaux savent que lorsque la Biélorussie signe un contrat, les rétrocommissions n’excèdent jamais 5 %, contre 10 % pour les USA, 50 % pour la Russie de Yeltsin (ce chiffre est revenu à 10 % sous l’administration Poutine) et 60 % pour l’Iran. Force est de constater que l’homme n’est pas motivé par l’argent. A défaut de corruption, la propagande occidentale commence à l’accuser préventivement de népotisme au profit de son jeune fils, Nikolaï dit « Kolia ».

Le seul reproche que l’on puisse lui faire est de tenir régulièrement des propos antisémites et homophobes -jamais d’avoir soutenu des actes antisémites ou homophobes-. Ce faisant, il est malheureusement dans la continuité des dirigeants de son pays.

Depuis le début de la crise, le président Lukachenko prétend que l’opposition de Svetlana Tikhanovskaïa et de ses alliés est un problème géopolitique Ouest-Est et non pas une querelle politique nationale. Tandis que cette opposition affirme n’être au service d’aucune puissance étrangère.

Outre l’irruption de Bernard-Henri Lévy, plusieurs éléments laissent à penser qu’Alexandre Lukachenko dit vrai.
- Le Groupe d’action psychologique des Forces spéciales polonaises semble extrêmement actif depuis le début de la crise au service de Madame Tikhanovskaïa.
- Des milices néonazies ukrainiennes sont également impliquées.
- Enfin le gouvernement lituanien, qui héberge Svetlana Tikhanovskaïa, également.
Cependant aucune trace de l’Union européenne à la différence de l’Euromaïdan ukrainien. Aussi le plus probable est que Washington instrumente les acteurs régionaux (Pologne, Ukraine, Lituanie) contre le monde slave.

Quoi qu’il en soit, le président russe, Vladimir Poutine, vient de constituer une force de réserve, capable d’intervenir en Biélorussie pour soutenir les institutions et le président Lukachenko ; ceci alors que les deux hommes ont entretenu des relations parfois très conflictuelles.

Thierry Meyssan

https://www.voltairenet.org/article210737.html

Tristes Trotskistes

Tristes Trotskistes

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

   lundi 31 août 2020

   Forum

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Tristes Trotskistes

31 août 2020 – Les lecteurs de notre site fameux savent bien que nous éprouvons, disons une certaine tendresse bienveillante pour le site de la IVème Internationale (trotskiste), WSWS.org. Ce sentiment n’est pas gratuit ni infondé sur de la solide matière : WSWS.org a montré depuis longtemps une réelle capacité d’analyse, dans sa façon de tenir compte d’arguments divers, de faits précis et parfois inattendus ; bref, n’être pas du tout d’accord avec l’idéologie qu’il vénère (ce qui est  évidemment mon cas) n’empêche en aucune façon de lui reconnaître loyalement de réelles capacités dans l’exploration de la marche du monde, – et, certes, nous l’avons souvent signalé et aussi souvent utilisé en référence.

Tenez, encore le 16 juin dernier, alors qu’on était au début du grand déferlement dans les rues des grandes cités américanistes, engagés dans le tourbillon mortel de cette “guerre civile-GC4G”, ces observations de notre part :

« Le site WSWS.org  confirme une analyse qui est parfaitement la nôtre pour ce cas, qui est de dénoncer l’attitude du Système en faveur du thème de l’antiracisme, qui permet d’écarter la mise en cause fondamentale (antiSystème) ; évidemment, pour WSWS.org, la “cause fondamentale” est plutôt l’appel au socialisme (le trotskisme), et à ce point nos chemins divergent comme on s’en doute, et sans que cela nous bouleverse outre-mesure puisque nous tenons le trotskisme pour une très-vieille lune. Ce qui nous intéresse, c’est la rigueur du raisonnement du site trotskiste. […] 
» Un peu plus loin dans le même article, le site trotskiste avance des remarques, voire des faits qui renforcent son analyse selon laquelle il s’agit moins de racisme que de contestation globale contre le Système (ce que nous nommons entre nous, sans trop le dire à WSWS.org, antiSystème). Il note l’importance considérable de la population blanche dans les manifestations qui ont été provoquées par la mort de George Floyd, et essentiellement montées par le groupe Black Lives Matter (BLM). »

… Et puis , brusquement, quelle déception ! Cruelle et malheureuse ! Sans doute, de ma part, un vieux reste de naïveté mal digérée, de crédulité égarée, de dramaturgie enfantine… Depuis quelques temps, – dirais-je quatre semaines, six semaines, deux mois ? – WSWS.org a semblé perdre toute sa mesure, toute la rigueur qu’il avait, malgré son trotskisme militant, ou dirais-je à côté de son trotskisme militant.

