Des “Objets Volants Lumineux Et Hostiles” Interceptés Par La Syrie

Analysis

Selon des médias officiels syriens, la défense aérienne de l’Armée Arabe Syrienne (dénomination officielle des forces armées syriennes) a détecté et intercepté des “objets lumineux hostiles” en provenance des “territoires occupés” dont deux au dessus de la ville de Qunaïtra, dans le plateau du Golan syrien et sept autres au dessus du Sud-Ouest de la grande banlieue de Damas.

La Syrie ne reconnaît pas Israël et utilise les termes de territoires occupés pour décrire la Palestine historique.

Des vidéos d’amateurs montrent l’interception de deux de ces “objets volants lumineux et hostiles” en provenance de la partie du Golan occupé par les israéliens.

Les missiles de la défense aérienne syrienne ont été lancés depuis la base aérienne de Mazzeh et ont effectivement abattu un certain nombre de missiles ou objets volants hostiles. Une source syrienne parle d’un chasseur-bombardier F-15I Sufa israélien endommagé à l’extérieur de l’espace aérien syrien.

Par ailleurs, d’autres sources évoquent le ciblage par les israéliens d’objectifs assimilés avec la présence militaire iranienne au sud-Ouest de Damas. Ce qui expliquerait la réaction rapide des défenses antiaeriennes.

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Les États-Unis «sous-estiment la force» de Huawei, affirme le fondateur de la société chinoise

Les États-Unis «sous-estiment la force» de Huawei, affirme le fondateur de la société chinoise

© REUTERS / Charles Platiau
INTERNATIONAL

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Les restrictions imposées par l’administration américaine au géant chinois des télécoms ont peu de répercussions sur la firme, qui s’est préparée à faire face à ces mesures, a déclaré son fondateur, Ren Zhengfei.

Le fondateur du géant chinois des télécoms Huawei, Ren Zhengfei, a déclaré ce mardi 21 mai que les États-Unis «sous-estimaient» son entreprise, promettant que son programme de développement de la 5G ne serait «pas affecté» par les mesures américaines visant à le bloquer.

«Le personnel politique américain, par ses façons de faire à l’heure actuelle, montre qu’il sous-estime notre force», a indiqué M. Ren lors d’un entretien accordé à la chaîne de télévision chinoise CCTV.

Le département américain du Commerce est revenu lundi 21 mai sur une partie des restrictions qu’il avait imposées à Huawei en autorisant temporairement, jusqu’au 19 août, la compagnie à conserver ses réseaux existants et à fournir des mises à jour logicielles pour les possesseurs de ses téléphones.

Il est toujours interdit à Huawei de se procurer des composants et des pièces électroniques pour fabriquer de nouveaux produits sans recevoir une autorisation préalable de l’administration américaine.Ce délai vise à donner le temps aux opérateurs utilisant du matériel Huawei de trouver des solutions alternatives, a déclaré le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, dans un communiqué.

Le département du Commerce a indiqué qu’il étudierait la possibilité de prolonger ou non ce délai au-delà de 90 jours.

Donald Trump a signé le 15 mai un décret interdisant aux entreprises américaines d’utiliser du matériel de télécommunication fabriqué par des entreprises présentant un risque pour la sécurité nationale, ce qui revient à interdire aux groupes américains de faire affaire avec Huawei, et son administration a placé la firme chinoise sur une liste noire rendant presque impossible l’achat de produits fabriqués aux États-Unis.

Reuters a rapporté le 19 mai que Google, filiale d’Alphabet, ne fournirait plus de logiciel, de matériel informatique et de service technique à Huawei à l’exception des services disponibles en open source.

https://fr.sputniknews.com/international/201905211041189508-les-etats-unis-sous-estiment-la-force-de-huawei-affirme-le-fondateur-de-la-societe-chinoise/

Euthanasie : dans quels pays francophones occidentaux est-elle légale ?

INFO

Euthanasie : dans quels pays francophones occidentaux est-elle légale ?

Locaux de l'association Dignitas près de Zurich qui accueille des procédures de "suicide assisté"

Locaux de l’association Dignitas près de Zurich qui accueille des procédures de « suicide assisté »
AP IMAGES • STEFFEN SCHMIDT

Coup de théâtre en France. La Cour d’appel de Paris a ordonné lundi 20 mai la reprise des « traitements » de Vincent Lambert, un patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans. Cette affaire relance les débats sur les questions de la fin de vie, dans le seul pays francophone occidental qui interdit, concrètement, l’euthanasie active. Mais comment gère-t-on ces situations ailleurs, en Belgique, en Suisse et au Canada ?

En France, c’est la loi Leonetti, adoptée en 2005, qui encadre le processus du traitement des malades en fin de vie. Il convient de rappeler en préambule que la « fin de vie » concerne les ultimes instants d’une personne qui se trouve en phase avancée ou terminale d’une maladie grave et incurable.

La législation française permet donc, au médecin, en accord avec le patient ou ses proches, d’arrêter un traitement médical lourd si les soins s’avèrent inutiles ou disproportionnés. Pour les médecins, il ne faut pas tomber dans « l’obstination déraisonnable » tel qu’il est écrit dans la loi. C’est d’ailleurs la position du corps médical concernant le cas de Vincent Lambert, favorable à la suspension de son alimentation et hydratation. Pour les membres de sa famille qui défendent son maintien en vie, cette suspension, décidée le 20 mai, sur laquelle est revenue la Cour d’appel de Paris dans la nuit du 20 au 21 mai, était une porte ouverte vers l’euthanasie active.

Le texte législatif de base a été enrichi en 2016, par d’autres dispositions qui renforcent les droits pour les malades en fin de vie. On parle là, de la loi Leonetti-Claeys, du nom de ses deux rapporteurs.

Euthanasie active ou passive ?

Ces dispositifs de « fin de vie » ouvrent un droit à la sédation profonde et continue pour les personnes souffrantes et en phase terminale d’une maladie grave et incurable. Il s’agit de soins palliatifs afin de prendre en compte la douleur du patient. La loi permet ainsi aux médecins de plonger le patient dans le coma jusqu’à sa mort, tout en procédant, simultanément à l’arrêt des « traitements ». On ne parle pourtant pas en France d’euthanasie passive même si les procédés sont proches.

