Olivier Delamarche : « Plus que les actifs, c’est la monnaie qui s’écroulera »

Publié le 5 septembre 2019par Olivier Demeulenaere

Une monnaie repose sur la confiance de ceux qui l’utilisent. Si cette confiance s’évapore, la monnaie revient à sa valeur intrinsèque, c’est-à-dire zéro. L’énorme bulle de dettes et de fausse monnaie finira par tout emporter, révélant la crise monétaire qui se cache derrière la crise financière… Achetez de l’or ! OD

(Sicavonline, 4 septembre 2019)

– On sait que ça se terminera mal mais en même temps, si les banques centrales se mettent à tout acheter… bon on sait bien que les prix ne veulent plus rien dire… mais est-ce que ça peut s’écrouler ?

– « Alors le seul truc qui peut s’écrouler, c’est que en effet ça ne soit pas au final sur les actifs, mais sur ce qui “price” les actifs, c’est-à-dire la monnaie. Quand les gens vont comprendre qu’il n’y a plus de limite, et qu’il n’y a plus de limite DANS LE TEMPS, ça veut dire quoi ? ça veut dire que s’il faut 2000 milliards par an pour tenir le marché ils en imprimeront 2000, s’il en faut 5000 ils en imprimeront 5000… Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que votre monnaie ne vaut plus rien. Combien de temps les marchés vont-ils mettre à s’en rendre compte ? Je n’en sais fichtre rien ».

https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2019/09/05/olivier-delamarche-plus-que-les-actifs-la-monnaie-s-ecroulera/

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Processus de sortie de crise : Pourquoi majorité et opposition devraient privilégier le dialogue

Processus de sortie de crise : Pourquoi majorité et opposition devraient privilégier le dialogue

Posté le 18/09/2019 par Koulouba.com

« Mon maître Tierno Bokar avait l’habitude de dire : il y a trois vérités : ma vérité, ta vérité, et la Vérité. Cette dernière se situe à égale distance des deux premières. Pour trouver la vérité dans un échange, il faut donc que chacun des deux partenaires avance vers l’autre, ou s’ouvre à l’autre. Cette démarche exige, au moins momentanément, un oubli de soi et de son propre savoir…», s’exprimait ainsi le vieux Sage Amadou Hampâté Bâ dans son livre intitulé “Jésus vu par un musulman”.

Le Dialogue n’est pas chose aisée en ce sens qu’il suppose une violence sur soi. Une certaine renonciation à quelque chose souvent à laquelle l’on tient tant. Il pourrait être envisagé comme un face à face, un rendez-vous du donner et du recevoir, une confrontation pouvant déboucher sur une décision, un consensus ou un accord. Dans le guide du facilitateur du dialogue entre partis politiques de l’”International Institute for Democracy and Electoral Assistance”, on peut lire ceci : « Le Dialogue n’est pas une invention moderne. À travers l’histoire et dans la plupart des sociétés, le fait de rassembler des personnes pour les aider à surmonter leurs différences et à résoudre leurs problèmes a toujours été une mission prestigieuse, généralement confiée à des individus expérimentés, à des anciens ou à des personnes respectées pour la qualité de leur jugement et leur sagesse. Certains éléments de méthodologie du Dialogue ont été et sont encore employés dans les sociétés traditionnelles et s’appuient sur des procédures et coutumes ancestrales (par exemple, les “jirgas”, les “shuras” et les conseils de village). Leur validité est d’ailleurs reconnue dans les processus de justice de transition, de gestion des conflits et de réconciliation (IDEA international, 2008b) ».

Ainsi, selon les situations de crise, on observe souvent des initiatives internes où les acteurs en présence peuvent accepter de se retrouver pour discuter des problèmes au nom de l’intérêt général. Tout comme on a recours également aux médiations, qu’elles soient nationales ou internationales. Les intérêts du peuple et l’opinion des citoyens doivent être les seules références, les seuls guides au Dialogue politique puisque c’est de cela qu’il s’agit. C’est dire qu’il n’y a de sujet tabou dans ce Dialogue que ce que le peuple souverain considère comme tel.

À priori, on pourrait dire que présentement le contexte est difficile voire hostile au Dialogue politique au Mali, malgré l’existence d’un Triumvirat considéré comme “politiquement” neutre. La Majorité et l’Opposition se regardent en chiens de faïence.

Le Dialogue, qu’il soit l’initiative du président de la République ou celle de la classe politique dans son ensemble, si les acteurs ne sont pas de bonne foi, s’ils sont animés par des attitudes « jusqu’auboutistes », le fiasco sera toujours au rendez-vous. Toutefois, si la Majorité et l’Opposition sont disposées à Dialoguer véritablement, il va falloir d’un côté, l’Opposition et la société civile acquise à sa cause formulent des doléances raisonnables ou du moins légales à défaut d’être réalistes. C’est ce que le principal parti politique de l’Opposition, Union pour la République et la Démocratie(URD) a compris. D’où sa participation à l’atelier national de validation des termes de référence du Dialogue politique inclusif de  trois jours (samedi 15 au lundi 16 septembre au CICB).