Certes, ce site n’a jamais été tendre avec Trump, comme il ne l’est pas avec les démocrates. Mais désormais, il y aurait, du moins je ressens la chose avec force, comme une sorte de déviation, une élévation de l’accusation jusqu’à l’anathème, et, au bout, un changement de nature avec un basculement dans la propagande caricaturale. C’est le cas, par exemple, – je parle en me référant aux évidences dont nous parlons régulièrement (les RapSit-USA2020) concernant la situation crisique aux USA :

• quand on rend compte de l’intervention de Trump à la convention républicaine sous ce titre, en exacte traduction du texte original en anglais, avec le mot allemand restant allemand : « Trump fait campagne pour devenir Führer », impliquant directement une équivalence entre Trump et Hitler ;
• quand on parle de “protestations pacifiques” dans le Wisconsin (« Trump incites vigilante violence against peaceful protests in Wisconsin »), pour caractériser les trois nuits d’émeutes à Kenosha ; cette attitude mettant le site trotskiste au même niveau d’intelligence et de loyauté que CNN dans cette occurrence.

On s’entend bien là-dessus : je me fiche ici de proposer un jugement sur Trump, comme sur les violences de Kenosha ; mais comparer Trump à Hitler et écrire que ce qui doit être évidemment apprécié comme “des violences” est droitement qualifié de “pacifiques” ! « Non merci ! », disait Cyrano, et il le disait aussi bien au nom de l’esprit débarrassé de ses chaînes qu’au nom du panache qui accompagne cet effort… Il y a d’autres cas exemplaires de notre site bien-aimé WSWS.org, dont je ne vais faire ni le détail ni l’appréciation. Je livre ici une impression difficile et complexe à décrire dans sa forme et dans sa logique ; mais très pressante et ressentie avec une force considérable dans la dynamique qu’elle projette.

Cela signifie simplement que ces gens, qui avaient de la mesure et de la rigueur tout en gardant précieusement leurs opinions, ont perdu cette mesure et cette rigueur et sont tombés dans le marigot que leurs opinions soudain déchaînées a formé autour d’eux en se laissant emporter par les événements. Ces trotskistes sont restés trotskistes, – du moins le croient-ils, – mais ils sont en grave danger de perdre la structuration de leur pensée et le caractère de la maîtrise de soi qui leur permettaient de conduire leur bataille idéologique sans déformer le monde à la hauteur des illusions et du simulacre de leurs convictions ; et celles-ci, ces convictions, se découvrant ainsi, d’une façon que je trouve hideuse, comme une sorte de zèle religieux et absolument intolérant, de croyance hors de toute liberté de l’esprit, de vigilance policière pour tout écart de jugement..

Est-ce le trotskisme qui conduit à cela, ou bien le fait de faire reposer sa pensée sur une idéologie ? Dans tous les cas, je vois divers enseignements dans cette aventure qui paraît anecdotique et diablement réduite au détail, mais comme l’on sait le bon Dieu (pour les Français) et le Diable (pour les Anglais) sont dans le détail.

Le premier de ces enseignements est la nécessité d’abandonner toute pensée qui se trouverait ou risquerait de passer sous l’empire d’une idéologie, quelle qu’elle soit. La forme même de l’idéologie paralyse la pensée comme la piqure d’un scorpion vous inocule son poison, alors que nous nous trouvons dans une époque où il importe surtout que la pensée soit agile, adaptable, souple et le regard perçant, sans rien d’accroché à ses basques ; la pensée comme du vif-argent, appuyée sur des principes sans rapport avec nos piètres constructions idéologiques, plongée dans ce caractère bien trempé qui est habile à faire bon usage de sa vivacité.