En Belgique, les soins palliatifs aménagent eux aussi en douceur la fin de vie du patient. La Belgique est l’un des quatre pays du monde à proposer une euthanasie dite active. Il s’agit d’un acte volontaire qui entend abréger la vie du patient. Il est mis en place à l’hôpital, en maison de repos ou à domicile. La procédure est encadrée par des professionnels de la santé qui soulagent la douleur physique et psychique du malade en phase terminale.

David Goodall, 104 ans, peu de temps avant sa mort par euthanasie en Suisse 

David Goodall, 104 ans, peu de temps avant sa mort par euthanasie en Suisse
AP IMAGES • JAMEY KEATEN

Les personnes qui souhaitent accompagner par leur soutien le proche en fin de vie ont droit à un congé spécial.

En Suisse, on évoque une »assistance au suicide ». Elle n’est pas punissable par le Code pénal, à partir du moment, où la démarche n’est pas motivée par un « mobile égoïste ». Autrement dit, l’autonomie du candidat face à la mort doit être préservée, ce qui exclut, qu’un tiers influence un individu pour l’amener à mettre fin à ses jours.

Tourisme de la mort ?

En 2018, le monde avait été ému par la démarche du scientifique australien, David Goodall. À 104 ans, il avait quitté, de son plein gré, définitivement son pays, pour bénéficier en Suisse, de cette procédure de suicide assisté, au nom d’un droit à mourir dans la dignité. De facto, il s’agissait d’une sorte de « tourisme de la mort », possible en Suisse pour des étrangers, alors qu’il concerne d’abord les résidents en Belgique.

Dernier pays francophone à avoir légalisé « l’aide médicale à mourir » : le Canada en 2016, suivant ainsi la province du Québec qui l’avait fait en 2015, car les provinces fortes de leurs compétences sur les soins de santé et l’application du droit pénal, avaient introduit la notion d’euthanasie dans le corpus juridique du pays.

Ce télescopage législatif s’est progressivement harmonisé. La loi fédérale réserve l’accès à l’euthanasie et au suicide assisté aux patients dont « la mort est devenue raisonnablement prévisible » c’est-à-dire imminente ou à très court terme. La loi de la province s’étend sur une période a priori plus large puisqu’elle, s’adresse aux patients en « fin de vie ». 

C’est pourquoi la loi exige que les personnes admissibles à l’aide médicale à mourir soit mentalement capables. Il faut qu’elles soient en capacité de prendre des décisions en matière de soins de santé par elles-mêmes.

https://information.tv5monde.com/info/euthanasie-dans-quels-pays-francophones-occidentaux-est-elle-legale-301320

Notre-Dame : la plus grande opération immobilière d’Europe a débuté à Paris

Notre-Dame : la plus grande opération immobilière d’Europe a débuté à Paris

  

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L’opération immobilière de rénovation de l’île de la Cité et de sa transformation en une promenade touristique a débuté avec l’adjudication d’une partie de l’Hôtel-Dieu à Novaxia, le groupe d’« urbanisme transitoire » du « philanthrope » Joachim Azan (photo).

Cette méga-opération a été imaginée en 2016, à la demande du président François Hollande et de la maire de Paris, Anne Hidalgo, par le directeur des monuments historiques Philippe Bélaval et l’architecte Dominique Perrault.

Elle prévoit de profiter de la rénovation du Tribunal de Paris, de la Préfecture de Police et de l’Hôtel-Dieu, de manière à tirer tout le potentiel touristique de la cathédrale Notre-Dame et de la Sainte-Chapelle.

L’incendie de la cathédrale a constitué une « divine surprise » pour les pouvoirs publics qui pourront ainsi mener à bien ce projet et exploiter commercialement l’ensemble de l’île. Ce que le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a résumé en déclarant que Notre-Dame de Paris n’est « pas une cathédrale, c’est notre bien commun ».

Louée 144 millions d’euros pour 80 ans, une partie de l’hôpital de l’Hôtel-Dieu sera transformée en logements, en commerces de luxe et en restaurant gastronomique. Les syndicats hospitaliers, qui font valoir la compression des services d’urgence parisiens, protestent contre ce choix.

L’appel d’offres avait débuté avant l’incendie de la cathédrale.

Adoptée en procédure accélérée, une loi ad hoc, a été votée en première lecture par l’Assemblée nationale pour gérer la collecte de dons en faveur de la restauration de la cathédrale. Elle prévoit incidemment que le gouvernement sera autorisé à prendre par ordonnance toute mesure dérogatoires
- 1° « Aux règles en matière d’urbanisme, d’environnement, de construction et de préservation du patrimoine, en particulier en ce qui concerne la mise en conformité des documents de planification, la délivrance des autorisations de travaux et de construction, les modalités de la participation du public à l’élaboration des décisions et de l’évaluation environnementale, ainsi que l’archéologie préventive ;
- 2° Aux règles en matière de commande publique, de domanialité publique, de voirie et de transport.
 »

Le projet immobilier prévoit quant à lui la construction d’un réseau de tunnels qui permettra aux touristes d’accéder à la crypte de Notre-Dame, mais surtout de désengorger la circulation sur l’île.

L’objectif final est de transformer l’île d’une cité administrative en la plus fréquentée des zones touristiques en Europe.

Sur le même sujet : « L’enjeu caché de la restauration de Notre-Dame », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 avril 2019.

https://www.voltairenet.org/article206522.html

Les parties britanniques avec les États-Unis face à la montée des tensions menacent l’Iran de « représailles »

Lun 20 mai 2019 15:14 [Mise à jour: lun 20 mai 2019 17:29]
Le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Jeremy Hunt, fait une déclaration en marge de l'Assemblée mondiale de la santé, le 20 mai 2019, aux bureaux des Nations Unies à Genève.  (Photo AFP)

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Le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Jeremy Hunt, fait une déclaration en marge de l’Assemblée mondiale de la santé, le 20 mai 2019, aux bureaux des Nations Unies à Genève. (Photo AFP)

Le gouvernement britannique, qui a à plusieurs reprises endossé la rhétorique anti-iranienne de Washington face à l’intensification des tensions entre les deux pays, a une nouvelle fois pris parti pour Washington en menaçant effrontément la République islamique d’invoquer les intérêts des États-Unis dans la région. représailles.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a averti lundi la République islamique de ne pas provoquer les États-Unis alors que la tension montait entre Téhéran et Washington à propos du déploiement par les Etats-Unis d’un porte-avions, d’un groupe de travail sur les bombardiers et d’un navire d’assaut dans le golfe Persique pour contrer les menaces présumées. par l’Iran.