En tout cas, toute attitude contraire à l’esprit du Dialogue de la part de la Majorité ou de l’Opposition serait nuisible à notre pays qui a trop souffert des batailles partisanes débouchant sur des remises en cause des acquis de notre Peuple. Qui a intérêt que le Mali s’enlise aujourd’hui encore dans une crise politique ? À qui profitent les guéguerres politiciennes ?

Sambou Sissoko

Le Démocrate

https://koulouba.com/politique/processus-de-sortie-de-crise-pourquoi-majorite-et-opposition-devraient-privilegier-le-dialogue

Note Sur Le Transfert Nucléaire Des Etats-Unis Vers L’Arabie Saoudite

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Note Sur Le Transfert Nucléaire Des Etats-Unis Vers L’Arabie Saoudite

Posted on 20/09/2019 AuthorStrategika51Comment(0)

  1. Introduction :

Les tentatives de l’Administration Trump pour faciliter le transfert de la technologie nucléaire américaine à l’Arabie Saoudite a suscité une levée de boucliers au Congrès américain qui a rédigé un rapport détaillé sur cette affaire et dont l’élément d’appréciation principal est la collusion entre cette administration et les industriels américains.

Ces derniers considèrent le marché saoudien comme une opportunité stratégique dans un contexte marqué par la concurrence acharnée entre les puissances (Etats-Unis, Russie, Chine) en matière de commercialisation de la technologie nucléaire et la forte demande de certains pays à l’instar des pays du Golfe.

Dans cet article, on va d’abord retracer l’évolution de cette question au sein du Congrès américain au sein duquel l’enjeu de la mise en œuvre du transfert nucléaire américain au profit de l’Arabie saoudite se jouera durant les prochaines années. En second lieu, nous allons évoquer les facteurs qui favorisent aujourd’hui la  « nucléarisation » de l’Arabie Saoudite et les scénarios possibles de ce processus.

  • Les tentatives de l’administration Trump pour doter l’Arabie saoudite de la technologie nucléaire et les inquiétudes du Congrès américain :

Dès les premières semaines de l’accès de M. Trump à la Maison Blanche, ses collaborateurs ont activé pour la levée de tous les obstacles juridiques pour la construction par des entreprises américaines de centrales nucléaires en Arabie Saoudite. C’est ce que révèle un récent rapport du Congrès.

L’entreprise qui est la plus en vue dans cette affaire est IP3 International, connue pour avoir entretenu des relations étroites avec Michel Flynn, l’ancien conseiller à la sécurité nationale, lequel a quitté l’administration Trump en 2017 ainsi qu’avec un groupe de militaires américains à la retraite.

L’intérêt du Congrès pour cette affaire s’explique par les remous provoqués par les liens entre l’administration Trump est l’Arabie Saoudite dans un contexte international marqué par l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi dans un consulat saoudien.

«L’empressement du président Trump à donner aux Saoudiens tout ce qu’ils veulent, malgré les objections bipartisanes du Congrès, porte atteinte aux intérêts américains de sécurité nationale » a affirmé Tim Kaine, un sénateur démocrate. Le Congrès milite également pour interdire les ventes d’armes américaines à l’Arabie Saoudite, un pays embourbé dans un conflit meurtrier au Yémen.

Ce qui inquiète le Congrès c’est le fait que l’administration Trump semble ne pas se préoccuper du risque que la fourniture à l’Arabie Saoudite d’une technologie soit susceptible d’être détournée à des fins militaires en y incluant l’enrichissement et le reprocessing. L’accord en cours de négociation avec ce pays semble ne pas contenir des dispositions similaires à celles qui figurant dans l’accord avec les Emirats Arabes Unis de 2009 intitulées « Règle d’Or » ou « 123 », lesquelles bloquent toute tentative d’enrichir l’uranium.

D’ailleurs, Asia Times a révélé que dans courrier électronique adressé à l’ancien conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn par le Directeur d’IP3, Robert Farlane, ce dernier ait affirmé que le transfert de la technologie nucléaire américaine à Ryad « contribuerait à rétablir l’équilibre des forces au Moyen Orient » et ce, dans une allusion flagrante à une tentative de prolifération nucléaire provoquée par un membre important du Traité de Non Prolifération Nucléaire(TNP), les Etats-Unis.

  • Les facteurs qui favorisent la « nucléarisation » de l’Arabie Saoudite par les Etats-Unis :

Le premier facteur qui incite l’Arabie Saoudite à chercher à se doter de l’arme nucléaire est la reprise par l’Iran de l’enrichissement de l’uranium après le retrait des Etats-Unis de l’Accord sur le nucléaire iranien de 2015.

Ryad a pris conscience de l’échec de cet accord et de la reprise de la course au nucléaire par Téhéran qui est son adversaire stratégique principal. C’est une situation qui rappelle la course du Pakistan pour se doter de l’arme nucléaire pour faire face à l’Inde qui a réussi à relever le même défi.