Le second de ces enseignements vient de la connaissance que j’ai de ces trotskistes, les ayant tant fréquentés. Je crois que, jusqu’ici, ils n’ont jamais vraiment cru à la possibilité “révolutionnaire”, ouvrant pour les regards romantiques la possibilité de changements fondamentaux. Je crois que, désormais, ils y croient, et ils sont emportés par la tentation de la démagogie, pour figurer dans cette fantastique cataracte d’événements, et ils se disent “Pourquoi pas nous ?”, et ils s’oublient, ils s’emportent et se laissent emporter en croyant pouvoir emporter la fortune passant à leur portée.

Bien entendu, ils se trompent, ne serait-ce qu’à cause du premier enseignement que j’ai mis en évidence, de la malédiction de l’idéologie. Mais ils nous donnent un second précieux enseignement, où entre ce qui leur reste de capacité d’analyse et de justesse technique des événements : leur emportement nous dit effectivement que ce qui se passe aux USA est absolument, complètement révolutionnaire.

Bien entendu, n’allez pas croire à “la Révolution”, comme un trotskiste bon teint. Ne tombez pas dans le même piège où ils se précipitent, alors qu’ils l’ont éclairé pour vous et pour nous en décrivant l’ampleur cosmique des événements en cours. Simplement, – mais de quel poids pèse cette ‘simplicité’, – que de tels petits détails nous en disent bien long sur la colossale puissance des choses en cours.

Cela dit, j’espère que ce n’est qu’une mauvaise passe, et que WSWS.org, d’ici à ce que le Système ait achevé de s’effondrer, s’en sortira sans trop de mal. Dans cette attente, je continuerai à les consulter comme le médecin vous visite pour voir si vous avez viré votre Covid, celui-là qui, à défaut de cuti, s’était fort inélégamment incrusté dans vos commodités.

https://www.dedefensa.org/article/tristes-trotskistes

Une vente de F-35 aux Emirats menacerait la supériorité d’Israël au Moyen-Orient

Une vente de F-35 aux Emirats menacerait la supériorité d’Israël au Moyen-Orient

PUBLIÉ LE 28/08/2020 À 13H26  MIS À JOUR LE 28/08/2020 À 19H55Une vente de F-35 aux Emirats menacerait la supériorité d’Israël au Moyen-OrientUne vente de F-35 aux Emirats menacerait la supériorité d’Israël au Moyen-Orienthttps://imasdk.googleapis.com/js/core/bridge3.405.0_en.html#goog_434070793PauseUnmuteLoaded: 100.00% Fullscreen  SAUVEGARDER CET ARTICLE

La vente éventuelle de F-35 américains à Abou Dhabi constitue un premier couac, suite à l’accord de normalisation entre Israël et les Émirats arabes unis.

La vente possible de F-35 américains aux Emirats Arabes Unis va-t-elle mettre à mal la supériorité technologique d’Israël au Moyen-Orient ? Lundi, à Jérusalem, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, accueille dans son bureau le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, au premier matin d’une tournée régionale pour tenter de convaincre d’autres pays arabes de marcher dans les pas des Emirats et de normaliser leurs relations, parfois déjà officieuses, avec l’Etat hébreu.

M. Netanyahu salue son « remarquable ami » Mike Pompeo, qualifie à nouveau « d’historique » l’accord du 13 août avec les Emirats, tance au passage l’Iran comme il en a l’habitude, puis lance sèchement : « je dois dire simplement que cet accord ne comprend pas l’acceptation par Israël d’un quelconque accord sur des armes ». De quoi s’agit-il? Depuis les années 60, les Etats-Unis maintiennent une politique du « Qualitative military edge » (QME), ou « avantage militaire qualitatif », selon laquelle Washington s’assure qu’Israël dispose du meilleur équipement militaire dans la région.

>> A lire aussi – Le très coûteux avion de combat F35 Lightning craint les éclairs

A l’issue d’une démarche du Congrès, cet avantage est devenu il y a deux ans une loi américaine en vertu de laquelle les Etats-Unis doivent s’assurer, lorsqu’ils vendent des armes à un pays du Moyen-Orient autre qu’Israël, que ce dernier reste en mesure de se défendre si jamais ces armes tombaient entre de mauvaises mains. Israël a reçu ces dernières années des premières livraisons de F-35 américains, un avion de combat convoité aussi par d’autres puissances du Golfe, dont les Emirats arabes unis.