« Je dirais aux Iraniens: Ne sous-estimez pas la détermination du côté américain », a déclaré Hunt aux journalistes en marge de l’Assemblée mondiale de la Santé à Genève lundi, ajoutant: « Ils ne veulent pas d’une guerre avec l’Iran. Mais si Les intérêts américains sont attaqués, ils vont riposter. Et c’est une chose à laquelle les Iraniens doivent réfléchir très, très attentivement. « 

L’administration du président américain Donald Trump a déclaré que le déploiement des forces américaines au Moyen-Orient était une action «défensive» contre l’Iran, affirmant avoir reçu des preuves dignes de confiance de diverses sources montrant que Téhéran conspirait pour attaquer les intérêts américains et ceux de ses voisins. alliés de la région.

Également dimanche soir, Trump s’est rendu sur sa page Twitter officielle, menaçant de  détruire la République islamique s’il attaquait les intérêts des États-Unis.

« Si l’Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l’Iran. Ne menacez plus jamais les Etats-Unis », a-t-il ajouté.

Ailleurs dans son discours, le ministre britannique des Affaires étrangères a déclaré que la solution pour éviter les conflits était que l’Iran s’abstienne de ce qu’il a décrit comme « des activités déstabilisatrices dans toute la région ».

Les autorités iraniennes ont fréquemment annoncé que les allégations soulevées par Washington concernant la menace de l’Iran de mener des attaques contre les intérêts des États-Unis et de causer des ravages dans la région étaient fondées sur de «faux renseignements».

Le ministre britannique des Affaires étrangères avait noté plus tôt cette semaine que son pays « partageait la même évaluation de la menace accrue posée par l’Iran ».

Le déploiement de forces spéciales américaines dans le golfe Persique a eu lieu à la suite d’une série d’attaques contre des pétroliers au large des Émirats arabes unis.

L’Iran a averti qu’une telle opération de sabotage pourrait faire partie d’un stratagème général visant l’Iran dans un contexte de tensions régionales croissantes.

Plusieurs responsables politiques américains ont prévenu que les faucons iraniens de l’équipe de Trump préparaient des informations afin de convaincre Trump que l’Iran était vraiment une menace, plaçant ainsi Washington sur la même voie qui avait conduit à l’invasion de l’Irak en 2003.

L’Iran a  écarté toute  possibilité de guerre malgré le déploiement de l’armée américaine dans le golfe Persique. Le président américain aurait également ordonné à son administration d’éviter un affrontement militaire avec l’Iran.

Depuis son entrée en fonction, l’administration Trump mène une politique de «pression maximale» contre l’Iran.

Selon la politique, le secrétaire d’État Mike Pompeo serait le cerveau présumé et le conseiller en matière de sécurité nationale, John Bolton, la personne qui s’efforce de faire de son mieux pour qu’il dégénère en conflit militaire.

Dans le cadre de cette politique, les États-Unis ont conclu un accord nucléaire multilatéral avec l’Iran, qui a également signé le Royaume-Uni et d’autres pays, l’année dernière. Washington a également essayé de réduire à zéro les exportations de pétrole iranien.

L’ONU s’inquiète de la montée des tensions américano-iraniennes

Les Nations Unies ont également exprimé lundi leur inquiétude face à la montée des tensions entre les Etats-Unis et l’Iran, appelant les deux parties à atténuer leurs propos.

« Nous sommes inquiets de la montée de la rhétorique », a déclaré le porte-parole de l’ONU, Stephane Dujarric, avant d’ajouter: « Nous demanderions à toutes les parties de baisser le discours et d’abaisser également le seuil d’action ».

M. Dujarric a également indiqué que des responsables de l’ONU entretenaient des contacts avec les États-Unis et l’Iran à différents niveaux pour tenter de calmer la situation, mais il n’a pas fourni de détails sur ces entretiens.

https://www.presstv.com/Detail/2019/05/20/596438/Britain-Jeremy-Hunt-heightened-tensions-US-interests-Middle-East

Google coupe les ponts avec Huawei

Google coupe les ponts avec Huawei

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Google coupe les ponts avec Huawei:

L’américain Google, dont le système mobile Android équipe l’immense majorité des smartphones dans le monde, a indiqué ce dimanche commencer à suspendre ses relations avec le chinois Huawei, qui fait partie des entreprises jugées «à risque» par Washington. En pleines tensions commerciales avec Pékin, Donald Trump a interdit cette semaine aux groupes américains de commercer dans les télécommunications auprès de sociétés étrangères jugées dangereuses pour la sécurité nationale, une mesure qui cible notamment Huawei, le géant chinois des télécommunications, bête noire de Washington. Cela interdit en particulier les partages de technologies.

» LIRE AUSSI – Donald Trump punit Huawei et relance les tensions avec Pékin

Le groupe figure nommément dans une liste d’entreprises suspectes auprès desquelles on ne peut commercer qu’après avoir obtenu un feu vert des autorités, établie par le ministère américain du Commerce. «Nous nous nous plions à ce décret et examinons ses implications», a indiqué Google. Les implications peuvent donc en l’espèce être importantes puisque comme tous les groupes technologiques, Google doit collaborer avec les fabricants de smartphones pour que ses systèmes soient compatibles avec les téléphones.

Ainsi Google va devoir stopper les activités qui supposent un transfert de technologies qui ne sont pas publiques (c’est-à-dire en «open source»), ce qui contraindrait le fabricant chinois à n’utiliser que la version «open source» d’Android, a expliqué une source proche du dossier. Huawei ne pourra plus accéder aux applications et services propriétés de Google, comme Gmail par exemple. Huawei a dénoncé cette semaine des «restrictions déraisonnables qui empiéteront sur les droits» du groupe chinois. La firme dont le siège est implanté à Shenzen, dans le sud de la Chine, est depuis longtemps dans le collimateur des autorités américaines, soupçonnée d’espionnage au profit de Pékin qui aurait largement contribué à sa spectaculaire expansion internationale. Au premier trimestre, Huawei a vendu 59,1 millions de smartphones, soit 19% de part de marché, plus que l’américain Apple mais toujours derrière le leader, le sud-coréen Samsung. Huawei est un des leaders dans la 5G, la nouvelle génération d’internet mobile en cours de déploiement.