Le prince héritier saoudien, Mohamed Ben Selmane a déclaré en 2018, « L’Arabie saoudite ne souhaite pas acquérir de bombe atomique, mais il est évident que si l’Iran développait une bombe atomique, nous ferions de même, et dans les meilleurs délais“.

L’évolution géopolitique dans la région du Golfe a de quoi inquiéter l’Arabie Saoudite :  

  • Il y a d’abord, la reprise en juin 2018 par l’Iran de la production de centrifugeuses puis la suspension, le 8 mai 2019, d’une partie de ses engagements dans le cadre de l’Accord sur le nucléaire iranien, un an après le retrait des Etats-Unis de cet Accord et le début des sanctions américaines contre Téhéran.  
  • L’Iran est allé jusqu’à menacer de quitter le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) (le 28 avril dernier).
  • Il y a également la montée des tensions sécuritaires dans le détroit d’Hormuz qui s’accompagne d’un déploiement de la flotte américaine dans la mer du Golfe et la ferme conviction de Ryad que l’Iran soutient les Houthis au Yémen au détriment de son influence dans la région du Moyen Orient.

L’Arabie Saoudite perçoit ces évènements comme un enchainement de causes et d’effets qui permettrait à terme à l’Iran de développer des armes nucléaires et d’étendre son influence dans la région et ce, d’autant plus que les alliés de la République islamique dans le monde (Chine et Russie) ne sont nullement dissuadés de la soutenir dans cette voie dans un paysage international marqué par une multipolarité accélérée.

En effet, cette multipolarité du monde est de nature à fragiliser le système multilatéral de lutte contre la prolifération devant les tentatives de certains pays pour se doter de la technologie nucléaire et l’affaiblissement du Groupe des Fournisseurs Nucléaires (NSG) qui a été crée par les Etats-Unis et l’ex-Union Soviétique en 1975.

La concurrence et la rivalité entre les Etats-Unis, la Russie et la Chine mais aussi la capacité d’autres pays en matière de développement de la technologie nucléaire ont affaibli la capacité du NSG pour réguler les transferts vers les pays qui souhaitent développer un programme nucléaire. Les pays qui souhaitent se doter de la technologie nucléaire exploitent cette concurrence internationale à leur profit.

C’est exactement le cas de l’Arabie Saoudite : après que ce pays ait échoué durant les années 1970 à développer un programme nucléaire, il est parvenu aujourd’hui à réaliser des appels d’offre pour construire deux réacteurs nucléaires. La Corée du Sud est un fournisseur potentiel pour l’Arabie Saoudite comme pour les Emirats Arabes Unis et il parvient à maîtriser cette technologie et à l’exporter sans respecter les dispositions anti-prolifération des Etats-Unis.    

L’effet pervers de cette situation et que les Etats-Unis risquent de voir leurs chances de remporter les contrats avec l’Arabie saoudite s’amenuiser, s’ils insistent pour y inclure les dispositions anti-prolifération. Cette situation est l’une des causes du bras de fer entre l’administration Trump et le Congrès.

Par conséquent, ces facteurs encouragent Ryad à développer un programme nucléaire et à se doter d’armes atomiques afin de préparer les conditions d’un équilibre de dissuasion avec son rival chiite.

  • Conclusion et perspectives

Au-delà des facteurs qui incitent l’Arabie Saoudite à se doter d’armes nucléaires, il semble étonnant que les assurances sécuritaires des Etats-Unis ne soient plus suffisantes pour satisfaire les exigences de sécurité de Ryad. Ceci s’explique peut être par les multiples déclarations de Washington sur la réduction et le conditionnement de sa présence militaire dans la région du Golfe.

Plusieurs éléments doivent pris en considération pour prévoir le futur de ce processus de « nucléarisation » de l’Arabie Saoudite :

L’affaire de l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi a irrémédiablement terni l’image de l’Arabie Saoudite auprès du Congrès et de l’opinion publique américaine. L’Arabie Saoudite ne peut aujourd’hui compter que sur l’administration Trump pour satisfaire ses objectifs stratégiques.

Par conséquent, Ryad souhaite enclencher les contrats pour la réalisation de son programme nucléaire le plus vite possible avant les élections présidentielles aux Etats-Unis.

Par ailleurs, il n’est pas certain que les Etats-Unis maintiendront à long terme une présence militaire robuste et coûteuse dans la région du Golfe qui soit suffisante aux yeux de l’Arabie Saoudite malgré l’acharnement actuel de l’administration Trump à faire face aux ambitions iraniennes.

Le retrait des Etats-Unis de l’Accord sur le nucléaire iranien (JCPOA) au lieu de le renforcer pour endiguer le programme nucléaire iranien est une «erreur stratégique » qui a libéré Téhéran de toute contrainte pour développer son programme, ce qui semble alarmer l’Arabie Saoudite.