« Les Emirats arabes unis ont déjà indiqué qu’ils voulaient le F-35. Je crois que c’était il y a six ans. C’est donc quelque chose qui est sur la table. Notre requête est légitime. Nous devons les avoir », a déclaré la semaine dernière le ministre d’Etat émirati aux Affaires étrangères Anwar Gargash. « Maintenant que l’état de belligérance ou de guerre avec Israël n’est plus en vigueur, je crois que ce devrait être plus facile », a-t-il ajouté.ACTUALITÉ DES MARQUESDes Régions à Croquer avec les Alliances Locales E.LeclercEn savoir +Une belle Alliance Locale entre Cédric Ville, producteur de Miel de Lavande et Guillaume Roman, adhérent du centre E.Leclerc de Valréas.Inspired by

Pour Yoel Guzansky, analyste senior à l’Institut d’études sur la sécurité nationale (INSS) de Tel-Aviv, point de doute: « je suis absolument certain que sans la possibilité d’acheter les F-35, ils (les Emirats) n’auraient pas signé l’accord ». « C’est le grand obstacle à la mise en oeuvre de cet accord », dit-il à l’AFP, alors qu’en Israël la presse fait les gros titres et la classe politique se déchire sur la vente possible par l’allié américain de cette technologie de pointe à un autre pays de la région. « Même si les Emirats ne sont pas hostiles (…), il y a une crainte que (cette technologie) tombe entre de mauvaises mains », soit par un changement de régime futur ou d’orientation politique aux Emirats, soit aussi par l’espionnage d’Iraniens vivant dans ce pays, souligne M. Guzansky.

>> A lire aussi – Un rapport met à jour un gros défaut sur l’avion de chasse F-35

Les experts, eux, glosent sur la manière de satisfaire à la fois Israël et les Emirats, voire à terme l’Arabie saoudite, client historique de l’armement américain au Moyen-Orient. « Il y a des arrangements qui peuvent être réalisés pour satisfaire Israël« , explique à l’AFP Joshua Teitelbaum, spécialiste du Golfe à l’université israélienne Bar-Ilan, évoquant par le passé des accords en coulisses pour faciliter la vente de F-15 à Ryad et à l’Etat hébreu.

Aux côtés de Benjamin Netanyahu, lundi à Jérusalem, Mike Pompeo a cherché à ménager ses deux partenaires: « nous allons continuer de maintenir cet avantage militaire qualitatif (à Israël) mais à la fois nous allons aussi pouvoir fournir (aux Emirats) l’équipement dont ils ont besoin pour protéger leur population ». Preuve de la sensibilité du sujet, en Jordanie, le caricaturiste Emad Hajjaj a été arrêté et encourt jusqu’à cinq ans de prison pour un dessin sur Facebook du prince héritier d’Abou Dhabi, Mohamed ben Zayed (MBZ), portant dans ses mains une colombe frappée du drapeau israélien, qui lui crache au visage. Motif de l’arrestation : « offense » aux Emirats, un pays ami.

https://www.capital.fr/economie-politique/une-vente-de-f-35-aux-emirats-menacerait-la-superiorite-disrael-au-moyen-orient-1379014

Dissuasion nucléaire : la lourde responsabilité morale des officiers français

Dissuasion nucléaire : la lourde responsabilité morale des officiers français

Les faits 

En France, la dissuasion nucléaire appartient au domaine réservé du président de la République, chef des armées. Les militaires français, y compris catholiques, acceptent la responsabilité morale d’obéir à l’ordre de tir de l’arme nucléaire.

  • Corinne Laurent, 
  • le 23/11/2019 à 06:35

Lecture en 3 min.

Dissuasion nucléaire : la lourde responsabilité morale des officiers français
Le président français Emmanuel Macron lors de la cérémonie de lancement du nouveau sous-marin nucléaire français Suffren, le 12 juillet à Cherbourg.LUDOVIC MARIN/AFP

Les discours des présidents de la Ve République fixant la doctrine de dissuasion témoignent de la façon dont chacun s’est saisi de la responsabilité suprême de donner l’ordre de tir de l’arme nucléaire. Peu après son élection, Emmanuel Macron a montré qu’il assumait ce pouvoir absolu, en se faisant hélitreuiller à bord du Terrible, l’un des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la base de l’Île Longue à Brest, puis en se rendant sur la base aérienne 125 d’Istres (Bouches-du-Rhône). Des lieux essentiels des deux composantes, océanique et aéroportée, qui assurent la permanence de la dissuasion depuis la première prise d’alerte, en octobre 1964.À lire aussiLa dissuasion nucléaire, socle de la défense française