LIRE AUSSI –

» L’Europe reste divisée face à Huawei


Par

Le Figaro avec AFP
Source: FIGARO

https://eldorhaan.wordpress.com/2019/05/20/google-coupe-les-ponts-avec-huawei/

SCANDALE EN AUTRICHE

SCANDALE EN AUTRICHE

20 mai 2019 13:22; Act: 20.05.2019 13:32Print

Le Kremlin n’a «rien à voir» avec l’affaire Strache

Le pouvoir russe a affirmé lundi ne pas être impliqué dans l’affaire qui a fait chuter le vice-chancelier autrichien, soupçonné d’avoir voulu favoriser des intérêts russes.

storybildHeinz-Christian Strache a dû démissionner devant le scandale. (photo: AFP/Attila Kisbenedek)

 

La Russie n’est en rien impliquée dans le scandale politique en Autriche, où la diffusion d’une vidéo compromettante pour le leader nationaliste Heinz-Christian Strache a fait chuter la coalition au pouvoir, a affirmé lundi le Kremlin. «C’est une histoire qui n’a rien à voir, et ne peut avoir quoi que ce soit à voir avec nous», a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

La diffusion vendredi d’une vidéo dans laquelle M. Strache et l’un de ses lieutenants discutent avec une interlocutrice se présentant comme la nièce d’un oligarque russe a provoqué un séisme politique en Autriche. Ils y évoquaient notamment l’octroi de contrats publics autrichiens en échange de soutiens financiers. M. Strache a depuis abandonné la direction du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ), mais aussi son poste de numéro deux du gouvernement de Sebastian Kurz.

«Je ne peux pas émettre d’avis sur l’apparition de cette vidéo, parce qu’elle n’a rien à voir avec la Russie, ni avec le président, ni avec le gouvernement. Nous ne savons pas qui est cette femme, si elle est de nationalité ou d’origine russe», a ajouté M. Peskov. L’oligarque dont il est question dans la vidéo, Igor Makarov, a déclaré dimanche à l’édition russe du magazine Forbes qu’il est fils unique et n’a «aucun lien de parenté» avec la femme de la vidéo, qu’il «ne connaît pas du tout».

http://www.lessentiel.lu/fr/news/europe/story/27119253?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_content=story_main&utm_campaign=newsletter

L’Iran pris en étau entre les psychopathes impériaux et les couards européens

L’Iran pris en étau entre les psychopathes impériaux et les couards européens

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Y aura-t-il une guerre ouverte entre les USA et l’Iran ? Malgré les rodomontades américaines, rien n’est moins sûr.


Par Pepe Escobar
Paru sur Consortium News sous le titre Iran Squeezed Between Imperial Psychos and European Cowards


L‘administration Trump a triché unilatéralement sur l’accord nucléaire multinational de 2015 approuvé par l’ONU, le JCPOA, également appelé accord iranien ou plan d’action conjoint. Elle a imposé un blocus financier et énergétique mondial illégal à toutes les formes de commerce avec l’Iran – du pétrole et du gaz aux exportations de fer, d’acier, d’aluminium et de cuivre. À toutes fins pratiques, et quel que soit le scénario géopolitique, il s’agit d’une déclaration de guerre.

Les gouvernements américains successifs se sont assis sur le droit international ; l’abandon du plan d’action conjoint n’en est que le dernier exemple. Peu importe que Téhéran ait tenu tous ses engagements – selon les inspecteurs de l’ONU elle-même. Après que les dirigeants de Téhéran aient compris qu’ils auraient affaire à un tsunami de sanctions américaines plus violent que jamais, ils ont décidé de se retirer partiellement de l’accord.

Le président Hassan Rohani a été catégorique : l’Iran n’a pas encore quitté le JCPOA. Les mesures prises par Téhéran sont légales dans le cadre des articles 26 et 36 de la JCPOA – et les fonctionnaires européens en ont été préalablement informés. Mais il est clair que les 3 de l’UE (Allemagne, France, Grande-Bretagne), qui ont toujours insisté sur leur soutien au JCPOA, doivent travailler sérieusement pour atténuer le désastre économique provoqué par les États-Unis en Iran, et donner à Téhéran un motif de continuer à respecter l’accord.

Manifestations devant l’ancienne ambassade des États-Unis à Téhéran après la décision des États-Unis de se retirer du JCPOA, 8 mai 2018. (Hossein Mersadi via Wikimedia Commons)

La Russie et la Chine – les piliers de l’intégration eurasiatique, auxquels l’Iran adhère – soutiennent la position de Téhéran. Sergueï Lavrov et l’Iranien Javad Zarif, peut-être les deux plus grands ministres des affaires étrangères du monde, en ont longuement discuté à Moscou.

En même temps, il est politiquement naïf de croire que les Européens vont soudainement se doter d’une colonne vertébrale.

L’hypothèse confortable à Berlin, Paris et Londres était que Téhéran ne pourrait pas se permettre de quitter le JCPOA, même s’il ne recevait aucune des récompenses économiques promises en 2015. Pourtant, les 3 de l’UE sont maintenant confrontés à leur heure de vérité.

Il est difficile de s’attendre à quoi que ce soit de significatif de la part d’une Angela Merkel affaiblie, alors que Berlin est déjà la cible de la colère commerciale de Washington ; d’une Grande-Bretagne paralysée par le Brexit et d’un président français massivement impopulaire, Emmanuel Macron, qui menace déjà d’imposer ses propres sanctions si Téhéran n’accepte pas de limiter son programme de missiles balistiques. Téhéran n’autorisera jamais d’inspections de son industrie florissante des missiles – et la question n’a de toutes façons jamais fait partie du JCPOA.

Dans l’état actuel des choses, les 3 de l’UE n’achètent pas de pétrole iranien. Ils respectent docilement les sanctions bancaires et pétrolières/gazières américaines – qui sont maintenant étendues aux secteurs manufacturiers – et ne font rien pour protéger l’Iran de ses effets néfastes. La mise en œuvre de l’INSTEX, l’alternative à SWIFT pour le commerce avec l’Iran, se fait attendre. Mises à part des platitudes sur leurs « regrets » au sujet des sanctions américaines, les 3 de l’UE jouent de facto le jeu des États-Unis, d’Israël, de l’Arabie Saoudite et des Émirats, et travaillent par extension contre la Russie, la Chine et l’Iran.