Pallas

Pallas est le pseudonyme d’un Docteur en philosophie des Sciences et expert international dans les questions environnementales globales. Il est chercheur dans un domaine de pointe et l’auteur de plusieurs ouvrages de référence dans plusieurs disciplines scientifiques ainsi que de deux recueils de poésie. Pallas est un contributeur occasionnel de Strategika 51 Intelligence

https://strategika51.org/archives/69182

Les Talibans Ont Tenté De Décapiter Le Gouvernement Afghan


Analysis

Les Talibans Ont Tenté De Décapiter Le Gouvernement Afghan

Posted on 19/09/2019 AuthorStrategika51Comment(0)

Les deux attaques à l’explosif ayant ciblé un meeting électoral du président Afghan Ashraf Ghani à Parwan et l’ambassade américaine à Kaboul aurait causé la mort de plus de 128 personnes.

L’attaque de Parwan au nord de Kaboul visait précisément l’actuel président d’un pays en guerre totale et aurait été particulièrement meurtrière.

Une autre explosion a ciblé le même jour le centre de Kaboul, près des locaux hyperfortifiés de l’ambassade américaine et ceux de l’immense antenne de la CIA en Afghanistan. L’attaque aurait fait plus d’une cinquantaine de victimes.

A Zabul, un hôpital aurait été pris pour cible au milieu d’un raid aérien US revendiqué par le gouvernement afghan.

Les Talibans d’Afghanistan ont revendiqué les attaques ayant visé la décapitation de l’Etat afghan et l’ambassade US. Ils continuent à mener une vaste offensive militaire couvrant la plupart des provinces du pays tout en affirmant qu’ils restent disposés à reprendre les négociations de paix interrompus avec Washington

https://strategika51.org/archives/69136#respond.

T.C.-80 : Bye bye FDR

T.C.-80 : Bye bye FDR

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

   mardi 17 septembre 2019

   Forum

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T.C.-80 : Bye bye FDR

17 septembre 2019 – Trump marche sur des œufs et piétine l’Histoire… “Marcher sur des œufs”, c’est le moins qu’on puisse dire à propos de l’affaire de la très méchante et efficace attaque des installations de l’Aramco, comme un coup au cœur de l’Arabie dont le même Trump ne semble guère vouloir trop se préoccuper, et sans s’en dissimuler. Après que le chef de cabinet du vice-président, Marc Short, eût expliqué par ailleurs, en d’autre lieu et sur un ton apaisant que le tweet “locked and loaded” (“prêts et chargés”) de dimanche soir n’était nullement une menace de type militaire mais une image concernant la situation énergétique des USA face à des possibles remous de fournitures de pétrole après l’attaque, on a vu et entendu cette humeur apaisée hier lors d’une aimable rencontre du président avec la presse

Même si tout cela (l’attaque, etcetera) ressemble à l’Iran, gazouille le président, il est bien acquis que « Je ne veux pas faire la guerre à qui que ce soit» ; et il n’est pas question de représailles tant qu’il n’y a pas de « preuve définitive » (vaste programme) d’une éventuelle culpabilité de l’Iran, et alors on verra.

Ceci enfin, qui est historique n’est-ce pas, par rapport à ce qu’on sait et dit du “Pacte du Quincy” et de FDR-1945, ce président mourant qui vint sceller son legs ultime qui fit Empire de la Grande République, – et que Trump, ce va-nu-pieds, piétine de la sorte : « En outre, lorsqu’on lui a demandé s’il avait promis de protéger les Saoudiens, le président a répondu “Non, je n’ai pas promis cela aux Saoudiens…. Nous devons nous asseoir avec les Saoudiens et trouver une solution.” »

Non seulement ils ne peuvent plus, mais ils ne veulent plus (à moins qu’ils ne veuillent plus parce qu’ils ne peuvent plus ?)… Bref, et comme disait l’avisé Macron : « Nous sommes sans doute en train de vivre la fin de l’hégémonie occidentale sur le monde. » (Le temps de traduire ce texte du discours macronien, d’une forme infâme cachant les pépites reposant sur le fond, nos amis anglophones de la communication antiSystème commencent à réaliser le caractère historique de la chose : iciiciici, etc.)

Tout cela se fait en douceur, avec grâce et comme sans y toucher, cette façon que l’Empire a de recevoir des directs en pleine poire (le drone abattu par les Iraniens, l’attaque contre l’Aramco) et de passer outre en sifflotant. Les Saoudiens, MbS en tête, ne s’y trompent pas une seconde, pour le cas il s’agit de noyer le poisson en douceur. L’officieux de la famille royale, Arab News, nous fait savoir qu’il y aura enquête sur l’attaque et sur les responsables, et comment, et encore avec experts venus de tous les horizons Inch Allah, et y compris de l’ONU mazette, et que, mon Dieu, l’on sera fixé alors, disons « dans des semaines, sinon des mois ». D’ici là, les poules auront des implants…

…Pendant ce temps, bien en verve et sur un ton assez léger ma foi, en pleine conférence de presse commune suivant un sommet d’importance sur la Syrie avec les présidents iranien et turc, Poutine a suggéré à l’Arabie, à l’aide d’une sidérante citation du Coran, d’acheter des S-300 ou des S-400 pour protéger ses biens si précieux, le sang noir de son or noir, – de cette façon on pourra exposer les Patriot de l’Empire ainsi démobilisés pour Alzheimer précoce au musée des technologies revues et incorrigibles…