S’il n’a pas encore livré sa vision de la dissuasion, le chef de l’État a au moins réaffirmé sa pérennisation. « La dissuasion fait partie de notre histoire, de notre stratégie de défense, et elle le restera. Dans le monde que nous connaissons, et qui sera demain, à n’en pas douter, encore nucléaire, je suis convaincu que la pertinence de notre modèle de dissuasion, basé sur la stricte suffisance, demeure », a-t-il déclaré dans un discours de vœux aux armées en janvier 2018. « Tous les débats sont légitimes, mais ils sont aujourd’hui tranchés », a-t-il ajouté, avant d’annoncer la modernisation des deux composantes de l’arsenal atomique.i Pourquoi lire La Croix ?+La Croix choisit dans le flot de l’actualité des pépites à mettre en lumière, en privilégiant le recul et l’analyse.

Des généraux, catholiques pratiquants, s’interrogent-ils ?

Pour autant, les débats sur des évolutions de la doctrine pourraient reprendre face aux défis de la prolifération et des nouvelles conflictualités. Une baisse d’adhésion au principe de la dissuasion serait-elle possible dans les rangs militaires ?

« La stratégie de dissuasion est une matière délicate à manipuler. Elle a une tendance naturelle à être isolée du reste de la pensée stratégique. Elle n’est pas enseignée en tant que telle à l’École de guerre et reste inconnue d’une large partie des officiers français qui, “n’ayant pas à en connaître”, ne sont pas formés (…) à maîtriser la “grammaire” de la dissuasion », remarquait le vice-amiral Pierre Vandier, avant d’être nommé au poste de chef du cabinet militaire de la ministre des armées (1).À lire aussiLa doctrine de la dissuasion nucléaire est-elle encore pertinente ?

Un proche de la communauté militaire fait valoir que « l’arme nucléaire est une arme de chef d’État et n’est pas un sujet de militaires car peu d’entre eux sont touchés par sa mise en œuvre, la plupart des généraux ne sont pas concernés ». Des généraux, catholiques pratiquants, s’interrogent-ils cependant sur sa pertinence ? Sont-ils tiraillés entre leurs convictions et leurs devoirs ? « Non, il n’y a aucun tiraillement ou état d’âme parce que le militaire accepte la mission et la mène complètement, répond le général Vincent Desportes. Ceux qui délivrent l’arme nucléaire se sont posé la question avant, pas après. Un militaire qui n’adhérerait pas quitterait l’institution. »

« J’ai regardé ce que disaient les papes »

Un ancien commandant de SNLE témoigne : « Il faut y avoir réfléchi car ce n’est pas anodin. Je suis chrétien et c’est vrai que j’ai regardé ce que disaient les papes. Jean-Paul II avait subi les totalitarismes et l’occupation de son pays, il pensait que la dissuasion était un moindre mal, un équilibre de la terreur, pour préserver la paix. »

Le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, a pour habitude d’expliquer que « la mort est au cœur de la singularité militaire ». Lors d’un colloque sur « Le soldat et la mort » le 21 octobre, il a insisté sur « la plus grande charge qu’on attribue à un militaire » : « Cette obligation d’obéissance absolue au pouvoir politique, qui consiste à, sur ordre, le jour où on lui dit de le faire, donner la mort. » Une « responsabilité extrême » quand il s’agit de déclencher « le pire cataclysme qui soit ».

Le général a alors raconté que son père était sous-marinier et avait commandé un SNLE : « J’ai le souvenir de discussions avec lui, quand j’étais jeune homme, et de la très grande difficulté qu’il y avait pour un pacha de SNLE d’accepter cette éventualité, de la crise morale que cela représentait à chaque fois, pour chaque départ. » Il a ainsi cité un camarade de son père qui avait « quitté la carrière militaire » après avoir refusé de commander un tel sous-marin car « cette crise morale lui semblait insurmontable ».

(1) La Dissuasion au troisième âge nucléaire, éd. du Rocher.

https://www.la-croix.com/France/Securite/Dissuasion-nucleaire-lourde-responsabilite-morale-officiers-francais-2019-11-23-1201062244

Revue de presse nationale et internationale.