L’ascension des psychopathes impériaux

Alors que Téhéran a amené son affaire devant la Cour de justice de l’Union européenne, les deux options possibles des 3 de l’UE s’annoncent mal. Défendre de manière significative le JCPOA provoquerait l’ire de l’administration Trump. Se comporter comme des caniches – la ligne de conduite la plus probable – signifiera donner encore plus de pouvoir aux psychopathes qui jouent les fonctionnaires impériaux et qui veulent à tout prix une guerre chaude contre l’Iran, notamment l’évangéliste exalté acheté par le pétrole des frères Koch, à savoir le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo, et l’agent du MEK et manipulateur de renseignements notoire, le conseiller à la Sécurité nationale John Bolton.

La manœuvre des gangsters Pompeo-Bolton n’est pas de la Realpolitik à la Bismarck. Elle consiste à pousser sans relâche Téhéran à la faute, n’importe quelle faute, en termes de « violation » de ses obligations du JCPOA, afin de pouvoir user de la rhétorique habituelle de Washington en vendant l’Iran comme une « menace » à « l’ordre fondé sur des règles » doublée d’un casus belli à l’opinion publique américaine.

Il y a une chose que la guerre économique illimitée américaine contre l’Iran aura réussi : l’unité interne de la République islamique. L’objectif initial de l’équipe Rohani, avec le JCPOA, était de s’ouvrir au commerce occidental (le commerce avec l’Asie ne s’étant jamais arrêté) et de réduire quelque peu le pouvoir des Gardiens de la révolution islamique (GRI), qui contrôlent de vastes secteurs de l’économie iranienne.

La guerre économique de Washington a prouvé que les GRI avaient raison depuis le début, faisant écho au sentiment géopolitique du Guide suprême, l’ayatollah Khamenei, selon qui on ne peut jamais faire confiance aux Américains, jamais.

Et quand Washington a qualifié les GRI « d’organisation terroriste », Téhéran a répondu du tac au tac en qualifiant le CENTCOM « d’organisation terroriste ».

Les négociants de pétrole indépendants du Golfe Persique réfutent que la Maison kleptocrate des Saoud – dirigée de facto par le pote Whatsapp de Jared « d’Arabie » Kushner, Mohammed ben Salman (MbS) – détienne les 2,5 millions de barils par jour nécessaires au remplacement des 2 millions de barils de pétrole exportés par l’Iran (sur les 3,45 millions de barils de la production quotidienne totale). La Maison des Saoud semble effectivement plus intéressée par une hausse des prix du pétrole pour ses clients asiatiques.

Un blocus raté

Le blocus commercial de l’Iran décrété par Washington est voué à l’échec.

La Chine continuera d’acheter ses 650 000 barils par jour – et pourrait même en acheter davantage. De nombreuses entreprises chinoises échangent des technologies et des services industriels contre du pétrole iranien.

Le Pakistan, l’Irak et la Turquie – tous voisins de l’Iran – continueront d’acheter du brut léger iranien de haute qualité par tous les moyens de paiement (y compris l’or) et de transport disponibles, officiels ou non. Les relations commerciales de Bagdad avec Téhéran continueront à prospérer.

Comme l’asphyxie économique ne suffira pas, le plan B est – pardi – la menace d’une guerre chaude.

Il est maintenant établi que l’information, qui se résume en fait à des rumeurs, sur les manœuvres présumées des Iraniens contre les intérêts américains dans le Golfe a été relayée par le Mossad à la Maison Blanche, via le conseiller israélien pour la sécurité nationale, Meir Ben Shabbat, qui en a personnellement informé Bolton.

Tout le monde connaît le corollaire : un « repositionnement des atouts » (en patois pentagonien) – qui va du déploiement du porte-avions USS Abraham Lincoln à l’arrivée de quatre bombardiers B-52 sur la base aérienne d’Al Udeid au Qatar, le tout étant censé représenter un « avertissement » pour l’Iran.

Un crescendo rugissant d’avant-guerre s’empare maintenant du front libanais aussi bien que du front iranien.

Les raisons de la rage des psychopathes

Le PIB de l’Iran est similaire à celui de la Thaïlande et son budget militaire est similaire à celui de Singapour. Intimider l’Iran est une absurdité géopolitique et géo-économique. L’Iran est certes un acteur émergent du Sud – il pourrait facilement être membre du G20 – mais ne peut pas être interprété comme une « menace » pour les États-Unis.

Pourtant, l’Iran envoie les fonctionnaires impériaux psychopathes dans un paroxysme de rage pour trois raisons importantes. Peu importe aux néocons que leur tentative de détruire l’Irak ait coûté plus de 6 billions de dollars – et ait été un crime de guerre majeur, un désastre politique et un abîme économique. Essayer de détruire l’Iran coûtera des milliards de dollars de plus.

La principale raison de cette haine irrationnelle est le fait que la République islamique est l’une des rares nations de la planète à défier ouvertement l’hégémonie américaine – et ce depuis quatre décennies.

La deuxième raison est que l’Iran, tout comme le Venezuela – et il s’agit d’un front de guerre commun – a commis l’anathème suprême : il vend de l’énergie en contournant le pétrodollar, la pierre angulaire de l’hégémonie américaine.

La troisième raison (invisible) est qu’attaquer l’Iran, c’est entraver l’intégration future de l’Eurasie, tout comme utiliser l’espionnage de la NSA pour finalement se mettre le Brésil dans la poche était une attaque contre l’intégration latino-américaine.

Le questionnement hystérique sur la mesure dans laquelle le président Donald Trump est manipulé par ses chouchous psychopathes est déplacé au regard du contexte. Comme nous l’avons déjà vu, une éventuelle fermeture du détroit d’Ormuz, pour quelque raison que ce soit, serait un cataclysme pour l’économie mondiale. Et cela se traduirait inévitablement par la perte totale des chances de réélection de Trump en 2020.

Le détroit d’Ormuz n’aurait jamais à être bloqué si tout le pétrole que l’Iran est capable d’exporter était acheté par la Chine, d’autres clients asiatiques et même la Russie – qui pourrait le réétiqueter. Mais Téhéran n’hésiterait pas à bloquer Ormuz s’il était confronté à un étranglement économique total.