« En ce qui concerne l’aide à l’Arabie saoudite, il convient de rappeler que le Coran sacré évoque l’inadmissibilité de toute sorte de violence autre que pour protéger les siens. Donc pour [qu’ils puissent] défendre les leurs et leur pays, nous sommes prêts à octroyer l’aide appropriée à l’Arabie saoudite. Il suffit que les autorités politiques saoudiennes adoptent une décision étatique sage comme celle prise par le passé par les dirigeants iraniens qui avaient acquis à l’époque des S-300 ou comme le Président Erdogan qui a acheté à la Russie les systèmes ultramodernes S-400. Ils protégeront solidement toute infrastructure saoudienne. »

Et le président iranien Rouhani, présent également, de se tourner vers Poutine pour lui demander lequel des deux systèmes il conseille aux Saoudiens de choisir pour mieux abattre les drones que lui-même, Rouhani, n’a certainement pas lancés contre l’Aramco ; et Poutine, diplomate-équilibriste comme toujours : « Qu’ils choisissent. » Et c’est sur ce ton léger, un peu tragédie-bouffe tout de même et certainement simulacre surréaliste, que s’achève le “tourbillon crisique” du jour (T.C.-bouffe)

Good Bye Lenin, disait le film ; bye bye FDR, dis-je pour mon compte. Ainsi s’ouvre, entre Offenbach et Wagner, le dernier chapitre de l’ultime phase de la partie finale de la Grande Crise d’Effondrement du Système

.https://www.dedefensa.org/article/tc-80bye-byefdr

LES ETATS-UNIS ET L’ARABIE SAOUDITE SUR LE SENTIER DE LA GUERRE CONTRE L’IRAN

LES ETATS-UNIS ET L’ARABIE SAOUDITE SUR LE SENTIER DE LA GUERRE CONTRE L’IRAN

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US And Saudi Arabia On Warpath Against Iran

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Les États-Unis et le Royaume d’Arabie saoudite plaident en faveur d’un conflit avec l’Iran, comme le montrent l’évolution de la situation au cours des derniers jours.

Riyad a affirmé que, selon les résultats préliminaires, les attaques sur ses infrastructures pétrolières ne venaient pas du Yémen. En effet, ses systèmes de défense aérienne sont orientés vers le pays et auraient bloqué une éventuelle attaque.

Aᴍɪʀ@AmirIGM

This graphic shows Saudi Air Defences around the Abqaiq oil facilities that were struck early Saturday. The drones were well within PAC-2 range, but outside Hawk range. It’s possible that the low-flying or the drones’ small size and composite materials helped it avoid detection.

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22711:34 – 14 sept. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité189 personnes parlent à ce sujet

Le Wall Street Journal a cité des responsables américains non nommés, selon qui la responsabilité reviendrait à l’Iran, dans la mesure où l’attention des États-Unis et de l’Arabie saoudite s’est déplacée vers la frontière sud avec le Yémen, ouvrant la porte à des attaques venant d’autres directions.

Selon des sources non identifiées, l’attaque proviendrait d’Iran et il y aurait même eu des débris de ce qui semble être une technologie iranienne de missile de croisière.

« Tout leur convient », a déclaré un responsable saoudien sans personnel, faisant référence à l’Iran. « Les débris, l’intel et les points d’impact. »

Les défenses aériennes saoudiennes surveillaient également le trafic maritime dans le détroit d’Hormuz, où des responsables américains accusent l’Iran de s’être emparé de pétroliers et de drones volants à proximité de navires de guerre américains.

Mais le flanc oriental de l’Arabie saoudite est resté ouvert. Et selon les Etats-Unis et le Royaume, l’Iran était derrière l’attaque.

L’Iran a été blâmé, même si un porte-parole houthi a même revendiqué la responsabilité de l’attaque du 14 septembre.

«Cette opération est l’une des plus grandes opérations menées par nos forces dans les profondeurs de l’Arabie saoudite. Elle a été réalisée après une opération de renseignement précise, une surveillance avancée et la coopération d’hommes honorables et libres au sein du Royaume.

Nous promettons au régime saoudien que nos futures opérations se développeront davantage et seront plus douloureuses que jamais tant qu’il poursuivra son agression et son siège.

Nous affirmons que notre banque d’objectifs s’agrandit de jour en jour et qu’il n’ya pas de solution pour le régime saoudien si ce n’est de mettre un terme à l’agression et au siège de notre pays. »

Dans le même temps, il a été annoncé qu’un porte-parole du ministère saoudien de la Défense tiendrait une conférence de presse le 18 septembre pour présenter des preuves de l’attaque sur Aramco.

La conférence présentera des preuves de l’implication de l’Iran dans les attentats d’Aramco , a ajouté la télévision d’Etat. Il montrera également les armes iraniennes qui ont été utilisées lors des attaques.

La conférence aura lieu à 14h30 GMT et présentera « des preuves matérielles et des armes iraniennes prouvant l’implication du régime iranien dans l’attaque terroriste ».