Selon un expert américain dissident du renseignement, « les États-Unis sont clairement désavantagés en ce sens que si le détroit d’Ormuz était fermé, les États-Unis s’effondreraient. Mais si les États-Unis peuvent détourner la Russie de la défense de l’Iran, alors l’Iran peut être attaqué et la Russie n’aura rien accompli, car les néoconservateurs ne veulent pas de détente avec la Russie et la Chine. Trump veut une détente, mais l’État profond n’a pas l’intention de le permettre. »

En supposant que ce scénario soit correct, les « usual suspects » du gouvernement américain tentent de détourner Poutine de la question du détroit d’Ormuz tout en gardant Trump dans son état actuel de faiblesse, et les néoconservateurs continuent à étrangler l’Iran 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il est difficile d’imaginer que Poutine tombe dans un piège aussi peu sophistiqué.

Ce n’est pas du bluff

Que se passera-t-il ensuite ? Le professeur Mohammad Marandi, de la Faculté des études mondiales de l’Université de Téhéran, offre un point de vue qui donne à réfléchir : « Après 60 jours, l’Iran ira encore plus loin. Je ne pense pas que les Iraniens bluffent. Ils vont aussi contrer les Saoudiens et les Emiratis par différents moyens. »

Marandi, malheureusement, voit une « nouvelle escalade » future :

Les Iraniens se préparent à une guerre avec les États-Unis depuis l’invasion de l’Irak en 2003. Après ce qu’ils ont vu en Libye, en Syrie, au Yémen, au Venezuela, ils savent que les Américains et les Européens sont d’une brutalité totale. Toute la côte du golfe Persique, du côté iranien, et du golfe d’Oman est pleine de tunnels et de missiles high-tech souterrains. Le golfe Persique est sillonné de navires équipés de missiles mer-mer très perfectionnés. S’il y a une vraie guerre, toutes les installations pétrolières et gazières de la région seront détruites, tous les pétroliers seront détruits. »

Et si ce scénario se réalise, Marandi considère le détroit d’Ormuz comme une simple attraction de second plan :

Les Américains seront chassés d’Irak. L’Irak exporte 4 millions de barils de pétrole par jour ; cela prendrait probablement fin, par des frappes et d’autres moyens. Ce serait catastrophique pour les Américains. Ce serait catastrophique pour le monde – et pour l’Iran aussi. Mais les Américains ne gagneraient tout simplement pas. »

Ainsi, comme l’explique Marandi – et l’opinion publique iranienne est aujourd’hui largement d’accord avec lui – la République islamique a un levier de négociations parce qu’elle sait que « les Américains ne peuvent se permettre d’aller jusqu’à la guerre. Des cinglés comme Pompeo et Bolton la veulent peut-être, mais pas beaucoup d’autres dans l’establishment ne les suivent. »

Téhéran a probablement développé sa propre doctrine DMA (destruction mutuelle assurée) et l’utilise comme levier, principalement pour pousser MbS, allié de Trump, à se calmer. « En supposant », ajoute Marandi, « que les cinglés ne prennent pas le dessus. Et s’ils le font, alors c’est la guerre. Mais pour l’instant, je pense que c’est très improbable. »

Toutes les options sur la table ?

En termes de Guerre froide 2.0, de l’Asie centrale à la Méditerranée orientale et de l’océan Indien à la mer Caspienne, Téhéran peut compter sur un ensemble d’alliances formelles et informelles. Cela concerne non seulement l’axe Beyrouth-Damas-Baghdad-Téhéran-Hérat, mais aussi la Turquie et le Qatar. Et plus important que tout le reste, les principaux acteurs sur l’échiquier de l’intégration eurasienne : le partenariat stratégique Russie-Chine.

Lorsque Zarif a rencontré Lavrov la semaine dernière à Moscou, ils ont discuté de pratiquement tout : la Syrie (ils négocient ensemble dans le processus d’Astana, maintenant Noursoultan), la Caspienne, le Caucase, l’Asie centrale, l’Organisation de coopération de Shanghai (dont l’Iran va devenir membre), le JCPOA et le Venezuela.

L’administration Trump a été traînée de force à la table des négociations avec Kim Jong-Un à cause des essais de missiles balistiques intercontinentaux de la Corée du Nord. Kim a ensuite ordonné des essais de missiles supplémentaires parce que, selon ses propres termes tels que cités par l’agence de presse nord-coréenne KCNA, « la paix et la sécurité véritables du pays ne sont garanties que par une force physique capable de défendre sa souveraineté ».

Le Sud attentif

L’écrasante majorité des pays du Sud assiste à l’offensive néocon américaine pour finalement étrangler « le peuple iranien », plus que jamais conscient que l’Iran pourrait être menacé d’extinction, à terme, parce qu’il ne possède pas de force de dissuasion nucléaire. Les GRI en sont arrivés à la même conclusion.

Cela pourrait signifier la mort du JCPOA – et le retour du mantra « toutes les options sur la table » des zombies de Washington.

Mais ensuite, il y aura des rebondissements dans l’Art de la Négociation (délirante). Et si, et c’est un « si » majeur, Donald Trump était réellement pris en otage par ses chouchous psychopathes ?

Laissons parler le Négociateur :

Nous espérons que nous n’aurons pas à faire quoi que ce soit en ce qui concerne le recours à la force militaire… Nous pouvons conclure un accord, un accord équitable. … Nous ne voulons pas qu’ils aient des armes nucléaires. Ce n’est pas trop demander. Et nous les aiderions à se remettre en forme. Ils sont en mauvais état en ce moment. J’attends avec impatience le jour où nous pourrons vraiment aider l’Iran. Nous ne cherchons pas à blesser l’Iran. Je veux qu’ils soient forts et grands et qu’ils aient une grande économie… Nous n’avons pas de secrets. Et ils peuvent être très, très forts financièrement. Ils ont un grand potentiel. »

Mais encore une fois, l’ayatollah Khamenei a dit : on ne peut jamais faire confiance aux Américains. Jamais.

Traduction Entelekheia
Photo PressTV, vedettes des GRI dans le golfe Persique

http://www.entelekheia.fr/2019/05/15/liran-pris-en-etau-entre-les-psychopathes-imperiaux-et-les-couards-europeens/

Le Sénégal, puissance pétrogazière en devenir ?

Le Sénégal, puissance pétrogazière en devenir ?