En réponse à l’attaque, le Royaume a annoncé qu’il se joindrait à la coalition maritime américaine pour assurer la sécurité dans le golfe Persique. Cela a été rapporté par l’agence de presse saoudienne gérée par l’État, citant un responsable anonyme.

Les Etats-Unis poursuivent leurs accusations en se disant prêts à frapper tout parti responsable qui aurait attaqué ses alliés.

Le vice-président américain Mike Pence, qui ne fait que répéter ce que le président américain Donald Trump a déclaré, a déclaré que les États-Unis étaient «sous le boitier» pour défendre les alliés des États-Unis en réponse à une attaque sur des sites pétroliers en Arabie Saoudite.

«À la suite de cette attaque non provoquée, je vous promets, nous sommes prêts», a déclaré Pence. «Nous sommes enfermés et chargés et nous sommes prêts à défendre les intérêts de nos alliés. Ne faites pas d’erreur à ce sujet. »

Pence a également déclaré qu’il « semblerait » que l’Iran était responsable de l’attaque contre les installations pétrolières saoudiennes, mais que les services de renseignements américains travaillaient à la confirmation des détails.

Pence a confirmé que le secrétaire d’État américain Mike Pompeo se rendrait au Royaume le 18 septembre.

«Nous évaluons toutes les preuves, nous consultons nos alliés», a déclaré Pence.

Le 17 septembre, bien évidemment, par accident, le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, a accueilli le prince héritier Salman bin Hamad Al-Khalifa de Bahreïn au Pentagone.

Il n’a pas manqué de rappeler que la 5 e flotte américaine opère depuis Bahreïn depuis 1995.

« Votre pays s’est mobilisé pendant des décennies pour contribuer à dissuader les conflits dans l’une des parties les plus importantes du monde », a-t-il déclaré. « Nous sommes reconnaissants pour la volonté de longue date du royaume d’accueillir la 5ème flotte [américaine], un partenariat qui a débuté en 1995. Cela témoigne des liens étroits qui unissent nos pays. »

Esper a également mentionné l’Iran, affirmant que l’Iran continuait de violer les normes internationales et choisissait plutôt de promouvoir l’instabilité et le danger dans toute la région.

« Nous apprécions grandement que vous collaboriez avec nous et d’autres amis de l’état de droit et de la sécurité pour dissuader de nouveaux actes de provocation de l’Iran », a-t-il déclaré. «Les affaires en suspens sont regrettables et nous préoccupent tous, à tous ceux du monde, du moins ceux qui attachent de l’importance à l’ordre mondial de paix, de sécurité et de stabilité.»

Dans le même temps, sur la scène internationale, la France a annoncé qu’elle enverrait des experts enquêter sur l’attaque.

Dans un communiqué, l’Elysée a déclaré que le président avait fermement condamné l’attaque et assuré au prince héritier Mohammed bin Salman que la France était attachée à la stabilité du Moyen-Orient.

« En réponse à une demande saoudienne, le président Macron a confirmé au prince héritier que la France enverrait des experts en Arabie saoudite pour participer à des enquêtes visant à révéler l’origine et les modalités de ces attaques », ajoute le communiqué.

Le Japon a déclaré qu’il n’était au courant d’aucune implication de l’Iran dans l’attaque.

« Nous ne sommes au courant d’aucune information pointant vers l’Iran », a déclaré le ministre de la Défense, Taro Kono, à la presse. « Nous pensons que les Houthis ont mené l’attaque sur la base de la déclaration revendiquant la responsabilité. »

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et la chancelière allemande Angela Merkel ont discuté de ces attaques lors d’un appel téléphonique, s’accordant sur «la nécessité de travailler ensemble, aux côtés de partenaires internationaux, pour convenir d’une réponse collective», selon Downing Street.

L’Iran maintient qu’il n’a joué aucun rôle dans les attaques, plusieurs responsables ayant accusé les États-Unis d’être «négationnistes» face à ces attaques.

En outre, le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, a accusé les États-Unis de la très apparente hypocrisie dont ils font preuve.

Javad Zarif@JZarif · 17 h

US is in denial if it thinks that Yemeni victims of 4.5 yrs of the worst war crimes wouldn’t do all to strike back.

Perhaps it’s embarrassed that $100s of blns of its arms didn’t intercept Yemeni fire.

But blaming Iran won’t change that.

Ending the war=only solution for all.

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Javad Zarif@JZarif

Just imagine: The US isn’t upset when its allies mercilessly BOMB babies in Yemen for over 4 years—with its arms and its military assistance.

But it is terribly upset when the victims react the only way they can—against the aggressor’s OIL refineries. #EndYemenWarNow2 43018:51 – 17 sept. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité1 112 personnes parlent à ce sujet

Le président iranien Hassan Rouhani a déclaré lors d’une réunion du cabinet que les Houthis avaient attaqué les installations pétrolières saoudiennes comme un « avertissement » pour que Riyad mette un terme à sa longue guerre au Yémen.

«Nous ne voulons pas de conflit dans la région… Qui a déclenché le conflit? Pas les Yéménites. C’est l’Arabie saoudite, les Émirats, les États-Unis, certains pays européens et le régime sioniste [Israël] qui ont déclenché la guerre dans cette région », a déclaré Rouhani dans la vidéo.