 


Publié par Antoine Vandevoorde le 20 Mai 2019

 

Le pays de la Téranga est peut-être à l’aube d’un âge d’or énergétique. C’est en tout cas ce que laissent présager les récentes découvertes pétrogazières au large de l’ensemble du littoral national. Cette manne semble augurer un avenir radieux pour le pays à court terme, mais interroge sur sa viabilité sur un temps plus long. En effet, le potentiel sénégalais en matière énergétique induit inéluctablement son lot de risques. Quelles sont les conditions sine qua non de l’essor du Sénégal comme acteur majeur de la production pétrogazière ?

 


​Le Sénégal, puissance pétrogazière en devenir ?
Découvertes pétrogazières au large du Sénégal, un potentiel brut à nuancer 

Les découvertes d’hydrocarbures et de gaz au large du Sénégal connaissent leur point culminant au milieu des années 2010, témoignant d’un phénomène extrêmement récent. Concernant les ressources pétrolières, plusieurs dates clés sont à souligner. Soupçonnant un potentiel pétrolier sénégalais, plusieurs juniors (compagnies pétrolières de taille intermédiaire) entament une phase de recherche aboutissant en août et novembre 2014 à la découverte dans le bloc Sangomar profond des gisements FAN-1 et SNE-1. Les expertises font alors état d’une capacité de 4,87 milliards de barils pour ces deux puits. Jusqu’en août 2017, les recherches mettent au jour 11 gisements rien qu’au sein de SNE-1, augurant pour le Sénégal une entrée au classement des pays producteurs de pétrole. Ce chiffre doit pourtant faire l’objet d’une nuance de taille. En effet, malgré l’exploitation actuelle de plusieurs sites (Sangomar, Rufisque, Cayar et Djifere), le potentiel pétrolier sénégalais se situe bien en deçà des capacités vénézuéliennes ou encore saoudiennes (respectivement 300,9 et 266,6 milliards de barils en réserves prouvées). Il serait de fait fallacieux de parler de puissance pétrolière.

Malgré la multiplicité de puits découverts, le total des réserves sénégalaises fait bien pâle figure face aux superpuissances mondiales. Pourtant, aux antipodes de cette capacité limitée, le pays s’est découvert de véritables atouts concernant le gaz. En mai 2015, la junior Kosmos Energy révèle dans le cadre d’une mission de prospection l’existence d’un gisement gazier important au large des côtes sénégalo-mauritaniennes. Le site est baptisé Grand Tortue – Ahmeyim, et acquière rapidement un statut de site majeur à échelle mondiale auprès des observateurs. Il marque en effet la plus grande découverte de gaz au large des côtes africaines, avec des capacités estimées entre 450 et 1400 milliards de mètres cubes selon les acteurs concernés. Pour Francis Perrin, chercheur à l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS), il convient d’apporter une nuance : « il est trop tôt pour donner des chiffres de réserves de gaz naturel ». Pourtant, le caractère récent de cette découverte et les missions complémentaires actuellement menées sont susceptibles de révéler des réserves plus importantes. S’il est encore trop tôt pour évoquer un statut de puissance gazière mondiale, le Sénégal est indubitablement en passe de devenir un géant régional.

Des retombées politico-économiques incitant à l’optimisme

Quelles externalités positives dans l’immédiat pour le Sénégal ? Le gisement Grand Tortue – Ahmeyim  représente un tournant crucial dans les relations sénégalo-mauritaniennes, empreintes depuis plusieurs années de tensions. En effet, cette découverte de gaz, à cheval sur les deux pays, est presque parvenue à dissiper les inimitiés issues du conflit de 1989 – 1991, induisant un réel adoucissement des relations entre Dakar et Nouakchott. Les craintes étaient au départ focalisées sur les modalités de répartition de l’exploitation. Ce à quoi les deux États ont répondu de manière harmonisée. Plusieurs accords de partenariat ont en ce sens été signés, dont le plus récent au 21 décembre 2018 en présence des dirigeants sénégalais et mauritanien. Ce texte prévoit notamment un volet sur la fiscalité des cocontractants, un accord de financement des compagnies nationales (Petrosen et la SMHPM) ainsi que les conditions relatives à la commercialisation du gaz. Surtout, celui-ci consacre le début de l’exploitation pour 2021-2022. Un accord salué, comme en témoigne l’ancien ministre du Pétrole mauritanien Mohamed Abdel Vetah : « Mohamed Ould Abdelaziz et Macky Sall ont été d’une sagesse extraordinaire. Ce gaz est une ressource commune ».

Outre l’aspect politique, des considérations économiques notables sont à souligner. Avec l’exploitation de Grand Tortue – Ahmeyim mais également du champ pétrolier SNE-1, les autorités sénégalaises estiment des gains totaux à hauteur de 83 760 milliards FCFA (150 milliards USD). Passée la phase de lancement de l’exploitation effective en 2021-2022, le Sénégal table sur une rentabilité étalée sur une trentaine d’années. Le temps semble de fait au beau fixe pour Dakar. Une conception qui tend à s’avérer de plus en plus, eu égard notamment à la confiance en hausse des investisseurs envers le pays. Macky Sall a su habilement mettre à profit cet état de fait. En effet, le Président sénégalais a en marge des accords signés avec la Mauritanie mené campagne pour promouvoir l’attractivité nationale envers les investisseurs étrangers. Cela s’est concrétisé dans le cadre des rencontres de Paris des 17 et 18 décembre pour le financement du Plan Sénégal Emergent, celui-ci ayant recueilli 14 000 milliards FCFA (21,3 milliards d’euros) contre les 5 000 milliards initialement requis. Nul doute que les perspectives offertes par les exploitations pétrogazières prochaines ont été le levier principal de cette levée de fond plus que réussie.

Les défis auxquels Dakar devra faire face

Toute opportunité s’accompagne de son lot de risques. Ce à quoi le Sénégal ne fait pas exception. Après l’annonce concernant les découvertes pétrolières et gazières au large des côtes, le pays a vite dû faire face à son manque d’expertise technique. En cela, de nombreux acteurs étrangers du secteur se sont manifestés, laissant planer chez nombre d’observateurs la crainte d’un néocolonialisme énergétique. Cette situation est néanmoins un aboutissement logique, les capacités financières du Sénégal ne lui permettant pas d’assumer le risque de l’exploration. Le pays a alors fait appel à British Petroleum (détenteur à 65% du projet Grand Tortue – Ahmeyim), Cairn, Oranto, Kosmos Energy, African Petroleum et mobilisé sa compagnie nationale Petrosen. S’il est prématuré de parler d’une mainmise de ces géants sur les ressources sénégalaises, il convient de souligner les pistes pour évacuer cette hypothèse à moyen terme. La structuration d’un modèle d’exploitation à la saoudienne semble alors être la meilleure option. En effet, le pétrole du Golfe était au préalable exploité par des compagnies étrangères jusqu’à l’émergence de Saudi Aramco en tant que champion national. Un scénario similaire pour Petrosen semble la meilleure perspective pour le Sénégal.