Enfin, le brigadier général Amir Hatami, ministre iranien de la Défense, a déclaré que Téhéran n’était pas impliqué dans les attaques.

« Rejetant les commentaires sur le rôle de l’Iran dans l’opération, [Hatami] a déclaré que le problème était très clair: il y a eu un conflit entre deux pays [le Yémen et l’Arabie saoudite]. »

La situation est actuellement très volatile, les États-Unis et l’Arabie saoudite étant résolus à faire de l’Iran le coupable, en dépit de ce que toute autre preuve ou affirmation suggérerait.

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L’Otan approvisionne en armes Daesh au Yémen

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RÉSEAU VOLTAIRE | 17 SEPTEMBRE 2019 ITALIANO

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Une enquête de Dilyana Gaytandzhieva, publiée par Arms Watch, établi documents à l’appui que la mission de l’Otan en Afghanistan (Resolute Support Mission) sert de couverture à un trafic d’armes états-unien pour approvisionner Daesh au Yémen.

L’enquête révèle au passage que les Forces spéciales US (Task Force Smoking Gun en Croatie) ont également acheminé des armes à Al-Qaïda (Front al-Nosra) en Syrie.

Quantité de sociétés sont impliquées dont Sierra Four Industries, Orbital ATK, Global Ordnance, et UDC aux États-Unis, ainsi que les gouvernements azéris, serbes et saoudiens.

La journaliste bulgare Dilyana Gaytandzhieva s’était fait connaître, il y a deux ans, en publiant des documents attestant du plus grand trafic d’armes de l’Histoire, l’opération Timber Sycamore [1].

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 1. “Islamic State weapons in Yemen traced back to US Government : Serbia files” ;
 2. “US Task Force Smoking Gun smuggles weapons to Syria : Serbia files” ;
 3. “Leaked arms dealers’ passports reveal who supplies terrorists in Yemen : Serbia files”.
by Dilyana Gaytandzhieva, Arms Watch, September 15, 2019.

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[1] « Des milliards de dollars d’armes contre la Syrie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 juillet 2017.

https://www.voltairenet.org/article207648.html

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La Papouasie Nouvelle Guinée va-t-elle devenir « la nation chrétienne noire la plus riche du monde »?

La Papouasie Nouvelle Guinée va-t-elle devenir « la nation chrétienne noire la plus riche du monde »?


Par Andrew Korybko − Le 6 septembre 2019 − Source eurasiafuture.com

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Le nouveau premier ministre de Papouasie Nouvelle Guinée (PNG) a récemment exposé sa vision visant à faire de son pays « la nation chrétienne noire la plus riche du monde », combinant une exploitation plus juste des matières premières par les sociétés transnationales et un focus renouvelé en matière agricole, mais la réussite de ses projets ambitieux dépendra fortement de sa capacité à « jouer l’équilibriste » entre l’Occident et la Chine, et à réaliser des progrès sans précédents dans le développement de l’arrière-pays, resté largement tribal.

Le nouveau premier ministre de Papouasie Nouvelle Guinée (PNG) n’a pris ses fonctions qu’il y a quelques mois, après qu’un très long scandale politique a amené à la démission de son prédécesseur, mais il fait déjà des vagues avec sa vision ambitieuse, voulant transformer le pays insulaire, riche en matières premières mais frappé de pauvreté, en « nation chrétienne noire la plus riche du monde »James Marape a réalisé cette proclamation nationaliste à la Trump fin juillet, au cours de sa visite officielle en Australie, qui constituait son premier voyage à l’étranger depuis son investiture ; ce fut également l’occasion pour lui d’évoquer son projet d’un jour « contribuer avec l’Australie à s’occuper des petites nations insulaires ». Il compte parvenir à ces fins en combinant la conclusion d’accords plus justes en matière d’exploitation de ressources naturelles avec les sociétés transnationales, ainsi qu’en recentrant son attention sur le secteur agricole. Mais la réussite de cette vision dépendra fortement de sa capacité à « jouer les équilibristes » entre l’Occident et la Chine, et à réaliser des progrès jusqu’ici jamais rencontrés en matière de développement socio-économique de son arrière-pays, largement tribal.

Peter O’Neill, le prédécesseur de Marape, était considéré comme extrêmement proche de la Chine, malgré le fait qu’il ait balisé le terrain au « jeu d’équilibriste«  de son successeur en acceptant que les USA et l’Australie opèrent conjointement une base navale sur l’île de Manus, au nord du pays. Le nouveau dirigeant de la PNG a souligné une position visiblement plus neutre, en affirmant récemment que son pays est « ami de tous, ennemi de personne » et que « chaque homme et femme d’affaire est bienvenu dans notre pays, et les investisseurs chinois n’y recevront aucune préférence ou traitement spéciaux, de même que les investisseurs australiens n’y recevront aucune préférence ou traitement spéciaux. » Il s’agit là d’une approche très pragmatique, tout à fait nécessaire pour honorer ses promesses audacieuses : il ne pourra pas délivrer de résultats sans coopérer de manière égale avec les deux « camps » de la Nouvelle Guerre Froide. L’Australie constitue un partenaire stratégique depuis longtemps, alors que la Chine n’est apparue dans le jeu de son pays que récemment, mais les investissements en provenance des deux pays sont essentiels à la réussite des projets de Marape.