D’autre part, des risques existent en matière économique dans un premier temps. Pour le géologue Fary Ndao, le principal écueil est en cela l’installation du pays dans un modèle de rente. Faisant référence à la « maladie hollandaise », ce dernier invite à juste titre à la vigilance quant à un délaissement d’autres secteurs au profit de l’exploitation pétrogazière. L’avertissement est légitime, mais à modérer en ce que Macky Sall, de par la promotion du Plan Sénégal Émergent a affiché son ambition d’investir dans une multiplicité de secteurs clés. Les pouvoirs publics semblent au fait de ce risque. De plus, il existe un risque environnemental. Certains experts craignent en cela une destruction des écosystèmes marins tant le Sénégal semble dépourvu d’une législation précise sur le secteur pétrogazier. Une pierre d’achoppement que l’on retrouve concernant la gouvernance, aucun levier juridique n’existant en matière de corruption dans le domaine. Prenant exemple sur les cas angolais et équato-guinéen, Fary Ndao appelle dans son ouvrage L’or noir du Sénégal à affermir la législation notamment sur les modes d’attribution des contrats de service.

Entre or noir et ce nouvel or bleu gazier, le Sénégal est désormais le détenteur d’une épée à double tranchant. Si cette manne énergétique augure un avenir prometteur pour le pays, il est évident qu’une gestion erratique pourrait nettement assombrir ces perspectives. L’enjeu pour le pays de la Teranga est clair : récupérer dans les prochaines années toutes les cartes de son essor.

Pour approfondir le sujet pétrogazier au Sénégal : 

AID-HATRIT Saïd, « Gaz Mauritanie-Sénégal : le projet d’exploitation d’un champ offshore se développe », Jeune Afrique, 2 juillet 2018

AFP – JEUNE AFRIQUE, « Mauritanie-Sénégal : nouveaux accords pour l’exploitation d’un gisement de gaz commun », Jeune Afrique, 24 décembre 2018

BAYO Ibrahima Jr., « Sénégal/Mauritanie : “Le partage du gaz, une sagesse extraordinaire des deux présidents”, La Tribune Afrique, 13 juillet 2018

BOUESSEL Charles, “Kosmos Energy découvre du gaz près de la frontière mauritano-sénégalaise”, Jeune Afrique, 7 mai 2015

DE SOUZA Olivier, “Les grandes étapes du destin pétrolier du Sénégal”, Agence Ecofin, 9 novembre 2018

DIA Maimouna, “Pétrole et gaz offshore sénégalais : failles et innovations d’un plan inédit de gestion environnementale”, La Tribune Afrique, 24 octobre 2018

DIA Maimouna, “Gisement de gaz de Grand Tortue – Ahmeyim : BP commande ses premiers équipements”, La Tribune Afrique, 12 mars 2019

DIALIMPA BADJI Samba, “Le Sénégal dispose-t-il de la 5e réserve mondiale de gaz ?”, Africa Check, 1er mai 2018

MAILLARD Matteo, “Le Sénégal pourrait entrer dans le top 10 africain des producteurs de gaz’”, Le Monde Afrique, 4 septembre 2018

RFI, “Gaz: Mauritanie et Sénégal en passe de devenir des puissances régionales”, RFI, 23 décembre 2018

VANDEVOORDE Antoine, “L’Afrique de l’Ouest sur les sentiers de l’essor : l’exemple du Plan Sénégal Émergent”, Les Yeux du Monde, 3 avril 2019

VIDZRAKU Sylvain, “Sénégal : l’exploitation des gisements pétro-gaziers rapportera 30 milliards de dollars aux caisses de l’Etat”, La Tribune Afrique, 13 juin 2018

La Mise À Mort De Huawei Par Google Et La Maison Blanche

Analysis

La Mise À Mort De Huawei Par Google Et La Maison Blanche

Suivant de très près la décision de la Maison Blanche d’interdire l’accès au marché américain à la compagnie chinoise Huawei, Google vient de suspendre ses accords de licences et de partage de produits. C’est un évènement qui fera date dans l’histoire des nouvelles technologies de l’information et des communications.

A la suite de cette décision inédite, Huawei ne dispose plus que du libre accès à la version Open Source (source publique) du système d’exploitation Android, utilisé sur la totalité de ses appareils. Cela veut dire que non seulement les systèmes Android des appareils Huawei ne pourront plus être mis à jour et donc vulnérables à des failles sécuritaires mais seront dans l’incapacité d’installer des applications propriétaires de Google comme Gmail, Google Play Store et assimilés.

Cela veut dire que Washington veut tuer Huawei.

Officiellement, les États-Unis accusent le géant technologique chinois d’espionnage et le perçoivent comme un danger pour leur sécurité nationale. En réalité, ils cherchent à l’anéantir. D’une part pour éliminer la compétition d’un rival devenu insupportable et d’autre part pour damer le pion à Beijing dans le domaine des infrastructures de la technologie 5G.

Cette mesure extraordinaire aura pour effet de pousser ou plutôt forcer les chinois à se lancer dans l’élaboration de leur propre écosystème d’exploitation et à ne plus compter sur les logiciels US. Une substitution chinoise au système Android n’est point une option impossible mais cela aura pour conséquence d’éloigner Huawei de la majorité des pays occidentaux.

Il est quasiment certains que les dizaines de millions d’ordinateurs chinois fonctionnant sous des versions modifiées de Microsoft Windows XP et Windows NT (ceux de la défense en particulier) changeront très bientôt de logiciels d’exploitation.

Après la mésaventure de Huawei, presque aucun pays au monde ne pourra continuer à faire confiance à des géants de la technologie qui se présentent comme des firmes privées mais qui travaillent pour les intérêts d’une oligarchie ayant une réelle influence sur un ou deux gouvernements d’États visant l’hégémonie mondiale.

https://strategika51.org/archives/63011/comment-page-1#comment-62858

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Revue de presse nationale et internationale.

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