Les ressources naturelles qui regorgent dans le sous-sol de la PNG ont constitué au fil des années plutôt une malédiction qu’une source de bienfaits, avec des gouvernements corrompus se révélant tous incapables de distribuer de manière équitable les milliards de dollars de retombées qui pleuvent sur ce relativement petit pays de huit millions d’habitants, mais Marape veut changer tout cela, et utiliser une partie de ces subsides pour lancer une révolution agricole, qui transformerait sa nation en « panier à provisions de l’Asie ». Mais pour y parvenir, il doit commencer par accomplir des progrès radicaux dans l’amélioration de la situation socio-économique de millions de gens vivant encore dans des sociétés tribales, où « la plupart des combats se font encore pour les femmes et les cochons ». Les guerres tribales ont pris de l’ampleur récemment, après un massacre terrible de femmes et d’enfants en juillet, dont les observateurs craignent qu’il ne puisse constituer un précédent qui plongerait le cœur montagneux du pays dans une nouvelle flambée de guerre tribale, de nature à éloigner le pays des avancées dont il a pourtant si désespérément besoin.

Si la situation et la sécurité se stabilisent, et que l’ordre étatique s’installe vers l’intérieur du pays de manière notable (jusqu’ici, les seuls avancées en la matière ont été la vente de terrains à des sociétés transnationales, et élire des représentants emblématiques au Parlement), l’une des premières tâches à accomplir sera la construction d’un récit national qui rassemblera les tribus disparates du pays, et c’est pour cela que Marape cite la race et la religion comme critères constituants. En parallèle de ceci, la PNG aura besoin de réaliser une transition transparente de ses habitants de leurs sociétés tribales vers l’économie de marché mondialisée, ce qui explique son insistance sur l’industrie traditionnelle agricole, plutôt que d’autres activités plus perturbantes culturellement, comme l’emploi dans des usines et la transition vers des centres urbains, par exemple. Mais les changements que Marape envisage pour son peuple restent de profonds changements de paradigmes, qui seront difficiles à mener si viennent à manquer les ressources, le sens des prévisions, ou la volonté politique.

C’est à ce stade que l’Occident (principalement l’Australie, dans ce cas) et la Chine ont leur aide à apporter. Les stratèges étasuniens sont en train de repenser la PNG comme zone de bataille géopolitique pivot de la Nouvelle Guerre Froide, d’où la volonté étasunienne d’y opérer conjointement une base navale avec l’Australie dans un avenir proche, mais le pays est également partenaire des nouvelles routes de la soie (Belt & Road Initiative – BRI), dont la figure de proue est la République Populaire. Si Marape réussit à « jouer les équilibristes » entre la stratégie « indo-pacifique » de l’Occident et la BRI chinoise, la PNG pourrait recueillir à la fois les bénéfices d’un marché amélioré en terme d’exportations agricoles pour son pays, et des investissements en infrastructures contribuant au développement socio-économique de l’intérieur du pays. S’il y parvient, il disposera des meilleures chances qui soient de transformer ce pays terriblement pauvre et « la nation chrétienne noire la plus riche du monde » ; reste qu’il faudra beaucoup de temps à Marape pour accomplir ce miracle.

Andrew Korybko est un analyste politique américain, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

Traduit par Vincent pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/la-papouasie-nouvelle-guinee-va-t-elle-devenir-la-nation-chretienne-noire-la-plus-riche-du-monde

La Russie entame des exercices militaires majeurs en Asie Centrale


La Russie entame des exercices militaires majeurs en Asie Centrale

© Chine Nouvelle (Xinhua), le 18/09/2019 01:54

Les manoeuvres militaires Tsentr-2019 (« centre-2019 »), mobilisant dix-huit pays, ont débuté lundi en Russie, au Kazakhstan et au Tadjikistan, a annoncé lundi le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

Au total 128 000 soldats, plus de 20 000 unités d’armement et de matériel militaire, près de 600 avions et 15 navires et bateaux de soutien participeront à ces manoeuvres sur plusieurs terrains militaires dans ces trois pays et en mer Caspienne.

Au cours de ces exercices qui doivent se dérouler jusqu’à samedi, les troupes pratiqueront des manoeuvres relatives à la lutte contre le terrorisme international et au maintien de la sécurité dans la région d’Asie Centrale.

Lors de la première phase de ces exercices, les participants s’entraîneront à repousser des attaques aériennes et à mener des opérations de reconnaissance, de recherche et de défense.

Au cours de la seconde étape, les officiers et soldats s’entraîneront à effectuer des frappes et à mener des opérations offensives pour vaincre un ennemi simulé.

https://chine.in/actualite/asie/russie-entame-des-exercices-militaires-majeurs_20096.html

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Revue de presse nationale et internationale.

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